Archive for February, 2012


Une semaine douce, marquée par la conclusion de deux séries…

Dimanche, impossible de manquer le cinq-centième épisode des Simpsons. La série la plus longue de la Fox, qui fait encore de beaux scores d’audience, était donc en droit de s’offrir un épisode monumental, inoubliable, pourquoi pas d’une durée plus longue que d’habitude, bref de marquer à tout jamais la télévision en osant aller là où personne n’a encore mis les pieds. Oui, c’est peu dire que l’attente était énorme. Résultat des courses, on se retrouve avec un générique sympathique – qui fait le bilan de presque toutes les introductions avec le canapé – et… c’est tout. L’épisode est sympathique mais franchement dispensable. A croire que personne n’avait vraiment envie de fêter cet anniversaire. Y aurait-il encore de l’eau dans le gaz entre la chaîne et la production ?

Oui, y avait ça aussi comme bonne blague...

Après quatorze épisodes d’efforts intensifs, Pan Am prend sa retraite – ou du moins, attend encore l’annonce officielle de son annulation mais il serait vraiment très surprenant que la chaîne décide subitement de commander une deuxième saison. Alors, oui, avouons le, les uniformes et les singulières coiffures vont clairement plus nous manquer que les histoires abracadabrantes d’espionnage et d’aide à des réfugiés…

Ça, c'est une bonne question ma petite dame.

Et dans Once Upon a Time, on comprenait enfin tout le malheur que peut ressentir ce détestable petit garçon qui sert de liant à tous les autres personnages alors qu’on rêve de le voir dévorer par, je sais pas moi, un dragon. Ou un ogre.

Putain, moi aussi si on m'offrait ça maintenant je me dirai que mes parents se foutent un petit peu de ma gueule...

Lundi, Alcatraz se faisait un malin plaisir d’aller dragouiller le geek. Ca commence par la boutique de comics, puis on retrouve notre sympathique Hurley (désolé mais je refuse de retenir son nom dans Alcatraz) qui s’acharne sur son adversaire à Starcraft, mais tout se casse la gueule cinq minutes plus tard quand on nous montre le chef des gentils /méchant directeur qui utilise une super ligne de code à travers un mail pour effacer des méchantes vidéos sur internet.

Si ça c'est pas de la réplique pour draguer le geek...

Et sinon, que se passe-t-il chez les auteurs (ceux de la série, pas les vrais) de Smash ? Ben rien. Un peu comme d’habitude en fait.

Moi aussi mec, et on en est qu'à trois épisodes.

Mercredi, c’est Royal Pains qui achevait sa troisième saison. Alors si vous n’avez aucune idée de ce que peut raconter cette série, vous avez une certaine chance. Pour vous faire le topo rapidos, imaginez une sorte de McGyver de la médecine, qui soigne avec tout ce qui traîne dans les environs, mélangé avec un peu de House pour le côté j’enquête sur votre maladie, saupoudré d’une pointe de Grey’s Anatomy pour les histoires d’amour (mais nettement encore plus ringardes)… Les fans seront rassurés, la série revient pour une quatrième saison courant 2012.

Mon plus gros spoiler de l'année: Royal Pains saison 3, ça se termine comme ça. En même temps, tout le monde s'en fout.

La vraie surprise était donc plutôt à lorgner du côté de One Tree Hill qui fait du fan-service à revendre avec le grand retour de… Lucas Scott ! Est-ce que Chad Michael Murray a voulu faire un clin d’oeil à sa horde de fans en rut ou a-t-il tout simplement beaucoup de mal à faire rebondir sa carrière, toujours est-il qu’il était là, avec une nouvelle coiffure mais toujours la même manière de jouer. Bon ok, il reste dans un aéroport pendant tout l’épisode et ne parle à quasiment aucun des anciens acteurs de la série, mais ça m’a donné un peu le sourire…

La preuve : ils ont retrouvé Chad Michael.

Jeudi, on signait donc le deuxième arrêt de mort… Inside Men, sympathique série anglaise en quatre épisodes se conclue sur un final franchement sympathique et surprenant. Cette sombre histoire de casse qui lorgne du côté social typiquement british s’est avérée être une des meilleures surprises de l’année.

A la gueule du héros, on comprend que c'est une série anglaise.

Allez zou, à la semaine prochaine.

Pour le retour du site, on étrenne une nouvelle catégorie : le bilan de la semaine. Vous ne le savez sans doute pas, mais on en était la semaine dernière – selon nos comptes – à la vingt-troisième de cette fabuleuse saison 2011 / 2012. Entre coup de gueule et coup de coeur, entre mortel ennui et réelle surprise, entre déception et réjouissance, le bilan de la semaine reviendra (presque) chaque lundi matin vous raconter ce qu’il fallait voir mais aussi et surtout ce qui nous a franchement blessé les yeux !

