Ah, ça c’est dur de suivre la rentrée. Et encore plus d’en faire le bilan semaine après semaine. Parce qu’en plus y avait des vacances voyez-vous. Pis plein de trucs à faire. Bref, vous avez attendu un petit moment, mais vous allez pouvoir vous mettre quelques nouvelles séries sous le coude. A condition, bien sûr, de ne pas être super exigeant…

toast of londonOn ouvre le bal avec la déconcertante Toast of London, sitcom anglaise sur la vie mouvementée et particulièrement décalée de Steven Toast, l’un des plus mauvais acteurs anglais, qui passe plus de temps à régler ses problèmes hors scène qu’à jouer dessus (dixit le résumé…) Il faut le reconnaître, malgré une réalisation assez plate et un manque de moyen très clair, ce programme imaginé et interprété par Matt Berry peut convaincre si on aime l’humour non-sens bien anglais et les histoires qui frôlent le grand n’importe quoi. C’est donc très très particulier et à ne recommander qu’aux connaisseurs…

Ground FloorPlus commune, Ground Floor est la nouvelle création de Bill Lawrence, le papa de Scrubs et Cougar Town. Pour l’occasion, le célèbre showrunner quitte la sitcom à caméra unique pour se replonger dans de la bonne vieille multi caméra avec décors en toc et rires du public. Comme d’hab, le pitch de départ est totalement oubliable et ne représente en rien le potentiel de la série (il s’agit ici d’un jeune loup de la finance – qui travaille en haut d’un immeuble – qui tombe amoureux d’une sémillante et percutante it-girl qui bosse au premier étage – le fameux Ground Floor, occupé par de sacrés personnalités.) Bon, il est assez dur de se faire au retour de la sitcom à papa, qui tient largement plus du théâtre filmé que de la vraie série, mais Lawrence arrive une fois de plus à séduire avec des personnages incisifs et assez originaux, un réel sens du rythme et des surprises à toute épreuve, ainsi qu’un casting réjouissant (John C. McGinley – le fameux Perry Cox de Scrubs – est toujours aussi fabuleux !) Bref, dans la tonne de sitcoms qui nous ont été servies cette année, voilà bien l’une des rares qui ait réussie à me faire rire…

DraculaMais si ce que vous voulez voir, c’est un acteur qui s’éclate, alors jetez vous sur la nouvelle adaptation de Dracula, avec Jonathan Rhys Meyers qui semble aussi heureux qu’un bambin fraîchement débarqué dans un jardin d’enfant où tous les jouets lui auraient été réservés. Bon ok, le show tient plus du Conte de Monté-Cristo que du roman de Bram Stoker – notamment à cause de son fil feuilletonnant sur la vengeance TERRIBLEEEEE ! du héros – et il faut bien reconnaître que les intrigues partent dans des directions assez peu probables (chasseurs de vampires VS hommes d’affaire VS technologie steampunk VS romance VS lutte des classes, j’en passe et des meilleures…) mais ce melting-pot assez inconcevable finit par donner un gloubi-boulga plutôt réjouissant. Absolument dispensable mais franchement amusant. Surtout quand on voit à quel point notre petit Rhys Meyer s’éclate – c’est simple, on l’avait pas vu aussi foufou depuis la première saison des Tudors quand il baisait à tout va et s’amusait à décapiter ses femmes.

ravenswoodEnfin, on termine sur la série que 95% d’entre vous ne regarderons JAMAIS, et pour cause vu qu’il s’agit du spin-off de Pretty Little Liars, la série la plus compliquée (scénaristiquement parlant) jamais conçue : Ravenswood. A croire que ABC Family s’est demandé comment tirer sur la corde de son succès sans trop étouffer son public et a eut l’idée de faire ce spin-off diffusé en alternance avec la série mère, histoire qu’on ait de quoi se foutre (très gentiment) la trouille durant toute l’année. Allez,  j’essaie quand même de vous pitcher le schmilblick : Caleb se rend à Ravenswood avec ses petites copines qui pourchassent toujours le mec qui les persécute (et découvre que leur copine n’est pas morte…) mais chemin faisant il fait la connaissance de Miranda, avec qui il sympathise. Et comme ensemble ils trouvent des tombes à leurs effigies, ils décident de rester sur place pour démerdouiller ce truc étrange. Pendant leur enquête, ils se font trois potos tous plus dérangés les uns que les autres, et ensemble ils ont un accident de voiture. Et là, croyez le zou non, mais l’héroïne, Miranda, meurt. Ouais. Et en fait, elle revient en fantôme et le groupe découvre qu’ils sont maintenant les sujets d’une malédiction qui frappe la ville depuis des lustres. Bref, c’est du grand n’importe quoi qui ravira les fans de PLL… comme moi. Et oui, on a le mauvais goût qu’on mérite !

 

Allez, gros bisous à tous, et on se retrouve en cours de semaine pour faire un bilan spécial séries étrangères qui sont déjà finies.

« »