Archive for May, 2012


Troisième et dernière partie de cette semaine forte en fin de saison. Cette fois, on fait dans l’animation et le surnaturel…

Autant ABC est connue pour ses mercredis comédie (avec, entre autre, Modern Family ou plus récemment la réjouissante Dont Trust the b**** in appartment 23), autant FOX l’est pour ses dimanches animation. A côté des poids lourds que sont American Dad ou Family Guy, la chaîne a connu une belle déception avec Napoleon Dynamite mais s’offre toujours trois petits shows bien sympathiques dont on va parler tout de suite…

C’est indéniable : quand Seth MacFarlane tient une formule, il l’exploite à outrance. Après Family Guy et American Dad, il décline une fois de plus son humour corrosif, extrêmement autocritique et bourré de gags plus ou moins en dessous de la ceinture. Pourquoi regarder plus The Cleveland Show que ses deux autres séries ? Il n’y a aucune raison. En fait, les trois shows se valent et l’appréciation qu’on en a tient plus à si on les a suivi depuis le début ou non. Cette saison, Cleveland ne nous aura pas surpris mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Il est resté le même et c’est peut-être ce qui est le plus important.

Final Score : 3/5

Amusant, sympathique et passablement potache, The Cleveland Show ne cherche pas à surprendre ou à casser la baraque. C’est juste une petite série d’animation fun et c’est tout ce qu’on lui demande.

Loren Bouchard est un mec passablement tripé. Après avoir créé plusieurs séries pour la phénoménale Adult Swim (la version adulte de Cartoon Network) il débarque chez la Fox avec ce programme surprenant autour d’une famille dont le père tient un restaurant de burger : Bob’s Burger. Ce n’est pas les graphismes décalés – auxquels la Fox nous a habitué lors de sa soirée du dimanche – ni son univers foutraque – idem – mais bien la logique familiale totalement étrange et superbement exploitée qui font de ce programme une vraie réussite. Bien plus que les Simpsons, les Belchers forment une vraie famille dont les aventures font interagir tous les membres. Et puis, on ne va pas se leurrer, la petite Louise a vraiment le potentiel formidable d’un Bart Simpson. Cette deuxième saison, quoi qu’un peu courte (seulement neuf épisodes) aura été une vraie réussite : jamais lassante, toujours surprenante, Bob’s Burger nous a encore une fois conquis.

Final Score : 4/5

Très bonne (mais trop courte) deuxième saison pour Bob’s Burger qui confirme son statut d’oeuvre animée franchement à part. On reste sur la voie tracée par les autres séries de la Fox, mais on s’intéresse pour de vrai à une logique familiale trop souvent abstraite ou mal exploitée dans les autres shows.

Un film et 23 saisons plus tard (soit plus de 500 épisodes) que valent encore les Simpsons ? Et bien, ils ont été en bien meilleure forme que l’année dernière. La formule a tendance à se renouveler, les auteurs ont encore trouvé des choses à nous révéler sur les personnages (ah, formidable épisode sur Bart face à l’avenir et qui décide… de faire croire, lors d’une croisière, que les états-unis ont été attaqués par un virus !) et la réalisation continue de s’affiner. Toujours aussi beaux, toujours aussi jouissifs, toujours aussi amusant, Homer et compagnie ne sont pas prêt de quitter nos postes de télévision. Et c’est tant mieux.

Final Score : 4/5

Après la saison très “fatiguée” de l’année dernière, The Simpsons revient plus en forme que jamais. Certes, le 500ème épisode n’était pas la perle tant attendu, mais le reste de la saison avait tout pour nous convaincre !

Quand on se prend un peu au moins au sérieux, qu’on peaufine les dialogues et qu’on laisse aux acteurs les moyens d’incarner leurs rôles, les choses se passent tout de suite mieux. C’est donc un sacré grand écart que fait Nikita entre sa première et sa deuxième saison. Les scénaristes commencent à nettement plus se lâcher sur l’humour qui manquait cruellement l’année dernière, sans doute car ils peuvent enfin exploiter le personnage de Birkhoff, geek hackeur qui devrait faire rire les spécialistes et qui fera de toutes façons rire les spectateur par son ton désinvolte, son fétichisme nutritionnel et ses remarques acerbes. Maggie Q aka Vieillepô retrouve sa jeunesse et en fait un peu moins sur le côté séductrice (malgré l’affiche ci-dessus) tandis que la petite Lyndsy Fonseca (quel nom improbable) commence à s’amuser à incarner Alex lorsque celle-ci se retrouve seule et part dans une quête vengeresse très personnelle. Le feuilletonnant est nettement mieux mené, et très clairement beaucoup plus pensé en amont, amenant à une conclusion qui m’a pour le coup particulièrement surprise (la mort d’un personnage dont je pensais que les auteurs ne pourraient jamais le tuer.) La réalisation s’avère enfin à la hauteur lors de certaines scènes d’action mais reste toujours aussi plate lors des parades amoureuses dont on se moque totalement (ah, l’histoire d’Alex avec XXX totalement ridicule !)

Final Score : 3.5/5 normalement ; 4/5 pour une série d’action

Nikita fait parfaitement ce qu’on lui demande, à savoir mettre en scène des séquences d’action virevoltante et nous faire plonger dans un scénario outrancièrement paranoïaque aux rebondissements parfois improbables mais toujours amusants. Avec la touche d’humour qui lui manquait l’année dernière, la série trouve véritablement son ton et s’affirme comme un divertissement de qualité. Mais soyons clair : un simple divertissement, au même titre qu’un bon burger dans un vrai restaurant.

Les scénaristes de Supernatural étaient pas dans la merde en promulguant un de leurs personnages… dieu ! Coup d’éclat du season finale de l’année dernière, cette nouvelle fracassante les met bien dans l’embarras pour le démarrage de cette septième saison qui s’est très vite avérée la moins bonne de la série (quoi que, il faudrait comparer avec les deux premières qu’on a finalement bien vite oublié). Il faut dire que la précédente saison était pour le moins imparable : les épisodes mythiques se sont écoulés les uns après les autres, les auteurs faisant preuve d’une imagination absolument débordante. Tentant de se recentrer sur une intrigue principale plus forte, cette septième saison oublie parfois ce qui fait le charme particulier de la série, à savoir le côté fun et ouvertement décalé d’un projet autrement purement fantastique. La mise au placard de Misha Collins pendant plusieurs (beaucoup trop) d’épisodes est ainsi une vraie débâcle tant son personnage – et l’acteur, absolument fabuleux – avait marqué le programme de son empreinte. Du coup, on s’ennuie un peu avec cette histoire de Leviathan, énième nouvelle race surnaturelle décidée à envahir le monde, même si leur projet, qui passe par abrutir les gens en utilisant leur faiblesse pour la junk food, reste une idée amusante. Quand aux problèmes de Sam avec Lucifer, bien décidé à lui pourrir ses journées en lui chantant constamment des trucs dans la tête, et à ceux de Bobby dont on ne parlera pas ici, ils ne sont pas assez exploités pour être vraiment convaincants. Le season finale viendra nous achever avec son classicisme extrême et une chute… qui tombe à l’eau.

