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18ème et avant-dernière partie de notre bilan de l’année. Pour faire plaisir à tous ceux qui aiment le fantastique et/ou la SF, on va parler aujourd’hui d’un ex-futur super héros, de sciences de l’étrange, de zombies , de la famille et des robots, et enfin de deux frères qui viennent comme chaque année nous en mettre plein la vue.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Le 16 octobre 2001, fort d’un accord un peu tendu passé avec la société d’édition de comics DC, la WB (ancien nom de la CW) diffusait le pilote d’une petite série fantastique basée sur le personnage de Superman et portant le titre de Smallville. La licence est forte, certes, mais personne n’attend vraiment au tournant ce petit programme avant tout destiné aux ados. Sans le savoir, Miles Millar et Alfred Gough viennent d’en prendre pour dix ans… et de faire un bout d’Histoire !

Car il faut bien se dire que les séries qui durent dix ans, ça se compte sur les doigts de la main. X-Files, E.R., Friends… il y en a d’autres, mais bon vous m’avez compris : quand ça dure dix ans, on se rappelle du show pendant longtemps. Du coup oui, même si vous n’aimez pas et malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire, Smallville se fait une petite place dans la grande Histoire des séries télé.

C’est qu’il fallait les tenir ces dix ans sans collants ni vol, ce qui était la volonté première des créateurs. Un superman sans sa cape et incapable de voler, what, ce n’est pas Superman ! Pour les fans du comics, la grande force de la série a été de ne pas plagier ce qu’ils avaient déjà lu mais bel et bien de tout réinventer – au point d’ailleurs que DC a incorporé des personnages de la série (comme Chloé) dans ses comics ! Et autant vous dire que ces deux dernières années, les auteurs s’en sont donnés à coeur joie en ré-imaginant Green Arrow, toute la JSA ou encore la Legion of Super-Heroes. Un peu comme si quelqu’un avait dit : c’est bon les gars, on arrête bientôt, alors allez-y lâchez vous, faites ce que vous voulez. Résultat des courses, voilà deux ans qu’on s’éclate à regarder Smallville, qui pousse toujours le bouchon un peu plus loin, se déride complètement, ne se prend jamais au sérieux mais ne déconne pas pour autant avec la matériel de base. Le tout finir dans un BANG énorme, un double épisode final absolument jouissif, tellement fun et tellement bien incarné par Tom Welling qu’on lui pardonne toutes ses années passées à se débattre avec ses quatre expressions pour jouer Clark Kent.

Alors oui, Smallville ne s’est jamais remis de ses défauts. A commencer par une plastique assez cheap, avec des effets spéciaux pas toujours très réussis (comprendre très moche la plupart du temps), des décors qui tournent en boucle (tient, on dirait bien qu’on a déjà vu cet appartement une bonne dizaine de fois), mais surtout une structure qui plombe les scénarios avec huit minutes de vide à la fin des épisodes – enfin, de vide, dans les yeux des acteurs, qui doivent lancer de grandes tirades sur la vie, l’amour, l’héroïsme alors qu’on attend avec impatience le putain de cliffhanger de fin !

Magistrale en tout point, cette ultime saison de Smallville tourne donc une vraie page d’histoire. Le gamin né en 1990, qui avait dix ans au début de la série et qui a grandi avec elle, ne pourra s’empêcher de verser une petite larme. Nous, les grands, on a un petit pincement au coeur mais on se retient – merde, c’est Smallville quand même, les autres vont se foutre de notre gueule. Et pourtant, rah, quelle jouissance que ces deux dernières minutes, ce dernier plan, qui ferait juste hurler : up, up and away !

Final Score : 5/5 pour les fans, 2/5 pour les autres
Smallville, il faut avoir grandit avec pour l’aimer. Du coup, si vous n’êtes pas déjà fan, pas la peine de vous prendre la tête – à la limite, vous pouvez jeter un coup d’oeil au double épisode final, histoire de voir comment ça se termine. Les fans, eux, ont déjà regardé. Et tous ceux qui aiment encore la CW croisent les doigts pour que la série soit remplacé par quelque chose de potable l’année prochaine. Hein, quoi ? On me souffle dans l’oreillette “le retour de Sarah Michelle Gellar”. Si si.

Imaginée il y a trois ans par J.J. Abrams, Fringe est aussi la fille de Alex Kurtzman et Roberto Orci, deux cerveaux magnifiques que le magasine Forbes a crédité en tant que “l’arme secrète d’Hollywood, la force tranquille derrière le box office à 3 billions de dollars. Souvent dans l’ombre de J.J., ils peaufinent certains scénarios et en écrivent d’autres. Côté télé, ils étaient là sur Alias, et sont responsables de la surprenante mais réussie modernisation de Hawaii Five-0. J.J. parti vers d’autres cieux, les deux compères allaient-ils réussir à sauver un show en pleine perte d’audience ?

