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Cette semaine marque la fin de quatre sitcoms de qualité variable et aux avenirs incertains. Du coup, les anglais en profitent pour nous balancer de la teenage comedy… dans la rome antique (!) et pour nous plonger dans un univers très glauque rempli de questions sans réponses.

the neighbors season 1

Neighbors, the (saison 1)

C’est assurément la plus grande surprise sitcom de l’année. Vouée à un destin fatidique, The Neighbors n’avait rien pour marcher auprès du public : un sujet de science-fiction (une famille déménage dans un petit quartier de banlieue, entièrement occupé par… des extra-terrestres !), une mauvaise place à prendre dans la soirée comédie du mercredi soir sur ABC, et un casting composé entièrement de presque inconnus. Ajoutez à cela des premières critiques pas dithyrambiques et vous obtenez une catastrophe annoncée.

Sauf que, contre toute attente, The Neighbors a su peu à peu séduire son public… et la critique. Au départ simple délire qui fait nécessairement penser à Alf (ah, les belles années 80…), la sitcom imaginée par Dan Fogelman a su comprendre les leçons de ses concurrentes récentes comme Community, Suburgatory ou même Modern Family. C’est à dire que, tout en se basant sur des intrigues purement familiales, le show se permet de briser le quatrième mur, de remettre en question les fondements même de la sitcom et pousse ses personnages dans leurs pires retranchements sans craindre l’absurde mais en le revendiquant.

En résulte une série assez bien pensante, il faut l’avouer (et puis, c’est normal vu sa case horaire !), mais très originale dans son traitement et avec des personnages tellement attachants qu’on a sans cesse envie de voir leur prochaine aventure. La recette est toujours la même, mais les ingrédients ont été upgradés pour le vingt-et-unième siècle : The Neighbors est frais, et ça fait du bien.

Final Score : 8/10

Respectant les règles de la sitcom familiale, The Neighbors casse en revanche les codes au niveau des personnages et de l’univers. C’est frais, surprenant et irrésistiblement drôle.

Whitney - Season 2

Whitney (saison 2) 

A quoi pouvait-on s’attendre de la part de Whitney Cummings, jeune comique décalée qui tente de faire le forcing pour le retour de la sitcom tournée en public – et qui a plutôt réussi son coup d’un point de vue de l’audience avec 2 Broke Girls ? Pas grand chose et, effectivement, la première saison de Whitney, son autre création déjà beaucoup plus personnelle, n’avait pas marqué les esprits.

Mais il se passe parfois des petits miracles et celui-ci a bien failli échapper à votre serviteur. Je n’attendais pas du tout cette deuxième fournée d’épisodes, j’ai d’ailleurs mis du temps pour me plonger dedans, et j’ai longtemps hésité à totalement faire l’impasse… Et j’aurai commis une bien belle boulette tant cette deuxième saison a gagné en qualité.

Les acteurs – dont la qualité est essentielle pour une sitcom en public – se sont enfin emparés de leurs personnages et sont nettement plus à l’aise. Whitney Cummings chapotte sa petite équipe avec un réel talent et sait aussi bien servir la punchline que relancer les blagues de ses petits copains. Il faut dire qu’elle est bien aidée par des scénarios beaucoup plus dynamiques et innovants qu’avant donnant – enfin ! – l’impression de ne pas re-raconter des choses déjà vu cent fois.

Mais surtout, surtout, la série est drôle et c’est d’autant plus impressionnant qu’elle ne se permet aucun artifice (à la différence de The Neighbors par exemple.) Et si cette nouvelle bande de potes n’a rien à voir avec nos bons vieux Friends, elle reste extrêmement sympathique et magistralement ancrée dans son époque. Un petit miracle, je vous dis !

Final Score : 8/10

Après une première saison mécanique, peu rodée et pas très convaincante sur l’humour, Whitney revient et se transforme pour enfin totalement nous convaincre. Une bien belle réussite.

Raising-Hope-Promo-Saison3

Raising Hope (saison 3)

Toujours fun mais déjà nettement plus fatiguée que les deux années précédentes, Raising Hope ne nous aura donc clairement pas offert sa meilleure saison. L’univers foutraque et assez crade imaginé par Greg Garcia commence à ronronner, un comble pour une série qui venait foutre un grand coup de pied dans les conventions de la sitcom familiale. Et si Maw-Maw, la grand-mère lubrique et folle à lier, est toujours aussi amusante, et que le couple de parents reste résolument fascinant, le duo des jeunes (Jimmy et Sabrina) a bien du mal à se renouveler. Dommage…

Final Score : 6/10

Fatiguée, Raising Hope n’a pas trouvé cette année les moyens de se renouveler. Ça reste très amusant, mais on attend plus d’un semeur de troubles comme Greg Garcia.

1600 penne

1600 Penn (saison 1)

NBC n’aura pas eu beaucoup de succès avec ses nouvelles sitcoms cette année, et 1600 Penn va malheureusement rejoindre le tas de toutes celles qui ont été annulées. Pourquoi malheureusement ? Parce qu’on tenait avec elle une sympathique surprise sur laquelle soufflait un vent de fraîcheur.

Les affres de la première famille des Etats-unis (comprenez du président, de sa nouvelle femme, et de ses quatre gamins) ont effectivement bénéficié d’un soin tout particulier de la part des scénaristes en terme d’originalité et d’innovation. Le rythme, les intrigues, et même les blagues apportaient quelque chose de vraiment jamais vu grâce à la mise en place de situations originales et totalement décalées.

Alors, c’est vrai, le show tenait la quasi totalité de son potentiel comique entre les mains d’un seul personnage (Skip, le “grand” des enfants, éternel étudiant sans diplôme et au mode de raisonnement très… personnel) mais les autres auraient pu s’étoffer avec le temps, comme l’ont prouvé les derniers épisodes.

Maintenant, on ne va pas recommander une série qui s’arrête après seulement treize épisodes et qui n’a pas réussi à trouver totalement sa formule. 1600 Penn sera donc vite oubliée… comme toutes les nouveautés sitcom de NBC cette année.

Final Score : 7/10

Très sympathique mais totalement dispensable, 1600 Penn n’aura pas eu le temps de démontrer tout son potentiel. Dommage, car je suis sûr qu’il y en avait un… et un gros.

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Lightfields

On va passer de l’autre côté de l’Atlantique, et passer encore plus rapidement sur Lightfields, show surnaturel en cinq épisode sur trois familles qui vivent dans la même maison, à trois périodes différentes. Maison qui est, vous l’aurez deviné, hantée.

Basée sur une série américaine qui n’a jamais été diffusée (The Oaks), et pseudo suite d’une première adaptation qui n’avait pas du tout retenu mon attention (Marchlands), Lightfields s’écoule sur un rythme infiniment lent, avec des rebondissements que l’on voit venir à des kilomètres, pour déboucher sur un final franchement affligeant. Plombé par une mise en scène antique et des comédiens à la ramasse, voici une série… qui sent le souffre.

Final Score : 3/10

Mou, déjà vu, et tout simplement chiant, Lightfields n’est à recommander… à personne.

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Plebs

Bien plus fun, les anglais de ITV2 (pourtant pas très réputé pour la qualité de leurs programmes) nous prennent de court avec Plebs, sitcom à l’anglaise sur trois jeunes adultes… dans la Rome antique. Deux sont des hommes libres et bossent dans un scriptarium (où le premier fait des copies de lettres et le deuxième déchire le courrier indésirable – d’où son surnom de “shredder”) et le dernier est leur esclave au comportement plus que particulier. Quand une charmante petite blonde et sa suivante musclée débarquent dans leur “résidence”, les ennuis commencent. Car comme tous vingtenaires digne de ce nom, les trois garçons ont deux occupations : boire et tenter de mettre des filles dans leurs lits.

On pouvait craindre une grosse parodie pataude et ringarde, Plebs se révèle être assez fine et totalement en adéquation avec son temps (bien qu’elle se passe à une époque reculée !) Bon, il faut avouer que le show rappelle à l’occasion The Inbetweeners, mais comme il n’en garde que les bonnes idées on ne va pas le lui reprocher. Fun, bien rythmé, drôle et bien joué, Plebs se laisse suivre avec plaisir et on espère juste que ce niveau de qualité va se maintenir sur toute la saison.

orphan black - 4 rolesOrphan Black 

Et bien, on peut dire qu’on l’aura attendu ce Orphan Black dont tous les sites de SF et autres conventions auront parlé bien avant sa diffusion ! Pourtant, on est en droit de se montrer réticent : voici une série canadienne de SF qui fait beaucoup parler d’elle et cela évoquera à certains le rude souvenir de Continuum, annoncée comme un tour de force autour de l’idée du voyage dans le temps et qui s’est avérée être une sombre daube. On s’approche donc lentement de Orphan Black, en lui laissant le soin de venir nous convaincre…

Et force est de constater que le premier épisode tient ses promesses. Bien sûr, il y a la prestation de Tatiana Maslany (l’actrice sur l’affiche – et oui, pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est la même dans quatre rôles différents !), mais il y a aussi et surtout une mise en scène et une atmosphère sonore qui mettent en place une ambiance très particulière assez grisante. Le scénario en lui même est plutôt bien rythmé mais l’histoire ne se met pas encore totalement en place : ainsi, si la série parle du clonage, le mot n’a pour l’instant pas encore été prononcé… On reste pour l’instant dans une intrigue un peu plus classique, celle d’une jeune femme qui assiste au suicide d’une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau et qui décide de prendre sa place. Tout se complique dans les dernières minutes de l’épisode, fort heureusement, et laisse espérer le meilleur pour la suite. Bref, Orphan Black doit encore faire ses preuves mais au moins elle démarre sur une bonne voie.

 

Rendez vous la semaine prochaine pour saluer l’une des plus grandes série de sa génération… et sans doute la plus injustement boudée de part chez nous !

Si on a été plutôt bien servi question nouveautés cette semaine, force est de constater que les séries qui nous ont quitté ne laisseront pas un souvenir impérissable… quand elles ne se sont pas tout simplement vautrées dans la facilité déconcertante. Le point, donc, sur six séries qui ne feront pas de vieux os dans notre mémoire.

wpc 56 WPC 56

A tout seigneur tout honneur – non, ne cherchez pas, ça ne veut rien dire, je ne savais juste pas comment commencer cette critique – et débutons donc en beauté avec une nouvelle production BBC diffusée cinq soirs d’affilée, en l’occurrence WPC 56, qui s’intéresse à Gina Dawson, la première femme à rejoindre les rangs des forces de police en 1956. Attention, il ne s’agit en rien d’un personnage historique mais bel et bien d’une pure invention / trouvaille scénaristique pour traiter du sujet des femmes dans des métiers d’homme, où la misogynie règne en force.

L’actrice est mignonne (allez hop, on commence par une remarque limite sexiste), la réalisation tire profit du talent des anglais pour les shows historiques, et les dialogues sont plutôt soignés, mais il faut bien avouer que l’intrigue générale qui gouverne ces cinq épisodes est loin d’être franchement convaincante. En gros, il y a deux fils tirés en parallèle, une enquête sur un cadavre d’enfant retrouvé dans une mine et une autre sur un violeur en série qui attaque des femmes blondes dans un parc. Il est rapidement évident que les deux intrigues vont se rejoindre et vous aurez sans doute résolu l’affaire bien avant les protagonistes principaux. Quant aux petites affaires bouclées qui viennent ponctuer les épisodes, elles ne sont pas non plus d’une grande originalité : pour sa première affaire, notre héroïne se voit confier la recherche d’une personne disparue… en fait un chien. Oui, on voit le truc venir à des kilomètres.

