Tag Archive: Childrens Hospital


Et oui, cette semaine plusieurs “vieilles” séries se sont fait la malle et ont prouvé qu’elles en avaient encore dans le coffre. Quant à la seule nouveauté qui vient d’achever sa première saison, il faut bien reconnaître que là, c’était la grosse déception. GROSSE. On en pleurerait presque.

Hello LadiesHELLO LADIES (saison 1)

Car oui, on attendait beaucoup plus de Hello Ladies, création originale pour HBO de Stephen Merchant, un des cerveaux derrière The Office (UK) ou encore Extras. Bon, il avait déjà montré ses limites avec le pas très drôle Ricky Gervais Show (ça c’est histoire de vous donner mes références en terme d’humour – oui je trouve que ce pseudo talk show est loin d’être marrant), mais on espérait qu’il se passe un déclic absurde, foutraque, décalé, bref un coup du sort sur cette histoire d’un trentenaire anglais qui cherche l’amour à Los Angeles. On était loin du compte.

Ce qui choque tout de suite, c’est à quel point le personnage principal est détestable. Certes, il est tout à fait possible de s’identifier à un looser qui n’a pas beaucoup de qualités, mais le personnage de Merchant est juste un gros con bouffi d’égo, dépourvu de culture, qui n’hésite pas à écraser ses potes pour gagner des points auprès de la gente féminine – bref quelqu’un qu’on aurait plaisir à détester si Merchant ne tentait pas de nous faire chialer sur son sort à chaque fin d’épisode. Ce côté ultra faux-cul qui n’assume pas pleinement les travers de son personnage semble vouloir dire, en creux, qu’on a tous le droit d’être des connards à partir du moment où on galère à pécho de la meuf. Ouaich gros, voilà un message auquel je vais avoir bien du mal à adhérer.

D’autant plus que les intrigues en elles-mêmes ne cassent pas trois pattes à un canard. Très attendu, le feuilletonnant se déroule à un rythme plus que pépère, avec des rebondissements qu’on n’avait pas vu sur HBO depuis… ben depuis Sex in the City je dirai. Les vannes tombent à l’eau, le comique de situation ne prend pas, et les personnages secondaires sont tout aussi détestables que le protagoniste. Quant à la conclusion du dernier épisode, elle est tout simplement à gerber de bons sentiments, rappelant du coup le dérapage inconsidéré et limite vulgaire du dernier épisode de la saison 3 de Louie. Bref, à moins de vouloir défendre à tout prix toutes les séries HBO ou d’être un fan inconsidéré (et donc pas du tout critique) de Merchant, vous pouvez sérieusement laisser Hello Ladies dans la vacuité sans fond dans laquelle elle se trouve.

Final Score : 3/10

Franchement détestable, cette comédie de “malaise” rate constamment le coche en offrant un personnage qu’on aurait aimé détester mais que les scénarios cherchent toujours à récupérer, ainsi qu’une trame déjà vue cent fois et qui ferait passer une saison de Grey’s Anatomy pour un bonheur de cynisme. Faux bonbon acidulé, mais vraie soupe à la guimauve, Hello Ladies ne reviendra pas chez moi en saison 2.

the league - season 5THE LEAGUE (saison 5)

Les années passent et les choses ne changent pas : the League est toujours la série comique la plus dégueulasse de chez FX (FXX maintenant…) mais aussi l’une des plus amusantes. Si les différents acteurs font chacun leur trou dans d’autres sitcoms plus familiales et diffusées sur des gros network, la bande semble encore ravie de se retrouver pour incarner ces personnages furieusement décalés qui ne vivent que par et pour une fantasy league de football américain. Peu importe qu’on ne comprenne pas toutes les références, le show est déjà bien assez drôle en soit. Mais attention, c’est définitivement à réserver aux plus grands… et à ceux qui ont l’estomac bien accroché. Bref, pas question de mater ça avec sa chérie au coin du feu.

Final Score : 7/10

Oui, the League est toujours aussi crade mais aussi toujours aussi décalée et imaginative. Défoulant, amusant, réjouissant.

childrens hospital - season 5CHILDRENS HOSPITAL (saison 5)

Fraîchement récompensée d’un deuxième Emmy bien mérité, Childrens Hospital nous a offert avec cette cinquième saison le retournement de situation le plus absurde et indéfendable qui soit : toute l’équipe voit les portes de l’hôpital fermer… et se retrouve mutée dans une base militaire située au Japon. Sur ce point de départ totalement incongru (et assumé jusqu’au dernier épisode) se construit une nouvelle série d’épisodes toujours aussi impressionnante d’inventivité. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un show de 13 minutes, qui se présente comme la version condensée d’une série médicale qui existerait depuis les années 70. Oui, tout à fait. Entre les previously qui font avancer à tout berzingue l’histoire ou les morts / résurrections au kilo, il y a de quoi s’amuser. Et j’oubliais de vous dire, l’un des personnages principaux est un clown, qui guérit les gens avec le pouvoir de l’humour. Et y a Michael Cera en voix off uniquement. Qu’est-ce que vous attendez pour aller vous faire les cinq saisons ?!