La bonne idée, ce fut d’abord de ne pas changer les deux showrunners (Pinkner et Wyman), deux hommes ayant fait leurs preuves sur d’autres séries de J.J. et qui savent s’embarquer dans des délires assez fous. Laissés comme deux ronds de flans après le cliffhanger de la deuxième saison, il fallait bien toute leur capacité d’innovation pour faire repartir Fringe sur de bonnes bases. Et autant dire que leur idée pour diversifier et faire rebondir la série est absolument géniale… mais on n’en parlera pas ici, au cas où certains d’entre vous ne l’auraient pas encore vu.

Du côté de la production value et de la réalisation, la série continue d’affirmer son identité visuelle relativement classe, qui sait minimiser les effets spéciaux pour mieux les valoriser. La musique nous plonge toujours aussi facilement dans cette ambiance si particulière et le tout regorge d’idées pour arriver à faire vivre un univers parfois diablement complexe.

Si les intrigues “bouclées” des épisodes s’avèrent tout à fait à la hauteur mais un poil répétitives par rapport à ce qu’on a déjà vu, c’est bien entendu au niveau du feuilletonnant que Fringe révèle tout son talent. Ne crachant sur aucun retournement de situation, même – parfois – les plus artificiels, le show se veut surprenant et particulièrement ludique, incitant toujours le spectateur à essayer d’en savoir plus, à comprendre avant les personnages ce qui est en train de se passer. La saison est pour le coup magnifiquement construite, et chaque petit élément mis en place aura son importance dans le grand déballage des trois derniers épisodes. Et comme à chaque fois, on est soufflé par le cliffhanger de fin qui ne nous rend que d’autant plus impatient de voir la suite.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. La série est en pleine chute d’audience et, pour faire plus de place à American Idol, la FOX a déplacé le show au vendredi soir. Une soirée déjà connue pour être la case du suicide de série (ou du meurtre de série, selon le point de vue), mais qui plaçait en plus Fringe face à Supernatural, autre show fantastique qui attire exactement le même type de spectateurs. Mais, ouf !, la communauté de fans de Fringe est très active et a amplement soutenu le show qui a réussi, semaine après semaine, à maintenir des scores plus qu’honorable dans cette case horaire. Une bataille de gagnée, mais la guerre reprend le 23 septembre.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une quatrième saison.
On aurait pu se lasser de Fringe, avec des épisodes bouclés un peu redondants, s’il n’y avait le feuilletonnant remarquable, qui sait prendre tous les virages – même les plus insensés. Impossible de rester de marbre face à son final bluffant, à moins que vous ne soyez totalement réfractaire aux séries fantastiques. Vivement la suite.

Attendue comme le loup blanc, The Walking Dead était l’improbable série de zombies diffusées sur AMC, la chaîne de Breaking Bad et autre Mad Men (avant de devenir le network de The Killing, dont on parlera demain.) Adaptée d’un comics à succès de Robert Kirkman, le show se concentre sur un groupe de survivants mené Rick Grimes, un ancien shérif. Six épisodes plus tard, l’adaptation de Frank Darabont, showrunner de la série, nous a-t-elle convaincu ?

La vraie force de The Walking Dead, c’est très clairement ses personnages, qui évitent tous le monolithisme habituel des histoires de zombies. Chacun d’entre eux est singulièrement travaillé, psychologiquement approfondi, et on passe à travers les couches successives des personnalités au fur et à mesure des épisodes. Tous dotés d’un destin particulier, difficile de ne pas s’attacher à ce groupe de survivants pour qui les vraies questions sur l’humanité et le besoin de survivre en tant qu’espèce se posent quotidiennement.

On notera aussi une production value assez intéressante, qui sait nous faire croire à ses décors apocalyptiques et créer une ambiance vraiment prenante… du moins dans les premiers épisodes. Dommage que la réalisation, franchement pauvre, ne vienne pas transcender le tout mais s’enferme peu à peu dans la simple production d’images, sans réelle réflexion derrière.

Mais le gros du problème se situe au niveau du scénario (un comble quand on sait que la tagline d’AMC est story matters here). En effet, les épisodes souffrent d’une structure totalement catastrophique, d’un rythme franchement poussif et l’histoire avance par à coup improbables. On ne note aucune unité dans la série qui part dans tous les sens mais sans jamais savoir où elle veut aller, et on termine sur un season finale faussement claustro, mais surtout totalement raté, qui laisse sur une conclusion désarmante.