Fort heureusement, le show met en scène une galerie de personnages profonds et attachants, dont on suit les enjeux (familiaux, personnels ou de travail) avec un réel plaisir. Et surtout, la série ne se plante pas sur son principal sujet, les difficultés pour une femme d’être acceptée dans un métier dit d’homme, et met très bien en avant comment certains préceptes et idées préconçues de l’époque n’ont toujours pas disparu de nos jours. On reste donc sur un avis mi-figue mi-raisin, avec un show qui tape juste sur son sujet de prédilection mais qui se plante sur une grosse partie du reste…

Final Score : 6/10

Sympathique à regarder mais malheureusement très attendue, WPC 56 pourra vous tenir en haleine pendant ses cinq épisodes mais il est fort probable que vous aurez oublié son existence d’ici quelques mois… deception Deception

Non, je ne vais pas faire la blague pourrie à laquelle tout le monde s’attend vu le titre de cette série, mais il faut bien avouer que les auteurs l’ont cherché en nommant leur show Deception - qui ne veut absolument pas dire la même chose en anglais et en français. Il s’agit en effet d’une “tromperie” dans la langue de Shakespeare, titre plutôt adéquat donc quand on sait que la série nous raconte comment une jeune flic s’infiltre dans une famille de riches pour découvrir qui a tué leur fille, son ancienne meilleure amie.

Surfant ouvertement sur le succès de Revenge, NBC n’aura pas trouvé avec cette création de Liz Heldens (qui avait pourtant connu son heure de gloire sur Friday Night Lights) le prime time soap qu’il lui faut. Pas encore officiellement annulé, le show n’a clairement pas trouvé son public au vu de ses scores particulièrement décevant. Il faut dire que ce sont pas les acteurs de seconde zone ou la terrifiante réalisation qui pourra attirer qui que ce soit. Dommage pour Victor Garber et Tate Donovan, excellents sur d’autres séries, mais qui sont ici complètement à la ramasse. Au moins, comme ça, ils sont raccords avec un scénario capilotracté de haut vol, typique de ce genre de saga, où les méchants se révèlent gentils et où les personnages les plus sympathiques au début s’avèrent être de véritables enfoirés à la fin.

Le problème, c’est que pour qu’on puisse accrocher à ce genre de projet nettement vu et revu, il faut un personnage principal identifiant, aux enjeux et objectifs très forts : l’Emilie Thorne de Revenge  est en ce sens une parfaite réussite alors que la pauvre Johanna Locasto de Deception vous donnera, au mieux, envie de la baffer si elle arrive déjà à attirer votre attention. Et vous vous retrouverez vite à vous demander pourquoi diable vous devriez vous intéressez à son sort, croisant les doigts pour qu’elle se fasse assassiner à chaque fin d’épisode.

Final Score : 3/10

Déjà, il faut aimer le genre du prime time soap (de la saga, comme on dit par chez nous !) – mais là, franchement, c’est tellement mal foutu dès le départ que je vous met au défi de regarder tous les épisodes sans vous endormir. PLL 3 halloween Pretty Little Liars

C’est sans doute le plus grand plaisir coupable depuis trois ans : Pretty Little Liars est assurément un mauvais show, qui cumule les défauts (une réalisation antique, des comédiennes sacrément mauvaises, des scénarios totalement outranciers), mais la série ne se prend tellement pas au sérieux et se permet des rebondissements tellement ahurissant qu’elle en devient absolument géniale. Non, bon ok, pas géniale, mais très sympathique à regarder.

Pour cette troisième saison, on savait dès le début que ce n’est pas une seule personne qui se cache derrière le pseudonyme psychopathe et omniprésent A, mais toute une bande dont on va découvrir peu à peu différents membre. Se fendant d’un special Halloween en milieu de saison qui voit nos héroïnes persécutées dans un train lancé à fond, le show rebondit par la suite en s’amusant à détruire avec beaucoup d’acharnement le personnage de Spencer, l’intello de base qui va carrément finir en asile psychiatrique. Et puis, comme chaque année, il y a le cliffhanger de fin, une fois de plus sublime. Vivement le mois de juin, que la saison 4 démarre !

Final Score : 0/10 ou 3/10

Le voici le plaisir coupable qui mérite son beau 0/10, rendant du coup la série hautement indispensable. Il faut bien avouer que le genre de délire dans lequel est entré PLL (pour les intimes) ne se retrouve absolument nulle part ailleurs, même pas quand le même network (ABC Family) tente de copier la recette avec une autre série inspirée elle aussi par des livres de la même romancière ! PLL est unique et c’est pour ça qu’on l’aime – ou qu’on s’en contrefiche. workaholics Workaholics

Assurément l’une des comédies les plus débiles (et revendiquée comme telle) de la télé américaine, Workaholics vient d’achever sa troisième année sur un tel succès que Comedy Central a d’ores-et-déjà commandé une quatrième et une cinquième saison ! Mais alors comment expliquer l’engouement général pour les aventures de ces trois crétins de télémarketteurs qui vivent en colocation et dont les deux obsessions principales sont les filles et la drogue ?

Il faut déjà reconnaître aux quatre créateurs (Blake Anderson, Adam DeVine et Anders Holm – sans oublier Kyle Newacheck  sans doute moins connu car il incarne un beaucoup plus petit rôle que les trois autres) qu’ils ne se laissent pas impressionner facilement et ne reculent devant rien pour la blague. Le monde de l’entreprise en prend pour son grade, la série démontrant un peu plus à chaque fois comment un job stupide peut rendre encore plus stupide la personne censée le faire. C’est que nos quatre chers comiques revendiquent une idée pas très américaine : le droit à la paresse, à ne pas être extraordinaire, et à ne surtout pas en vouloir “plus”. Se contenter de ce qu’on a et d’en profiter, voilà donc le leitmotiv au coeur de ces ahurissantes aventures à l’humour souvent très dégueulasse. Ceux qui ne seront pas rebutés par des kilos de vomi, les sandwichs au sperme ou autre réplique qui vise clairement sous la ceinture, pourront découvrir quelques scènes vraiment touchantes lorsque nos héros se retrouvent sur le toit de leur maison, au coucher du soleil, pour parler de la vie… et vider un pack de bières avant de tenter une énième connerie.

Final Score : 7/10

Assurément pas indispensable, Workaholics est en tous cas une très sympathique comédie qui profite de l’espace de liberté offert par Comedy Central pour repousser au maximum les barrières du bon goût. Vous l’aurez compris, on n’est pas dans une vieille sitcom à maman, mais bien dans de la joyeuse régression. Newsreaders Adult Swim Newsreaders

Parodie d’émission de news imaginée par les créateurs des formidables Children’s Hospital et NTSF:SD:SUV::, Newsreaders propose donc à chaque épisode une enquête totalement délirante (par exemple un camp de scouts clairement organisé comme un camp de concentration…) et quelques commentaires sur la vie de Skip Reming – un vieux républicain excessif – mais qui ne sont clairement pas le point fort du programme. Comme d’habitude pour ce genre d’émission, l’intérêt varie fortement si le sujet du jour vous fait rire ou non. Mais reconnaissons une certaine qualité générale et un sens du rythme qui rend le programme très agréable à regarder. Rien de plus, rien de moins.

Final Score : 7/10

Très amusante mais pour le coup totalement dispensable, NewsReaders est une série courte (13 minutes) suffisamment amusante pour que vous puissiez y jeter un oeil. Girls season 2 poster resolutions Girls

Mais quel est le problème avec Girls ? La première saison avait marqué par son traitement réaliste et original de quatre personnages féminins en nette rupture avec l’image surannée des femmes (à l’époque) modernes de Sex and the City. Les garçons, eux, en prenaient pour leur grade avec une (petite) galerie de stéréotypes peu crédibles mais assez amusants pour qu’on accepte de les suivre. Au final, Girls première saison arrivait à manier avec talent des intrigues légères avec des dialogues percutants et un sens du réalisme assez déconcertant mais très appréciable.

Le souci, c’est que dès le début de cette deuxième saison, les clichés et travers évités auparavant viennent s’accumuler en force. Le meilleur ami gay, le petit copain noir aux idées politiques différentes (inséré de force dans la série pour répondre à la polémique selon laquelle le show ne met en scène que des blancs), le geek devenu un king, l’éternel gamin qui ne s’en sort pas, et surtout l’ineffable bad guy dont l’héroïne est amoureuse : en avant les effets racoleurs et les vieilles idées préconçues reprises par les magazines féminins pseudo-moderne ! Girls fait le tour d’horizon de tout ce dont elle avait réussi à s’éloigner pour plonger avec un manque évident d’autocritique dans la facilité décevante.

Reste, pendant un temps, des dialogues savoureux et quelques situations de comédie hautement jouissive. Mais Dunham et Appatow, qui en ont donc fini avec l’humour, décident de nous arracher des larmes sur les deux derniers épisodes, révélant les TOC de l’héroïne dans une suite de séquences indigestes et mal foutues. Les trajectoires des autres personnages s’obscurcissent soudainement sans que l’on comprenne où les deux auteurs veulent en venir, révélant au final l’effroyable gouffre de non-sens et d’absence totale de thématique dans lequel la série a sombré.

La troisième saison, déjà commandée, pourra-t-elle sauver les meubles ? Il faudra pour cela que les créateurs tout-puissants acceptent enfin qu’ils peuvent avoir tort et se planter. Du coup, c’est pas gagné.

Final Score : 4/10

Autrefois réjouissante et farfelue, doublée d’une étude de moeurs particulièrement réussi sur quatre jeunes femme ayant la vingtaine, Girls sombre cette année dans tous les clichés de la série auteurisante racoleuse qui ne se rend pas compte qu’elle reproduit le schéma qu’elle avait élégamment dépassé. Plus qu’une déception, un massacre.

 

Rendez vous d’ici quelques jours pour faire le point sur toute une plâtrée de sitcoms qui nous quittent !

Il y a des semaines, comme ça, où tout se passe bien. Questions nouveautés, on a eut de quoi vraiment se faire plaisir à se mettre sous les yeux après une première moitié de saison pas franchement excitante. Alors quelles sont ces petites perles qui risquent peut-être de nous décevoir d’ici quelques mois ? C’est le bilan de la semaine spécial nouveautés !

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Youngers 

Première nouveauté de la semaine, Youngers nous vient tout droit d’Angleterre où elle est diffusée sur la chaîne E4, pas forcément réputée pour la qualité de ses productions mais qui a au moins le mérite d’offrir des programmes assez rentre-dedans aux ados. Youngers fait donc partie de ce genre assez particulier et nous conte les aventures d’une bande d’ados (presque des jeunes adultes) qui vont tout faire pour devenir le prochain hit musical.

Si ce pilote semble avoir été écrit, réalisé et joué avec beaucoup de sincérité et de cœur, difficile cependant de s’attacher à ces destins un peu trop stéréotypés ou du moins largement déjà vus dans la télé anglaise. Que ce soit la vision de la banlieue de Londres, les personnages qui oscillent autour des héros, ou tout simplement le traitement de l’intrigue, rien ne viendra bousculer vos attentes – alors que c’est justement ce que la série voudrait faire.

Reste à voir si l’ascension dans le monde de la musique va se révéler intéressante ou être tout aussi clichée que le reste. Le sujet est difficile à traiter et peut vite tourner au désastre. On va croiser les doigts pour les adolescents d’Angleterre, mais j’ai comme un gros gros doute…

 in the flesh

In the Flesh 

Autre nouveauté venue d’Angleterre, In the Flesh s’avère par contre une très sympathique surprise. Les zombies ont donc enfin envahi la BBC 3 et le twist promis par la chaîne depuis qu’elle communique sur le show s’avère – pour l’instant – à la hauteur.