Final Score : 9/10

Childrens Hospital est tout simplement la série comique dont la télé US a besoin. Et nous aussi. Après cinq ans, c’est toujours aussi immanquable !

ultimate spider-man - season 2ULTIMATE SPIDER-MAN (saison 2)

L’anime Ultimate Spider-Man vient d’achever sa deuxième saison et à moins d’être un fan acharné de la Marvel (ou d’avoir entre huit et treize ans) vous n’en avez strictement rien à faire. Le show a perdu en rythme et en humour et ne ressemble plus trop à la jolie surprise qui nous avait fait sourire l’année dernière. Dommage…

Final Score : 5/10

covert affairs - season 4COVERT AFFAIRS (saison 4)

Arrivée confortablement à sa quatrième saison, Covert Affairs, série d’espionnage dans laquelle les affaires de cœur ont une importance capitale (d’où le jeu de mot du titre), s’amuse à prendre un gros tournant histoire de se réveiller de la routine dans laquelle elle commençait à s’installer. Et c’est peu de dire que le résultat est à la hauteur : débarrassée de ses quiproquos amoureux et de son jeu de placard à amants, la série laisse le temps à une intrigue touffue et complexe de se mettre en place, avec deux parties distinctes : l’enquête puis la vengeance. Visuellement, c’est un tour du monde plutôt réussi puisque le show évite le studio pour tourner en décor naturel – ce qui semble avoir posé quelques soucis lors de scène où l’on sent que les cadreurs et le reste de l’équipe ne sont pas particulièrement à l’aise ! Piper Perabo laisse sa blondeur candide pour assumer (enfin !) son rôle de femme forte qui sort de la chrysalide de l’assez chiante jeune nouvelle de la CIA. Difficile cependant de recommander la série à qui n’aura pas vu les saisons précédentes, l’intrigue jouant énormément sur la manière dont chaque personnage révèle peu à peu une autre part de lui-même. Un peu comme Annie qui met au placard son identité pour devenir la réjouissante Jessica Matthews. Allez, on croise les doigts pour que la saison 5 qui arrivera l’été prochain continue sur cette bonne lancée.

Final Score : 7/10

Assurément la meilleure saison de Covert Affairs, mais qu’on aura du mal à recommander à ceux qui n’ont jamais vu cette (désormais) dynamique et voyageuse série d’espionnage.

Almost Human - season 1ALMOST HUMAN (nouveauté)

Seule nouveauté de la semaine, Almost Human a été annoncée à grand renfort de publicité et s’est même offert deux soirée d’affilée de lancement sur la Fox. Conçue par J. H. Wyman, l’un des showrunner de Fringe, et produite par tonton J.J. (Abrams), c’est peu de dire qu’on attendait se cop-show de SF au tournant. Le résultat ? A des milliers d’années de nos attentes. Là où on attendait un show brillant offrant une belle réflexion sur les droits de l’homme et de la machine, on se retrouve avec un buddy movie entre un flic pas très humain et un robot beaucoup trop humain, qui se font des blagues dans la voiture (oh tient, ça serait pas pompé sur Hawaii Five-O ça ?), et mènent des enquêtes aussi passionnantes qu’une session shopping avec la petite nièce de votre copine. On se demande bien ce que Micheal Ealy (Sleeper Cell) vient foutre dans cette galère ou encore d’où sort Karl Urban (ouais, des films de Peter Jackson), pâle copie de Manu Bennett (Crixus dans Spartacus) sans aucun charisme. Au secours !

Serangoon road - season 1SERANGOON ROAD (saison 1)

Allez, je vous ai gardé le meilleur pour la fin ! L’un des (très) rares nouveautés de la saison franchement recommandable, Serangoon Road est le fruit d’une curieuse association entre l’Australie et Singapour pour le compte d’ABC (le plus gros network australien, pas l’américain) et HBO Asia. Le résultat est une oeuvre assez inimaginable en dehors de ce contexte très particulier : un polar noir à base d’agence de détective privé, dans Singapour, au milieu des années 60 alors que les révoltes communistes surgissent dans les pays frontaliers. Si le show sait en permanence faire vivre son univers historiquement chargé, il n’en oublie pas qu’il est là avant tout pour nous raconter les mésaventures de Sam Callaghan, le privé australien donc, et de ses enquêtes parfois sérieusement tordues. Accompagnés d’un double fil feuilletonnant (autour de deux intrigues romantiques pour une fois vraiment intéressantes, l’une entre Sam et une femme mariée, l’autre entre une jeune locale et un agent de la CIA ; ainsi que la mort suspecte d’un proche de Sam…), les scénarios sont dynamiques et entraînants.

