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En ce joli mercredi, juste une histoire véridique résumée dans cette photo :

Yep, it really happened.

Still the worst joke ever.

Il est temps mes amis. Il est grand temps d’en finir avec ce programme magnifique que nous ont concocté les chaines US pour l’été. Suite et fin du tour d’horizon des trailers des nouvelles séries de l’été. (Promis, ce post est garanti sans Teen Wolf inside. Ah ben merde, ça y est c’est fait.) Et sinon, c’est par ici pour la première partie, et ici pour la deuxième !

httpv://www.youtube.com/watch?v=zUSFjuEOnmk&feature=related

On commence avec NBC qui nous propose Love Bites, série pour laquelle je vous mets au défi de trouver un vrai trailer. Du coup, on se contentera d’un montage des différentes scènes de Jennifer Love Hewitt dans son propre rôle pour le premier épisode. Car oui, Love Bites propose de magnifiques guests dans chaque épisode (du moins, c’est ce qui est écrit sur le site de la chaîne), guests qui interviendront dans les histoires d’amour de trois couples (?) ou plutôt de trois “loosely connected love stories.” Si quelqu’un y comprend quelque chose… De mon côté, j’attendrai de voir le pilote pour me faire un vrai avis car je suis quelque peu sous le charme du casting : on retrouve Becky Newton, la seule à être restée drôle jusqu’à la fin de Ugly Betty, mais surtout le gros Greg Gunberg, vrai héros de Alias, pilote mort dans le pilote (hé hé) de Lost, et comique malgré lui en policier télépathe dans Heroes.

Annoncée pour le mois d’Aout, Friends with benefits, pourtant de Brian Grazer, l’un des cerveaux responsables de Arrested Development, pue la série pas drôle de trentenaires nombrilistes. Je vous le donne en mille : nous voici face au destin d’un homme qui cherche la femme parfaite et qui en attendant couche avec sa meilleure amie. De son côté, elle fait pareil. Mais, oh mon dieu, seraient-ils faits pour être ensemble ? Le suspense est vraiment trop insoutenable… Et quand on voit les gueules du casting, on se demande bien où la production est allée pécher des acteurs pareils (et je dis bien pécher car ils ont vraiment le charisme d’une boite de thon de marque distributeur) ! Gros fail pour NBC cet été ? on verra bien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=YkAnRIug014

Heureusement, Nicktoons pense à nous et nous proposera ce qui est sans doute le dessin animé le plus moche de la deuxième décennie du XXIème siècle (ouais, je joue la carte de l’avenir.) Mais qu’est-ce donc que ce Voltron Force ? Tout simplement le remake de Voltron tout court, série animée des années 80 qui me paraît bien plus belle à l’époque. J’imagine que les connaisseurs crient déjà au scandale et que tous les autres n’ont en strictement rien à foutre, du coup, on ne va pas s’appesantir là dessus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=0zHxFaFAU1w

LA nouveauté de l’été chez SYFY, c’est de mélanger CSI (ou NCIS, au choix) avec Heroes, pour obtenir Alphas, un show sur un groupe de personnes dotées de facultés extraordinaires et qui vont apparemment mener des enquêtes. Rien de bien nouveau sous le capot donc, et comme c’est chez Syfy, on peut autant s’attendre au meilleur qu’au pire. Du coup, vivement le 11 juillet pour voir le pilote !

httpv://www.youtube.com/watch?v=R3Mo1HtuYgs

Showtime redonne sa chance à Lisa Kudrow, l’irrésistible Phoebey, compositrice de “Smelly Cat” dans Friends, avec Web Therapy, une nouvelle “concept comedy” sur une thérapeute qui fait des sessions de trois minutes… sur internet. On aimerait ne pas assister au même désastre (strictement en terme d’audience) que The Comeback, autre série hystériquement drôle avec Lisa Kudrow mais qui n’aura convaincu aucun spectateur américain. Du coup, remettons nous en aux grandes qualités des patrons de la chaîne pour qu’ils ne tuent pas ce nouveau bébé fort sympathique dans l’oeuf.

httpv://www.youtube.com/watch?v=E4_XmeDaR0k

TNT nous propose un nouveau legal show dont la principale originalité est qu’il est bourré d’humour, on va donc vraiment rire avec Franklin and Bash et il y a beaucoup de choses à dire sur… NON STOP ! Un show avec Mark Paul Gosselaar (rah putain, comment c’est dur à écrire son nom), LE Zack Morris qui a baigné notre enfance dans Saved by the bell (oui, ok, Sauvé par le Gong, j’ai voulu me la péter, là…) ne se manque jamais. Surtout qu’ils ne durent jamais très longtemps…

httpv://www.youtube.com/watch?v=SjroVVhe8G0

TNT. Noah Wyle. Moon Bloodgood. Aliens. Dreamworks. Aliens by Dreamworks. Steven Spielberg. Falling Skies.

Ca devait arriver. Je le savais. Pourtant, j’avais prévenu du monde, je leur avais dit : profitons de la fin de Une Nounou d’enfer (The Nanny) pour brûler Fran Drescher. Mais voilà, on ne m’a pas écouté, et du coup, TV Land, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de sitcom infâme, va remettre le couvert avec la brune la plus antipathique du monde. Et dire que je vais me forcer à regarder au moins cinq épisodes histoire de vraiment pouvoir confronter des arguments aux déjà futurs fans. So help me god. Happily Divorced, not viewed.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Zq7cM5c_vTg

USA Network ne se cache pas de miser avant tout sur des personnages forts, en tous cas bien plus que sur des concepts excitants. Du coup, on a un peu le cul entre deux chaises avec Necessary Roughness, l’histoire d’une thérapeute qui pratique l’amour vache avec des joueurs de football américain et autres stars franchement dérangées. Alors, génial ou banal, ça donne envie ou c’est chiant comme la pluie ? Seul le pilote, diffusé le 29 juin, pourra nous en dire plus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=uYNDZtdhL8w&feature=related

Prenez le texte précédent sur Necessary Roughness, copier / coller, changer juste le pitch : cette fois, c’est l’histoire d’un petit génie qui devient avocat sans faire de fac de droit, allié à un vrai avocat super doué mais presque dépourvu de sentiment. C’est Suits, show qui peut lui aussi s’avérer formidable ou désastreux. Heure de vérité le 23 juin (et oui, j’ai bien conscience que cette phrase ne tient pas debout.)

On terminera avec ce qui me semble être le premier vrai drama de VH1 (mais je peux sans doute me tromper), à savoir Single Ladies, produit par Queen Latifah herself. Détruit par la critique qui n’y voit que des personnages féminins tellement superficiels qu’ils en feraient douter qu’il y a des femmes parmi les scénaristes de la série, encensé par les internautes un peu hip hop (aller voir leur critiques sur youtube, c’est fabuleux), difficile de porter un jugement de prime abord sur ce qui semble être une sorte de Sex and the city multiracial. Faudrait que j’arrive à convaincre chérie de regarder le pilote (de 01h21) avec moi, mais je doute qu’elle adhère vraiment – il me semble qu’il n’y aura pas de robot dans cette série !

