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La fin de la saison approche à grand pas pour laisser la place aux séries de l’été. Voici donc cinq départs US, avec en prime la GRANDE question : alors qu’est-ce que ça vaut Community sans Dan Harmon ?

red widow 2RED WIDOW (saison 1)

Adaptation de la série néerlandaise Penoza, Red Widow raconte comment une femme au foyer de San Francisco, Martha Walraven, voit sa vie bouleversée lors de l’assassinat de son mari… parrain de la drogue qui voulait quitter le business, et fut sans doute éliminé par son rival, le terrible Nicolae Schiller. Martha se voit rapidement contrainte de reprendre le business de son mari pour protéger sa famille, tout en cherchant comment elle va bien pouvoir se venger de celui qui lui a tout prix…

Bien plus convaincante que la déplorable the Mob Doctor, diffusée plus tôt dans l’année, ce show créé par Melissa Rosenberg (surtout connue pour avoir signé les scripts des différentes adaptations ciné de Twilight – oui, ça n’a strictement rien à voir ! – et pour sa participation couronnée de nominations à Dexter) prend le parti de faire une plongée réaliste et sans concession dans la mafia… russe. Et il faut bien reconnaître que ça nous change de la traditionnelle famille italienne pour nous emmener dans un univers original, assez fascinant par ses codes que l’on connaît peu, et fondamentalement porteur d’histoire. Rosenberg n’est pas tendre avec ses personnages, et s’attache vraiment à garantir une certaine crédibilité (sauf pour le point de départ) refusant ainsi des facilités et des travers dans lesquels d’autres séries sur la mafia plongent allègrement (encore une fois the Mob Doctor ou la toute récente Rogue.)

Le problème, c’est que du coup le show manque d’ampleur. Si l’on suit avec plaisir les aventures de Martha, difficile de trouver quelle est la thématique qui se cache derrière tout ça. Rosenberg veut-elle parler de la famille, des sacrifices que l’on doit faire pour survivre, de la justice ? A ne pas vouloir choisir pour rester sur du réalisme brut, la showrunner manque malheureusement le coche. D’autant plus que si les personnages sont intéressants, il est difficile de se rattacher à l’un d’entre eux – même à l’héroïne, dont les problématiques dépassent celles de tout spectateur. Ainsi, Red Widow s’éloigne de son public, n’arrive pas à le prendre aux tripes, mais lui offre tout de même l’une des visions les plus originales et intéressantes sur la mafia depuis bien longtemps. Dommage.

Final Score : 7/10

D’un point de vue documentaire, Red Widow me semble toucher juste : son univers est crédible et intrigant. Mais en tant que pure série, il lui manque des personnages auxquels se raccrocher et une vraie thématique pour arriver à totalement convaincre.

glee-full-cast-season-4GLEE (saison 4) 

Certains diront que c’était couru d’avance, que cette quatrième saison serait encore plus pourrie que les autres, mais moi je voulais y croire. J’étais sûr que le show de Ryan Murphy pouvait remonter la pente après une troisième année catastrophique, sûr qu’avec de bonnes idées la série pouvait retrouver le brin de cynisme et de délire décalé de ses débuts. Mais force est de constater que le phénix n’a pas resurgit de ses cendres : Glee saison 4, c’était juste horrible.

Mais pourquoi ? Passons sur les chansons, dont le mauvais goût affiché ne se discute plus. Passons sur les chorégraphies qui ont bien du mal à se réinventer. Passons même sur cette réalisation aux couleurs trop éclatantes, mais qui souffre simultanément d’une certaine morosité suite aux coupures de budget. Non, si Glee ne fonctionne plus du tout, c’est bien parce que les scénaristes se sont magistralement plantés. Il fallait faire un choix : continuer les aventures de Rachel et consort après le lycée, suivre leur dure plongée dans la vie active, ou dire définitivement byebye aux “grands” pour accueillir les petits nouveaux du glee club. Suivre les deux options n’a fait que cumuler les personnages qui en deviennent tellement nombreux qu’il est impossible de leur construire des arches narratives un tant soit peu intéressantes.

Car, putain, on a souffert ! Rachel dans une grande école de danse à New York passe son temps à se repoudrer le nez, se convaincre qu’elle est belle et talentueuse, et hésite entre deux amours. Oui, exactement comme avant. De plus en plus énervante, on en vient à avoir envie de claquer cette insupportable gueule d’anchois qu’est Lea Michele (l’actrice) et on se retiendra en se souvenant que chez nous, Rachelle Bery c’est une chaîne d’épicerie santé (j’aurai préféré de la charcuterie, mais bon.) A côté de ça, le terrifiant couple gay formé par Kurt et Blaine ne fait que ressasser des clichés sur l’homosexualité plongeant le show dans une ringardise pathétique et totalement indéfendable. Et que dire du reste de la clique des anciens élèves qui ne cesse de revenir au lycée pour donner un coup de main et nique ainsi le peu de crédibilité de la série : merde, si vous ne vouliez pas vous séparer de vos acteurs, il fallait trouver un autre concept !

C’est d’autant plus honteux que les nouveaux personnages auraient sans doute quelque chose à défendre si on leur en laissait la place. Mais la pauvre Marley est renvoyée à un clone (heureusement plus sympathique) de Rachel, le nouveau Puckermann reste dans l’ombre de son frère, Kitty n’est qu’une pompom-girl de plus et Ryder… ne sert à rien. Génération sacrifiée ? Espérons que non, car la Fox vient de signer à nouveau le show pour deux ans. On prie les dieux du bon goût pour qu’il se passe un miracle.

Final Score : 3/10

Catastrophe éhontée, cette quatrième saison de Glee a sans doute offert un ou deux bons épisodes, mais sincèrement, perdu dans le miasme du reste, on ne s’en souvient déjà plus. Si vous voulez assister à un naufrage, c’est l’occasion.

Vegas Season 1 iTunesVEGAS (saison 1)

Et ben voilà, c’en est déjà fini de Vegas, série pourtant fortement attendue en début d’année et mettant en scène Michael Chiklis (le Vic Mackey de The Shield) et Dennis Quaid dans un affrontement au sommet entre le patron d’un casino et le shérif de la célèbre ville en plein milieu des années 60.

On peut dire que le show s’est lui-même tiré une sérieuse balle dans le pied en se présentant, lors des premiers épisodes, comme un formula de plus, comme une énième série policière dont le cadre pourtant hors norme n’était quasiment pas exploité. Le public s’en est vite rendu compte et il s’est fait la malle pour aller voir ce qui se passait ailleurs – la suite ne fut qu’une lente descente aux enfers, atteignant des scores d’audimat que CBS n’avait jamais vu aussi petits.

Et franchement, c’est vraiment dommage. Car dans sa deuxième moitié, Vegas se montre nettement plus intelligente qu’elle n’y paraissait au premier abord. C’est l’univers, d’abord, qui s’approfondit avec une réelle utilisation du feuilletonnant et des intrigues “bouclées” nettement moins mises en avant. Les personnage s’étoffent et les acteurs s’installent enfin : entre Chiklis et Quaid, on sent monter la connivence et les deux vieux roublards commencent à nous mettre dans leurs poches. Mais ils se font malgré tout voler la vedette par l’incroyable Sarah Jones, délicieuse Mia Rizzo qui fait les comptes du casino, qui nous avait pourtant fait vomir l’année dernière dans Alcatraz. Un beau gâchis, à cause d’un mauvais début. La leçon est à retenir.

Final Score : 7/10

Mais pourquoi diable a-t-il fallu que Vegas se plante autant sur ses dix premiers épisodes ? On a failli passer à côté d’un show vraiment intelligent, bien réalisé et bien mené. Le public américain, lui, est passé totalement à côté. Et CBS l’a achevé sans pitié.

touch-season-2 TOUCH (saison 2)

Touch, c’était ma petite série chouchou, non seulement car elle nous donnait des nouvelles de Kiefer Sutherland (moins musclé que dans 24, mais toujours aussi dynamique et en train de courir partout) et de monsieur “j’ai des concepts mais j’ai pas de série” Tim Kring (qui avait marqué la télé avec la catastrophe Heroes.) C’est donc l’histoire d’un enfant autiste qui ne parle pas et ne supporte pas d’être touché, et de son père, ancien journaliste, qui sont plongés malgré eux (et surtout dans la deuxième saison) dans un complot qui les dépasse. Fort heureusement, le gamin est super doué avec les chiffres, voit des probabilités de fou, et guide son père à travers une série de numéros qui vont finalement composer une suite numérique capable de sauver ou détruire le monde. Vous suivez ?

Si non, c’est pas bien grave. Touch est fort sympathique, mais elle se termine en eau de boudin, sans que Tim Kring ait pu répondre à la moitié des interrogations qu’il aura posées au fil de la série. On regrettera juste Saxon Sharbino, formidable Amelia (une autre gamine qui voit les probabilités) mais gageons qu’un mec un peu intelligent va la mettre dans une autre série.

Final Score : 6/10

Touch est amusante mais est surtout symptomatique des problèmes scénaristiques de Tim Kring. Une fois qu’il a posé un univers et des mystères, il ne sait plus trop quoi faire. Et du coup, il laisse tranquillement ses séries mourir et attend de se faire virer. Bien joué mon salop.

community-season4COMMUNITY (saison 4) 

Pour sa première saison sans Dan Harmon aux manettes, le showrunner s’étant fait viré l’année dernière pour une multitude de problèmes, Community n’a finalement pas beaucoup changé. Les auteurs ont pris soin de se moquer de tout ce que les internautes prévoyaient comme changements, ils ont encore construit des arches qui ne tiennent pas la route sur les personnages secondaires (Dean et Chang…), ont parfois eu des éclairs de génie (l’épisode en huis clos et en temps réel avec le méchant prof) et se sont parfois pris de violentes mandales (le dernier épisode qui tombe toujours juste à côté du truc génial.) Bref, ceux qui apprécient la série depuis ses débuts peuvent continuer de la regarder sans rougir ; les fans acharnés trouveront tout ce qu’il leur faut de fausses excuses pour râler sur le départ d’Harmon ; et ceux qui n’ont jamais compris pourquoi cette série faisait couler autant d’encre n’y comprendront pas grand chose de plus maintenant.

Final Score : 7/10

Dans ses coups de génie, Community est absolument indispensable. Mais quand elle tape à côté de la plaque, ça sent le souffre. Partagé entre moments magiques et plantade désolante, le show a au moins le mérite d’arriver à toujours nous surprendre. Moi, je reprendrai bien d’une saison 5.

