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Alors qu’on est plutôt enthousiasmé par la nouvelle d’un nouveau film Farscape (une vieille série de SF dont seuls quelques aficionados se souviennent…) et qu’on est plutôt atterrés par l’annonce de NBC du retour de Heroes en 2015 (avec un changement de casting), il faut bien l’avouer cette semaine c’était vraiment du grand n’importe quoi. On vous a quand même trouvé pas moins de sept nouveautés et on fait le bilan de six séries qui prennent la porte. La bonne nouvelle ? C’est qu’on va enfin vous dire s’il faut risquer un Hadopi pour House of Cards saison 2.

Quand on vous dit qu’il se passe des choses graves, on déconne pas…

EDGE OF HEAVEN (UK – Nouveauté) 

Et on commence par la gamelle de la semaine, qui nous vient d’Angleterre, avec la catastrophique Edge of Heaven à propos (et là je cite le site officiel de ITV) “d’un Bed & Breakfast à la thématique années 80.” Pour tout vous dire, je n’ai pas réussi à aller au bout du pilote. Les acteurs sont pathétiques, les décors font penser à des vieux restes de chez AB, il n’y a strictement aucun rythme, la réalisation est à la ramasse et surtout, surtout, c’est monstrueusement PAS DROLE. Une horreur bien dégueulasse qui prouve une fois de plus qu’il n’y a pas qu’en France qu’on peut pondre des grosses bouses infâmes.

 

SUSPECTS (UK – Nouveauté) 

Nettement meilleure, l’originale Suspects ne brille pas par l’ambition de son propos (c’est une série policière de plus) mais bien par sa manière de se présenter. En effet, comme on avait pu le voir en France dans Foudre ou la magistrale Ma Terminale (ah oui, je vous sort de la belle et bonne série oubliée là !), les dialogues de personnages sont improvisés par les acteurs à partir de situation pré-établies. Le tout donne effectivement une impression de réalisme rarement vue avant, mais le gros souci c’est qu’on a bien du mal à se familiariser avec les différents héros et que l’émotion fait peau de chagrin. Il faudra donc voir sur le long terme s’il s’agit d’une fausse bonne idée ou d’une vraie révolution pour le cop-show… et on espère quand même que ça sera  la deuxième solution !

 

THE SMOKE (UK – nouveauté) 

Au début, les choses commençaient mal pour The Smoke. Une bande de pompiers bien gaulés (dont le fils d’Adama, sans son gros bide mais avec des abdos) qui lutte contre le feu. On pense inévitablement à Chicago Fire, version encore plus bourrée de testostérones d’une caserne où il se passe des choses bien mouvementées. Sauf que ce show anglais n’a ni les moyens ni l’ambition de la série de Dick Wolf, et ce n’est pas une pauvre intervention dans une banlieue sinistre qui va pouvoir faire face à une explosion d’immeuble qui saccage une route qui fait se renverser un camion citerne… Alors, la messe serait-elle dite ? Et bien pas vraiment. Car The Smoke cache habilement son vrai ressort scénaristique pour ne le faire jaillir que dans les dix dernières minutes du pilote. Oh, pour sûr, on l’a senti monter, lentement, doucement – mais putain quelle scène magistrale ! En pleine réception bien chic et bien coincé du cul, au cours de laquelle notre héros doit recevoir une médaille, le voilà qui… ah mais non, ça on le garde pour nous. Si un petit peu de teasing peut vous pousser à aller regarder cet épisode en entier, alors on aura fait au moins une chose bien cette semaine…

 

DOLL & EM (UK – Nouveauté) 

Et enfin, n’oublions pas les sympathiques Emily Mortimer (vue récemment dans The Newsroom) et Dolly Wells (une habituée des petites séries télé UK), deux actrices fort sympathiques et bourrées de talent qui s’illustrent dans un mockumentary (faux documentaire) intitulé comme il se doit Doll & Em. Le pilote est amusant mais est surtout sauvé par l’interprétation et la complicité des deux femmes, car on ne peut pas dire que le scénario (ronflant) ou la mise en scène (déjà vue) fassent des étincelles. A réserver aux fans du genre et/ou des deux comédiennes, en attendant d’en voir un peu plus…

 

LOVE CHILD (AU – Nouveauté) 

Passons du côté de l’Australie pour découvrir Love Child, ambitieuse drama sur le service maternité d’un hôpital australien en 1969 soit en pleine révolution sexuelle. Le décor est intrigant, les thématiques engagées (et n’ont jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui – il y a notamment tout un discours sur la pilule que l’on ferait bien de rappeler à certains…) mais, car il y a un mais, le tout fait affreusement penser à des dizaines d’autres dramas historiques à tendance soap comme on a pu en voir en Australie ou en Angleterre. Le pilote manque de conviction et laisse le spectateur sur sa faim. Mais qui sait si la suite n’en a pas beaucoup plus dans le ventre ?

 

CLARENCE (US – Nouveauté) 

Que penser de Clarence, la nouveauté animation de Cartoon Network présentée cette semaine ? Et ben pas grand chose. Le pilote repose sur des personnages et des situations beaucoup vus ces derniers temps dans l’animation pour adulte et le concept ne percute par son originalité. Le côté “vraies aventures d’enfants” ne prend pas vraiment et on se prend à soupirer dans les dix minutes que dure le pilote. Bref, on va pas juger la série sur si peu de temps, mais vous aurez compris qu’on est loin d’être enthousiaste…

 

STAR CROSSED (US – Nouveauté)

Et enfin, la dernière nouveauté de la semaine c’est la très estampillée CW Star Crossed, vrai remake de Roméo & Juliette mais avec des extra-terrestres. Bon, on va pas vous raconter des histoires, on est dans la plus pure tradition CW, avec une galerie d’ados têtes à claque, des moyens plus que limités, une musique bien teenage et des sentiments gros comme des camions, voir des chalutiers. Ça reste très marrant à regarder et plutôt bien rythmé, ça rappellera Roswell à ceux qui étaient ados dans les années 90, et ça énervera tous ceux qui veulent de la profondeur, une réal en béton armé et des comédiens qui savent jouer. Ah oui, parce que là on sent que c’est la première fois qu’ils passent devant l’écran nos petits jeunes.

 

Michael J Fox Show - portraitSUPER FUN NIGHT ; THE MICHAEL J. FOX SHOW ; SEAN SAVES THE WORLD (US – séries annulées ou sur le point de l’être) 

C’est peu dire que cette année les nouvelles sitcoms ont été d’un niveau assez atterrant. Le public ne s’y est pas trompé et a boudé la plupart des programmes, la preuve en est avec Super Fun Night (sur ABC), The Michael J. Fox Show et Sean saves the world (sur NBC). Si Super Fun Night était mal pensée et aberrante dans son concept qui ne sera tenu par aucun des scénaristes ; J. Fox et Sean jouaient sur les vieilles recettes épuisées et fatigantes déjà sur-utilisées par la fameuse Modern Family. Alors non, on ne sauvera rien de ces trois programmes poussiéreux et fatigant qui ont dû au total nous arracher trois sourires… et beaucoup de soupirs. Bye bye.

Final Score (commun) : 3/10

 

UNCLE (UK – saison 1)

Ah je ne résiste pas à la tentation de vous mettre le trailer de Uncle, sans doute l’une des meilleures séries diffusées ces derniers mois. Un oncle musicien looser et son neveu ado qui a un balais dans le cul se retrouvent coincés ensemble pour notre plus grand plaisir.  Ne cédant jamais à la facilité ou au happy end indélicat, le show se montre d’une incroyable vérité sur les rapports adultes/enfants et prouve qu’il y a encore beaucoup à dire sur la famille. Et si ce n’était que ça, mais non ! Ajoutez un humour éclatant, un vrai rythme, des comédiens qui s’éclatent et une réal… bon ok, la réal n’est pas terrible, mais elle sait faire preuve d’idées sympathiques lors des passages “clipés” pour accompagner les chansons farfelues qui se cachent dans les différents épisodes. Allez, on vous le dit une dernière fois : Uncle, c’est génial, et vous devriez la regarder !

Final Score : 8.5/10

 

FLEMING, the man who would be Bond (UK – saison 1)

Plus dispensable, mais malgré tout foutrement sympathique, Fleming, the man who would be Bond (qui gagne instantanément le prix du titre le plus long de l’année), est plus une série amusante d’espionnage qu’un vrai biopic sur la vraie/fausse vie du créateur de 007. Acteurs impeccables, réalisation soignée (même si certains décors “numériques” font un peu cheap), musique et ambiance dans le respect et l’hommage des aventures du célèbre espion : Fleming est vraiment très agréable à regarder. Mais nous laisse un peu sur notre faim. Quel propos la série veut-elle défendre, pourquoi les auteurs nous racontent-ils cette histoire ? Il y a bien un (léger) discours sur l’homme qui voudrait être un soldat reconnu mais doit rester dans l’ombre… pas franchement palpitant ni suffisant pour nous exciter plus que ça. Ce n’est pas une raison suffisante pour bouder notre plaisir devant ces quatre épisodes au rythme implacable et que l’on recommandera aisément à la quasi totalité d’entre nous.

 

HOUSE OF CARDS (US – saison 2)

“Democracy is so overrated…” : c’est clair, House of Cards n’a rien perdu de sa verve… Mais cette deuxième saison tant attendue est-elle à la hauteur de nos espérances ? (et vu qu’elle n’a pas fait crasher les internets mondiaux comme certains le prévoyaient, on est déjà un peu triste !) La réponse, pour vous la faire courte est un grand, franc et massif : OUI. Même si vous étiez trois fois plus fan de l’extraordinaire Boss que des premières aventures de Francis Underwood. Comment, pourquoi, on vous explique tout ça.

Le seul vrai point noir de la série concerne son pilote qui nous balance quelques grosses surprises qui, même si elles sont franchement amusantes, restent des purs moments de décrédibilisation du personnage. Comment Beau Willimon, le showrunner, a pu laisser passer ça, on se le demande (en fait, la réponse est toute simple : c’est lui qui a écrit l’épisode !)

La bonne surprise du pilote – confirmée dans la suite de la série – c’est que les apartés de Franck fonctionnent nettement mieux que dans la saison précédente. Soutient des émotions des personnages ou à vocation purement pédagogique pour mieux nous faire comprendre les enjeux de certains passages un peu obscurs, elles s’intercalent définitivement mieux qu’avant dans l’univers et créent quelques dérapages qui sont autant de rebond dans un rythme déjà bien maîtrisé. La connivence avec le spectateur est du coup facilité et reste l’un des points forts de la série.