Au niveau des comédiens, par contre, il faut reconnaître que ça oscille entre du très bon (Pamely Chee incarne avec grâce et majesté la très taquine Su Ling), du moyen (Don Hany n’est malheureusement pas toujours ultra convaincant dans le rôle principal) et de l’assez mauvais (en particulier sur les rôles de personnages plus âgés qui sont censés avoir le pouvoir.) Idem au niveau de la réalisation qui fait un peu avec les moyens du bord et qui, si elle peut parfois trouver de vrais moments de grâce ultra convaincants, se perd dès qu’il s’agit de mettre en place une grosse scène d’action. Ça ne suffit cependant pas à nous faire bouder notre plaisir et la joie de découvrir une série radicalement différente de tout ce qu’on a vu ces dernières années. Rien que pour ce souffle de nouveauté, Serangoon Road mérite que vous y jetiez un oeil.

Final Score : 8/10

Assez remarquable dans son écriture (on passe aisément sur quelques errances capilotractées), mais moins convaincante au niveau de la réalisation et des comédiens, Serangoon Road reste suffisamment novatrice et débordante d’énergie pour que vous puissiez vous y intéresser. Et de toutes façons, vu la qualité des nouveautés de cette année, vous n’avez pas vraiment le choix.

 

Rendez vous très bientôt pour faire un point sur le premier trimestre d’une saison où les nouveautés se sont effondrées mais où plusieurs anciennes séries ont retrouvé un souffle…

Si on a été plutôt bien servi question nouveautés cette semaine, force est de constater que les séries qui nous ont quitté ne laisseront pas un souvenir impérissable… quand elles ne se sont pas tout simplement vautrées dans la facilité déconcertante. Le point, donc, sur six séries qui ne feront pas de vieux os dans notre mémoire.

wpc 56 WPC 56

A tout seigneur tout honneur – non, ne cherchez pas, ça ne veut rien dire, je ne savais juste pas comment commencer cette critique – et débutons donc en beauté avec une nouvelle production BBC diffusée cinq soirs d’affilée, en l’occurrence WPC 56, qui s’intéresse à Gina Dawson, la première femme à rejoindre les rangs des forces de police en 1956. Attention, il ne s’agit en rien d’un personnage historique mais bel et bien d’une pure invention / trouvaille scénaristique pour traiter du sujet des femmes dans des métiers d’homme, où la misogynie règne en force.

L’actrice est mignonne (allez hop, on commence par une remarque limite sexiste), la réalisation tire profit du talent des anglais pour les shows historiques, et les dialogues sont plutôt soignés, mais il faut bien avouer que l’intrigue générale qui gouverne ces cinq épisodes est loin d’être franchement convaincante. En gros, il y a deux fils tirés en parallèle, une enquête sur un cadavre d’enfant retrouvé dans une mine et une autre sur un violeur en série qui attaque des femmes blondes dans un parc. Il est rapidement évident que les deux intrigues vont se rejoindre et vous aurez sans doute résolu l’affaire bien avant les protagonistes principaux. Quant aux petites affaires bouclées qui viennent ponctuer les épisodes, elles ne sont pas non plus d’une grande originalité : pour sa première affaire, notre héroïne se voit confier la recherche d’une personne disparue… en fait un chien. Oui, on voit le truc venir à des kilomètres.

Fort heureusement, le show met en scène une galerie de personnages profonds et attachants, dont on suit les enjeux (familiaux, personnels ou de travail) avec un réel plaisir. Et surtout, la série ne se plante pas sur son principal sujet, les difficultés pour une femme d’être acceptée dans un métier dit d’homme, et met très bien en avant comment certains préceptes et idées préconçues de l’époque n’ont toujours pas disparu de nos jours. On reste donc sur un avis mi-figue mi-raisin, avec un show qui tape juste sur son sujet de prédilection mais qui se plante sur une grosse partie du reste…

Final Score : 6/10

Sympathique à regarder mais malheureusement très attendue, WPC 56 pourra vous tenir en haleine pendant ses cinq épisodes mais il est fort probable que vous aurez oublié son existence d’ici quelques mois… deception Deception

Non, je ne vais pas faire la blague pourrie à laquelle tout le monde s’attend vu le titre de cette série, mais il faut bien avouer que les auteurs l’ont cherché en nommant leur show Deception - qui ne veut absolument pas dire la même chose en anglais et en français. Il s’agit en effet d’une “tromperie” dans la langue de Shakespeare, titre plutôt adéquat donc quand on sait que la série nous raconte comment une jeune flic s’infiltre dans une famille de riches pour découvrir qui a tué leur fille, son ancienne meilleure amie.