Meet_the_cast_of_YoungersYOUNGERS (saison 1 – UK) 

Je ne connais rien au rap. Je ne connais rien au rap français, je ne connais rien au rap US, et à plus forte raison je ne connais rien au rap anglais. Il m’est donc particulièrement difficile de juger de la qualité de la musique présentée dans Youngers, série ado anglaise sur un trio qui veut se faire une place dans le monde très particulier des battle de hip hop. Par contre, je peux quand même vous dire pourquoi ce petit show (qui a drainé plus de 450 000 spectateurs en Angleterre, un record pour la chaîne E4) mérite vraiment le coup d’oeil.

Il y a bien évidemment la qualité d’une réalisation sans fioriture, qui offre un vrai regard, crédible (et non pas conciliant ou faussement effrayant) sur la vie dans les grandes tours de banlieue. Il y a aussi trois petits acteurs qui se démerdent plutôt pas mal, et une foule de personnages secondaires hyper attachants (comme la bande qui ne lâche pas son banc ou le gros patron du khebab du coin…) Mais la série tient surtout par son scénario terriblement sincère, qui ne plonge vers aucune facilité de dramatisation à outrance mais sait malgré tout raconter une vraie histoire (là où beaucoup d’autres se seraient contentés d’une chronique pépère.) Porté par un positivisme profond, par une volonté de montrer que si la vie n’est pas facile tous les jours, ce n’est pas un calvaire non plus, Youngers encourage une jeune génération à se prendre en main et à courir après ses rêves d’une manière réellement enthousiasmante. Loin des clichés morbides parfois énervants de Skins, et loin de la décérébration mentale d’un 90210, Youngers touche juste – et c’est assez rare pour être souligné.

Final Score : 8/10

Réellement convaincante, cette première saison de Youngers ne ravira pas que les ados et les amateurs de rap. Si vous êtes encore un tant soit peu capable de vous souvenir de votre état d’esprit à la sortie du lycée, vous pouvez vous plonger à corps perdu dans cette très intéressante plongée adolescente.

politicians husbandPOLITICIAN’S HUSBAND, the (mini-série, UK) 

Les mini séries anglaises se suivent et ne se ressemblent pas… du moins dans le ton, car dans la forme la dernière diffusion en date, the Politician’s Husband, reprend et confirme la formule des 3×52 minutes proposés par la BBC. Il s’agit cette fois de la chute d’un homme politique, de l’ascension de sa femme dans le même milieu alors qu’il est contraint de devenir père au foyer, et – vous vous en doutez car on est en Angleterre – de la lente vengeance et du retour sur scène de cet homme.

Plutôt bien réalisée et bien interprétée (une fois de plus, on retrouve un David Tennant impeccable – mais qui méritera bien des vacances à la fin de l’année), le show reste très classique dans son écriture. C’est à dire que s’il aurait épaté il y a encore quelques années, il passe maintenant derrière Boss, House of Cards, ou même pour faire une comparaison plus juste avec une autre mini série anglaise, Secret State. Du coup, on voit un peu chaque événement venir et le cynisme de l’ensemble sonne déjà comme déjà-vu. La bonne idée à utiliser maintenant serait-elle de faire une série enthousiasmante sur le monde de la politique ? Heu…

Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir. The Politician’s Husband est extrêmement bien construite, repose sur un rythme toujours entraînant et la conclusion est absolument magistrale. Vous pouvez y aller, voici trois petits épisodes qui ne seront pas du temps perdu.

 

Rendez vous tout au long de la semaine prochaine car il va nous falloir parler de pas moins 18 séries qui tirent leur révérence ! Sortez les mouchoirs !

Cette semaine marque la fin de quatre sitcoms de qualité variable et aux avenirs incertains. Du coup, les anglais en profitent pour nous balancer de la teenage comedy… dans la rome antique (!) et pour nous plonger dans un univers très glauque rempli de questions sans réponses.

the neighbors season 1

Neighbors, the (saison 1)

C’est assurément la plus grande surprise sitcom de l’année. Vouée à un destin fatidique, The Neighbors n’avait rien pour marcher auprès du public : un sujet de science-fiction (une famille déménage dans un petit quartier de banlieue, entièrement occupé par… des extra-terrestres !), une mauvaise place à prendre dans la soirée comédie du mercredi soir sur ABC, et un casting composé entièrement de presque inconnus. Ajoutez à cela des premières critiques pas dithyrambiques et vous obtenez une catastrophe annoncée.

Sauf que, contre toute attente, The Neighbors a su peu à peu séduire son public… et la critique. Au départ simple délire qui fait nécessairement penser à Alf (ah, les belles années 80…), la sitcom imaginée par Dan Fogelman a su comprendre les leçons de ses concurrentes récentes comme Community, Suburgatory ou même Modern Family. C’est à dire que, tout en se basant sur des intrigues purement familiales, le show se permet de briser le quatrième mur, de remettre en question les fondements même de la sitcom et pousse ses personnages dans leurs pires retranchements sans craindre l’absurde mais en le revendiquant.

En résulte une série assez bien pensante, il faut l’avouer (et puis, c’est normal vu sa case horaire !), mais très originale dans son traitement et avec des personnages tellement attachants qu’on a sans cesse envie de voir leur prochaine aventure. La recette est toujours la même, mais les ingrédients ont été upgradés pour le vingt-et-unième siècle : The Neighbors est frais, et ça fait du bien.

Final Score : 8/10

Respectant les règles de la sitcom familiale, The Neighbors casse en revanche les codes au niveau des personnages et de l’univers. C’est frais, surprenant et irrésistiblement drôle.

Whitney - Season 2

Whitney (saison 2) 

A quoi pouvait-on s’attendre de la part de Whitney Cummings, jeune comique décalée qui tente de faire le forcing pour le retour de la sitcom tournée en public – et qui a plutôt réussi son coup d’un point de vue de l’audience avec 2 Broke Girls ? Pas grand chose et, effectivement, la première saison de Whitney, son autre création déjà beaucoup plus personnelle, n’avait pas marqué les esprits.

Mais il se passe parfois des petits miracles et celui-ci a bien failli échapper à votre serviteur. Je n’attendais pas du tout cette deuxième fournée d’épisodes, j’ai d’ailleurs mis du temps pour me plonger dedans, et j’ai longtemps hésité à totalement faire l’impasse… Et j’aurai commis une bien belle boulette tant cette deuxième saison a gagné en qualité.

Les acteurs – dont la qualité est essentielle pour une sitcom en public – se sont enfin emparés de leurs personnages et sont nettement plus à l’aise. Whitney Cummings chapotte sa petite équipe avec un réel talent et sait aussi bien servir la punchline que relancer les blagues de ses petits copains. Il faut dire qu’elle est bien aidée par des scénarios beaucoup plus dynamiques et innovants qu’avant donnant – enfin ! – l’impression de ne pas re-raconter des choses déjà vu cent fois.

Mais surtout, surtout, la série est drôle et c’est d’autant plus impressionnant qu’elle ne se permet aucun artifice (à la différence de The Neighbors par exemple.) Et si cette nouvelle bande de potes n’a rien à voir avec nos bons vieux Friends, elle reste extrêmement sympathique et magistralement ancrée dans son époque. Un petit miracle, je vous dis !

Final Score : 8/10

Après une première saison mécanique, peu rodée et pas très convaincante sur l’humour, Whitney revient et se transforme pour enfin totalement nous convaincre. Une bien belle réussite.

Raising-Hope-Promo-Saison3

Raising Hope (saison 3)

Toujours fun mais déjà nettement plus fatiguée que les deux années précédentes, Raising Hope ne nous aura donc clairement pas offert sa meilleure saison. L’univers foutraque et assez crade imaginé par Greg Garcia commence à ronronner, un comble pour une série qui venait foutre un grand coup de pied dans les conventions de la sitcom familiale. Et si Maw-Maw, la grand-mère lubrique et folle à lier, est toujours aussi amusante, et que le couple de parents reste résolument fascinant, le duo des jeunes (Jimmy et Sabrina) a bien du mal à se renouveler. Dommage…

Final Score : 6/10

Fatiguée, Raising Hope n’a pas trouvé cette année les moyens de se renouveler. Ça reste très amusant, mais on attend plus d’un semeur de troubles comme Greg Garcia.

1600 penne

1600 Penn (saison 1)

NBC n’aura pas eu beaucoup de succès avec ses nouvelles sitcoms cette année, et 1600 Penn va malheureusement rejoindre le tas de toutes celles qui ont été annulées. Pourquoi malheureusement ? Parce qu’on tenait avec elle une sympathique surprise sur laquelle soufflait un vent de fraîcheur.

Les affres de la première famille des Etats-unis (comprenez du président, de sa nouvelle femme, et de ses quatre gamins) ont effectivement bénéficié d’un soin tout particulier de la part des scénaristes en terme d’originalité et d’innovation. Le rythme, les intrigues, et même les blagues apportaient quelque chose de vraiment jamais vu grâce à la mise en place de situations originales et totalement décalées.

Alors, c’est vrai, le show tenait la quasi totalité de son potentiel comique entre les mains d’un seul personnage (Skip, le “grand” des enfants, éternel étudiant sans diplôme et au mode de raisonnement très… personnel) mais les autres auraient pu s’étoffer avec le temps, comme l’ont prouvé les derniers épisodes.

Maintenant, on ne va pas recommander une série qui s’arrête après seulement treize épisodes et qui n’a pas réussi à trouver totalement sa formule. 1600 Penn sera donc vite oubliée… comme toutes les nouveautés sitcom de NBC cette année.

Final Score : 7/10

Très sympathique mais totalement dispensable, 1600 Penn n’aura pas eu le temps de démontrer tout son potentiel. Dommage, car je suis sûr qu’il y en avait un… et un gros.

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Lightfields

On va passer de l’autre côté de l’Atlantique, et passer encore plus rapidement sur Lightfields, show surnaturel en cinq épisode sur trois familles qui vivent dans la même maison, à trois périodes différentes. Maison qui est, vous l’aurez deviné, hantée.

Basée sur une série américaine qui n’a jamais été diffusée (The Oaks), et pseudo suite d’une première adaptation qui n’avait pas du tout retenu mon attention (Marchlands), Lightfields s’écoule sur un rythme infiniment lent, avec des rebondissements que l’on voit venir à des kilomètres, pour déboucher sur un final franchement affligeant. Plombé par une mise en scène antique et des comédiens à la ramasse, voici une série… qui sent le souffre.

Final Score : 3/10

Mou, déjà vu, et tout simplement chiant, Lightfields n’est à recommander… à personne.