Si l’on ajoute à ça le fait que les acteurs sont franchement à la limite de l’insupportable (mention spéciale à Sarah Wayne Callies, transfuge de Prison Break, qui croit nous émouvoir en faisant les gros yeux toutes les cinq secondes), on comprendra aisément que ce Walking Dead pourtant démarré sur les meilleurs auspices nous laisse complètement pantois sur le long terme. Pas la pire des séries, ok, mais l’une des plus grosses déceptions de l’année.

Final Score : 3/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Franchement, à la vue des deux derniers épisodes, j’ai hésité à mettre un 2/5. Puis je me suis souvenu des trois premiers et de l’excitation remarquable que me provoquait cette série. Du coup, on va dire que seulement la moitié de la saison est loupée, et qu’elle mérite une note médiane. Bref, vous l’aurez compris, The Walking Dead a encore du chemin à faire avant d’être une série aussi extraordinaire que beaucoup l’ont prétendu. Parce que sur la fin, ce n’était même plus un divertissement – juste un putain de calvaire.

Ah, Caprica ! Comment parler de la nouvelle série de Ronald D. Moore et Remi Aubuchon sans lancer un débat enflammé avec les fans de Battlestar Galactica ? C’est que Caprica s’est avant tout présentée comme une prequel qui expliquerait comment les cylons ont été inventés. Le truc, c’est qu’il y a mensonge sur la marchandise…

Car Caprica est loin d’être seulement un prequel, mais a une ambition tout autre : être la première série sur la famille… dans un monde de SF. Ronald D. Moore avait pourtant prévenu, tout dans le show serait fait pour ne pas répéter ce qui a été dit dans BSG. Exit les batailles spatiales et l’opposition entre les militaires et les civils, exit les réflexions sur l’extinction de la race humaine, exit aussi le mysticisme religieux halluciné des personnages vers la fin de la série. Caprica se penche avant tout sur un couple de parents incapable de faire face à la perte de leur fille, et sur la question essentielle de la résurrection. Un avatar numérique peut-il devenir l’âme d’une personne ? Toute la première partie de la série ne cesse de se poser la question tout en développant peu à peu, certes, la construction du premier cylon – il faut bien un peu de fan service que diable.

Particulièrement convaincante jusqu’à son dixième épisode, la série amorce ensuite un virage plutôt dangereux en remettant en place les intrigues politiques (mais toujours liées à la religion) chères aux créateurs de BSG. Et c’est là que le truc ne prend plus, du moins pour beaucoup de spectateurs, car on entre dans une autre série, qui serait plus un show politique mâtiné d’enquête complexe où quasiment toute forme de SF disparaît peu à peu. Enfin, si ce n’était le développement d’un monde artificiel qui peinera jusqu’à la fin à convaincre, la faute à une production value relativement déplorable dés qu’il s’agit de faire vivre un monde en 3D.

Plus lente, pas toujours bien construite, et surtout trop éloignée des attentes des fans de la première heure, cette seconde partie de la série l’aura conduite à son échec commercial et à l’annulation par Syfy. Le network s’est tout de même arrangé pour permettre aux auteurs d’offrir une vraie conclusion à la série qui renoue totalement avec son univers de base dans le dernier épisode. Mais il faudra tout de même se farcir quelques unes des séquences en image de synthèse les plus moches jamais vu à ce jour – au point qu’on en aurait presque de la peine pour la personne qui a dû boucler le show avec un budget que l’on sent ridicule.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison (mais avec une vraie conclusion).
Que reste-t-il de Caprica ? Des idées courageuses, une vraie liaison sympathique avec BSG, et un univers extrêmement sympathique. Mais à trop vouloir jouer des arches différentes, le show perd son identité dans sa deuxième moitié pour offrir quelque chose qui aurait pu plaire à certains, mais certainement pas aux fans de la première heure. Caprica est un échec, mais malgré tout un magnifique échec.

Supernatural aurait du s’arrêter l’année dernière, à la fin du run de cinq ans d’Eric Kripke, créateur du show, qui affirmait avoir dit tout ce qu’il avait à dire sur la série. Mais les audiences étant… on va dire honnêtes, histoire d’être gentil, ou en tous cas pas totalement catastrophiques, et surtout la critique étant relativement dithyrambique depuis quelques saisons, la CW a désiré reconduire la série. Difficile de convaincre tout le monde de revenir, mais ce qui les a mis d’accord c’est que la nouvelle showrunneuse serait Sela Ward, ancienne assistante d’Eric Kripke et auteur sur pas mal d’épisodes. On lui faisait confiance pour tenter de perpétuer la qualité de la série – mais on ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle fasse aussi bien. Et pourtant…

Autant vous le dire tout de suite, cette sixième saison de Supernatural est juste incroyable. En reprenant la liste et les résumés de tous les épisodes, je me suis rendu compte qu’il n’y avait absolument rien à jeter. Scénaristiquement, la série fait vraiment très très fort. D’abord dans son histoire générale, son feuilletonnant qui court tout au long de la saison, magnifiquement écrit, bourré de twists et autres retournements de situation, servis par des épisodes proprement géniaux, par exemple l’extraordinaire The Man who would be King, écrit par Ben Edlund, un monstre de travail sur la structure et l’utilisation de la temporalité dans le scénario.

