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Curieuse semaine que celle qui vient de se dérouler. En effet, si on assiste au retour attendu de Stephen King sur nos écrans, ainsi qu’à la copie de Desperate Housewives, c’est aussi l’heure de tester une série (presque) française sur un grand network américain. Est-ce que tout cela valait le coup ? c’est le bilan de la semaine.

satisfaction-ctv-s1SATISFACTION (nouveauté – Canada)

On commence la semaine avec une nouveauté sitcom venue du Canada – c’est apparemment le nouveau genre à la mode là-bas si on compte le nombre de nouvelles comédies 26 minutes qui viennent d’être lancées. Avec Satisfaction, on tient fort heureusement un programme un poil plus convaincant que ceux fort affligeants de la semaine dernière. L’idée repose sur la cohabitation un peu particulière entre un couple et leur meilleur ami avec qui ils n’ont quasiment aucune inhibition. Ce trio de personnages assez barrés permet de lancer une intrigue franchement farfelue dans le pilote (le meilleur ami passe sa journée à chercher des glaçons…) et met une ambiance décalée dans un show autrement très sage. La réalisation ne casse pas trois pattes à un canard, les acteurs sont loin d’être exceptionnels et les blagues oscillent entre un niveau moyen et quelques belles trouvailles. Pas franchement convaincant, donc, mais pas détestable non plus. On attendra d’avoir vu quelques épisodes de plus histoire de se faire un vrai avis…

devious maids s1DEVIOUS MAIDS (nouveauté)

Avec Devious Maids, adaptation américaine d’une telenovelas, le network ABC en a pris plein la figure. Les critiques reprochent en effet à la série de ne mettre en scène que des femmes de ménage hispaniques, qui ne servent que des couples de blanc : raciste, le nouveau show de Marc Cherry (aka le papa de Desperate Housewives) ? Franchement, l’inverse aurait été radicalement pire – au moins le show ne ment-il pas sur la réalité d’une certaine ségrégation de l’amérique d’aujourd’hui. De plus, si les quatre femmes de ménage sont toutes bourrées de qualités (et de quelques défauts), les riches blancs sont eux passablement dégueulasses… Quant à ceux qui s’offusquent de ne pas voir d’asiatique ou de black parmi les femmes de ménage, on leur répondra que le show s’intéresse avant tout à la communauté hispanique et ne cherche en aucun cas à être représentative du melting pot américain.

Alors non, Devious Maids ne me semble pas raciste. Mais est-ce une série qui vaut le coup pour autant ? Ceux qui étaient fans des premières saisons (enfin, des premiers épisodes) franchement décalés de Desperate Housewives se retrouveront en terrain conquis : le nouveau show de Marc Cherry ressemble à un vrai décalquage avec ses quatre protagonistes et son meurtre inexpliqués en ouverture. Et si on retrouve les mêmes défauts, on retrouve aussi les mêmes qualités, avec un sens du rythme très pêchu, des situations abusives mais drôles, et quelques répliques vraiment bien senties. Après, rien ne laisse espérer que le show soit plus qu’une telenovelas avec un peu d’humour… Du coup, on se gardera bien de recommander ce pilote à tout le monde. Mais  pour passer un petit moment au frais dans le salon, entre deux plongeons à la piscine, là il faut bien avouer que ça pourrait peut-être vous convenir…

Under_The_Dome_1UNDER THE DOME (nouveauté)

Under the Dome, c’est avant tout un roman de Stephen King sorti en 2009, réputé assez inadaptable au cinéma. Du coup, c’est sur le network CBS que le bouquin se voit transformé en série. Et on peut dire que la chaîne a mis les gros moyens : Stephen King himself à la prod, sous la houlette de Steven Spielberg, et surtout le formidable scénariste Brian K. Vaughan aux manettes (si vous ne connaissez pas ses comics Y : the last man on earth, Ex Machina,  ou le plus récent Saga, vous DEVEZ y jeter un oeil.)

Avec une telle brochette pour diriger le show, force est de constater que le pilote déçoit un peu (on en attendait sûrement trop.) Le principe est déjà vu : une petite ville des Etats-Unis se retrouve subitement enfermée et coupée du reste du monde sous un dôme impossible à franchir. Comment les habitants vont-ils pouvoir s’en sortir ? Là où le scénario s’en sort, c’est sur ses personnages qui vont tous se révéler plutôt négatifs, déroulant ainsi la vision sombre de King sur son propre pays. Vaughan sait apporter du rythme à l’ensemble, ménager quelques bonnes surprises et surtout mettre de la vie dans ses dialogues. Dommage alors que la réalisation soit si terne, presque sans ambition, comme si le réal avait voulu nettement se mettre en retrait…

Allez, on attend là aussi la suite avant de se faire un vrai avis, mais on croise les doigts pour que Vaughan ne nous déçoive pas !

CrossingLinesKA_PCROSSING LINE (nouveauté – US / FR)

La dernière nouveauté de la semaine vient de chez nous ! Cocorico ! Sauf qu’en fait, même si elle a au départ été commandée par TF1, Crossing Lines est dirigée par une armée de scénaristes américains, en tête desquels se trouve Ed Bernero, entre autre créateur de New York 911… Pourtant, le principal souci de ce double épisode d’exposition se situe bien au niveau du scénario : c’est tout de même un comble qu’une enquête, dans une série policière, ne se résolve pas sur de réels indices mais sur l’utilisation d’une machine tout à fait imaginaire !

Mais cette histoire pas super réussie mis à part, Crossing Lines tient bien la route face à ses concurrentes. Le casting est assez réussis, avec un Marc Lavoine franchouillard des plus convaincants. Les personnages sont assez complexes pour qu’on ait envie de les suivre et l’équipe se complète finalement très bien. La réalisation reste tout à fait à la hauteur de tous les copshows qui pullulent sur les écrans US – c’est à dire que c’est déjà bien mieux que ce à quoi on est habitué en France !

A la vue de ce pilote, nul doute que les fans de séries policières pourront donner sa chance à la série qui, si elle ne propose pas un scénario assez convaincant dans ce double épisode, a les moyens de ses ambitions. Mais ceux qui sont lassés des super équipes de flics peuvent déjà zapper…

BRAD GARRETT, ELIZABETH PERKINS, ORLANDO JONES, REBECCA DELGADO SMITH, JON DORE, RACHEL EGGLESTON, SARAH CHALKEHOW TO LIVE WITH YOUR PARENTS FOR THE REST OF YOUR LIFE (série annulée)

C’est donc au tour de How to live with your parents (for the rest of your life) de rejoindre le cimetière des sitcoms lancées cette année. Dommage, car le show mettant en scène la délicieuse Sarah Chalke avait fini par me faire rire, passé les deux épisodes du début pas très convaincants. Toute la qualité de la série tenait dans la folie totale des personnages, en particulier des parents de l’héroïne, absolument délicieux. Mais le côté très gentillet et un peu moralisateur toujours imposé par ABC commence à devenir assez insupportable et plombe totalement les fins d’épisodes, laissant le spectateur sur une nette impression de ratage. Tant que les choses ne bougeront pas à ce niveau, les sitcoms ABC continueront de se casser la gueule…

Final Score : 6/10

Sympathique mais plombée par les bons sentiments imposés par la chaîne, How to live… ne restera pas dans les mémoires. Allez zou, au cimetière.

Veep-tvVEEP (saison 2)

J’avais eu du mal à accrocher à la première saison de Veep, dont les personnages par trop évanescent et le côté extrêmement foutraque m’agaçait quelque peu. Mais force est de constater que cette deuxième fournée d’épisodes sur la vice présidente des Etats Unis et son équipe de bras cassés a su corriger le tir et s’affirmer comme l’une des séries courtes les plus drôles du moment. Intelligente, rythmée, portée par Julia Louis-Dreyfus décidément très en forme, Veep est un pur petit régal… qui se mérite. Les scénarios sont loin d’être simples et il faut parfois sérieusement s’accrocher pour comprendre les enjeux mis en place. Mais pour ceux qui sauront se prendre un peu la tête, le show révélera sans doute les meilleurs moments de comédie de l’année.

Final Score : 8/10

Pas facile de se plonger dans Veep et ses scénarios parfois franchement complexes… mais faite un petit effort et vous y trouverez l’une des meilleures comédies de l’année !

 

Allez, rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir la nouveauté la plus étrange de l’année… et peut-être de la décennie.

Suite à une petite semaine de vacances (enfin, je me comprends) au festival d’Annecy, nous voici tout décalé pour parler de nos chères séries ! Le retard sera rattrapé la semaine prochaine vu le peu de news dont j’ai à vous faire part pour les semaines suivantes… (enfin, je suis le seul qui me comprends !)

Cette semaine, on fait donc le bilan de trois nouveautés et de quatre départs, ou pourquoi la révolution selon Da Vinci ne se fera pas vraiment avant l’année prochaine…

Mistresses-us-s1MISTRESSES (nouveauté)

On va commencer par les nouveautés, de la pire à la meilleure. Et avec Mistresses, adaptation US d’une série anglaise qui connu un certain succès entre 2008 et 2010, on atteint le pire de ce qui peut se faire. Autant vous le dire tout de suite, les aventures (extra)maritales de ces quatre copines ont autant d’intérêt que mettre sa main à tour de rôle dans une carafe remplie de glaçons pour voir qui va tenir le plus longtemps : ça fait mal, c’est ridicule, et on a envie d’oublier tout ça le lendemain matin.

Déjà, qui en veut à ce point à la pauvre Alyssa Milano ? Boursouflée, affligée d’un étrange bouton (pustule ?) sur la joue, l’air extrêmement fatiguée, celle qui fit les beaux jours de Who’s the Boss ? (Madame est servie) et de Charmed est de plus filmée sous une lumière écrasante, selon des cadrages qui ne cherchent vraiment pas à la mettre en valeur. Sous sa couche de maquillage aussi épaisse qu’une tranche de pain de hamburger, l’actrice atteint des sommets de nullité en terme de jeu, annonçant un peu plus à chaque plan son chant du cygne avant d’aller rejoindre les oubliés de la télé US.

Et cette descente aux enfers est à l’image du reste du pilote : personnages stéréotypés, actrices inutiles (et on parle même pas des mecs, tout juste bon à vendre des barres de protéines), scénario aseptisé / karcherisé (il faut voir la gueule qu’on fait les scénaristes anglais face à cette “adaptation” qu’on pourrait mieux qualifier de régurgitation dégueulasse), mise en scène tellement affreuse qu’on aurait préféré que le réalisateur ne tente strictement rien.

Mistresses est une insulte au bon goût, une claque en plein estomac, le remède idéal à toute envie de gerber.

the fosters s1FOSTERS, the (nouveauté)

Avec the Fosters, ABC Family cherche une nouvelle série pour accompagner sa florissante Switched at birth (qu’on ne saurait que trop vous recommander si vous vous intéressez à la problématique des ados sourds.) Sur le même sujet, la France nous a pondu Famille d’accueil, programme rassurant et gentillet où tous les problèmes se règle en 90 minutes. ABC Family préfère mettre en scène un couple de lesbienne, l’enfant génétique de l’une d’elle, des jumeaux mexicains adoptés dont l’un souffre d’ADD (Attention Deficit Disorder) et l’autre est accroc aux pilules, et enfin une gamine qui sort tout juste de taule et qui va tout faire dans le pilote pour récupérer son frère et le sortir des griffes d’un père abusif. Oui, c’est pas tout à fait le même ton !