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Plebs

Bien plus fun, les anglais de ITV2 (pourtant pas très réputé pour la qualité de leurs programmes) nous prennent de court avec Plebs, sitcom à l’anglaise sur trois jeunes adultes… dans la Rome antique. Deux sont des hommes libres et bossent dans un scriptarium (où le premier fait des copies de lettres et le deuxième déchire le courrier indésirable – d’où son surnom de “shredder”) et le dernier est leur esclave au comportement plus que particulier. Quand une charmante petite blonde et sa suivante musclée débarquent dans leur “résidence”, les ennuis commencent. Car comme tous vingtenaires digne de ce nom, les trois garçons ont deux occupations : boire et tenter de mettre des filles dans leurs lits.

On pouvait craindre une grosse parodie pataude et ringarde, Plebs se révèle être assez fine et totalement en adéquation avec son temps (bien qu’elle se passe à une époque reculée !) Bon, il faut avouer que le show rappelle à l’occasion The Inbetweeners, mais comme il n’en garde que les bonnes idées on ne va pas le lui reprocher. Fun, bien rythmé, drôle et bien joué, Plebs se laisse suivre avec plaisir et on espère juste que ce niveau de qualité va se maintenir sur toute la saison.

orphan black - 4 rolesOrphan Black 

Et bien, on peut dire qu’on l’aura attendu ce Orphan Black dont tous les sites de SF et autres conventions auront parlé bien avant sa diffusion ! Pourtant, on est en droit de se montrer réticent : voici une série canadienne de SF qui fait beaucoup parler d’elle et cela évoquera à certains le rude souvenir de Continuum, annoncée comme un tour de force autour de l’idée du voyage dans le temps et qui s’est avérée être une sombre daube. On s’approche donc lentement de Orphan Black, en lui laissant le soin de venir nous convaincre…

Et force est de constater que le premier épisode tient ses promesses. Bien sûr, il y a la prestation de Tatiana Maslany (l’actrice sur l’affiche – et oui, pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est la même dans quatre rôles différents !), mais il y a aussi et surtout une mise en scène et une atmosphère sonore qui mettent en place une ambiance très particulière assez grisante. Le scénario en lui même est plutôt bien rythmé mais l’histoire ne se met pas encore totalement en place : ainsi, si la série parle du clonage, le mot n’a pour l’instant pas encore été prononcé… On reste pour l’instant dans une intrigue un peu plus classique, celle d’une jeune femme qui assiste au suicide d’une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau et qui décide de prendre sa place. Tout se complique dans les dernières minutes de l’épisode, fort heureusement, et laisse espérer le meilleur pour la suite. Bref, Orphan Black doit encore faire ses preuves mais au moins elle démarre sur une bonne voie.

 

Rendez vous la semaine prochaine pour saluer l’une des plus grandes série de sa génération… et sans doute la plus injustement boudée de part chez nous !

Voilà donc la suite du bilan de la semaine, avec pas moins de cinq nouveautés et deux départs. Quand on vous dit que la rentrée commence vraiment, on ne vous ment  pas !

Allez, j’ai décidé d’être un peu mois fainéant pour cette suite que pour la première partie, alors je vous laisse avec la liste de toutes les séries qui ont repris cette semaine…

Treme ; Hawai Five-O ; How I Met Your Mother ; 2 Broke Girls ; Mike & Molly ; NCIS ; NCIS : LA ; Private practice ; New Girl ; Call me Fitz ; Criminal Minds ; Revenge (enfin plus ou moins car il s’agit d’un épisode récapitulatif de la saison passée…) ; The Middle ; Modern Family ; South Park ; Law & Order : SUV ; CSI ; Grey’s Anatomy ; Person of Interest ; Scandal ; The Big Bang Theory ; Two and a half men ; CSI : NY ; Blue Bloods ; et enfin la dernière saison de Fringe ! Ouf !

On en avait déjà parlé pendant l’été, lorsque NBC avait diffusé le pilote histoire de tester un peu la série, mais il est bon de revenir sur Animal Practice dont la vraie diffusion a enfin démarrer. Il s’agit donc toujours d’une sitcom sur un hôpital dédié aux animaux, avec un humour particulièrement absurde et un singe parmi les rôles principaux (ben oui, quoi, un singe.) Le seul souci, c’est que tout ici fait penser à une application de la recette inventée par Community, sans forcément en comprendre tous les fonctionnements. Humour décalé, hommages appuyés aux geeks, personnages stéréotypés à outrance, et même le petit jeu amoureux entre le couple frontal : impossible de ne pas penser aux aventures se déroulant à Greendale. Pour autant, sur ses deux premiers épisodes, Animal Practice arrive à rester drôle et accrocheuse : malgré ses quelques défauts, on ne s’ennuie pas, on sourit, on rit même parfois, et en ces temps de disette de bonnes sitcoms (alors qu’on nous en balance plein la gueule !) ça fait du bien. On croise les doigts pour la suite ?

Mon Pronostic : il y a quand même peu de chance que ce programme décalé fonctionne : trop décalé pour les américains traditionnels, pas assez et surtout arrivant après Community pour les autres, Animal Practice aura du mal à trouver son public. Je mise donc sur une annulation en cours de saison (même de la part de NBC…)

Vous savez les gars, nous aux Etats-Unis, on remet tout en question. Ouais, même notre bonne vieille armée maintenant qu’on a compris qu’on s’était bien fait niqué pendant plusieurs guerres. Du coup, y a des gens qui se sont dit que fallait en parler, tu vois. Alors ils y sont allés, parce que bon, Last Resort, c’est quand même une série de militaires, alors on pose les coucougnettes sur la table. Je te le fais rapide : y a quelqu’un aux Etats Unis il veut bombarder le Pakistan. Y a nos héros ils sont dans un sous marin nucléaire et ils reçoivent l’ordre. Mais bon ils ont un doute, alors ils le font pas. Après ça vire à la mutinerie. Et au final, on essaie de les torpiller pendant que simultanément les mecs de la maison blanche ils balancent des nuke sur le Pakistan. Alors les mecs du sous-marin ils investissent une île, et ils se déclarent indépendant. Honor in Defiance mon gars.

Bon après c’est vrai que les personnages, ils ont pas été trop bossé et que le casting il fait un peu de la peine. Et puis le pilote il est mou du cul et il montre pas du tout ce que sera la série par la suite. Et puis on a pris des réalisateurs au rabais parce que bon faut pas déconner non plus, le budget il est pas illimité (on s’appelle pas Revolution nous…) Alors voilà, en vrai pour l’instant, on peut pas en dire grand chose de notre série, parce qu’on a aucune idée de où ça va aller. Tu sais comment ça s’appelle ça ? Un pilote bien raté.

Mon Pronostic : allez, ça va le faire au moins pour une saison. ABC ne commandera pas la deuxième par contre, trop cher en drapeau américain…

Je n’y croyais pas du tout, mais il faut bien avouer que pour – du moins pour le pilote – Lucy Liu en guise de Docteur Watson, ça marche ! Car oui, Elementary est bien une énième déclinaison de Sherlock Holmes. S’éloignant des films récents en choisissant l’époque contemporaine, et s’éloignant totalement de la série anglaise en détournant le couple crypto-gay, cette nouvelle version américaine n’avait de prime abord pas grand chose à apporter. Et pourtant ce cher Sherlock est une nouvelle fois adapté, transformé (en ex-addict sur le chemin de la rédemption pour cette fois) et les auteurs ont eu la bonne idée de ne pas le jouer irascible et cruel – ce qui n’en aurait fait qu’un Gregory House bis (lui-même étant inspiré de Sherlock !) – mais plein de fissures, de doutes, et quand même de mauvaise foi. La suite de la série est censée être une bromance entre un homme et une femme, et promet que les enjeux amoureux ne seront jamais posé sur Sherlock et Watson… mais on attend de voir. En tous cas, le pilote est très plaisant et nous laisse sur cette question pas si évidente : Elementary ne sera-t-elle qu’une série policière de plus ou tiendra-t-elle ses promesses ? La réponse, cette saison.

Mon Pronostic : j’ai du mal à croire que ce show pourrait totalement se casser la gueule. Je vais donc miser sur la commande d’une deuxième saison à la fin de l’année.

Imaginez tout un pays qui s’enthousiasme depuis quatre ou cinq ans pour ses pires ploucs, et se met à faire l’apologie d’une certaine bêtise humaine mais avec un vrai bon fond et une morale familiale à l’extrême. C’est ce qui se passe aux Etats-Unis où le New Jersey prend sa revanche à base de télé-réalité bas de gamme et autre concert de pétasses vulgaires affirmant leurs convictions politiques tout en se recalant le string en direct à la télé. Assez curieusement, quelqu’un a eut l’idée de mélanger ceci avec The Good Wife, soit prenons deux extrêmes, mixons tout ça dans un grand pot et voyons ce que ça donne. La réponse se nomme Made In Jersey et obtient haut la main le titre de la série la moins inventive et surprenante de l’année. Voici donc les aventures d’une avocate venue du New Jersey, qui bosse chez des riches New-Yorkais et qui va s’avérer super forte. Legally Blonde sans Reese Witherspoon, l’humour ou encore l’analyse du personnage : c’est la débâcle. C’est bien simple, j’avais beau faire du vélo en regardant Made In Jersey, j’ai bien failli m’endormir. A garder uniquement pour les nuits d’insomnie.

Mon Pronostic : c’est typiquement le genre de série qui malgré tous ses défauts peut durer dans le temps (n’est-ce pas Blue Bloods ?), du coup je mise sur la commande d’une deuxième saison…

Elles nous quittent et nous reviennent régulièrement, voici donc la troisième itération animée des Teenage Mutant Ninja Turtles, connues chez nous sous le simple sobriquet de Tortues Ninjas. Alors que j’avais très peur du look full 3D mode peluche des affiches et des trailers, il faut bien avouer que en action, sur un double épisode de départ, ça marche plutôt bien. Les auteurs l’ont bien compris, la force de la série réside dans la complémentarité entre les quatre protagonistes qui sont ainsi encore plus poussés dans leurs différents retranchements. April est transformée pour l’occasion en adolescente fille d’un scientifique qui s’est fait enlevée par les terribles Kraaank, et Shredder fait vraiment flipper lors de son apparition finale. De l’aventure, du ninja, un peu de geekerie scientifique, et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humour, avec en prime un feuilletonnant qui peut s’avérer très sympa. Bref, c’est tout comme avant, mais en mieux, et parfois je regrette de ne pas avoir dix ans en 2012. Qu’importe, je regarderai quand même la série, idéale pour les dimanches après-midi de gueule de bois.

Mon Pronostic : c’est les TMNT, il y aura forcément une deuxième saison !