Final Score : 3/5

On est sans doute un peu dur avec Supernatural qui perd deux points par rapport à l’année dernière, mais c’est parce qu’on aime profondément cette série qui s’est toujours avérée être un vrai laboratoire d’expérimentations scénaristiques. Alors forcément, quand on nous balance une saison mollassonne et si peu inventive, on est très déçu. Et on espère que tout le monde va se réveiller l’année prochaine et que la série ne va pas tomber dans un âge sombre peu reluisant…

Véritable catastrophe lors de la diffusion de son pilote, on n’attendait plus grand chose de Grimm, la série du sympathique David Greenwalt, autrement connu pour avoir bossé sur Buffy et Profit. La faute revenait aux effets spéciaux décevants, aux acteurs profondément anti-charismatiques, et à un concept mort-né, une fausse bonne idée comme on en fait plus. A savoir un détective qui découvre qu’il est un descendant des frères Grimm et qu’il peut voir les créatures surnaturelles qui vivent autour de nous – autant vous dire que dés qu’il voit la bouille d’un bonhomme se transformer, on sait qui est le coupable. Le souci, c’est que la série se présente avant tout comme un cop-show : quand on sait qui est le coupable, il faut tenir une enquête des plus magistrales pour faire rester le spectateur (à l’image d’un Colombo) et certainement pas dévoiler au héros qui est son ennemi !

Mais tout ceci n’était qu’une erreur de jeunesse. La série cherchait à installer un univers complexe et plutôt inventif et elle avait trouvé ce cadre de cop show comme solution – ce qui était, une fois de plus, une mauvaise idée. Mais dés lors qu’elle se met à jouer de cet univers, qu’elle commence à mettre en place des intrigues sur plusieurs niveaux, qu’elle plonge ses personnages dans des problèmes autrement plus complexes que simplement découvrir qui est le coupable, elle trouve une certaine qualité. Le season finale s’avérant des plus convaincants, on attend que la série prolonge son identité et s’engouffre vers des chemins originaux l’année prochaine.

Final Score : 3/5

Il n’y a qu’une seule bonne raison de regarder Grimm : espérer que la série continue son avancée qualitative l’année prochaine et devienne dans un avenir proche un véritable immanquable. Pour l’instant, il y a de l’idée, du potentiel, mais malheureusement aussi trop de problèmes (du moins dans la première partie de la saison) pour la confirmer comme série convaincante. Croisons les doigts pour la suite !

Suite de cette grosse semaine de fin de saison avec de l’humour, des flics, et des médecins…

La reine actuelle des séries médicales, Grey’s Anatomy croulait sous un casting plus qu’imposant pour cette huitième saison. En effet, quand il faut tracer des trajectoires pour pas moins d’une grosse quinzaine de personnages, il faut sacrément se retrousser les manches. Le pari est à moitié réussi avec quelques belles trouvailles (comme les avancées surprenante de Jackson ou Karev) et des protagonistes qui disparaissent quasiment de l’écran ou qui ne sont là que pour venir balancer un bon mot de temps en temps (Lexie et Callie). Si ce n’est certainement pas la saison de la nouveauté, les auteurs ont pris soin d’essayer d’éviter le pathos larmoyant tout en gardant des rebondissements sacrément musclés. Mention spéciale au season finale, dans lequel Shonda Rhimes se refuse à jouer avec la mort d’un personnage la rendant d’autant plus abrupte et amère – d’ailleurs, une partie des fans est en colère et demande le retour de fameux personnage l’année prochaine… Quant à Ellen Pompeo, elle semble être à l’aise dans les bottes de Meredith qui revient quelque peu sur le devant de la scène. Mais la grande gagnante de cette saison, c’est clairement Sandra Oh, franchement convaincante dans son rôle de Christina Yang, et qui assume pleinement les ambivalences de son personnage.

Final Score : 4/5

Cette saison 8 est certainement l’une des meilleures de Grey’s Anatomy – du moins elle renoue avec la qualité et la surprise des premières saisons. Alors certes, la série se perd dans son nombre important de protagonistes et gagnerait à se recentrer sur moins de personnages, mais les scénarios et les comédiens se sont avérés franchement réjouissants. Reste la réalisation, carrée, à l’épreuve des balles, mais pas franchement imaginative. Mais qui voilà ?! Mais c’est bien sûr, le poids lourd de la série policière depuis sept ans, à savoir les profilers de Criminal Minds. Après l’arrêt brutal du (très mauvais) spin-off lancé l’année dernière, la série spécialisée sur les tueurs en série se devait d’offrir une saison irréprochable. C’est chose faite avec des scénarios convaincants, une réalisation à filer la frousse à Jason Statham, et des comédiens qui roulent. Pas de grande surprise, mais pas non plus de vraie déception quoi qu’on ait pu attendre du season finale un peu pépère.

Final Score : 3.5/5

Série tranquille qui ravira tous ceux qui s’intéressent aux tueurs en série et tous ceux qui apprécient un bon cop show, Criminal Minds reste sur ses rails bien huilés pour offrir une septième saison tout à fait honnête. Maintenant, il faut l’avouer, un peu d’originalité et de prise de risque serait tout de même les bienvenues… Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ce pauvre Gregory Poirier serait mort une bonne dizaine de fois lors de la diffusion de sa dernière création, Missing. Le scénaristes, qui n’est ni français ni canadien comme certains le laissaient entendre – c’est un américain né à Hawaii – a commis ce qui se fait de pire dans le genre du thriller d’espionnage. Car on sent la volonté de faire quelque chose de frais, péchu, dynamique alors que le résultat est mou, fatigué et passablement ringard. Ashley Judd en mère de famille qui cherche son fils et qui s’avère être en réalité une ancienne agent de la CIA, déjà on n’y croit pas. Mais quand viennent se mêler à tout ça des agents d’Interpol ou encore un père pas vraiment mort dans un attentat à la bombe il y a dix ans et on commence à rigoler. Le pire est atteint (heureusement) dans le dernier épisode lors d’une discussion hallucinante entre l’héroïne et le vilain méchant pas beau que de toutes façons il aimait pas son fils parce qu’il aime personne. Lorsqu’Ashley Judd parle de la noirceur qu’elle a découvert en elle, on pouffe de rire. Lorsqu’elle apparaît en silhouette à contre-jour et qu’elle lâche son pistolet pour bien symboliser que cette fois son combat est fini, on pleure de rire. Et comme s’il fallait en rajouter, Grégory nous pond un ultime rebondissement : Ashley Judd se fait enlever et cette fois c’est son fils qui va la chercher. On rigole, on rigole, mais heureusement que la série a été annulée quand même.