A savoir qu’on ne parle pas, dans la série, de zombies, mais de Partially Deceased Syndrome : oui, les zombies sont considérés comme des êtres humains souffrant d’une maladie ! Sur cette idée amusante, les auteurs tissent la trajectoire de Kieren, ado-zombie en voie de guérison, qui est renvoyé vivre dans sa famille. Et la, problème numéro un : sa sœur, à laquelle il tient énormément, fait partie de l’armée de défense des humains. Problème numéro deux : sa famille vit toujours à Roarton, le village où les “anti-zombies” sont encore nombreux et n’hésitent pas à les éliminer sans autre forme de procès.

Scénario intelligent souligné par une réalisation séduisante et intelligente : difficile de ne pas être séduit par ce pilote qui cumule les bonnes idées et sait provoquer quelques émotions fortes. Malheureusement, refroidi récemment par les bons démarrages et les chutes désespérantes d’Utopia ou Black Mirror, je ne peux m’empêcher de craindre que In the Flesh ne finisse par être tout autant décevante. Il faut bien avouer qu’au terme de ce pilote, on ne voit pas encore vraiment où les auteurs veulent en venir : ils ont posé un univers très intéressant et des personnages qu’on apprécie de suivre, mais il manque encore un élément capital pour nous lancer dans une trajectoire.

L’espoir fait vire, espérons qu’on ne terminera pas zombifié.

 Bates motel montage

Bates Motel

Et les bonnes surprises se cumulent cette semaine : alors qu’on s’attendait à une bouse assez informe, la courageuse (ou profiteuse selon les avis) Bates Motel se révèle être une relecture (plus qu’une simple prequel) particulièrement intéressante des origines de Norman Bates, le célèbre tueur de Psycho.

Réactualisé à notre époque, le pilote nous présente donc la relation hyper dérangeante mais délicieusement angoissante entre Norman et sa mère qui, après que le père soit décédé, tente de refaire sa vie et achète un motel. Toute la réussite du projet tient au scénario qui réussit à être simultanément surprenant et extrêmement bien ficelé. Chaque scène est magistralement structurée et les dialogues sont précis comme des lames de rasoir. Bref, à ce niveau c’est l’une des meilleures réussites vue depuis longtemps.

La réalisation et les acteurs, par contre, ne sont pas particulièrement au top. On sent le jeune Freddie Highmore encore un peu effrayé par son rôle, alors que Vera Farmiga, qui joue sa mère, en fait un peu trop pour être crédible. De quoi sapper le bon travail du scénario ? Définitivement pas : malgré ces quelques “légéretés”, le plus important, c’est-à-dire l’ambiance, est bel et bien au rendez-vous.

Formidable succès d’Audimat, on ne peut qu’espérer que Bates Motel se révèle au fil des épisodes toujours à la hauteur de ce pilote qui donne vraiment envie de voir la suite. Si vous n’avez pas trop l’âme sensible, vous devez définitivement y jeter un œil.

 top of the lake

Top of the Lake

Et on continue avec les bonnes surprises avec l’excellente (du moins pour les deux premiers épisodes diffusés) Top of the Lake, coproduction anglaise, américaine et surtout australienne, menée de main de maître par Gerard Lee et surtout Jane Campion dont la touche inimitable se retrouve à absolument tous les niveaux.

Ca pourrait être une sorte de The Killing bis car ça parle essentiellement d’une flic qui enquête sur une gamine qui s’est retrouvée enceinte avant de disparaître, mais Top of the Lake se révèle totalement différent que ce soit dans la manière de raconter l’histoire, dans les personnages, l’univers, etc. Instantanément fascinant, le show fait montre d’une réalisation époustouflante et totalement en accord avec son sujet, ainsi que d’un scénario au rythme totalement maîtrisé et aux personnages intrigants. Réussite magistrale, ces deux premiers épisodes laissent présager du meilleur pour la suite. Vivement mardi prochain !

 twisted promo

Twisted (Special Presentation)

Et on terminera sur une plutôt bonne surprise – vu le genre de programme dont il s’agit – avec une présentation spéciale du pilote de Twisted, série qui ne démarrera réellement que vers le mois de Juin – et qui a bien failli ne jamais voir le jour suite à la fusillade de Sandy Hook. Diffusée sur ABC Family, elle aura la rude tache de confirmer l’intérêt du public de la chaîne pour ses shows gentillets et paranoïaques, aux mystères qui défient tellement l’entendement qu’on se contrefiche de les résoudre.

Nous voici donc avec la rigolote Jo dont l’enfance a été traumatisée lorsque son meilleur ami, Desai, a étranglé sa tante avec une corde à sauter rouge. Libéré de prison, celui-ci débarque dans son collège où tout le monde le traite de psycho. Jo lui en veut – à cause de tout ça, c’est une outcast et elle a perdu son autre meilleure amie – mais va finir peu à peu par le comprendre. Et quand une adolescente va mourir – après avoir envoyé un texto à Desai dans lequel elle lui dit qu’elle sait pourquoi il a tué sa tante – Jo va prendre la défense de son ami, alors que c’est son propre père, un flic, qui vient l’arrêter. Et je vous parle même pas du climax de ce pilote qui rend le tout encore un poil plus compliqué.

Dans la droite lignée des productions ABC Family, le show est assez moche – on sent que le budget est réduit mais c’est surtout que le network insiste toujours autant pour mettre sa touche pas franchement glorieuse – et les comédiens sont au mieux efficaces, au pire catastrophiques. C’est grave docteur ? Non, pas vraiment, car l’intérêt se trouve justement dans cette image de série B dérisoire qui ne se prend pas vraiment au sérieux et accumule les rebondissements pour mieux combler les précipices qui tiennent place de psychologie de personnages. Très amusant, donc, mais totalement anecdotique.

 

Rendez vous d’ici quelques jours pour faire le point sur les séries qui nous ont quitté cette semaine – et on vous dira enfin tout sur la deuxième saison de Girls !

Beaucoup de départs cette semaine et une seule nouveauté (toute pourrie !) : le temps des adieux a bel et bien commencé.

Mr. Selfridge poster

Mr Selfridge (saison 1)  

Adapté d’une bonne biographie sur l’extravagant Harry Gordon Selfridge, créateur des grands magasins qui portent toujours son nom, Mr Selfridge est donc un show historique dont la première saison s’intéresse principalement à la manière dont l’entrepreneur américain va changer la face du shopping à Londres grâce à ses idées novatrices.

Très classique dans sa réalisation – qui reste tout à fait impeccable mais ne prend absolument jamais de risque – et tout aussi réussi, mais tout autant frileux, dans son casting, le show aurait pu manquer le coche avec des scénarios dont les intrigues secondaires amoureuses ont déjà été vues dans toutes les autres séries historiques anglaises. Fort heureusement, il y a Selfridge, magnifique personne principal à la trajectoire percutante, intrigante et fondamentalement originale.

Tous ceux qui se sont un tant soit peu intéressé à l’Angleterre du début du XXème siècle y trouveront leur compte tant les références à  (et parfois carrément les interventions) des personnages et des évènements importants de l’époque viennent cadencer le rythme implacable du show. On découvre ainsi Sir Arthur Conan Doyle qui vient faire une séance mystique, le démarrage du mouvement des suffragettes ou encore, carrément, la venue du roi Eward VII.

Je ne sais absolument pas ce qui est crédible au niveau historique, mais il est sûr que le show n’a pas sacrifié ses thématiques, son rythme, sa dramaturgie générale au profit de la réalité. On se laisse donc facilement embarquer dans cette magistrale fresque dont le dernier épisode pourrait arracher des larmes aux plus cyniques d’entre nous.

ITV a depuis confirmé que la série reviendrait pour une deuxième saison, et il faut avouer qu’on a bien hâte de retrouver ce charmant mr Selfridge…

Final Score : 8/10 

Très classique dans la forme, mais malgré tout très réussie, Mr Selfridge trouve son originalité et ses réelles qualités dans le personnage principale haut en couleur et sa trajectoire fascinante. Une sympathique réussite.

 Shetland

Shetland (mini, mais vraiment mini série) 

Toute petite mini-série (seulement deux épisodes), Shetland est adaptée du roman Red Bones d’Anne Cleeves, apparemment très connu en Angleterre. Petit cours de géographie pour commencer à comprendre le truc, les îles Shetland forment un archipel de l’écosse, situé au nord-est de l’Angleterre. Traduction : il s’agit d’un coin hautement paumé, sans grand magasin, avec une connexion internet pourrie, un accent à couper au couteau, et surtout des paysages magnifiques qui justifient à eux seuls de regarder cette mini-série.

S’intéressera-t-on pour autant à cette étrange histoire autour du meurtre d’une vieille dame qui avait autorisé des fouilles archéologiques sur son terrain ? Il faut bien l’avouer, ce n’est pas le rythme – franchement mou – ni l’enquête – définitivement trop complexe pour être traitée en moins de deux heures – qui vont entraîner le spectateur.

Mais tous ceux pour qui la forme prime sur le fond doivent absolument y jeter un œil. La réalisation est assez sublime, les acteurs sont excellents (et les personnages franchement originaux) et l’ambiance générale délicieusement envoûtante. Le seul souci étant de résister au sommeil qui vient alors délicatement nous chercher devant notre écran.

Final Score : 7/10 

Les îles Shetland ne peuvent pas rêver meilleur publicité pour attirer des visiteurs. La télé anglaise pouvait par contre rêver d’un meilleur polar…

 the lying game

Lying Game, the (saison 2)  

Si vous êtes vraiment fan de Profit et que vous ne voulez pas vous brûler les yeux (et si vous avez en plus réussi à faire l’impasse sur Heroes), alors ne regardez surtout pas The Lying Game, dans lequel le héros de votre adolescence, Adrian Pasdar, incarne un papa vraiment très vilain et manipulateur mais pas si méchant que ça finalement…

Ok, revenons en arrière deux minutes. Forte du succès de Pretty Little Liars, la chaîne ABC Family décide, il y a deux ans, de lancer un autre show basé sur une série de romans signés par Sara Shepard. L’aventure est confié à Charles Pratt Jr, un vieux de la vieille dont vous avez forcément vu le nom passer sur un générique (Beverly Hills, Melrose Place, Ugly Betty, etc.)

Nous voici donc lancé à suivre les aventures de Sutton et Emma, deux jumelles séparées à la naissance, qui se retrouvent et décident de partir à la recherche de leur mère naturelle. Et puis comme il faut quand même qu’il y ait un petit twist, rapidement Emma va prendre la place de Sutton au sein de sa famille qui ne se rend compte de rien. Ce qui est tout de même assez surprenant, Emma étant une sainte-nitouche exaspérante et Sutton une mini pouffe assumée.

Cette deuxième saison tire toujours les fils d’un secret tellement complexe qu’on n’y comprend absolument plus rien, mais dont en toute sincérité on se contrefiche totalement. Des meurtres, des révélations fracassantes, mais surtout des histoires d’amour viennent scander ces terrifiants dix épisodes qui vous paraîtront en durer une cinquantaine.

Final Score : 4/10 

Incroyable mais vrai : on pouvait faire plus moche et moins bien joué que Pretty Little Liars ! Mais en plus, là où PLL s’avère assez drôle et jouissive, The Lying Game s’avère pompeuse et ennuyante. Zappez messieurs dames, zappez.

 banshee

Banshee (saison 1)  

Une fois tous les deux ou trois ans, une nouvelle série débarque de nulle part et pose les jalons d’un genre qui sera par la suite recopié à outrance. C’est un peu le cas avec Banshee, série noire, très noire, à l’ambiance “européenne” pour les américains, c’est-à-dire sans concession sur la noirceur des personnages.