Ce même Ben Edlund est aussi à l’origine de quelques uns des épisodes plus ou moins bouclés les plus inventifs jamais fait, comme ce formidable The French Mistake ou les personnages Dean et Sam se retrouvent sur le tournage… de Supernatural, à devoir se faire passer pour les terribles et franchement mauvais acteurs Jensen Ackles et Jared Padalecki. On notera aussi l’excellent My Heart will go on, dans lequel un ange retourne dans le passé pour empêcher le Titanic de couler, tout simplement parce qu’il ne supporte pas les chansons de Celine Dion, ni le film de James Cameron. Et on pourrait en citer à la pelle, tant cette saison regorge de trouvailles, de bonnes idées et de moments inoubliables.

Alors oui, la réalisation n’est pas un grand moment de cinéma, mais reconnaissons à la série une production value qui arrive à nous faire croire à des décors différents dans tous les Etats Unis semaine après semaine… alors que le show est tourné dans des petits locaux au Canada. Et si Jensen Ackles et Jared Padalecki (faut le faire quand même ces noms!) ont un peu des gueules de gravure de mode, ils maîtrisent maintenant parfaitement leurs personnages et s’avèrent de redoutables acteurs. Entouré par un casting plus que brillant (Misha Collins en Castiel est sans doute l’un des plus incroyables comédiens de l’année), les frères Winchesters continuent d’être au top du top, et Supernatural est toujours, et de très loin, l’une des meilleures séries de ces dix dernières années.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une septième saison.
La question n’est pas de savoir si vous devriez ou non regarder cette sixième saison de Supernatural, mais plutôt si vous devriez vous farcir l’intégralité de la série. Avec cent vingt-six épisodes au compteur, c’est une vraie problématique. Et puis il faut savoir que la première saison n’a rien d’exceptionnel et que c’est seulement à la troisième que la série a vraiment gagné ses lettres de noblesse en devenant un immanquable. Méchamment intelligente et bien foutue, on est loin de la simple petite série pour ado, et bel et bien dans le show sans doute le plus désespéré de sa génération. Incroyablement efficace, regorgeant d’originalité et de trouvailles géniales, c’est tout à la fois un vrai laboratoire à expérimentation et une magistrale réflexion sur l’Homme, la religion et la famille. Et vu le cliffhanger de la saison, c’est peu dire qu’on attend avec impatience le 23 septembre pour la reprise de la série !

Aujourd’hui, c’est jeudi, une semaine avant la fête nationale, et j’ai donc envie de redonner une chance à des séries annulées (non, ne cherchez pas, il n’y a aucun rapport.) Du coup, nous allons parler d’ados dans les années 80, d’une vie inattendue, d’ados anglais passée à la moulinette MTV, d’un couple d’espions et d’un homme prêt à tout pour vous protéger. C’est parti…

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

En s’intéressant à un groupe d’étudiants qui rejoignent une fraternité plus connu pour ses soirées démiurgiques que pour le travail de ses membres, Glory Daze vient clairement jouer sur les plate bandes de Greek, série au concept énormément similaire. Pour se différencier, la série de TBS mise cependant sur un son univers assez particulier… puisqu’il s’agit des années 80.

Située en 1986, Glory Daze se fait un malin plaisir à rappeler tout ce qui faisait les années 80, de la musique aux vêtements en passant par les blockbusters de l’époque. Soignée dans sa production value et ses références, la série mise clairement sur ce point pour faire la différence et surtout s’approprier une part du public. Oui, mais lequel ? C’est bien là le problème du show : ceux qui peuvent être intéressés par les années de fac n’ont pas connu les années 80, et ceux qui ont vécu à cette période ne s’intéressent plus vraiment aux aventures un poil dévergondées d’une bande de glandeurs rejoignant une fraternité… Et puis il ne faut pas oublier la comparaison avec Greek. Les histoires, les personnages, même les fils rouges feuilletonnants font énormément penser à la série absolument mythique d’ABC Family (vous pouvez vous jetez sur les quatre saisons, toutes absolument géniales.) Mais les acteurs de Glory Daze n’ont pas le charisme de leurs aînés, le rythme est beaucoup plus artificiel et saccadé, les histoires elles-mêmes semblent moins crédibles. On ne peut s’empêcher à chaque instant faire la comparaison, et celle-ci n’est jamais en faveur du show 80′s.