Final Score : 1/5

Série hautement ridicule, Missing ne vaut le coup que pour ses paysages européens variés (on fait un tour en France, à Vienne et en Italie si je me souviens bien) et pour son ridicule qui confine à une parodie du genre. Ah, si tout ça ne se prenait pas aussi au sérieux… Ah finalement, elle nous aura bien surpris cette satané Shonda Rhimes. Par ailleurs effondrée sur Private Practice et nettement plus en forme sur Grey’s Anatomy, elle abandonne le milieu médical pour se lancer dans… la politique. Quoi ? Mais on pensait à la vue du pilote que Scandal allait être une sorte de Grey’s Anatomy avec des avocats ! Qu’est-ce qu’il s’est donc passé ? La réponse est assez simple : Shonda Rhimes a du regarder The Good Wife, Damages et Boss (oui, ok, c’était pas diffusé à l’époque mais bon…) et elle a fait un gros mix. Comme elle est pas stupide et qu’elle connaît pas forcément très bien le fonctionnement de la maison blanche, elle est allée chercher Judy Smith, qui était “administration press aide” pour Georges Bush… Alors oui, on s’est bien fait avoir par le pilote pas franchement palpitant, mais qui nous titillait juste assez pour voir la suite (et sans doute se moquer des efforts de Shonda – on n’a pas oublié la catastrophe Off the Map). Sauf que là où on attendait des nouveaux cas à chaque épisode, on découvre une série qui met rapidement en place son feuilletonnant et se débarrasse du reste très rapidement. Les personnages sont loin d’être les stéréotypes lisses auxquels on s’attendait et la réalisation prouve au fur et à mesure qu’elle a des choses à dire. Même les passages à la maison blanche semblent crédible – mention spéciale au couple présidentiel, qui fait froid dans le dos. Et à la fin de la saison, on reste comme deux ronds de flanc sur son canapé à réclamer la suite.

Final Score : 4/5

Ah, s’il n’y avait pas la “touche” Shonda Rhimes au niveau de la musique et des effets scénaristiques un peu trop choc par moment, Scandal pourrait être une excellente série. C’est déjà pas loin d’être un immanquable tant les programmes à ce point réjouissants nous ont manqué cette année. Excellemment menée, l’intrigue principale balaie tout sur son passage. C’est déjà une réussite.

On ne va pas s’attarder sur le problème du lynchage de Dan Harmon, show runner et créateur du show, viré comme un malpropre il y a une petite semaine, mais bien revenir sur les épisodes de cette troisième saison de Community. Si les personnages sont toujours aussi attachants, si l’univers de la série est toujours aussi barré et imprévisible, et si la réalisation continue de tenir toutes ses promesses, force est de constater que les scénarios sont, eux, très inégaux. Ainsi, on peut tomber sur de magnifiques perles d’humour (le faux épisode flashback avec nos héros chez un psy, le faux épisode documentaire sur la guerre entre Troy et Abed…) comme sur de belles idées malheureusement mal traitée (l’épisode jeu vidéo, particulièrement décevant) et parfois sur de vrais plantages pas drôle pour un sou. C’est qu’il en faut des idées de génie pour tenir un tel programme et nul doute que la prochaine saison, avec l’éviction de Dan Harmon et la mise au placard de la diffusion le vendredi soir, s’auto-annéantira dans les larmes des fans.

Final Score : 4/5

Community est certainement la sitcom la plus attirante du moment grâce à son ton décalé et unique ainsi qu’à des idées d’univers absolument géniales. Dommage que l’ensemble ne tienne pas si bien la route que ça : les déceptions sont nombreuses – au moins autant que les grandes réussites. Bref, c’est à vous de voir, mais il faut avouer qu’il serait tout de même un peu con de se priver d’un programme pour une fois original.

Premier rendez vous de la semaine du 13 au 19 mai, très lourdement chargée en départ. Tellement chargée qu’elle va faire l’objet de plusieurs bilan de la semaine !

Je me suis beaucoup moqué, ici même, de celle que j’appelle “Glee pour les adultes“, en l’occurence la comédie musicale de Theresa Rebeck intitulée Smash. La créatrice et show-runner de la série connaît bien le monde assez particulier de Broadway pour y avoir beaucoup travaillé et il ne fait nul doute qu’elle a mis beaucoup de coeur à l’ouvrage pour retranscrire cet univers si particulier. Soutenue par Steven Spielberg qui, s’il a toujours produit des show télé, s’est superbement planté cette année avec Terra Nova et The River (pourtant franchement pas mal) et un peu moins avec Falling Skies (reconduite pour une saison deux qui va démarrer pendant l’été), Theresa Rebeck avait intérêt à ce que son programme séduise une majeur partie du public. C’est apparemment chose faite, vu les audiences, mais il a dû se passer quelque chose en coulisse car Rebeck, après avoir annoncé qu’elle laissait le poste de show runner à Joshua Safran (de Gossip Girl) mais restait scénariste, vient de certifier qu’elle ne reviendra pas du tout pour la deuxième saison. Bref, la réalité a largement rattrapé la fiction…

Mais alors que faut-il penser de ces seize premiers épisodes ? Que ce soit bien clair : si vous ne supportez pas les pleurnicheries braillées à tue-tête des musical américaines, pas sûr que vous puissiez vous avalez les nombreux passages chantés de la série, pourtant nettement mieux réalisés que ceux de Glee. Après, c’est à vous de voir. La série souffre de personnages stéréotypés au possible (on reconnaît bien des pattern de personnalité, mais les auteurs poussent un peu trop le bouchon pour être crédible) et est surtout portée par deux connassines qu’on a envie de frapper l’une contre l’autre au bout de dix minutes (la blonde à gros seins et la brune romantico-ghoto-pouffe). D’un autre côté, on a doit à quelques vérités bien senties sur la cruauté du show-business, sans aucune complaisance (fabuleux passage où le metteur en scène explique à une comédienne qu’elle a beau avoir bossé comme une tannée elle n’a juste pas le truc en plus de sa concurrente). Quant à la réalisation et les comédiens, il faut bien avouer qu’ils sont loin d’être mauvais.