Cela fait déjà plusieurs années qu’ABC Family nous a habitué à décaper l’image de la famille américaine classique pour s’intéresser aux logiques de famille recomposée ou même de famille sans lien de sang. La chaîne ne cherche pas à choquer mais bien à faire évoluer les mentalités sur de nombreux sujets sensibles (enfin, surtout aux Etats Unis) et the Fosters s’inscrit une fois de plus dans cette continuité. Après, il faut bien avouer que la série souffre de tous les défauts des shows de la chaîne : un scénario qui manque un peu de rythme, une réalisation à la ramasse et qui n’arrive pas à se défaire d’un budget très limité, ainsi que des comédiens qui ont des bonnes bouilles mais pas franchement exceptionnels. The Fosters est donc plus que recommandable pour un public ado (ou en famille) mais vous intéressera franchement moins si vous avez passé la vingtaine…

graceland s1GRACELAND (nouveauté)

On termine les nouveautés de la semaine avec Graceland, copshow boosté aux hormones diffusé sur USA, mettant en scène en scène une villa dans laquelle opère des agents secrets issus des différentes agences américaines (DEA, FBI, ICE…) La bonne surprise, c’est que le scénario de ce pilote n’est pas tourné vers l’action rébarbative et gratuite mais prend un ton résolument réaliste (et oui, malgré ce point de départ hautement improbable mais qui serait soit-disant tout à fait réel !) et franchement intrigant. Les personnages sont assez nuancés pour être intéressants, la réalisation est tout à fait honnête, et le twist final donne assez envie de voir la suite. Difficile en tous cas de préjuger de la qualité du reste de la série tant ce pilote ne fait que mettre la situation de départ en place (mais il le fait de fort belle manière) – Graceland sera-t-elle une catastrophe ou une réelle bonne surprise ? On vous en dira plus à la fin de l’été !

The-Secret-Life-finaleSECRET LIFE OF THE AMERICAN TEENAGER, the (saison 5 – fin de série)

Je ne pouvais pas passer sous silence la fin de the Secret Life of the American Teenager, catastrophe hautement imbitable commise par Brenda Hampton, le “cerveau” derrière la famille mauvais trip qui agissait dans l’effroyable 7th Heaven (Sept à la Maison.) Vomitive à tous les niveaux (la réalisation qui fera tourner les estomacs pendant longtemps, les acteurs qui font un combat de qui sortira le plus mal sa réplique, ou encore les scénarios où tout est dit, rien n’est montré, et dans lesquels on règle quasiment tous les problèmes avec une demande en mariage), la série était bien l’une des dernières catastrophes à être diffusée sur ABC Family, dont les dirigeants ne sont pas fâchés d’être enfin débarrassés.

Et pourtant, pourtant !, le show fut un énorme succès aux Etats Unis et dans de nombreux autres pays. Fort heureusement, l’audience s’est peu à peu effondrée et le couperet final est enfin tombé. Que penser de cet ultime épisode – qui fait preuve d’un bon sens économique en nous offrant plus que de 90% de réutilisations de plans déjà vus dans la série ? Le scénario s’intéresse tour à tour à chaque personnage et nous refait son parcours jusqu’à maintenant, sans offrir de réelle conclusion. Dernier crachat à la gueule des rares ados qui auraient eut le courage de rester jusqu’au bout, cette fin de série est à la hauteur du reste : à chier.

Final Score : 1/10

Sans doute la pire série diffusée depuis cinq ans, the Secret Life of the American Teenager ne peut même pas être un plaisir coupable tant elle véhicule des idées dépassées et limite dangereuses. Une bouse infâme qu’on ne regrettera assurément pas.

men at workMEN AT WORK (saison 2)

J’avais été très déçu par la première saison de Men at Work, sitcom hautement caricatural sur quatre copains bossant pour un mensuel masculin, qui offrait pourtant le privilège rare de retrouver le sympathique Michael Cassidy (un abonné des seconds rôles pour la CW) et Danny Masterson, le très drôle Steven Hyde de That ’70s Show. Cette deuxième saison, bien loin de corriger le problème, l’assume totalement, le pousse à fond (on rentre dans la caricature totale et dans un univers qui n’est plus du tout réaliste), et finalement le transforme en vraie qualité. Le show trouve ainsi une identité certes curieuse mais totalement unique.

Et il faut reconnaître que l’ensemble de l’écriture fait un net bon en avant. Les blagues sont beaucoup plus drôles, les scénarios plus rocambolesques et inattendus, et du coup les personnages s’affirment vraiment. Notre quatuor d’acteurs a enfin quelque chose à défendre et ces quatre gaillards s’en donnent à cœur joie. Alors que Masterson était assez pathétique dans le rôle du héros looser de la saison 1, il a enfin de quoi donner de l’épaisseur à son rôle et commence à aussi bien l’incarner que lorsqu’il jouait Hyde. Alors certes, ce n’est pas la plus grande sitcom de la décennie (ni de la saison, tout simplement), mais elle reste bougrement sympathique. Enfin… pour les garçons !

Final Score : 7/10

Belle hausse de qualité pour cette deuxième saison de Men at Work, sitcom qui reste malgré tout très masculine mais qui saura (enfin !) ravir ceux qui était fan de Steven Hyde.

da vincis demons - s1DA VINCI’S DEMONS (saison 1)

Elle en aura fait couler de l’encre et délié les langues, cette Da Vinci’s Demons atypique, création farfelue de David S. Goyer, le scénariste des Batman de Nolan, et de beaucoup de très bons comics. C’est que le monsieur ne s’embarrasse pas trop de la vérité historique – bien qu’il y ait peu d’éléments vraiment anachroniques – et préfère faire du célèbre artiste un pur super héros qui aurait tout à fait sa place parmi les personnages de Marvel ou DC.

Une fois fait l’impasse sur la coiffure toujours impeccable et savamment laquée du héros, ainsi que d’une réalisation et d’une production value aux partis pris radicaux mais pas toujours percutants (les décors de Florence ne cesseront de partager ceux qui les trouvent immondes de ceux qui les trouvent assez réussis), il reste un scénario hautement improbable, à base d’artefact mythique, de voyage dans le temps et même de personnages légendaires tel Dracula (si si…) Alors forcément, si vous n’êtes pas à prêt à décoller pour un voyage délirant, typique des comics actuels, vous risquez d’être choqués. Les méchants sont immondes, retords et particulièrement ambiguës ; les gentils ont chacun leur faiblesse mais savent tous faire valoir la justice dans le moindre de leurs actes. Quant à certains rebondissements, ils sont sérieusement capilo-tractés et la série est bien obligée de s’en jouer dans le dernier épisode, dans une discussion assez foutraque entre Da Vinci et le turque qui semble connaître déjà son destin incroyable.

Que l’on apprécie ou pas ce parti pris “comics” (moi j’adore, mais je comprends tout à fait que de nombreuses personnes n’adhère absolument pas), il est à noter que Goyer ne fait quand même pas n’importe quoi avec Da Vinci. Pour m’être longtemps intéressé à ce personnage iconoclaste qui est très loin de l’image pleine de sagesse qu’on s’en fait en pensant à l’auto-portrait avec la grosse barbe blanche, je trouve que le scénariste a su tout à fait retrouver la folie qui fait la quintessence de l’artiste dans sa jeunesse. La manière de raisonner, son goût pour tester tout ce que la vie a à offrir (entre autre au niveau sexuel), la manière dont la prison a faillit le détruire, le dégoût des hommes d’église assoiffé de pouvoir, sa passion pour Florence : tout y est de manière indiscutable. Et pourquoi pas y mêler une histoire de voyage dans le temps ? le vrai Da Vinci a bel et bien passé une bonne part de sa vie à étudier cette fameuse dimension qu’il comparait au cours de l’eau. Goyer met même en place la thématique de la mère au cœur de son personnage – figure mythique et constante de l’énigme Da Vinci. En clair, s’il se joue de la réalité historique, Goyer ne se joue pas de son personnage et propose donc un vibrant hommage à la jeunesse méconnue de l’artiste. Rien que pour ça, il mérite tout mon respect.

Final Score : 8/10 pour les fans de comics, 6/10 pour les autres.

Da Vinci’s Demons partage et c’est bien naturel : loin d’une série historique, on se retrouve face à un pur délire de comics (mainstream) américain avec toutes les qualités et les écueils que cela comportent. Mais reconnaissons lui l’étrange qualité d’être fidèle au vrai tempérament de l’artiste lorsqu’il était jeune même si peu de spectateurs pourront s’en apercevoir.

revolution s1REVOLUTION (saison 1)

On termine cette semaine par la série qui porte bien mal son nom, Revolution, vu qu’elle n’en a pas du tout été une. Série de SF se déroulant dans un monde privé d’électricité, elle devait être le Lost de NBC mais ne sera pour l’instant qu’une tentative de plus de reprendre le flambeau du show de J.J. Abrams. Pourtant, il est bien au générique notre cher J.J., accompagné de Jon Favreau (le réalisateur des deux premiers Iron Man) mais aussi et surtout de l’excellent Eric Kripke, scénariste, créateur et showrunner des bonnes années de Supernatural.

Toute la première partie de la saison s’articule autour de la recherche du frère de l’héroïne et donne lieu à la désormais classique formule du “monstre de la semaine” en faisant avancer un tout petit peu les héros et les confrontant à chaque épisode à des méchants très très méchants dans un monde très très dur. Entre ses personnages peu crédibles, son héroïne lénifiante, et son manque d’envergure par rapport à l’univers proposé, les douze premiers épisodes sont franchement très moyens. Ce n’est pas médiocre, loin de là, mais pas franchement excitant.

Sur la deuxième partie, Eric Kripke semble avoir repris les manettes et pouvoir imposer sa patte. Il a bien lu tout ce qui s’est dit sur la série sur le net et a décidé de corriger tous les défauts. Oui, TOUS. Et un peu vite. Du coup, pas mal de personnages prennent la porte de sortie, le feuilletonnant fait son retour en masse et la série prend un tournant dark. Très dark. Très très dark. Au point qu’on passe d’une série de SF à une satyre sur la guerre, une critique massive de l’Amérique d’aujourd’hui. Les innocents finissent par terre, les utopistes trahissent leurs idéaux, les militaires sont débordés par le pouvoir. La guerre fait rage, dans le sang, les tripes et la douleur. Et la série assène parfois des retournements de situation qui font passer ses personnages pour des crétins tant elle veut démontrer l’horreur de la guerre. C’est clairement too much mais finalement assez fascinant : à trop vouloir bien faire et aller dans le sens de ses spectateurs, Revolution se ramasse à nouveau la gueule.

Reste le dernier épisode. Bien ficelé, il est enthousiasmant tout du long et donne une certaine idée de ce que pourrait êtrela série si elle arrivait à maintenir ce niveau de qualité en permanence. Et vu comme le cliffhanger est sympathique, je vais lui laisser sa chance pour la saison deux. Mais Eric Kripke, si tu m’entends, tu n’a pas intérêt à me décevoir à nouveau…

Final Score : 7/10

Loin d’être une catastrophe, Revolution déçoit plus que d’autres séries car son pitch et son univers de départ sont particulièrement excitants et que le show n’arrive jamais à être à la hauteur… sauf dans le dernier épisode. Vous pouvez à la limite regarder le pilote, sauter à l’épisode douze et regardez la deuxième partie de la série, assez déconcertante par sa noirceur…

 

Allez, rendez vous la semaine prochaine pour faire le point sur DEUX semaines de nouveautés et de départs !

(et pour les fans, sachez que la troisième saison de Teen Wolf a démarré et qu’elle est pour l’instant particulièrement géniale !)

 

Ca y est, la fin de la saison a commencé ! En route pour une semaine de folie au cours de laquelle on fera le bilan sur pas moins de 18 shows qui ont été diffusés cette année. On commence par les blockbusters ABC, un très bon dessin animé, et deux sitcoms au succès… contrasté.

revengeREVENGE (saison 2)

Regarder Revenge, c’est comme faire un tour sur un putain de bon rollercoaster : c’est totalement inutile, mais ça vous secoue dans tous les sens et vous procure des émotions (très) fortes. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, il s’agit d’un primetime soap, c’est-à-dire d’un show à intrigues à tiroirs dont l’exemple le plus parlant est Dallas. Ici, il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui revient dans la ville de son enfance, sous un faux nom, pour venger son père qui a été accusé à tort d’avoir commis un acte terroriste en faisant exploser un avion.

Après l’énorme succès surprise de l’année dernière (immédiatement copié par les autres chaînes, mais sans le même résultat), cette deuxième saison commençait plutôt mal en annulant purement et simplement les gros évènements du cliffhanger précédent. Quelques réaménagement de casting, des personnages un peu plus lisse (le jeune gay qui se tape une fille pour éviter les polémiques), et une intrigue qui arrive au kilotonne avec un vilain professeur de vengeance et un nouvel amoureux qui veut lui aussi se venger des méchants Grayson.