Diffusées sur Cinemax, les aventures de cet ancien voleur / arnaqueur qui se fait passer pour le nouveau shérif d’une petite ville nommée Banshee en laisseront plus d’un sur le carreau au cours des premiers épisodes. Il faut dire que si la réalisation est assez réussie (et surtout totalement en accord avec son genre), la gueule de l’acteur principal (Antony Starr, aussi expressif que la cellule de prison dont sort son personnage) fait un peu peur et surtout le scénario part absolument dans tous les sens sans qu’on arrive à déterminer de quoi il s’agit réellement.

Et là, toute la dichotomie de Banshee s’installe. Entre séquences nerveuses et angoissantes (notamment sur l’étrange communauté amish qui entoure la ville), et baston dégueulasse rappelant ouvertement des catastrophes telles que le Transporteur (les films, heureusement, et pas la série !), le show plonge régulièrement son spectateur dans la consternation la plus totale avant de le réveiller avec un coup de fouet qu’il n’oubliera pas de si tôt.

Et une fois l’univers installé (compter trois épisodes sur les dix), les auteurs peuvent commencer à s’amuser mettre en branle leur train lancé à trois cent kilomètres/heure vers un mur de brique. Totalement outrancière, l’intrigue se permet des pétages de plomb hallucinant à travers des retournements de situation aussi fin qu’une découpe de carcasse de porc à la hache. Les délires vont jusqu’à proposer plus de trente minutes de baston (et il s’agit d’une seule et même baston) dans l’antépénultième épisode et le pire c’est qu’on reste complètement scotché !

Le seul vrai reproche qu’on pourrait faire à ce pot pourri de roman noir reste le bout d’intrigue sur les indiens et le nouveau casino, définitivement pas traité à la hauteur de ce qu’il méritait. Mais pour ceux qui apprécient de voir des méchants russes se foutre sur la gueule, des gunfights qui se terminent au bazooka, et des familles dérangées et dérangeantes, il y a vraiment de quoi s’amuser.

Et on sait qu’on fait face à un programme génial quand, après avoir vu les toutes dernières minutes de cette première saison (celles après le générique de fin), on a envie de voir la suite. Tout de suite. Maintenant. Sinon je fais tout péter.

Final Score : 8/10 

Rigoureusement inutile et donc totalement indispensable, Banshee ne ressemble à rien de ce qui est diffusé actuellement et mérite donc tout notre respect rien que pour ça. Âmes sensibles s’abstenir, fans de romans noirs jetez vous dessus.

(et oui, j’ai réussi à parler de Banshee sans citer Alan Ball, qui n’officie en réalité sur la série qu’en tant que très lointain executive producer…)

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Young Justice : Invasion (saison 2)  

C’était le dessin animé de super-héros le plus fun de sa génération. Young Justice : Invasion a réussi le paris de faire du feuilletonnant sur vingt épisodes, de raconter une belle saga faisant intervenir un nombre incalculable de personnages et qu’on comprenne tout ; bref de ne pas prendre ses spectateurs pour des ahuris ou des gamins de trois ans incapables réfléchir.

Pas toujours réussie dans sa réalisation et son animation, la série s’en sort donc haut la main question scénario – même pour les plus réfractaires à l’univers DC. Malheureusement, l’Audimat n’a pas été totalement au rendez-vous et on sait que le show est d’ores-et-déjà annulé. Mais est-ce pour le remplacer totalement ou donner un autre nom à sa suite, le mystère reste entier !

Final Score : 8/10 

Assurément l’un des meilleurs dessins animés pour ados vu depuis longtemps, Young Justice : Invasion prouve qu’on peut raconter une saga même quand celle-ci est diffusée le samedi matin !

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The Mimic (nouveauté - UK)  

Je dois l’avouer, je n’ai rien compris à The Mimic. Non pas que l’intrigue soit compliquée, elle tient sur une serviette en papier (un homme qui a un métier pourri et cache en réalité un immense talent d’imitateur apprend qu’il pourrait être le père d’un adolescent…), mais je ne vois pas comment quelqu’un a pu se dire : hey, et si on faisait une série sur un imitateur, ça plait ça les imitateurs ?

Alors autant vous dire que nous, en France, on est totalement largué vu qu’on ne connaît aucune des voix que le monsieur imite. Quant à l’intrigue en elle-même, qui se conclue alors que le monsieur imite son patron sur un haut parleur pour l’humilier face à toute sa boite, elle est foutrement ridicule. Bref, la nouvelle sitcom de Channel 4 a bien du mal à passer. La suite saura-t-elle nous convaincre ? Rien n’est moins sûr…

 

Allez, rendez-vous la semaine prochaine pour une pléthore de nouveautés dont la très intrigante série de Jane Campion…

On passe donc aujourd’hui du côté des nouveautés qui sont venues fleurir sur les écrans anglais, américains et australiens. Des vikings, des mafieux, un détective, des militaires, deux comiques et le fameux Girls pour les garçons : il faut de tout pour faire un monde télévisuel.

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Viking

Première vraie série de fiction pour la chaîne History (spécialisée dans les documentaires sur l’histoire, vous l’aurez compris…) Vikingsn’a pas été confiée à n’importe qui : son show-runner et créateur, Michael Hirst, a auparavant officié sur deux films sur le destin de la reine Elisabeth 1, ainsi que sur les séries The Tudors et The Borgias (la version américaine, donc, pas celle de Canal +.) Entouré de toute sa bande habituelle, Hirst fait-il honneur aux vikings avec ce nouveau show ?

On pouvait craindre une pâle copie de Spartacus, avec des grands mecs baraqués qui se baladent à moitié à poil et passent la plupart de leur temps à se foutre sur la gueule, mais Hirst s’intéresse nettement plus à l’envie de découverte d’un peuple rude et sauvage. Les (rares) personnages présentés dans le pilote donnent aussitôt envie de les suivre et – mis à part Gabriel Byrne un peu ridicule en roi antipathique – les acteurs ont un réel charisme et des gueules assez inoubliables.

Le show est nettement moins convaincant dans ses effets spéciaux qui rendent malgré tout hommage à toute une mythologie peu connue mais pourtant particulièrement intéressante. Les valkyries, Odin et Thor sont donc de la partie et promettent quelques scènes oniriques des plus barrées. On espère juste que les images de synthèse sauront s’améliorer au fil du temps…

Mon Pronostic : une saison entière, c’est sûr. Une deuxième ? Allez, on va dire oui, une deuxième !

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Red Widow

L’autre nouveauté américaine de la semaine, c’est Red Widow qui, après The Mob Doctor qui nous proposait de nous raconter les aventures d’une médecin dans la mafia, nous propose maintenant les aventures d’une soccer mom dans la mafia.

Adaptée d’une série hollandaise, cette version américaine est conçue par Melissa Rosenberg, autrement connue pour avoir officier sur Dexter… et écrit tous les films de la franchise Twilight. L’attendait-on au tournant pour cette histoire de mère de famille, fille d’immigrés russes, qui se retrouve à devoir travailler pour le patron de la mafia qui vient de faire tuer son mari (qui ne faisait pas qu’agir dans la légalité, il faut bien l’avouer…) ? Pas vraiment, et tant mieux tant le résultat peine à convaincre.

C’est que ce double épisode pilote traîne pas mal la jambe et tarde incroyablement à mettre tous les personnages en place. Le pire, c’est que Rosenberg passe un sacré bout de temps à nous présenter le père de famille… qui va se faire tuer et ne plus du tout revenir dans la série. Est-ce pour poser des éléments qui vont servir ensuite pour comprendre qui est son meurtrier ? Très franchement, j’en doute énormément.

Personnages clichés, réalisation datée, scénario mou du genou : le pilote de Red Widow ne donne pas particulièrement envie de revenir. D’autant plus qu’on a du mal à saisir le concept et qu’on ne cesse de se demander de quoi Rosenberg tient réellement à parler. Peut-être que la suite me donnera tort, mais pour l’instant je ne miserai pas un kopeck sur cet énième série dans la mafia.

Mon Pronostic : une seule saison, je vois mal le public accrocher à ce délire vraiment particulier.

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Broadchurch

Du côté de l’Angleterre, on est toujours aussi fan des séries policière à la The Killing, c’est-à-dire dont l’ensemble de la saison repose sur la résolution d’un meurtre. Dans Broadchurch, il s’agit de celui d’un gamin de onze ans, dont le cadavre est retrouvé sur une plage – il aurait apparemment sauté de la falaise qui la surplombe. Bien entendu, la thèse du suicide est vite démontée et le flic récemment arrivé en ville pour mener l’enquête commence à secouer un cocotier de mensonges et de mystères.

Extrêmement classique, la série se révèle dès ce pilote être plus une étude de mœurs suite à une disparition brutale dans une petite ville qu’une vraie saga policière. C’est le genre de projet dont la qualité tient énormément à ses personnages et à ses acteurs : coup de bol, c’est l’occasion de retrouver David Tennant (un ancien Doctor Who) très intrigant dans le rôle du flic direct et peu psychologue. Quant aux différents suspects, seul l’avenir pourra nous dire s’ils s’avèrent être vraiment intéressants ou de simples marionnettes sans réelle trajectoire. Croisons les doigts, ce pilote donne en tous cas envie que la suite soit à la hauteur…

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Bluestone 42

Toujours en Angleterre, on trouve la petite nouvelle Bluestone 42, comédie fort sympathique sur un sujet pas forcément très drôle : un détachement militaire en Afghanistan durant l’opération Herrick.

Ouvertement satyrique, le show ne fait rien pour se rendre réaliste ou crédible, en particulier au niveau des personnages qui sont tous plus excentriques les uns que les autres. La mort brutale d’un soldat américain – ancien agent de la CIA – dont un duo d’écossais ne va cesser de se moquer tout au long du pilote en atteste : on n’est pas ici pour parler tragédie, mais pour rire d’un sujet particulièrement controversé et/ou dérangeant.

Et il faut bien l’avouer, cette première demi-heure fonctionne plutôt bien. Le casting est réjouissant, les blagues tombent juste et on ne s’ennuie pas une seconde. Reste à voir si la suite conservera cette qualité avec son intelligente satyre ou si le show va tomber dans les travers du cynisme indigent.

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Anna and Katy

Anna Crilly et Katy Wix sont deux comiques anglaises qui, après avoir lutté de nombreuses années, voient enfin leur travail récompensé en obtenant leur show, Anna and Katy. Suite de sketchs plus ou moins réussis (et surtout plus ou moins compréhensibles, vu les références, pour nous autres français), le pilote se laisse regarder mais s’oublie dès le générique de fin terminé. A recommander uniquement aux plus grands fans de comédie anglaise.

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Please like me

Enfin, c’est l’Australie qui nous offre en premier la copie que l’on n’attendait pas, c’est-à-dire, le Girls pour les garçons (plutôt gays les garçons, d’ailleurs), avec Please Like Me. Imaginée par Josh Thomas, un jeune comique apparemment extrêmement apprécié chez les kangourous, le show raconte comment ce vingtenaire au physique très particulier (il assume lui-même de ressembler à un bébé grand-père) découvre son homosexualité. Entre deux problèmes du quotidien avec son meilleur ami, son ex, ou encore la séparation brutale de ses parents (sa mère fait une tentative de suicide en découvrant que le père la trompe, puis demande le divorce), Josh est bien occupé. Malheureusement pour nous, il est un peu tout seul dans son délire et nous laisse plus ou moins sur le carreau. Certes, la plupart des scènes sont bien conçues et amusantes, mais la série repose sur des situations tellement artificielles qu’on a bien du mal à s’identifier à un quelconque personnage. Bon, au final on a quand même envie de lui donner sa chance à ce jeune Josh, mais il a intérêt à vite saisir notre intérêt, ou sinon on retournera voir Lena Duhnam. Ou pas.