Du côté des séries qui terminent leur année, c’est la fin de la troisième saison de Louie, soit les aventures douces-amères du double sans le s mais avec un e du comique Louis C.K. Oscillant constamment entre humour et grincement de dents, la série se présente comme une suite de scènes de vie dérisoires entrecoupées (parfois) d’extrait de stand-up. Force est de reconnaître qu’il y a beaucoup de moments touchants ou de séquences dans lesquelles le comédiens/réalisateur/scénariste/producteur touche juste, mais il est parfois fatigant lorsqu’il s’apitoie un peu trop sur son sort. Le pire est atteint quand il sort les violons pour accompagner la chute de son personnage dans le dernier épisode, que je prends comme un véritable aveu de faiblesse sur la réalisation. C’est d’autant plus rageant que cette saison est de très loin la meilleure et que le destin de Louie devient vraiment très intéressant et dépasse le strict cadre de la chronique pour commencer à s’emparer d’un beau sujet, autour des dessous du monde de l’humour. Mais bam, catastrophe, ce dernier épisode vient en remettre une (mauvaise) couche dans les dix dernières minutes, proprement affligeantes et dont on se demanderait presque si elle ne sont pas une tentative de l’homme pour suicider sa série. Allez Louis, va prendre des vacances et revient nous en forme.

Final Score : 3.5/5

Franchement, tout le début de la saison mérite au moins un 4, si ce n’est un 4.5, mais je me sens obligé de condamner ce dernier épisode qui m’a fait plusieurs fois me vomir dans la bouche. Louie, ou la série que j’aime bien, mais qui a vraiment su me mettre en colère.

Pour sa deuxième saison, le petit show canadien qui fonctionne pas si mal que ça aux Etats-Unis, The L.A. Complex, plonge plus en profondeur dans son sujet, soit la quête de la réussite dans les milieux artistiques à Los Angeles. Exit la bimbo blonde qui se frayait un chemin dans l’univers du porno, sans doute plus parce que les auteurs n’avaient plus grand chose que par peur d’une quelconque censure. Exit aussi le petit musicien gay pour se concentrer sur son ex, un rappeur musclé qui permet de traiter de l’acceptation de soi-même plus que du coming-out. Les intrigues fleurissent et ne se ressemblent pas, la série s’attaquant à toute sorte de sujet en y allant franchement, notamment lorsqu’elle s’intéresse à l’église de la scientologie, sans la citer, mais en rentrant profondément dans ses mécanismes. On y parle aussi du sacrifice de son identité pour un autre (la grande soeur et le petit frère), des méthodes radicales de la télé-réalité mais surtout de comment ceux qui en sont les acteurs en profitent tout autant que les producteurs, de parties à trois, du manque de travail, de la surcharge de travail, du mensonge sous toutes ses formes, un peu d’amour et au final beaucoup d’amitié. Malgré son petit budget, The L.A. Complex frappe fort, très fort.

Final Score : 4.5/5

Pas loin d’être la meilleure série de l’été, et vraisemblablement l’un des shows les mieux écrits du moment, The L.A. Complex ne souffre que de son budget ridicule et de comédiens pas franchement tous à la hauteur. Ce n’est pas une raison pour se refuser LE show sur L.A. !

La semaine prochaine, les choses se calment ! On en profitera donc pour faire le point sur ce qu’on a vu de pire et de meilleur dans ce début de saison…

Les programmes de l’été commencent à s’installer sur les écrans US prenant peu à peu la place de séries qui nous quittent à jamais ou se prennent juste un peu de vacance. Cette semaine, on reviendra donc sur quatre départs temporaires, deux définitifs, et une petite nouveauté… canadienne.

Alors, oui, c’est vrai qu’on pourrait aussi parler du retour plus qu’incompréhensible de la terrifiante Single Ladies, de la non moins désespérante Mélissa and Joey ou encore de la sympathique (mais bas de plafond) Workaholics… mais bon, on ne peut parler de tout tout le temps !

On va commencer avec un départ définitif des plus regrettables, celui de Harry’s Law, dernière création en date du très volubile David E. Kelley (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal…) Alors oui une fois de plus c’était un legal show, oui une fois de plus il y avait des personnages complètement barrés, oui une fois de plus les affaires n’étaient pas crédibles, oui une fois de plus les intrigues amoureuses étaient relativement pitoyables et oui une fois de plus le tout était profondément marqué politiquement. Mais que voulez-vous, David E. Kelley sait apporter juste ce qu’il faut de nouveauté à sa formule pour qu’elle fonctionne à chaque fois et reste dans l’air du temps. Car malgré sa réalisation un peu dépassée, Harry’s Law s’affirme tout à fait comme une oeuvre très contemporaine, qui se prend l’Amérique réactionnaire en frontal pour mieux la démonter. Et si la formidable Kathy Bates n’atteint jamais le potentiel faramineux du duo James Spader & William Shatner de la très regrettée Boston Legal, elle n’en demeure pas moins la clé de voûte de ce programme qui aurait bien mérité une petite troisième saison.

Final Score : 3.5/5

David E. Kelley a une vraie science du legal show et il sait toujours viser juste – du moins en terme de qualité de programme, pas vraiment en terme d’audimat. A trop s’en prendre aux idées bien-pensantes qui secouent l’Amérique, il s’est sans doute mis une partie de son public à dos, à moins que ce ne soit la mise en scène quelque peu surannée (surtout en regard des séries contemporaines) qui ait fait fuir les spectateurs. Reste qu’Harry’s Law était un programme vraiment sympathique et fondamentalement jamais décevant.

Curieux programme que ce The L.A. Complex, série purement canadienne qui se déroule pourtant aux Etats-Unis et dont la diffusion dans son pays d’origine fut saluée par les critiques alors qu’elle se perdit dans la masse lors de son passage sur la CW. De quoi s’agit-il donc ? Grosso merdo de la vie de cinq jeunes adultes qui en sont tous à un niveau différent de leurs carrières mais qui rêve tous de réussir à Los Angeles (en tant que comédien, que danseuse, dans la musique ou en faisant du stand up). La plupart vit dans un fameux “complex” d’appartement et forcément ils vont s’aimer, se déchirer, se détester et se serrer les coudes. Rien de bien original là dedans ? C’est sans compter sur les scénaristes, directement issu de Degrassi, la série ado canadienne connue pour son traitement brutal de sujets épineux et sa volonté affichée de réalisme (son ancêtre était connu chez nous sous le nom de Les Années Collège… et oui, ça vous fait tilt maintenant !) Et il faut bien avouer que ce L.A. Complex s’avère justement fort complexe et traite avec force le désespoir, la lâcheté, la perte de soi, l’ironie de la célébrité et de la réussite, que provoque cette ville du rêve qui n’hésite pas à dévorer les milliers de jeune qui y débarquent chaque année pour “réussir”. C’est peut-être limite un peu trop cruel pour être tout à fait réaliste, mais ça donne un programme vraiment surprenant et qui secoue les habitudes des séries ados gentillettes.

Final Score : 4/5

Ne vous fiez pas à l’affiche quelque peu racoleuse, The L.A. Complex est sans conteste l’une des meilleures nouveautés de la saison. Son traitement brutal et sans appel fait passer un vent de fraîcheur sur une industrie de la série pour ado (ou jeune adulte) quelque peu boursouflée. D’ailleurs, The L.A. Complex s’adresse carrément à tous ceux qui se sont un jour intéressé aux milieux artistiques – une réussite, qui ne verra malheureusement sans doute sa suite diffusée qu’au canada…

Cougar Town ou le recyclage par l’absurde de toutes le bonnes idées de Scrubs - les prises de tête de J.D. en moins, les passages tristounets passant eux aussi à la trappe. Pur cour de récréation pour Bill Lawrence (le créateur) ainsi que toute la bande qui entoure Courtney Cox, Cougar Town ne s’explique pas et surtout ne se défend pas. Impossible de trouver une réelle raison à ce qui fait rire (ou non) dans ce show totalement n’importe quoi, qui secoue twitter en demandant au début d’un épisode si les spectateurs seraient intéressé par une série judiciaire… sur des cochons (#pigtrials). Bref, tout ce beau monde s’éclate et ce n’est pas la transition chez TBS (petit chaîne du câble) pour la quatrième saison qui va vraisemblablement casser leur moral (même si le budget risque d’en prendre un petit coup).

Final Score : 4.5/5 pour ceux que ça fait rire, 1/5 pour ceux que ça laisse froid.

Difficile de faire une série qui partage plus (du moins dans mon entourage) que ce Cougar Town absurde et hautement superficiel. Moi, j’adore, vous, pas forcément. C’est pas grave, on peut rester quand même ami

Voilà un bien curieux programme que ce Touch proposé par Tim Kring, le papa des Heroes, avec Kiefer Sutherland (LE mec de 24) dans le premier rôle. Et comme le tout est diffusé sur la Fox, de prime abord on s’attend à un gros show d’action fantastique qui en balance plein la gueule, ce qui n’est pas tout à fait le cas… En effet, Touch repose sur un étrange trio composé d’un gamin autiste, qui “parle” aux chiffres mais ne dit jamais un mot ; d’un papa totalement dépourvu ; et d’une aide sociale (plus ou moins) qui est là pour les aider tous les deux. Mais la grande idée derrière tout ça, c’est que le monde entier est interconnecté et que le battement d’aile d’un papillon… bref, vous m’avez compris. Du coup, les épisodes reposent sur deux, trois voir quatre niveaux d’intrigue qui vont se croiser, mais pas forcément à la fin, créant ainsi quelques surprises réjouissantes. La base de la série n’est donc déjà pas si mal, mais il faut y adjoindre un feuilletonnant très “calme”, qui sait bien se planquer comme un renard mais qui s’avère franchement prenant et qui vous entraîne avec la banane dans le double épisode de fin. La réalisation est quant à elle plus qu’honnête et les acteur, Sutherland en tête, semble vraiment aimer le programme et donc vouloir donner leur maximum. Reste la grande inconnue : c’est du Tim Kring, et on sait à quel point son Heroes est rapidement parti en sucette. Avec seulement treize épisodes au compteur, Touch a de quoi convaincre, mais saura-t-elle toujours autant nous enthousiasmer l’année prochaine ? Les auteurs peuvent-ils faire plus que treize épisodes et rester bons sur une telle base ? C’est ce qu’on verra…

Final Score : 4.5/5

Peu ou pas du tout attendue, Touch s’avère une excellente surprise : bien conçue, préparée avec un amour certain, elle ne cherche jamais à provoquer ou à se différencier et, en cela, trouve sa propre identité ! Alors oui, si les happy endings vous font vomir, vous risquez de vous énerver devant la dernière production de Tim Kring. Mais si un certain optimiste ne vous dérange pas, et surtout si vous aimer le travail vraiment bien fait, alors Touch peut être un vrai bon moment à passer. En tout cas, moi, je suis sous le charme !