Mais fort heureusement, c’était pour mieux cacher les rebondissements explosifs qui surviennent par la suite, avec la découverte d’un terrible groupe nommé Initiative qui semble manipuler tout ce beau monde à un point encore plus énoooorme que les Grayson ! C’est donc partie pour 22 épisodes de folie, avec tellement de retournement de situations qu’il serait bien impossible de résumer tout ce merdier en quelques lignes. Et puis il y a le double épisode de fin, semblable à un triple looping vrillé du rollercoaster, et enfin, enfin, la fameuse révélation que l’on attendait tous et qui promet tout plein de changements pour l’année prochaine.

On peut tout de même se demander pourquoi Revenge cartonne autant alors que ses copies s’effondrent les unes après les autres. C’est à mon sens que le show repose sur une recette toute simple mais imbattable. Le premier ingrédient, c’est de rester perpétuellement branché sur ce sentiment si basique mais si terriblement compréhensible qu’est l’envie de vengeance. En appelant le spectateur à se confronter à ses tripes, à ses convictions profonde, Revenge va chercher là où ça fait mal et d’où partent toutes nos obsessions. L’autre ingrédient, c’est le personnage de Emily Thorne / Amanda Clarke, protagoniste fascinante, jamais réellement héroïne, capable de commette le pire pour de très bonnes excuses  mais sans que le show ne lui donne raison. C’est qu’elle serait bien fichue de damer le piont au conte de Monté-Cristo ! Quant à ce cher papa Grayson, il y a fort à parier qu’il finira aux cimetières des grands enculés de la télévision, aux côtés d’un certain J.R.

Final Score : 8/10

Oui, Revenge est totalement inutile et à ce sens fort peu recommandable. Mais dans son genre, le primetime soap, elle n’a d’égale que la rolls en la matière, Dallas. Si vous êtes prêts à vous faire secouer dans tous les sens, alors vous pouvez jeter un œil à l’un des plus grands succès publics de la télé US d’aujourd’hui.

Once-Upon-a-Time-Saison-2-VostfrONCE UPON A TIME (Saison 2)

L’autre gros succès d’ABC, Once Upon a Time, achevait sa deuxième saison le même soir que Revenge. En gros, c’est l’histoire d’une petite ville, Storybrook, dans laquelle vivent différents personnages de conte de fées. Enfin, entendons nous bien, par conte de fée, il faut entendre chez les américains tout ce qui est plus ou moins tombé dans le domaine public. Alors oui, vous retrouvez le Prince Charmant, la  Belle au Bois Dormant, et l’inévitable mais insupportable Blanche Neige, mais aussi Pinocchio, Mulan (on attend tous Dumbo mais il met du temps à arriver), et puis tout l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, et maintenant carrément celui de Peter Pan. Bref, le choix est large. Très large.

Si l’idée est intéressante et que la série fut assez convaincante dans son traitement des personnages “négatifs” lors de la première saison (la Reine Noire, le Capitaine Crochet, ou encore le méconnu Rumplestiltskin, c’est à dire chez nous le Nain Tracassin – oui c’est vachement moins classe), cette deuxième fournée d’épisodes s’avère nettement moins enthousiasmante. Produit conçu pour toute la famille, diffusée le dimanche soir à 20:00, Once Upon a Time se doit d’être passe-partout et de véhiculer de jolis messages. On tombe donc rapidement dans une suite de clichés plein de bons sentiments qui finissent par nous gaver l’estomac.

Et puis il y a cette réalisation foutrement moche, peu soutenue par des effets spéciaux qui oscillent entre le laid et le profondément vomitif – ce qui n’arrange rien à notre digestion. Quand Blanche Neige et son connard de Prince Charmant commencent à ouvrir la bouche pour pleurer sur leur sort ou nous faire part de leur très étrange arbre généalogique (qui devient d’une complexité à faire pâlir les descendants de Louis IX), notre ventre se met à faire des bruits étranges qui viennent annoncer un passage rapide à faire aux toilettes.

Vous l’aurez compris, Once Upon a Time est un gros gâteau bien indigeste, dont on reprend une part plus parce qu’on aime le sucre que pour son bon goût, mais dont on sait tout de suite qu’il va nous faire passer une sale nuit. Et vous savez quoi ? Pour l’année prochaine, ABC a pensé à nous : on aura droit à une autre friandise sous la forme d’une série dérivée. Préparez le Smecta.

Final Score : 6/10

Indigeste, Once Upon a Time est à réserver à ceux qui cherchent une série à regarder en famille. Avec des enfants. Des enfants quoi. Merde.

bobsburgerss1BOB’S BURGER (saison 3)

Au royaume du dessin animé (pseudo) familial, c’est bien Bob qui est le roi. Bob’s Burger, créé par Loren Bouchard, un comique qui n’a pas fait grand chose de marquant avant, est un dessin animé diffusé sur la FOX dans le cadre de sa soirée animation du dimanche soir (avec the Simpsons et toute la batterie de programmes de Seth MacFarlane.) Mais c’est aussi et avant tout, avec South Park et Archer, l’un des show animés les plus drôles de ces dernières années.

A quoi tient une telle réussite ? Du coté du scénario, c’est assez simple : des personnages barrés mais touchants, des intrigues toujours magistralement bien foutues, et un humour en permanence sur le fil du rasoir avec beaucoup d’éléments uniquement pour les grands mais tout ce qu’il faut pour ravir les plus jeunes (mais bon, on va dire pas avant dix ou onze ans quand même !) Une recette vieille comme le monde mais utilisée ici avec soin, mijotée aux petits oignons et toujours préparée avec beaucoup d’amour/humour. Et du côté de la réalisation, Bob’s Burger affiche un look très particulier, qui peut rebuter au début mais qui s’avère finalement plutôt malin car très identitaire et surtout très malléable à l’animation.

Et puis il y a une multitude de petites chansons (généralement reprise pour les génériques de fin, vous laissant une pêche d’enfer avec des chorégraphies sombrement débiles) et une avalanche de gags cachés dans tous les coins qui rendent le show encore plus immersif. Bref, mes burgers, je les prends chez Bob.

Final Score : 8/10

Assurément l’un des meilleurs dessin animés comiques du moment, Bob’s Burger est un régal d’aventures barrées et de personnages explosifs. Si vous êtes passé  à côté pendant l’année, vous pouvez vous faire une session pour ravir vos soirées d’été !

2 broke girls2 BROKE GIRLS (saison 2)

2 Broke Girls, la sympathique création de Whitney Cummings sur deux filles que tout séparent mais qui se retrouvent à vivre ensemble, à travailler ensemble comme serveuses dans un diner, et à monter un business de cupcake ensemble, revient pour une deuxième saison que l’on attend un poil mieux foutue, avec un feuilletonnant plus excitant et encore un peu plus de vannes méchantes de la part de Kat Dennings.

Et bien on avait tout faux. Autant Whitney, l’autre sitcom de Whitney Cummings, s’est révélée en deuxième saison, autant 2 Broke Girls tombe dans tous les travers qui la menaçait. Les décors et la réalisation sont de plus en plus moches, les rires enregistrés sonnent de plus en plus faux, et Kat Dennings, seule comédienne qui sait à peu près jouer, semble de plus en plus se faire chier à balancer des vannes sur la taille de ses seins. Car que dire de l’humour plus raz que terre de ces 26 nouveaux épisodes ? A chaque réplique se colle sa contrepartie “vanne” autour du cul, selon un rythme qui en devient très évite épuisant. Les intrigues sont fades, le feuilletonnant est bidon, et il ne reste de show excentrique et provocateur qu’un truc assez crasseux et bas de gamme.

Final Score : 4/10

Après un très bon démarrage l’année dernière, 2 Broke Girls nous dépite totalement en s’appuyant sur une seule piste pour essayer de nous faire rire : le cul, le cul, le cul. Très fatigant à la longue.

How-I-Met-Your-Mother-season-8HOW I MET YOUR MOTHER (saison 8)

Quand on me demande pourquoi je continue de regarder How I Met Your Mother, je réponds que vu que je me suis tapé les sept premières saisons, je vais pas m’arrêter maintenant. Je sais, c’est pas une bonne excuse, mais ça prouve au moins qu’une fois qu’on s’est attaché pendant aussi longtemps à des personnages, on a bien du mal à les laisser partir.

Mais hormis l’affect personnel que l’on peut éprouver pour la série, que valait vraiment cette huitième (et avant-dernière, c’est maintenant officiel) saison ? HIMYM s’amuse toujours autant à tenter de bousculer les structures scénaristiques, mais malheureusement ça ne nous amuse plus autant qu’avant. Le show tente aussi d’approfondir son feuilletonnant et ses personnages mais sombre régulièrement dans un certain pathos et une mièvrerie quelque peu écœurante. Bref, au niveau scénaristique, c’est pas la panacée mais reconnaissons quand même que chaque épisode possède de bons moments humoristiques et qu’il n’est pas rare d’avoir (au moins) le sourire pendant une bonne vingtaine de minutes. Les acteurs, eux, semblent continuer de s’amuser et en profitent un max avant de se dire au-revoir l’année prochaine. Au final, HIMYM reste une sitcom terriblement sincère et c’est sans doute pour ça qu’on lui pardonne (encore) ses nombreux défauts.

Final Score : 6/10

Ça sent la fin, ça sent la fatigue, mais ça respire toujours la sincérité. Si vous êtes arrivé jusque là, ça serait con de vous en priver.

 

Rendez vous Vendredi (si tout va bien) pour la suite de cette semaine de départs !

 

Cette semaine marque la fin de quatre sitcoms de qualité variable et aux avenirs incertains. Du coup, les anglais en profitent pour nous balancer de la teenage comedy… dans la rome antique (!) et pour nous plonger dans un univers très glauque rempli de questions sans réponses.

the neighbors season 1

Neighbors, the (saison 1)

C’est assurément la plus grande surprise sitcom de l’année. Vouée à un destin fatidique, The Neighbors n’avait rien pour marcher auprès du public : un sujet de science-fiction (une famille déménage dans un petit quartier de banlieue, entièrement occupé par… des extra-terrestres !), une mauvaise place à prendre dans la soirée comédie du mercredi soir sur ABC, et un casting composé entièrement de presque inconnus. Ajoutez à cela des premières critiques pas dithyrambiques et vous obtenez une catastrophe annoncée.

Sauf que, contre toute attente, The Neighbors a su peu à peu séduire son public… et la critique. Au départ simple délire qui fait nécessairement penser à Alf (ah, les belles années 80…), la sitcom imaginée par Dan Fogelman a su comprendre les leçons de ses concurrentes récentes comme Community, Suburgatory ou même Modern Family. C’est à dire que, tout en se basant sur des intrigues purement familiales, le show se permet de briser le quatrième mur, de remettre en question les fondements même de la sitcom et pousse ses personnages dans leurs pires retranchements sans craindre l’absurde mais en le revendiquant.

En résulte une série assez bien pensante, il faut l’avouer (et puis, c’est normal vu sa case horaire !), mais très originale dans son traitement et avec des personnages tellement attachants qu’on a sans cesse envie de voir leur prochaine aventure. La recette est toujours la même, mais les ingrédients ont été upgradés pour le vingt-et-unième siècle : The Neighbors est frais, et ça fait du bien.

Final Score : 8/10

Respectant les règles de la sitcom familiale, The Neighbors casse en revanche les codes au niveau des personnages et de l’univers. C’est frais, surprenant et irrésistiblement drôle.

Whitney - Season 2

Whitney (saison 2) 

A quoi pouvait-on s’attendre de la part de Whitney Cummings, jeune comique décalée qui tente de faire le forcing pour le retour de la sitcom tournée en public – et qui a plutôt réussi son coup d’un point de vue de l’audience avec 2 Broke Girls ? Pas grand chose et, effectivement, la première saison de Whitney, son autre création déjà beaucoup plus personnelle, n’avait pas marqué les esprits.

Mais il se passe parfois des petits miracles et celui-ci a bien failli échapper à votre serviteur. Je n’attendais pas du tout cette deuxième fournée d’épisodes, j’ai d’ailleurs mis du temps pour me plonger dedans, et j’ai longtemps hésité à totalement faire l’impasse… Et j’aurai commis une bien belle boulette tant cette deuxième saison a gagné en qualité.