Nouvelle semaine en deux parties, et on commencera une fois de plus avec les départs. Si tout le monde veut savoir ce que vaut réellement House of Cards, la série réalisée (en partie) par David Fincher avec Kevin Spacey dans le rôle principal, on s’intéressera aussi à une série sur le monde de l’art, une parodie de la télé-réalité US, un show totalement illuminé et très inquiétant, une mini-série très anglaise, ainsi que LA catastrophe la plus retentissante de cette année, signée Ricky Gervais. 

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White Collar (saison 4)

Dans le monde de plus en plus improbable de la série policière qui cherche à se frayer un chemin hors des sentiers battus, White Collar avait plutôt fait bonne impression il y a quatre ans avec son concept novateur et ambitieux. Ou comment un ancien faussaire va travailler pour le flic qui l’a pourchassé aux quatre coins du monde.

Une fois passée la découverte d’un monde peu vu à la télévision (celui du trafic d’art), une fois passée l’agréable surprise d’une réalisation plutôt soignée quoique franchement pas très originale, et une fois passée le sentiment d’avoir des acteurs vraiment investis dans leurs personnages, il reste que White Collar s’essouffle et donne l’impression d’avoir déjà fait le tour de tout ce qu’il était possible d’inventer autour de ce concept.

Les fans les plus acharnés resteront pour le feuilletonnant qui s’intéresse, cette fois, au passé de Neal, le héros, et en particulier à son très mystérieux père. Autant vous le dire tout de suite, les révélations ne sont pas franchement à la hauteur et même l’ultime retournement final ne vous déclenchera pas une crise cardiaque (si déjà il arrive à vous réveiller…)

La série va revenir l’année prochaine pour une cinquième saison et on espère que les producteurs auront l’intelligence d’injecter du sang neuf dans l’équipe de scénaristes – ou que du moins, ils accepteront de bousculer un peu une formule qui commence à s’endormir. Car il serait vraiment dommage d’enterrer totalement cette charmante série, de la rendre ridicule au fil des années en perpétuant des schémas qui n’ont plus lieu d’être. White Collar était innovante, il est grand temps qu’elle le redevienne.

Final Score : 6/10

White Collar fut à ses débuts l’un des cop-show à ne pas manquer. Aujourd’hui, la série s’essouffle et a besoin de renouveau. Tous ceux qui ne sont pas totalement fans peuvent vraiment faire l’impasse sur cette saison.

 kroll show

Kroll Show (saison 1)

Dans la grande lignée des comiques qui arrivent à décrocher un show qui porte leur nom, je demande Nick Kroll, trentenaire juif et décalé qui fait les beaux jours de la série The League avec le rôle de Ruxin.

Ici, Kroll s’en prend à la télé américaine avec comme cible de prédilection les innombrables télé-réalité sur des publicitaires, des dentistes, ou même tout simplement un ado obèse ou un ado débile. Seul souci, Kroll connaît tellement bien son sujet qu’il en oublie parfois d’être vraiment drôle et donne l’impression de seulement copier ce qu’il veut critiquer…

A part ça, on notera bien un ou deux sketchs amusants et une bande de comédiens qui s’éclate. De quoi passer un bon moment mais absolument rien d’extraordinaire. Bref, si la série ne revenait pas l’année prochaine, ce ne serait franchement pas un drame…

Final Score : 6/10

En fond lors d’une soirée whisky-coca avec des amis, The Kroll Show peut avoir un réel intérêt. Tout seul, à la maison, nettement moins. A vous de voir si vous avez des amis prêt à tenter l’aventure.

Enlightened season 2

Enlightened (saison 2)

S’il y a bien une série qui m’a rendu fou ces derniers temps, c’est Enlightened. Chef d’œuvre (bon ok, non, très bonne série) ou mauvais trip à vomir ? Cette série de vingt-six minutes sur une jeune femme totalement illuminée qui décide d’agir pour améliorer la société – et qui dans cette deuxième saison va s’en prendre à la boite pour laquelle elle travaille et qui cache de noirs agissements – laisse totalement perplexe.

C’est qu’on n’arrive jamais à savoir s’il s’agit d’une excellente comédie sur le pouvoir de la foi ou d’un exécrable préchi-précha religieux, simpliste et ridicule. Second degrés fin et intelligent ou premier degré balourd et moralisateur ? Alors qu’on rigole beaucoup au fil des épisodes, et qu’il faut souligner la qualité de l’ensemble du programme, il ne cesse d’y avoir des séquences qui font froid dans le dos tant on n’arrive pas à savoir si c’est du lard ou du cochon. En particulier ces passages de voix off qui hésitent tellement entre la comédie et le sérieux qu’on se demande ce que veulent réellement raconter les auteurs.

Mais au final, voici bien une des rares séries qui vous colle à la peau bien longtemps après avoir éteint votre écran…

Final Score : ???

Difficile de donner un avis définitif sur Englihtened. Je crois bien que la seule solution, c’est encore que vous regardiez un ou deux épisodes pour vous faire votre propre opinion…

Mayday

Mayday (mini-série)

C’est donc le nouveau grand trip de la BBC, la première chaîne publique anglaise : diffuser des mini-série de cinq épisodes sur cinq soir d’affilés ! Cette semaine, on avait donc droit à Mayday, polar à l’ambiance légèrement paranormal sur la disparition d’une jeune fille dans un petit village.

Pur prétexte à brosser une galerie de personnages aux trajectoires plus ou moins (mais quand même plus) intéressantes, l’enquête vous laissera forcément sur votre faim lors de sa résolution. Plutôt bien filmé et bien joué, le show peut vous accompagner tranquillement sur une petite semaine – il semble vraiment avoir été conçu pour ça. Mais y a-t-il vraiment plus à en tirer ? La réponse est tout simplement non, tant tous les éléments mis en place rappellent d’autres séries ou même certains films. Sympathique Mayday, mais vraiment pas originale. Dommage.

Final Score : 7/10

Honnête, Mayday est un programme divertissant et assez intelligent mais terriblement déjà vu. Sympathique, donc, mais pas du tout indispensable.

Ricky Gervais as Derek

Derek (saison 1)

Les amis, la télévision anglaise va mal en ce moment. Ses grands auteurs ne savent plus de quoi parler (Black Mirror), ses jeunes talents ne parlent de rien (Utopia.) On sait aujourd’hui que c’est vraiment la crise quand l’enfant terrible des écrans UK, l’infatigablement irrévérencieux Ricky Gervais, en autre créateur de la cultissime The Office, plonge dans un abyme sans fond.

Avec Derek, l’auteur aurait voulu parler de la vieillesse, de la manière terrifiante dont la société actuelle traite ses personnages âgées ; mais il tombe dans la mièvrerie irritante, avec des séquences clipées tire-larmes sur fond de musique au piano absolument abjecte. A trop vouloir nous faire aimer ses petits vieux, il nous rend le sujet désespérant et pathos à mort. Sur ce point-là, donc, c’est un échec total.

Mais Derek, c’est aussi un personnage principal rejeté par la société mainstream à cause de ses problèmes sociaux, sa manière de parler et même de son physique très ingrat. S’il paraît évident que le personnage fait écho aux problèmes liés à l’autisme, Gervais s’en défend complètement et assure que son personnage n’est pas non plus déficient mentalement. On se demande bien pourquoi il refuse de jouer le jeu tant cela n’a pas franchement d’impact sur le show. Peut-être est-ce pour contrecarrer les premières critiques sur le show, faites par des associations de défense des droits des handicapés, qui considéraient que Gervais se moquait ouvertement et méchamment. Le souci, au final, c’est que Derek est beaucoup trop gentil et innocent pour tenir le rôle principal de ce genre de comédie. Quand tous les autres personnages lui balancent des fleurs pendant le dernier épisode, c’est non seulement fatigant, mais en plus limite gerbant tant on a l’impression que c’est Gervais qui se congratule lui-même à travers le prisme de ses comédiens.

Même la réalisation, qui utilise une fois de plus le principe du mockumentary, paraît datée et laisse totalement circonspect sur ce choix qui n’apporte absolument rien au scénario. Les comédiens en font trois tonnes, et les petits vieux qui s’agitent dans le fond ont juste l’air d’être venu pour avoir un thé et des gâteaux gratos. Au final, quand le dernier épisode se termine, on est soulagé de ne plus avoir à supporter ce calvaire. Pas de chance, Gervais a assuré qu’il produirait une deuxième saison que Channel 4 en veuille ou non.

Final Score : 3/10

Pas drôle et même fondamentalement énervante et répulsive, Derek est sans doute LA catastrophe de l’année, surtout en regard de son créateur, Ricky Gervais, qui nous avait habitué à tellement mieux.

House of Cards

House of Cards (saison 1)

Il y a des séries, comme ça, qu’on voudrait ne pas aimer. Sans doute parce qu’elles font parler d’elles trop vite et trop fort, ou tout simplement parce qu’on a l’impression de faire face à un gros matraquage publicitaire. Avec ses nombreux réalisateurs connus (dont Fincher en tête de liste), et son casting imposant (Kevin Spacey, Robin Wright, ou encore Constance Zimmer), House of Cards fait partie de ce genre de projets excessifs qui attirent tout autant qu’ils repoussent. Adaptation d’un programme anglais qui a connu son heure de gloire dans les années 90, le show sent bon la récupération chic et choc. Ajouter à cela qu’il s’agit de la première série de Netflix, un service de vidéo à la demande et pas du tout une véritable chaîne, et il y avait de quoi se poser de vraies questions sur le programme…

La bonne nouvelle c’est que oui, House of Cards est une excellente série. La mauvaise, c’est qu’il faut absolument voir la première saison dans son intégralité pour vraiment en être convaincu. En effet, tout le show repose sur un personnage principal moteur de l’action (Spacey) dont on ne connaîtra véritablement les intentions – et surtout le plan furieusement complexe – que dans les derniers épisodes. Du coup, sur les sept ou huit premiers, on a l’impression que la série part un peu dans tous les sens mais sans trouver la fameuse ligne directrice qui pourrait lui donner son identité.

Si le show se laisse totalement regarder la première fois que ce soit par la qualité de sa réalisation, du jeu des acteurs, et même de la partie “bouclée” des scénarios, c’est donc vraiment rétroactivement qu’il prend toute son ampleur. Il passe alors du statut de simple (!) très bonne série, à celui de petit chef-d’œuvre. Mais qu’on se le dise, House of Cards ne fait rien pour se faire aimer et seuls ceux qui iront jusqu’au bout pourront en apprécier toute la saveur…

Mais aussi être totalement irrité (ou non, c’est une histoire de caractère) par la conclusion qui appelle définitivement une suite. Fort heureusement, vu le succès de ces treize premiers épisodes, une deuxième saison est déjà en cours de production.

Final Score : 9/10

Ne vous laissez pas avoir par tous les petits éléments qui pourraient vous faire abandonner la série : si vous allez jusqu’au bout de House of Cards, nul doute que vous ne regretterez pas d’avoir vu un show de cette qualité.

 

Allez, rendez-vous demain pour faire le point sur les nouveautés de la semaine !

Un nouveau cop-show, sur CBS, tente de se faire une place dans cet univers surchargé. Y arrivera-t-il ? Rien n’est moins sûr. Et en attendant, Comedy Central et la télé anglaise tentent de nous faire rire… sans grand succès non plus. Retour sur cinq nouveautés dont on peut tout à fait se passer (oui, je sais, c’est pas ce genre d’intro qui va vous passer à aller lire la suite !)