Énième copie casse-gueule de Mad Men ? Il est très rapidement évident que non :  si les deux séries se déroulent à peu près à la même époque, Magic City ne s’intéresse pas du tout aux mêmes thématiques ni ne propose des personnages similaires. C’est donc l’histoire d’un hôtel, le Miramar Playa de Miami, ou comment son gérant en vient à devoir s’allier avec un boss de la pègre pour arriver à ses fins. Pas la peine de courir faire une réservation sur internet après avoir vu l’endroit dans la série, le fameux hôtel est une pure fiction, sorte de mélange de plusieurs autres hôtels que Mitch Glazer, le concepteur de la série, a longtemps étudié au cours de sa vie. On ne peut donc pas lui reprocher un manque de réalisme dans son approche. Tout comme on trouvera difficilement quoi que ce soit à redire à la réalisation, aux comédiens, ou à l’ensemble de la production value, tous absolument impeccable. Magic City, un immanquable donc ? Malheureusement non. Car le gros souci de la série se résume en une phrase : on s’attend à tout ce qui va se passer. Si les scénarios sont franchement bien écrits (les structures sont solides, les enjeux dramatiques forts) ils souffrent d’un manque d’originalité cuisant – surtout lorsqu’on sait que la série passe sur Starz, la chaîne à qui on doit tout de même le très radical Spartacus. Du coup, au lieu de nous tenir accroché à notre fauteuil, Magic City nous berce tendrement. Mais elle le fait avec un panache tellement agréable…

Final Score : 4/5

Magic City aurait pu être une très grande série si elle avait su nous surprendre à certains moments. Elle reste un programme d’exception, aux nombreuses qualités. Bref, j’attend quand même la suite avec impatience !

Pouvait-on vraiment s’enthousiasmer pour Best Friends Forever, sitcom très “originale” sur la colocation entre deux filles que tout oppose mais qui sont les meilleures amies du monde (et accessoirement le mec de la brune qui vit avec elle) ? La réponse est fatidique : non. Et même si les personnages sont un peu plus décalés que d’ordinaire (merci Community), même si les situations prêtes à sourire, et même si la réalisation s’avère à peu près potable, rien ne viendra sauver cette énième sitcom des affres de l’oubli. De toutes façons, avec seulement six épisodes tout rond au compteur avant son annulation, il y a pas de quoi y passer une journée.

Final Score : 2.5/5

Tout juste la moyenne pour cette sitcom légèrement amusante mais franchement dispensable, qu’on aura déjà oublié dans moins de six mois. Mieux vaut passer une soirée avec ses amis que devant Best Friends Forever.

Enfin, voici la GROSSE nouveauté venue du canada qui a, sur son territoire, tout explosé sur son passage. Continuum, c’est donc une série de SF dans laquelle la sémillante Rachel Nicols (qu’on est assez content de retrouver) se voit propulsé du futur à notre époque à cause d’un groupe de terroristes qui ont l’air très très méchant. Ce qui est amusant, c’est qu’ils luttent contre le système des corporations et veulent rétablir une démocratie, tandis que notre héroïne est une bonne flic droit dans ses bottes, qui fait respecter la loi et ne se pose pas vraiment de question sur le reste (sauf sur sa famille, qui va bien lui manquer.) Bref, c’est là le vrai point original et intéressant de la série : l’héroïne est un soldat des “méchants” (selon tout bon récit de SF qui s’oppose aux dictatures) tandis que les méchants sont de vrais terroristes qui n’hésitent pas à tuer… mais avec de bonnes intentions. Seulement voilà, on ne sait pas trop quel est vraiment le point de vue des auteurs de la série et on se demande bien quel est réellement le discours sous-jacent de tout ceci. Mais bon, pour ça, il va falloir regarder la suite…

Allez, rendez-vous lundi pour le retour à la normale du bilan de la semaine (ce qui veut dire enfin en temps et en heure !)

Suite de cette grosse semaine de fin de saison avec de l’humour, des flics, et des médecins…

La reine actuelle des séries médicales, Grey’s Anatomy croulait sous un casting plus qu’imposant pour cette huitième saison. En effet, quand il faut tracer des trajectoires pour pas moins d’une grosse quinzaine de personnages, il faut sacrément se retrousser les manches. Le pari est à moitié réussi avec quelques belles trouvailles (comme les avancées surprenante de Jackson ou Karev) et des protagonistes qui disparaissent quasiment de l’écran ou qui ne sont là que pour venir balancer un bon mot de temps en temps (Lexie et Callie). Si ce n’est certainement pas la saison de la nouveauté, les auteurs ont pris soin d’essayer d’éviter le pathos larmoyant tout en gardant des rebondissements sacrément musclés. Mention spéciale au season finale, dans lequel Shonda Rhimes se refuse à jouer avec la mort d’un personnage la rendant d’autant plus abrupte et amère – d’ailleurs, une partie des fans est en colère et demande le retour de fameux personnage l’année prochaine… Quant à Ellen Pompeo, elle semble être à l’aise dans les bottes de Meredith qui revient quelque peu sur le devant de la scène. Mais la grande gagnante de cette saison, c’est clairement Sandra Oh, franchement convaincante dans son rôle de Christina Yang, et qui assume pleinement les ambivalences de son personnage.

Final Score : 4/5

Cette saison 8 est certainement l’une des meilleures de Grey’s Anatomy – du moins elle renoue avec la qualité et la surprise des premières saisons. Alors certes, la série se perd dans son nombre important de protagonistes et gagnerait à se recentrer sur moins de personnages, mais les scénarios et les comédiens se sont avérés franchement réjouissants. Reste la réalisation, carrée, à l’épreuve des balles, mais pas franchement imaginative. Mais qui voilà ?! Mais c’est bien sûr, le poids lourd de la série policière depuis sept ans, à savoir les profilers de Criminal Minds. Après l’arrêt brutal du (très mauvais) spin-off lancé l’année dernière, la série spécialisée sur les tueurs en série se devait d’offrir une saison irréprochable. C’est chose faite avec des scénarios convaincants, une réalisation à filer la frousse à Jason Statham, et des comédiens qui roulent. Pas de grande surprise, mais pas non plus de vraie déception quoi qu’on ait pu attendre du season finale un peu pépère.

Final Score : 3.5/5

Série tranquille qui ravira tous ceux qui s’intéressent aux tueurs en série et tous ceux qui apprécient un bon cop show, Criminal Minds reste sur ses rails bien huilés pour offrir une septième saison tout à fait honnête. Maintenant, il faut l’avouer, un peu d’originalité et de prise de risque serait tout de même les bienvenues… Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ce pauvre Gregory Poirier serait mort une bonne dizaine de fois lors de la diffusion de sa dernière création, Missing. Le scénaristes, qui n’est ni français ni canadien comme certains le laissaient entendre – c’est un américain né à Hawaii – a commis ce qui se fait de pire dans le genre du thriller d’espionnage. Car on sent la volonté de faire quelque chose de frais, péchu, dynamique alors que le résultat est mou, fatigué et passablement ringard. Ashley Judd en mère de famille qui cherche son fils et qui s’avère être en réalité une ancienne agent de la CIA, déjà on n’y croit pas. Mais quand viennent se mêler à tout ça des agents d’Interpol ou encore un père pas vraiment mort dans un attentat à la bombe il y a dix ans et on commence à rigoler. Le pire est atteint (heureusement) dans le dernier épisode lors d’une discussion hallucinante entre l’héroïne et le vilain méchant pas beau que de toutes façons il aimait pas son fils parce qu’il aime personne. Lorsqu’Ashley Judd parle de la noirceur qu’elle a découvert en elle, on pouffe de rire. Lorsqu’elle apparaît en silhouette à contre-jour et qu’elle lâche son pistolet pour bien symboliser que cette fois son combat est fini, on pleure de rire. Et comme s’il fallait en rajouter, Grégory nous pond un ultime rebondissement : Ashley Judd se fait enlever et cette fois c’est son fils qui va la chercher. On rigole, on rigole, mais heureusement que la série a été annulée quand même.

Final Score : 1/5

Série hautement ridicule, Missing ne vaut le coup que pour ses paysages européens variés (on fait un tour en France, à Vienne et en Italie si je me souviens bien) et pour son ridicule qui confine à une parodie du genre. Ah, si tout ça ne se prenait pas aussi au sérieux… Ah finalement, elle nous aura bien surpris cette satané Shonda Rhimes. Par ailleurs effondrée sur Private Practice et nettement plus en forme sur Grey’s Anatomy, elle abandonne le milieu médical pour se lancer dans… la politique. Quoi ? Mais on pensait à la vue du pilote que Scandal allait être une sorte de Grey’s Anatomy avec des avocats ! Qu’est-ce qu’il s’est donc passé ? La réponse est assez simple : Shonda Rhimes a du regarder The Good Wife, Damages et Boss (oui, ok, c’était pas diffusé à l’époque mais bon…) et elle a fait un gros mix. Comme elle est pas stupide et qu’elle connaît pas forcément très bien le fonctionnement de la maison blanche, elle est allée chercher Judy Smith, qui était “administration press aide” pour Georges Bush… Alors oui, on s’est bien fait avoir par le pilote pas franchement palpitant, mais qui nous titillait juste assez pour voir la suite (et sans doute se moquer des efforts de Shonda – on n’a pas oublié la catastrophe Off the Map). Sauf que là où on attendait des nouveaux cas à chaque épisode, on découvre une série qui met rapidement en place son feuilletonnant et se débarrasse du reste très rapidement. Les personnages sont loin d’être les stéréotypes lisses auxquels on s’attendait et la réalisation prouve au fur et à mesure qu’elle a des choses à dire. Même les passages à la maison blanche semblent crédible – mention spéciale au couple présidentiel, qui fait froid dans le dos. Et à la fin de la saison, on reste comme deux ronds de flanc sur son canapé à réclamer la suite.

Final Score : 4/5

Ah, s’il n’y avait pas la “touche” Shonda Rhimes au niveau de la musique et des effets scénaristiques un peu trop choc par moment, Scandal pourrait être une excellente série. C’est déjà pas loin d’être un immanquable tant les programmes à ce point réjouissants nous ont manqué cette année. Excellemment menée, l’intrigue principale balaie tout sur son passage. C’est déjà une réussite.