L’autre très bonne surprise, c’est que Kevin Spacey est enfin au top de sa forme. On l’avait trouvé un peu flappy et fatigué en saison 1 (où il faisait pâle figure face au Tom Kane de Kelsey Grammer, toujours dans Boss…), on le retrouve remonté à bloc et incroyablement dynamique. Sans doute parce qu’il y a du lourd, du très très lourd face à lui : la délicieuse Robin Wright prouve une fois de plus qu’elle a bien grandi depuis ses années dans Santa Barbara et incarne à merveille une Claire Underwood qui en viendrait presque à faire plus flipper que son mari.

C’est que toute la saison est construite autour de ce couple et s’affirme, en quelque sorte, comme une vraie histoire d’amour dans le milieu du pouvoir. Plus que jamais Franck n’est rien sans Claire et Claire accompagne son mari, prête à faire tous les sacrifices pour assurer sa domination. L’occasion de retrouver les scènes de cigarette où tout se joue dans un détail, une manière de parler ou de se poser, dans un regard amoureux ou un sourire en coin.

Saison plus fluide, mieux rythmée et maîtrisée tant au point de vue du scénario que de la réalisation, cette deuxième fournée d’épisodes est un pur plaisir qui ravira les fans de la première heure et devrait donc aussi convaincre ceux qui avaient été laissé sur le carreau l’année dernière. On attend maintenant avec impatience (et oui, déjà !) la troisième saison en se demandant quand même bien ce qu’elle va pouvoir raconter…

Final Score : 9.5/10

Au royaume de la série américaine, il y a des pans entiers de programmes oubliés. Passés tel des étoiles filantes, ils ne nous poussent qu’à faire le voeu qu’ils ne reviendront pas. Bon, non, ok, on force le trait car dans les huit séries qu’on a testé pour vous, il y a quand même quelques perles.

La bonne nouvelle, parce que y a quand même eu des bonnes nouvelles, c’est que Netflix nous a tout balancé la saison 2 de House of Cards (enfin, pas pour nous les français, mais bon) et que 2% des utilisateurs du service de vidéo à la demande aurait déjà fini de regarder les treize épisodes. On revient dessus très bientôt, mais nous on est plutôt convaincu. A noter aussi le retour de l’excellente Line of Duty, série anglaise qui avait fait un véritable carton l’année dernière, et qui nous a offert un premier épisode franchement jouissif. Une sorte de The Killing version police des polices foutrement bien écrite et au sens du rythme parfaitement maîtrisé…

HOSTAGESHOSTAGES (saison 1 – série terminée)

Série au passé bizarre, adaptation d’un programme israélien qui ne sera diffusé qu’après la version américaine, Hostages raconte la douloureuse mésaventure d’une famille prise en otage par des mecs très bizarres qui veulent que la maman tue le président des Etats-Unis. La maman en question, une Toni Collette mortifère à qui on aimerait bien pouvoir donner à manger, est en effet la chirurgienne qui doit s’occuper de l’homme le plus important du monde libre (ah ah ah.) Et croyez le zou non, mais il y a un twist car le chef des preneurs d’otage, le séduisant mais définitivement perdu Dylan McDermott, est en réalité un agent du FBI. Ah ouais, ça vous la coupe.

Feuilleton sans grand intérêt aux rebondissements patauds et excessifs, Hostages se veut une réflexion cinglante sur la cellule familiale, dans laquelle on devrait se sentir en sécurité mais qui est boursouflée de secrets. Le discours est asséné au kilo (papa trompe maman, la grande soeur est enceinte, le fiston vend de la drogue) et manque clairement de finesse pour toucher le spectateur. Bon, ok, on n’aurait pas du en attendre plus d’une production Bruckheimer pour CBS, mais reconnaissons lui au moins le mérite d’avoir pour un temps abandonné le formula à la papa (les CSI et cie) pour tenter le feuilletonnant. Vu la claque qu’il s’est ramassé en terme d’audimat, je doute quand même qu’il remette ça l’année prochaine.

Final Score : 5/10

Spoils of BabylonSPOILS OF BABYLON (saison 1 – série terminée)

C’est peu dire qu’on attendait beaucoup de The Spoils of Babylon depuis la découverte de son incroyable trailer (voir plus bas.) Forte d’un casting phénoménal et d’une pléthore d’auteurs géniaux, cette vraie fausse saga imaginée en tant qu’hommage à cinquante ans de cinéma américain devait casser la baraque. La vérité, c’est que la quasi intégralité des blagues sont contenues dans cette bande annonce et que le show, au final plutôt prétentieux, se perd dans des circonvolutions purement esthétiques qui ne feront sourire que les plus calés d’entre nous en septième art. Ca aurait pu être un délirant joujou inventé par une bande d’étudiants en histoire du cinéma, c’est au final une blague d’initiés, une immense private joke, mais certainement pas la comédie géniale et intelligente qu’on attendait.

Final Score : 5/10

DraculaDRACULA (saison 1 – en hiatus)

On aurait bien aimé vous dire que Dracula c’est absolument génial. Déjà parce que c’est l’occasion de retrouver Jonathan Rhys Meyer, et qu’il s’éclate dans le rôle du conte aux dents acérés. Mais aussi parce que le showrunner n’est nul autre que Daniel Knauf, le créateur de la regrettée Carnivale. Sauf que le résultat est loin, très loin, d’être à la hauteur. Passons sur la réalisation poussiéreuse et les effets spéciaux ultra cheap, passons sur l’interprétation scandaleusement outrancière de Jonathan et sur les seconds rôles pas franchement à l’aise, le problème reste que les auteurs ont plus voulu reprendre Le Conte de Monte-Cristo que de s’attaquer à la légende du prince des vampires. Ce micmac donne au final une intrigue de vengeance ultra complexe et mal fichue, mélangée à un univers fantastique mal dégrossi, mal présenté et régulièrement incohérent. Il y a quelques idées absolument géniales (comme la lutte pour le contrôle de l’énergie et de l’électricité dans l’Angleterre du XIXème) et il faut bien avouer que la démesure du projet a quelque chose de fascinant, mais le tout laisse le spectateur sur le carreau. Un peu comme un vampire nous aurait hypnotisé pour nous forcer à regarder ce machin mais qu’au final on n’y comprenait strictement rien. Dommage.

Final Score : 6/10

RavenswoodRAVENSWOOD (saison 1 – série annulée)

C’était le plaisir coupable de la saison, mais elle a malheureusement déjà été annulée : Ravenswood, spin-off de la déjà très excessive Pretty Little Liars, est une série fantastique foutrement incompréhensible sur cinq gamins voués à mourir à cause d’une malédiction posée sur un village pour ne pas avoir à perdre ses habitants dans la guerre (enfin je crois.) Sauf que dès le début, y en a une qui meurt et revient en fantôme, et qu’elle est la réincarnation de la première gamine à avoir été sacrifiée – et son amoureux de l’époque était Caleb, le personnage transfuge de PLL, et qui a l’air de ne jamais comprendre dans quoi il a foutu les pieds. Catastrophe scénaristique assumée jusqu’au bout, Ravenswood peut se targuer de nous avoir servi le casting le plus inadéquat vu à ce jour et vraisemblablement le plus démuni de talent. C’est une spirale infernale fascinante… mais pas trop quand même, vu qu’on s’en lasse vite.

Final Score : 0/10 pour tout le monde, 6/10 sur les fans de PLL qui veulent voir comment les auteurs ont charcuté ce pauvre Caleb.

Sleepy-Hollow-Season-1-Poster-4SLEEPY HOLLOW (saison 1 – série renouvelée)

Chérie, ils ont refait X-Files, mais avec les cavaliers de l’apocalypse, des démons venus de l’enfer, et un ancien soldat de la guerre d’indépendance qui se réveille à notre époque. Ah oui, et le cavalier sans tête, parce qu’il fallait bien justifier le titre de cette série fantastique made in Fox, conçue pour remplacer Fringe par des auteurs de Fringe (mais sans JJ, trop occupé à aller fricoter avec le monde du cinéma.) Si les scénarios sont quelque peu attendus et les comédiens pas inoubliables, si la réalisation fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a et que l’ambiance gagnerait à être plus prégnante (mais elle s’améliore au fil de la saison), il faut bien reconnaître que le résultat est ni plus ni moins que ce que l’on attendait. On pardonne donc aisément les grosses ficelles (oh tient, il y a un réseau de tunnel qui parcourt la ville et dans lequel on va pouvoir trouver la solution aux trois quarts des mystères rencontrés…) et on prend avec le sourire les nombreux clins d’œils à d’autres séries ou films du genre.  Kurtzman et Orci, les showrunners, ont de plus une vraie science du dialogue et de l’utilisation d’un duo de héros, ce qui rend l’affaire bigrement dynamique et sympathique. Bref, on est loin de la série de l’année, mais voilà un show suffisamment fun pour occuper vos vendredi soirs de perdition.

Final Score : 7/10

 betrayalBETRAYAL (saison 1 – série annulée)

C’est ma série mal aimée de l’année. Soap chargé de la lourde tache d’accompagner Revenge, Betrayal nous plonge dans les affres de la trahison, de la tromperie et du mensonge. Une jeune photographe, mère de famille heureuse et mariée à un procureur de génie, tombe amoureuse d’un avocat aux contacts douteux, marié et père de famille heureux. Ils se repoussent, ne veulent pas céder à la tentation mais finissent par le faire (bah oui parce que sinon y a pas de série.) Et là, badaboum, y a un meurtre et tout se complique : le procureur et l’avocat chargé de l’affaire, ben c’est les deux mecs… Plombée par une intrigue policière foutraque et mal maîtrisée, Betrayal touche par contre plutôt juste quand elle s’intéresse à la déliquescence d’un couple, à l’attraction fatale entre deux êtres, aux promesses impossibles à tenir. Mal foutue dans son ensemble, le show est capable de quelques trouvailles et de scènes vraiment touchantes (il y a d’ailleurs toute une métaphore visuelle sur les trains et les gares assez géniale.) Une fois arrivé au bout, difficile de bouder son plaisir et de se moquer d’une série qui ne manque pourtant pas de points faibles. La vérité, c’est que Betrayal a suffisamment de moments de grâce pour rester dans votre cœur. Mais jamais, au grand jamais, vous n’en parlerez à vos amis. Et encore moins sur un blog…

Final Score : 7/10

american horror story covenAMERICAN HORROR STORY : COVEN (saison 3 – série renouvelée.) 