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Golden Boy

Décidément, la télé US n’en finit plus de chercher de nouvelles idées pour révolutionner les cop-shows. Dernière création issue de cette quête impossible, Golden Boy s’intéresse à l’ascension fulgurante de Walter, un jeune flic qui est subitement promu au service des homicides (alors qu’il n’en a vraiment pas l’expérience). Par des flash-forward pas forcément très malins ni très fins, on découvre aussi que seulement sept ans plus tard il est devenu le plus jeune commissaire de police de l’histoire du département de New York. Comment en est-il arrivé là, lui demande un journaliste ? Regrette-t-il certaines des ses actions ? Il évoque même un suicide et des morts suspectes… Bref, attention spectateur, à toi de découvrir la manière dont ce jeune arriviste est arrivé au sommet !

Tout le problème est qu’il faudrait déjà qu’on suive un arriviste pour que le projet soit un peu intéressant. En réalité, Walter se révèle être un bon gars, qui était là au bon moment au bon endroit. Il a du flair et de l’intelligence, son seul défaut c’est de manquer d’expérience. Et quand il joue avec les limites de la loi, c’est pour faire le bien et jamais pour son propre compte. Un gentil à qui tout va réussir, ça vous motive vous ? Oui, moi non plus.

D’autant plus qu’à la vision du pilote, la série semble bien s’axer sur une formule pas franchement percutante. Un peu de flash-forward en début et fin d’épisode histoire de poser une thématique, puis retour au présent pour une enquête. Et pour l’instant on a bien du mal à voir ce qui va différencier ces enquêtes de celles de tous les autres cop-shows.

Au final, ce Golden Boy file à trois kilomètres au-dessus de la tête du spectateur qui luttera pour ne pas s’endormir devant ce programme qui ronronne terriblement. Catastrophe en terme d’audience (enfin, dix millions, n’importe quelle chaîne s’en accommoderait, mais pour CBS, la reine des séries policières, c’est une piètre performance), la série va devoir sacrément lutter puisqu’elle est là pour remplacer CSI:NY dans la case assassine du vendredi soir…

EDIT : CBS hésite et la série est pour l’instant programmée à nouveau le mardi soir. Golden Boy tiendra-t-elle le cap finalement ? C’est bien le seul vrai mystère de la série !

Mon Pronostic : le cas est complexe. Une série policière sur CBS ça ne s’annule pas si facilement que ça. Pour la peine je vais miser sur une deuxième saison…

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Nathan for You

Dans le cadre de sa nouvelle soirée comédie, la chaîne Comedy Central propose deux nouveaux programmes assez curieux. Le premier, dont on parle ici, flirte avec la réalité au point que certains journalistes américains dénoncent le fait que le network est allé trop loin ! Le concept de ce Nathan For You a effectivement de quoi faire peur : titulaire d’un diplôme d’école de commerce au canada, le comique Nathan Fielder décide de venir en aide à des petits business qui ont un problème.

Le truc c’est que, bien entendu, Nathan a des idées complètement débiles. Pour faire venir du monde dans une boutique de glaces au yaourt, il invente un nouveau parfum : caca. A une pizzeria, il propose de garantir la livraison en huit minutes (ce qui est impossible) et d’offrir une pizza si le livreur est en retard… L’idée étant que la pizza offerte est absolument minuscule. Nathan Fielder donne même des conseils pour passer des entretiens d’embauche et assure que la victoire est à portée de main à partir du moment où on a confiance en soit. Pour preuve, dans plusieurs entretiens tests, il va n’utiliser que les mots de ses complices qui sont respectivement un gamin de dix ans, un comique agressif et une tortue. Oui, une tortue.

Le tout donne une émission fort étrange, très drôle à certains moments mais totalement dispensable. Sans histoire, sans progression, le show ne pose pas vraiment de questions sur la manière dont la télévision effrite de plus en plus les frontières avec le réel – ce n’est là qu’une question que se posent les journalistes, mais en aucun cas Nathan Fielder qui est juste là pour nous faire rire.  On est dans la pure parodie de la télé “enseignante” qui a envahi les cases de M6 dans notre cher pays avec ces émissions qui veulent nous apprendre tout et n’importe quoi. Ni plus, ni moins.

Mon Pronostic : Comedy Central n’a peur de rien. Je mise sur la commande d’une saison deux !

 

Ben Show

L’autre programme qui accompagne la nouvelle soirée comédie de Comedy Central se nomme The Ben Show et se révèle être le show de Ben Hoffman et… c’est à peu près tout. En totale roue libre, le comique enchaîne les pseudos sketchs de son invention et surtout l’auto-apitoiement sur un show qu’il estime lui-même complètement à la ramasse.

Comme Nathan Fielder, Ben Hoffman joue avec les frontières du réel, ne précisant jamais si ses invités sont des personnes réelles ou des acteurs. Mais là aussi, on s’en fout. L’important étant simplement de voir Ben réaliser une “grande et belle” aventure (insérer ironie ici). Dans le pilote, il achète un pistolet. Et on nous promet par la suite qu’il va monter un groupe de musique, trouver une religion ou encore auditionner pour une télé réalité. De notre côté, on va lui laisser un peu de temps pour arriver à nous convaincre, mais franchement c’est pas encore totalement gagné…

Mon Pronostic : on vous a déjà dit que Comedy Central n’a peur de rien ? Bien sûr que je mise sur la commande d’une deuxième saison !

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Lightfields (UK)

Les anglais semblent bien aimer les histoires de fantômes en ce moment : ça doit être la troisième ou quatrième mini-série UK que je vois avec des revenants en deux ans. Bref, Lightfields ne fait pas vraiment dans l’originalité en nous proposant une histoire autour d’une ferme sur trois générations, avec un meurtre originel qui va avoir des répercussions à toutes les époques et dont on ne connaîtra les causes qu’à la toute fin…

Et ce n’est pas les personnages relativement clichés, les acteurs pas forcément super impliqués ou la réalisation datée qui vont arriver à nous scotcher sur notre écran. Malgré toute la bonne volonté des personnes derrière ce pur produit télévisuel, le fait est qu’on s’ennuie ferme et qu’aucune des surprises prévues par le scénario ne fonctionne réellement. Et entre deux bâillements, il nous prend soudain l’idée d’aller chercher un bon bouquin fantastique…

heading out

Heading Out (UK)

Les aventures d’une vétérinaire lesbienne à la drôle de tête peuvent-elles nous faire rire ? Sans doute, mais ce n’est pas franchement le cas avec Heading Out, sitcom UK qui se veut innovante, maligne et percutante mais qui se révèle au final particulièrement déjà vu. Le pilote présente des personnages creux, une intrigue désespérante d’ennui et une ambiance générale vraiment peu attrayante. La télé US nous a habitué à ses nombreuses sitcoms pourries, il semblerait que la télé anglaise ait aussi trouvé les siennes…

 

Allez, rendez-vous très bientôt pour une nouvelle semaine en deux parties où on parlera enfin de l’autre série qui a secoué le web, la très politique House of Cards

Ce fut une grosse semaine qui vient de se dérouler, d’où le retard compulsif de mes posts. Oui, MES posts car il a fallu diviser en deux parties toutes les news qui nous sont tombées dessus. On commence donc aujourd’hui par les séries qui nous ont quitté, et demain on reviendra pour découvrir quelques nouveautés. Des flics, des danseuses, des papas trentenaires, la ville la plus barrée des Etats-Unis et tout à la fin, découvrez encore une fois comment vous faire quelques ennemis en critiquant une série dont la réputation s’avère totalement surfaite…

Ripper Street BBC AmericaCe n’est clairement pas la série de l’année, mais elle reste bougrement sympathique cette Ripper Street sur un trio d’enquêteurs coincés à Whitechappel peu de temps après le carnage provoqué par Jack l’Eventreur. Les intrigues sont malignes et très variées, s’intéressant ainsi à tous les éléments clés qui secouent Londres en cette fin de XIXème siècle. La réalisation est tout à fait dans le style de la multitude de shows historiques que les anglais semblent tant apprécier. Quant aux acteurs, ils sont plutôt bons et certains personnages se révèlent sur la durée.

Car c’est bien ça le problème et la qualité de la série : si le show ne propose pas un premier épisode des plus percutants, il ne cesse de s’améliorer au fil du temps pour s’avérer redoutablement efficace dans les derniers épisodes. De plus, la série pourrait tomber dans de nombreux pièges fort faciles vu son sujet de départ, mais les évite soigneusement en proposant toujours des résolutions assez réjouissantes. Pas une prouesse, mais une belle réussite.

Final Score : 8/10

On en aura bouffé ces dernières années du cop-show historique, mais fort heureusement Ripper Street fait partie du dessus du panier. Intelligente, soignée et en constante amélioration, le show de la BBC n’est pas un indispensable, mais un indéniable plaisir. Les anglais ne s’y sont pas trompés : la série a déjà été renouvelée pour une deuxième saison.

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Peut-on apprécier une série dont le sujet ne nous touche absolument pas ? La réponse est oui et Amy Sherman-Palladino le démontre aisément avec LA surprise de l’année, Bunheads. Ou comment quatre petites danseuses classiques et leur prof particulièrement barrée peuvent vous embarquer dans leur univers sans même que vous vous en rendiez compte.

Bunheads s’intéresse donc à Michelle, une ancienne ballerine condamnée à faire des shows minables à Vegas, qui finit – après une soirée bien arrosée – par épouser le mec qui vient la voir tous les soirs. Et pourquoi ne pas passer le pas ? Elle accepte de le suivre et la voilà qui se retrouve dans une petite ville, à devoir partager sa nouvelle maison avec une belle-mère passablement possessive, Fanny. Entre les deux femmes, les choses vont heureusement s’arranger quand elles découvrent qu’elles partagent la même passion pour la danse ; Fanny ayant même aménagé une école juste à côté de sa maison. Mais tout dérape quand le fameux mari décède subitement, même pas quarante-huit heures après son mariage. Hors, il a tout légué à sa nouvelle femme… Michelle et sa belle-mère vont devoir apprendre à vivre ensemble et surtout à s’occuper de l’école de danse ensemble.

Sur ce point de départ pas forcément hyper captivant, Sherman-Palladino brosse une galerie de personnages incroyablement touchants et qui vont s’avérer au fil des épisodes d’une étonnante complexité psychologique. Mais là où elle marque vraiment des points, c’est dans son traitement du petit groupe d’adolescentes qui sert de contrepoint “jeunesse” aux délires de Michelle et Fanny. Voici enfin des gamines de seize ans qui ont l’air d’avoir vraiment seize ans, et dont les destins ne sont pas secoués artificiellement dans tous les sens juste pour qu’il se passe quelque chose dans l’épisode.

C’est que Sherman-Palladino est très douée pour raconter les petits riens et rendre une intrigue très légère foutrement intéressante. En traitant véritablement chaque enjeu et chaque dilemme qu’elle met en place, elle n’a pas besoin de cumuler les évènements forts pour donner la sensation que l’épisode est nourri. Et surtout, elle a un vrai sens de la comédie, de la dynamique d’une scène et un talent immense pour des dialogues aux réparties assassines. Les engueulades entre Michelle et… à peu près n’importe qui ! sont absolument savoureuses et les réflexions du groupe d’ados font systématiquement sourire.

Et comme si ça ne suffisait pas, dans la deuxième partie de cette saison, c’est la mise en scène qui s’approfondi pour offrir des numéros de danse particulièrement convaincants, et qui ont en plus un véritable sens en regard du scénario. Pas de chanson ridiculement posée comme dans Glee ou de numéro de diva complaisant comme dans Smash, mais un vrai travail de fond, souvent filmé en plan séquence comme pour souligner un peu plus le talent des différentes danseuses.

Alors peu importe au fond que les décors soient en toc et que le reste de la réalisation soit plus qu’hasardeux. Peu importe que le show semble conçu avec trois bouts de ficelle et fasse très “pauvre”. Peu importe enfin que quelques acteurs (mais vraiment un minimum) soient un peu trop dans l’excès de leurs personnages et pas toujours justes. Peu importe tout ça, peu importe que ce soit un show qui parle de putain de danse classique : Bunheads est un véritable petit bonheur qui mériterait amplement qu’on s’intéresse plus à lui.