Surfant ouvertement sur le succès de Revenge, NBC n’aura pas trouvé avec cette création de Liz Heldens (qui avait pourtant connu son heure de gloire sur Friday Night Lights) le prime time soap qu’il lui faut. Pas encore officiellement annulé, le show n’a clairement pas trouvé son public au vu de ses scores particulièrement décevant. Il faut dire que ce sont pas les acteurs de seconde zone ou la terrifiante réalisation qui pourra attirer qui que ce soit. Dommage pour Victor Garber et Tate Donovan, excellents sur d’autres séries, mais qui sont ici complètement à la ramasse. Au moins, comme ça, ils sont raccords avec un scénario capilotracté de haut vol, typique de ce genre de saga, où les méchants se révèlent gentils et où les personnages les plus sympathiques au début s’avèrent être de véritables enfoirés à la fin.

Le problème, c’est que pour qu’on puisse accrocher à ce genre de projet nettement vu et revu, il faut un personnage principal identifiant, aux enjeux et objectifs très forts : l’Emilie Thorne de Revenge  est en ce sens une parfaite réussite alors que la pauvre Johanna Locasto de Deception vous donnera, au mieux, envie de la baffer si elle arrive déjà à attirer votre attention. Et vous vous retrouverez vite à vous demander pourquoi diable vous devriez vous intéressez à son sort, croisant les doigts pour qu’elle se fasse assassiner à chaque fin d’épisode.

Final Score : 3/10

Déjà, il faut aimer le genre du prime time soap (de la saga, comme on dit par chez nous !) – mais là, franchement, c’est tellement mal foutu dès le départ que je vous met au défi de regarder tous les épisodes sans vous endormir. PLL 3 halloween Pretty Little Liars

C’est sans doute le plus grand plaisir coupable depuis trois ans : Pretty Little Liars est assurément un mauvais show, qui cumule les défauts (une réalisation antique, des comédiennes sacrément mauvaises, des scénarios totalement outranciers), mais la série ne se prend tellement pas au sérieux et se permet des rebondissements tellement ahurissant qu’elle en devient absolument géniale. Non, bon ok, pas géniale, mais très sympathique à regarder.

Pour cette troisième saison, on savait dès le début que ce n’est pas une seule personne qui se cache derrière le pseudonyme psychopathe et omniprésent A, mais toute une bande dont on va découvrir peu à peu différents membre. Se fendant d’un special Halloween en milieu de saison qui voit nos héroïnes persécutées dans un train lancé à fond, le show rebondit par la suite en s’amusant à détruire avec beaucoup d’acharnement le personnage de Spencer, l’intello de base qui va carrément finir en asile psychiatrique. Et puis, comme chaque année, il y a le cliffhanger de fin, une fois de plus sublime. Vivement le mois de juin, que la saison 4 démarre !

Final Score : 0/10 ou 3/10

Le voici le plaisir coupable qui mérite son beau 0/10, rendant du coup la série hautement indispensable. Il faut bien avouer que le genre de délire dans lequel est entré PLL (pour les intimes) ne se retrouve absolument nulle part ailleurs, même pas quand le même network (ABC Family) tente de copier la recette avec une autre série inspirée elle aussi par des livres de la même romancière ! PLL est unique et c’est pour ça qu’on l’aime – ou qu’on s’en contrefiche. workaholics Workaholics

Assurément l’une des comédies les plus débiles (et revendiquée comme telle) de la télé américaine, Workaholics vient d’achever sa troisième année sur un tel succès que Comedy Central a d’ores-et-déjà commandé une quatrième et une cinquième saison ! Mais alors comment expliquer l’engouement général pour les aventures de ces trois crétins de télémarketteurs qui vivent en colocation et dont les deux obsessions principales sont les filles et la drogue ?

Il faut déjà reconnaître aux quatre créateurs (Blake Anderson, Adam DeVine et Anders Holm – sans oublier Kyle Newacheck  sans doute moins connu car il incarne un beaucoup plus petit rôle que les trois autres) qu’ils ne se laissent pas impressionner facilement et ne reculent devant rien pour la blague. Le monde de l’entreprise en prend pour son grade, la série démontrant un peu plus à chaque fois comment un job stupide peut rendre encore plus stupide la personne censée le faire. C’est que nos quatre chers comiques revendiquent une idée pas très américaine : le droit à la paresse, à ne pas être extraordinaire, et à ne surtout pas en vouloir “plus”. Se contenter de ce qu’on a et d’en profiter, voilà donc le leitmotiv au coeur de ces ahurissantes aventures à l’humour souvent très dégueulasse. Ceux qui ne seront pas rebutés par des kilos de vomi, les sandwichs au sperme ou autre réplique qui vise clairement sous la ceinture, pourront découvrir quelques scènes vraiment touchantes lorsque nos héros se retrouvent sur le toit de leur maison, au coucher du soleil, pour parler de la vie… et vider un pack de bières avant de tenter une énième connerie.