Final Score : 3.5/5

Smash n’est pas une franche réussite, tout simplement parce que ses personnages sont totalement insupportables – mais c’est peut-être un simple ressenti personnel, et il est fort possible de tout ce qui me semble artificiel et stéréotypé s’avère en réalité tout à fait juste sur le monde de Broadway. Reste que les scénarios sont loin d’être mauvais, à la différence des chansons hystériques, et que le fil rouge de la saison s’avère agréable à suivre. Et, mis à part l’incompréhensible Ellis et la manière très particulière dont la scénariste – dans la fiction – monte l’histoire de la comédie musicale, les gros cartons rouges se font assez rare.

Bwarf ! Cette cinquième saison de Gossip Girl aura été – pour moi – celle de l’enterrement définitif de la série. Entre les personnages inconsistants, la réalisation molle et des scénarios absolument pas passionnant (non, mais c’est vrai ça, qui a eut l’idée de faire épouser le prince de Monaco à Blair ?) ces 24 épisodes auront plus tenu du calvaire que de la réjouissante bouffée de fraicheur que la série entretenait à ses débuts. Chuck Bass ne manigance plus rien alors que c’était le personnage le plus fourbe de la télévision, Ivy et Charlie ne servent à rien, quant à Elizabeth Hurley, récemment débarquée, elle fait tout simplement peur à voir. Toute la critique de ce monde où l’ambition est la seule valeur qui compte s’est effondrée au profit d’un affairisme bien pensant.

Final Score : 2/5

Aïe : Gossip Girl n’en finit plus de chuter et va finir par se scratcher au sol. Ouf, la prochaine saison sera la dernière – il est temps. Elles ont l’air gourde, comme ça, les filles de MIOBI (Make It Or Break It) mais en vrai elles assurent. Ces trois jeunes gymnastes vont-elles réussi à obtenir leur place pour les J.O. de Londres ? C’est le pitch de cette troisième saison qui se débarrasse donc de l’énervante Emily Kmetko qui était au début la vraie héroïne du programme. Pas franchement marquante d’un point de vue de la réalisation ou du jeu – assez forcé – des actrices, MIOBI puise sa force dans ses scénarios qui n’hésitent pas à s’attaquer à la complexité et la difficulté du sport à haut niveau. Le problème, c’est que cette critique assez cynique s’enrobe d’intrigues romantiques ridicules ainsi que d’une certaine chape morale qui veut que le karma régisse tout ce sympathique petit monde. La série s’est conclue sur un finale pas franchement décevant mais extrêmement attendu. Dommage, on aurait bien aimé être surpris une dernière fois.

Final Score : 2.5/5

Make it or break it était une série assez moyenne mais qui cachait d’excellentes idées et un sens du rythme plutôt convaincant. Elle ne restera pas dans l’histoire des séries, mais était certainement l’un des meilleurs programmes d’ABC Family… On sentait la série fatiguée, cette septième saison de How I Met Your Mother nous l’a confirmé : la série est dans cette mauvaise phase que tous les shows qui durent presque une décennie doivent traverser. En attendant la saison du renouveau ou de la fin, qui sera donc la huitième, fallait-il faire l’impasse sur les 24 épisodes de cette année ? Le feuilletonnant n’était en tous cas pas particulièrement réjouissant, et les différentes intrigues sentimentales manquaient sérieusement de punch pour convaincre. HIMYM est même devenue bavarde et fatigante à l’image de ces jeunes mères qui ne peuvent que parler d’enfant (et là, on nous bassine avec le bébé de Marshall et Lily au point d’avoir envie de les frapper…) Reste Barney, toujours aussi drôle et efficace quand les auteurs n’essaient pas de le rentre outrancièrement (et donc artificiellement) humain. C’est donc là que réside la bonne surprise, vers la fin de la saison, dans son histoire assez étonnante avec une très amusante stripteaseuse.

Final Score : 3.5/5

On pourra vite oublier cette saison de How I Met Your Mother, pas franchement mauvaise mais loin d’être aussi drôle que les précédentes. La série passe par un passage à vide quasiment obligé vu sa longévité, mais elle a intérêt à rebondir l’année prochaine… Hummm, ce qu’ils sont beaux sur l’affiche les acteurs de 90210, relaunch abusif de la licence Beverly Hills. Malheureusement, la série, elle, s’avère franchement moins jolie et calibrée. La quatrième saison de ce programme hautement éducatif nous aura donc appris une chose des plus importantes : l’amour c’est ce qu’il y a de plus important. Mais bon, ça ne dure pas longtemps. Entre Annie qui tombe amoureuse d’un futur pasteur, Liam qui devient un acteur de film de SF (oh mon dieu, ce qu’on y croit), Silver qui passe de mecs en mecs en demandant qu’on l’aime (et qu’à la fin on lui fasse un enfant), Dixon qui plante sa nouvelle copine pour aller faire de la musique, ou encore l’insupportable Naomi qui découvre qu’elle a ce sale petit geek vraiment dans la peau (ouais, bon je vous spoile le dernier épisode mais sparave) : c’est à croire que tous ces jeunes gens sont encore plus stupides et stéréotypés que l’année dernière – c’est dire… Reste Ivy (tellement importante qu’elle n’est même pas sur l’affiche) qui zone en plein désespoir et ce pauvre Navid, interprété par Michael Steger, seul acteur apparemment à ce rendre compte de la vacuité de ses dialogues. Bref, 90210 c’est du grand vide, du absolument n’importe quoi, et en même temps c’est exactement ce qu’on attend de cette série.

Final Score 2.5/5

90210 est l’archétype de la série ado inconsistante, simplement là pour être consommée à la sortie des cours et fournir un sujet de conversation à de jeunes collégiens déprimés. Pour un produit de ce genre, elle mérite donc amplement la moyenne. Mais si vous avez plus de seize ans, vous pouvez sérieusement passer votre chemin (si vous avez moins aussi d’ailleurs….)