Final Score : 8/10

Ah si Bunheads n’était pas qu’un show sur des ados qui font de la danse classique, il mériterait amplement un 9/10. Ça ne veut pas dire que vous deviez passer à côté. Un futur classique ?

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Petite comédie sans grande prétention, Guys with Kids parle de trois hommes en pleine trentaine qui se retrouvent être papas en même temps. Comment vont-ils gérer leurs couples, leurs relations amoureuses, le boulot et leurs familles ? Telle est la question.

Très creuse dans son propos, très vieillotte dans sa réalisation (il s’agit d’une sitcom multi-caméras tournée en public, avec des décors artificiels et des réactions de personnages assez forcées), Guys with Kids s’en sort malgré tout par quelques bonnes lignes de dialogues et un duo entre l’un des mecs et l’ex-femme de son meilleur ami assez amusants dans leur constante manière de se vanner. Mais à part ça, on n’en tirera malheureusement pas grand-chose…

Final Score : 6/10

Oh, c’est vrai, on a vu bien pire que Guys with Kids et ceux qui cherchent à tout prix une sitcom à l’ancienne, tournée en public, ferait bien d’y jeter un œil. Mais pour tous les autres, passez votre chemin : la télé US ne tient toujours pas son nouveau Friends


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Comment parler de Portlandia ? Au départ simple séries de sketchs inventés par LE Fred Armisen du Saturday Night Live et LA Carrie Brownstein du groupe de musique White Flag, le show s’amusait des travers de la ville la plus étrange des Etats-Unis, un endroit où tout se déroule encore comme dans les années 90 selon le premier épisode !

Au fur et à mesure, Fred et Carrie se sont emparés de certains de leurs personnages (ils incarnent quasiment tous les rôles qui interviennent à l’écran) et ont commencé à leur créer de vraies trajectoires – plus étranges et limite débiles que crédibles, il faut bien l’avouer. Et avec l’arrivée de Kyle MacLachlan dans le rôle du maire et pour cette troisième saison de Chloé Sévigny en tant que troisième larron du couple, la série confirme qu’elle attire toujours autant les guest-stars qui se succèdent au fil des épisodes. Ces nouveaux personnages soutiennent toujours des intrigues de fond qui se développeront en réalité sur une dizaine de sketchs dans la saison.

Mais peut-on vraiment recommander Portlandia ? Il faut le reconnaître, son humour est très particulier et peut laisser plus d’un spectateur sur le carreau. Grossière quand elle utilise des bruitages tout droit sortis d’un dessin animé ringard, ou parfois tellement référencée et barrée qu’on ne comprend strictement rien au gag qui est en train de se mettre en place, Portlandia reste avant tout la création sauvage et assumée de deux cerveaux dérangés qui ne font rien pour faciliter l’entrée du public dans leur univers. Mais c’est aussi pour ça qu’on aime la série, pour ce côté un peu élitiste  mais surtout pour ce sentiment de voir enfin le projet de deux auteurs et non pas le résultat de multiples sessions de passage à la moulinette pour que chaque minute contienne son propre gag – quitte à en perdre le sens. Bref, dans le petit monde de la comédie de vingt-six minutes, Portlandia apporte le souffle dont on a tant besoin !

Final Score : 8/10

Drôle mais pas forcément pour tout le monde, décalée pour les uns mais trop élitistes pour d’autres, Portlandia se teste… Par contre je vous préviens, ceux qui l’adopteront ne pourront plus s’en passer !

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Depuis l’intro de cet article vous vous demandez comment continuer à ne pas se faire des amis ? Après avoir fracassé quelque peu Utopia la semaine dernière, il va falloir que je vous dise tout le mal que je pense de cette saison 2 de Black Mirror

Série d’anthologies sur les écrans qui envahissent peu à peu notre monde, Black Mirror fut une excellente surprise l’année dernière avec seulement un épisode sur les trois moins convaincant. Abandonné par ses co-scénaristes, le show-runner Charlie Brooker se retrouve à écrire tout seul cette nouvelle trilogie.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que le bougre aurait bien besoin d’aide. S’il a souvent une bonne idée de départ (l’épisode 2, sur une femme qui se réveille dans un univers où tout le monde la filme avec leurs portables) ou met en place un sujet intéressant (la politique secouée par un trublion dans le troisième épisode), il ne sait malheureusement pas quoi en faire sur le long terme. Ainsi, le premier épisode se révèle terriblement attendu, le deuxième n’a aucun propos et aucun point de vue (c’est une idée amusante mais en réalité très creuse), et le troisième part en sucette dès que Brooker ne sait plus quoi faire de ses personnages (ah, le passage où le producteur reprend les manettes ou tout simplement l’imbitable générique de fin qui atteint des sommets de ridicule.)

On objectera que la réalisation des trois épisodes est souvent magnifique et les acteurs sont particulièrement convaincants – certes, mais pour une série qui a véritablement secouée le paysage audiovisuel l’année dernière, il est triste de constater qu’elle tombe maintenant dans les affres de ce qu’elle critiquait auparavant. Car cette deuxième saison me semble n’être que du remplissage, trois heures amorphes… passées devant un écran.

Final Score : 6/10

Cette deuxième saison de Black Mirror fait fausse route avec ses scénarios creux et son absence de point de vue sur des sujets pourtant intéressants. Une vraie déception.

 

Rendez-vous demain pour parler des nouveautés de la semaine !

Entre les grosses déceptions et les bonnes petites surprises, cette semaine fut chargée en émotions fortes. Retour sur quatre départs et deux arrivées. Avec presque une semaine de retard.

Robot Chicken season 6“Dit papa, à quoi on reconnaît une bonne série comique ? C’est tout simple fiston, si tu vois qu’à la sixième saison ça te fait toujours rire, alors c’est que c’est de la bonne came.” Robot Chicken fait partie de ces programmes atypiques comme seule Adult Swim (la version adulte de Cartoon Network, exclusivement diffusée le soir) sait en faire. Parodie de tout et n’importe quoi mais avec pour seule contrainte de le faire avec des jouets, le show se permet de grands délires, comme notamment l’ouverture avec un spécial DC Comics cette saison – effectivement sponsorisé par le géant du comics américain qui prouve qu’il sait rire de lui-même.

Magistral sur les vingt épisodes de la saison, Robot Chicken nous fait comme chaque année un énorme cadeau pour le dernier épisode et nous joue la désormais classique blague où les auteurs du show se suicident (ou se font trucider) après avoir appris que leur série est annulée. Je vous rassure tout de suite, ils reviennent bien pour une septième saison l’année prochaine.

Final Score : 9/10

Oui, Robot Chicken est un peu potache parfois, mais on lui pardonne. Voici l’une des rares séries qui arrive à continuer de nous faire rire après déjà six années, et c’est un exploit pas si courant que ça… Necessary-Roughness-season 2 Connue chez nous sous le titre improbable “La Diva du Divan” (il faudra un jour qu’on m’explique ce qu’ils prennent les mecs qui traduisent les titres de séries), Necessary Roughness vient d’achever sa saison 2 sur USA… sans grand chose à bouffer dans le dernier épisode. Autant vous le dire tout de suite, voici l’un des cliffhangers les plus mous, injustifiés et inintéressants que j’ai vu – et pourtant j’en ai vu des fins de saison ratées.

Pour ceux qui auraient raté le début, Necessary Roughness s’intéresse à une psychiatre (mais attention, à l’américaine, pas sûr que chez nous elle ait vraiment le droit de pratiquer, hein…) qui aide plus spécifiquement des “stars” (sportifs, musiciens, écrivains…) à résoudre le problème qui les bloque. Le feuilletonnant repose sur l’interaction de notre héroïne avec une équipe de football américain dont la star est en pleine crise existentielle. Cette deuxième saison nous conte comment ce fameux quaterback va s’enfoncer puis travailler pour faire un comeback fracassant. Quant au docteur Danielle Santino, elle va longtemps se prendre la tête sur différents mecs qu’elle verrait bien dans son existence…

Après une première saison plutôt moche et pas franchement bien jouée, mais assez originale et bien écrite, Necessary Roughness revient avec les mêmes défauts… mais sans ses qualités. Les scénarios sont mous, la formule vieillit très vite et le feuilletonnant s’avère excessivement culcul sur la vie privée de Santino et peu crédible – voir complètement débile – sur la destinée de TJ, le quaterback. Bref, USA nous a pondu une grosse déception dont on a du mal à se remettre. Mais attendez, ils ont fait pire – c’est la prochaine série dont on parle, là, juste en dessous.

Final Score : 5/10

A regarder en famille ou un dimanche de pluie quand vous n’avez plus que ça sous la main. Mais Necessary Roughness ne fait définitivement pas partie de mon ordonnance pour vous mettre à jour en série. suits seaon 2C’est le carnage de l’année : USA a non seulement enfoncée Necessary Roughness, mais elle a surtout trucidé sa série “soeur” (comprendre qu’elles sont diffusées l’une à la suite de l’autre), la pourtant extrêmement réjouissante Suits. La première saison offrait un vrai twist sur la série d’avocat, avec des personnages au charisme incroyable, des situations jouissives, une mise en scène hyper classe, et surtout une narration de toute beauté !

La suite des aventures de ce faux avocat mais réel tricheur s’avèrent nettement moins satisfaisante. A force de tirer sur son côté “classe”, la série en fait un poncif, une blague, un réel élément de ridicule – certaines tenues des jeunes femmes plutôt charmantes du show en attestent. Le feuilletonnant est beaucoup moins malin, certains personnages sont en roue libre et évoluent de manière peu crédible (ah, toute la fin sur Louis qui devient tout mignon tout gentil…), alors que d’autres sont dans une boucle dont ils n’arrivent pas à sortir (Harvey, Donna, Jessica…) Même l’intrigue amoureuse tombe dans de grandes facilités, pour offrir un final franchement décevant…

Voilà, ma verve a coulé, mais il faut quand même replacer les choses dans leur contexte : oui, Suits saison 2 est l’une des plus grosses déceptions de l’année, mais elle reste l’une des meilleures séries diffusées en ce moment. La réalisation est toujours nettement au-dessus du lot, les acteurs sont tous très bons (ce sont leurs personnages qui le sont un peu moins) et malgré tous leurs défauts, les scénarios restent très accrocheurs. C’est juste dommage d’avoir un show simplement bon, voir excellent par moment, alors qu’il avait le potentiel de devenir un chef d’oeuvre.

Final Score : 8/10

Malgré la réelle déception que représente cette deuxième saison, Suits reste l’une des meilleures séries actuelles. Avec son ton unique et sa plastique si charismatique, voici l’un des show les plus innovants de ces dernières années. utopia-channel-4 Mais la plus grosse déception de l’année, et je sens que je ne vais pas me faire que des amis sur ce coup, c’est la virale Utopia, qui a fait le tour du web plus vite que n’importe quel sex-tape d’une ancienne star de série Disney. Tout le monde parle de ce show anglais à la plastique très marquée avec ses couleurs explosives et son ambiance sonore absolument incroyable. Il n’y a pas à dire, on n’avait pas vu de série avec une identité aussi forte depuis très longtemps. En plus, le pilote mettait en place les éléments d’un scénario paranoïaque hautement surprenant, avec des personnages innovants et très charismatiques. Et puis la conclusion de ce premier épisode avait de quoi véritablement intriguer…

Le problème, c’est que Dennis Kelly, créateur et unique scénariste de la série, a bien du mal à tenir la distance. Sur un micro bout d’idée – les raisons de la conspiration – il a su tirer un premier épisode génial, un deuxième honnête, et il s’effondre dès le troisième épisode pour ne jamais réussir à remonter la pente. Pourquoi ? Parce que cette idée n’est pas franchement innovante, et surtout l’auteur n’arrive à en donner qu’un point de vue facile et extrêmement superficiel. Du coup, les révélations sont soient très attendues, soient peu crédibles (toute la justification finale pour dire que si, c’était vraiment XXX le fameux Rabbit en est vraiment la preuve.) L’utilisation du manuscrit est médiocre, les trajectoires de certains personnages ne fonctionnent pas (la rébellion de Wilson Wilson est à vomir…) et tout est dilué dans un flot de paroles et d’attitudes totalement artificielles (les membres du Network et leur tueur à gage sont intrigants au départ mais s’avèrent ridicules au final.) Et surtout, l’intrigue fait penser à un mauvais comics sans fond – dommage pour une série qui utilise ce médium comme point principal de son scénario. Au final, Utopia porte bien son nom : tout semblait parfait, mais les fondements étaient en réalité complètement pourris.