Voilà pour ce long tour d’horizon de nos séries de l’été… et je vous promet pour très bientôt un avis ferme et définitif sur au moins quatre pilotes, histoire de savoir si ces trailers nous ont menti, à tort ou à raison. Sur ce, n’oubliez pas d’aller à la plage quand même (ou de vous poser en terrasse pour boire quelques pintes en discutant de ces petites incohérences scénaristiques dans Game of Thrones qui ne cessent de vous réveiller en pleine nuit.)

La saison 2010/2011 est terminée mais grâce à mon exceptionnel retard j’ai encore deux semaines à visionner, du coup je vais sans doute regarder une vingtaine de season finale coup sur coup, ce qui risque de me faire bien rire. En attendant de revenir, un autre mercredi, sur le meilleur season finale de l’année, je me dois de vous parler d’une série ABC prévue pour septembre, très attendue par quelqu’un qui m’est très proche.

On dirait un peu une pub pour un jeu Kinect...

Et oui, les fameuses Drôles de Dames, comme on dit par chez nous, vont revenir enchanter notre petit écran (enfin, nos belles télé full hd de la mort qui tue) dans une version revue et corrigée, produite par Miss Drew Barrymore herself. Comme ça ne lui avait pas suffit de jouer dans les versions ciné avec ses deux copines vieillissantes Cameron Diaz et Lucy Liu, elle remet le couvert avec la série – mais heureusement sans ses copines qui… comment dire ça gentiment… heu… ont plutôt l’âge de jouer les Golden Girls ?

Bosley why u not fat ?

Aux manettes, on retrouve le duo Miles Millar et Alfred Gough, qui viennent de se conclure dix ans de Smallville. Ça peut vous faire peur, mais dîtes vous bien qu’on ne préside pas à la destinée de Superman-je-ne-sais-pas-encore-voler-tellement-je-suis-un-gros-cake sans avoir un peu de talent. Un peu j’ai dit.

Espérons que les mecs des FX seront plus doués que ceux qui photoshope les affiches

Quant à nos héroïnes, on a un peu l’impression qu’elles ont été passées à la moulinette “greluchette” avec un casting, comment dire… relativement spécial… Annie Ilonzeh (à gauche) sort tout droit d’un soap relativement immonde dans le milieu hospitalier (General Hospital) ; Rachael Taylor (au milieu) sort tout droit d’une série relativement pas glop glop dans le milieu hospitalier (Grey’s Anatomy – mais oui, comme moi, vous l’aviez oublié) ; quant à Minka Kelly, excellente dans Friday Night Lights, moins assurée dans Parenthood, elle risque de couler ici tant on ne l’imagine pas en bad girls voleuse de voiture. Et je ne vais pas revenir sur Bosley, qui mérite à peine qu’on le cite ici…

Hi hi hi, on est toutes copines dans la vraie vie !

Mais bon, peut-être que je me fais du souci pour rien et que tout ce petit monde s’accorde parfaitement dans les épisodes. Je m’étais bien foutu de la gueule de Hawaii 5-0 nouvelle version quand la série était présentée et depuis je dois bien avouer que le casting n’était pas si mal pensé que ça (et vu le succès du show, de nombreux spectateurs doivent l’apprécier.) Du coup, je m’en remet au Francis du futur pour apprécier ou non ce nouveau remake.

Vous remarquerez qu'ils ont pas calé de rousse.

Allez, profitez donc du trailer, petits veinards :

httpv://www.youtube.com/watch?v=lQ_zmoDz56U

Commençons cette semaine par satisfaire une personne qui m’est chère et qui aime les dinosaures – pas ceux très décevant de la Cité des Sciences, mais ceux beaucoup plus amusants de Jurassic Park. Binnie, cette vidéo est pour toi :

httpv://www.youtube.com/watch?v=qvb3H7gKujw&feature=player_embedded

Par contre, il va sérieusement falloir prendre son mal en patience : Terra Nova, qui aurait du débarquer il y a plus d’un an déjà (si mes souvenirs sont bons) ne montrera le petit bout de son nez que le 23 et le 24 mai… et commencera son vrai run seulement en septembre !

God, the 90's are back.

Pour le conseil du jour, je dois vous avouer que j’ai franchement eu du mal à faire mon choix. J’avais très envie de vous parler de Detroit 1-8-7, d’autant plus que la série vient de se trouver une petite place sur Canal + où vous devriez pouvoir la retrouver en VF et en VO. Le problème, c’est que j’ai toujours souhaité que mon conseil vous permette de vous décider à suivre une série ou tout simplement à la fuir ; et malheureusement, Detroit 1-8-7 ne rentre dans aucune de ces deux catégories.

Hey, si c'est les 90's où est passé Johnny Deep ?

Difficile en effet de ne pas (re)tomber sous le charme de Michael Imperioli, déjà magistral dans les Sopranos et qui se trouve ici un rôle taillé sur mesure. Difficile aussi de ne pas être embarqué par le rythme infernal de la série qui propose souvent trois enquêtes simultanément – et pas une vraie intrigue policière et une histoire un peu bidon, mais bien trois vraies enquêtes ! Et pour finir, difficile de ne pas s’accrocher au très léger feuilletonnant qui prend vraiment sa place dés le milieu de cette première saison actuellement diffusée.

Je suis presque sûr que Booker avait le même bureau.

Mais alors “pourquoi hésites-tu à nous recommander cette série ?” te demandes-tu ami lecteur. C’est très simple et assez compliqué. Et ça tient surtout à ce que tu faisais dans les années 90. Pour ma part, je n’aurai manqué pour rien au monde un épisode de 21 Jump Street, puis un peu plus tard de Booker. J’ai fait partie des gens qui étaient persuadés que Richard Grieco serait une LA star majeur des années 2000, bien devant le pauvre Johnny Deep que, comme beaucoup, j’ai accusé d’avoir tué 21 Jump Street en quittant le cast. Bref, si tu as vécu au fond de tes tripes cette période là, tu sentiras un bon air de naphtaline en regardant Detroit 1-8-7.

Le vrai apport des années 2000 ? La scientifique de service est devenue la fille super jolie.

Décors surannés, acteurs qui en font des tonnes et prennent des poses, histoires hautement improbables et parfois ouvertement pathos : on nage en plein dans les règles de ces cop-shows pour jeunes des années 90. Seulement, comme le public a grandi, ce ne sont plus des post-ados aux sourires angéliques qui occupent les premiers rôles mais des bonhommes tristes et des femmes de pouvoir. La seule innovation serait sans doute le personnage de la scientifique de service qui occupe tour à tour le poste de légiste et de CSI et qui est à la fois jeune et très jolie – elle a quand même des lunettes histoire de rappeler que c’est elle la geek de la série.

Mais soyons clair, le plus énervant dans tout ça, c’est bien le fameux rond rouge qui entoure les chiffres du titre de la série. Quel est le publicitaire de génie qui a eu cette idée ? Rien que pour ça, j’ai faillit faire l’impasse sur cette nouvelle série ABC. Mal m’en aurait pris. Car malgré tous ses défauts, Detroit 1-8-7 reste une série souvent intelligente et faite avec une vraie sincérité, un peu dérisoire s’il en est, mais qui manque à la quasi totalité des cop-shows actuels. Du coup, elle mérite un coup d’oeil. Ou non. Bref, vous l’aurez compris, en ce début de semaine, je vous donne un sacré conseil.