Dimanche soir, ça fait toujours un peu mal de le dire ici, mais c’était bien sur HBO qu’il fallait se connecter. Avec son troisième épisode, la série hippique Luck décolle et arrive enfin à nous prendre véritablement aux tripes. On était déjà convaincu par sa réalisation solide – quoi que parfois un peu lourde – signée Michael Mann, ainsi que par ses comédiens, on attendait juste que les scénaristes arrivent à nous faire passer un peu d’émotion. C’est chose faite avec une séquence des plus touchantes dans laquelle un groupe de quatre pauvres gars digne du pire PMU en bas de chez vous fondent littéralement devant le cheval qu’ils viennent d’acheter. Vous aussi vous aurez bien du mal à retenir votre petite larme.

Le PMU, c'est avant tout tendre la main vers l'autre.

Lundi, c’était au tour des scénaristes de House d’essayer de nous en mettre plein la vue. Après un épisode typique de milieu de saison pour la série, c’est à dire avec une construction déstructurée et une fausse pression pour nous faire croire que cette fois tout va changer ; l’épisode du jour s’intéresse à Chase et adopte carrément son point de vue pendant quarante-deux minutes. Les auteurs ont-ils encore quelque chose à dire sur un personnage qu’ils ont créé il y a huit ans ? La réponse est oui et du coup, si vous avez fini par abandonner cette série, on ne saurait trop vous recommander de mater ces deux épisodes (saison 8, épisodes 12 et 13) qui vous suffiront pour vous remettre à jour !

Et merde, moi aussi va falloir que je passe des auditions si je veux trouver un rôle dans une autre série pour l'année prochaine...

Heureusement, pour nous détendre, on avait droit au deuxième épisode de Glee pour les adultes, autrement appelé Smash, délicieuse guimauve sur le monde impitoyable de Broadway où toute une équipe tente de monter une comédie musicale autour de la vie de Marylin Monroe. On rigole beaucoup de la série (mais pas beaucoup avec elle), notamment quand on découvre l’exceptionnelle méthode des auteurs (dans la série) qui structurent à peine l’histoire de leur musical alors que les comédiens sont déjà en train de répéter les dialogues.

No, not here, you idiot ! We allready wrote that shit, anyway.

Mardi on pouvait assister à la triste et lente mort de l’original, c’est à dire Glee. J’ai un peu l’impression que les scénaristes se sont rendus compte qu’ils détestaient tous leurs personnages (à l’exception notable de Santana, allez savoir pourquoi) et ils s’amusent donc à les rendre insupportables. C’est bien simple, on a envie de les abattre – vivement l’épisode Colombine qu’on en finisse…

Dwight saurait nous expliquer comment tous les abattre avec une seule balle.

Heureusement, on respire chez la concurrence grâce à The River, deuxième série horrifique de l’année après l’étonnante  American Horror Story. Avec son approche mockumentary très utilisée ces derniers temps dans le genre au cinéma, on aurait pu craindre le pire : que les histoires ne nous étonnent pas. Et bien, très franchement, quand on le regarde tard dans la nuit, dans une pièce bien sombre, et qu’on a décidé de jouer le jeu, il faut avouer que ça peut bien foutre la pétoche.

Vous ne vous trompez pas : il y a bien des messieurs tout nus dans la rivière.

Mercredi, c’était fatidique, mais Revenge atteint sa fin programmée, en arrivant au fameux flash forward présenté au tout début de la série. Mais que vont faire les auteurs maintenant ?

Non, franchement, Daniel, te force pas à te réveiller, t'es très bien comme ça, la gueule dans le sable.

Jeudi, c’était fatidique, mais The Firm atteint sa fin programmée, en arrivant au fameux flash forward présenté au tout début de la série. Mais que vont faire les auteurs maintenant ? (oui, c’est la saison qui veut ça…)

Et ben voilà, on est tout fort dépourvu quand le feuilletonnant tombe à l'eau.

Enfin, vendredi, c’est bien entendu Spartacus qui choquait l’amérique en remettant au goût du jour le débat sur la parité homme / femme. Toujours aussi revendicatrice et en avance sur son temps, la série de gladiateurs aux attributs bien fournis ose affirmer que la parité, pendant la Rome antique, c’est avant tout le fait pour chaque femme d’avoir le droit de se battre aux côtés de son homme. Et il faut voir la copine de Spartacus se jeter en hurlant sur les romains, le petit couteau bien affûté dans les mains, qu’elle s’amuse ensuite à planter une bonne dizaine de fois dans le cors du fameux romain et à faire tout plein d’éclaboussures virtuelles sur la caméra. Bref, vous l’aurez compris, on en redemande !

Je sais pas vous, mais moi c'est pas forcément le couple avec qui je partirai en week-end.

Allez, à la semaine prochaine !