Ah il est frais mon poisson, il est frais ! Enfin, plus tellement en vérité. Avec cette cinquième saison, Private Practice, le spin-off plus “adulte” de Grey’s Anatomy s’essouffle affreusement. Si les cas médicaux s’avèrent souvent intéressants, c’est bien le feuilletonnant qui n’arrive pas à nous accrocher. Ainsi, on a que faire de la thérapie de Kate, et elle nous gonfle rapidement avec son envie d’avoir un enfant mais de garder son couple. De l’autre côté, les scénaristes abuse à outrance de la larme facile avec la pauvre Amélia qui en prend mais alors vraiment plein la gueule (elle devient accroc, elle perd son mec, découvre qu’elle est enceinte, puis que son enfant n’a pas de cerveau – non, ce n’est pas une métaphore.) Enfin, il y a Cooper qui apprend qu’il est papa et bah, sparave parce que en fait ça va toujours bien se passer pour lui. Et les autres, franchement, on s’en moque totalement. A se reposer sur ses acquis, Private Practice ne surprend plus et ennuie.

Final Score : 2/5

Celle qui, à l’époque, s’était avérée bien meilleure que sa grande soeur Grey’s Anatomy, s’avère cette année carrément plus mauvaise. Personnages aux destinées inintéressantes, scènes de bavardage intempestives et réalisation toujours en berne auront raison des meilleurs volonté. Qu’on se le dise, on s’endort tous devant Private Practice.

Cette semaine les départs commencent à s’accumuler avant le “grand débarras” de la semaine prochaine. Retour donc sur quatre départs et une arrivée !

Mais commençons par glisser un petit mot sur ses séries qui viennent de finir leur saison (ou carrément leur diffusion) et qu’on ne critiquera pas vu que, malgré tous mes efforts, il n’y a pas encore assez d’heure dans une journée et assez de capacité dans mon cerveau pour tout regarder. On dit donc aurevoir à Last Man Standing (une sitcom extrêmement mauvaise avec Tim Allen qui arrive tout de même à convaincre le public américain), New Girl (mais qu’on tentera de regarder vu son succès), Big Bang Theory, The Office, Parks and Recreation, CSI : New York (alors que Miami se voit annulée), la pourtant très décevante Blue Bloods, l’increvable American Dad, Bones, la catastrophe Hart of Dixie (qui viendra donc polluer la CW l’année prochaine), et la franchement pas drôle Mike & Molly. Et on fait un adieu définitif à Unforgettable (un cop show à twist mais malheureusement vraiment trop classique), The Finder (le spin-off de Bones, énième spin-off à se voir claquer la porte au nez au bout de douze épisodes), la passablement fatiguée Desperate Housewives qui mérite bien sa retraite du coup. La première série à se faire la malle cette semaine, c’est donc The Secret Circle, deuxième show adapté des romans de L. J. Smith et venue accompagner sa grande soeur The Vampire Diaries (dont on parle juste après !) L’affiche vous fait penser à The Craft (mais si, Dangereuse Alliance en vf, avec Neve Campbell période à peine pubère) ? C’est normal, on est dans le même registre. Soit un groupe de sorcières (bon, y a deux mecs dans le groupe, mais ils servent pas à grand chose si ce n’est apporter des intrigues amoureuses) qui se confrontent à leurs pouvoirs. Vont-elles faire le bien ou le mal ? Et puis comme il faut tenir sur la durée, vous me mettrez une petite louche de chasseurs de sorcières (que des mecs là pour le coup), un papa super puissant, et pis même du voyage temporel. Sorte de soap fantastique qui n’a rien à envier à Dark Shadows (le vieux programme télé comme le film de Burton), The Secret Circle sait parfaitement distiller des cliffhangers monstrueux en début et fin d’épisode mais a bien du mal à construire des scénarios prenant de bout en bout. Et même si les jeunes actrices ont toutes de jolis minois, que les garçons ont eux aussi une plastique irréprochable, et qu’au final ils s’avèrent tous pas si mauvais que ça, impossible de ne pas s’énerver face à la réalisation pataude qui fait cruellement ressentir le manque de moyens. Pour autant, la série méritait-elle d’être annulée aussi vite, à la fin de sa première saison, alors qu’elle ne fait pas plus mal que le programme qu’elle remplace ? Les patrons de la CW pensent sans doute avoir un programme magique dans leur chapeau pour l’année prochaine, mais les fans n’ont pas encore dit leur dernier mot. Deux topics mondiaux sur twitter le jour de l’annonce de l’annulation, et une pétition (ou plutôt twittition) de plus de 23 000 signatures en quelques jours. On repense alors aux fans de Roswell qui avait tout fait à l’époque pour éviter l’annulation (et d’ailleurs, je découvre à l’instant que l’un des show runner de l’époque n’était autre que Ronald D. Moore… le papa de la nouvelle version de Battlestar Galactica !) Alors, internet fera-t-il changer les choses ? Wait and see…

Final Score : 3/5

Pas folichonne mais pas mauvaise non plus, The Secret Circle est une série tout juste moyenne qui souffre d’une mauvaise gestion des scénarios et d’une mise en scène pataude. Seuls les fans les plus acharnés d’histoire de sorcières devraient se lancer dans l’aventure… mais on leur recommande quand même d’attendre de voir si la CW va finalement recommander la série suite aux pressions des fans ou si elle va se borner à les bouder ! On attendait une grandiose adaptation du magnifique comics Fable de Bill Willingham, on a pris en pleine gueule Once Upon A Time et ses effets spéciaux démodés. Autant dire qu’au démarrage, la nouvelle série d’ABC partait sur de mauvaises bases. Et ce n’est pas la piètre performance de Ginnifer Goodwin (que l’on n’aura pas pleuré longtemps chez House) qui aurait pu nous remonter le moral. Once Upon a Time c’est la pas très fascinante histoire d’une femme d’une trentaine d’années qui voit un jour débarquer chez elle l’enfant qu’elle a laissé à l’adoption dix ans plus tôt. Il la ramène dans son petit bled paumé mais là, fichtre, on découvre que tous les habitants sont en réalité des personnages de conte de fée. Et la dame qui a adopté le petit gars, c’est la méchante reine. Arf. Mais il faut bien avouer que, passé la mauvaise surprise du début, le show trouve très vite ses marques et commence à nous embarquer dans son feuilletonnant plutôt rondement mené. Dans sa deuxième moitié, la série atteint sa vitesse de croisière pour offrir de vraies bonnes surprises – comme par exemple l’épisode consacrée à la méchante reine dans lequel les auteurs trouvent un astucieux moyen de nous expliquer sa psychologie. Alors oui le final est totalement raté car prévisible à des kilomètres, oui les acteurs ne sont pas folichons (même si Robert Carlyle se démène comme un petit fou) et oui les effets spéciaux restent tout le temps absolument catastrophique, mais Once Upon a Time s’installe confortablement dans le coeur du spectateur comme une mauvaise habitude, comme la cigarette qui accompagne la bière.