Les acteurs – dont la qualité est essentielle pour une sitcom en public – se sont enfin emparés de leurs personnages et sont nettement plus à l’aise. Whitney Cummings chapotte sa petite équipe avec un réel talent et sait aussi bien servir la punchline que relancer les blagues de ses petits copains. Il faut dire qu’elle est bien aidée par des scénarios beaucoup plus dynamiques et innovants qu’avant donnant – enfin ! – l’impression de ne pas re-raconter des choses déjà vu cent fois.

Mais surtout, surtout, la série est drôle et c’est d’autant plus impressionnant qu’elle ne se permet aucun artifice (à la différence de The Neighbors par exemple.) Et si cette nouvelle bande de potes n’a rien à voir avec nos bons vieux Friends, elle reste extrêmement sympathique et magistralement ancrée dans son époque. Un petit miracle, je vous dis !

Final Score : 8/10

Après une première saison mécanique, peu rodée et pas très convaincante sur l’humour, Whitney revient et se transforme pour enfin totalement nous convaincre. Une bien belle réussite.

Raising-Hope-Promo-Saison3

Raising Hope (saison 3)

Toujours fun mais déjà nettement plus fatiguée que les deux années précédentes, Raising Hope ne nous aura donc clairement pas offert sa meilleure saison. L’univers foutraque et assez crade imaginé par Greg Garcia commence à ronronner, un comble pour une série qui venait foutre un grand coup de pied dans les conventions de la sitcom familiale. Et si Maw-Maw, la grand-mère lubrique et folle à lier, est toujours aussi amusante, et que le couple de parents reste résolument fascinant, le duo des jeunes (Jimmy et Sabrina) a bien du mal à se renouveler. Dommage…

Final Score : 6/10

Fatiguée, Raising Hope n’a pas trouvé cette année les moyens de se renouveler. Ça reste très amusant, mais on attend plus d’un semeur de troubles comme Greg Garcia.

1600 penne

1600 Penn (saison 1)

NBC n’aura pas eu beaucoup de succès avec ses nouvelles sitcoms cette année, et 1600 Penn va malheureusement rejoindre le tas de toutes celles qui ont été annulées. Pourquoi malheureusement ? Parce qu’on tenait avec elle une sympathique surprise sur laquelle soufflait un vent de fraîcheur.

Les affres de la première famille des Etats-unis (comprenez du président, de sa nouvelle femme, et de ses quatre gamins) ont effectivement bénéficié d’un soin tout particulier de la part des scénaristes en terme d’originalité et d’innovation. Le rythme, les intrigues, et même les blagues apportaient quelque chose de vraiment jamais vu grâce à la mise en place de situations originales et totalement décalées.

Alors, c’est vrai, le show tenait la quasi totalité de son potentiel comique entre les mains d’un seul personnage (Skip, le “grand” des enfants, éternel étudiant sans diplôme et au mode de raisonnement très… personnel) mais les autres auraient pu s’étoffer avec le temps, comme l’ont prouvé les derniers épisodes.

Maintenant, on ne va pas recommander une série qui s’arrête après seulement treize épisodes et qui n’a pas réussi à trouver totalement sa formule. 1600 Penn sera donc vite oubliée… comme toutes les nouveautés sitcom de NBC cette année.

Final Score : 7/10

Très sympathique mais totalement dispensable, 1600 Penn n’aura pas eu le temps de démontrer tout son potentiel. Dommage, car je suis sûr qu’il y en avait un… et un gros.

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Lightfields

On va passer de l’autre côté de l’Atlantique, et passer encore plus rapidement sur Lightfields, show surnaturel en cinq épisode sur trois familles qui vivent dans la même maison, à trois périodes différentes. Maison qui est, vous l’aurez deviné, hantée.

Basée sur une série américaine qui n’a jamais été diffusée (The Oaks), et pseudo suite d’une première adaptation qui n’avait pas du tout retenu mon attention (Marchlands), Lightfields s’écoule sur un rythme infiniment lent, avec des rebondissements que l’on voit venir à des kilomètres, pour déboucher sur un final franchement affligeant. Plombé par une mise en scène antique et des comédiens à la ramasse, voici une série… qui sent le souffre.

Final Score : 3/10

Mou, déjà vu, et tout simplement chiant, Lightfields n’est à recommander… à personne.

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Plebs

Bien plus fun, les anglais de ITV2 (pourtant pas très réputé pour la qualité de leurs programmes) nous prennent de court avec Plebs, sitcom à l’anglaise sur trois jeunes adultes… dans la Rome antique. Deux sont des hommes libres et bossent dans un scriptarium (où le premier fait des copies de lettres et le deuxième déchire le courrier indésirable – d’où son surnom de “shredder”) et le dernier est leur esclave au comportement plus que particulier. Quand une charmante petite blonde et sa suivante musclée débarquent dans leur “résidence”, les ennuis commencent. Car comme tous vingtenaires digne de ce nom, les trois garçons ont deux occupations : boire et tenter de mettre des filles dans leurs lits.

On pouvait craindre une grosse parodie pataude et ringarde, Plebs se révèle être assez fine et totalement en adéquation avec son temps (bien qu’elle se passe à une époque reculée !) Bon, il faut avouer que le show rappelle à l’occasion The Inbetweeners, mais comme il n’en garde que les bonnes idées on ne va pas le lui reprocher. Fun, bien rythmé, drôle et bien joué, Plebs se laisse suivre avec plaisir et on espère juste que ce niveau de qualité va se maintenir sur toute la saison.

orphan black - 4 rolesOrphan Black 

Et bien, on peut dire qu’on l’aura attendu ce Orphan Black dont tous les sites de SF et autres conventions auront parlé bien avant sa diffusion ! Pourtant, on est en droit de se montrer réticent : voici une série canadienne de SF qui fait beaucoup parler d’elle et cela évoquera à certains le rude souvenir de Continuum, annoncée comme un tour de force autour de l’idée du voyage dans le temps et qui s’est avérée être une sombre daube. On s’approche donc lentement de Orphan Black, en lui laissant le soin de venir nous convaincre…

Et force est de constater que le premier épisode tient ses promesses. Bien sûr, il y a la prestation de Tatiana Maslany (l’actrice sur l’affiche – et oui, pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est la même dans quatre rôles différents !), mais il y a aussi et surtout une mise en scène et une atmosphère sonore qui mettent en place une ambiance très particulière assez grisante. Le scénario en lui même est plutôt bien rythmé mais l’histoire ne se met pas encore totalement en place : ainsi, si la série parle du clonage, le mot n’a pour l’instant pas encore été prononcé… On reste pour l’instant dans une intrigue un peu plus classique, celle d’une jeune femme qui assiste au suicide d’une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau et qui décide de prendre sa place. Tout se complique dans les dernières minutes de l’épisode, fort heureusement, et laisse espérer le meilleur pour la suite. Bref, Orphan Black doit encore faire ses preuves mais au moins elle démarre sur une bonne voie.

 

Rendez vous la semaine prochaine pour saluer l’une des plus grandes série de sa génération… et sans doute la plus injustement boudée de part chez nous !

Cette semaine, deux familles nous disent au-revoir, une île n’aura pas le succès de Lost, l’horreur américaine nous laissera nous reposer, et un auteur se posera des questions d’auteurs sur le genre policier. Quatre départs et une nouveauté, c’est tout de suite.

the following

C’est LA nouveauté de la semaine et l’un des projets qui a fait le plus parler de lui cette saison. The Following, première vraie création de Kevin Williamson pour la télévision depuis Dawson’s Creek, se présente comme un thriller très angoissant, mettant en scène deux véritables gueules cassées, Kevin Bacon et James Purefoy, dans ce qui est annoncé comme l’un des plus gros duel jamais vu. Alors, le résultat est-il à la hauteur des attentes ?

A première vue, pas vraiment. Certes, Bacon et Purefoy s’amusent vraiment dans ce jeu du chat et de la souris entre un flic et un tueur en série, mais leurs compétences d’acteurs sont pour l’instant pas vraiment exploitées. Idem pour la réalisation et le look général de la série, qui ne nous change pas, par exemple, d’un Criminal Minds. Mais alors où diable peut se trouver l’originalité du projet ?

Tout simplement sur le scénario, qui s’appuie sur deux idées fortes. La première, c’est de jouer un tueur série à l’heure d’internet, quand la communication est tellement facilitée qu’on peut mettre en place et suivre un plan à l’autre bout du monde. La fascination du mal n’a ainsi plus de frontière, et la création d’un culte autour du personnage du tueur en série paraît tout à fait crédible… et jouissive. Notre tueur est enfermé en prison, mais ça ne l’empêche pas de pouvoir tuer !

L’autre idée forte du scénario, c’est que Kevin Williamson compte bien faire à la série policière ce qu’il a fait aux films d’horreur avec Scream, c’est à dire en révéler tous les codes, les analyser, les utiliser, puis les transcender et les briser. Les cinq dernières minutes du pilote de The Following sont ainsi particulièrement malignes dans le discours qui se met en place, autour des mécaniques d’histoire, du parcours du héros, et même de la structure. Cette idée est cependant à double tranchant : ceux qui y adhèrent mourront d’envie de voir la suite ; ceux qui trouve que ça casse la crédibilité de l’univers peuvent d’ores-et-déjà laisser tomber la série puisque Williamson a basé toute cette saison dessus.

Mais même pour ceux qui se laisseraient séduire, la question reste entière : The Following pourra-t-elle tenir sur la longueur ? Trouvera-t-elle son public ou le soufflet retombera-t-il sans panache ? Seul l’avenir peut nous apporter la réponse…

Mon Pronostic : Une saison deux ! Allez, la Fox, vous pouvez faire un effort !

Parenthood

Fin de saison quatre pour Parenthood, assurément la série ayant la famille pour thématique la plus sincère vue depuis très longtemps. Alors que NBC hésite toujours à commander une cinquième fournées d’épisodes, partagée entre l’échec public et la réussite critique, les auteurs nous ont offert une vraie résolution… ayant malgré tout un vrai potentiel pour continuer !

Parenthood, c’est donc les mésaventures de quatre frères et soeurs approchant la quarantaine, qui ont tous des enfants et une manière particulière de les gérer. Visuellement assez basique, la série est portée par des acteurs très investis qui se sont totalement emparés de leurs personnages au fil des années. Impossible de ne pas s’attacher au destin de chacun, de ne pas être touché par ces relations fraternelles où l’on s’engueule pour un rien mais on se soutient pour tout.

Dommage alors que le show reste très gentillet et se retranche souvent vers des solutions de facilités (quelques deus ex peu convaincants viennent conclure des intrigues dont les sujets pourraient devenir glauque) et cherche toujours à satisfaire l’ensemble du public familial. A force de vouloir montrer les bienfaits d’une famille soudée, le show finit parfois par épuiser…

Final Score : 6/10

Parenthood est un très bon show familial, bien meilleur que la plupart des choses qu’on a pu voir ces dernières années. Mais la limite est là : à force de vouloir plaire à toute la famille, la série ne peut traiter vraiment sérieusement certaines thématiques pourtant passionnantes. Bref, Parenthood est sympathique mais elle ne révolutionne malheureusement pas vraiment un genre déjà pas mal éculé.

private-practice-finale

Clap de fin définitif pour Private Practice ! Le spin-off de Grey’s Anatomy aura donc survécu pendant six ans, et on ne peut qu’applaudir les scénaristes d’avoir réussi à tenir aussi longtemps avec des personnages aussi lassants !

Car il faut bien reconnaître que le show de Shonda Rhimes n’a fait que baisser en qualité au fil des années. Alors qu’elle apportait un vrai souffle à un Grey’s Anatomy pour le moins fatigué, Private Practice a fini par en devenir une pâle copie puis un pur show expérimental, sans réel sujet, thématique ou profondeur. S’il est marrant de voir parfois plusieurs mois s’écouler dans un seul épisode, le destin de ces quadragénaires en permanente hésitation sur leurs vies, leurs choix, leurs envies, n’avait franchement plus grand chose d’intrigant ou d’excitant. Preuve en est cette ultime saison qui se termine dans l’anonymat général, et que vous oublierez sitôt le dernier épisode terminé.