On ne va pas s’attarder sur le problème du lynchage de Dan Harmon, show runner et créateur du show, viré comme un malpropre il y a une petite semaine, mais bien revenir sur les épisodes de cette troisième saison de Community. Si les personnages sont toujours aussi attachants, si l’univers de la série est toujours aussi barré et imprévisible, et si la réalisation continue de tenir toutes ses promesses, force est de constater que les scénarios sont, eux, très inégaux. Ainsi, on peut tomber sur de magnifiques perles d’humour (le faux épisode flashback avec nos héros chez un psy, le faux épisode documentaire sur la guerre entre Troy et Abed…) comme sur de belles idées malheureusement mal traitée (l’épisode jeu vidéo, particulièrement décevant) et parfois sur de vrais plantages pas drôle pour un sou. C’est qu’il en faut des idées de génie pour tenir un tel programme et nul doute que la prochaine saison, avec l’éviction de Dan Harmon et la mise au placard de la diffusion le vendredi soir, s’auto-annéantira dans les larmes des fans.

Final Score : 4/5

Community est certainement la sitcom la plus attirante du moment grâce à son ton décalé et unique ainsi qu’à des idées d’univers absolument géniales. Dommage que l’ensemble ne tienne pas si bien la route que ça : les déceptions sont nombreuses – au moins autant que les grandes réussites. Bref, c’est à vous de voir, mais il faut avouer qu’il serait tout de même un peu con de se priver d’un programme pour une fois original.

Quand on connaît une semaine plutôt tendue niveau boulot, on aime se réfugier dans des séries qu’on aime. Quand on fait face à une semaine particulièrement chargée au niveau de la programmation, on se demande comment on va faire pour arriver à tout regarder. Quand les deux tombent en même temps, l’heure est venue de faire un choix : il va falloir laisser tomber certains de nos héros préférés. Ou peut-être juste arrêter de regarder les plus grosses daubes…

Dimanche, le choix était assez délicat. Enfin, pas au niveau de la daube à éviter puisqu’il paraissait évident de faire l’impasse sur Army Wives dont le démarrage de cette sixième saison aura été hautement traumatisant pour les yeux, les oreilles, et le bon goût.

Donc tu veux que ton propre show s'arrête ?

Mais si on ne devait choisir qu’une série à regarder, là, les choses se corsent. Luck ? Trop lent, trop compliqué. Californication ? Les aventures de Hank Moody finissent toujours par fatiguer un petit peu. The Good Wife ? La déception risque de décevoir nos plus grandes attentes sur cette magnifique série (j’ai triché, j’ai regardé l’épisode…) Alors oui, faisons nous plaisir avec ce petit bonbon délicieusement tordu qu’est Once Upon a Time, la série improbable sur les contes de fée qui arrive à mélanger le Petit Chaperon Rouge et une histoire de loup-garou. Quand les scénaristes se lachent, c’est le spectateur qui se régale !

Red Hood VS Werewolf : on dirait le titre d'un jeu Capcom

Lundi, le choix paraissait évident : on se garde Pretty Little Liars pour la semaine prochaine (avec le grand final de la saison deux) et on se remet dans Being Human (version US) qui de plus signe ici l’un de ses meilleurs épisodes avec un petit retournement de situation que je n’avais franchement pas vu venir…

That's creepy.

Mardi, inutile de tergiverser avec l’immanquable Justified dont cette troisième saison s’avère encore meilleure que les deux premières.

J'adore ce petit regard sympathique et méprisant à la fois !

Mercredi, ce n’est pas le choix qui se bouscule au portillon… heureusement que Cartoon Network est là pour nous rappeler les méfaits de laisser la cuvette des toilettes levée et nous révéler la vraie manière d’utiliser ce formidable objet. Vous l’aurez compris, c’était la rentrée de South Park, qui commence cette seizième saison bien fort.

Nuff said

Jeudi, c’était sérieusement plus compliqué. Entre le flash-back 1912 de The Vampire Diaries, l’enlèvement du fiston d’Awake, et le rassurant retour de Community, on avait déjà pas mal de choses à voir. Mais c’était sans compter sur l’excellente surprise de MTV, I Just Want My Pants Back dont les scénarios sont au moins aussi sympathique que le titre de la série. Sans doute l’un des meilleurs shows sur les vingtenaires depuis… pff, tellement longtemps qu’on ne s’en souvient plus !

Voilà le genre de répliques sympathiques auxquelles vous devez vous attendre.

Enfin vendredi, même s’il y a tout plein de séries qu’on adore, on se réchauffera avec le retour de Sarah Shahi dans Fairly Legal - le show qui vous rappelle à quel point il semble faire bon vivre à San Francisco… (ok, ça ne parle pas du tout de la ville, mais c’est pas grave !)

San Francisco... what else ?

Bon, espérons juste qu’on aura un peu plus de temps pour regarder des séries la semaine prochaine !

Pour cette sixième fournée de reviews, on se concentre uniquement sur la soirée comédie du mercredi soir d’ABC. Où on se demande pourquoi les gens s’extasient sur une certaine famille moderne, pourquoi Matthew Perry ne fait plus recette et pourquoi les cougars nous fascinent autant !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

The Middle est une sitcom sur une famille de la middle class américaine, qui vit dans un quartier moyen, en faisant des choses moyennes, et qui au final fait moyen rire.

Programmé en début de soirée, ce n’est clairement pas The Middle qui va faire revenir les spectateurs de semaine en semaine : sitcom somme toute très moyenne, elle a au moins le mérite de nous faire retrouver Neil Flynn, l’extaordinaire janitor de Scrubs, ici totalement sous-exploité… comme presque tous les ingrédients mis en place.

Et il y avait pourtant de la matière avec des personnages au fort potentiel comique : entre Sue qui veut tout réussir mais n’arrive à rien ; Axl, l’adolescent flemmard et un peu idiot ; et Brick le très inquiétant petit garçon qui passe son temps à lire et manque complètement de compétences sociales, ce sont clairement les enfants qui s’en tire le mieux et qui peuvent de temps en temps vous faire décrocher un sourire.

A part ça, on est dans le classicisme le plus total, avec petite voix off en intro qui lance la thématique du jour – bien entendue résolue dans la joie et l’allégresse en fin d’épisode avec de vraies bonnes valeurs sur la famille. Rien de bien passionnant, mais au moins c’est bien fait !

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

The Middle fait dans l’ultra classique mais le fait plutôt bien. Dommage que le titre, et certains personnages, rappellent quelque peu la formidable Malcolm in the middle à laquelle elle ne lui arrive pas à la cheville.

Better with you a débarqué cette année pour compléter la soirée comédie d’ABC. Trois couples à différents points clés de leurs relations, et qui font partie de la même famille : un combo sitcom sentimentale plus sitcom familiale sur lequel la chaîne misait beaucoup. Mal leur en a pris…

Créée par une ancienne scénariste de Friends, Better with you peine en permanence à convaincre faute de personnages vraiment amusants. Tout au plus pourra-t-on sourire aux répliques décalées de Casey et retrouver avec un certain plaisir coupable Debra Jo Rupp, l’hystérique maman de That 70′s show. Mais les différents couples et leurs habitudes énerveront rapidement tout comme la logique familiale foutrement artificielle.

Final Score : 2/5, série annulée après sa première saison.

Better with you peine à convaincre sur tous les plans, mais surtout, surtout, elle fait à peine sourire ! Malgré toute la sympathie qu’on peut vouer au casting, c’est bien là un gros problème pour une sitcom. Et comme la série est déjà annulée, pas la peine de vous embêtez avec ce show qui sera bien vite oublié.

On arrive au morceau de choix, la sitcom qui génère à elle seule quasiment toute l’audience de la soirée d’ABC et qui reçoit pléthore de bonnes critiques sur le net et ailleurs : Modern Family. Je sens que je ne vais pas me faire que des amis…

Sincèrement, je ne vois pas pourquoi tout le monde s’enthousiasme pour ce show vaguement basé sur la française Fais pas ci, fais pas ça (même si ça a l’air de n’avoir jamais été rendu officiel). Le concept du mockumentary n’a jamais été vraiment joué (contrairement aux précurseurs du genre The Office et Parks and Recreation), la plupart des personnages sont tellement outranciers qu’ils en deviennent énervants (mention spéciale au couple gay qui rendrait homophobe un mec comme Gandi), mais le pire c’est bien la manière dont chaque épisode se doit de se conclure en nous affligeant de sa morale bien pensante et des vertus d’une grande famille. GOWWWD, it’s so boring.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Ma critique est outrancièrement négative mais c’est parce que je lis partout des éloges outrancièrement positives. Modern Family est juste une sitcom sympathique, à regarder en famille, et qui peut amuser au compte goutte. Attention à l’indigestion, tant les mêmes blagues se répètent…

Bill Lawrence et Kevin Biegel, tout droit sortis de Scrubs, ne m’avaient pas franchement ravis l’année dernière avec leur Cougar Town, bien qu’on sentait un certain potentiel dans les personnages et la possibilité de glisser dans le surréalisme le plus total et le plus absurde. Force est de constater que la saison deux répond à toutes nos attentes !

Oui, je l’avoue, Cougar Town me fait rire, beaucoup rire même. Et je pense que beaucoup de gens pourraient se pencher sur ce petit bijou de non-sens : ceux qui sont fans de Courtney Cox (parfaite en MILF alcoolique avec un gros problème d’Oedipe inversé !) et ceux qui adoraient les fantasmes délirants de JD dans Scrubs. Bien sûr, difficile de regarder un tel show, qui fait plus ou moins l’apologie de l’alcool, de la glande et de l’irresponsabilité avec ses enfants. Pour les autres, ne vous fiez pas à votre première impression : voilà bien la sitcom la plus dérangée de l’année (et sans doute la moins réaliste aussi, alors ne vous arrêtez pas à l’image des femmes qu’elle peut véhiculer… les hommes ne sont pas mieux logés !).

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Cougar Town ne fait certes pas mouche à tous les coups, mais c’est résolument la sitcom la plus excitée, preneuse de risque et passablement dérangée de l’année. Impossible, après visionnage, de ne pas avoir envie de jouer à Penny Can ou de boire dans un gros jumbo. En plus, on retrouve Ted de Scrubs et il y a même un (mini tout mini) crossover avec Community - qui n’est même pas diffusé sur la même chaîne. Way to go.

Gros chantier pour ABC, ce Mr. Sunshine devait faire renouer le public avec Matthew Perry en manager du Sunshine Center, une espèce de grand salon pour des conventions ou des spectacles. Problème : personne n’a prévenu Perry qu’il faut qu’il change enfin de rôle.

Ce n’est pas que ça ne nous amuse plus de retrouver Chandler, mais on commence un peu à s’en lasser. Certes, Ben Donovan est un peu différent : il séduit facilement les femmes et il est plutôt cynique… à part ça, il possède exactement le même humour que son jumeau de Friends, ce qui représente quand même un gros poids pour une comédie.

Les seconds rôles ne s’en sortent pas particulièrement mieux puisqu’ils font tous penser à des personnages vus ailleurs. Et au final on a un peu l’impression de se retrouver dans une sitcom “all-stars” qui, comme ses homologues de télé-réalité, reste amusante un temps mais manque trop de personnalité pour rester inoubliable… ou au moins nous faire revenir de semaine en semaine.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison.