Final Score : 3.5/5

Note mitigée pour ce Once Upon a Time qui décevra tous ceux qui tombent dessus par hasard et jugeront la série sur son apparence et ses comédiens. Ceux qui se laisseront gentiment glisser dans ce réel conte de fée moderne découvriront un programme singulier, bourré de défauts mais franchement unique et désespérément attachant. Et comme nous, ils attendront avec impatience la deuxième saison !

Véritable rollercoaster d’émotions et de rebondissements, The Vampire Diaries a offert cette année deux épisodes de conclusions absolument stupéfiants. Certes, le cliffhanger était attendu (il s’agit d’une promesse de Kevin Williamson et Julie Plec, les deux showrunners) mais le chemin pour y arriver est tout bonnement génial. Difficile donc de faire le point sur une série qui arrive toujours autant à me surprendre et ne s’appesanti jamais sur un quelconque statu quo. Cette troisième saison voit l’émergence de très bons acteurs (Candice Accola, délicieuse Caroline) tandis que le trio de tête commence à véritablement maîtriser les rôles qu’ils incarnent. La réalisation, par contre, ne s’améliore pas mais elle est loin d’être dérangeante. Au niveau du scénario, on ne peut qu’applaudir l’approfondissement psychologique des différents protagonistes alors que d’un autre côté on a un peu l’impression qu’on remplit avec un maximum de “trucs” pour éviter la panne d’inspiration (fantôme, ghost whisperer, loup-garou, hybrides, vampires originaux – je me demande quelle nouvelle race ils vont pouvoir nous sortir l’année prochaine !)

Final Score : 4/5

Le rollercoaster de la télévision US est toujours en pleine forme et fait sacrément plaisir à voir tant on sent que tous ceux qui font la série s’amusent énormément. Après trois ans d’existence, The Vampire Diaries s’affirme comme l’un des shows les plus funs de sa génération et tant pis si au final tout ça semble un peu vain : l’important reste de passer 42 minutes scotché devant son écran !

Fringe, la série la moins rentable de l’histoire de la FOX (non, j’exagère à peine) vient de clore sa quatrième saison. On le savait, la production n’avait pas pris de risque quant à l’avenir incertain de la série et avait décidé de tourner deux fins différentes. C’est donc celle ouverte sur une cinquième et ultime saison (de seulement 13 épisodes, diffusées dés septembre 2012) qui a été choisie… Ou plutôt qui a été montée à l’arrache en bout d’épisode tant ce season finale se pose en véritable conclusion. Et s’il n’y avait pas eu ce petit épisode se déroulant dans le futur, glissé comme ça sans aucun lien avec le reste de la dramaturgie à trois épisodes de la fin de la saison, on n’attendrait pas vraiment de suite à ce show qui nous a pourtant offert de sacré bons moments. Certes, on commence à sentir la fatigue des scénaristes et l’équipe technique semble tourner un peu en rond (en tous cas elle tourne avec un budget de plus en plus réduit), mais Fringe reste ce programme absolument charmant et agréable qui vous accompagne le soir pour vous endormir ou pour certains au matin avec le café. A consommer avec modération, donc, mais à consommer quand même !

Final Score : 4/5

On savait que cette saison serait délicate, non seulement à cause des restrictions budgétaires mais aussi parce que la FOX n’arrivait pas à prendre de décision quant à l’avenir de la série. Du coup, on se retrouve avec une quatrième année plutôt bancale, qui oscille entre vraies petites perles et épisodes écrits à la truelle pour retarder le feuilletonnant. Allez les gars, motivez vous, vous savez que vous n’avez plus que treize épisodes à pondre, ça serait quand même chouette de conclure sur une saison magistrale : Fringe en a tout à fait le potentiel.

Si c’est pas fantastique tout ça…

Cette semaine, on fait le bilan de plusieurs semaines de fin de saison et on va donc sûrement se retrouver tous les jours ! Mais commençons tranquillement… par la reine des séries de l’année dernière.

Aie ! Nous voici face au problème épineux posé par ce qui est sans doute la meilleure série de CBS : la troisième saison de the good wife valait-elle vraiment le coup ? Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, la série créée par Robert et Michelle King, et produite par les frères Scott (Ridley et Tony, pas ceux de One Tree Hill…) est un procedural (show mettant en scène des avocats) dont l’héroïne est une femme d’une quarantaine d’années, bafouée et trahie par son mari. Cette troisième saison se voulait celle de l’éclosion de notre chère Alicia Florrick (Julianna Margulies, toujours aussi impeccable) qui retrouve la femme fatale qui est en elle tandis que son mari se refait la main dans l’univers politique. Malheureusement, cette “nouvelle” voie prise par les scénaristes ne semblent pas les avoir particulièrement excité ou inspiré : la saison est bourrée de faux rebondissements importants annulés deux épisodes plus loin et les scénarios rament dès qu’il s’agit de mettre en scène la vie de famille. Du côté des cas traités dans les tribunaux, c’est là aussi une réelle déception avec peu d’idées originales, même si on se réjouit toujours de retrouver Michael J. Fox. Pour autant, faut-il bouder cette série qui s’avère – de très loin – faire partie de ce qui se fait de mieux en ce moment ? Ce serait oublier le casting irréprochable, la réalisation remarquablement efficace et les dialogues finement lissés.

Final Score : 4.5/5

Parce qu’on ne peut pas lui mettre la même note que l’année dernière, parce que cette saison est vraiment décevante, The Good Wife n’atteint pas le 5/5. La série reste impossible à bouder tant elle s’avère agréable à suivre, on attend juste qu’elle nous cloue à nouveau le bec comme lors de la première année.