Final Score : 4/10

A part pour les scénaristes aguerris qui s’interrogent sur la manière dont on peut gérer le temps de manière originale dans une série, cette ultime saison de Private Practice ne possède pas vraiment d’intérêt. Tant pis, on n’en attendait plus grand chose de toutes façons.

last resort bye bye

Après le lait concentré, voici la conclusion de série concentrée ! Avec cet ultime épisode qui veut apporter des réponses à toutes les questions, Last Resort épuise, fatigue, et laisse complètement dubitatif face aux coupes (extrêmes) qui ont du être faites à la dernière minute. Ou comment faire revivre un perso, gérer une mutinerie, transformer un des héros en tueur, conclure l’arche d’un couple qu’on avait oublié, et même assassiner un président, le tout en moins de quarante-deux minutes !

Au final, que restera-t-il de Last Resort ? Créée par Shawn Ryan, un auteur connu pour ses prises de positions courageuses, la série a sans doute été plombée dès le départ par le diffuseur choisi (ABC, un grand network familial) et plus encore par son heure de diffusion (20:00, soit la case dans laquelle il ne faut surtout pas choquer l’Amérique, car c’est toute la famille bien pensante qui se retrouve devant le petit écran.) Ryan n’avait sans doute pas le choix : vu l’ambition du projet, il lui fallait un budget que seul HBO ou un gros network pouvait lui offrir. On se demandera donc toujours ce qu’aurait pu faire l’auteur de cette série qui pouvait être hautement polémique si elle avait eu le droit de poser de vraies questions. Entre une critique acerbe de la politique américaine et de l’usage à des fins purement économiques de l’armée, un réel questionnement sur le patriotisme , ainsi qu’une réflexion sur l’occupation, le show aurait pu s’avérer être un programme d’exception.

Le résultat est malheureusement très loin d’être à la hauteur. On découvre avec horreur des triangles amoureux surannés, des ficelles de scénario grosse comme le poing, mais aussi des comédiens qui ne comprennent pas ce qu’ils font là et une réalisation qui se contente de filmer des hélicos, des sous-marins et des explosions nucléaires sans aucune réflexion. Bref, là où on aurait pu avoir du caviar, on a reçu du vieux pâté en croute.

Final Score : 5/10

Plombé par une diffusion la cantonnant à une série familiale, Last Resort est d’autant plus décevante qu’elle aurait pu s’avérer être une vraie grande série. Espérons qu’une telle déception ne se reproduira pas de si tôt…

03 AHS Asylum

Mais quel putain d’épisode ! Pour la fin de la deuxième histoire de leur anthologie d’horreur, les scénaristes d’American Horror Story nous ont concocté une intrigue aux petits oignons, magistralement servie par l’une des réalisations les plus inventives de cette année… voir de cette décennie. Superbe conclusion d’une saison haute en couleurs, cet ultime épisode confirme tout le bien qu’on pensait de la série si particulière de FX.

Pour les rares qui n’auraient pas compris, American Horror Story est une série d’horreur, qui joue avec tous les codes du genre, quitte à en abuser et à cumuler les effets d’annonce. Chaque saison s’intéresse à une histoire différente et, après la maison hantée, voici l’asile psychiatrique ultra flippant. Nones possédées par le diable, ex nazi qui fait des expériences sur des humains, et même quelques extra-terrestres (!) viennent, entre autre, essayer (et souvent réussir) de vous foutre la trouille.

Mais les auteurs ont bien compris que l’horreur gratuite n’a pas vraiment d’intérêt et qu’elle doit plutôt servir à traiter d’un sujet d’une manière décalée et différente. Ainsi, toute cette deuxième saison développe une thématique riche et profonde sur la place de la femme dans la société américaine des années 60, et les rapports de pouvoir qui vont se mettre en place au début des années 70. Magistralement exploitée, la thématique explose littéralement à la gueule du spectateur dans un dernier épisode totalement inattendu et incroyablement réussi.

Final Score : 9/10

Cette deuxième saison d’American Horror Story, sous-titrée Asylum, est tout simplement un putain de chef-d’oeuvre. Ne vous faites pas avoir par les quelques moments qui peuvent apparaître comme de grosses facilités dans les premiers épisodes, la série n’est absolument pas gratuite et sa conclusion est tout simplement fabuleuse. Définitivement un des immanquables de l’année.

 

Rendez-vous très bientôt pour parler espions russes dans l’Amérique des années 80. Si si.

Après des vacances plus ou moins forcées, le bilan de la semaine est enfin de retour. Il faut dire que du côté des Etats-Unis, les chaînes viennent de subir quatre semaines plutôt mouvementées entre un ouragan nommé Sandy, des élections présidentielles et… les premières vraies décisions de programmation pour la saison. Du coup, il a fallut pas mal se tourner du côté de l’Angleterre pour découvrir quelques nouveautés. Mais avant,un petit bilan des victimes de la hache de l’annulation.

Ah, ça fait les fiers sur la photo mais en vrai le casting de Last Resort fait plutôt la gueule. La nouvelle série de Shawn Ryan vient en effet d’être annulée par ABC suite à des audiences plutôt défaillantes. Reste que la chaîne n’éjecte pas le programme dans les limbes de l’oubli mais permet à toute l’équipe de terminer tranquillement le tournage des treize épisodes commandés en début d’année, qui seront tous diffusés d’ici la fin décembre. Et assez curieusement, ABC applique le même principe à la sympathique mais pas très convaincante 666 Park Avenue, série horrifique sur un étrange vieux bâtiment new-yorkais. De son côté, CBS annule l’assez pitoyable sitcom Partners. Et chez NBC c’est l’un peu trop dérangée du cerveau Animal Practice qui passe à moulinette. Ces deux sitcoms reviendront sûrement vers les vacances de Noel pour terminer la diffusion des épisodes qui ont été tournés, on en reparlera donc à cette période !

Ah, ça, il est mignon et drôle notre petit Ultimate Spider-Man entouré de sa bande de potes dirigé par le Shield ! Dessin animé diffusé sur Disney XD, Ultimate Spider-Man achève sa première saison avec des noms plutôt connus des fans de comics au rayon des scénaristes : Paul Dini, Joe Casey, mais aussi l’incroyable Bryan Michael Bendis. Le résultat est d’abord franchement réjouissant, les idées visuelles pleuvant, l’humour se mêlant à l’aventure avec une vraie grande classe. La série finit par s’essouffler au bout d’une dizaine d’épisodes lorsque les auteurs, en mal d’inspiration, commence à cumuler les guests de l’univers Marvel sans grande originalité. Fort heureusement, le triplé d’épisodes de fin recadre les choses pour offrir un final tout simplement époustouflant. Les amoureux du tisseur peuvent donc y aller les yeux fermés, ils ne risquent pas d’être déçus.

Final Score : 7/10

Ultimate Spider-Man étant un dessin animé, de super-héros de surcroît, la série ne plaira pas à tout le monde. Peu importe, ce sont clairement les fans de l’homme araignée qui sont visés, et eux devraient être ravis de la qualité générale. Pour une fois qu’un tel produit n’a pas été conçu à l’arrache par des gens qui n’y connaissent rien mais par de grands professionnels du comics, on aurait tort de se priver…

Covert Affairs nous quitte à nouveau, mais cette fois c’est bel et bien la fin de la troisième saison et le temps est venu de faire un bilan sur cette étrange série d’espionnage. Pourquoi étrange ? Parce que l’idée de départ était de faire une série romantique avec des espions : les histoires d’amour étaient vraiment au coeur de toutes les relations entre les personnages. Trois ans plus tard, il fallait bien évoluer et recentrer les choses. Cette saison fut donc l’occasion pour les auteurs de corser un peu le personnage d’Annie, l’héroïne, de virer les boulets qui l’entourent (comme sa soeur) et de la pousser dans ses retranchements d’espionne. Annie se fait manipuler par une espionne encore plus maligne qu’elle, mettre en taule en russie, abandonner par ses supérieurs, tirer dessus, trahir par son meilleur ami, etc. Le tout tourne, encore, autour d’une histoire d’amour et de vengeance, mais celle-ci est franchement originale et amène des rebondissements auxquels on ne s’attendait franchement pas. Le show nous fait par ailleurs toujours voyager aux quatre coins du monde (avec un superbe final à Amsterdam), mais la réalisation et la production design reste toujours assez pauvres. Peu importe, le pari est réussi : alors qu’à la fin de la première saison je ne pouvais plus saquer cette sale petite espionne blonde, j’attend aujourd’hui avec impatience la suite des mésaventures d’Annie. La quatrième saison a intérêt à continuer sur cette bonne lancée.

Final Score : 6/10

Série d’espionnage peu flatteuse visuellement et dont les interprètes ne sont pas franchement des acteurs inoubliables, Covert Affairs remonte malgré tout dans mon estime grâce à ses scénarios originaux et qui osent enfin aller creuser dans les travers des personnages. Ce n’est pas une grande série, mais c’est déjà un show fichtrement intéressant.

C’est déjà la fin des aventures de nos quatre petites sorcières de Camden qui officiaient dans la sympathique première saison de Switch, diffusée en Angleterre sur iTV2. Il n’y a pas grand chose à dire sur cette comédie aux personnages un peu trop caricaturaux et à la réalisation pataude mais dont les dialogues (assassins) suffisent pour nous entraîner dans les épisodes. Ce n’est pas du grand art, loin de là, mais on rigole beaucoup et c’est sans doute le plus important pour une série comique !

Final Score : 5/10

Switch pourra vous faire sourire un dimanche soir avant de reprendre le boulot, mais vous pouvez plus vraisemblablement la refiler à votre petite soeur qui, elle, s’amusera franchement dans cette version so british de Charmed… avec un ton nettement plus proche de Skins !

C’est marrant comme on peut avoir des avis différents  : alors que je suis totalement sous le charme de Hunted, la série semble beaucoup moins convaincre les (rares) personnes qui l’ont regardé. Série d’espionnage inventée par le tortueux esprit de Frank Spotnitz, l’une des têtes pensantes de X-Files, le show met en place un scénario absolument machiavélique dans une réalisation sobre et terriblement efficace. Les personnages sont soignés et intrigants, les révélations finales convaincantes, et l’ambiance franchement glaçante. Bref, c’est une pure réussite pour qui apprécie le genre, mis à part lorsque le show nous sert des flashbacks plutôt honteux pour dévoiler petit à petit le mystère qui entoure le personnage principal. C’est d’autant plus embêtant qu’on ne s’intéresse pas du tout à cette intrigue sauf dans le tout dernier épisode qui met en place les bases d’une suite qui aurait pu s’avérer absolument géniale. Problème : la BBC vient d’annuler la série, et Cinemax, qui coproduit le show aux Etats-Unis est en relation avec Spotnitz pour rebooter la série qui s’avère beaucoup trop chère pour eux tout seul. Saurons nous un jour qui est cette personne au doigt coupée ? La réponse se trouve quelque part dans l’avenir.

Final Score : 8/10

J’ai personnellement adoré Hunted malgré ses quelques minuscules défauts. Le problème vient plus du genre (l’espionnage) qui ne convaincra pas forcément tout le monde d’y jeter un oeil. Mais si vous appréciez les personnages et les scénarios alambiqués, vous feriez bien de vous plonger dans l’univers de Sam Hunter,

La première nouveauté de ces quatre dernières semaines, c’est Malibu Country, sitcom diffusée par ABC dans le vendredi de la mort. Pour les américains, c’est le grand retour de Reba (c’est même marqué sur l’affiche), chanteuse de country ultra populaire et héroïne de la sitcom Reba pendant sept ans – un succès quoi. Le pitch rapidos : une ancienne chanteuse de country qui a abandonné sa carrière pour ses enfants et son mari découvre que celui-ci la trompe. Ni une, ni deux, elle quitte Nashville et déménage en Californie (dans une maison de son ex mari) pour refaire sa vie et relancer sa carrière. Ça paraît nul comme ça… et ça l’est à peu de choses près. Car il faut bien avouer que le pilote sait faire preuve de beaucoup d’humour et innove en cherchant à décoincer un peu l’image de son actrice principale. Reba se moque donc d’elle-même en campant une femme de la campagne aux idées un peu trop archaïques pour survivre en Californie. Face à sa fille qui s’enferme dans une chambre avec son ami gay (avec qui elle s’entraîne à rouler des pelles), son fils qui se rend compte qu’il n’est plus le beau gosse du coin et qu’il n’a donc plus d’identité, ou encore la grand-mère qui force sur le whisky tout en découvrant les joies des sucettes au cannabis, notre héroïne aura de quoi faire. La série se veut tellement progressiste d’ailleurs que je me suis dit qu’elle allait tout de suite se casser la gueule. Grosse erreur puisque le pilote s’est offert un audimat tout simplement jamais vu dans la terrible case du vendredi soir. Le show s’assurerait-il d’office un succès ? Pas vraiment non plus, l’audience s’effondrant lors des deuxièmes et troisièmes épisodes (que je n’ai pour l’instant pas vu, donc j’ignore si la qualité s’effondre avec l’audimat !)