Final Score : 7/10

Assurément pas indispensable, Workaholics est en tous cas une très sympathique comédie qui profite de l’espace de liberté offert par Comedy Central pour repousser au maximum les barrières du bon goût. Vous l’aurez compris, on n’est pas dans une vieille sitcom à maman, mais bien dans de la joyeuse régression. Newsreaders Adult Swim Newsreaders

Parodie d’émission de news imaginée par les créateurs des formidables Children’s Hospital et NTSF:SD:SUV::, Newsreaders propose donc à chaque épisode une enquête totalement délirante (par exemple un camp de scouts clairement organisé comme un camp de concentration…) et quelques commentaires sur la vie de Skip Reming – un vieux républicain excessif – mais qui ne sont clairement pas le point fort du programme. Comme d’habitude pour ce genre d’émission, l’intérêt varie fortement si le sujet du jour vous fait rire ou non. Mais reconnaissons une certaine qualité générale et un sens du rythme qui rend le programme très agréable à regarder. Rien de plus, rien de moins.

Final Score : 7/10

Très amusante mais pour le coup totalement dispensable, NewsReaders est une série courte (13 minutes) suffisamment amusante pour que vous puissiez y jeter un oeil. Girls season 2 poster resolutions Girls

Mais quel est le problème avec Girls ? La première saison avait marqué par son traitement réaliste et original de quatre personnages féminins en nette rupture avec l’image surannée des femmes (à l’époque) modernes de Sex and the City. Les garçons, eux, en prenaient pour leur grade avec une (petite) galerie de stéréotypes peu crédibles mais assez amusants pour qu’on accepte de les suivre. Au final, Girls première saison arrivait à manier avec talent des intrigues légères avec des dialogues percutants et un sens du réalisme assez déconcertant mais très appréciable.

Le souci, c’est que dès le début de cette deuxième saison, les clichés et travers évités auparavant viennent s’accumuler en force. Le meilleur ami gay, le petit copain noir aux idées politiques différentes (inséré de force dans la série pour répondre à la polémique selon laquelle le show ne met en scène que des blancs), le geek devenu un king, l’éternel gamin qui ne s’en sort pas, et surtout l’ineffable bad guy dont l’héroïne est amoureuse : en avant les effets racoleurs et les vieilles idées préconçues reprises par les magazines féminins pseudo-moderne ! Girls fait le tour d’horizon de tout ce dont elle avait réussi à s’éloigner pour plonger avec un manque évident d’autocritique dans la facilité décevante.

Reste, pendant un temps, des dialogues savoureux et quelques situations de comédie hautement jouissive. Mais Dunham et Appatow, qui en ont donc fini avec l’humour, décident de nous arracher des larmes sur les deux derniers épisodes, révélant les TOC de l’héroïne dans une suite de séquences indigestes et mal foutues. Les trajectoires des autres personnages s’obscurcissent soudainement sans que l’on comprenne où les deux auteurs veulent en venir, révélant au final l’effroyable gouffre de non-sens et d’absence totale de thématique dans lequel la série a sombré.

La troisième saison, déjà commandée, pourra-t-elle sauver les meubles ? Il faudra pour cela que les créateurs tout-puissants acceptent enfin qu’ils peuvent avoir tort et se planter. Du coup, c’est pas gagné.

Final Score : 4/10

Autrefois réjouissante et farfelue, doublée d’une étude de moeurs particulièrement réussi sur quatre jeunes femme ayant la vingtaine, Girls sombre cette année dans tous les clichés de la série auteurisante racoleuse qui ne se rend pas compte qu’elle reproduit le schéma qu’elle avait élégamment dépassé. Plus qu’une déception, un massacre.

 

Rendez vous d’ici quelques jours pour faire le point sur toute une plâtrée de sitcoms qui nous quittent !