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa première saison. Glory Daze aurait pu amuser s’il n’y avait pas eu Greek juste avant. Inférieure en tous points, ce n’est pas son univers années 80 qui va lui permettre de conquérir le public. Pas vraiment bien réalisée, plutôt molle et au final assez mal fichue, la nouvelle série de TBS était vraiment trop classique pour convaincre qui que ce soit.

Quand la CW se lance dans une expérience de série réaliste, on peut s’attendre à tout, surtout au pire. Pourtant, Life Unexpected apparut comme une bonne surprise lors de sa première saison : les mésaventures de Lux, jeune fille de seize ans qui retrouvent ses parents l’ayant abandonné à sa naissance pour leur demander de s’émanciper – alors qu’ils vont, bien entendu, se retrouver à devoir s’occuper d’elle – étaient plutôt passionnantes, touchantes et assez bien ancrées dans la réalité. Du coup, en ce début de deuxième saison, on avait hâte de retrouver tous ces personnages magnifiquement ciselés. Mais quelque chose s’est grippé dans la mécanique…

Cette seconde, et ultime, saison de Life Unexpected est en effet une catastrophe à tous points de vues. Les personnages, d’abord, si fins et agréables, ne tardent pas à devenir des archétypes d’eux-mêmes, presque des parodies, dont on peut prédire tous les faits et gestes plusieurs épisodes à l’avance. Les histoires, elles aussi, perdent de leur réalisme pour faire intervenir des situations ultra dramatiques et totalement artificielles (tient et si Lux sortait avec un mec un soir et que c’était son professeur ! comme s’il n’y avait pas d’autres garçons à rencontrer à Portland.) La ville, les décors, perdent eux aussi de leurs charmes et il y a surtout cette musique pop assez insipide, typique des programmes de la CW, qui fait son entrée en force pour culminer dans un magistral crossover avec One Tree Hill, ce qui achève toute crédibilité à la série. Dommage dommage car on était plutôt content de retrouver Kerr Smith (mais si, l’homosexuel de Dawson’s Creek qui sortait avec Joey !) toujours très bon, et d’avoir découvert Kristoffer Polaha et la pétillante Britt Robertson (Baze et Lux dans la série) qu’on retrouvera dans des rôles importants l’année prochaine dans deux séries… de la CW ! Quant à Shiri Appleby, on lui souhaite bien de la chance, mais pour nous elle sera toujours la petite brune de Roswell.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa deuxième saison. Life Unexpected était vraiment LA bonne surprise de l’année dernière, une série fine, délicate, remarquablement écrite et interprétée qui laissait espérer, à terme, une qualité à la hauteur de My So Called Life. Mais catastrophe, la deuxième saison prend tous les mauvais virages possibles, se termine en crossover avec la série la moins réaliste au monde et on ne versera pas une larme à son annulation. Franchement dommage.

MTV l’aurait voulue, elle n’aurait pu créer plus de buzz et de polémique enflammée autour de sa version US de la mythique Skins. Conchiée par les fans de la série anglaise avant que quoi que ce soit n’ait été fait ou diffusé (d’ailleurs la chaîne s’est servie de commentaires peu élogieux d’internautes sur ses affiches, notamment le classique : “america is such a right wing, religious lead country they just wont get it”), appelée au boycott, accusée de pornographie pédophile, abandonnée par les marques qui ont retirée leurs publicités, puis finalement délaissé par les spectateurs eux-mêmes, ce Skins aura vécu beaucoup de tourments pour ses seulement treize épisodes. Longtemps soutenue par la chaîne elle-même (MTV n’a jamais rien voulu couper ou censurer et défendait le droit de parler de problèmes de la vraie vie des ados), Skins finira par ne pas être reconduit pour une deuxième saison. Alors, dommage ou juste retour des choses ?

Pour répondre à l’opposition basique série anglaise / reprise américaine, précisons tout de suite que cette version MTV est dirigée par Bryan Elsley, l’un des deux créateurs de la version anglaise. La série se base sur les deux mêmes règles : utiliser des acteurs amateurs et de jeunes scénaristes. Pour le reste, il faut bien avouer qu’on est assez décontenancé de retrouver un premier épisode quasiment copier/coller sur la première génération anglaise, et que voir de nouveaux acteurs incarner des personnages mythiques comme Cassie, Tony, ou Sid (devenu Stanley) a tendance à faire hurler… Mais il suffit parfois d’un petit changement de personnages pour changer toute une dynamique d’histoire. Ici, Maxxie devient Tea, l’homosexuel devient une lesbienne, et cela change tout. Car Tony n’est pas insensible à son charme, ce qui va influencer sa relation avec Michelle, qui ne réagit pas comme dans la série anglaise avec Stanley, tout comme Abbud (ex Anwar), etc. On se retrouve finalement avec une série totalement différente, un excellent exercice de style de la sorte univers alternatif, mais qui repose toujours sur les mêmes concepts, la même façons racée d’aborder la réalité avec tout son cru, et la même critique acerbe d’un monde de l’adolescence absolument sans pitié. Finalement plutôt bien reçue par la critique, Skins US ne trouvera malgré tout jamais son public – comme l’avait prévu certains journalistes. Et, il faut bien l’avouer, c’est vraiment malheureux.