Mon Pronostic : Reba a encore le pouvoir de séduire une Amérique qui semble apprécier la country comme le prouve le succès de Nashville, ridicule série musicale diffusée actuellement. ABC n’a de toutes façons rien d’autre à diffuser le vendredi, du coup je mise sur une commande de saison deux à la fin de l’année.

LA grosse bonne surprise de ces dernières semaines, c’est assurément la comédie (en 42 minutes) Wedding Band diffusée sur TBS. Comme l’affiche et le nom l’indique, il s’agit des mésaventures (à tendances romantiques) d’un groupe de mariage fan de rock… bon ok, de vieux rock à papa, un peu mou, genre Scorpion, U2 et compagnie. Menée par LE David Silver de Beverly Hills (ou un putain de bad guy dans Terminator : The Sarah Connor Chronicles), la série met aussi en scène ce bon vieux black de Lost qui ne servait à rien ou encore le seul mec à s’être fait viré de NCIS : Los Angeles. Bref, sur ce casting pas très folichon se dresse un show à l’humour irrésistible, extrêmement dynamique et fondamentalement bien conçu. Oh, certes, on ne court pas à l’originalité à tout prix mais bien à une vraie quête de fun… et de rock ‘n’ roll.

Mon Pronostic : une comédie sur TBS qui profite des rediffusions de The Big Bang Theory diffusées juste avant, a tout ce qu’il lui faut pour cartonner… sauf si elle est diffusée un samedi. Je sens que Wedding Band, malgré ses qualités, ne va pas rester longtemps sur nos écrans : annulation à la fin de la première saison.

De l’autre côté de l’atlantique, la BBC3 (la chaîne la plus “jeune” du groupe) nous propose Some Girls, une série résolument très british sur un groupe de copines qui… fait du foot. Oui, du soccer. Entre deux parties (généralement perdues) elles parlent de fellation, de rupture, tuent des hamsters, prennent toutes sortes de cachetons, gardent leurs petits frères et soeurs, fument des spliff dans des maisons pour enfant, et envoient chier leur belle-mère. Bref, c’est méchant, corrosif, parfois un peu vulgaire, pas du tout crédible mais tout à fait dans l’esprit de ce que les anglais pensent de leurs ados. Ceux qui sont largués par Skins peuvent y jeter un oeil, ceux qui veulent voir des adolescentes totalement délurées peuvent aussi y jeter un oeil, ceux qui s’attendaient à la révolution des séries ados peuvent totalement passer leurs chemins.

Autre série surprise anglaise, Nick Nickleby est l’adaptation contemporaine d’un célèbre roman de Dickens. Le budget est riquiqui, les comédiens semblent sortis d’un soap opéra, et la vieille censée nous tirer la larme s’avère exaspérante au bout d’environ trois minutes. Maniéré dans son fond comme dans sa forme, cette mini-série qui a fait un passage éclair sur la BBC One (un épisode par jour pendant une semaine), n’aura pas su me convaincre de dépasser le pilote.

Enfin, Secret State, diffusée sur Channel 4, fera s’arracher les cheveux à ceux qui trouvait Boss déjà bien compliquée ! Adapté d’un roman écrit par un politicien anglais dans les années 80, lui-même déjà adapté en mini-série culte aux multiples récompenses en 88 (sous le titre original A Very British Coup), le show met d’emblée dans l’ambiance avec un Gabriel Byrne exceptionnel et – chose très rare – un format scope (c’est à dire que vous allez avoir des bandes noires même sur vos superbes télé 16/9) qui fait éclater littéralement la mise en scène impeccable. Alors oui, il faut s’accrocher pour suivre les aventures de cet homme politique qui se retrouve propulsé premier ministre suite à la mort de son prédécesseur dans un accident d’avion. Entre enquête sur les circonstances étranges de cet accident, magouille politique pour faire avouer un industriel qu’il est à la source d’une explosion qui a ravagé une ville, ou encore négociations compliquées avec les Etats-Unis, le scénario s’avère massif et complexe. Pour autant, on ne perd jamais de vue les personnages, leurs états d’âme et leurs objectifs. Une grande et belle série commence… reste à voir où elle va nous emmener.

Allez, à la semaine prochaine (si, si, promis !) pour parler de… vous verrez bien !

Cette semaine, la CW passe à l’attaque en faisant sa rentrée après tout le monde. La plus petite des grosses networks, très orientée vers les ados, a-t-elle réussit à surprendre et à trouver sa place ?

La rentrée se termine et les derniers retours de série se mettent en place. A partir de dimanche dernier vous pouviez donc retrouver The Cleveland Show ; The League ; It’s Always Sunny in Philadelphia ; ainsi que les “classiques” de la CW : 90210 ; Gossip Girl (pour son ultime saison) ; et The Vampire Diaries.

Ce n’est pas parce que la CW fait sa rentrée que les autres chaînes s’arrêtent de programmer des nouveautés. NBC ouvre le bal cette semaine avec Chicago Fire, nouvelle création de Dick Wolf, le papa des interminables déclinaisons de Law and Order. Avec ce nouveau show plutôt musclé, Dick ne va pas chercher dans l’originalité puisqu’il nous met en place les aventures des pompiers (qui éteignent le feu) et des secouristes de premières urgences (qui interviennent juste après le feu.) En clair, il réadapte sa formule Law and Order à des garçons très musclés et des jeunes femmes aux courbes très généreuses, le tout en débardeur plein de sueur alors que les héros gardent toujours leur maquillage impeccable. Ça sent la testostérone jusque chez les personnages féminins (je vous le donne dans le mile : la blonde est plutôt agressive et impétueuse, du coup elle est lesbienne…) pour un casting qui a clairement été plus choisi pour ses heures passées dans la salle de sport que sur les planches d’un cours de théâtre. Difficile donc de s’intéresser à cet ensemble cast ultra stéréotypé, à ce flot d’intrigues feuilletonnantes dont on voit déjà où elles vont toute nous mener, ou encore de supporter cette musique grandiloquente et cet appui systématique sur les beaux drapeaux américains car les héros représentent toutes les belles valeurs de ce grand pays. A moins d’un sacré retournement de situation, Chicago Fire risque bel et bien de finir dans les poubelles de l’histoire de la télé américaine…

Mon Pronostic : il serait vraiment surprenant que le public américain se laisse avoir par une série qui répète tout ce qui a été fait ces vingt dernières années, sans originalité ni vrai passion. Du coup, je mise sur une annulation en cours de première saison.

L’autre catastrophe de la semaine était proposée par ABC et fait revenir sur les écrans la très sympathique Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story) et l’insupportable Hayden Panettiere, aka la cheerleader de Heroes qui n’a vraiment rien trouvé à faire depuis quelques années si ce n’est faire la une des tabloïds. Horreur absolue, Nashville cumule les défauts : il s’agit d’une série musicale qui veut se la jouer Glee pour les adultes (comme si Spielberg ne s’était pas déjà cassé les dents sur ce sujet l’année dernière avec Smash) ; c’est une série sur la country (oui, le genre musical, et autant vous dire que si vous ne supportez pas vous allez vous boucher les oreilles la moitié du temps) ; et c’est une série qui veut nous faire croire que Hayden est capable de jouer une méchante artiste qui a tout de même un bon fond – quand elle pleure dans un placard, on explose de rire. Voici donc l’histoire incroyablement peu intéressante d’une ancienne star de la country obligée de faire une tournée avec la petite nouvelle qui monte et qui chante des paroles débiles pour les ados. Wahou. Pour pimenter le tout, les auteurs glissent une petite intrigue politique tellement peu crédible qu’elle termine de faire sombrer Nashville dans les heures sombres de la série télé. A fuir d’urgence.

Mon Pronostic : non, franchement, il n’y a pas moyen que cette série se voit commander une deuxième saison. A la fin de la première, ABC l’annulera sans avoir à se justifier…

Les plus vieux d’entre vous se souviennent peut-être de la série Beauty and the Beast des années 80 avec Ron Perlman et Linda Hamilton (ah, Linda Hamilton…) voici la version revue et corrigée et adaptée au XXIème siècle par la CW et donc avec Kristin Kreuk et Jay Ryan qui ont le mérite d’avoir autant de charisme l’un que l’autre soit, combiné, le charisme d’une huître peu fraîche le lendemain du jour de l’an. Fort heureusement, le show ne s’appuie pas uniquement sur l’irrésistible attirance des deux héros l’un envers l’autre et va chercher une intrigue feuilletonnante bien alambiquée (à base d’expérience sur des soldats pendant la guerre en irak) pour susciter notre intérêt. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de se demander à quoi bon reprendre une vieille série dont le charme était dans le look bien particulier du héros (qui avait une pseudo gueule de lion) pour le transformer en beau gosse avec une cicatrice qui a juste les dents qui poussent quand il se met en colère !

Mon Pronostic : un pur produit CW qui devrait arriver à toucher la cible de la chaîne – ça sent la commande d’une deuxième saison à la fin de l’année.

C’est sans doute la nouvelle qui m’a fait le plus plaisir cette semaine : le succès phénoménal (enfin, pour la CW, hein !) de Arrow, série adaptée de l’archer vert de chez DC Comics. Et pourtant, il y avait de quoi prendre peur à la vue des premières affiches et de la gueule dépourvue d’expression de l’acteur principal. C’était sans compter sur un scénario qui prend l’intrigue de base au sérieux et va réellement chercher dans les recoins sombres de la psychologie des super-héros. Dark, bien ficelé, s’en sortant plutôt pas mal au niveau des FX, et bien entendu bourré de références pour les fans qui n’attendent que ça, le pilote est tout simplement jouissif et donne envie de voir si la suite va arriver à rester à ce niveau de qualité. Plus proche du deuxième Batman de Nolan que du Superman de Smallville, Arrow pourrait bien devenir la série de super-héros qu’on attendait.

Mon Pronostic : de tout mon coeur je vois la commande d’une deuxième saison. J’espère juste que la suite de la série ne va pas s’avérer une plantade absolue !

Le seul départ de la semaine – et pour moi le premier de la saison, même si le show a redémarré en août ! – me permet d’inaugurer un nouveau système de notation qui me paraît plus intéressant. Vous pouvez retrouver les explications ici ! Ce départ, c’est donc la fin de la deuxième saison de Hell on Wheels, qui nous plonge dans les affres de la construction d’une ligne de chemin de fer en plein western. Après une première saison intéressante mais qui se perdait dans ses multiples personnages, cette deuxième fournée d’épisodes approfondies les différentes trajectoires qui s’avèrent surprenantes et très intéressantes. Entre l’ex-prostituée partagée entre son véritable amour – noir et donc mis au bas rang de la société – et le mec un peu couillon mais au bon fond qui peut assurer la sécurité de son futur enfant, la femme de l’ouest trop intelligente pour son propre bien, les deux frères qui dirigent un bordel et un bar mais dont l’un des deux tombe amoureux de la fanatique religieuse, ou encore le héros à la psyché détruite, il y a franchement de quoi faire. Dommage que l’ultime épisode tourne au carnage longuet et assez inutile, nous laissant sur une note un peu décevante. Mais les auteurs se rattrapent à la dernière minute en nous rappelant que le sujet de la série est le conflit entre la rédemption et la vengeance, dans une séquence de pendaison absolument démentielle. Quant au dernier plan, il prouve que la réalisation a tout compris aux western. Voilà une bien belle série dont on attend avec impatience qu’AMC la renouvelle officiellement pour une troisième année.