Il se passe tellement de chose en ce moment sur la télé US qu’il va falloir à nouveau séparer la semaine en deux. On va commencer par les nouveautés, histoire de se mettre un peu dans l’ambiance. C’est parti donc pour de la comédie décalée, de la comédie encore plus décalée, de la comédie totalement décalée , et le show le plus… décalé d’Angleterre. Bienvenue dans une semaine complètement barrée.

newreaders - persos

 

Ça y est, ils l’ont fait. Les créateurs de Childrens Hospital (la série la plus drôle de la télé US, bordel !) avait déjà créé un spin-off à partir d’une fausse bande annonce de série (NTSF:SD:SUV::, l’autre série la plus drôle de la télé US !), les voilà qui nous balance un deuxième spin-off à partir d’un épisode sur une fausse émission d’investigation venue filmer le dernier jour de tournage de Childrens Hospital. Bref, ça peut paraître compliqué comme ça, mais tout ce que vous avez vraiment à savoir c’est que NewsReaders est un faux show d’information écrit pas les mecs les plus drôles de la télé US. Sont-ils toujours à la hauteur ?

Difficile de juger de la qualité de la série avec un seul épisode mais si tout est au niveau de ce pilote, on peut d’ores-et-déjà se dire qu’on va bien se marrer les jeudi soirs ! Pendant ces treize minutes de grand délire, on découvre comment le Bangbus (si vous ne connaissez pas, je ne vais pas vous aider) s’avère en réalité le plus grand complot fomenté par l’industrie automobile… Si, si. Voilà, ça vous pose les bases pour savoir si NewsReaders rentre dans vos genres de délire ou si ça ne vous fera pas décrocher un sourire. Moi, personnellement, je suis déjà conquis.

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Avec Legit, FX pose un sacré problème à tous ses spectateurs, puisque la comparaison avec une grande série de la chaîne, Louie, s’impose. En effet, comme cette dernière, Legit est créée et essentiellement écrite par un comique adepte du stand-up, Jim Jefferies. Et comme Louis C.K., il joue de son personnage de looser pour parler de son quotidien. Heureusement, les ressemblances s’arrêtent là.

Car si Louie repose sur des sortes de mini-sketchs qui s’enchaînent, avec parfois une certaine liaison, Legit propose une histoire qui occupe les vingt minutes de l’épisode. Changement de forme donc, mais aussi de fond, tant l’humour des deux hommes n’est pas le même. Louie est un gentil un peu bourru qui n’a pas trop de chance dans la vie, Jim est une véritable ordure qui ne s’en rend pas du tout compte tant il manque d’empathie. Le premier va nous faire rire en parlant de prostitution, le second va être beaucoup plus rentre-dedans avec ses personnages de putes. Vous voyez la différence ?

Par contre, là où les deux séries se rencontrent c’est sur le fait que au final, ces deux personnages sont très attachants et ont fondamentalement un bon fond. Moi, ça m’énerve un peu, mais beaucoup de spectateurs semblent apprécier cette notion. Alors pourquoi ne pas laisser sa chance à Jefferies – il lui reste douze épisodes pour laisser son empreinte sur la chaîne la plus dérangeante qui soit.

way to go

 

Il n’y a vraiment que les anglais pour se dire qu’il y a moyen de faire une comédie… sur l’euthanasie ! C’est donc chose faite sur la BBC Three, avec Way to Go, sitcom oh combien dérangeante sur trois potes qui se retrouvent à gagner leurs vies en aidant ceux qui le souhaitent à mettre fin à leurs jours. Je sais, c’est pas demain la veille qu’on verra ça sur les écrans français ou US…

La force du pilote tient dans le fait que les auteurs ne se sont pas contentés de faire de la comédie sur un sujet polémique – ce qui aurait été plutôt douteux – mais ont aussi décidé de traiter véritablement le problème. Série avec un véritable point de vue, chose trop rare de nos jours, Way to Go va forcément en déranger plus d’un tant elle affirme et démontre son opinion.

Si la comédie fonctionne sans peine avec des situations parfois un peu abusives, c’est encore une fois du côté des personnages que pèche un peu ce show typiquement british. Caricatural jusqu’au possible, on a l’impression de retrouver le trio déjà vu cent fois dans les comédies anglaises (le looser qui perd tout son argent, le nounours qui va avoir un enfant, et le bon gars qui ne sait pas dire non.) La galerie de portraits féminins qui vient les entourer est elle aussi assez limite, avec des archétypes tellement surchargés qu’ils en noient leur potentiel comique. Dommage.

Au final, comme souvent avec les comédies anglaises, il faudra voir sur le long terme si la série sait trouver ses marques ou si elle va sombrer dans un systématisme affligeant.

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Un petit mot rapide sur Blandings, l’autre nouvelle comédie UK lancée récemment, que j’attendais avec ferveur pour retrouver Jennifer Saunders. Malheureusement, cette adaptation d’une série de romans écrits entre 1915 et 1975 (excusez du peu !) s’avère moche, ennuyeuse et terriblement peu drôle. Je ne vais pas approfondir la chose vu que je n’ai pas été capable de finir le pilote : s’il y a des défenseurs du show, qu’ils se fassent connaître  et me remettent à  ma place !