On ne va pas faire durer le suspense : oui, cette troisième itération de American Horror Story est bien la meilleure. On craignait le pire avec cette histoire de sorcières adolescentes dont la présentation est quelque peu archétypale ; mais en réalité le show offre les personnages féminins les plus intrigants, fouillés, et crédibles qu’on ait vu depuis fort longtemps. Servi de main de maître par des réalisateurs qui s’éclatent avec ce joujou où tout est permis (et même sérieusement recommandé), le casting atteint des sommets avec notamment une Jessica Lange qui mériterait amplement de recevoir tous les prix de la terre. Et si le scénario se perd une nouvelle fois dans des détours qui ne seront jamais expliqués, peu importe : c’est la marque de fabrique de la série. Le dernier épisode recadre la thématique de la saison et démontre que la trame générale a été pensée avec tout un discours en tête. Alors si vous n’avez pas peur de voir des jeunes filles s’enterrer, se démembrer, se recoudre, se faire manger des trucs dégueulasse et surtout, surtout, lutter pour le pouvoir, jetez vous sur Coven et sa bande son impossible à oublier.

Final Score : 8/10

eagleheart - paradise risingEAGLEHEART (saison 3 – série en hiatus mais probablement terminée)

Le problème avec Eagleheart, c’est qu’on se demande toujours à qui le recommander. Parodie explosive de Walker Texas Ranger, ce show absurde et décalé ne fait pas dans la dentelle. Avec cette troisième saison conçue comme une saga de conclusion (et surnommée Paradise Rising), la série atteint des sommets de comédie absolument jouissifs… mais qui ne feront certainement pas rire tout le monde. Pour ma part, c’est l’un de mes shows préférés, et comme une bonne vidéo vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse avec le trailer.

Final Score : 9/10

 

Et à la demande générale d’une personne qui se reconnaîtra, on vous informe que le 24 février c’est le retour de notre soap préféré, le merveilleux Dallas, pour sa troisième saison version XXIème siècle. On vous laisse avec le trailer et on se donne rendez-vous dans quelques jours…

Re-bonjour à tous ! Ca fait un moment qu’on ne s’était pas croisé sur ce site et ce pour de multiples raisons. Celle qu’on retiendra, c’est qu’on a voulu donner quelques semaines de démarrage à ce deuxième tiers de la saison pour juger des nouvelles séries proposées. Alors, qu’est-ce qu’il faut regarder pendant les quatre prochains mois ? La réponse se trouve (peut-être) ici…

black sailsLES “BONNES” SURPRISES :

On va pas vous le cacher, on a rien vu en terme de nouveautés qui casse la baraque. Les canadiens nous proposent malgré tout la sympathique 19-2, adaptation anglophone de la série francophone et québécoise du même nom. Soit un cop-show feuilletonnant à visée réaliste, plutôt bien mené, et à l’atmosphère singulière dans la douce Montréal. Les anglais, eux, s’amusent diablement avec Fleming, the man who would be Bond, bio sérieusement secouée du créateur du plus célèbre espion de sa majesté. Enfin, à vous de choisir entre les mousquetaires très assumés de l’anglaise the Musketeers, adaptation très libre de nos chers Trois Mousquetaires, qui s’offre des séquences de cape et d’épées assez jouissives ; et Black Sails, les pirates vus par Starz (comprendre avec du cul et des bastons sanglantes) et qui s’obstine à faire de la politique avant de faire de la piraterie ! Mais si vous préférez les séries sur notre quotidien, et surtout si vous avez un faible pour les musiciens mal rasé et bien en chair, jetez-vous sur Uncle, la seule vraie bonne surprise de la saison, sur un tonton faussement cool qui doit s’occuper de son neveu faussement has-been. Drôle, bien rythmée et surtout toujours juste, cette comédie anglaise est pur ravissement…

HelixLES DECEPTIONS :

On en attendait beaucoup plus… et on est resté sur le carreau. A commencer par True Detective, sur laquelle il faudra forcément revenir dans un prochain post vu le torrent d’articles qui lui sont consacrées depuis quelques semaines. Bouffé par ses moyens considérables, le nouveau show de HBO se révèle (pour l’instant) être une magnifique coquille vide, ou dans ses pires moments une musique d’ascenseur sérieusement énervante. McConaughey et Harrelson semblent ne pas avoir compris qu’ils jouaient ensemble dans la même série, et se lance dans un concours de sur-jeu et de pêche à l’Emmy franchement agaçant. Déception aussi pour Helix, la nouvelle création de Ronald D. Moore, le papa de Battlestar Galactica. Si le concept est séduisant (une base en Arctique est attaquée par un virus), le show manque de moyens et le résultat s’avère parfois assez moche. De plus, on connaît maintenant toutes les combines de tonton Moore, et il a bien du mal à nous feinter comme dans le passé. Ca reste tout à fait regardable, mais on attendait beaucoup plus. Coup dur aussi pour The Spoils of Babylon, réjouissante (de prime abord) saga hystérique et vraie parodie de trente ans de cinéma américain, qui tourne à vide dès son deuxième épisode. Comme quoi, on s’est fait avoir par le trailer (qui est tout simplement génial…) Et enfin, c’est peu dire qu’on attendait plus de Chozen, série d’animation conçue et pensée pour accompagner la génialissime Archer. Les aventures de ce rappeur blanc et gay sont certes souvent amusantes, mais paraissent déjà répétitives et vides de sens. Dommage…

chicago pdON POURRAIT S’EN PASSER :

On pouvait s’en passer, mais papi Dick Wolf nous l’a plutôt bien vendu alors pourquoi pas : Chicago P.D. est le spin-off de Chicago Fire et partage son goût pour l’action démesurée (il y a des moyens), des acteurs et des actrices tous plus beau gosse les uns que les autres (avec quelques gueules cassées en guise de mentors, mais qui restent ultra charismatique), et surtout un mélange complexe de quatre à cinq intrigues par épisode histoire de donner du rythme à tout ça. De plus, papi nous a glissé un twist dans ce cop-show autrement très classique : le chef du groupe – qui n’est pas vraiment le héros – est un ripou ! On est pas dans the Shield, loin de là, mais voilà de quoi secouer la ménagère de NBC… On pourra aussi jeter un oeil à Rake, legal-show lui aussi très classique, mais qui repose sur un personnage d’avocat accroc au jeu et bien décidé à défendre des clients qui sont toujours coupable. Pour vous donner une idée, dans le dernier épisode diffusé, il défend une mère qui fait croire à tout le monde que son fils a un cancer pour profiter des chèques de la sécurité sociale… Côté comédie, Broad City (sur deux copines désabusées par la vie) et Enlisted (sur trois frères qui bossent dans le pire service de l’armée) arriveront à vous tirer quelques sourires.

BittenAH NON, MAIS LA CA VA PAS LE FAIRE DU TOUT :

La catastrophe the Assets, pâle copie de the Americans, sur un espion russe infiltré dans la CIA en pleine guerre froide, a heureusement tiré sa révérence après deux épisodes. Intelligence, qui met une puce dans la tête du Sawyer de Lost pour qu’il soit en permanence connecté avec la magie d’internet, est d’autant plus détestable qu’elle se voudrait intelligente et bien ficelée. Killer Women est un cop-show avec une ancienne de Battlestar Galactica, dont on se demande bien qu’est-ce qu’elle est venue faire dans cette série poubelle sans intérêt. Bitten se révèle être la série de trop sur les loup-garous. Mother Up est sans doute la comédie d’animation la moins drôle de ces dix dernières années. Et enfin Looking, soit la version gay de Girls, est encore moins intéressante que la série de Dunham (qui plonge cette année dans des tréfonds assez désespérants.) A ceux-là, on dira non merci et on passera son chemin !

Alors que le deuxième trimestre de la saison s’approche à grand pas (et qu’on fête déjà le retour assez réussi de Community), quelques séries s’éclipsent tout en douceur. Et juste pour info, on ne parlera pas de Treme, que l’on n’a pas vu mais dont l’ultime saison semble être tout à fait recommandable à ceux qui apprécie la série. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne vous a pas dégoté quelques perles…

Yonderland - season 1YONDERLAND (saison 1 – UK)

Après m’être bouffé un nombre considérable de pilotes de sitcoms anglaises de fort mauvaise qualité (comme quoi, il n’y a pas que les américains qui savent faire de la merde en vingt-six minutes…), autant vous dire que j’étais très moyennement motivé pour me lancer dans Yonderland, comédie dans un pseudo univers d’héroic-fantasy dont l’affiche flashy à grand renfort de marionnettes ne prédisait rien de bon. Grossière erreur vite corrigée en m’enfournant six épisodes d’affilée et en râlant que la saison n’en compte que huit. Car oui, Yonderland est une très sympathique réussite – et ses marionnettes creepy finissent par lui donner une identité visuelle au moins aussi tarée que les scénarios.

Debbie Maddox, mère au foyer de trente-trois ans, se sent inutile depuis que ses enfants sont rentrés à l’école. Elle zone chez elle, à regarder un jeu télé profondément débile. Jusqu’au jour où un elfe débarque par un portail magique qui donne sur le placard de la cuisine. Car Debby est l’élue qui doit sauver Yonderland des forces du mal qui… sont très très méchantes. Dans sa quête héroïque, la jeune femme devra jongler entre sa vie de mère au foyer et son nouveau statut d’héroïne – et elle va rencontrer un paquet de personnages bien gratinés, comme ce village d’idiots, ces mousquetaires de la politesse, les moines qui ne peuvent pas mentir ou encore ce magicien qui a perdu son mojo (qui s’avère être une petite créature qui se cache dans sa veste.)

Gros délire foutraque mais délicieusement mitonné, Yonderland offre de sacrés trouvailles dans chaque épisode sans pour autant mettre de côté le rythme et la structure. Le show reste assez familial, mais les “morales” ne sont pas assénées de manière lourdingue et toujours compensée par une bonne petite blague bien sentie. On appréciera aussi l’auto-dérision perpétuelle, notamment lorsque le show met en scène deux petites marionnettes tout droit sorti d’un soap historique, et qui n’arriveront décidément jamais à se déclarer leurs flammes.

