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Ca y est, la fin de la saison a commencé ! En route pour une semaine de folie au cours de laquelle on fera le bilan sur pas moins de 18 shows qui ont été diffusés cette année. On commence par les blockbusters ABC, un très bon dessin animé, et deux sitcoms au succès… contrasté.

revengeREVENGE (saison 2)

Regarder Revenge, c’est comme faire un tour sur un putain de bon rollercoaster : c’est totalement inutile, mais ça vous secoue dans tous les sens et vous procure des émotions (très) fortes. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, il s’agit d’un primetime soap, c’est-à-dire d’un show à intrigues à tiroirs dont l’exemple le plus parlant est Dallas. Ici, il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui revient dans la ville de son enfance, sous un faux nom, pour venger son père qui a été accusé à tort d’avoir commis un acte terroriste en faisant exploser un avion.

Après l’énorme succès surprise de l’année dernière (immédiatement copié par les autres chaînes, mais sans le même résultat), cette deuxième saison commençait plutôt mal en annulant purement et simplement les gros évènements du cliffhanger précédent. Quelques réaménagement de casting, des personnages un peu plus lisse (le jeune gay qui se tape une fille pour éviter les polémiques), et une intrigue qui arrive au kilotonne avec un vilain professeur de vengeance et un nouvel amoureux qui veut lui aussi se venger des méchants Grayson.

Mais fort heureusement, c’était pour mieux cacher les rebondissements explosifs qui surviennent par la suite, avec la découverte d’un terrible groupe nommé Initiative qui semble manipuler tout ce beau monde à un point encore plus énoooorme que les Grayson ! C’est donc partie pour 22 épisodes de folie, avec tellement de retournement de situations qu’il serait bien impossible de résumer tout ce merdier en quelques lignes. Et puis il y a le double épisode de fin, semblable à un triple looping vrillé du rollercoaster, et enfin, enfin, la fameuse révélation que l’on attendait tous et qui promet tout plein de changements pour l’année prochaine.

On peut tout de même se demander pourquoi Revenge cartonne autant alors que ses copies s’effondrent les unes après les autres. C’est à mon sens que le show repose sur une recette toute simple mais imbattable. Le premier ingrédient, c’est de rester perpétuellement branché sur ce sentiment si basique mais si terriblement compréhensible qu’est l’envie de vengeance. En appelant le spectateur à se confronter à ses tripes, à ses convictions profonde, Revenge va chercher là où ça fait mal et d’où partent toutes nos obsessions. L’autre ingrédient, c’est le personnage de Emily Thorne / Amanda Clarke, protagoniste fascinante, jamais réellement héroïne, capable de commette le pire pour de très bonnes excuses  mais sans que le show ne lui donne raison. C’est qu’elle serait bien fichue de damer le piont au conte de Monté-Cristo ! Quant à ce cher papa Grayson, il y a fort à parier qu’il finira aux cimetières des grands enculés de la télévision, aux côtés d’un certain J.R.

Final Score : 8/10

Oui, Revenge est totalement inutile et à ce sens fort peu recommandable. Mais dans son genre, le primetime soap, elle n’a d’égale que la rolls en la matière, Dallas. Si vous êtes prêts à vous faire secouer dans tous les sens, alors vous pouvez jeter un œil à l’un des plus grands succès publics de la télé US d’aujourd’hui.

Once-Upon-a-Time-Saison-2-VostfrONCE UPON A TIME (Saison 2)

L’autre gros succès d’ABC, Once Upon a Time, achevait sa deuxième saison le même soir que Revenge. En gros, c’est l’histoire d’une petite ville, Storybrook, dans laquelle vivent différents personnages de conte de fées. Enfin, entendons nous bien, par conte de fée, il faut entendre chez les américains tout ce qui est plus ou moins tombé dans le domaine public. Alors oui, vous retrouvez le Prince Charmant, la  Belle au Bois Dormant, et l’inévitable mais insupportable Blanche Neige, mais aussi Pinocchio, Mulan (on attend tous Dumbo mais il met du temps à arriver), et puis tout l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, et maintenant carrément celui de Peter Pan. Bref, le choix est large. Très large.