Après les regrettables “nouveautés” de la rentrée sur les gros networks (c’est ici que j’ai longtemps pleuré) les bonnes nouvelles arrivent enfin concernant des séries qui ont déjà fait un petit bout de chemin. Donc, ouf ! , je suis enfin rassuré concernant l’avenir de Vampire Diaries et de Nikita (oui, je sais, je suis le seul français à m’inquiéter de l’avenir de Nikita mais que voulez-vous, on ne se refait pas) : les audiences pour les reprises de ces deux séries sont très réjouissantes avec des “best performances” sur les adultes de 18 à 34 ans – soit le coeur de cible de la CW. Moins réjouissant (quoi que, on pourrait bien se marrer) l’annonce d’une énième version moderne d’un ancien show : Charlie’s Angels (Drôles de dames) pourrait bien débarquer sur ABC à la rentrée prochaine. Et mon sang ne fait qu’un tour, et j’ai envie de tuer du romain quand j’apprend que Spartacus : Gods of the Arena fait un très bon démarrage avec 2.8 millions de spectateurs ! Kill them all, comme dirait l’autre ! Enfin, la nouvelle la plus rassurante de la semaine c’est que Fringe a bel et bien fait son trou dans la soirée maudite du vendredi soir en devenant le show le plus regardé ce jour là pour deux vendredi consécutifs. On respire, cela pourrait vouloir dire que la Fox ne va pas tuer la série à la fin de l’année. Et d’ailleurs, Fringe, c’est le conseil du jour.

Show créé, en partie, par le célèbre J.J. Abrams, plus connu pour ses dérives scénaristiques de Lost que pour sa science du cliffhanger foireux sur Alias, Fringe est sans doute sa meilleure série jusqu’ici. Au premier abord, il s’agit d’une sorte de revamping de X-Files, moins les extra-terrestres. Une héroïne qui, dixit les amis de Binnie, a moins de poitrine que Scully ; un héros moins salace et moins tripé que Mulder ; et le trio des Lone Gunmen raccourci à un personnage de savant fou : il n’en faut pas moins pour crier au scandale tous les fans de la série de Chris Carter qui a fait les beaux jours de M6. Cependant, ce serait vraiment une insulte faite à l’intelligence de tous les scénaristes qui se sont débattus sur Fringe que de réduire ce sympathique show à cet état de fait.

En effet, Fringe, c’est aussi une vache et c’est ça qui fait toute la différence. Comprendre par là qu’il y a une certaine dose d’humour, de second degré et d’auto-dérision dans la création de J.J. dont X-Files était tout de même relativement dépourvue (du moins pendant les premières saisons.) Quel plaisir de voir le scientifique du groupe se réjouir de devoir synthétiser du LSD pour mener à bien une expérience encore plus farfelue que les vaisseaux en forme pyramidale de Stargate ! Quelle joie de voir Peter Bishop, dés le pilote, prévenir un suspect qu’il va compter jusqu’à un avant de lui détruire les doigts de la main ! Et comment ne pas rire à l’humour décalé et cynique d’Olivia Dunham… heu, non, là je m’embourbe complètement.

Fringe marque aussi par son esthétisme léché, comme la manière dont sont affichés les noms des endroits où l’action se déroule (ils sont “incrustés” en 3D dans le paysage), ou encore les différents petits inserts mystérieux – comme ceux que vous pouvez voir sur l’affiche ci-dessus – qui viennent nous surprendre avant la pub. Il y aurait même un code Fringe dont je vous dévoile tous les secrets avec l’image ci-dessous.

Vous l’aurez compris (ou non), Fringe soigne ses spectateurs et s’adonne à beaucoup de fan service. Est-ce pour autant une mauvaise série ? Loin de là. Car si à trop vouloir en faire elle se perd parfois dans des conjectures assez étranges, Fringe a au moins le mérite de constamment surprendre, de prendre le spectateur à son propre piège en choisissant d’éluder certains mystères du départ (qui se souvient du fameux Pattern ?) pour nous emmener toujours plus loin dans le délire fantastique et le secret caché dans un mystère caché dans une question cachée dans une machine à écrire. Bref, amis intellectuels qui ne supportent que les séries hautement prise de melon de HBO, passez votre chemin : Fringe ne révolutionne pas la télé, ne changera pas votre manière de pensée et ne vous fera pas vous creusez les méninges outre mesure. A moins que vous décidiez de jouer le jeu, de plonger avec un certain délice dans des mystères à outrance et considérer que parfois une bonne série, c’est juste une série fun. Et Fringe est bel et bien la série la plus fun du moment.

Samedi, alors que l’hiver, le froid et le temps pourri s’abattent sur la capitale, Girlfriend et moi décidons d’aller faire un tour au cinéma. Après moult galères pour obtenir des billets pour la même salle, nous pouvons enfin nous délecter du Dernier Exorcisme, petit film d’horreur dont l’affiche avait beaucoup plu à Binnie.

"La peur, la vraie" ? Le bruit du métro qui passait sous nos sièges était plus flippant !

Et on va dire que pendant 90% du temps, nous n’avons pas regretté notre choix. Loin du film d’horreur classique, ce Dernier Exorcisme, filmé sous la forme d’un faux documentaire qui fait inévitablement penser à Blair Witch Project, se veut une relativement intéressante réflexion sur le pouvoir de la foi, et sur comment ceux qui savent l’utiliser prennent l’ascendant sur ceux qui veulent croire. Le souci, c’est que les dix dernières minutes du film sont un assortiment incohérent et peu crédibles de scènes d’horreur complètement cheap, qui plonge le film dans un pseudo fantastique absurde et ridicule. Le comble est atteint quand un démon sort des grosses flammes numériques d’un bûcher et se met à parler avec une grosse voix. Bref, un bon gros FAIL en bonne et due forme qui vient atomiser un projet intéressant qui restera à tout jamais dans l’ombre de tous les autres films d’horreur. Et c’est à ce moment là que je me suis dis que, finalement, il en faut peu pour foirer un film… et encore moins pour foirer une série !

Garder ses (bonnes) idées pour la fin :

Même quand elle sourit, elle chiale.

Un ami scénariste ne cesse de me le répéter : si on fait un projet qu’on arrive à vendre, il faut tout donner dés le premier épisode et ensuite il faut toujours arriver à se dépasser. Chez Bonbon Sucré, aka Ghost Whisperer, la seule série dans laquelle l’héroïne pleure à la fin de tous (et je dis bien TOUS) les épisodes, on a eut un peu la démarche inverse. C’est-à-dire ne jamais rien dévoiler sur le (petit) feuilletonnant de la série et tout se garder pour les deux-trois derniers épisodes. Autant dire que la série ne m’a jamais convaincu sur le long terme et qu’elle m’a totalement dérouté sur sa fin – enfin, juste avant que les scénaristes ne résolvent cinq ans de mystères d’un coup de baguette magique avec des enfants qui brillent. Qui brillent !

S’intéresser à ses personnages trop tard :

Quelqu'un pourra expliquer au cadreur que ce n'est pas parce qu'il n'aime pas Blondie qu'elle doit être floue?