A moins d’être totalement réfractaire à l’humour absurde anglais, on vous recommande donc chaudement cette courte série dont on espère vraiment qu’elle reviendra pour une seconde saison.

Final Score : 8/10

Atlantis - season 1ATLANTIS (saison 1 – UK)

Autre série venue de l’autre côté de la Manche, Atlantis ne donne pas vraiment envie de prime abord. Présentée comme une série d’aventure un peu toc, à base de trampoline à peine caché pour faire sauter ses personnages dans tous les sens, elle sent le produit bien commercial à plein nez, le genre de show vite produit pour amuser les ados une paire de soirées. Sauf que…

Ok, Atlantis fait un gros pot pourri de toute la mythologie grecque, se permet des trahisons ENORMES et des raccourcis encore plus ENORMES !, mais dans le fond elle me semble bien avoir tout compris à ces récits ancestraux qui avaient tout à la fois valeur de feuilleton de l’époque comme de support à des leçons de morale. A travers l’histoire de Jason, jeune scientifique du vingt-et-unième siècle fraîchement débarqué sur cette ville légendaire, et de ses deux compagnons le gros Hercule et le gringalet Pythagore (quand on vous dit que ça mélange tout…), la série arrive finalement à retrouver ce qui faisait l’essence de la plupart des contes mettant en scène des héros humains ou demi-dieux.

Mais surtout, surtout, Atlantis est drôle. Elle sait ne pas se prendre trop au sérieux et ne cherche jamais à péter plus haut que son cul. Et offre même parfois des scènes surprenantes et réjouissantes – comme lorsqu’on voit Jason prendre pour la première fois une épée et se lancer au combat contre une armée de soldat… sauf qu’au premier échange, il laisse échapper son épée, l’air penaud. Intelligemment construite sur son trio de personnages complémentaires et à la dynamique forcément comique, la série se révèle ultra pêchue et n’ennuie jamais le spectateur. Alors certes, elle ne brille pas par son originalité, mais elle sort suffisamment souvent des sentiers battus pour garder notre intérêt intact pendant treize épisodes, jusqu’à offrir une révélation finale que je n’avais sincèrement jamais envisagé.

Bref, si vous cherchez un petit show d’aventure et que vous êtes prêt à oublier des scènes de baston un peu kitch, des pirouettes très kitch, et des effets spéciaux ultra kitch, laissez donc leur chance à Jason et ses amis – ils ont bien plus à offrir qu’il n’y parait de prime abord !

Final Score : 7/10

Getting On (us) - season 1GETTING ON (saison 1)

On vous avait déjà dit tout le bien qu’on pensait de Getting On, comédie brillamment cynique sur un hôpital gériatrique (adaptée d’une sitcom anglaise déjà de très bonne qualité), et bien une fois avalé les six épisodes de la saison, on vous le confirme : c’est assez génial. Alors certes, il faut avoir l’estomac bien accroché et le moral plutôt au beau fixe, sinon vous risquez d’aller vous tirer une balle. Simple, racée, évidente, la série propose des scénarios rythmés et intrigants, servis par un casting absolument phénoménal. Ajoutez à ça une mise en scène sobre mais qui touche toujours juste et vous obtenez ce qui est sans doute l’une des meilleures comédies de HBO.

Final Score : 8.5/10

nikita - season 4NIKITA (saison 4 – fin de la série)

Toujours généreuse avec son public, la CW a permit au fan de Nikita de se gaver avec six épisodes de conclusions uniquement faits pour eux. Au pic de son grand n’importe quoi de scénario, la série présente une Nikita recherchée par toutes les polices du monde alors qu’une nouvelle menace internationale plane sur le monde. Complot de haut ville qui réunit les hommes d’affaires les plus puissants pour un projet aussi fou que le reste de la série : remplacer les personnalités qui ont le plus de pouvoir par… des doubles.

Alors, oui, reconnaissons à cette ultime saison quelques (gros) points forts, comme un cast qui maîtrise totalement ses rôles, des cascades (enfin) réussies, une vraie folie dans les coups de théâtre et un sens du rythme à toute épreuve. On retiendra longtemps l’avant-dernier épisode qui trouve une puissance émotionnelle insoupçonnée et offre la mort la plus inattendue, brutale, et foutrement injuste d’un personnage. Cadeau parmi les cadeaux, le dernier épisode se veut un retour au source et complète de manière paroxysmique l’étrange relation limite incestueuse entre Nikita et sa jeune protégée.

Bref, n’en jetons plus, vous l’aurez compris : si vous avez suivi la série jusque là, alors vous allez vous régaler avec ce qui est sans doute l’une des meilleures saisons de fanboy qui soit. Et c’est pas grave si votre copain/copine s’étonne de vous voir regarder ce qui lui paraît être une grosse bouse boursouflée qui ose nommer l’un des derniers lieux visité par les héroïnes le “Club Besson”. On a les séries qu’on mérite.

Final Score : 9/10 pour le fanboy, mais résolument 3/10 pour les autres.

 

La semaine prochaine, c’est promis, c’est enfin l’heure du bilan… et coup double, on vous présentera aussi quelques nouvelles séries qui démarrent dans les prochains jours !

 

Coucou toi, oui , toi qui fuit le Noel et les élucubrations bruyantes des enfants pour chercher fébrilement sur ton PC une série à regarder histoire de faire passer au plus vite ces terrifiantes fêtes de fin d’année ! Pour toi (et toi seulement) on s’est dépêché de regarder la fin de pas moins de dix séries pour te donner des idées de choses à regarder. Ne me remercie pas, c’est mon cadeau à moi.

comedy bang bang - season 2COMEDY BANG ! BANG ! (saison 2)

Faux talk-show mais vraie comédie d’une vingtaine de minutes, Comedy Bang Bang ! s’affirme avec cette deuxième saison comme l’un des programmes les plus drôles diffusé sur la télé US. Il faut dire que les deux créateurs, Scott Aukermann et Reggie Watts, rivalisent d’idées surprenantes pour toujours prendre le spectateur de court. Pour exemple, cette fausse toute première émission qui n’a jamais été mise à l’antenne ; la fois où l’émission prend deux tournant totalement différents selon que Scott rate ou non son bus pour aller au studio d’enregistrement ; ou encore ce délicieux ripp-off d’un conte de Noel diffusé… en plein été. Drôle, dynamique, et jamais totalement creuse, voilà bien la série comique la plus étrange et totalement indispensable de la télé US. Couplée avec une bonne saison de Childrens Hospital et la 17ème de South Park, vous tenez des heures de barre de rire.

Final Score : 8/10

south park - season 17SOUTH PARK (saison 17)

Curieusement, ce n’est pas la pourtant très excellente trilogie sur Game of Thrones et la guerre des consoles (et le black friday !) que l’on retiendra de cette dix-septième saison de South Park, mais bel et bien la conclusion de son ultime épisode qui fait délicieusement froid dans le dos. Car plus que tout autre dessin animé à destination des adultes et des adolescents, South Park est tout aussi intelligente que drôle et pose des questions fondamentales sur la société d’aujourd’hui. Ce n’est pas juste un plaisir coupable, à regarder en douce loin des yeux et des oreilles chastes, mais un programme nécessaire, foutrement intelligent, et incroyablement en prise avec l’actualité. Bref, c’est bien simple, cette série devrait être obligatoire dès la seconde (la classe de lycée). Je te mettrai ça en épreuve du bac moi, si j’était président.

Final Score : 9/10

awkward - s3AWKWARD. (saison 3 / partie 2)

Dernière saison menée par la créatrice de la série (Lauren Lungerich), cette troisième fournée d’épisodes de Awkward. ne fut malheureusement pas forcément la plus convaincante. Il faut dire que le show pour ado diffusé sur MTV a déjà cassé quasiment tous les codes et taboux de ce genre de programme et il est tout naturel qu’elle peine maintenant à se renouveler. Faut-il pour autant se priver des mésaventures de Jenna Hamilton (la toujours aussi sympathique Ashley Rickards) et de sa voix off assassine ? Si les fans de la première heure seront forcément un peu déçu, il serait malgré tout dommage d’abandonner cette clique totalement surréaliste mais qui fait toujours face à des problèmes bien ancrés dans la réalité. Reste à savoir si la série pourra survivre au départ de sa showrunner et à la nouvelle direction que veut lui faire prendre MTV – car c’est bien pour cette raison que Lungerich a décidé d’abandonner le bébé…

Final Score : 7/10

witches of east end - s1 - promo posterWITCHES OF EAST END (saison 1)

Houlàlà dis donc, mais ça serait pas bien mauvais ça, Witches of East End ? Comme le laisse suggérer l’assez honteux jeu de mot de la tagline qui accompagne cette affiche, le show de Lifetime, adapté d’une série de romans déjà pas terrible, s’avère assez catastrophique. Non pas qu’il véhicule des idées dégueulasses ou qu’il soit moralement abject, mais tout simplement parce qu’il est aussi creux qu’un puits de pétrole vide (ou que les trous de l’Emmental.) Moche non seulement dans ses effets spéciaux mais aussi dans sa réalisation ou ses décors, la série “met en scène” (c’est un bien grand mot vu la réal du truc) une famille de sorcières au destin maudit, qui se réincarnent à chaque génération sans espoir pour leur avenir. Si cette idée de départ pouvait être amusante, les scénarios sont pourris par des intrigues sentimentales épouvantables, un fil d’enquête (sur un tueur qui peut changer d’apparence) absolument lamentable, et des dialogues particulièrement mous. Le tout est joué par des comédiennes qui soit ne savent pas ce qu’elles foutent là, soit en font des caisses pour prouver qu’elles savent jouer (ah Jenna Dewan-Tatum et sa poitrine opulente, qui joue presque aussi bien que son mari – je vous laisse deviner de qui il s’agit…) Non, franchement, on aura bien du mal à trouver quoi que ce soit à sauver dans ce programme à réserver à vos séances de sport : si voir ça, ne vous donne pas envie de courir loin, alors là je ne peux plus vous aider !