Si l’idée est intéressante et que la série fut assez convaincante dans son traitement des personnages “négatifs” lors de la première saison (la Reine Noire, le Capitaine Crochet, ou encore le méconnu Rumplestiltskin, c’est à dire chez nous le Nain Tracassin – oui c’est vachement moins classe), cette deuxième fournée d’épisodes s’avère nettement moins enthousiasmante. Produit conçu pour toute la famille, diffusée le dimanche soir à 20:00, Once Upon a Time se doit d’être passe-partout et de véhiculer de jolis messages. On tombe donc rapidement dans une suite de clichés plein de bons sentiments qui finissent par nous gaver l’estomac.

Et puis il y a cette réalisation foutrement moche, peu soutenue par des effets spéciaux qui oscillent entre le laid et le profondément vomitif – ce qui n’arrange rien à notre digestion. Quand Blanche Neige et son connard de Prince Charmant commencent à ouvrir la bouche pour pleurer sur leur sort ou nous faire part de leur très étrange arbre généalogique (qui devient d’une complexité à faire pâlir les descendants de Louis IX), notre ventre se met à faire des bruits étranges qui viennent annoncer un passage rapide à faire aux toilettes.

Vous l’aurez compris, Once Upon a Time est un gros gâteau bien indigeste, dont on reprend une part plus parce qu’on aime le sucre que pour son bon goût, mais dont on sait tout de suite qu’il va nous faire passer une sale nuit. Et vous savez quoi ? Pour l’année prochaine, ABC a pensé à nous : on aura droit à une autre friandise sous la forme d’une série dérivée. Préparez le Smecta.

Final Score : 6/10

Indigeste, Once Upon a Time est à réserver à ceux qui cherchent une série à regarder en famille. Avec des enfants. Des enfants quoi. Merde.

bobsburgerss1BOB’S BURGER (saison 3)

Au royaume du dessin animé (pseudo) familial, c’est bien Bob qui est le roi. Bob’s Burger, créé par Loren Bouchard, un comique qui n’a pas fait grand chose de marquant avant, est un dessin animé diffusé sur la FOX dans le cadre de sa soirée animation du dimanche soir (avec the Simpsons et toute la batterie de programmes de Seth MacFarlane.) Mais c’est aussi et avant tout, avec South Park et Archer, l’un des show animés les plus drôles de ces dernières années.

A quoi tient une telle réussite ? Du coté du scénario, c’est assez simple : des personnages barrés mais touchants, des intrigues toujours magistralement bien foutues, et un humour en permanence sur le fil du rasoir avec beaucoup d’éléments uniquement pour les grands mais tout ce qu’il faut pour ravir les plus jeunes (mais bon, on va dire pas avant dix ou onze ans quand même !) Une recette vieille comme le monde mais utilisée ici avec soin, mijotée aux petits oignons et toujours préparée avec beaucoup d’amour/humour. Et du côté de la réalisation, Bob’s Burger affiche un look très particulier, qui peut rebuter au début mais qui s’avère finalement plutôt malin car très identitaire et surtout très malléable à l’animation.

Et puis il y a une multitude de petites chansons (généralement reprise pour les génériques de fin, vous laissant une pêche d’enfer avec des chorégraphies sombrement débiles) et une avalanche de gags cachés dans tous les coins qui rendent le show encore plus immersif. Bref, mes burgers, je les prends chez Bob.

Final Score : 8/10

Assurément l’un des meilleurs dessin animés comiques du moment, Bob’s Burger est un régal d’aventures barrées et de personnages explosifs. Si vous êtes passé  à côté pendant l’année, vous pouvez vous faire une session pour ravir vos soirées d’été !

2 broke girls2 BROKE GIRLS (saison 2)

2 Broke Girls, la sympathique création de Whitney Cummings sur deux filles que tout séparent mais qui se retrouvent à vivre ensemble, à travailler ensemble comme serveuses dans un diner, et à monter un business de cupcake ensemble, revient pour une deuxième saison que l’on attend un poil mieux foutue, avec un feuilletonnant plus excitant et encore un peu plus de vannes méchantes de la part de Kat Dennings.