MrSelfridge

Peu convaincu par le récent The Paradise, adaptation ultra british du Bonheur des Dames de Zola, je ne m’attendait donc pas vraiment à accrocher à Mr Selfridge, série très similaire puisque s’intéressant elle aussi à un grand magasin (mais cette fois au tout début du XXème siècle.) Il faut le reconnaître, l’histoire n’est pas des plus originales, on voit venir les rebondissements du scénario longtemps à l’avance et la production design reste tout à fait équivalente à celle de The Paradise. Alors est-ce que c’est parce que le personnage principal, Mr Selfridge, me fascine beaucoup plus que Denise de Paradise (le riche fou qui a une vision VS la jeune provinciale sans le sou au grand talent) que la série me plait beaucoup plus ?

En tous cas, les acteurs sont impeccables, les décors et les costumes magnifiques, la musique sait préserver sa sobriété (mais, lancinante, elle reste en tête !) : bref, il y a tout ce qu’on demande d’un show historique anglais. Ni plus, ni moins.

utopia yellow

A tous les anciens fan de Fringe en mal de série fantastique et de complot dévastateur, à tous les fans de Twin Peaks en mal d’ambiance lourde et dérangeante, à tous les fans de comics qui voudraient voir ce médium vraiment traité dans une série, à tous les fans de ces personnages complètement trippés (et immanquablement peu crédible) des comédies UK, à tous ceux qui au fond cherche une série intrigante, dérangeante, drôle et terriblement fascinante, à tous ceux là je leur dirai donc STOP ! Il est grand temps de jeter un coup d’œil à Utopia, série anglaise en six partie diffusée sur Channel 4.

Totalement impitchable, le show repose sur cinq personnes qui discutent, sur un forum, d’un comics légendaire dont la deuxième partie aurait disparu. Mais c’est aussi l’histoire de deux tueurs à gages excentriques, prêts aux pires tortures (ou tout simplement à buter un enfant) pour retrouver une mystérieuse femme. Et c’est encore la descente aux enfers d’un politicien dont la maîtresse russe est tombée enceinte et qui doit accomplir des “missions” s’il ne veut pas que ce soit révélé à sa famille et au grand public. Mixez le tout dans un grand délire de complot paranoïaque à base de maladie génétique artificiellement créée, et vous n’aurez qu’une petite idée de ce que le pilote met en place.

Drôle mais prenant ses personnages au sérieux, le show est de plus magnifiquement réalisé, avec de vraies prises de risques qui ne sont pas uniquement graphique mais s’inclue dans l’histoire et l’ambiance du récit. L’ambiance sonore est tout aussi spectaculaire et plonge nos chers cerveaux dans une étrange abyme. Bref, voilà bien le plus pilote le plus excitant de toute cette saison 2012-2013.

Rendez vous dans quelques jours pour parler des shows qui sont morts cette même semaine !

Alors que l’été nous tombe dessus, implacable avec son lot de soirées qui s’enchaînent, ne perdons pas de vue nos petites séries qui nous accompagnent doucement le soir, à l’heure d’aller se coucher (ou de se faire à manger à l’arrache car on a subitement très faim…) Retour sur une semaine qui voit cinq séries nous quitter, alors que Matthew Perry tente son énième come-back et que les deux comédies les plus drôles du moment font leur grand retour.

La vraie grande bonne nouvelle c’est donc le retour des deux séries jumelles NTFS:SD:SUV et Childrens Hospital, deux perles d’humour décalé comme on en voit malheureusement trop peu sur nos écrans. La première est une parodie de tous les cop-shows du moment (avec quelques attaques incisives mais pleine d’amour sur Battlestar Galactica) et la seconde une vision totalement absurde des medical shows aux rebondissements plus aberrants les uns que les autres. Bref, deux immanquables que vous vous devez absolument de regarder.

On fera par contre l’impasse sur la fin de NYC 22, la série policière produite par Robert de Niro qui est allée droit dans le mur tout simplement parce qu’elle existe déjà sous le nom de Rookie Blue. Better luck next time, bobby.

Et on attaque le débrieff de la semaine avec la fin de la série canadienne qui a fait le plus jaser ces derniers temps : Continuum. Show fantastique plus que de science-fiction sur l’arrivée à notre époque d’une flic du futur, Continuum a cassé la baraque dès la diffusion de son pilote avec des audiences quasiment jamais vues et surtout qui ne se sont pas écrasées par la suite. Pourtant, il faut bien avouer que passé la petite surprise du pilote, il n’y a pas grand chose à sauver. Les intrigues sont plates, les comédiens pas vraiment au top (même la sympathique Rachel Nichols), la réalisation sans imagination, les effets spéciaux à la ramasse et surtout le fil rouge est totalement casse-gueule car il met en scène de méchants terroristes qui se rebellent contre des grandes sociétés – que notre fière héroïne se fera un devoir de protéger. Le climax censé nous faire nous ronger les ongles en attendant la saison deux est couru d’avance et on regretterait presque que les auteurs ne se soient pas motivé à caler une balle dans la tête du personnage principal.

Final Score : 2/5

On aurait voulu y croire, on aurait voulu qu’une petite série sans gros budget casse la baraque à la fois en terme d’audience et de qualité. Malheureusement, Continuum est une abysse totale, un creux dans du vide, bref une assez grosse catastrophe.

Avec Dallas - la suite des aventures de l’ancienne série (et non pas un quelconque remake ou reboot) – TNT a prouvé que c’est encore dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures… ou pour le coup les meilleurs primetime soap. Grosse claque à toutes ses concurrentes, cette suite est une vraie perle scénaristique dans son genre, avec des personnages tous plus retors les uns que les autres, des retournements de situations improbables mais jouissifs, et une science incroyable de la mise en scène qui souligne chaque situation (c’est-à-dire qu’on est très loin de la finesse d’un Mad Men par exemple.) Cette première saison se permet d’enchaîner les coups de théâtre pour son climax, avec le tout dernier qui est juste proprement génial.

Final Score : 4/5 (dans son genre !)

Les papis se rebellent et prouvent qu’on peut faire de bonnes séries avec des acteurs ayant largement dépassé la soixantaine. La guerre entre JR et Bobby n’a jamais été aussi drôle, méchante et cynique que maintenant. Dans son genre – et c’est vrai qu’il faut pouvoir aimer ces intrigues à tiroir qui sont tout sauf réalistes – Dallas casse la baraque et s’impose comme le meilleur primetime soap depuis très longtemps. Vive les sourcils de Larry Hagman !

Basée sur le concept sur-déjà-vu du buddy movie avec deux flics que tout opposent mais qui vont devoir se supporter pour mener leurs enquêtes, Common Law ne fait pas vraiment dans l’originalité. Même le fait que les deux héros doivent suivre une thérapie de couple ne viendra jamais nous enlever cette impression de resucée qui plane sur la série. Heureusement pour le show, les deux acteurs principaux (Michael Ealy, vu dans la génialissime Sleeper Cell, et Warren Kole) s’en donnent à coeur joie pour secouer un peu des scénarios souvent mou du genou. Et comme souvent, le dernier épisode, censé nous révéler les choses affreuses qui se sont passés entre les deux compères pour qu’ils en viennent à se détester, est franchement décevant.

Final Score : 2.5/5

Tout juste la moyenne pour ce Common Law à garder pour les dimanches pluvieux quand vous n’avez vraiment plus rien à vous mettre sous la dent. Ou alors pour les aspirants acteurs vu la qualité d’interprétation des deux personnages principaux. Mais c’est tout…

Enfin, la dernière série à nous quitter, ComedyBang Bang, est un peu spéciale puisqu’il s’agit d’un mélange assez curieux entre un show et une vraie série. C’est donc un vrai show, avec deux animateurs et des invités (tous plus classes les uns que les autres) mais où tout est écrit à l’avance et qui part régulièrement en grand n’importe quoi. Dans le dernier épisode, par exemple, on apprend que tout est filmé sur fond vert et que les invités ne sont pas les vrais mais d’autres acteurs qui les incarnent dans des tenues vertes totalement fermées. Oui, je sais, c’est n’importe quoi. Et encore, c’est rien à côté de ce qui se passe dans les trois dernières minutes, avec une intervention musicale de Tenacious D (le groupe de Jack Black et Kyle Gass).

Final Score : 4.5/5

Nuff said, c’est juste absolument génial. Ma seule recommandation, c’est de ne pas le regarder quand vous voulez dormir parce que ça va vous donner un peu trop la pêche !

On en vient donc à la nouveauté de la semaine, Go On ou l’énième comeback raté de Matthew Perry. C’est donc une sitcom quatre murs sur un commentateur sportif de radio qui est obligé d’aller dans un groupe de thérapie suite à la mort de sa femme. Avec ses personnages barrés et ses situations improbables, la série lorgne clairement du côté de Community sans jamais en atteindre la once de qualité. Le pilote est fastidieux, mou du genou, la résolution est dégoulinante de bons sentiments et on sort de là avec l’impression que décidément Matthew ne va toujours pas trouver chaussure à son pied. Il serait d’ailleurs bien curieux que le show survive à cette première saison diffusée au bout de l’été et face à des programmes d’une toute autre envergure.

Allez, rendez vous la semaine prochaine avec pas mal de nouveautés et le retour du plus célèbre train du far west !