Un peu dans le même ordre d’idée, Miami Medical (dont on a déjà parlé) ne s’intéresse vraiment à ses personnages qu’au bout de six ou sept épisodes. Subitement, ces gros archétypes sans âmes auxquels on avait bien du mal à s’intéresser, dévoilent des sentiments un peu plus complexes, de réels passés, et des vrais caractères. Dommage, car la moitié du public a déjà déserté la série, considérée (presque à tort) comme une énième série médicale sans personnalité…

Ne vraiment pas avoir de personnalité :

La seule chose dont je me souviendrai encore dans deux ans, c'est sans doute le nom de la série : on le voit écrit partout.

Car dans le lot de la série médicale sans personnalité, on pourra acclamer la magnifique Three Rivers, série au potentiel franchement surévalué par les critiques en début d’année dernière et dont on ne retiendra… pas grand chose en fait. Un hôpital, des médecins, des questions de vie ou de mort et… c’est tout. Rien ne vient différencier Three Rivers de n’importe quelle autre série médicale, que ce soit dans son concept, ses personnages ou même sa réalisation. Un manque de créativité qui n’a d’égal que le manque de prise de décisions et de risques des créateurs.

Ne pas choisir de ton :

Encore une série qui se noie (mon humour aussi.)

Gravity, petite série de Starz, la chaîne qui a bluffé quasiment tout le monde avec son Spartacus, avait de quoi promettre avec un pitch plutôt surprenant : une série comique sur un groupe de suicidants rescapés. Mais là aussi, le manque de décisions des créateurs fait sombrer la série. En effet, Gravity hésite toujours entre la comédie de situation, l’humour noir et la série franchement glauque, ce qui fait qu’au final on ne comprend vraiment pas où les auteurs veulent en venir. Lâché sur le pas de la porte, on hésite à jeter un coup d’œil par la fenêtre, mais on ne participe jamais à la fête qui se déroule à l’intérieur. Et oui, je pense que c’est sans doute ma métaphore la plus ridicule de l’année.

Louper son cast :

Dire que les personnages ont autant l'air de se faire chier que nous...

Après un petit détour, on en revient à la composante principale d’une série : ses personnages. Ces dernières années nous ont bien prouvé qu’un bon pitch ne sauvera jamais un show dont les protagonistes n’intéressent personne. Souvenez vous des naufragés apparus subitement pendant la saison 3 de Lost, ils ont fini enterré comme des merdes parce qu’ils n’intéressaient personne. Maintenant, là où c’est plus problématique, comme dans Flashforward par exemple, c’est lorsque le destin d’aucun personnage ne nous intéresse. Pourtant, avec son flash qui fait voir à la quasi totalité de la population mondiale quelques minutes de son futur, Flashforward disposait d’un pitch particulièrement couillu ! Et qui ne s’est pas profondément ennuyé (voir endormi) au fil des épisodes, déconnecté des trajectoires de personnages plus brouillons les uns que les autres?

Se faire bouffer par son propre succès :

Yatta no more.

Enfin, il y a une règle d’or à laquelle il faut toujours faire attention, c’est ne pas se laisser bouffer par son propre succès. Malgré tout le bien qu’on veut en penser, on se souvient tous encore de quelques sales années de Friends… Plus récemment, Heroes s’est terminé en eau de boudin à sa saison quatre, alors que l’année de son lancement on lui prévoyait dix ans (voir plus) de bons et loyaux services. Le succès, et la demande de la chaîne aux auteurs de fournir toujours plus d’épisodes, a transformé la première vraie série-comics en soap Plus-belle-la-vie-esque qui a fait vomir le plus fanboy d’entre nous. Qu’on se le dise, Yatta ! s’est éteint le 08 février 2010 dans l’indifférence générale. RIP.

Pour tout vous dire, suite à une petite soirée Caprica (le spin-off de Battlestar Galactica) et à la lecture de cet article de girlfriend, j’avais vraiment envie de vous parler de l’univers dépeint avec soin dans la nouvelle série de SyFy.

Regarde bien en haut à gauche, girlfriend, c'est un dirigeable ! Et y en a plein d'autres dans la ville !

Le problème, c’est que dans ce cas j’aurai du regarder la fin de la première saison ce matin, alors que mon coloc et mon fidèle Pote-de-BSG sont encore en train de dormir. Une trahison que je ne peux vraiment pas me permettre – avec Pote-de-BSG on a vu TOUS les épisodes de Battlestar ensemble! Voici donc encore un article qui sera remis à plus tard. En toute logique, je me suis tourné vers la seule série que je me sentais le courage de finir ce matin, avec un peu la gueule dans le cul et la fatigue qui te harcèle. 90210 saison 2, à toi l’honneur.

Dans le générique, cette fille qui fait le poirier est sensée symboliser le 1 de 90210. Moi je dis, on a les idées qu'on mérite.

Vous vous en doutez si vous avez lu quelques articles sur ce site, j’adore aimer ce que tout le monde déteste. Je n’en suis pas fier, loin de là, mais j’avoue que tout au fond de moi j’apprécie sincèrement les innombrables séries pour ado que je me bouffe chaque année. Quand la rumeur courait, il y a un peu plus de deux ans, qu’un remake de Beverly Hills allait être fait, j’étais aux anges. Bien entendu, j’attendais le retour de Kelly, Brandon, Donna et tous les autres, mais surtout du seul et unique Dylan, l’incroyable Luke Perry, perdu de vue depuis John From Cincinnatti.

Oh cool, le retour de Kyle de Melrose Place ! Ah, ben non en fait...

La petite surprise de départ fut qu’aucun des anciens acteurs n’allaient faire leur apparition avant un petit moment. Il y avait bien le retour de Rob Estes (mon idole depuis sa mort dans Les Dessous de Palm Beach) qui nous avait fait rêver dans Melrose Place, spin-off de Beverly Hills. Mais curieusement, il ne récupère pas son vieux rôle de Kyle McBride et incarne cette fois Harry Wilson, le papa sympathique des deux héros de départ, qui fait aussi office de principal dans le lycée où se déroulent la plupart de leurs aventures. On fermera les yeux sur ce choix étrange (qui discrédite quelque peu l’univers) et on fera comme si ça ne changeait rien. De toutes façons, les arrivées fracassantes, coup sur coup, de Kelly (qui restera le plus longtemps dans cette version moderne), Brenda (oui, oui, la même Shannen Doherty qui avait claqué la porte de la série à l’époque), ou Donna ne viendront que vous confirmer une chose : oui, vous êtes vieux, et elles aussi, et surtout elles font peur. Les scénaristes l’ont bien compris et vont du coup les éjecter pour cette deuxième saison. Et on ne va pas s’en plaindre tant elles ne servaient absolument à rien…

Pour le coup, cette fois, ils auront du mal à nous faire croire que c'est des jumeaux !

En fait, cette saison tend un peu plus à prouver ce qu’on avait commencé à entrevoir : malgré le pitch de départ quasi identique (une famille plutôt pauvre s’installe à Beverly Hills et leurs deux enfants vont découvrir tout un monde nouveau, fait de fastes et de trahisons), ce 90210 est bien plus une nouvelle génération qu’un simple remake. Avec le départ des anciens persos, les scénaristes installent confortablement leur nouveau groupe de teenagers et leurs problématiques très années 2000. Exit les réflexions pseudos religieuses de Donna qui ne veut pas faire du sexe avant le mariage ou le conformisme de Brandon qui reproche à sa sœur de fumer des cigarettes, ici on parle harcèlement sexuel de la part d’un prof, de l’addiction à la drogue (cocaïne, mais c’est pas très original) et au jeu (déjà carrément moins vu!), et de SDF renversé par une nana trop bourrée. On guérit sa dépression en buvant de la vodka et on fait des bêtises avec des filles ou des garçons qu’on ne devrait plus fréquenter. Même les parents ne sont plus le couple modèle à la Walsh (la famille de Brandon et Brenda), mais luttent pour retrouver l’étincelle d’amour qui pourrait les pousser à ne pas se séparer.

La control freak dans toute sa splendeur, qui fête sa victoire sur sa sœur avec une coupe de champagne.

Au final, la vraie thématique de ces ados pourris gâtés des années 2000 semble être le contrôle qu’ils aiment tous avoir les uns sur les autres. Entre ceux qui mentent pour garder leur petit(e) ami(e), ceux qui manigancent pour se débarrasser de leur famille ou tout simplement ceux qui volent carrément leurs parents pour atteindre leur but, tout le monde semble vouloir contrôler tout le monde. Les coups fourrés pleuvent et les (pseudos) rebondissements psychologiques sont légions. Dans ce monde de manipulations intensives, il n’y en a qu’un qui sort un peu du lot et qui se fait tout le temps avoir, c’est Ryan Matthews, le prof super attachant qui en chie grave !

Si je vous dis que, là, il n'a pas encore appris qu'il a mis une fille enceinte et qu'elle compte aller au tribunal pour lui faire enlever tous ses droits paternels, vous me croyez?

Cette saison aura eu aussi le mérite de nous montrer que toute l’équipe qui s’occupe de la série veut bien faire et ne prend pas le programme à la légère. La réalisation, si elle ne redouble pas d’idées incroyables, reste toujours propre – même si certains persos passent leur temps à faire toujours la même chose, à l’image de Liam qui passe deux plombes à peindre cinq centimètres carrés de son bateau ! On sent qu’il y a des moyens, entre les décors plutôt crédibles et les extérieurs souvent magnifiques. Rebecca Sinclair, la show-runner de la série, a avoué vouloir faire de L.A. dans 90210 ce que Gossip Girl a fait de New York : si le résultat n’est pour l’instant pas totalement convaincant, on s’en approche grandement.

Un exemple type de décor sympa mais pas encore mis en valeur par la réal.

Au final, 90210 reste du Beverly Hills : une série ado sympathique mais qui ne va pas bien loin non plus. Avec son final ultra-tiré par les cheveux, cette saison 2 se termine sur une vraie note de mauvais goût qui vient un peu entacher les bonnes idées des derniers épisodes. Dommage car avec ses personnages variés autant dans leurs origines sociales que dans leurs psychologie, la série aurait pu offrir un vrai snapshot de la jeunesse (plutôt friquée) de 2010, secouée par un monde dans lequel tout s’obtient rapidement mais où tout se perd aussi vite.

Et puis merde, quand je me rends compte que même Dylan ne me manque pas, c’est plutôt un bon signe, non?!

J’ai beau y avoir réfléchi tout le weekend, m’être levé ce matin à 07h30 (ce qui est plutôt inhabituel pour moi), m’être cogné toute ma liste de séries, je n’ai pas trouvé d’idée vraiment percutante pour faire un article sur un quelconque show… ou du moins je n’ai pas trouvé le courage d’écrire ceux que je devrai écrire ! La faute en revient à Geoff Johns, scénariste de comics de talent, et dans une moindre mesure de série (c’est lui qui a repris Smallville cette année !) En effet, cette semaine vient de paraître aux Etats-Unis le dernier numéro de son Superman : Secret Origin qui promettait vachement. Reste à voir si toutes ces fameuses promesses ont été tenues…

Le genre de petite idée de Geoff qui me fait toujours rire.

Il n’y a pas si longtemps, alors que je discutais avec Girlfriend de son pote qui déchire tout en comics, je lui ai expliqué qu’il y a plusieurs univers/boites d’édition et que si son pote était plutôt Marvel (Spiderman, X-Men, Iron Man, etc.) j’étais pour ma part plutôt DC (Batman, Wonder Woman, Flash, etc.) J’ai longtemps suivi Marvel et j’adore toujours beaucoup leur univers, c’est juste que je suis complètement à la ramasse : les derniers numéros que j’ai lu datent de 2005… Girlfriend a soudain eu une réaction que j’ai déjà vu mille fois mais qui ne cesse de me surprendre : “ah, mais moi je déteste Superman, c’est un gros connard condescendant !” Je ne sais pas d’où viens cette (mauvaise) réputation – je pense que c’est parce que, à l’image de Captain America chez le concurrence, il incarne un peu trop les couleurs de l’Amérique – mais moi j’accroche plutôt bien à cette histoire d’extra-terrestre expatrié sur Terre, seul survivant de sa race, et donc un être éternellement unique et seul. Bon, ok, depuis il y a eu tout plein d’autres kryptoniens (la race de Superman) qui ont débarqué sur notre belle planète, mais vous voyez ce que je veux dire.

Merde quoi, il pète la classe quand même !

Geoff Johns, lui, il aime DC, ça se sent et ça se voit vu qu’il écrit une bonne dizaine de comics pour eux CHAQUE MOIS ! De quoi rendre jaloux plus d’un scénariste de BD française… Geoff aime aussi beaucoup Superman, c’est pas pour rien qu’il est allé se casser les dents sur Smallville. L’univers DC étant ce qu’il est, c’est à dire un univers en perpétuelle refonte, avec des CRISIS majeures qui viennent changer les fondements et les origines de tous les personnages, il était plus que temps de mettre à jour la mythologie fondatrice de leur personnage pilier. Une chouette occasion pour Geoff de revoir à sa façon un grand classique du comics.Voici donc Superman : Secret Origin, une mini-série en six numéros, qui nous raconte dans une version moderne les premières aventures de Superman, de son arrivée sur Terre jusqu’à sa première vraie confrontation avec Lex Luthor adulte.

Une Lois plus moderne et dynamique que jamais, ça fait toujours plaisir.

Dans notre discussion, Girlfriend me disait qu’elle n’aimait pas Superman parce que, dans les films, il se la pète tout le temps, fait deux trois trucs, mais laisse complètement à l’abandon la pauvre Lois Lane, sa fameuse promise. Ok, mais c’était dans les films, dans les années 80 et la Lois de maintenant n’a vraiment plus rien à voir avec une gentille journaliste un peu sournoise. La Lois d’aujourd’hui va sur le terrain, fait du reportage de guerre en Kahndaq, se fait tirer dessus par un sniper, gifle son père et va même presque jusqu’à tuer sa sœur (qui tentait de faire la même chose!) Geoff a donc revu et corrigé la jeune Lois pour en faire une vraie femme active, qui pousse gueulantes sur gueulantes et ne se laisse mais alors vraiment pas faire ! Une mise à jour bienvenue qui crédibilise tout à fait le personnage de la série régulière.

Le début du complexe du sauveur...