Et bien on avait tout faux. Autant Whitney, l’autre sitcom de Whitney Cummings, s’est révélée en deuxième saison, autant 2 Broke Girls tombe dans tous les travers qui la menaçait. Les décors et la réalisation sont de plus en plus moches, les rires enregistrés sonnent de plus en plus faux, et Kat Dennings, seule comédienne qui sait à peu près jouer, semble de plus en plus se faire chier à balancer des vannes sur la taille de ses seins. Car que dire de l’humour plus raz que terre de ces 26 nouveaux épisodes ? A chaque réplique se colle sa contrepartie “vanne” autour du cul, selon un rythme qui en devient très évite épuisant. Les intrigues sont fades, le feuilletonnant est bidon, et il ne reste de show excentrique et provocateur qu’un truc assez crasseux et bas de gamme.

Final Score : 4/10

Après un très bon démarrage l’année dernière, 2 Broke Girls nous dépite totalement en s’appuyant sur une seule piste pour essayer de nous faire rire : le cul, le cul, le cul. Très fatigant à la longue.

How-I-Met-Your-Mother-season-8HOW I MET YOUR MOTHER (saison 8)

Quand on me demande pourquoi je continue de regarder How I Met Your Mother, je réponds que vu que je me suis tapé les sept premières saisons, je vais pas m’arrêter maintenant. Je sais, c’est pas une bonne excuse, mais ça prouve au moins qu’une fois qu’on s’est attaché pendant aussi longtemps à des personnages, on a bien du mal à les laisser partir.

Mais hormis l’affect personnel que l’on peut éprouver pour la série, que valait vraiment cette huitième (et avant-dernière, c’est maintenant officiel) saison ? HIMYM s’amuse toujours autant à tenter de bousculer les structures scénaristiques, mais malheureusement ça ne nous amuse plus autant qu’avant. Le show tente aussi d’approfondir son feuilletonnant et ses personnages mais sombre régulièrement dans un certain pathos et une mièvrerie quelque peu écœurante. Bref, au niveau scénaristique, c’est pas la panacée mais reconnaissons quand même que chaque épisode possède de bons moments humoristiques et qu’il n’est pas rare d’avoir (au moins) le sourire pendant une bonne vingtaine de minutes. Les acteurs, eux, semblent continuer de s’amuser et en profitent un max avant de se dire au-revoir l’année prochaine. Au final, HIMYM reste une sitcom terriblement sincère et c’est sans doute pour ça qu’on lui pardonne (encore) ses nombreux défauts.

Final Score : 6/10

Ça sent la fin, ça sent la fatigue, mais ça respire toujours la sincérité. Si vous êtes arrivé jusque là, ça serait con de vous en priver.

 

Rendez vous Vendredi (si tout va bien) pour la suite de cette semaine de départs !

 

Troisième et dernière partie de cette semaine forte en fin de saison. Cette fois, on fait dans l’animation et le surnaturel…

Autant ABC est connue pour ses mercredis comédie (avec, entre autre, Modern Family ou plus récemment la réjouissante Dont Trust the b**** in appartment 23), autant FOX l’est pour ses dimanches animation. A côté des poids lourds que sont American Dad ou Family Guy, la chaîne a connu une belle déception avec Napoleon Dynamite mais s’offre toujours trois petits shows bien sympathiques dont on va parler tout de suite…

C’est indéniable : quand Seth MacFarlane tient une formule, il l’exploite à outrance. Après Family Guy et American Dad, il décline une fois de plus son humour corrosif, extrêmement autocritique et bourré de gags plus ou moins en dessous de la ceinture. Pourquoi regarder plus The Cleveland Show que ses deux autres séries ? Il n’y a aucune raison. En fait, les trois shows se valent et l’appréciation qu’on en a tient plus à si on les a suivi depuis le début ou non. Cette saison, Cleveland ne nous aura pas surpris mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Il est resté le même et c’est peut-être ce qui est le plus important.

Final Score : 3/5

Amusant, sympathique et passablement potache, The Cleveland Show ne cherche pas à surprendre ou à casser la baraque. C’est juste une petite série d’animation fun et c’est tout ce qu’on lui demande.

