Comme je vous l’avais promis auparavant, aujourd’hui débutent deux semaines d’analyses des programmes de cette rentrée 2010/2011, chaîne par chaîne. Ensuite, le site sera remanié, mais nous en reparlerons justement dans deux semaines. Sachez juste que les six prochains articles seront accessibles directement depuis la page d’accueil et qu’ils seront mis à jour au fil de l’année pour coller aux annulations, aux nouveautés, à tous les changements. Ainsi, j’espère qu’ils vous aideront à y voir un peu plus clair dans l’univers de la télévision américaine. Sachez juste qu’il y a trois grosses cases horaires par soirée, à 20h00, 21h00 et 22h00, et que, comme en France, plus la série est diffusée tôt plus elle a tendance à être familiale, et plus elle est diffusée tard et plus elle peut s’adresser à un public averti. On commence donc aujourd’hui par ABC, premier des cinq gros networks, comprendre par là les chaînes gratuites qui font la majorité de l’audience. Le lundi, ABC ne propose pour l’instant qu’une seule série, à 22h00. Il s’agit de Castle, un cop show de retour pour sa troisième saison, qui repose sur un duo entre une flic et un auteur de polar. Malheureusement, il y a déjà trop de séries policières dans mes tiroirs pour que je trouve le temps de regarder celle-ci, malgré des échos plutôt positif. Si vous y avez jeté un oeil, n’hésitez pas à me le dire et surtout à me dire ce que vous en avez pensé !

Le mardi, les choses commencent en douceur à 20h00 avec No Ordinary Family, une série de super-héros très familiale avec des bons et des méchants et des problèmes du quotidien au milieu. Si ce n’est pas la révolution annoncée, ce show reste assez sympathique et pourra toujours vous occuper un soir ou deux – notamment pour le plaisir de retrouver Michael Chicklis, pour vous les fans de The Shield. On saute la tranche horaire de 21n00, encore réservée à de la télé-réalité et on retrouve à 22h00 Detroit 1-8-7, un nouveau cop-show qui a subi pas mal de changements avant d’arriver à l’antenne. En effet, ce qui était au départ un mockumentary (faux documentaire) sur la police de Detroit est devenu une série policière un peu plus classique mais sauvée par quelques personnages assez attachants ainsi qu’une mise en scène et une dramaturgie (qui allie toujours deux enquêtes en parallèle par épisode) plutôt originales. Là aussi, à voir si vous n’avez rien d’autre sous la main ou si vous êtes fan de cop-show originaux. Le mercredi, ABC réitère et approfondi son grand succès de l’année dernière, à savoir sa soirée comédie. On retrouve donc à 20h00 The Middle, l’assez fade sitcom qui fait beaucoup trop penser à Malcolm in the middle pour pleinement convaincre. Si les problèmes quotidiens de la middle class américaine à tendance pauvre vous amuse mais alors vraiment beaucoup, vous pouvez peut-être tenter l’affaire. A 20h30, c’est le petit nouveau Better With You qui prend les manettes… Cette sitcom sur trois couples de la même famille (les parents et les deux soeurs) frôle le néant en terme de divertissement, la seule chose qui pourrait vous amuser serait de retrouver Debra Jo Rupp, l’hystérique maman de That 70′s show. A 21h00, Modern Family rempile pour sa saison deux, nous assénant toujours sa bonne humeur pleine de guimauve qui vous donne envie de tuer des enfants. A 21h30, Cougar Town fait figure d’OVNI au sein de cette soirée, mais reste bien en deçà de Scrubs, la précédente série de son créateur. Et, il faut bien l’avouer, Courtney Cox commence sérieusement à nous agacer avec sa voix stridente et son débit intarissable. Enfin, à 22h00, ABC tente de renouveler le legal-show avec The Whole Truth, qui frôle avec l’annulation depuis le premier jour de sa diffusion. Cette nouvelle série signée Bruckheimer se propose de montrer une affaire juridique du point de vue du procureur et de l’avocat de la défense : un concept très original mais qui empêche toute identification avec les personnages, donnant au tout un côté très artificiel…Le jeudi, c’est la soirée du Shondaland (du nom de Shonda Rhimes, la créatrice de Grey’s Anatomy) à laquelle ABC a tenté d’adjoindre, à 20h00, l’assez prometteuse My Generation. Le résultat fut un échec total avec une annulation au bout de deux épisodes. Peut-on donc vraiment vous conseiller de jeter un oeil sur ces deux épisodes ? A 21h00, Grey’s Anatomy est de retour pour sa septième saison, et comme le dit la nouvelle tagline : Let the healing begin. Après avoir fait passer ses personnages de l’adolescence à l’âge adulte, puis les avoir confrontés à la crise économique, les scénaristes s’intéressent cette fois à la manière dont le nombreux casting va arriver à se remettre d’un traumatisme général qui les a secoué à la fin de la saison précédente. Inutile de dire que les fans seront comblés et que les détracteurs ne manqueront pas de continuer à critiquer l’utilisation abusive du mélo et du pathos. Choisissez votre camp. A 22h00, c’est Private Practice, le spin-off mettant en scène l’ex-femme de Derek, qui continue son petit bonhomme de chemin avec cette quatrième saison. Plus adulte que Grey’s Anatomy, Private Practice gagne en thématique ce qu’elle perd en sympathique pour ses personnages. A recommander uniquement aux fans de Grey’s, les autres n’y comprendront sûrement pas grand chose tant les deux séries aiment s’entrecroiser… Le vendredi, ABC se consacre à la télé-réalité et aux news show ; le samedi reste la soirée du football américain. On attendra donc le dimanche pour voir de la série avec, à 21h00, la septième saison de Desperate Housewives, la série que je refuse de suivre depuis qu’elle s’est mise à ronronner et à toujours nous proposer la même chose… c’est à dire depuis la saison 3. Si vous êtes fan, je n’attends que vos mails pour me laisser convaincre. A 22h00, la série que je voudrai suivre mais sur laquelle j’ai vraiment trop de retard, Brothers and Sisters, qui signe là sa cinquième saison. Une série sur la famille mais pas une série familiale : beaucoup de politique, pas mal de business et un soupçon de romance pour lier le tout, Brothers and Sisters semble toujours aussi bien écrite, bien réalisée et bien jouée au vu des critiques – mais je peux toujours me tromper. Ah, si j’avais le temps, je rattraperai les soixante épisodes que j’ai en retard !