Final Score : 3/10

ripper street - s2RIPPER STREET (saison 2)

Je voulais l’aimer, moi, cette deuxième saison de Ripper Street, show anglais sur les bas-fond de Londres au début du XXième siècle. Malheureusement, je dois reconnaître qu’aucun épisode n’aura su retenir mon attention en entier… Serait-ce la durée (une bonne heure par épisode) qui est trop longue ? Le rythme un peu trop mou ? Ou tout simplement le fait que l’on n’arrive plus à s’attacher à ces personnages aux problèmes quelque peu déjà vu dans ce genre de programmes ? Catastrophe : le show manque de charisme, de punch, de passion et tombe dans tous les travers des séries policières historiques. On baille, on se gratte la tête, on lance une appli sur son téléphone… mais la vérité c’est qu’on ne regarde plus vraiment cette série qu’on avait pourtant vraiment apprécié l’année dernière. A réserver aux purs fans de Whitechapel.

Final Score : 5/10

mob city - s1 - autre posterMOB CITY (saison 1)

On est forcément un peu sous le charme de Mob City quand on s’intéresse à la création de Las Vegas ou à la pègre dans le Los Angeles des années 40. Traitement réaliste, scénarios qui ne cèdent jamais à la scène d’action facile, le show de Darabont touche juste… d’un point de vue historique. Car il faut bien avouer que le rythme plutôt mou et la réalisation pas forcément exceptionnelle viennent quelque peu plomber un projet pourtant particulièrement intéressant. Dommage, mais pas de quoi dégoûter les fans du genre. Bref, voilà six épisodes assez agréables à regarder mais qu’on aura tôt fait d’oublier après les fêtes. Maintenant, si vous n’avez vraiment plus rien à vous mettre sous la dent, n’hésitez pas…

Final Score : 7/10

Homeland - season 3HOMELAND (saison 3)

Cette troisième saison d’Homeland aura donc été celle de la rupture. Combien de personnes autour de moi ont lâché les aventures de Brody et Carrie cette année, dégoûté par le manque d’unité de la série et fatigué des rebondissements peu crédibles qui apparaissent au kilo ? Combien se sont moqués de cette scène catastrophique où Brody combat en trois semaines une addiction à l’héroïne… en courant avec ses copains les militaires américains ? Combien ont rigolé en voyant Claire Danes tout faire pour se retenir de pleurer pendant toute la saison, l’air d’avoir botoxé son menton pour qu’il arrête de bouger ? Et Mandy Patinkin qui s’inquiète de savoir où va le scénario et qui n’arrive plus à tenir un rôle qu’il a pourtant créer de toute pièces ? On passera sur les passages inutiles à propos de la famille de Brody, histoire de ne pas enfoncer le clou…

Oui, cette saison était catastrophique… et pourtant. Merde quoi, ce foutu dernier épisode. A l’inverse d’un the Killing qui plombait une saison magnifique avec un final ultra-décevant, Homeland plombe un épisode ultra-courageux par une saison de merde. Car peu de série ose aller autant au bout des choses que ce season finale sans concession, qui traîne des séquences insupportables pour amener un malaise… totalement délicieux. Le show retrouve tout son sens dans les dernières minutes et arrive à se (re)poser comme l’une des réflexions les plus intéressantes qui soit sur la paranoïa étatique et l’une des seules séries à questionner profondément le bien fondé des agences de renseignements. Mais merde, s’il faut pour cela se taper onze épisodes poubelle, qui ne savent pas quoi raconter ni où aller, c’est un peu cher payé.

Renouvelée pour une quatrième saison (officiellement, et les saisons 5 et 6 officieusement), le show doit maintenant prendre une nouvelle direction et saura peut-être retrouver sa qualité originale. Moralité : malgré tout le mal qu’on en a dit, on reviendra pour la suite.

Final Score : 6/10

Haven - S4HAVEN (saison 4)

Les années passent et Haven se maintient. Série fantastique diffusée sur Syfy, elle s’intéresse à l’histoire complexe d’une petite ville et de ses habitants, dont certains, surnommés Trouble, se retrouvent avec des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas. Fuyant toutes les possibilités de tomber dans les schémas narratifs des comics de super-héros, cette adaptation très libre du Colorado Kid de Stephen King a su créer au fil du temps sa propre mythologie mais surtout son propre genre. Haven ne ressemble à rien d’autre qu’à elle-même et assume de manière libérée ses artifices, son budget riquiqui ou encore sa réalisation pas toujours formidable. Devenue une pure série de fans, qui ne s’adresse qu’à ses fans et qui se contrefout du reste, c’est l’un des shows les plus amusants qui soit… à condition d’avoir tout suivi depuis le début. Cette quatrième saison ravira donc les fans de la première heure avec son lot de révélations et de retournements de situation totalement inattendus – elle laissera sur le carreau tous les autres qui ne comprendront rien à ce délire où l’actrice principale semble incarner pas moins de trois personnages différents.

Final Score : 7/10 pour les fans ; 5/10 pour les autres.

the tunnelthe TUNNEL (saison 1)

Enième adaptation de Bron/Broen (soit “Le Pont”), cette version dont le titre a changé pour The Tunnel nous intéresse tout particulièrement car il s’agit d’une coproduction franco-anglaise. L’idée de départ repose sur un meurtre qui a lieu sur la frontière entre deux pays – du coup, il s’agit d’un pont pour le Danemark et la Suède ou pour les Etats-Unis et le Mexique… et du tunnel sous la Manche pour nous. Vous aimez les séries anglaises, mais vous avez peur du côté français ? Vous êtes saoulé par les productions Canal que vous trouvez trop racoleuse ? Vous n’êtes définitivement pas attiré par ce projet ? Et bien vous avez sans doute tort…

Parce que oui, the Tunnel s’avère être une belle réussite. Du côté des mauvais point, on peut noter quelques dialogues pas terrible, certains acteurs assez à côté de la plaque (et malheureusement c’est une nouvelle fois du côté français que ça craint – bien que la palme de l’échec revienne à l’acteur anglais qui joue le journaliste et dont je ne vais pas me casser les pieds à chercher le nom, il ne mérite pas !), et quelques épisodes à la réalisation douteuse. Mais c’est tout.

Et niveau points forts, le show se pose là. A commencer par Clémence Poesy qui fait la nique à Diane Kruger (pour la version US) et offre vraisemblablement la plus belle interprétation de ce rôle de femme flic autiste, qui va peu à peu s’ouvrir à une belle histoire d’amitié. Elle est soutenue par Stephen Dilliane, particulièrement inspiré, et délicieusement charismatique. Les scénarios se permettent quelques libertés plutôt intelligentes et arrivent à coller parfaitement à l’univers particulier de la France et de l’Angleterre. Bercé par des décors magnifiques, la série offre parfois une réalisation splendide et intelligente qui sait jouer avec les nerfs du spectateur.

Bon, que l’on s’entende bien : the Tunnel est loin d’être parfaite. Mais elle est basée sur une série policière assez bancale, dont certains points clés du scénario sont particulièrement tirés par les cheveux – et il faut reconnaître que cette version franco-anglaise tente comme elle peut de corriger le tir. Et si l’ensemble paraît au final un peu creux, un peu vain, il n’en demeure pas moins qu’on tient là une série policière foutrement bien foutue et intrigante. Et putain, ça fait du bien dans le PAF.

Final Score : 8/10

masters of sexMASTERS OF SEX (saison 1)

Si on doit encore vous dire que vous DEVEZ regarder Masters of Sex, alors là je vois pas ce qu’on peut faire pour vous. Assurément la meilleure série de ce premier trimestre de la saison 2013/2014, la série ne souffre que d’un final un peu mou du genou et dont on attendait un poil plus d’originalité. A part ça, nada. Les acteurs sont formidables, la réalisation irréprochable, et les scénarios vous vaudront beaucoup de discussions véhémentes avec vos amis – tout le monde a toujours quelque chose à reprocher à chaque épisode mais jamais le même truc… et finalement tout le monde adore la série. Donc, on va pas débattre des heures ici sur les micro-détails du scénario et juste vous dire de regarder la série. Comme ça, quand on se recroise, on pourra en parler pendant des heures !

Final Score : 9/10

 

Allez, on essaie de se retrouver pour la fin de l’année, et faire un vrai bilan de ce premier trimestre. En attendant, bon visionnage à tous et évitez les crises de foie.

Le premier trimestre de la saison se traîne lourdement vers un bilan pas super concluant, mais ça n’empêche pas les chaines de dégainer de nouvelles séries histoire de nous occuper pendant les prochaines vacances. Et pendant ce temps, HBO balaie en douce sous sa porte la fin de Treme (dont le finale sera diffusé entre Noel et le jour de l’an – autant dire dans un gouffre d’audimat.)

Getting On (us) - season 1GETTING ON

Fort heureusement, le network qui fait plus que de la télé nous propose aussi une adaptation plutôt réussie d’un show anglais déjà assez sympa. Getting On est une comédie ultra noire sur le service gériatrique d’un hôpital. Deux infirmières en prennent plein la gueule, que ce soit à cause des patients (parfois séniles, parfois violent,  parfois sexuellement actifs – je vous laisse deviner ce qui met le plus mal à l’aise…), des médecins ou tout simplement de la hiérarchie hospitalière pas vraiment efficace. Visuellement, le show s’en sort haut la main avec une réelle originalité dans son traitement ; mais c’est bien les comédien(ne)s qui font toute la différence. Juste, réaliste, sacrément sincère, Getting On version US est une très bonne surprise… qu’on ne vous recommandera quand même pas autour des fêtes de Noel. Parce que malgré quelques scènes qui font bien rire, l’ensemble reste particulièrement déprimant. Et j’ai pas envie d’avoir votre suicide sur la conscience en cette période festive qui vous détruit le cerveau…

Mob city - season 1MOB CITY

Adaptée du roman (et non du jeu vidéo) L.A. Noire, Mob City est une courte production de seulement six épisodes pour TNT. Conçue et (en grosse partie) réalisée par Frank Darabont, le fameux showrunner de la première saison de the Walking Dead qui s’était fait virer manu-militari, ou encore le réalisateur des Evadés, la série s’intéresse au conflit bien réel entre la police et la pègre de Los Angeles pendant toute la décennie des années 40. Si les personnages sont évidemment tout de suite fascinants, et si l’ambiance est pour beaucoup dans la réussite générale de la série, il faut reconnaître que le scénario très intimiste et peu propice à la grosse action pourra en déboussoler certains. Mais c’est surtout au niveau de la réalisation que Mob City se prend les pieds dans le tapis, Darabont se révélant nettement moins bon faiseur d’images que d’histoires. A surveiller malgré tout, sachant que la série est diffusée par duo d’épisodes pendant seulement trois semaines et qu’il y a peu de chance qu’une deuxième saison voit le jour.