Loren Bouchard est un mec passablement tripé. Après avoir créé plusieurs séries pour la phénoménale Adult Swim (la version adulte de Cartoon Network) il débarque chez la Fox avec ce programme surprenant autour d’une famille dont le père tient un restaurant de burger : Bob’s Burger. Ce n’est pas les graphismes décalés – auxquels la Fox nous a habitué lors de sa soirée du dimanche – ni son univers foutraque – idem – mais bien la logique familiale totalement étrange et superbement exploitée qui font de ce programme une vraie réussite. Bien plus que les Simpsons, les Belchers forment une vraie famille dont les aventures font interagir tous les membres. Et puis, on ne va pas se leurrer, la petite Louise a vraiment le potentiel formidable d’un Bart Simpson. Cette deuxième saison, quoi qu’un peu courte (seulement neuf épisodes) aura été une vraie réussite : jamais lassante, toujours surprenante, Bob’s Burger nous a encore une fois conquis.

Final Score : 4/5

Très bonne (mais trop courte) deuxième saison pour Bob’s Burger qui confirme son statut d’oeuvre animée franchement à part. On reste sur la voie tracée par les autres séries de la Fox, mais on s’intéresse pour de vrai à une logique familiale trop souvent abstraite ou mal exploitée dans les autres shows.

Un film et 23 saisons plus tard (soit plus de 500 épisodes) que valent encore les Simpsons ? Et bien, ils ont été en bien meilleure forme que l’année dernière. La formule a tendance à se renouveler, les auteurs ont encore trouvé des choses à nous révéler sur les personnages (ah, formidable épisode sur Bart face à l’avenir et qui décide… de faire croire, lors d’une croisière, que les états-unis ont été attaqués par un virus !) et la réalisation continue de s’affiner. Toujours aussi beaux, toujours aussi jouissifs, toujours aussi amusant, Homer et compagnie ne sont pas prêt de quitter nos postes de télévision. Et c’est tant mieux.

Final Score : 4/5

Après la saison très “fatiguée” de l’année dernière, The Simpsons revient plus en forme que jamais. Certes, le 500ème épisode n’était pas la perle tant attendu, mais le reste de la saison avait tout pour nous convaincre !

Quand on se prend un peu au moins au sérieux, qu’on peaufine les dialogues et qu’on laisse aux acteurs les moyens d’incarner leurs rôles, les choses se passent tout de suite mieux. C’est donc un sacré grand écart que fait Nikita entre sa première et sa deuxième saison. Les scénaristes commencent à nettement plus se lâcher sur l’humour qui manquait cruellement l’année dernière, sans doute car ils peuvent enfin exploiter le personnage de Birkhoff, geek hackeur qui devrait faire rire les spécialistes et qui fera de toutes façons rire les spectateur par son ton désinvolte, son fétichisme nutritionnel et ses remarques acerbes. Maggie Q aka Vieillepô retrouve sa jeunesse et en fait un peu moins sur le côté séductrice (malgré l’affiche ci-dessus) tandis que la petite Lyndsy Fonseca (quel nom improbable) commence à s’amuser à incarner Alex lorsque celle-ci se retrouve seule et part dans une quête vengeresse très personnelle. Le feuilletonnant est nettement mieux mené, et très clairement beaucoup plus pensé en amont, amenant à une conclusion qui m’a pour le coup particulièrement surprise (la mort d’un personnage dont je pensais que les auteurs ne pourraient jamais le tuer.) La réalisation s’avère enfin à la hauteur lors de certaines scènes d’action mais reste toujours aussi plate lors des parades amoureuses dont on se moque totalement (ah, l’histoire d’Alex avec XXX totalement ridicule !)

Final Score : 3.5/5 normalement ; 4/5 pour une série d’action

Nikita fait parfaitement ce qu’on lui demande, à savoir mettre en scène des séquences d’action virevoltante et nous faire plonger dans un scénario outrancièrement paranoïaque aux rebondissements parfois improbables mais toujours amusants. Avec la touche d’humour qui lui manquait l’année dernière, la série trouve véritablement son ton et s’affirme comme un divertissement de qualité. Mais soyons clair : un simple divertissement, au même titre qu’un bon burger dans un vrai restaurant.