Mr. Sunshine n’était pas une mauvaise sitcom, c’était juste du déjà-vu du début jusqu’à la fin. Vous pouvez vous avalez tous les épisodes en une après-midi, vous ne le regretterez pas – mais ne vous attendez pas non plus à vous péter en quatre de rire.

Happy Endings débarque en fin d’année pour répondre à la débâcle Mr. Sunshine. Sur un concept sur-éculé (les affres sentimentales de trentenaires, dont l’un se fait plaquer le jour de son mariage au tout début de la série, avant que sa copine ne revienne à la fin du même épisode !), et une diffusion plus que catastrophique (épisodes groupés par deux, et diffusé dans le désordre, créant ainsi un certain chaos dans le feuilletonnant), la sitcom de David Caspe partait sous les plus mauvais hospices…

Et pourtant, la bonne surprise ne tarde pas à arriver. Les personnages sont rapidement très sympathiques, la série ne joue (quasiment) pas sur des crossovers sentimentaux, et surtout l’ensemble du casting propose une dynamique qui nous paraît assez originale et sympathique.

Humour très contemporain (tout un épisode repose sur un foutage de gueule des hypsters…), structure dynamique et rythme haletant, Happy Endings dispose de beaucoup d’atouts pour devenir l’une des meilleures sitcoms de l’année prochaine. Et oui, surprise des surprises, malgré tout le mal qu’ABC a tenté de lui faire (inconsciemment ou non), le show a généré suffisamment d’audience pour être renouvelé pour une deuxième saison !

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Sur un fond éculé, Happy Endings propose une forme nouvelle, dynamique et particulièrement enchanteresse. C’est aussi l’occasion de retrouver Elisha Cuthbert, qui démontre qu’elle n’est pas que la fille de Jack Bauer mais peut tout à fait nous faire rire. Happy Endings ? Espérons en tous cas que l’année prochaine la série soit diffusée dans le bon ordre !

Jeudi12, vendredi 13 et dimanche 15 mai, une première fournée de séries nous offrait leur season finale (ou tout simplement leur dernier épisode pour celles qui n’ont pas été renouvelées.) L’occasion de faire le point sur les shows que nous avons regardé pour mieux vous conseiller…

Une petite explication s’impose au niveau des notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

C’était l’un des show les plus controversés dés sa sortie, provocant des réactions épidermiques de la part des internautes dont certains appelaient au boycott avant même la diffusion du pilote – sous le prétexte, plutôt fallacieux, que la sitcom donne une mauvais image des indiens. Le season finale ayant été diffusé le jeudi 12 mai, on peut enfin donner un avis concret sur ce programme plutôt atypique, auquel NBC ne concédera finalement pas de seconde saison…

Outsourced, c’est donc l’histoire de Todd Dempsy, un jeune américain venu du Kansas, qui se retrouve muté en inde pour s’occuper d’un call center à Mumbai. La sitcom va principalement jouer la carte des différences de culture, ne s’épargnant aucun cliché aussi bien sur les indiens (dont la bouffe peut tuer n’importe quel blanc-bec) que les américains (représentés ici par un imposant gaillard qui se contrefout de la culture indienne et dont la principale passion est la chasse.) Ce n’est clairement pas le point fort de la série – on se lasse très vite de ces préjugés gonflés à bloc pour tenter de nous faire rire. La réussite du show se situe plutôt dans le casting qui propose, de loin, le plus grand nombre de tarés jamais vu – de Gupta, gros attention-whore qui ne cesse jamais de parler, à Rajiv, le patron indien à la moustache limite hitlérienne, en passant par l’ultra-timide Madhuri que pratiquement personne ne remarque. Un casting extrêmement sympathique, auquel on adhère immédiatement et dont on a vraiment envie de suivre les mésaventures.

Mais là où Outsourced se plante complètement, c’est en voulant intégrer un feuilletonnant romantique dont on se contrefiche royalement – et qui n’est en fait qu’une scorie, un reste, du film du même nom sur lequel est basée la série. Du coup, il faut bien l’avouer, quelques épisodes sont franchement à la ramasse, mélange d’ennui implacable mêlé à quelques blagues qui n’arrivent pas à faire mouche.

FINAL SCORE : 3/5 ; série annulée à la fin de sa première saison.

Outsourced ou la sitcom au casting implacable, mais plombée par un feuilletonnant sentimental à la limite de faire gerber les plus romantiques d’entre nous. La série n’a pas réussi à choisir entre le délire complet et le réalisme et du coup se limite dans tous les sens. Dommage.

LA bonne surprise de l’année dernière, the Vampire Diaries se devait d’offrir une deuxième saison digne de ce nom si elle ne voulait pas rapidement devenir la petite soeur pour ado pré-pubère de True Blood. Pour le coup, j’ai toujours trouvé que la série de la CW avait au moins un gros avantage sur sa concurrente de HBO, c’est qu’on aime ses héros, tous ses héros, et quasiment tous les personnages (oui, oui, même Damon, le soit-disant “gentil” frère.)  A contrario, si vous me trouvez une personne qui supporte Sookie et/ou Bill, faites moi signe : pour ma part, ils m’ont tellement gâché la première saison que je ne suis pas encore allé plus loin.

L’autre point fort de la série de Julie Plec et Kevin Williamson (qui, rappelons le, fut aussi le créateur de Dawson’s Creek et le scénariste de tous les Scream, à l’exception du troisième qu’il se contentera de produire…) c’est de ne jamais se reposer sur son concept de base. Ainsi, ne vous attendez pas à retrouver les personnages toujours dans la même situation psychologique ou dans le même rôle scénaristique (les méchants ne le restent jamais très longtemps, les gentils encore moins, mais c’est pour mieux nous surprendre avec une autre révélation !) Le nombre de décès par saison se compte aisément sur les doigts des deux mains (et limite aussi ceux de vos pieds) et les scénaristes n’hésitent pas à utiliser ce qui pourrait être un bon cliffhanger de fin de saison en plein milieu de cette même saison.

Pour sa deuxième année, il faut bien avouer qu’après un démarrage haut en couleur les auteurs se sont un peu essoufflés par la suite. Mais il me semble que ce n’était que pour reprendre des forces et nous offrir une tripotée de scénarios irréprochables menant à la fatidique conclusion… qui a lieu dans l’avant-dernier épisode ! Et pour le coup, le season finale se veut beaucoup moins convaincant. Du moins dans ses vingt premières minutes, avant de nous asséner les séquences finales qui promettent de faire repartir la série sur des bases neuves et encore plus surprenantes qu’avant.

Après ce déballage de points positifs, il faut tout de même avouer que the Vampire Diaries n’est pas percutante partout : acteurs parfois en berne (trop jeunes pour jouer certains sentiments ?), réalisation pas vraiment foudroyante d’inventivité, quelques longueurs musicales avec des personnages qui regardent dans le vide (une vraie spécialité de la CW – qui vend à tour de bras des OST de ses différents shows), viennent quelque peu plomber l’ensemble. Mais se priver de cette série qui cherche toujours à surprendre (et y parvient la plupart du temps) serait comme se priver d’une bonne glace au chocolat en plein cagnard alors qu’on n’a pas mangé depuis plusieurs jours : une abérration.

FINAL SCORE : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

The Vampire Diaries ne se distingue pas par son casting, par sa réalisation ou par ses choix musicaux discutables, mais bel et bien par son équipe de scénaristes qui tente toujours l’impossible pour surprendre le spectateur et l’emmener définitivement là où il ne s’attendait pas. Pas un indispensable, mais sans conteste l’une des séries les plus fun du moment.

Attendue comme la plus grosse plantade de l’année avant sa diffusion, Nikita, remake de la série du même nom, elle-même inspirée par le film de Luc Besson, aura su convaincre le public de la CW et s’offre un retour en deuxième saison grâce à des audiences plus que confortables. Alors, faut-il vraiment s’intéresser un peu plus à cette série d’espionnage qui nous promet que “Looks do kill” ?

Il faut bien l’avouer, il y a un peu mensonge sur la marchandise avec cette tagline. Car on se serait très franchement passé des poses pseudos langoureuses de Maggie Q qui aura bien du mal à nous faire croire qu’elle a l’âge de son personnage (et pas une bonne dizaine d’années de plus.) Épaisse comme une feuille de papier Canson, la pauvre actrice a bien du mal à effectuer ses scènes de baston au cours desquelles on ne cesse de se demander combien de fois son partenaire lui a péter les genoux, les phalanges et l’ensemble des os de son corps (qui ne semble pas bien solide…) Et quand on lui met dans les mains n’importe quel flingue, autant vous dire que ce n’est pas mieux : la pauvre a bien du mal à porter une arme alors imaginez, faire semblant de viser avec…

Vous l’aurez compris, le principal problème de Nikita, c’est bien l’actrice qui incarne le personnage éponyme et qui à elle seule justifie amplement le fait de ne pas regarder la série. Ce qui est vraiment dommage tant le reste du casting se débat pour arriver à convaincre – et ce n’est pas simple quand on demande à la plupart de jouer des personnages qui ressentent des émotions fortes mais ne les laisse pas voir. J’aimerai vous y voir…

Nikita, c’est donc l’histoire d’une ancienne agent d’une division secrète du gouvernement américain, forte heureusement appelée Division, qui oeuvre en réalité pour son propre compte. Nikita est bien décidée à les faire couler et elle dispose pour cela d’une arme maîtresse en la personne d’Alex, nouvelle recrue de Division, agent double pour son compte. Voilà pour le pitch de départ, qui ne tient que pour les cinq/six premiers épisodes avant que les scénaristes ne se décident à compliquer le tout avec de nouvelles informations. Et plus la série va évoluer, plus les coups d’éclats, les révélations et les retournements de situations vont se cumuler pour atteindre un délire paroxysmique dans le season finale qui ne s’épargne absolument rien… pour notre plus grand plaisir pervers !

Final Score : 0/5 pour ceux qui partent dans le délire ; 2/5 pour les autres. Série renouvelée pour une deuxième saison.

Réalisation catastrophique dans les scènes de baston, pas folichonne dans les gunfight, et plutôt pauvre le reste du temps + über fail du casting du personnage principal + scénario aberrant mais absolument jouissif dans son délire = une série qui vous demandera beaucoup de second degrés mais qui vous le rendra bien.