L’autre grande réussite de la série c’est le personnage de Lex Luthor. Geoff lui réinvente une jeunesse franchement amusante, nous décrivant un ado imbu de lui-même, très intelligent, particulièrement cynique et surtout déjà capable du pire pour arriver à ses fins : il n’hésite pas à se débarrasser de son père pour quitter Smallville et débarquer à Métropolis ! Quand il s’attaque au personnage adulte, Geoff Johns reprend les grandes lignes tirées par Azzarello dans l’extraordinaire mini-série Lex Luthor : Man of Steel. C’est-à-dire un Luthor atteint d’un énorme complexe du sauveur, qui veut être le nouveau messie des hommes, celui qui saura les guider vers un monde en paix dont il serait le patriarche. Geoff pousse même le bouchon un poil plus loin en présentant un Luthor qui accomplit chaque jour le rêve d’un homme parmi la masse venue le voir dans son jardin chaque matin (voir illustration ci-dessus.)

L'homme VS le mythe, mais qui est qui?

Entre Luthor et Superman, on s’en doute, ça ne va pas bien se passer. Ne serait-ce que parce que le premier est trop arrogant pour reconnaître un être plus puissant que lui, et parce que le second, en refusant de communiquer sur qui il est vraiment, se créée une image de mythe inaccessible forcément dérangeante (pour qui se prend-il, cet homme qui vole et nous regarde avec ce qui semble être de la condescendance?) Geoff arrive parfaitement a restituer cette problématique qui est la base de quelques unes des meilleures histoires de Superman ces dernières années.

Geoff, tu es un putain de fanboy qui ne peut pas s'empêcher de citer ses comics préférés.

Malheureusement, malgré toutes ces qualités, et même quand Geoff s’amuse à nous ramener la Legion des Super Héros, sans doute son autre comics préféré chez DC, le tout reste vraiment trop gentillet et propret pour pleinement convaincre. Pas gentillet et propret dans son propos mais dans les libertés que l’auteur aurait du prendre avec son sujet. Car au final on reste dans le schéma archi-classique et suranné vu et revu dans toutes les adaptions des aventures de l’homme au S sur la poitrine, que ce soit au cinéma ou dans les séries télévisées. Aucune révélation fracassante, aucun petit détour qui nous montrerait une partie – vraiment – inconnue du passé du héros, en fait aucune vraie originalité sur quelque point que ce soit. C’est sans doute une volonté de la part de DC, cette Secret Origin étant vraiment un point de départ idéal pour qui ne connaîtrait pas du tout Superman, mais cela laisse un peu sur sa faim le gros lecteur de comics que je suis.

LA question.

Et pourtant, je ne saurai que trop vous conseiller de jeter un œil sur cette mini-série, d’abord pour son final plutôt réussi (belle scène entre Lois et Superman) mais aussi et surtout pour le dessin et la mise en page de Gary Frank qui a sans doute atteint la pleine mesure de ses moyens. Les personnages sont expressifs comme jamais, la mise en scène ultra-dynamique, le cadrage toujours judicieux : c’est bien simple, il n’y a pas une case qui semble avoir été faite à la va-vite pour boucler à temps. Et puis flute, depuis que j’ai terminé le dernier numéro je n’ai qu’une envie : m’acheter ça (la troisième paire en partant de la gauche)!

(phrase – presque – entendue entre deux concerts.)

Petite note à tous : nous ne sommes allés qu’à la dernière journée de Rock en Seine, donc par pitié arrêtez de me parler de Massive Attack !

HIPSTER VS HIPSTER

Hier fut un jour envoutant, enthousiasmant, percutant mais aussi parfois déroutant, fatigant, désespérant et même un peu chiant. Heureusement, Girlfriend était là et tous les malheurs du monde se sont effacés (enfin pour ma part, de son côté elle en a grave chié.) Hier, donc, on était à Rock en Seine où on a rejoint des gens biens, des gens rigolos et des gens qu’on n’avait pas vu depuis plusieurs années. Le tout en écoutant des groupes plus ou moins excitants, dont certains réservaient des grosses surprises (bonnes et mauvaises.) Au final, malgré le vent et la pluie qui auront eut raison du dernier et absolument fabuleux concert, malgré la demi heure de marche qui a faillit nous tuer pour rejoindre un métro accessible, malgré le mal de dos et le petit doigt de pied qui hurle à la mort, c’était quand même une putain de bonne journée.

Salop ! tu pouvais pas prévenir plus tôt ! (bon, faites pas attention à la date...)

Mais ce qu’il y avait de mieux dans le festival, c’était pas les concerts, c’était pas les innombrables stand de bouffe qui tentent de vider ton compte en banque en te refourgant un sandwich pseudo exotique (quoi que Chérie a su négocier les prix sur des petits trucs au fromage qui auraient pu étouffer un indien), c’était pas non plus les gens avec des panneaux “buy weed”, non, le mieux c’était le nombre incroyable de hipsters qui trainaient sur place et leurs conversations si particulières. Des réflexions tellement poussées sur la musique que je serai incapable de vous les décrire (puis j’avais pas de quoi noter sur place, damned!) mais qui m’ont fait pensé à une race de fans de séries particulièrement répandue en France : les fans de HBO.

Pourtant c'est écrit dessus que c'est pas de la télé !

HBO est une chaine que j’ai appris à aimer (pour certains de ses programmes) et à détester (pour ses fans incapables de reconnaître que parfois leurs séries c’est vraiment de la merde.) Du coup, j’ai envie de tenter une comparaison entre deux choses incomparables : Rock en Seine VS HBO. On va voir ce que ça donne.

THE TEMPER TRAP :

Alors qu’on s’est bougé pour arriver à l’heure, il faut bien reconnaître que quand on arrive sur place à Rock en Seine on en prend pas beaucoup plein les oreilles (à 15h00 y a pas encore grand monde qui joue) mais surtout plein les yeux. Du coup, on a un peu glandé avec girlfriend, on a zieuté les stands, on a repéré les toilettes et on s’est moqué des hipsters. Ah, et on a voulu brûler des néobabs qui jouaient avec un morceau de bâton alors que putain, Nintendo s’est pas fait chié à pondre une DS pour que les gens s’amusent avec des bâtons en plastique ! (enfin, girlfriend était plus conciliante que moi sur ce point…) Tout ça pour dire que, au final, on a totalement manqué Temper Trap, donc je ne pourrai pas vous en dire grand chose. Si ce n’est que, à l’écoute de l’album, je dirai qu’il y a du potentiel mais que pour l’instant ça va pas pisser très haut.

Je citerai donc une série de HBO que je n’ai jamais vu, qui a l’air d’avoir du potentiel, mais qui me semble ne pas pisser très haut : Hung. Oui, la série sur un mec qui a une grosse bite et qui gagne sa vie en l’utilisant. J’ai vu le pilote lors de sa diff, je me suis endormi et depuis… pas eu le courage de reprendre. Si vous aimez, essayez de me convaincre.

Ah ah, ils ont mis des saucisses dans le générique. Parce que tu vois, le mec il a une grosse bite.

