Encore quelques fins de saison cette semaine (oui, bon ok, j’ai une semaine de retard !) mais aussi deux départs – l’un prévu, l’autre plus surprenant – sont venus chagriner cette semaine de séries US. Et ce n’est pas la seule nouveauté présentée qui pourra nous rendre véritablement le sourire…
C’était annoncé depuis quelque temps déjà : cette huitième saison de House était donc bien la dernière. On avait pourtant l’espoir que le casting, une nouvelle fois remanié et incluant deux nouveaux personnages des plus sympathiques (Adams et Park) pourrait renverser la balance, tout comme l’absence de Cuddy qui permet à la série d’enfin mettre un terme aux élucubrations fatigantes d’une intrigue amoureuse sur laquelle tout avait déjà été dit. Est-ce parce que la fin avait été annoncée dés le début de la saison que les scénaristes ont redoublé d’efforts pour se montrer imaginatif et renouer avec la qualité des premières saisons ? Toujours est-il que ces vingt-deux épisodes se sont tous avérés franchement bons quand ils n’étaient pas tout simplement géniaux. Les ultimes quarante-deux minutes passé en compagnie de Hugh Laurie nous feront regretter ce comédien extraordinaire (vivement qu’on le retrouve ailleurs) et surtout un personnage qui a nettement influencé la télévision mondiale. Alors même si la toute fin n’est pas tout à fait dans le reste du ton de la série, on gardera encore longtemps House dans notre coeur…Final Score : 4.5/5
La série d’investigation médicale au protagoniste si particulier tire sa révérence en beauté : cette huitième saison de House frôle la perfection – mais souffre d’un certain manque d’originalité du au schéma narratif encore un peu trop codifié. Pas grave : Hugh Laurie, impeccable, nous fait oublier ce petit défaut.
On n’y croyait plus… et on avait passablement raison ! Cette troisième saison de Glee sonne définitivement le glas d’une série qui était, à son démarrage, un mélange d’ambition et de créativité foutraque, marqué par le mauvais esprit de Brad Falchuck et Ryan Murphy. Les vingt-deux épisodes extrêmement répétitifs ne se laissent regarder que lorsque les scénaristes s’intéressent aux personnages les plus mis en retrait lors des saisons précédentes (en particulier Santana) mais tombent dans une mièvrerie plus qu’énervante lorsqu’elle met en scène les sempiternelles routines amoureuses de Rachel et Finn ou des insupportables Blaine et Kurt. Le choix des chansons est aberrant et consternant de médiocrité (désolé, mais je ne crois pas qu’il était vraiment nécessaire de faire un épisode hommage à Whitney Houston – du moins pas de la manière dont ça a été fait…) Tout ce qu’on espère, c’est que les auteurs (nouveaux ou anciens) vont respecter le season finale et éjecter quelques personnages qu’on préférerait ne plus revoir avant un petit bout temps…Final Score : 2/5
Grosse chute et perte de vitesse pour Glee qui tombe dans tous les travers que la série critiquait à ses débuts. Les scénarios ne fonctionnent que quand ils s’attellent à être décalés (heureusement que Marti Noxon est là) mais on se passera aisément d’une saison aussi intéressante que les albums musicaux qui en sont tirés.
On été intrigué mais pas très enthousiasmé par le dernier rejeton d’ABC intitulé Revenge, qui se présentait comme une sorte de soap manipulateur à la Comte de Monte-Cristo. Soit l’histoire d’une jeune femme bien décidé à venger la descente aux enfers de son papa, faussement accusé d’être un terroriste suite à la terrible manipulation d’une méchante famille bourgeoise. Au final, le programme s’avère assez intéressant : si la réalisation n’est clairement pas le principal souci de ce projet, c’est par son scénario à tiroir, qui sait toujours rester crédible tout en générant de multiples rebondissements souvent inattendus, que la série tire son épingle du jeu. La petite Emily VanCamp est à fond dans son personnage et ne s’en sort pas si mal… Bref, voici une sympathique surprise qui va prendre la place de Desperate Housewives l’année prochaine. Et là, on se demande quand même si cette fragile petite chose va réussir à tenir le coup dans une case aussi dangereuse…Final Score : 3.5/5
Revenge se part rapidement d’un gros potentiel de sympathie grâce à son actrice principale franchement investie et des scénarios qui s’avèrent vite assez surprenants (en positif). Ceux que l’absence de réalisation ne gênera pas suffisamment pour pouvoir regarder la suite y découvriront donc un programme assez réussi dans son genre.