Final Score : 5/5, série annulée à la fin de sa première saison. MTV a peut-être toujours une mauvaise image, mais c’est pourtant la chaîne qui propose les programmes ados les plus couillus. Avec ce Skins US, elle offrait une version absolument excellente, qui atteint la qualité magistrale de la première génération anglaise. Un immanquable – encore plus pour ceux qui ont vu la version anglaise.

Bon, ça y est, on en est sûr, J.J. Abrams est surmené. C’est la seule explication valable à la catastrophique Undercovers, lamentablement diffusée cette année sur NBC et en plus annulée le jour de mes trente ans ! Remboursez moi !!!

J’imagine parfaitement ce qui a du se passer. J.J. était en pleine préparation de Super 8, son dernier film, ou alors il le tournait déjà ou peut-être qu’il était en train de le monter. Il a à mort la pression de son producteur, en l’occurrence Steven Spielberg, qui n’arrête pas de lui rappeler que lui il fait deux séries à côté pour la rentrée, et que putain il gère tout alors merde quoi. Du coup, quand NBC appelle J.J. pour lui dire qu’ils veulent une nouveau show de sa part, il n’arrive pas à refuser. Question d’ego.

Le problème, c’est que y a plus une seule nouvelle idée dans le cerveau d’Abrams. Il aurait bien un truc sur Alcatraz, mais pour l’instant la chaîne n’est pas chaude. Du coup, il va chercher dans ses vieux cartons s’il ne reste pas un truc à vendre. Et il se rappelle qu’il avait refourgué Alias à ABC alors qu’ils lui demandaient de plancher sur une nouvelle saison de Felicity. Notre bon vieux J.J., c’est un feinteux, tout le monde le sait maintenant que Lost est fini. Du coup, accrochez vous bien, il re-refourgue Alias à NBC ! Il a des grosses cojones, c’est sûr !

Bon, ok, il feinte un peu. Il met un coule au lieu d’une jeune héroïne, histoire de changer un peu les intrigues sentimentales (puis, depuis qu’il s’est marié, J.J. s’intéresse aux questions de fidélité, de confiance, de l’amour au quotidien). Et tiens, on va les faire black, histoire de dire qu’on est une série d’avenir qui ose tout. Pour le reste, on fait à l’ancienne – on copie/colle certaines intrigues d’Alias, on te cale une ou deux scènes en France ou au Québec (ouais, ils adorent ça à l’étranger), et que je te mets un mini bout de fil rouge, on verra si on s’en sert plus tard. Emballé, c’est tourné, et hop diffusé.

Finale Score : 2/5, série annulée le jour de mon anniversaire bon dieu.
Undercovers n’est pas totalement mauvaise… c’est juste une pale copie d’Alias qui est quand même terminée depuis cinq ans. Et ce nouveau show a du plomb dans l’aile. Pas innovant, pas super beau, pas vraiment bien ficelé, on ne voit pas ce qui pourrait vous pousser à le regarder – sauf si vous être vraiment, mais alors vraiment, en manque de série d’espionnage.

Deuxième adaptation en série du comics publié chez DC, Human Target a tiré sa révérence à la fin de sa deuxième saison sur la Fox. Pourtant, cette série d’action avait de quoi motiver les foules…

Pour faire une bonne série d’action, il faut en premier lieu des personnages qui donnent envie de les suivre. Et pour le coup, Human Target assure pleinement : Christopher Chance, le héros, est mystérieux à souhait et remarquablement séduisant, son gros pote noir Winston s’avère le parfait sidekick qui apporte le contrepoint comique, l’inquiétant Guerrero peut aussi bien servir les scènes d’actions plus crues que de vrais beaux moments de comédie,quant à Ames elle apporte la touche de féminité et ses talents de voleuses (et donc quelque peu de subtilité) dans l’équipe. Il n’y a que l’adjonction de Ilsa Pucci, la riche quarantenaire qui dirige maintenant le groupe, qui ne fait pas vraiment sens, vu qu’elle ne sert pas à grand chose.