Final Score : 6/10

Parce qu’une série ce n’est pas que son scénario mais aussi son ambiance visuelle et sonore, Utopia mérite que vous vous intéressiez à elle. Mais parce qu’une série c’est aussi son scénario, Utopia ne mérite certainement pas toutes les éloges qui lui ont été faite. Espérons que si la série revient pour une deuxième saison (et il serait bizarre que ce ne soit pas le cas), Dennis Kelly saura s’entourer d’autres auteurs pour arriver à construire une intrigue intéressante…

mr and mrs murderL’étrange découvert de la semaine, c’est Mr & Mrs Murder, série australienne se définissant elle-même comme “light” sur un couple qui possède un business de nettoyage industriel (ils nettoient les scènes de crimes) et qui va mener des enquêtes à la place de la police. C’est mignon tout plein, le duo principal fonctionne, les comédiens sont sympathiques, la comédie est bien présente et l’intrigue policière du pilote s’avère plutôt maligne. Mais toute la limite est là : agréable à regarder après une rude journée à se prendre la tête, Mr & Mrs Murder ne vous fera en revanche jamais vous lever dans la nuit pour aller voir la suite ou vous demander quand le prochain épisode est diffusé. Un programme remarquablement exécuté, mais d’une vacuité absolument évidente.

Mon Pronostic : c’est le genre de programme qui peut se casser rapidement la gueule ou squatter sur les écrans pendant des années. Je vais miser sur la deuxième possibilité et lui prédire la commande d’une deuxième saison !   cultOn l’aura attendu ce Cult, show réputé impitchable, inracontable, véritable prise de risque pour la CW, peu habituée à changer les habitudes de ses spectateurs. En confiant sa nouvelle série à Rockne S. O’Bannon, le network savait pourtant à quoi s’attendre, le monsieur étant capable du meilleur (les bonnes saisons de Farscape) comme du pire (hummm, Seaquest !) mais toujours dans un registre particulièrement barré. Mais alors, de quoi ça parle cette série inracontable ?

C’est l’histoire d’une agent du FBI qui cherche à faire tomber le boss d’une secte, dont elle faisait partie dans le passé. Et il aurait enlevé sa soeur, son beau-frère et son neveu, du coup elle compte bien les retrouver. Mais tout ça, ça n’est que Cult, une série diffusée sur la CW, et qui commence à avoir une fanbase un peu extrême. Et il y a un des fans qui pense avoir décrypté les messages codés de la série et avoir trouvé un moyen de “les” contacter. Suite à quoi il est tout flippé, appelle son frère qui est journaliste, mais celui-ci ne le croit pas. Ce même journaliste commence à comprendre qu’il y a anguille sous roche quand son frère (le fan de la série, donc) disparaît mystérieusement. Il va donc essayer d’en parler au créateur du show, persuadé qu’il y a un lien, mais impossible de rencontrer celui-ci – d’ailleurs quasiment personne ne l’a jamais vu. Du coup, il s’allie à une petite stagiaire du plateau de tournage, très intriguée elle aussi par tous ces sites de fan ultra glauques, pour mener l’enquête et retrouver son frère…

C’est donc effectivement difficile à raconter en quelques mots (si ce n’est : c’est une série avec une série dans la série, qui parle de séries, le tout mélangé avec une secte ultra glauque), mais le concept a le mérite d’être original et d’attirer l’attention. Le scénario du pilote reste assez malin quoi qu’un peu grossier dans son déroulement – rien de bien surprenant quand on sait la galère que ce doit être d’arriver à mettre en place tous les éléments d’une telle aventure.

Après, on est sur la CW. Alors autant ne pas vous attendre à une réalisation originale ou percutante, ni à une bande son singulière. Le show souffre de cette absence d’identité formelle typique de toutes les séries de la chaîne. Mais si les comédiens ne font pas partie de la crème d’Hollywood, il faut tout de même reconnaître que Robert Kneeper (l’homme à la poche de Prison Break…) a quelque chose d’absolument terrifiant et en même temps de fascinant. Attention : cauchemar à prévoir pour les âmes sensibles.

Il faudra donc voir sur la durée si Cult est juste une espiègle machine à sensations fortes ou s’il y a un vrai scénario derrière. Pour l’instant, tout est encore possible.

Mon Pronostic : j’ai vraiment un doute sur le fait que le public de la CW adhère à ce genre de série expérimentale. On a déjà vu ce genre de show créer la surprise, il est vrai… mais le doute est trop fort, donc je mise sur une annulation à la fin de cette première saison.

 

Voilà, ça suffira pour cette semaine, donc rendez vous très bientôt pour saluer encore quelques départs… (et cette fois, promis, j’essaierai de ne pas avoir quasiment une semaine de retard !)

Fautes de vraies news cette semaine (une seule nouvelle série a fait son apparition sur les écrans US), je vous invite à découvrir malgré tout les hauts et les bas de sept jours de série.

Zero-HourLa nouveauté de la semaine : c’est la hautement catastrophique Zero Hour, née du cerveau malade de Paul Scheuring (le créateur de Prison Break) et réalisée à la Besson par son fidèle soldat Pierre Morel (entre autre responsable de Banlieue 13 et Taken.) Alors attention, voilà le mélange : le héros de Urgences (oui, c’est Mark Greene sur l’affiche) + des méchants nazis + un gentil nazi + des rosicruciens (une société secrète qui protège le monde) + un pseudo fils du diable aux yeux blancs = une course poursuite pour retrouver la femme du héros, enlevée parce qu’elle a acheté sur le marché une vieille horloge, horloge qui contient un diamant, diamant qui contient un plan, plan qui n’indique pas un lieu mais une personne. Ouf ! Ce pot pourri du Da Vinci Code et de toutes les copies qui lui ont succédé a le mérite de tellement se prendre au sérieux qu’il en devient particulièrement jouissif. Comment ne pas être subjugué par cette accumulation de personnages clichés, par ces acteurs qui semblent ne même pas savoir que les caméras sont en train de tourner, par cette réalisation qui se permet tout mais n’arrive à rien, par ces dialogues qui sonnent toujours creux, mais surtout par ce scénario survolté qui confond rapidité avec rythme et construction dramaturgique avec enchaînement de péripéties sans queue ni tête. En clair, c’est nul, mais à un tel point que ça pourrait presque en devenir génial. Définitivement le plaisir inavouable de l’année.

Mon pronostic : une saison… mais ça n’ira clairement pas plus loin ! black mirrorLe retour de la semaine : c’est celui de la très attendue saison 2 de Black Mirror, la création dérangée sur la manière dont les écrans nous bouffent la vie, inventée par Charlie Brooker. Cette année encore, nous auront droit à trois épisodes qui n’auront aucun lien entre eux, si ce n’est cette intéressante thématique. On attendait fortement Charlie Brooker au tournant après son histoire de premier ministre qui doit enculer un cochon, mais force est de constater que sa proposition pour ouvrir cette nouvelle trilogie est furieusement décevant. A travers l’histoire de cette femme qui n’arrive pas à se remettre du décès de son amoureux et qui le reconstruit peu à peu grâce tout ce qu’il a laissé sur le net, Brooker aurait pu raconter quelque chose d’original, d’étrangement morbide ou décalé. Au final, l’épisode tombe dans tous les poncifs auxquels on pense dès l’idée énoncée, pour se conclure sur deux ultimes scènes (la falaise puis le grenier) incroyablement clichées et décevantes. Ses co-auteurs s’étant fait la malle, Brooker est tout seul pour assurer la saison, espérons qu’il sera en meilleur forme pour la suite. (EDIT : après avoir vu le deuxième épisode, je confirme que ça sent mauvais. La réalisation est toujours là, mais le scénario est d’une vacuité incroyable…)

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La série oubliée, c’est Touch, petit show du vendredi soir inventé par Tim Kring qui nous avait laissé sur le carreau avec la mésaventure Heroes. A première vue, cette série sur un ancien journaliste, père célibataire qui s’occupe de son fils autiste, n’avait rien de bien percutant pour nous accrocher si ce n’est de retrouver Kiefer Sutherland, le héros de 24. C’était sans compter l’imagination débordante de Kring qui s’intéresse tout au long de la première saison à tous ces petits liens qui nous réunissent, d’un bout à l’autre du monde. Notre héros suivait donc les intuitions mathématiques de son fils (tout se base toujours sur une série de chiffres) pour pseudo réparer le destin de différents guests. Malgré la formule évidente et une certaine facilité dans les résolutions des épisodes, Touch avait quelque chose de touchant et de mystérieusement attirant. Alors lorsque Kring a commencé à se permettre d’installer un feuilletonnant et un univers plutôt barré, on a commencé à se dire qu’il y avait là un vrai potentiel !

Celui-ci se confirme avec les premiers épisodes de la saison 2 qui sort totalement du schéma instauré auparavant pour s’intéresser à une histoire purement feuilletonnante. Certes, on reconnaît la fascination de Kring pour les personnages d’exception, limite avec des pouvoirs, mais on retrouve surtout sa manière très fine de mélanger les fils des intrigues et de ne jamais trop (ou pas assez) en dévoiler. Si Heroes avait coulé car il n’avait pas grand chose sous le coude, Kring semble avoir beaucoup plus réfléchi à ce qu’il voulait faire avec Touch. On croise donc les doigts pour que la série continue sur cette bonne lancée…

Spartacus: War Of The Damned 2013La déception de la semaine, c’est évidemment la troisième saison de Spartacus (sous-titrée War of the Damned) qui a bien du mal à renouer avec le souffle épique des précédents épisodes. Plus d’arène, des personnages de gladiateurs qui n’ont plus grand chose à accomplir (et donc des arches narratives assez pauvres), une réalisation qui commence à s’essouffler : il n’y a bien que l’arrive de Jules César qui puisse nous faire tripper un peu. Mais c’est vraiment trop peu.

05 ArrowLa bonne idée de la semaine : est en lien avec la déception ! Il s’agit de l’arrivé dans Arrow de Manu Benett, le Crixus de Spartacus, pour incarner le terrifiant Slade Wilson, aka Deathstroke, un personnage culte du comics. Benett ne ressemble pas vraiment physiquement au personnage, mais il incarne à la perfection toute la puissance et la violence enfouie de cet étrange spécialiste du sabre à la psychologie infiniment particulière. Benett a l’air parti pour rester un petit moment sur la série, et franchement on ne va pas s’en plaindre.

the-neighbors-reviewEt enfin, la réplique de la semaine nous vient de The Neighbors :

This is real life kids ! It’s not TV! We are a family of aliens living amongst humans. And every week, we tackle a new problem together and learn that, while we may be from different backgrounds, even planets, family dynamics are, in fact, universal. It’s real life, kids, it’s not TV !

 

Sur cette note, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine…