Troisième et dernière partie de cette semaine forte en fin de saison. Cette fois, on fait dans l’animation et le surnaturel…
Autant ABC est connue pour ses mercredis comédie (avec, entre autre, Modern Family ou plus récemment la réjouissante Dont Trust the b**** in appartment 23), autant FOX l’est pour ses dimanches animation. A côté des poids lourds que sont American Dad ou Family Guy, la chaîne a connu une belle déception avec Napoleon Dynamite mais s’offre toujours trois petits shows bien sympathiques dont on va parler tout de suite…
C’est indéniable : quand Seth MacFarlane tient une formule, il l’exploite à outrance. Après Family Guy et American Dad, il décline une fois de plus son humour corrosif, extrêmement autocritique et bourré de gags plus ou moins en dessous de la ceinture. Pourquoi regarder plus The Cleveland Show que ses deux autres séries ? Il n’y a aucune raison. En fait, les trois shows se valent et l’appréciation qu’on en a tient plus à si on les a suivi depuis le début ou non. Cette saison, Cleveland ne nous aura pas surpris mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Il est resté le même et c’est peut-être ce qui est le plus important.
Final Score : 3/5
Amusant, sympathique et passablement potache, The Cleveland Show ne cherche pas à surprendre ou à casser la baraque. C’est juste une petite série d’animation fun et c’est tout ce qu’on lui demande.
Loren Bouchard est un mec passablement tripé. Après avoir créé plusieurs séries pour la phénoménale Adult Swim (la version adulte de Cartoon Network) il débarque chez la Fox avec ce programme surprenant autour d’une famille dont le père tient un restaurant de burger : Bob’s Burger. Ce n’est pas les graphismes décalés – auxquels la Fox nous a habitué lors de sa soirée du dimanche – ni son univers foutraque – idem – mais bien la logique familiale totalement étrange et superbement exploitée qui font de ce programme une vraie réussite. Bien plus que les Simpsons, les Belchers forment une vraie famille dont les aventures font interagir tous les membres. Et puis, on ne va pas se leurrer, la petite Louise a vraiment le potentiel formidable d’un Bart Simpson. Cette deuxième saison, quoi qu’un peu courte (seulement neuf épisodes) aura été une vraie réussite : jamais lassante, toujours surprenante, Bob’s Burger nous a encore une fois conquis.
Final Score : 4/5
Très bonne (mais trop courte) deuxième saison pour Bob’s Burger qui confirme son statut d’oeuvre animée franchement à part. On reste sur la voie tracée par les autres séries de la Fox, mais on s’intéresse pour de vrai à une logique familiale trop souvent abstraite ou mal exploitée dans les autres shows.
Un film et 23 saisons plus tard (soit plus de 500 épisodes) que valent encore les Simpsons ? Et bien, ils ont été en bien meilleure forme que l’année dernière. La formule a tendance à se renouveler, les auteurs ont encore trouvé des choses à nous révéler sur les personnages (ah, formidable épisode sur Bart face à l’avenir et qui décide… de faire croire, lors d’une croisière, que les états-unis ont été attaqués par un virus !) et la réalisation continue de s’affiner. Toujours aussi beaux, toujours aussi jouissifs, toujours aussi amusant, Homer et compagnie ne sont pas prêt de quitter nos postes de télévision. Et c’est tant mieux.
Final Score : 4/5
Après la saison très “fatiguée” de l’année dernière, The Simpsons revient plus en forme que jamais. Certes, le 500ème épisode n’était pas la perle tant attendu, mais le reste de la saison avait tout pour nous convaincre !
Quand on se prend un peu au moins au sérieux, qu’on peaufine les dialogues et qu’on laisse aux acteurs les moyens d’incarner leurs rôles, les choses se passent tout de suite mieux. C’est donc un sacré grand écart que fait Nikita entre sa première et sa deuxième saison. Les scénaristes commencent à nettement plus se lâcher sur l’humour qui manquait cruellement l’année dernière, sans doute car ils peuvent enfin exploiter le personnage de Birkhoff, geek hackeur qui devrait faire rire les spécialistes et qui fera de toutes façons rire les spectateur par son ton désinvolte, son fétichisme nutritionnel et ses remarques acerbes. Maggie Q aka Vieillepô retrouve sa jeunesse et en fait un peu moins sur le côté séductrice (malgré l’affiche ci-dessus) tandis que la petite Lyndsy Fonseca (quel nom improbable) commence à s’amuser à incarner Alex lorsque celle-ci se retrouve seule et part dans une quête vengeresse très personnelle. Le feuilletonnant est nettement mieux mené, et très clairement beaucoup plus pensé en amont, amenant à une conclusion qui m’a pour le coup particulièrement surprise (la mort d’un personnage dont je pensais que les auteurs ne pourraient jamais le tuer.) La réalisation s’avère enfin à la hauteur lors de certaines scènes d’action mais reste toujours aussi plate lors des parades amoureuses dont on se moque totalement (ah, l’histoire d’Alex avec XXX totalement ridicule !)
Final Score : 3.5/5 normalement ; 4/5 pour une série d’action
Nikita fait parfaitement ce qu’on lui demande, à savoir mettre en scène des séquences d’action virevoltante et nous faire plonger dans un scénario outrancièrement paranoïaque aux rebondissements parfois improbables mais toujours amusants. Avec la touche d’humour qui lui manquait l’année dernière, la série trouve véritablement son ton et s’affirme comme un divertissement de qualité. Mais soyons clair : un simple divertissement, au même titre qu’un bon burger dans un vrai restaurant.
Les scénaristes de Supernatural étaient pas dans la merde en promulguant un de leurs personnages… dieu ! Coup d’éclat du season finale de l’année dernière, cette nouvelle fracassante les met bien dans l’embarras pour le démarrage de cette septième saison qui s’est très vite avérée la moins bonne de la série (quoi que, il faudrait comparer avec les deux premières qu’on a finalement bien vite oublié). Il faut dire que la précédente saison était pour le moins imparable : les épisodes mythiques se sont écoulés les uns après les autres, les auteurs faisant preuve d’une imagination absolument débordante. Tentant de se recentrer sur une intrigue principale plus forte, cette septième saison oublie parfois ce qui fait le charme particulier de la série, à savoir le côté fun et ouvertement décalé d’un projet autrement purement fantastique. La mise au placard de Misha Collins pendant plusieurs (beaucoup trop) d’épisodes est ainsi une vraie débâcle tant son personnage – et l’acteur, absolument fabuleux – avait marqué le programme de son empreinte. Du coup, on s’ennuie un peu avec cette histoire de Leviathan, énième nouvelle race surnaturelle décidée à envahir le monde, même si leur projet, qui passe par abrutir les gens en utilisant leur faiblesse pour la junk food, reste une idée amusante. Quand aux problèmes de Sam avec Lucifer, bien décidé à lui pourrir ses journées en lui chantant constamment des trucs dans la tête, et à ceux de Bobby dont on ne parlera pas ici, ils ne sont pas assez exploités pour être vraiment convaincants. Le season finale viendra nous achever avec son classicisme extrême et une chute… qui tombe à l’eau.
Final Score : 3/5
On est sans doute un peu dur avec Supernatural qui perd deux points par rapport à l’année dernière, mais c’est parce qu’on aime profondément cette série qui s’est toujours avérée être un vrai laboratoire d’expérimentations scénaristiques. Alors forcément, quand on nous balance une saison mollassonne et si peu inventive, on est très déçu. Et on espère que tout le monde va se réveiller l’année prochaine et que la série ne va pas tomber dans un âge sombre peu reluisant…
Véritable catastrophe lors de la diffusion de son pilote, on n’attendait plus grand chose de Grimm, la série du sympathique David Greenwalt, autrement connu pour avoir bossé sur Buffy et Profit. La faute revenait aux effets spéciaux décevants, aux acteurs profondément anti-charismatiques, et à un concept mort-né, une fausse bonne idée comme on en fait plus. A savoir un détective qui découvre qu’il est un descendant des frères Grimm et qu’il peut voir les créatures surnaturelles qui vivent autour de nous – autant vous dire que dés qu’il voit la bouille d’un bonhomme se transformer, on sait qui est le coupable. Le souci, c’est que la série se présente avant tout comme un cop-show : quand on sait qui est le coupable, il faut tenir une enquête des plus magistrales pour faire rester le spectateur (à l’image d’un Colombo) et certainement pas dévoiler au héros qui est son ennemi !
Mais tout ceci n’était qu’une erreur de jeunesse. La série cherchait à installer un univers complexe et plutôt inventif et elle avait trouvé ce cadre de cop show comme solution – ce qui était, une fois de plus, une mauvaise idée. Mais dés lors qu’elle se met à jouer de cet univers, qu’elle commence à mettre en place des intrigues sur plusieurs niveaux, qu’elle plonge ses personnages dans des problèmes autrement plus complexes que simplement découvrir qui est le coupable, elle trouve une certaine qualité. Le season finale s’avérant des plus convaincants, on attend que la série prolonge son identité et s’engouffre vers des chemins originaux l’année prochaine.
Final Score : 3/5
Il n’y a qu’une seule bonne raison de regarder Grimm : espérer que la série continue son avancée qualitative l’année prochaine et devienne dans un avenir proche un véritable immanquable. Pour l’instant, il y a de l’idée, du potentiel, mais malheureusement aussi trop de problèmes (du moins dans la première partie de la saison) pour la confirmer comme série convaincante. Croisons les doigts pour la suite !

