Final Score : 7/10

RAISE HELL comme l’affirme la publicité pour cette deuxième saison de Hell on Wheels qui confirme la série comme un très bon show mais pas encore forcément comme un immanquable. Une troisième saison pourrait apporter l’ampleur qui lui manque encore un peu, alors croisons les doigts…

Rendez vous la semaine prochaine pour découvrir encore quelques nouveautés, fêter le retour d’American Horror Story, et saluer la fin de la deuxième saison de Boss !

Les choses se calment un peu en cette quatrième semaine de rentrée, la CW ayant décidé de faire la belle et de ne présenter ses nouveaux programmes qu’à partir de lundi prochain (le 09/10) ! Mais attention, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas eut droit à quelques belles surprises…

Encore quelques retours cette semaine pour accompagner la phase ultra-dépressive de Grey’s Anatomy ou l’intéressant virage entrepris par Fringe. Depuis dimanche vous pouviez donc retrouver : Once Upon a Time, The Good Wife, Revenge, Homeland, The Simpsons, Bob’s Burgers, Dexter, Family Guy, American Dad, Raising Hope, Hart of Dixie, Supernatural et 30 Rock !

Faut-il s’enthousiasmer pour la séduisante et inquiétante nouvelle série d’ABC, 666 Park Avenue ? Au premier abord, on aurait tout lieu de se méfier : cette histoire d’immeuble où les plus riches sont des sortes de sorciers rappelle les débâcles cruelles des séries à ambiance magique diffusée ces dernières années. Le côté ouvertement sexuel annoncé par les affiches semble être posé pour récupérer l’enthousiasme actuel de la ménagère américaine pour un certain 50 Shades of Grey. Et puis on est sur ABC, et même à 22h00, on sait que la chaîne n’ira jamais aussi loin dans l’horreur, le sexe et la dépravation que, disons, FX avec son American Horror Story. Ok. Mais malgré tout, le pilote se révèle assez intrigant, sans doute pour la prestation de Terry O’Quinn (John Locke de Lost) qui fait singulièrement froid dans le dos. Le scénario se révèle assez bien rythmé et la réalisation est tout à fait à la hauteur, même si le côté sexe semble bel et bien être pas mal passé à la trappe. Et au final, on se surprend à arriver à la fin de l’épisode avec l’irrésistible envie de voir la suite, d’en savoir plus. Se serait-on une fois de plus fait avoir par un concept show probant mais un scénario qui va s’avérer désespérément décevant ? Seul l’avenir nous le dira…

Mon Pronostic : malgré tout le bien que je lui souhaite, je ne crois pas que 666 Park Avenue va réussir à attirer le chaland, et encore moins à retenir le public venu en masse voir la suite du Monte Cristo féminin Revenge. Je mise donc sur une annulation à la fin de la première saison.

Amateur de série d’espionnage, réjouissez vous ! Frank Spotnitz, l’une des têtes pensantes de The X-Files, nous balance sur Cinemax, en coproduction avec l’angleterre, l’un des pilotes les plus enthousiasmants que j’ai pu voir depuis très longtemps. L’idée de Hunted n’est pas forcément très nouvelle (une agent secret qui travaille pour une société privée se fait tendre un piège dont elle réchappe in-extremis, elle est persuadée que c’est sa propre boite qui a cherché à l’éliminer et elle compte bien se venger), mais l’exécution est tout bonnement spectaculaire. Le scénario fait un usage du rythme qui frôle perfection, la réalisation – malgré quelques clichés – touche toujours juste, et l’actrice principale s’avère juste incroyable. On sort du pilote le coeur battant à deux cent à l’heure, en se demandant pourquoi toutes les séries ne sont pas aussi excitantes.

Mon Pronostic : bon, Cinemax et la BBC n’ayant pas les moyens d’annuler une série en pleine diffusion, on sait qu’il y aura au moins une première saison. Mais je serai franchement très étonnée qu’une deuxième “serie” ne soit pas commandée à la suite !

Le départ de la semaine, c’est celui de Warehouse 13 qui vient d’achever la diffusion de la première partie de sa quatrième saison sur Syfy. On se retrouve donc toujours avec des enquêtes liées à des artéfacts aux pouvoirs tous plus fous les uns que les autres, le tout sur un ton de comédie décalée et d’ambiance pas prise de tête. Pour ces dix épisodes, les scénaristes sont allés se creuser le ciboulot pour nous soutenir un feuilletonnant pas piqué des vers, mais qui se lourde superbement lors de sa révélation finale qui vous fera lâcher un détonnant : quoi, tout ça pour ça ? Bref, Warehouse 13 fait ce qu’elle sait faire de bien, c’est à dire nous faire rire, mais à part ça il ne faut pas s’attendre à grand chose…

Final Score : 2.5/5

Oui, on rigole avec Myka et Pete, mais Warehouse 13 reste la série dont on pourra tout à fait se passer si on n’a pas vraiment de temps à lui consacrer…

Allez, rendez-vous la semaine prochaine pour la rentrée de la CW et l’arrivée sur nos écrans d’un archer made in DC Comics !

Voilà donc la suite du bilan de la semaine, avec pas moins de cinq nouveautés et deux départs. Quand on vous dit que la rentrée commence vraiment, on ne vous ment  pas !

Allez, j’ai décidé d’être un peu mois fainéant pour cette suite que pour la première partie, alors je vous laisse avec la liste de toutes les séries qui ont repris cette semaine…

Treme ; Hawai Five-O ; How I Met Your Mother ; 2 Broke Girls ; Mike & Molly ; NCIS ; NCIS : LA ; Private practice ; New Girl ; Call me Fitz ; Criminal Minds ; Revenge (enfin plus ou moins car il s’agit d’un épisode récapitulatif de la saison passée…) ; The Middle ; Modern Family ; South Park ; Law & Order : SUV ; CSI ; Grey’s Anatomy ; Person of Interest ; Scandal ; The Big Bang Theory ; Two and a half men ; CSI : NY ; Blue Bloods ; et enfin la dernière saison de Fringe ! Ouf !

On en avait déjà parlé pendant l’été, lorsque NBC avait diffusé le pilote histoire de tester un peu la série, mais il est bon de revenir sur Animal Practice dont la vraie diffusion a enfin démarrer. Il s’agit donc toujours d’une sitcom sur un hôpital dédié aux animaux, avec un humour particulièrement absurde et un singe parmi les rôles principaux (ben oui, quoi, un singe.) Le seul souci, c’est que tout ici fait penser à une application de la recette inventée par Community, sans forcément en comprendre tous les fonctionnements. Humour décalé, hommages appuyés aux geeks, personnages stéréotypés à outrance, et même le petit jeu amoureux entre le couple frontal : impossible de ne pas penser aux aventures se déroulant à Greendale. Pour autant, sur ses deux premiers épisodes, Animal Practice arrive à rester drôle et accrocheuse : malgré ses quelques défauts, on ne s’ennuie pas, on sourit, on rit même parfois, et en ces temps de disette de bonnes sitcoms (alors qu’on nous en balance plein la gueule !) ça fait du bien. On croise les doigts pour la suite ?

Mon Pronostic : il y a quand même peu de chance que ce programme décalé fonctionne : trop décalé pour les américains traditionnels, pas assez et surtout arrivant après Community pour les autres, Animal Practice aura du mal à trouver son public. Je mise donc sur une annulation en cours de saison (même de la part de NBC…)

Vous savez les gars, nous aux Etats-Unis, on remet tout en question. Ouais, même notre bonne vieille armée maintenant qu’on a compris qu’on s’était bien fait niqué pendant plusieurs guerres. Du coup, y a des gens qui se sont dit que fallait en parler, tu vois. Alors ils y sont allés, parce que bon, Last Resort, c’est quand même une série de militaires, alors on pose les coucougnettes sur la table. Je te le fais rapide : y a quelqu’un aux Etats Unis il veut bombarder le Pakistan. Y a nos héros ils sont dans un sous marin nucléaire et ils reçoivent l’ordre. Mais bon ils ont un doute, alors ils le font pas. Après ça vire à la mutinerie. Et au final, on essaie de les torpiller pendant que simultanément les mecs de la maison blanche ils balancent des nuke sur le Pakistan. Alors les mecs du sous-marin ils investissent une île, et ils se déclarent indépendant. Honor in Defiance mon gars.

Bon après c’est vrai que les personnages, ils ont pas été trop bossé et que le casting il fait un peu de la peine. Et puis le pilote il est mou du cul et il montre pas du tout ce que sera la série par la suite. Et puis on a pris des réalisateurs au rabais parce que bon faut pas déconner non plus, le budget il est pas illimité (on s’appelle pas Revolution nous…) Alors voilà, en vrai pour l’instant, on peut pas en dire grand chose de notre série, parce qu’on a aucune idée de où ça va aller. Tu sais comment ça s’appelle ça ? Un pilote bien raté.

Mon Pronostic : allez, ça va le faire au moins pour une saison. ABC ne commandera pas la deuxième par contre, trop cher en drapeau américain…

Je n’y croyais pas du tout, mais il faut bien avouer que pour – du moins pour le pilote – Lucy Liu en guise de Docteur Watson, ça marche ! Car oui, Elementary est bien une énième déclinaison de Sherlock Holmes. S’éloignant des films récents en choisissant l’époque contemporaine, et s’éloignant totalement de la série anglaise en détournant le couple crypto-gay, cette nouvelle version américaine n’avait de prime abord pas grand chose à apporter. Et pourtant ce cher Sherlock est une nouvelle fois adapté, transformé (en ex-addict sur le chemin de la rédemption pour cette fois) et les auteurs ont eu la bonne idée de ne pas le jouer irascible et cruel – ce qui n’en aurait fait qu’un Gregory House bis (lui-même étant inspiré de Sherlock !) – mais plein de fissures, de doutes, et quand même de mauvaise foi. La suite de la série est censée être une bromance entre un homme et une femme, et promet que les enjeux amoureux ne seront jamais posé sur Sherlock et Watson… mais on attend de voir. En tous cas, le pilote est très plaisant et nous laisse sur cette question pas si évidente : Elementary ne sera-t-elle qu’une série policière de plus ou tiendra-t-elle ses promesses ? La réponse, cette saison.

Mon Pronostic : j’ai du mal à croire que ce show pourrait totalement se casser la gueule. Je vais donc miser sur la commande d’une deuxième saison à la fin de l’année.

Imaginez tout un pays qui s’enthousiasme depuis quatre ou cinq ans pour ses pires ploucs, et se met à faire l’apologie d’une certaine bêtise humaine mais avec un vrai bon fond et une morale familiale à l’extrême. C’est ce qui se passe aux Etats-Unis où le New Jersey prend sa revanche à base de télé-réalité bas de gamme et autre concert de pétasses vulgaires affirmant leurs convictions politiques tout en se recalant le string en direct à la télé. Assez curieusement, quelqu’un a eut l’idée de mélanger ceci avec The Good Wife, soit prenons deux extrêmes, mixons tout ça dans un grand pot et voyons ce que ça donne. La réponse se nomme Made In Jersey et obtient haut la main le titre de la série la moins inventive et surprenante de l’année. Voici donc les aventures d’une avocate venue du New Jersey, qui bosse chez des riches New-Yorkais et qui va s’avérer super forte. Legally Blonde sans Reese Witherspoon, l’humour ou encore l’analyse du personnage : c’est la débâcle. C’est bien simple, j’avais beau faire du vélo en regardant Made In Jersey, j’ai bien failli m’endormir. A garder uniquement pour les nuits d’insomnie.