Rick and Morty - season 1RICK AND MORTY

On termine par la déception de la semaine, Rick and Morty. On attendait beaucoup de ce projet d’animation adulte de Dan Harmon (le papa de Community) diffusé sur la très irrévérencieuse Adult Swim. Malheureusement, le pilote des aventures de ce jeune garçon un peu simplet et de son grand-père scientifique de génie mais totalement dégueulasse manque le coche avec un scénario plus que condescendant envers le public geek. L’humour reste ras des pâquerettes, bien loin de l’intelligence décalée d’un Archer ou de Bob’s Burger – ici on est censé rigoler parce que le gamin doit cacher des grosses graines pointues dans son anus. Ah ah… mouais. L’univers SF tout foufou sent le fan-service à plein nez, au contraire de la critique soignée, fine et réfléchie que pouvait (parfois) offrir Community. La suite sera peut-être plus convaincante (Archer a bien mis une bonne saison à devenir absolument génial), mais ce premier épisode sent le souffre à plein nez…

 

Allez, rendez-vous la semaine prochaine pour faire le vrai bilan de ce premier trimestre – en attendant, profitez bien d’une semaine chargée en “fall finale” !

Et oui, cette semaine plusieurs “vieilles” séries se sont fait la malle et ont prouvé qu’elles en avaient encore dans le coffre. Quant à la seule nouveauté qui vient d’achever sa première saison, il faut bien reconnaître que là, c’était la grosse déception. GROSSE. On en pleurerait presque.

Hello LadiesHELLO LADIES (saison 1)

Car oui, on attendait beaucoup plus de Hello Ladies, création originale pour HBO de Stephen Merchant, un des cerveaux derrière The Office (UK) ou encore Extras. Bon, il avait déjà montré ses limites avec le pas très drôle Ricky Gervais Show (ça c’est histoire de vous donner mes références en terme d’humour – oui je trouve que ce pseudo talk show est loin d’être marrant), mais on espérait qu’il se passe un déclic absurde, foutraque, décalé, bref un coup du sort sur cette histoire d’un trentenaire anglais qui cherche l’amour à Los Angeles. On était loin du compte.

Ce qui choque tout de suite, c’est à quel point le personnage principal est détestable. Certes, il est tout à fait possible de s’identifier à un looser qui n’a pas beaucoup de qualités, mais le personnage de Merchant est juste un gros con bouffi d’égo, dépourvu de culture, qui n’hésite pas à écraser ses potes pour gagner des points auprès de la gente féminine – bref quelqu’un qu’on aurait plaisir à détester si Merchant ne tentait pas de nous faire chialer sur son sort à chaque fin d’épisode. Ce côté ultra faux-cul qui n’assume pas pleinement les travers de son personnage semble vouloir dire, en creux, qu’on a tous le droit d’être des connards à partir du moment où on galère à pécho de la meuf. Ouaich gros, voilà un message auquel je vais avoir bien du mal à adhérer.

D’autant plus que les intrigues en elles-mêmes ne cassent pas trois pattes à un canard. Très attendu, le feuilletonnant se déroule à un rythme plus que pépère, avec des rebondissements qu’on n’avait pas vu sur HBO depuis… ben depuis Sex in the City je dirai. Les vannes tombent à l’eau, le comique de situation ne prend pas, et les personnages secondaires sont tout aussi détestables que le protagoniste. Quant à la conclusion du dernier épisode, elle est tout simplement à gerber de bons sentiments, rappelant du coup le dérapage inconsidéré et limite vulgaire du dernier épisode de la saison 3 de Louie. Bref, à moins de vouloir défendre à tout prix toutes les séries HBO ou d’être un fan inconsidéré (et donc pas du tout critique) de Merchant, vous pouvez sérieusement laisser Hello Ladies dans la vacuité sans fond dans laquelle elle se trouve.

Final Score : 3/10

Franchement détestable, cette comédie de “malaise” rate constamment le coche en offrant un personnage qu’on aurait aimé détester mais que les scénarios cherchent toujours à récupérer, ainsi qu’une trame déjà vue cent fois et qui ferait passer une saison de Grey’s Anatomy pour un bonheur de cynisme. Faux bonbon acidulé, mais vraie soupe à la guimauve, Hello Ladies ne reviendra pas chez moi en saison 2.

the league - season 5THE LEAGUE (saison 5)

Les années passent et les choses ne changent pas : the League est toujours la série comique la plus dégueulasse de chez FX (FXX maintenant…) mais aussi l’une des plus amusantes. Si les différents acteurs font chacun leur trou dans d’autres sitcoms plus familiales et diffusées sur des gros network, la bande semble encore ravie de se retrouver pour incarner ces personnages furieusement décalés qui ne vivent que par et pour une fantasy league de football américain. Peu importe qu’on ne comprenne pas toutes les références, le show est déjà bien assez drôle en soit. Mais attention, c’est définitivement à réserver aux plus grands… et à ceux qui ont l’estomac bien accroché. Bref, pas question de mater ça avec sa chérie au coin du feu.

Final Score : 7/10

Oui, the League est toujours aussi crade mais aussi toujours aussi décalée et imaginative. Défoulant, amusant, réjouissant.

childrens hospital - season 5CHILDRENS HOSPITAL (saison 5)

Fraîchement récompensée d’un deuxième Emmy bien mérité, Childrens Hospital nous a offert avec cette cinquième saison le retournement de situation le plus absurde et indéfendable qui soit : toute l’équipe voit les portes de l’hôpital fermer… et se retrouve mutée dans une base militaire située au Japon. Sur ce point de départ totalement incongru (et assumé jusqu’au dernier épisode) se construit une nouvelle série d’épisodes toujours aussi impressionnante d’inventivité. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un show de 13 minutes, qui se présente comme la version condensée d’une série médicale qui existerait depuis les années 70. Oui, tout à fait. Entre les previously qui font avancer à tout berzingue l’histoire ou les morts / résurrections au kilo, il y a de quoi s’amuser. Et j’oubliais de vous dire, l’un des personnages principaux est un clown, qui guérit les gens avec le pouvoir de l’humour. Et y a Michael Cera en voix off uniquement. Qu’est-ce que vous attendez pour aller vous faire les cinq saisons ?!

Final Score : 9/10

Childrens Hospital est tout simplement la série comique dont la télé US a besoin. Et nous aussi. Après cinq ans, c’est toujours aussi immanquable !

ultimate spider-man - season 2ULTIMATE SPIDER-MAN (saison 2)

L’anime Ultimate Spider-Man vient d’achever sa deuxième saison et à moins d’être un fan acharné de la Marvel (ou d’avoir entre huit et treize ans) vous n’en avez strictement rien à faire. Le show a perdu en rythme et en humour et ne ressemble plus trop à la jolie surprise qui nous avait fait sourire l’année dernière. Dommage…

Final Score : 5/10

covert affairs - season 4COVERT AFFAIRS (saison 4)

Arrivée confortablement à sa quatrième saison, Covert Affairs, série d’espionnage dans laquelle les affaires de cœur ont une importance capitale (d’où le jeu de mot du titre), s’amuse à prendre un gros tournant histoire de se réveiller de la routine dans laquelle elle commençait à s’installer. Et c’est peu de dire que le résultat est à la hauteur : débarrassée de ses quiproquos amoureux et de son jeu de placard à amants, la série laisse le temps à une intrigue touffue et complexe de se mettre en place, avec deux parties distinctes : l’enquête puis la vengeance. Visuellement, c’est un tour du monde plutôt réussi puisque le show évite le studio pour tourner en décor naturel – ce qui semble avoir posé quelques soucis lors de scène où l’on sent que les cadreurs et le reste de l’équipe ne sont pas particulièrement à l’aise ! Piper Perabo laisse sa blondeur candide pour assumer (enfin !) son rôle de femme forte qui sort de la chrysalide de l’assez chiante jeune nouvelle de la CIA. Difficile cependant de recommander la série à qui n’aura pas vu les saisons précédentes, l’intrigue jouant énormément sur la manière dont chaque personnage révèle peu à peu une autre part de lui-même. Un peu comme Annie qui met au placard son identité pour devenir la réjouissante Jessica Matthews. Allez, on croise les doigts pour que la saison 5 qui arrivera l’été prochain continue sur cette bonne lancée.

Final Score : 7/10

Assurément la meilleure saison de Covert Affairs, mais qu’on aura du mal à recommander à ceux qui n’ont jamais vu cette (désormais) dynamique et voyageuse série d’espionnage.

Almost Human - season 1ALMOST HUMAN (nouveauté)

Seule nouveauté de la semaine, Almost Human a été annoncée à grand renfort de publicité et s’est même offert deux soirée d’affilée de lancement sur la Fox. Conçue par J. H. Wyman, l’un des showrunner de Fringe, et produite par tonton J.J. (Abrams), c’est peu de dire qu’on attendait se cop-show de SF au tournant. Le résultat ? A des milliers d’années de nos attentes. Là où on attendait un show brillant offrant une belle réflexion sur les droits de l’homme et de la machine, on se retrouve avec un buddy movie entre un flic pas très humain et un robot beaucoup trop humain, qui se font des blagues dans la voiture (oh tient, ça serait pas pompé sur Hawaii Five-O ça ?), et mènent des enquêtes aussi passionnantes qu’une session shopping avec la petite nièce de votre copine. On se demande bien ce que Micheal Ealy (Sleeper Cell) vient foutre dans cette galère ou encore d’où sort Karl Urban (ouais, des films de Peter Jackson), pâle copie de Manu Bennett (Crixus dans Spartacus) sans aucun charisme. Au secours !

Serangoon road - season 1SERANGOON ROAD (saison 1)

Allez, je vous ai gardé le meilleur pour la fin ! L’un des (très) rares nouveautés de la saison franchement recommandable, Serangoon Road est le fruit d’une curieuse association entre l’Australie et Singapour pour le compte d’ABC (le plus gros network australien, pas l’américain) et HBO Asia. Le résultat est une oeuvre assez inimaginable en dehors de ce contexte très particulier : un polar noir à base d’agence de détective privé, dans Singapour, au milieu des années 60 alors que les révoltes communistes surgissent dans les pays frontaliers. Si le show sait en permanence faire vivre son univers historiquement chargé, il n’en oublie pas qu’il est là avant tout pour nous raconter les mésaventures de Sam Callaghan, le privé australien donc, et de ses enquêtes parfois sérieusement tordues. Accompagnés d’un double fil feuilletonnant (autour de deux intrigues romantiques pour une fois vraiment intéressantes, l’une entre Sam et une femme mariée, l’autre entre une jeune locale et un agent de la CIA ; ainsi que la mort suspecte d’un proche de Sam…), les scénarios sont dynamiques et entraînants.

Au niveau des comédiens, par contre, il faut reconnaître que ça oscille entre du très bon (Pamely Chee incarne avec grâce et majesté la très taquine Su Ling), du moyen (Don Hany n’est malheureusement pas toujours ultra convaincant dans le rôle principal) et de l’assez mauvais (en particulier sur les rôles de personnages plus âgés qui sont censés avoir le pouvoir.) Idem au niveau de la réalisation qui fait un peu avec les moyens du bord et qui, si elle peut parfois trouver de vrais moments de grâce ultra convaincants, se perd dès qu’il s’agit de mettre en place une grosse scène d’action. Ça ne suffit cependant pas à nous faire bouder notre plaisir et la joie de découvrir une série radicalement différente de tout ce qu’on a vu ces dernières années. Rien que pour ce souffle de nouveauté, Serangoon Road mérite que vous y jetiez un oeil.

Final Score : 8/10

Assez remarquable dans son écriture (on passe aisément sur quelques errances capilotractées), mais moins convaincante au niveau de la réalisation et des comédiens, Serangoon Road reste suffisamment novatrice et débordante d’énergie pour que vous puissiez vous y intéresser. Et de toutes façons, vu la qualité des nouveautés de cette année, vous n’avez pas vraiment le choix.

 

Rendez vous très bientôt pour faire un point sur le premier trimestre d’une saison où les nouveautés se sont effondrées mais où plusieurs anciennes séries ont retrouvé un souffle…

Ah, ça c’est dur de suivre la rentrée. Et encore plus d’en faire le bilan semaine après semaine. Parce qu’en plus y avait des vacances voyez-vous. Pis plein de trucs à faire. Bref, vous avez attendu un petit moment, mais vous allez pouvoir vous mettre quelques nouvelles séries sous le coude. A condition, bien sûr, de ne pas être super exigeant…

toast of londonOn ouvre le bal avec la déconcertante Toast of London, sitcom anglaise sur la vie mouvementée et particulièrement décalée de Steven Toast, l’un des plus mauvais acteurs anglais, qui passe plus de temps à régler ses problèmes hors scène qu’à jouer dessus (dixit le résumé…) Il faut le reconnaître, malgré une réalisation assez plate et un manque de moyen très clair, ce programme imaginé et interprété par Matt Berry peut convaincre si on aime l’humour non-sens bien anglais et les histoires qui frôlent le grand n’importe quoi. C’est donc très très particulier et à ne recommander qu’aux connaisseurs…

Ground FloorPlus commune, Ground Floor est la nouvelle création de Bill Lawrence, le papa de Scrubs et Cougar Town. Pour l’occasion, le célèbre showrunner quitte la sitcom à caméra unique pour se replonger dans de la bonne vieille multi caméra avec décors en toc et rires du public. Comme d’hab, le pitch de départ est totalement oubliable et ne représente en rien le potentiel de la série (il s’agit ici d’un jeune loup de la finance – qui travaille en haut d’un immeuble – qui tombe amoureux d’une sémillante et percutante it-girl qui bosse au premier étage – le fameux Ground Floor, occupé par de sacrés personnalités.) Bon, il est assez dur de se faire au retour de la sitcom à papa, qui tient largement plus du théâtre filmé que de la vraie série, mais Lawrence arrive une fois de plus à séduire avec des personnages incisifs et assez originaux, un réel sens du rythme et des surprises à toute épreuve, ainsi qu’un casting réjouissant (John C. McGinley – le fameux Perry Cox de Scrubs – est toujours aussi fabuleux !) Bref, dans la tonne de sitcoms qui nous ont été servies cette année, voilà bien l’une des rares qui ait réussie à me faire rire…

DraculaMais si ce que vous voulez voir, c’est un acteur qui s’éclate, alors jetez vous sur la nouvelle adaptation de Dracula, avec Jonathan Rhys Meyers qui semble aussi heureux qu’un bambin fraîchement débarqué dans un jardin d’enfant où tous les jouets lui auraient été réservés. Bon ok, le show tient plus du Conte de Monté-Cristo que du roman de Bram Stoker – notamment à cause de son fil feuilletonnant sur la vengeance TERRIBLEEEEE ! du héros – et il faut bien reconnaître que les intrigues partent dans des directions assez peu probables (chasseurs de vampires VS hommes d’affaire VS technologie steampunk VS romance VS lutte des classes, j’en passe et des meilleures…) mais ce melting-pot assez inconcevable finit par donner un gloubi-boulga plutôt réjouissant. Absolument dispensable mais franchement amusant. Surtout quand on voit à quel point notre petit Rhys Meyer s’éclate – c’est simple, on l’avait pas vu aussi foufou depuis la première saison des Tudors quand il baisait à tout va et s’amusait à décapiter ses femmes.

ravenswoodEnfin, on termine sur la série que 95% d’entre vous ne regarderons JAMAIS, et pour cause vu qu’il s’agit du spin-off de Pretty Little Liars, la série la plus compliquée (scénaristiquement parlant) jamais conçue : Ravenswood. A croire que ABC Family s’est demandé comment tirer sur la corde de son succès sans trop étouffer son public et a eut l’idée de faire ce spin-off diffusé en alternance avec la série mère, histoire qu’on ait de quoi se foutre (très gentiment) la trouille durant toute l’année. Allez,  j’essaie quand même de vous pitcher le schmilblick : Caleb se rend à Ravenswood avec ses petites copines qui pourchassent toujours le mec qui les persécute (et découvre que leur copine n’est pas morte…) mais chemin faisant il fait la connaissance de Miranda, avec qui il sympathise. Et comme ensemble ils trouvent des tombes à leurs effigies, ils décident de rester sur place pour démerdouiller ce truc étrange. Pendant leur enquête, ils se font trois potos tous plus dérangés les uns que les autres, et ensemble ils ont un accident de voiture. Et là, croyez le zou non, mais l’héroïne, Miranda, meurt. Ouais. Et en fait, elle revient en fantôme et le groupe découvre qu’ils sont maintenant les sujets d’une malédiction qui frappe la ville depuis des lustres. Bref, c’est du grand n’importe quoi qui ravira les fans de PLL… comme moi. Et oui, on a le mauvais goût qu’on mérite !

 

Allez, gros bisous à tous, et on se retrouve en cours de semaine pour faire un bilan spécial séries étrangères qui sont déjà finies.

Allez, cette fois c’est la bonne, c’est la “vraie” dernière semaine de la rentrée. Quasiment toutes les chaînes ont lancé leurs grilles et déjà fait quelques ajustements. Du côté des séries annulées, on dit donc déjà adieu à Ironside, la reprise sans intérêt de L’Homme de fer ; à We Are Men, la sitcom la moins drôle de la rentrée ; et à Welcome to the family, sitcom familiale de plus perdue au milieu de toutes les autres sitcoms familiales…

better call saul pasticheEt alors que la Fox confirme la très sympathique Brooklyn Nine Nine pour une saison complète, et que CBS fait de même pour l’amusante The Crazy Ones, deux nouvelles dont on ne sait vraiment quoi penser viennent perturber cette douce semaine. La première, c’est que Marvel trouve très bon les chiffres de Agents of S.H.I.E.L.D. et vient d’annoncer quatre autres séries en développement dans le même univers : indigestion de super-héros en prévision ? La seconde, qui personnellement me fait froid dans le dos, c’est l’annonce d’un spin-off à Breaking Bad. Oui, vous avez bien lu. Better Call Saul, mettant en scène l’amoral avocat de la série, sera toujours dirigée par Vince Gilligan et fera office de prequel aux aventures de nos cuisiniers favoris. Si le ton semble toujours être là, on ne peut que se demander l’intérêt d’un tel projet : Gilligan a-t-il vraiment quelque chose à dire, à raconter, sur ce personnage ou cherche-t-il juste à rester dans la douce mélancolie de la série qui l’a fait connaître ?

south park missed epidoseEnfin, petit larme pour South Park qui, pour la première fois depuis sa création, n’a pas réussi à rendre son épisode de la semaine à temps. Pour info, le show est construit sur une politique nommée “six days to air” (six jours avant l’antenne) qui veut que chaque épisode soit fait en six jours, histoire de coller au maximum à l’actualité. Mais suite à une panne d’électricité, les compères Parker et Stone n’ont pas pu tenir ce délais ultra court. Plutôt que de finir à l’arrache, l’épisode a été repoussé… à la semaine prochaine. Ces gens sont fous.

breathlessBREATHLESS (nouveauté – UK) potentiel 6

Les anglais n’en ont donc pas fini avec les années 60 ! Dans Breathless, on nous présente la vie mouvementée d’un cabinet de gynécologie en plein dans les débuts de la révolution sexuelle. Le show fait évidemment penser à sa contrepartie américaine, Masters of Sex, mais avec une orientation nettement plus “soap à l’anglaise” avec cette traditionnelle opposition entre riche et pauvre, entre homme et femme, que ce genre de série aime mettre en avant. Les acteurs sont plutôt sympathiques et la réalisation reste très honnête, mais il faut bien reconnaître que le scénario un peu lent et au final assez attendu a bien du mal à nous réveiller d’une petite torpeur qui reste malgré tout très agréable. Breathless pourra s’améliorer sur la longueur ou ne rester qu’un show historique britannique de plus mais ça il faudra quelques épisodes de plus pour en juger…

the tunnelTHE TUNNEL (nouveauté – UK) potentiel 7

Adaptation franco-anglaise de la série danoise / suédoise Broen / Bron, the Tunnel décale donc l’action de ce meurtre située sur le pont qui fait la frontière entre les deux pays nordique dans le tunnel sous la Manche. Après la version américaine plutôt réussie sur la durée, on pouvait craindre le pire de cette nouvelle itération dont l’actrice principale, Clémence Poésy n’a pas grand chose pour faire rêver. Et pourtant, non seulement notre petite frenchy s’en sort haut la main (et fait la nique à la Diane Kruger de la version US), mais en plus le pilote se joue admirablement du concept et l’adapte avec talent à cette nouvelle arène. Autre grand plaisir : la série est volontairement bilingue et permet aux auteurs de s’éclater sur toutes les petites vacheries balancées entre les anglais et les français. Enfin, la réalisation, assurée par Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien) est finement pensée et ne tombe pas dans tous les travers chic et choc des dernières séries Canal… Bref, la seule critique qu’on pourrait faire à ce Tunnel, c’est de suivre les traces d’un scénario original pas toujours bien contrôlé, à la structure parfois bancale et à la résolution étrange et pas totalement réussie. Ça peut paraître beaucoup, mais la vérité c’est qu’une fois que vous avez accepté que The Tunnel ne sera jamais la série du siècle, vous pouvez vous lancer avec plaisir dans ce qui est sans doute la meilleure série française vue depuis très longtemps.