Les scénaristes de Supernatural étaient pas dans la merde en promulguant un de leurs personnages… dieu ! Coup d’éclat du season finale de l’année dernière, cette nouvelle fracassante les met bien dans l’embarras pour le démarrage de cette septième saison qui s’est très vite avérée la moins bonne de la série (quoi que, il faudrait comparer avec les deux premières qu’on a finalement bien vite oublié). Il faut dire que la précédente saison était pour le moins imparable : les épisodes mythiques se sont écoulés les uns après les autres, les auteurs faisant preuve d’une imagination absolument débordante. Tentant de se recentrer sur une intrigue principale plus forte, cette septième saison oublie parfois ce qui fait le charme particulier de la série, à savoir le côté fun et ouvertement décalé d’un projet autrement purement fantastique. La mise au placard de Misha Collins pendant plusieurs (beaucoup trop) d’épisodes est ainsi une vraie débâcle tant son personnage – et l’acteur, absolument fabuleux – avait marqué le programme de son empreinte. Du coup, on s’ennuie un peu avec cette histoire de Leviathan, énième nouvelle race surnaturelle décidée à envahir le monde, même si leur projet, qui passe par abrutir les gens en utilisant leur faiblesse pour la junk food, reste une idée amusante. Quand aux problèmes de Sam avec Lucifer, bien décidé à lui pourrir ses journées en lui chantant constamment des trucs dans la tête, et à ceux de Bobby dont on ne parlera pas ici, ils ne sont pas assez exploités pour être vraiment convaincants. Le season finale viendra nous achever avec son classicisme extrême et une chute… qui tombe à l’eau.

Final Score : 3/5

On est sans doute un peu dur avec Supernatural qui perd deux points par rapport à l’année dernière, mais c’est parce qu’on aime profondément cette série qui s’est toujours avérée être un vrai laboratoire d’expérimentations scénaristiques. Alors forcément, quand on nous balance une saison mollassonne et si peu inventive, on est très déçu. Et on espère que tout le monde va se réveiller l’année prochaine et que la série ne va pas tomber dans un âge sombre peu reluisant…

Véritable catastrophe lors de la diffusion de son pilote, on n’attendait plus grand chose de Grimm, la série du sympathique David Greenwalt, autrement connu pour avoir bossé sur Buffy et Profit. La faute revenait aux effets spéciaux décevants, aux acteurs profondément anti-charismatiques, et à un concept mort-né, une fausse bonne idée comme on en fait plus. A savoir un détective qui découvre qu’il est un descendant des frères Grimm et qu’il peut voir les créatures surnaturelles qui vivent autour de nous – autant vous dire que dés qu’il voit la bouille d’un bonhomme se transformer, on sait qui est le coupable. Le souci, c’est que la série se présente avant tout comme un cop-show : quand on sait qui est le coupable, il faut tenir une enquête des plus magistrales pour faire rester le spectateur (à l’image d’un Colombo) et certainement pas dévoiler au héros qui est son ennemi !

Mais tout ceci n’était qu’une erreur de jeunesse. La série cherchait à installer un univers complexe et plutôt inventif et elle avait trouvé ce cadre de cop show comme solution – ce qui était, une fois de plus, une mauvaise idée. Mais dés lors qu’elle se met à jouer de cet univers, qu’elle commence à mettre en place des intrigues sur plusieurs niveaux, qu’elle plonge ses personnages dans des problèmes autrement plus complexes que simplement découvrir qui est le coupable, elle trouve une certaine qualité. Le season finale s’avérant des plus convaincants, on attend que la série prolonge son identité et s’engouffre vers des chemins originaux l’année prochaine.

Final Score : 3/5

Il n’y a qu’une seule bonne raison de regarder Grimm : espérer que la série continue son avancée qualitative l’année prochaine et devienne dans un avenir proche un véritable immanquable. Pour l’instant, il y a de l’idée, du potentiel, mais malheureusement aussi trop de problèmes (du moins dans la première partie de la saison) pour la confirmer comme série convaincante. Croisons les doigts pour la suite !

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !

Suite de l’article de vendredi dernier, nous nous retrouvons donc pour faire le tour des nouvelles sitcoms qui feront leurs apparitions dés janvier… Si vous voulez vraiment rire, je vous conseille de filer tout droit au bout de l’article pour voir la vidéo de Episodes. Le reste, c’est… comment dire… heu… je vais pas être méchant tout de suite quand même…

Le plus beau, c'est le fond vert

On ne sait définitivement pas grand chose du Let’s Stay Together que va pourtant lancer très prochainement la petite chaîne Bet. Apparemment, ce serait l’histoire de deux soeurs plutôt indépendantes qui décident, chacune de leur côté, de se marier. Coupler avec la reprise de The Game, très mauvaise sitcom diffusée anciennement sur la CW (qui avait eu la bonne idée d’arrêter d’en faire les frais), ce nouveau show encore mystérieux n’a finalement pas grand chose pour vraiment nous attirer… Difficile pourtant de dire quel sera son destin ! (le mardi à 22h30.)

pretty bad logo

Non, ce n’est pas une blague, voilà bien tout ce que j’ai pu trouver sur Working Class, première sitcom originale proposée par la chaîne CMT, autrement spécialisée dans tout ce qui touche… à la musique country ! L’histoire d’une bonne mère de famille qui déménage dans un quartier huppé pour le bonheur de ses enfants, et qui va découvrir que rien n’est si facile. Mouais. Ok. Heu. Nuff said ?! (le vendredi à 20h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=apllv50jI5g&feature=related

Bon ok, je suis déjà un gros fan de la plupart des dessins animés de la FOX et leur petite nouveauté, Bob’s Burger me fait déjà fondre… Pas la peine d’en dire plus, si ce n’est que ça passera le dimanche à 20h30 – pour rendre le dimanche aimé de la FOX encore plus génial. Si si, c’est possible.

OMG, Christian Slate. Le show est déjà mort.

Pas beaucoup d’info concernant Breaking in, toujours sur la FOX, qui va tenter de se faire une place le mercredi soir à 21h30… face aux sitcoms d’ABC. Autant dire un envoi au massacre, même si cette nouvelle sitcom d’espionnage (et oui!) pourrait profiter du lead-in de American Idol. Mais bon, ils ont foutu Christian Slater dans le cast, et ses deux précédentes séries sont mortes au bout d’un an. Alors normalement, annulation au bout des sept épisodes déjà tournés.

httpv://www.youtube.com/watch?v=bY2T0QdNpL8

Voilà, c’est donc ça (et je le dis avec tout le dégoût que vous pouvez imaginer dans ma bouche) qui va remplacer la charmante Running Wilde qui ne devrait pas tarder à se faire annuler officiellement. Le mardi à 21h30, quelqu’un arrivera-t-il à supporter ce Mixed Signals qui ressemblent à trouze millions d’autre sitcoms déjà vus? J’espère que non… (toujours sur la FOX!)

httpv://www.youtube.com/watch?v=FOcHVMlwucU

NBC ne va pas bien. Que quelqu’un leur dise que leur Perfect Couples fonce droit dans le mur, tout simplement parce qu’on a déjà vu cent fois cette série ! (D’ailleurs, on pourra la voir deux fois cette année – Mixed Signals, c’est la même chose, non?) Bref, le jeudi à 20h30, je ne serai définitivement pas devant NBC (dommage, car le reste de la soirée est plutôt sympathique…)

Oh, je sens le concept super original...

Qui a envie de s’amuser avec ce couple de personnages haut en couleur? Bon je n’ai absolument aucune idée de ce que peut bien raconter Retired at 35, bientôt diffusé sur TV Land, network qui n’a assuré aucune promo pour sa nouvelle sitcom. Ca veut dire que eux aussi ils n’y croient pas du tout? (le mercredi à 22h30.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=9BaZIAlQnAY

Heureusement, j’ai gardé le meilleur pour la fin, et cette nouvelle sitcom nous vient tout droit de chez Showtime ET de la BBC 2 ! Episodes, le dimanche à 21h30, fait un peu penser à The Comeback, série qui était passée sur HBO il y a quelques années, avec Lisa Kudrow, autre rescapée de Friends, mais pourrait bien faire un vrai carton si le public est présent. En tous cas, toute l’équipe semble y croire et bien s’amuser… moi je demande qu’à voir ! Point bonus pour le trailer, tout simplement génial.