A part ça, Human Target s’appuie sur des scénarios carrés, au rythme parfaitement étudié, mêlant à l’envie action et comédie et même quelques petits moments un peu plus touchants, presque philosophiques, quand on s’attache au fil rouge. Réalisation remarquable et production value splendide, la série n’est plombée que par une ambiance sonore pataude, où la musique classique très lourde devient vraiment redondante avec ce qu’on a déjà à l’écran.

Final Score : 4/5, série annulée à la fin de sa seconde saison.
Human Target est sans doute l’une des meilleures séries d’action de cette année. Il ne lui manque qu’un petit je-ne-sais-quoi qui donnerait vraiment envie de revenir chaque semaine ou qui rendrait la série vraiment indispensable. Dommage que le public n’ait pas suivi (sauf quand la série passait après American Idol !) car on aurait vraiment aimé voir quelle destination aurait pris le show l’année prochaine !

Still the worst joke ever.

Il est temps mes amis. Il est grand temps d’en finir avec ce programme magnifique que nous ont concocté les chaines US pour l’été. Suite et fin du tour d’horizon des trailers des nouvelles séries de l’été. (Promis, ce post est garanti sans Teen Wolf inside. Ah ben merde, ça y est c’est fait.) Et sinon, c’est par ici pour la première partie, et ici pour la deuxième !

httpv://www.youtube.com/watch?v=zUSFjuEOnmk&feature=related

On commence avec NBC qui nous propose Love Bites, série pour laquelle je vous mets au défi de trouver un vrai trailer. Du coup, on se contentera d’un montage des différentes scènes de Jennifer Love Hewitt dans son propre rôle pour le premier épisode. Car oui, Love Bites propose de magnifiques guests dans chaque épisode (du moins, c’est ce qui est écrit sur le site de la chaîne), guests qui interviendront dans les histoires d’amour de trois couples (?) ou plutôt de trois “loosely connected love stories.” Si quelqu’un y comprend quelque chose… De mon côté, j’attendrai de voir le pilote pour me faire un vrai avis car je suis quelque peu sous le charme du casting : on retrouve Becky Newton, la seule à être restée drôle jusqu’à la fin de Ugly Betty, mais surtout le gros Greg Gunberg, vrai héros de Alias, pilote mort dans le pilote (hé hé) de Lost, et comique malgré lui en policier télépathe dans Heroes.

Annoncée pour le mois d’Aout, Friends with benefits, pourtant de Brian Grazer, l’un des cerveaux responsables de Arrested Development, pue la série pas drôle de trentenaires nombrilistes. Je vous le donne en mille : nous voici face au destin d’un homme qui cherche la femme parfaite et qui en attendant couche avec sa meilleure amie. De son côté, elle fait pareil. Mais, oh mon dieu, seraient-ils faits pour être ensemble ? Le suspense est vraiment trop insoutenable… Et quand on voit les gueules du casting, on se demande bien où la production est allée pécher des acteurs pareils (et je dis bien pécher car ils ont vraiment le charisme d’une boite de thon de marque distributeur) ! Gros fail pour NBC cet été ? on verra bien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=YkAnRIug014

Heureusement, Nicktoons pense à nous et nous proposera ce qui est sans doute le dessin animé le plus moche de la deuxième décennie du XXIème siècle (ouais, je joue la carte de l’avenir.) Mais qu’est-ce donc que ce Voltron Force ? Tout simplement le remake de Voltron tout court, série animée des années 80 qui me paraît bien plus belle à l’époque. J’imagine que les connaisseurs crient déjà au scandale et que tous les autres n’ont en strictement rien à foutre, du coup, on ne va pas s’appesantir là dessus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=0zHxFaFAU1w

LA nouveauté de l’été chez SYFY, c’est de mélanger CSI (ou NCIS, au choix) avec Heroes, pour obtenir Alphas, un show sur un groupe de personnes dotées de facultés extraordinaires et qui vont apparemment mener des enquêtes. Rien de bien nouveau sous le capot donc, et comme c’est chez Syfy, on peut autant s’attendre au meilleur qu’au pire. Du coup, vivement le 11 juillet pour voir le pilote !

httpv://www.youtube.com/watch?v=R3Mo1HtuYgs

Showtime redonne sa chance à Lisa Kudrow, l’irrésistible Phoebey, compositrice de “Smelly Cat” dans Friends, avec Web Therapy, une nouvelle “concept comedy” sur une thérapeute qui fait des sessions de trois minutes… sur internet. On aimerait ne pas assister au même désastre (strictement en terme d’audience) que The Comeback, autre série hystériquement drôle avec Lisa Kudrow mais qui n’aura convaincu aucun spectateur américain. Du coup, remettons nous en aux grandes qualités des patrons de la chaîne pour qu’ils ne tuent pas ce nouveau bébé fort sympathique dans l’oeuf.