reignREIGN (nouveauté) potentiel 6

Il fallait toute la science et le courage (pour ne pas dire la folie pure) de la CW pour proposer une série comme Reign, à savoir le mélange improbable entre 90210 (Beverly Hills) et the Tudors ! Le show raconte en effet la jeunesse de Mary Stuart, reine d’Ecosse, qui a fait rêver un nombre incalculable d’artistes (c’est la deuxième Marie a avoir inspiré le plus de livres… après la vierge !), alors qu’elle se rend en France pour épouser le futur Henri II. Ayant passé sa jeunesse à l’abris dans un couvent (on cherche à la tuer depuis sa naissance), elle se retrouve assez dépourvue à la Cour, où les complot politiques et sentimentaux dirigent les destins… Sur n’importe quel autre chaîne, on pourrait donc avoir un show historique relativement classique, comme on en a vu pas mal ces dernières années. Mais on est sur la CW, et le show prend un tour inattendu en traitant ce sujet très sérieux… comme une série pour ados ! Le décalage détonne (notamment lorsque le groupe de copines – les premières dames de la future reine – dansent comme des folles dans le salon, ou lorsque la plus aventureuse d’entre elles se chope le roi dans un couloir…), et est accentué par des choix musicaux et visuels qui appuie encore plus cette dichotomie. Mais, à mon avis, ce curieux mélange fonctionne plutôt bien, et il faut reconnaître que le pilote se laisse regarder sans une once d’ennui. Et si le show arrive à s’améliorer au niveau du scénario (encore un peu léger dans le pilote), il se pourrait bien que la CW ait trouvé avec ce Reign le projet le plus sympathique de la saison.

Peaky BlindersPEAKY BLINDERS (saison 1)

Doit-on encore vous convaincre de regarder Peaky Blinders, série anglaise sur un gang dans l’Angleterre de l’après première guerre mondiale ? C’est bien simple, tout y est absolument réussi. J’avais peur que le dernier épisode n’ait rien à raconter, mais il vient conclure de manière jouissive une véritable épopée magistralement construite au fil des six épisodes. Les acteurs sont tous plus convaincants les uns que les autres et la réalisation offre quelques moments proches du chef-d’oeuvre, avec en tous cas des images d’une constante beauté. Le jeu avec la musique, contemporaine, vient là aussi marquer une certaine réflexion dans le traitement de cette intrigue historique. Bref, mis à part la toute dernière minute un peu attendue au niveau du scénario, ou quelques rares scènes de bagarre aux ralentis excessifs, Peaky Blinders est magnifique réussite et s’impose d’emblée comme l’un des immanquables de la saison.

Final Score : 9/10

Ne cherchez pas la petite bête : certes Peaky Blinders n’est pas parfaite, mais elle n’en est vraiment pas loin. En tous cas, pour l’instant, si vous ne deviez regarder qu’une seule série cette année, ce serait assurément celle-ci.

 

Rendez vous dans une semaine pour (sans doute) faire un premier bilan de cette rentrée !

C’est plus ou moins la dernière semaine de la rentrée – ensuite le temps va faire son effet sur les grilles de diffusion. Comme on pouvait s’y attendre, Lucky 7 et ses scores catastrophiques est donc bien la première série à subir la hache de l’annulation après seulement deux épisodes. Il devrait aussi y avoir du ménage dans les nombreux nouveaux carrés sitcoms mis en place par les différents networks et qui ont tous du mal à fonctionner. Enfin, saluons de nouveau la performance de the Blacklist qui signe à nouveau le record de Live+3, dépassant allègrement les cinq millions de spectateurs supplémentaires…

witches of east endWITCHES OF EAST END (potentiel 4)

Pouvait-on vraiment compter sur Lifetime et une adaptation d’une série de romans (en devenir) de Melissa de la Cruz, prolifique auteur de séries z destinés aux jeunes femmes en manque de passion, pour révolutionner la télévision ? Effectivement, Witches of East End se pose comme un produit basique, facile à consommer et encore plus à oublier. Elle annonce cependant l’arrivée probablement massive de projets autour des sorcières dans la paire d’années à venir – et sert un peu de mètre étalon. Il s’agit donc de l’histoire de deux sœurs qui ignorent qu’elles sont sorcières car leur mère a décidé de ne pas le leur révéler dans cette vie. Car, en effet, les jeunes filles se réincarnent au fil des siècles et meurent inévitablement de leurs pouvoirs magiques. Si le principe peut être amusant à défaut d’être véritablement intéressant, c’est bien la mise en scène ultra plate et la qualité – tout simplement médiocre – des différentes actrices qui viennent plomber un projet qui se prend définitivement trop au sérieux. Devious Maids, le précédent succès du network qui occupait la même case horaire, s’en sortait avec les honneurs grâce à son autodérision et un vrai sens du rythme – tout ce qu’il manque à ce pilote qui ne donne pas des masses envie de suivre les aventures de ces sorcières. A moins de focaliser uniquement sur la poitrine proéminente d’une des protagonistes, mais là c’est un tout autre sujet…

tomorrow peopleTOMORROW PEOPLE (potentiel 6)

La grosse feinte de ces Tomorrow People, nouvelle série de la CW adaptée d’un vieux show anglais du même nom ? Il s’agit moins d’une série de SF que d’une série d’espionnage, avec un héros infiltré chez ses ennemis. Il s’agit donc d’un groupe de jeunes gens dotés de pouvoirs extraordinaires qui sont poursuivis par un groupe voulant les contrôler pour “protéger le reste du monde.” Nos héros sont bien entendu épris de liberté et vont donc s’opposer à ces terribles Ultra… jusqu’à ce que le petit nouveau qu’ils viennent de recruter décide de s’infiltrer chez eux. Le pilote est plutôt bien rythmé et les trois quatre effets spéciaux mis en place pour les pouvoirs font assez bonne impression. On restera en revanche nettement plus circonspect sur le casting, rassemblement de belles gueules très photogéniques mais pas particulièrement convaincantes dans leurs talents d’acteurs… Difficile pour l’instant de se faire un réel avis sur le show qui vient tout juste de poser les bases de son univers. Mais vu qu’il passe juste après Arrow, il devrait profiter des performances convaincantes de la meilleure série de super héros actuellement à l’antenne !

american horror story covenAMERICAN HORROR STORY : COVENT (potentiel 7)

Chaque nouvelle saison de American Horror Story étant une toute nouvelle histoire, il me paraissait intéressant de mettre dans les nouveautés cette troisième itération sous-titrée Coven. Quand on vous disait qu’on va bouffer de la sorcière (message perso : oui, Yaya, tu as eu le coup d’oeil là dessus !), les compères Falchuk et Murphy se lancent en plein dans le sujet avec cette étrange école formant de jeunes sorcières à maîtriser leurs pouvoirs. On ne va pas vous le cacher, on est toujours assez angoissé quand ces deux créateur mettent en scène principalement des adolescent(e)s, car ils peuvent tout à la fois révolutionner le sujet comme s’étaler dans de la mièvrerie  bien dégoulinante (n’oublions pas qu’ils sont à l’origine de Glee…) Le pilote laisse à penser qu’ils sont sur la bonne voie, mais quelques doutes persistent. En tous cas, on nous promettait de l’horreur plus glamour et une angoisse portée principalement par des personnages féminins, et il faut reconnaître qu’on ne nous a pas menti. Comme d’habitude, les comédiennes sont excellentes (le duo Jessica Lange / Kathy Bates promet) et la réalisation toujours aussi soignée. Bref, tous ceux qui aiment s’amuser à se faire peur peuvent définitivement tenter leur chance !

once upon a time in wonderlandONCE UPON A TIME IN WONDERLAND (potentiel 5)

Oh putain c’est moche ! Voilà ce qui devrait être votre première réaction en regardant le pilote de Once Upon a Time in Wonderland, spin-off bien nommé de Once Upon a Time se déroulant dans l’univers imaginé par Lewis Carroll. Le twist de départ est assez intéressant (la jeune Alice est prise pour une folle et est incarcérée dans un asile depuis pas mal de temps) et le mélange avec l’univers d’Aladin (oui oui) détonne un peu mais arrive au final à convaincre. Sophie Lowe, dans le rôle principal, est mignonne comme tout et campe une Alice plutôt sympathique et combattante – elle arrive à nous entraîner à nouveau dans l’univers d’Once Upon a Time où les contes de fées prennent vie et font des détours assez inattendus. Bref,  ça reprend tous les codes de la série mère (c’est aussi moche – voir plus) mais malgré tout suffisamment différent pour que les deux shows ne se marchent pas sur les pieds. A tester si vous avez du temps libre mais tout à fait dispensable.

filthy sexy teens - imageFILTHY SEXY TEEN$ (potentiel 6)

L’excellent Paul Scheer, l’un des cerveaux derrière les très amusantes the League ou NTFS:SV:SUV:: revient sur Adult Swim avec Filthy Sexy Teen$, parodie de tous les shows adolescents diffusés ces dernières années. Assez hilarant quand on possède les codes nécessaires, FST reste dans la droite lignée de Childrens Hospital, avec ses previously présentant des scènes jamais vues, ses personnages excessifs et son univers sans queue ni tête. Personnellement, je trouve que c’est un pur régal, mais nul doute que cette comédie décalée de 13 minutes ne fera vraiment pas rire tout le monde…