EELS :

C’est le pote d’une copine de girlfriend qui a très bien décrit le problème de Eels : “maintenant, en plus de ressembler à Zip Zip Top, ils jouent comme eux.” Eels fait un superbe show, avec des belles barbes et des beaux costumes, des beaux instruments, un bel éclairage, un jeu de scène sympa, bien filmé, bref c’est très propres, mais WTF ils ne jouent que des reprises? Why?!!! Forcément, au bout du troisième morceaux, on en a marre et on n’écoute plus vraiment…

L’équivalent chez HBO, ce sont toutes ces séries qui arrivent avec une esthétique fracassante mais qui cachent en réalité un vide assez abyssal en terme de construction dramaturgique. Pas que les séries n’aient rien à dire, juste qu’elles le disent affreusement mal. C’est bien d’engager un bon chef op, faut aussi engager des scénaristes qui ne se prennent pas – encore – pour des dieux et qui font des séries pour les spectateurs avant de les faire pour ramasser des prix.

Mais ouais, moi aussi quand je vois une affiche comme ça j'ai envie d'y croire...

Deadwood, Rome et même Carnivale (que j’ai pourtant vu en entier et pour laquelle j’étais super déçu qu’il n’y ait pas de troisième saison) font parties de cette catégorie. C’est bien beau de faire des jolies choses, si je m’endors au bout de vingt minutes parce qu’il ne se passe rien ou parce que je ne comprends rien à l’histoire, c’est pas la peine. Allez zou, à la limite je les garde en coffrets blu-ray pour les voir quand je serai vieux et que j’aurai vraiment rien d’autre à foutre.

BEIRUT :

J’avais déjà entendu parler de Beirut, sans doute dans une soirée over boring tant cet artiste s’avère déprimant et franchement chiant. La première minute on se dit que ça va sans doute être bien quand le morceau va décoller, puis on comprend que ça ne décollera jamais et que tous les morceaux sont les mêmes. A réserver uniquement aux Super Hipster, ceux qui ont leur badge depuis quatre ans et qui ne s’appellent même plus hipster entre eux tellement le terme est galvaudé.

Il n’y a qu’une seule série au monde, tous pays et toutes chaines confondues – allez, on va être sympa, on va préciser que c’est parmi les séries que j’ai vu, au cas où l’un d’entre vous aurait un truc à me montrer qui soit encore pire – c’est Big Love.

Creepy and Boring, c'est possible.

Pour tout dire, il m’est arrivé de m’endormir à trois minutes du début d’un épisode quand je regardais la première saison (que j’ai réussi, avec beaucoup de courage, à voir en entier.) Depuis, j’ai jeté un oeil au pilote de la saison deux, et à celui de la saison trois. Rien n’a bougé. J’ai l’impression qu’il ne s’est absolument rien passé. J’attends avec impatience le pilote de la saison quatre, il parait qu’il y a une actrice qui s’est barrée… Ou alors elle est morte d’ennui. Bref, il n’y a que les vrais fans purs et durs de HBO qui ont osé me soutenir qu’ils aimaient beaucoup Big Love,  que ce n’est pas grave s’il n’y a pas vraiment d’histoire parce que ce sont tous les petits détails de la vie quotidienne qui font le sel de la série. Si vous êtes capable d’apprécier une bataille entre deux bonnes femmes pour savoir laquelle va aller faire les courses, cette série est peut-être faite pour vous.

THE TING TINGS :

Les buzzifiants (ah ah, girlfriend va me trucider pour avoir utiliser ce mot) Ting Tings étaient attendus au tournant, et particulièrement par Binnie et moi. Premier constat : la chanteuse n’a vraiment pas beaucoup de voix, même si elle arrive à envoyer ce qu’il faut dans les moments les plus importants. Deuxième constat : ça va, ça te fait bien bouger quand même, ils arrivent à maintenir le niveau… Jusqu’au troisième constat, quand ils se mettent à jouer un morceau de leur futur album et là c’est la débandade. Heureusement, ils ont la présence d’esprit de revenir à leur premier album et on finit avec des morceaux qu’on aime bien… mais ouf, on a eu peur.

Les séries à buzz, c’est le lot courant chez HBO. Mais peu d’entre elles s’avèrent un minimum convaincantes, du moins pour un temps. Le fameux How to make it in America, démarré cette année, ne sera qu’une semi-déception, sauvé par quelques épisodes de bonne facture en fin de saison.

Quelqu'un devrait prévenir la personne du market que ça ne sert à rien de mettre les deux héros sur l'affiche, tout le monde les déteste.

True Blood, c’est un peu le chemin inverse : un début assez prometteur mais une série qui s’enfonce rapidement. Au point qu’aujourd’hui plus personne ne me parle des deux héros de service mais uniquement du frère de l’héroïne. Sans vouloir vexer personne, je dirai que c’est un peu une preuve de gros FAIL !

ROXY MUSIC :

Vers la fin de la journée, alors que la nuit commence à bien tomber, Julien nous entraîne vers la scène de Roxy Music. Les pépés envoient grave et m’ont même donné l’occasion de danser le slow le plus ringard de la planète tout en testant les techniques de drague des années 80. Un grand moment, surtout quand le leader du groupe montre bien qu’il n’a pas l’intention de quitter la scène et qu’il va faire au moins quatorze rappels.

Il y a des séries dont on attend absolument rien et qui s’avère magistrale. Il y en a aussi chez HBO, je ne vais pas être mauvaise langue. The Comeback, un projet très personnel de Lisa Kudrow, la Phoebe de Friends, s’était avérée être la meilleure comédie l’année de sa sortie. Mais c’est surtout à

just perfect

que je pense. L’un des show les plus détestés aux Etats Unis a su me rendre complètement fou. La série qui n’avait rien pour me plaire m’a fait perdre les pédales au point d’aller écumer le net à la recherche de toutes les explications qui pouvaient me tomber sous la main. Indescriptible John, juste un putain de bon souvenir. Ah, et pour montrer à quel point les dirigeants de HBO font tout pour que je déteste leur chaine, ils ont déclaré cet été  ne pas être responsable de la mauvaise qualité de JFC mais d’avoir seulement laissé trop de liberté aux créatifs. Bravo les mecs, on sent que vous savez vous mouillez vous…

ARCADE FIRE :

Dernier concert de la journée, qui s’est terminé sous un déluge hallucinant qui a purement et simplement interrompu le set au grand regret de Girlfriend qui n’aura pas entendu son morceau préféré, Arcade Fire a su me convaincre qu’ils étaient un grand groupe. Si les albums ne m’avaient pas enchanté plus que ça, sur scène c’est une explosion incroyable qui vous prend aux tripes pour ne plus jamais vous lâcher.

Qui a cru que j'allais les oublier?

HBO sait aussi servir des séries absolument inoubliables, qui justifient à elles seules tout le bien que les fans français pensent de la chaîne. Les Sopranos, presque plus une série tant les dirigeants semblent avoir laissé les créatifs faire ce qu’ils voulaient, est juste un chef d’oeuvre que tout le monde devrait avoir vu. Même moi – c’est pour ça que quand j’aurai fini The Wire je me materai enfin la fin des aventures du gros Tony !

Pour l'article aussi, il faut lire entre les lignes... (mais non, vous cassez pas la tête.)