Mon Pronostic : c’est typiquement le genre de série qui malgré tous ses défauts peut durer dans le temps (n’est-ce pas Blue Bloods ?), du coup je mise sur la commande d’une deuxième saison…

Elles nous quittent et nous reviennent régulièrement, voici donc la troisième itération animée des Teenage Mutant Ninja Turtles, connues chez nous sous le simple sobriquet de Tortues Ninjas. Alors que j’avais très peur du look full 3D mode peluche des affiches et des trailers, il faut bien avouer que en action, sur un double épisode de départ, ça marche plutôt bien. Les auteurs l’ont bien compris, la force de la série réside dans la complémentarité entre les quatre protagonistes qui sont ainsi encore plus poussés dans leurs différents retranchements. April est transformée pour l’occasion en adolescente fille d’un scientifique qui s’est fait enlevée par les terribles Kraaank, et Shredder fait vraiment flipper lors de son apparition finale. De l’aventure, du ninja, un peu de geekerie scientifique, et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humour, avec en prime un feuilletonnant qui peut s’avérer très sympa. Bref, c’est tout comme avant, mais en mieux, et parfois je regrette de ne pas avoir dix ans en 2012. Qu’importe, je regarderai quand même la série, idéale pour les dimanches après-midi de gueule de bois.

Mon Pronostic : c’est les TMNT, il y aura forcément une deuxième saison !

Du côté des séries qui terminent leur année, c’est la fin de la troisième saison de Louie, soit les aventures douces-amères du double sans le s mais avec un e du comique Louis C.K. Oscillant constamment entre humour et grincement de dents, la série se présente comme une suite de scènes de vie dérisoires entrecoupées (parfois) d’extrait de stand-up. Force est de reconnaître qu’il y a beaucoup de moments touchants ou de séquences dans lesquelles le comédiens/réalisateur/scénariste/producteur touche juste, mais il est parfois fatigant lorsqu’il s’apitoie un peu trop sur son sort. Le pire est atteint quand il sort les violons pour accompagner la chute de son personnage dans le dernier épisode, que je prends comme un véritable aveu de faiblesse sur la réalisation. C’est d’autant plus rageant que cette saison est de très loin la meilleure et que le destin de Louie devient vraiment très intéressant et dépasse le strict cadre de la chronique pour commencer à s’emparer d’un beau sujet, autour des dessous du monde de l’humour. Mais bam, catastrophe, ce dernier épisode vient en remettre une (mauvaise) couche dans les dix dernières minutes, proprement affligeantes et dont on se demanderait presque si elle ne sont pas une tentative de l’homme pour suicider sa série. Allez Louis, va prendre des vacances et revient nous en forme.

Final Score : 3.5/5

Franchement, tout le début de la saison mérite au moins un 4, si ce n’est un 4.5, mais je me sens obligé de condamner ce dernier épisode qui m’a fait plusieurs fois me vomir dans la bouche. Louie, ou la série que j’aime bien, mais qui a vraiment su me mettre en colère.

Pour sa deuxième saison, le petit show canadien qui fonctionne pas si mal que ça aux Etats-Unis, The L.A. Complex, plonge plus en profondeur dans son sujet, soit la quête de la réussite dans les milieux artistiques à Los Angeles. Exit la bimbo blonde qui se frayait un chemin dans l’univers du porno, sans doute plus parce que les auteurs n’avaient plus grand chose que par peur d’une quelconque censure. Exit aussi le petit musicien gay pour se concentrer sur son ex, un rappeur musclé qui permet de traiter de l’acceptation de soi-même plus que du coming-out. Les intrigues fleurissent et ne se ressemblent pas, la série s’attaquant à toute sorte de sujet en y allant franchement, notamment lorsqu’elle s’intéresse à l’église de la scientologie, sans la citer, mais en rentrant profondément dans ses mécanismes. On y parle aussi du sacrifice de son identité pour un autre (la grande soeur et le petit frère), des méthodes radicales de la télé-réalité mais surtout de comment ceux qui en sont les acteurs en profitent tout autant que les producteurs, de parties à trois, du manque de travail, de la surcharge de travail, du mensonge sous toutes ses formes, un peu d’amour et au final beaucoup d’amitié. Malgré son petit budget, The L.A. Complex frappe fort, très fort.

Final Score : 4.5/5

Pas loin d’être la meilleure série de l’été, et vraisemblablement l’un des shows les mieux écrits du moment, The L.A. Complex ne souffre que de son budget ridicule et de comédiens pas franchement tous à la hauteur. Ce n’est pas une raison pour se refuser LE show sur L.A. !

La semaine prochaine, les choses se calment ! On en profitera donc pour faire le point sur ce qu’on a vu de pire et de meilleur dans ce début de saison…

Encore quelques fins de saison cette semaine (oui, bon ok, j’ai une semaine de retard !) mais aussi deux départs – l’un prévu, l’autre plus surprenant – sont venus chagriner cette semaine de séries US. Et ce n’est pas la seule nouveauté présentée qui pourra nous rendre véritablement le sourire…

C’était annoncé depuis quelque temps déjà : cette huitième saison de House était donc bien la dernière. On avait pourtant l’espoir que le casting, une nouvelle fois remanié et incluant deux nouveaux personnages des plus sympathiques (Adams et Park) pourrait renverser la balance, tout comme l’absence de Cuddy qui permet à la série d’enfin mettre un terme aux élucubrations fatigantes d’une intrigue amoureuse sur laquelle tout avait déjà été dit. Est-ce parce que la fin avait été annoncée dés le début de la saison que les scénaristes ont redoublé d’efforts pour se montrer imaginatif et renouer avec la qualité des premières saisons ? Toujours est-il que ces vingt-deux épisodes se sont tous avérés franchement bons quand ils n’étaient pas tout simplement géniaux. Les ultimes quarante-deux minutes passé en compagnie de Hugh Laurie nous feront regretter ce comédien extraordinaire (vivement qu’on le retrouve ailleurs) et surtout un personnage qui a nettement influencé la télévision mondiale. Alors même si la toute fin n’est pas tout à fait dans le reste du ton de la série, on gardera encore longtemps House dans notre coeur…
Final Score : 4.5/5
La série d’investigation médicale au protagoniste si particulier tire sa révérence en beauté : cette huitième saison de House frôle la perfection – mais souffre d’un certain manque d’originalité du au schéma narratif encore un peu trop codifié. Pas grave : Hugh Laurie, impeccable, nous fait oublier ce petit défaut.
On n’y croyait plus… et on avait passablement raison ! Cette troisième saison de Glee sonne définitivement le glas d’une série qui était, à son démarrage, un mélange d’ambition et de créativité foutraque, marqué par le mauvais esprit de Brad Falchuck et Ryan Murphy. Les vingt-deux épisodes extrêmement répétitifs ne se laissent regarder que lorsque les scénaristes s’intéressent aux personnages les plus mis en retrait lors des saisons précédentes (en particulier Santana) mais tombent dans une mièvrerie plus qu’énervante lorsqu’elle met en scène les sempiternelles routines amoureuses de Rachel et Finn ou des insupportables Blaine et Kurt. Le choix des chansons est aberrant et consternant de médiocrité (désolé, mais je ne crois pas qu’il était vraiment nécessaire de faire un épisode hommage à Whitney Houston – du moins pas de la manière dont ça a été fait…) Tout ce qu’on espère, c’est que les auteurs (nouveaux ou anciens) vont respecter le season finale et éjecter quelques personnages qu’on préférerait ne plus revoir avant un petit bout temps…
Final Score : 2/5
Grosse chute et perte de vitesse pour Glee qui tombe dans tous les travers que la série critiquait à ses débuts. Les scénarios ne fonctionnent que quand ils s’attellent à être décalés (heureusement que Marti Noxon est là) mais on se passera aisément d’une saison aussi intéressante que les albums musicaux qui en sont tirés.
On été intrigué mais pas très enthousiasmé par le dernier rejeton d’ABC intitulé Revenge, qui se présentait comme une sorte de soap manipulateur à la Comte de Monte-Cristo. Soit l’histoire d’une jeune femme bien décidé à venger la descente aux enfers de son papa, faussement accusé d’être un terroriste suite à la terrible manipulation d’une méchante famille bourgeoise. Au final, le programme s’avère assez intéressant : si la réalisation n’est clairement pas le principal souci de ce projet, c’est par son scénario à tiroir, qui sait toujours rester crédible tout en générant de multiples rebondissements souvent inattendus, que la série tire son épingle du jeu. La petite Emily VanCamp est à fond dans son personnage et ne s’en sort pas si mal… Bref, voici une sympathique surprise qui va prendre la place de Desperate Housewives l’année prochaine. Et là, on se demande quand même si cette fragile petite chose va réussir à tenir le coup dans une case aussi dangereuse…
Final Score : 3.5/5
Revenge se part rapidement d’un gros potentiel de sympathie grâce à son actrice principale franchement investie et des scénarios qui s’avèrent vite assez surprenants (en positif). Ceux que l’absence de réalisation ne gênera pas suffisamment pour pouvoir regarder la suite y découvriront donc un programme assez réussi dans son genre.
Difficile de croire que James Van Der Beek (mais si, Dawson) pourrait faire son comeback en s’auto parodiant. C’était pourtant déjà chose faite sur le net (chez college humor) et c’est à nouveau le cas dans la nouvelle sitcom d’ABC au titre improbable de Don’t Trust The B—- in Apartment 23. Calée dans la case comédie du mercredi soir, on pouvait craindre une énième sitcom familiale, pseudo novatrice mais en réalité franchement peu imaginative. C’est peu dire qu’on a pris en pleine tronche ce programme décalé, totalement politiquement incorrect (que les ligues bien pensante ont déjà tenté de faire arrêter), originale dans la forme (on retrouve les ambitions narratives des premières saisons de How I Met Your Mother) comme dans le fond. Cette histoire pourtant déjà vu cent fois de deux jeunes filles totalement différentes obligée de cohabiter puise son innovation dans un ton vraiment surprenant et dans une galerie de personnages – Van Der Beck en tête – totalement réjouissante.
Final Score : 4/5
Si un vent nouveau souffle sur la comédie, c’est bien ici qu’il faut le chercher. Don’t Trust The B—- in Apartment 23 est LA sitcom que l’on attendait depuis un moment. Dommage que la première saison ait été amputé de six épisodes pour mieux les coller à la deuxième saison, on aurait bien aimé en voir un peu plus cette année !
Awake sera donc passé quasiment inaperçue au vu de l’audimat américain catastrophique. Dommage, car cette série de Kyle Killen, créateur malheureux de la non moins réjouissante Lone Star qui n’avait vécu que deux épisodes, est un véritable petit bijou dans le monde surchargé du cop-show. Le pitch se concentre sur Michael Britten (Jason Isaacs, ENORME révélation) un flic qui vit partagé entre deux mondes suite à un accident de voiture : dans l’un sa femme est morte, dans l’autre c’est son fils. A partir de là, vous pouvez bien vous imaginez que les affaires sur lesquelles il va enquêter dans chacun des mondes vont avoir des impacts les unes sur les autres… mais ajoutez en plus le fait que le héros passe d’un univers à l’autre en s’endormant et vous ajoutez toute la thématique du rêve et de l’inconscient, magistralement travaillé dans des séquences de psychanalyse jouissives. Et comme Kyle Killen fait les choses bien, il a même conçu un ultime épisode magistral qui conclue de manière admirable treize épisodes de vrai bonheur.
Final Score : 4.5/5
Awake frôle la note parfaite à cause d’un épisode pilote qui laisse un peu dans le vague et d’une intrigue feuilletonnante parfois un peu décevante. Reste un programme absolument immanquable pour tous les fans de cop-show… et les autres. Vivement la prochaine création de Kyle Killen, en espérant que celle-ci dure enfin plus d’une saison !
Enfin, la seule nouveauté de la semaine s’appelle Men at Work et autant vous dire tout de suite que, bien qu’elle soit créée par un scénariste de l’exceptionnelle Robot Chicken, on est pas particulièrement emballé par le pilote. Sitcom mollassonne et régulièrement machiste, l’histoire de ces quatre amis qui travaillent ensemble pour un journal masculin (si j’ai bien compris) ne m’aura pas décrispé la mâchoire une seule seconde. Peu crédible à tous les niveaux (le groupe, les personnages, les situations), la série n’arrive pas à trouver un ton qui lui est propre et souffre, de plus, d’une réalisation vraiment bancale et totalement dénuée d’imagination. Bref, on va peut-être regarder la suite car il n’y a vraiment pas grand-chose de diffusé cet été, mais rien n’est moins sûr…