Re-bonjour à tous ! Ca fait un moment qu’on ne s’était pas croisé sur ce site et ce pour de multiples raisons. Celle qu’on retiendra, c’est qu’on a voulu donner quelques semaines de démarrage à ce deuxième tiers de la saison pour juger des nouvelles séries proposées. Alors, qu’est-ce qu’il faut regarder pendant les quatre prochains mois ? La réponse se trouve (peut-être) ici…

black sailsLES “BONNES” SURPRISES :

On va pas vous le cacher, on a rien vu en terme de nouveautés qui casse la baraque. Les canadiens nous proposent malgré tout la sympathique 19-2, adaptation anglophone de la série francophone et québécoise du même nom. Soit un cop-show feuilletonnant à visée réaliste, plutôt bien mené, et à l’atmosphère singulière dans la douce Montréal. Les anglais, eux, s’amusent diablement avec Fleming, the man who would be Bond, bio sérieusement secouée du créateur du plus célèbre espion de sa majesté. Enfin, à vous de choisir entre les mousquetaires très assumés de l’anglaise the Musketeers, adaptation très libre de nos chers Trois Mousquetaires, qui s’offre des séquences de cape et d’épées assez jouissives ; et Black Sails, les pirates vus par Starz (comprendre avec du cul et des bastons sanglantes) et qui s’obstine à faire de la politique avant de faire de la piraterie ! Mais si vous préférez les séries sur notre quotidien, et surtout si vous avez un faible pour les musiciens mal rasé et bien en chair, jetez-vous sur Uncle, la seule vraie bonne surprise de la saison, sur un tonton faussement cool qui doit s’occuper de son neveu faussement has-been. Drôle, bien rythmée et surtout toujours juste, cette comédie anglaise est pur ravissement…

HelixLES DECEPTIONS :

On en attendait beaucoup plus… et on est resté sur le carreau. A commencer par True Detective, sur laquelle il faudra forcément revenir dans un prochain post vu le torrent d’articles qui lui sont consacrées depuis quelques semaines. Bouffé par ses moyens considérables, le nouveau show de HBO se révèle (pour l’instant) être une magnifique coquille vide, ou dans ses pires moments une musique d’ascenseur sérieusement énervante. McConaughey et Harrelson semblent ne pas avoir compris qu’ils jouaient ensemble dans la même série, et se lance dans un concours de sur-jeu et de pêche à l’Emmy franchement agaçant. Déception aussi pour Helix, la nouvelle création de Ronald D. Moore, le papa de Battlestar Galactica. Si le concept est séduisant (une base en Arctique est attaquée par un virus), le show manque de moyens et le résultat s’avère parfois assez moche. De plus, on connaît maintenant toutes les combines de tonton Moore, et il a bien du mal à nous feinter comme dans le passé. Ca reste tout à fait regardable, mais on attendait beaucoup plus. Coup dur aussi pour The Spoils of Babylon, réjouissante (de prime abord) saga hystérique et vraie parodie de trente ans de cinéma américain, qui tourne à vide dès son deuxième épisode. Comme quoi, on s’est fait avoir par le trailer (qui est tout simplement génial…) Et enfin, c’est peu dire qu’on attendait plus de Chozen, série d’animation conçue et pensée pour accompagner la génialissime Archer. Les aventures de ce rappeur blanc et gay sont certes souvent amusantes, mais paraissent déjà répétitives et vides de sens. Dommage…

chicago pdON POURRAIT S’EN PASSER :

On pouvait s’en passer, mais papi Dick Wolf nous l’a plutôt bien vendu alors pourquoi pas : Chicago P.D. est le spin-off de Chicago Fire et partage son goût pour l’action démesurée (il y a des moyens), des acteurs et des actrices tous plus beau gosse les uns que les autres (avec quelques gueules cassées en guise de mentors, mais qui restent ultra charismatique), et surtout un mélange complexe de quatre à cinq intrigues par épisode histoire de donner du rythme à tout ça. De plus, papi nous a glissé un twist dans ce cop-show autrement très classique : le chef du groupe – qui n’est pas vraiment le héros – est un ripou ! On est pas dans the Shield, loin de là, mais voilà de quoi secouer la ménagère de NBC… On pourra aussi jeter un oeil à Rake, legal-show lui aussi très classique, mais qui repose sur un personnage d’avocat accroc au jeu et bien décidé à défendre des clients qui sont toujours coupable. Pour vous donner une idée, dans le dernier épisode diffusé, il défend une mère qui fait croire à tout le monde que son fils a un cancer pour profiter des chèques de la sécurité sociale… Côté comédie, Broad City (sur deux copines désabusées par la vie) et Enlisted (sur trois frères qui bossent dans le pire service de l’armée) arriveront à vous tirer quelques sourires.

BittenAH NON, MAIS LA CA VA PAS LE FAIRE DU TOUT :

La catastrophe the Assets, pâle copie de the Americans, sur un espion russe infiltré dans la CIA en pleine guerre froide, a heureusement tiré sa révérence après deux épisodes. Intelligence, qui met une puce dans la tête du Sawyer de Lost pour qu’il soit en permanence connecté avec la magie d’internet, est d’autant plus détestable qu’elle se voudrait intelligente et bien ficelée. Killer Women est un cop-show avec une ancienne de Battlestar Galactica, dont on se demande bien qu’est-ce qu’elle est venue faire dans cette série poubelle sans intérêt. Bitten se révèle être la série de trop sur les loup-garous. Mother Up est sans doute la comédie d’animation la moins drôle de ces dix dernières années. Et enfin Looking, soit la version gay de Girls, est encore moins intéressante que la série de Dunham (qui plonge cette année dans des tréfonds assez désespérants.) A ceux-là, on dira non merci et on passera son chemin !

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