Avec Girlfriend, on s’est donc mis à The Wire, sous les conseils bienveillants de tout le monde, notamment des gens qui nous ont prêté les DVD ou qui voulaient les (re)voir. Je me souviens avoir vu la première saison l’année de sa diffusion, en VO pure, sans sous titre, avec un pote, et qu’on avait beaucoup aimé – même si on ne comprenait pas la moitié de ce qui se passait. On va donc lui donner sa chance, mais j’ai bien l’impression que c’est une grosse claque en perspective…

EN CONCLUSION

Rock en Seine s’est terminé sous la pluie, dans la douleur. HBO a vu ses deux chefs d’œuvre (Sopranos et The Wire) s’arrêter et ferait bien de repartir à la recherche de leur prochain grand succès. Car ce ne sont pas les – trop rares – séries de cette année qui vont faire l’affaire : Treme est définitivement soporifique, Bored to Death peine à faire rire, et How to make it… est trop hype et bobo pour convaincre tout le monde. Si la chaine a fait plein d’autres séries que je n’ai pas eu le temps de citer (allez, Dream On, pour la route), on peut commencer à se demander comment va se profiler l’avenir…

Les autres chaines du satellite ont les dents longues et la guerre avec Starz ne fait que commencer…

Je vous ai raconté hier comment j’avais tenté de convaincre Binnie que les séries c’est génial en lui montrant le pilote de Haven (pilote que j’avais choisi parce que je n’avais pas vraiment beaucoup de choix.) Le succès n’avait pas vraiment été au rendez vous étant donné que la jeune fille avait préféré sombrer dans les bras de Morphée… Mais une vingtaine de minutes plus tard, elle veut bien regarder autre chose avec moi et promets d’essayer de ne pas s’endormir. Ok, cette fois je prends une série qui semble vraiment bien. Un tour du côté des séries UK diffusées ces derniers temps me met sur la piste de Five Daughters, mini série en trois parties qui a reçu des critiques plutôt élogieuses.

Alors oui, là, j'ai compris qu'on allait pas beaucoup se marrer.

J’ai un peu hésité vu le sujet : un fait divers qui a l’air plutôt sordide et qui a fait trembler l’Angleterre en 2006. Vu le titre, je me doutais qu’il y allait sans doute y avoir des pauvres jeunes filles victimes d’un tueur en série, mais je préférais ne pas en savoir plus, sans doute par peur de me spoiler sur le scénario (comme ça m’est arrivé, par exemple, sur les Tudors en allant tout connement lire la vie de Henri VIII sur wikipedia…) Et pour tout avouer, mon angoisse principale était de me retrouver face à un mauvais numéro de “Faites entrer l’accusé”…

La premiere image de la série. Et encore, là, vous avez pas le son. Méchamment glauque !

La série commence avec un pauvre policier devant un parterre de journalistes plutôt agressifs, qui explique que ses hommes et lui n’ont pas encore trouvé de suspects pour les meurtres de trois jeunes filles dont les corps ont été retrouvés en moins d’une semaine. En parallèle, un pauvre homme qui marche le long d’un bois repère quelque chose d’étrange. On comprend vite qu’il s’agit du corps d’une quatrième jeune fille. Mais comme si ça suffisait pas à poser d’emblée une ambiance méga lourde, on découvre alors un peu plus loin le corps d’une cinquième jeune fille.

She can't be more than 20, 25 feet from the road. She's just been dumped.

Ooooookayyyyyyyy… La première chose à laquelle je pense après cette intro c’est que j’ai bien fait de ne pas montrer cette série à la copine de mon coloc : elle en aurait clairement fait des cauchemars pendant plusieurs jours (pour ceux qui connaissent, elle a parfois peur en regardant Ghost Whiseperer.) Binnie ne semble pas trop terrifiée mais elle n’a pas non plus l’air d’être super à l’aise ! Heureusement pour nous, ces cinq premières minutes font forte impression au niveau des dialogues (tout en retenue), de la mise en scène absolument magnifique et de la musique qui créée une ambiance tout en ne s’imposant jamais.

Le genre de plan qui vous fait aimer la série.

L’épisode nous renvoie alors trois mois plut tôt pour nous montrer une jeune fille qui sort de prison et retourne chez elle. Si elle est accueillie à bras ouverts par sa mère et son frère, on comprend rapidement qu’il y a quand même une sacré tension dans l’air et qu’il a dû se passer des choses pas cool dans la famille. Peu à peu, tout en douceur, le scénariste installe le portrait de trois autres jeunes filles et on découvre alors ce qui est vraiment le cœur du sujet de sa série : ces jeunes filles sont toutes (ou ont été) des prostituées accrocs au crack ou à l’héroïne. Mais les histoires vont plus loin encore dans cette thématique en s’intéressant vraiment aux relations qu’elles entretiennent avec leurs familles et en particulier leurs mères (d’où le titre…) Les hommes sont d’ailleurs quelque peu mis à l’écart, à l’image de ce père de famille qui découvrira uniquement quand sa fille est morte qu’elle était droguée et qu’elle se prostituait.

Un des moments les plus émouvants des trois épisodes.

Mais revenons quelques instants à miss Binnie. Car si j’avais été conquis par le premier épisode, la miss, elle, s’était une fois de plus endormie. Bon, elle avait plein de sommeil de retard, un rythme décalé par rapport au mien, et surtout elle venait tout juste d’être enfin en vacance, ce qui fait tout de même pas mal d’excuses. D’autant plus qu’elle se réveillait de temps en temps, soit pour me demander si l’une des héroïnes s’était remise à prendre de l’héro (ma réponse par la négative la rassurait), soit pour tomber sur cette jolie image qui se situe vers la fin du premier épisode :

Non, c'est pas glauque du tout. Surtout quand tu te réveilles pour voir ça.

Pour ma part, j’ai tenu bon jusqu’à la moitié du deuxième épisode et quand j’ai commencé à décrocher un peu à cause de la fatigue j’ai vite coupé pour ne pas en manquer une seule seconde. Car oui, dés le lendemain, j’étais scotché face à mon écran pour voir la suite. Bon ok, j’ai fait une petite pause à la fin du deuxième épisode histoire de retourner un peu dans le monde réel et surtout de me rassurer sur le fait que c’était bien la série qui me déprimait autant !

En fait, je pourrai vous faire une liste très longue de toutes les bonnes raisons pour lesquelles il faut voir Five Daughters, dont le fait que ce soit un projet ambitieux, courageux, revendicateur, sincère et fait avec un souci du détail et un respect des familles sans limite (à ce sujet, vous pouvez allez lire quelques articles sur la série directement sur le site de la BBC : pourquoi leur histoire devait être racontée et parlez moi de votre fille.) Mais la seule vraie raison pour laquelle vous devez regarder cette série, c’est parce qu’elle est tout simplement exceptionnelle. Pour ma part, je m’étais juré depuis la rentrée 2009 de ne plus regarder deux épisodes de la même série de suite (et j’ai tenu bon) mais là, c’était franchement pas possible. Je devais continuer, je devais savoir et surtout je devais comprendre. Pas comprendre comment un homme a pu tuer cinq jeunes filles en moins de dix jours, pas comprendre comment ce fait divers a pu autant bouleverser l’Angleterre (et même faire peur aux français comme on le voit dans un extrait d’un journal de France 2), mais comprendre le mal-être de ces filles, leur mode de vie et pourquoi malgré leur immense envie de lutter, de s’en sortir, elles n’y sont jamais parvenues.

Pour finir, je vous laisse avec une petite vidéo compilant quelques uns des écrits de l’une des victimes tels qu’ils sont lus dans la série. Si ça ne termine pas de vous convaincre, je préfère ne plus jamais vous parler.