Difficile d’être convaincu à la vue du pilote de 2 Broke Girls, la nouvelle sitcom d’un des plus importants scénaristes de Sex and the City (Michael Patrick King) et de Whitney Cummings, qu’on pouvait aussi retrouver cette année dans le programme la mettant en scène, Whitney. Difficile d’être convaincu parce que malgré la qualité de ces deux grands noms de la comédie, la série se veut une sitcom à l’ancienne, soit dans des décors peu crédibles, avec des rires, et un schéma narratif purement old school (pas de rétro-flahsback à la How I Met Your Mother, donc.) De plus, l’histoire de ces deux filles sans le sou qui tentent de monter un commerce de pâtisserie ne propose pas particulièrement un pitch des plus enthousiasmants. Et pourtant… S’il fallait choisir une série vraiment appréciable sur la durée, ce serait bien 2 Broke Girls. Car sous ses airs de vieille sitcom démodée se cachent de vrais talents d’écriture, que ce soit dans les scénarios qui rebondissent là où on ne les attend pas, les personnages plus barrés les uns que les autres, mais aussi et surtout des répliques vraiment drôles, et franchement ça fait un moment que ça n’était pas arrivé. Servie par deux actrices qui commencent bas mais se révèlent progressivement pour s’avérer plus que convaincantes (Kat Dennings et Beth Behrs), la sitcom trouve peu à peu son identité et adopte un ton résolument provocateur. Et au final, qu’on aime ou pas, impossible de ne pas saluer cet étrange mélange de modernité (dans le ton) et de tradition (dans la forme).

Final Score : 4/5

Ne vous fiez pas aux premiers épisodes et laissez vous entraîner par Kat Dennings et son franc parler : vous ne regretterez pas, au final, d’avoir regardé les 24 épisodes de cette première saison de 2 Broke Girls. La série peut encore faire bien mieux, mais au moins elle est déjà sur le bon chemin !

L’idée n’est pas forcément très originale : Breakout Kings met en scène des criminels qui tentent de diminuer leur peine de prison en attrapant d’autres prisonniers qui viennent de s’évader. Si ce pitch ne fait pas dans la dentelle, donc, la série, elle, s’évertue à à briser les codes des séries policières et s’attaque constamment à un schéma narratif autrement cousu de fil blanc. Car oui, Breakout Kings est certainement l’une des séries les plus raffraichîssantes et originales dans ce genre archi-surpeuplé. Sa force se trouve dans ses personnages qui, s’ils apparaissaient au premier abord assez décousus, s’avèrent en fait finement construits et proposent un sacré travail sur les névroses liées à l’enfermement et à la culpabilité. Pour cette seconde saison, les scénaristes n’ont pas hésité à pousser d’un cran le curseur du feuilletonnant, élaborant une dramaturgie forte et efficace qui nous entraîne tout au long de la saison. Impossible cependant d’en dire plus, car ce serait spoiler le premier épisode qui restera une perle dans le monde de la série policière. N’oublions pas non plus de tirer notre chapeau à Jimmi Simpsons, autrement habitué aux seconds rôles récurrents, et qui démontre ici tout son talent. Bref, on était plus qu’impatient d’attendre la suite mais à cause de l’effondrement de l’audience par rapport à la première année, A&E a finalement décidé d’annuler la série. Dommage, c’était sans doute le meilleur cop show du moment.

Final Score : 4/5

Plus qu’un excellent cop show, Breakout Kings était une excellente série qui poussait scénaristiquement le genre dans ses limites et offrait des personnages complexes et solidement travaillés. On s’arrêtera donc sur un finale plutôt réussi et on se demandera toujours ce que les scénaristes avaient prévu à la suite de ce cliffhanger sans ménagement.

Assez curieusement, on pourrait presque dire la même chose de cette ultime saison de In Plain Sight : les scénarios sont plutôt originaux pour le genre (il faut dire que le pitch repose sur le programme de protection des témoins, pas de meurtre à élucider donc !), les personnages sympathiquement construits et l’ensemble repose beaucoup sur le caractère assez particulier – qui ferait rêver nombre de psychiatre – de sa protagoniste principale, Mary Shanon (Mary McCormack qui, si elle a bien changé physiquement au fil des saisons, s’est toujours avéré en accord avec son rôle.) Ajoutez à cela un second rôle exemplaire, tant au niveau du personnage que de l’acteur (le très curieux Fred Weller) et vous obtenez un bon petit show qui aura su faire son bout de chemin. Dommage que la réalisation tant sur le plan des images que de la musique soit de si mauvais goût, faisant définitivement baisser d’un cran la qualité de l’ensemble…

Final Score : 3/5

Plutôt honnête, In Plain Sight était un bon petit show policier avec une vraie touche d’originalité et des acteurs assez investis. Fallait-il pour autant nous infliger une mise en scène aussi pauvre ? Pas sûr que les moins courageux aient pu survivre à un seul épisode…

Enfin, cette semaine, on disait aussi adieu à GCB, la catastrophe ambulante post-Desperate Housewives qu’ABC a lâchement tenté d’installer pour remplacer son “prime-time soap”. GCB, c’est donc une grosse farce sur des femmes désespérées qui vivent au Texas et se retrouvent à l’occasion de la messe du dimanche (d’où le titre original Good Christian Bitches, redevenu Good Christian Belles vu le courage des gens de chaîne…) Dés les premières minutes on sent qu’on fait face à un produit mal calibré, préparé à la va-vite pour remplacer une autre série qui a su s’installer durablement auprès des spectateurs. Mais ce serait négliger le travail des scénaristes que de s’arrêter là. Car oui, GCB était plus que ça : c’était avant tout une parodie méchante et cynique, bourrée de second degré et qui n’hésitait pas à carrément vriller dans de l’humour cartoon à certains moments (par exemple lorsqu’une des héroïnes coupe la branche d’un arbre… avec un fusil à pompe !) Mais toute cette bonne volonté s’est trouvé enfermé dans un carcan de “positive attitude” absolument abjecte, une volonté effrénée de vouloir racheter tout le monde et ne jamais être méchant (alors qu’on sent que les auteurs ont copieusement envie d’envoyer chier leurs personnages). Tout ce qui pourrait être bien est minimisé pour obtenir une espère de show glacé et épouvantablement énervant. Une catastrophe.

Final Score : 2/5

On ne pourra pas mettre la plus mauvaise note à GCB qui cache dans ses recoins quelques très bonnes blagues (souvent quand la série sombre dans un délire cartoon.) Show sabré par les volontés mercantiles et apaisantes de la chaîne, il était impossible qu’il puisse prendre aussi rapidement la place de Desperate Housewives. Personne ne s’y est trompé : la série a été annulée à la fin de cette première saison !