httpv://www.youtube.com/watch?v=E4_XmeDaR0k

TNT nous propose un nouveau legal show dont la principale originalité est qu’il est bourré d’humour, on va donc vraiment rire avec Franklin and Bash et il y a beaucoup de choses à dire sur… NON STOP ! Un show avec Mark Paul Gosselaar (rah putain, comment c’est dur à écrire son nom), LE Zack Morris qui a baigné notre enfance dans Saved by the bell (oui, ok, Sauvé par le Gong, j’ai voulu me la péter, là…) ne se manque jamais. Surtout qu’ils ne durent jamais très longtemps…

httpv://www.youtube.com/watch?v=SjroVVhe8G0

TNT. Noah Wyle. Moon Bloodgood. Aliens. Dreamworks. Aliens by Dreamworks. Steven Spielberg. Falling Skies.

Ca devait arriver. Je le savais. Pourtant, j’avais prévenu du monde, je leur avais dit : profitons de la fin de Une Nounou d’enfer (The Nanny) pour brûler Fran Drescher. Mais voilà, on ne m’a pas écouté, et du coup, TV Land, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de sitcom infâme, va remettre le couvert avec la brune la plus antipathique du monde. Et dire que je vais me forcer à regarder au moins cinq épisodes histoire de vraiment pouvoir confronter des arguments aux déjà futurs fans. So help me god. Happily Divorced, not viewed.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Zq7cM5c_vTg

USA Network ne se cache pas de miser avant tout sur des personnages forts, en tous cas bien plus que sur des concepts excitants. Du coup, on a un peu le cul entre deux chaises avec Necessary Roughness, l’histoire d’une thérapeute qui pratique l’amour vache avec des joueurs de football américain et autres stars franchement dérangées. Alors, génial ou banal, ça donne envie ou c’est chiant comme la pluie ? Seul le pilote, diffusé le 29 juin, pourra nous en dire plus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=uYNDZtdhL8w&feature=related

Prenez le texte précédent sur Necessary Roughness, copier / coller, changer juste le pitch : cette fois, c’est l’histoire d’un petit génie qui devient avocat sans faire de fac de droit, allié à un vrai avocat super doué mais presque dépourvu de sentiment. C’est Suits, show qui peut lui aussi s’avérer formidable ou désastreux. Heure de vérité le 23 juin (et oui, j’ai bien conscience que cette phrase ne tient pas debout.)

On terminera avec ce qui me semble être le premier vrai drama de VH1 (mais je peux sans doute me tromper), à savoir Single Ladies, produit par Queen Latifah herself. Détruit par la critique qui n’y voit que des personnages féminins tellement superficiels qu’ils en feraient douter qu’il y a des femmes parmi les scénaristes de la série, encensé par les internautes un peu hip hop (aller voir leur critiques sur youtube, c’est fabuleux), difficile de porter un jugement de prime abord sur ce qui semble être une sorte de Sex and the city multiracial. Faudrait que j’arrive à convaincre chérie de regarder le pilote (de 01h21) avec moi, mais je doute qu’elle adhère vraiment – il me semble qu’il n’y aura pas de robot dans cette série !

Voilà pour ce long tour d’horizon de nos séries de l’été… et je vous promet pour très bientôt un avis ferme et définitif sur au moins quatre pilotes, histoire de savoir si ces trailers nous ont menti, à tort ou à raison. Sur ce, n’oubliez pas d’aller à la plage quand même (ou de vous poser en terrasse pour boire quelques pintes en discutant de ces petites incohérences scénaristiques dans Game of Thrones qui ne cessent de vous réveiller en pleine nuit.)

Depuis quelques jours, en fait depuis que j’ai vu les deux numéros spéciaux de Robot Chicken diffusés en décembre, je me pose des questions sur l’éducation de mes futurs enfants… et surtout ceux de mes amis. Je me demande donc si je dois en premier leur parler du Père Noel, et donc leur montrer ce petit extrait :

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Ou si je dois plutôt leur parler de Star Wars et vite leur montrer cette magnifique version avant que leurs parents ne leur pourrissent le cerveau avec l’original ?

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Sinon, au rang des nouvelles rigolotes, ABC se retrouvant dans le même consortium que Marvel, les voilà qui envisagent sérieusement une nouvelle série Hulk mais aussi et surtout une série nommée A.K.A Jessica Jones, qui n’est autre que l’adaptation d’Alias, le fabuleux comics de Brian Michael Bendis (et non de la série du même nom qui devrait en plus sans doute revoir le jour…) Nuff Said.