Attendue au tournant par toute la communauté (arf arf) de fans pour sa saison deux, Community a faillit perdre toute crédibilité à cause de premiers épisodes cherchant à réinstaurer un feuilletonnant plus que dispensable et un schéma d’utilisation des personnages de plus en plus visibles et donc moins surprenants…

Heureusement, les auteurs n’auront pas mis trop longtemps à se réveiller et à se rappeler que, déjà l’année dernière, c’est quand ils ont commencé à partir dans des délires surréalistes que la série a commencé à se faire un nom. Du coup, exit les scénarios montrant à quel point Jeff aime aider les autres malgré ce qu’il raconte, et retour dans le bon vieux non-sens, l’auto-dérision à outrance, et l’humour de référence au kilo.

La force de Community, c’est toujours à la fois son casting (il n’y a pas un personnage, même secondaire, que j’arrive à ne pas aimer !) et le fait de proposer, plusieurs fois dans la saison, des épisodes tellement inoubliables qu’on ne se souvient plus que d’eux. Qui a dit le trampoline, l’attaque de zombie ou encore le final en deux parties qui se paie le luxe d’être largement à la hauteur du premier épisode “paintball” ?

Final Score : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Seulement 4 parce que faut pas déconner, cette année y a quand même eu une tripotée d’épisodes inutiles et pas drôles. Mais bon, ça reste un immanquable et une vraie perle d’humour.

Avec Robin Green et Mitchell Burgess aux manettes, deux des cerveaux derrière les Sopranos, on ne pouvait qu’attendre beaucoup de Blue Bloods, cop show peu ordinaire qui s’intéresse à une famille de flic à New York au même titre que les Sopranos s’intéressait à une famille de mafieux. Autant dire que la déception fut grande.

Blue Bloods suit donc les aventures de la famille Reagan, dans laquelle on est flic de père en fils. On a donc l’arrière grand-père à la retraite, le grand-père Magnum (interprété par Tom Selleck) qui est commissaire, un aîné récemment décédé (oui, donc lui on ne suit pas beaucoup ses aventures, j’en conviens), un deuxième qui est une sorte de super flic (Donnie Wahlberg), une fille devenue assistante du procureur et enfin le petit dernier qui a fait des études de droit à Harvard mais qui s’est subitement décidé à suivre la tradition familiale – c’est donc un rookie, un bleu parmi les flics. Ajouter à cela une tripotée de petits enfants, enrober le tout de dîner familial du dimanche, de grandes discussions sur le sens de la justice, saupoudrer d’un zest de religion protestante et d’une bonne dose d’esprit républicain et vous obtenez cette charmante famille, confrontée au fil des épisodes à des enquêtes policières sacrément coriaces…

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un sacré effort a été fait de la part de CBS concernant le casting, nettement irréprochable, et la réalisation de haute volée qui magnifie New York à coup d’ambiances crépusculaires qui font rêver. Malheureusement, côté scénario, c’est un peu la débandade. Le problème est tout simple : dés le pilote, les auteurs mettent en place une intrigue feuilletonnante concernant les Blue Templars, sorte de police des polices devenue un repaire à ripoux, qui pourrait être responsable de la mort du fils aîné. Une intrigue qui se devait de faire trembler toute la famille Reagan sur ses fondations, nous montrer l’envers du décors de ce petit groupe qui vit en autarcie. Grosse déception : l’enquête n’avance pas de toute la saison et les Reagan restent éternellement des anges protecteurs de New York à qui on ne peut décidément rien reprocher. Quant aux Blue Templars, ils sont balayés d’un revers de la main dans le season finale, proprement ridicule et qui achève dans le sang la crédibilité de la série.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Pour un cop show, c’est un très bon (et surtout très beau) cop show. Par rapport à ce que l’on était en droit d’attendre de la part de deux des cerveaux des Sopranos, c’est une honte. La plus grande déception de cette année ne mérite pas – pour l’instant – que vous vous attardiez dessus.

Deuxième saison pour The Cleveland Show, dessin animé amorçant les dimanches soirs de la Fox. Seth MacFarlane est aux commandes et on pouvait craindre qu’il ne copie à l’envie ses propres bonnes idées de American Dad ou Family Guy (dont Cleveland Show est un spin-off.) Craintes totalement avérées… mais est-ce vraiment un problème ?

Certes, on ne peut pas dire que The Cleveland Show fasse dans la grande originalité. Son casting rappelle celui de Family Guy, déjà copié/collé dans American Dad et la comédie repose toujours principalement sur de l’humour de référence et des blagues plutôt grasses. La seule nouveauté du show, c’est de jouer à plein pot la carte de la sitcom – jusqu’à faire apparaître les personnages dans une sorte de faux documentaire sur le tournage de la série.

Cette deuxième saison n’a pas fait de grande prouesse, à l’exception notable du season finale se déroulant en plein Comic Con de San Diego et qui se paie le luxe d’avoir en guest Emily Deschannel, Eliza Dushku, Mark Hamill, Robert Rodriguez et même Kathee Sackhoff. Une explosion de joie pour tous les geeks qui se respectent. A part ça, rien de particulièrement extraordinaire, mais rien à jeter non plus. Du coup, les fans de Seth MacFarlane s’y retrouveront, les autres pourront passer leur chemin.

Final Score : 3/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Que dire de The Cleveland Show ? Si vous aimez déjà Family Guy et/ou American Dad vous y retrouverez tous les ingrédients qui vous font rire. Sinon, l’humour vous passera totalement à côté. Pour moi, c’est juste un sympathique petit show amusant du dimanche soir.

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !

Chose promise, chose due : voici donc mon top 5 des séries de l’année dernière, c’est-à-dire diffusée pendant la saison 2009-2010 aux Etats-Unis. Pour info, je n’ai pas pu tout voir et donc certaines séries sont passées à la trappe directement. Ainsi, pas la peine de me faire des remontrances parce que je n’ai pas inclus Mad Men, Dexter, ou Lost, Damages, Friday Night Lights, etc. Et oui, malgré mon acharnement, certaines saisons récentes ne sont pas encore passées sous mes yeux sévères et critiques. Mais d’abord, petit tour des séries qui n’ont pas obtenue mes faveurs alors qu’elles avaient du potentiel.

Justified, la série très sympathique de FX qui nous propose un héros à mi-chemin entre le western et le polar pur et dur, rate le coche de peu, la faute à un démarrage un peu long et surtout un pilote pas loin d’être catastrophique. Je vous la recommande pourtant chaudement tant la série prend son envol dés le milieu de la saison, et j’attends beaucoup de la reprise en février. Pas non plus au classement la pourtant très courageuse Stargate Universe, qui tente le pari de s’éloigner de la franchise pour se frotter avec la mystique Battlestar Galactica. Mais certains personnages un peu creux (comme le geek de service) et le retour de MacGyver en fin de saison viennent plomber une pourtant belle réussite. La quatrième saison des Tudors, l’une de mes séries préférées, est vraiment trop fatiguée pour rentrer dans ce top 5, avec des personnages vieillissants qui ne servent qu’à faire plaisir aux fans purs et durs (dont je fais partie). The Pacific manque elle aussi le coche tout simplement parce qu’elle nous perd avec ses innombrables personnages auxquels on peine à s’attacher – mais c’est là aussi une série que je vous recommande malgré tout. Caprica, la prequel de Battlestar Galactica, aurait du faire partie du top 5… mais les auteurs nous refont le coup de la saison coupée en deux, donc je m’insurge et je déclasse. Enfin, Trauma, énorme surprise de l’année dernière, n’est pas retenue car la série s’est arrêtée trop abruptement et nous laisse sur notre faim. Ce n’est pas une surprise, la première série à faire son entrée dans mon top 5, c’est Spartacus, Blood and Sands, l’énorme claque que nous infligée Starz. On peut lui reprocher ses effets spéciaux souvent ratés, quelques errances sans intérêt (la fameuse pit qui n’aura finalement servie à rien), et un côté gay franchement poussé parfois, mais on ne peut nier son bonheur pendant les épiques moments de bravoure et les combats ultra gore. Et puis qui ne s’est pas levé sur son canapé pour crier “Je veux faire tomber la pluie !” Belle surprise que ce Community, qui démarrait pourtant mal et faisait face à une rude concurrence en terme de sitcom avec les nouveautés de ABC. Mais entre The Middle, Modern Family ou encore Cougar Town et Community, il n’y a pas photo. Community est drôle, furieusement bien menée, et surtout particulièrement originale dans son humour. Auto-dérision, références en pagaille, et surtout le personnage de Abed termineront définitivement de vous convaincre. Comme le disait un de mes amis disparu à New York : tous les gens censés que je connais ont vu tous les épisodes de Community en deux jours !Ne vous faites pas avoir : Vampire Diaries n’a rien à voir avec Twilight, si ce n’est de mettre en scène des vampires et une histoire d’amour (comme True Blood par exemple.) Ce qui fait vraiment la réussite de cette nouvelle saga signée Kevin Williamson (le papa de Dawson’s Creek) c’est qu’elle ne reste jamais longtemps sur les mêmes bases : les personnages évoluent constamment, les situations ne restent jamais bloquées et les morts pleuvent. Toujours surprenante, jamais ringarde, la série ne pèche que par une réalisation assez pauvre et quelques facilités dans le jeu de certains acteurs. Mais en terme de scénario, c’est sans doute ce qui s’est fait de plus couillu, désarçonnant et inventif depuis plusieurs années. En plus, la saison 2 nous a déjà offert quelques épisodes assez exceptionnels. Le miracle non attendu qui a clairement sauvé CBS en terme de qualité (pas d’audimat), c’est The Good Wife, LA série qui va vous faire renouer avec les legal-shows (série juridique.) L’histoire de cette femme à l’honneur bafoué par un mari volage pris dans un scandale sexuel et politique vous chope à la gorge dés son pilote pour ne plus jamais vous lâcher. Le feuilletonnant se déroule avec une intelligence rare, tout en offrant des affaires juridiques toutes plus intéressantes les unes que les autres. Mention spéciale à Julianna Margulies, que je consacre meilleure actrice de cette saison, toutes chaînes et toutes séries confondues. Un MONUMENT que vous ne devez pas laisser passer ! Enfin, impossible de passer sous silence Supernatural, cinquième saison, seule série à ne pas être une nouveauté à faire partie de mon top 5. Chant d’honneur du créateur Eric Kripke, cette cinquième saison comble toutes mes attentes de fanboy. Fan d’anges, de démons et tous les monstres qui vous viennent dans la tête, fan de metal et de vieilles voitures, fan d’humour, d’auto-dérision et d’épisodes complètement tripés, si vous n’avez encore commencé à regarder Supernatural sachez que vous avez de la chance : vous n’avez pas encore vu la meilleure série fantastique des années 2000.

Rendez vous dés lundi pour deux semaines d’analyse, chaîne par chaîne, de six semaines de rentrée !