Comme vous avez pu le constater, le site a été un peu mis en pause pendant plusieurs semaines… Mais le voici de retour avec la suite des “bilans de la semaine” qui vont devenir assez particulier puisqu’on atteint la fin de la saison 2011/2012. Du coup, plein de séries tirent leurs révérences pendant que d’autres – nettement moins nombreuses – viennent s’installer pour l’été. Alors que fallait-il voir cette année et que faudra-t-il regarder cet été ? La réponse commence déjà ici…

Et autant commencer par du lourd, du massif, du potentiellement très excitant  : ces deux dernières semaines, HBO a commencé à diffuser deux nouvelles séries d’une demi-heure, plus ou moins sur le ton de la comédie. La première, Girls, s’intéresse comme son nom le laisse suggérer à un groupe de quatre sympathiques jeunes filles en pleine fleur de l’âge. Elles terminent leurs études ou commencent à travailler, ont des problèmes d’argent, des problèmes d’image, et surtout des problèmes de cul. Produit par Judd Apatow, on pouvait craindre de sentir un peu trop sa “marque” mais il semblerait que la (très) jeune Lena Dunham, scénariste, réalisatrice, productrice et même actrice (elle incarne le premier rôle) soit suffisamment maline pour arriver à ses fins sans que personne ne vienne trop s’interposer dans son petit monde. Alors comme d’habitude, on peut reconnaître à HBO cette grande capacité à faire confiance à des créateurs et à leur confier les pleins pouvoirs. Mais comme d’habitude, le résultat reste assez mitigé : si l’univers proposé par Lena Dunham est potentiellement intéressant, il aurait énormément gagné à être moins nombriliste et fait craindre que l’ego apparemment sur-dimensionné de miss Dunham ne vienne saborder son généreux travail. En clair, la série a du potentiel mais elle a encore beaucoup de choses à prouver.

L’autre série proposée par HBO nous fait retrouver l’excellente Julia Louis-Dreyfus dans Veep, un programme aux origines fort compliquées… Imaginez un scénariste écossais (qui fait aussi comédien et plein d’autres trucs, mais bon je vous la fait courte) qui lance une série en Angleterre sur les coulisses du gouvernement. Ca s’appelle The Thick of It, et c’est un énorme carton (au point qu’il existe un spin-off… en film !) Du coup, ça intéresse les américains qui achètent les droits, confient le tout au créateur de Arrested Development, et commandent un pilote… tellement horrible que tout le monde s’en éloigne et qu’il n’est pas choisi par la chaîne. Cinq ans plus tard, voici Veep, sur les coulisses de la politique américaine (le personnage de Julia Louis-Dreyfus est vice président), filmé de la même manière et avec le même ton dans les dialogues. Sauf que, apparemment, personne n’a pensé que les trois quarts du public n’aurait jamais vu The Thick of It, ne serait pas habitué au jargon politique, ne comprendrait pas les ressorts d’une telle administration et se retrouverait du coup complètement largué par l’histoire de ce premier épisode. L’humour (dans les rares moments où on peut le comprendre) ne fonctionne pas et le tout s’effondre tel un château de sable en Bretagne. La suite risque d’être très dure à regarder, mais promis on va faire un effort…

Ca ressemble à du Grey’s Anatomy, mais ça se passe chez les flics : là, vous vous dites que vous connaissez, que ça s’appelle Rookie Blue et que vous regardez déjà ça pendant l’été parce que franchement, ça fait partie de ce qui est le moins mauvais parmi ce qui est diffusé. Sauf que Rookie Blue est canadien et que Toronto c’est quand même moins bien que New York. Du coup, CBS a pensé à vous et vous propose NYC 22, soit exactement la même chose mais dans la Big Apple. Et puis, ils ont mis le paquet derrière : De Niro à la production (enfin, vous affolez pas quand même, je suppose qu’il a donné son nom au truc mais je le vois pas spécialement faire grand chose !), Adam Goldberg et Leelee Sobiesky au casting, et des surnoms sympas à chacun des membres de l’équipe. Bref, on est en plein terrain connu, mais ça marche toujours aussi bien. A surveiller si, sur le long terme, la série peut trouver son petit truc en plus qui la fera durer.

A notre grand malheur, Raising Hope fait partie des premières séries à se faire la malle cette année pour partir en vacance. Que dire de plus sur cette sitcom fort sympathique, quoi qu’un peu répétitive dans son schéma narratif, si ce n’est qu’elle continue à nous faire rire et nous a offert une très belle saison ? La seule vraie grosse déception concerne le dernier épisode qui aurait pu rompre avec tous les codes de la série mais remet en place le statut quo par une entourloupe des plus faciles.

Final Score : 4/5

Alors oui, Raising Hope n’est pas LA série qu’il ne faut absolument pas manquer, ce n’est même pas une très bonne série, c’est juste dans le haut du panier de ce qui se fait en ce moment en terme de comédie. Très classique mais avec juste la vraie pointe d’irrévérence qu’il faut (et là je tacle directement l’ultra traditionaliste Modern Family) c’est un petit moment de plaisir qui se savoure à raison d’une dose par semaine.

Sarah Michelle Gellar pouvait-elle faire un comeback sans chasser de vampire (quoi que, vous noterez qu’on n’a même plus besoin d’écrire son nom sur les affiches…) ? La réponse est clairement non, du moins pas en jouant deux rôles dans une sorte de soap policier sans queue ni tête à base de magouille financière et de soeurs qui veulent s’entretuer. Si les intrigues à tiroir et les imbroglios dépassant l’entendement vous fascine, alors oui, Ringer est fait pour vous. Mais il faudra outrepasser une réalisation mollasonne (quand elle n’est pas hideuse), des rebondissements aberrants et surtout des acteurs encore plus à la ramasse que le spectateur : on a vraiment l’impression qu’ils ne comprennent rien à l’histoire dans laquelle ils jouent ! La série a été annulée à la fin de sa diffusion – mais cela ne veut pas dire qu’il reste des mystères à résoudre, celui pseudo-balancé dans la toute dernière séquence étant déjà passablement réglé et de toutes façons totalement inintéressant.

Final Score : 2/5

Ringer, une bouse ? On aurait vraiment aimé dire le contraire, supporté le retour de Sarah Michelle, défendre les valeurs savamment cachée au sein d’un programme de bas étage… mais non, définitivement, il n’y a rien à sauver. Vite la CW, repropose nous quelque chose avec Sarah Michelle !

C’est tout pour cette semaine, mais le site revient très bientôt pour faire le point sur cinq autres séries qui partent en vacances !