Difficile de croire que James Van Der Beek (mais si, Dawson) pourrait faire son comeback en s’auto parodiant. C’était pourtant déjà chose faite sur le net (chez college humor) et c’est à nouveau le cas dans la nouvelle sitcom d’ABC au titre improbable de Don’t Trust The B—- in Apartment 23. Calée dans la case comédie du mercredi soir, on pouvait craindre une énième sitcom familiale, pseudo novatrice mais en réalité franchement peu imaginative. C’est peu dire qu’on a pris en pleine tronche ce programme décalé, totalement politiquement incorrect (que les ligues bien pensante ont déjà tenté de faire arrêter), originale dans la forme (on retrouve les ambitions narratives des premières saisons de How I Met Your Mother) comme dans le fond. Cette histoire pourtant déjà vu cent fois de deux jeunes filles totalement différentes obligée de cohabiter puise son innovation dans un ton vraiment surprenant et dans une galerie de personnages – Van Der Beck en tête – totalement réjouissante.Final Score : 4/5
Si un vent nouveau souffle sur la comédie, c’est bien ici qu’il faut le chercher. Don’t Trust The B—- in Apartment 23 est LA sitcom que l’on attendait depuis un moment. Dommage que la première saison ait été amputé de six épisodes pour mieux les coller à la deuxième saison, on aurait bien aimé en voir un peu plus cette année !
Awake sera donc passé quasiment inaperçue au vu de l’audimat américain catastrophique. Dommage, car cette série de Kyle Killen, créateur malheureux de la non moins réjouissante Lone Star qui n’avait vécu que deux épisodes, est un véritable petit bijou dans le monde surchargé du cop-show. Le pitch se concentre sur Michael Britten (Jason Isaacs, ENORME révélation) un flic qui vit partagé entre deux mondes suite à un accident de voiture : dans l’un sa femme est morte, dans l’autre c’est son fils. A partir de là, vous pouvez bien vous imaginez que les affaires sur lesquelles il va enquêter dans chacun des mondes vont avoir des impacts les unes sur les autres… mais ajoutez en plus le fait que le héros passe d’un univers à l’autre en s’endormant et vous ajoutez toute la thématique du rêve et de l’inconscient, magistralement travaillé dans des séquences de psychanalyse jouissives. Et comme Kyle Killen fait les choses bien, il a même conçu un ultime épisode magistral qui conclue de manière admirable treize épisodes de vrai bonheur.Final Score : 4.5/5
Awake frôle la note parfaite à cause d’un épisode pilote qui laisse un peu dans le vague et d’une intrigue feuilletonnante parfois un peu décevante. Reste un programme absolument immanquable pour tous les fans de cop-show… et les autres. Vivement la prochaine création de Kyle Killen, en espérant que celle-ci dure enfin plus d’une saison !
Enfin, la seule nouveauté de la semaine s’appelle Men at Work et autant vous dire tout de suite que, bien qu’elle soit créée par un scénariste de l’exceptionnelle Robot Chicken, on est pas particulièrement emballé par le pilote. Sitcom mollassonne et régulièrement machiste, l’histoire de ces quatre amis qui travaillent ensemble pour un journal masculin (si j’ai bien compris) ne m’aura pas décrispé la mâchoire une seule seconde. Peu crédible à tous les niveaux (le groupe, les personnages, les situations), la série n’arrive pas à trouver un ton qui lui est propre et souffre, de plus, d’une réalisation vraiment bancale et totalement dénuée d’imagination. Bref, on va peut-être regarder la suite car il n’y a vraiment pas grand-chose de diffusé cet été, mais rien n’est moins sûr…« Bilan de la semaine : du 13 au 19 mai 2012 – partie 03… Bilan de la semaine : du 27 mai au 02 juin 2012 »
