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Pour le coup, cette quarantième semaine de la saison 2011/2012 marque vraiment l’entrée dans les programmes estivaux. On dit donc encore au-revoir à quelques séries, mais on en accueille de nouvelles, on en retrouve d’autres, et on vit même l’incroyable résurrection d’un univers impitoyable. Une bien belle semaine en perspective !

Du côté des news rapidos, on sait que cette semaine va faire de la peine à beaucoup d’entre vous puisqu’elle signe la fin de la cinquième saison de Mad Men. Pas vu, pas pris, j’essaierai peut-être de la rattraper au cours de l’été vu les louanges que tout mon entourage ne cesse d’allouer à la série. Du côté de chez HBO on en profite pour ressortir le gros canon qu’est Alan Ball avec la cinquième saison de True Blood dont tout le monde espère qu’elle sera bien meilleure que la précédente, apparemment catastrophique. Je me suis remis à cette série qui ne m’avait jamais vraiment enthousiasmé et je dois avouer… que je n’ai pas encore vraiment changé d’avis. La fin de la première saison est franchement mauvaise, le début de la deuxième peu convaincant. On verra bien. ABC Family nous propose de retrouver les ados de The Secret Life of the American Teenager pour une cinquième saison (décidément), alors que la quatrième s’est achevée… la semaine dernière ! Merci pour l’offre, mais franchement on s’en passera… Pour retrouver le sourire on se tournera donc chez USA avec la sixième saison de Burn Notice, série d’espionnage apparemment bas de plafond mais en réalité absolument jouissive, ainsi que la très remarquable Suits, legal show intelligent et original… et fier de l’être.

On ouvre les adieux avec la fin de la première fournée d’épisodes de Veep, dont HBO a d’ores-et-déjà commandé une deuxième saison. Comédie satyrique sur le monde de la politique, filmé selon les codes du cinéma-vérité, Veep conte les mésaventures de Sélina Meyer, la vice présidente des Etats-Unis. Pour vous la faire courte, la série est dirigée par Armando Lanucci qui a déjà produit le même genre de programme en Angleterre, avec énormément de succès. Du coup, j’avais bien envie de voir pourquoi le sieur était autant encensé… mais pour tout vous dire, je ne comprends pas. Je ne comprends pas la série, je ne comprends pas les personnages, je ne comprends pas si tout ceci est comique ou désespérant (la série flirte en permanence entre un mode comédie et un mode sérieux). J’ai essayé, j’ai tout regardé, mais même à la fin du huitième épisode je me suis encore senti totalement en dehors du show. Comme s’il était réservé à une sorte d’élite de la satyre politique qui aurait oublié de nous inviter dans leur monde. Dommage, il y a là un énorme potentiel, et des comédiens (Julia Louis-Freyfus en tête) absolument fabuleux.

Final Score : 2/5

En nous laissant à la porte, en ne nous emmenant pas avec ses personnages, Veep manque totalement le coche malgré de nombreuses qualités. On reste devant le show comme deux ronds de flanc, à ne pas comprendre ce qu’on nous a raconté. Dommage – mais peut-être que c’est juste le genre de série auquel je n’accroche pas !

Elle nous a aussi dit au-revoir (et attend encore de savoir si elle reviendra nous voir l’année prochaine), c’est la sympathique Sarah Shahi, aka Kate Reed de Fairly Legal. Pour sa deuxième saison, la série ne change pas une formule gagnante, à savoir du legal show (quasiment) sans avocat en passant par le prisme d’une médiateur qui essaie d’arranger les choses pour que tout le monde soit content. Si les intrigues bouclées dans chaque épisode sont l’occasion de nombreux moments de bravoure et de sympathiques piques de comédie, c’est bien le feuilletonnant, qui développe d’avantage des personnages autrefois un peu artificiels, qui fait toute la saveur du show. En refusant de traiter avec facilité la tumultueuse vie amoureuse de l’héroïne qui a bien du mal à savoir ce qu’elle veut, la série trouve un souffle romantique de qualité, quelque chose qu’on n’avait pas vu depuis un sacré moment. Dommage, cependant, que le personnage de Léo (pourtant le plus réussi) passe quelque peu à la trappe, et que la réalisation peine encore à se trouver une identité.

Final Score : 3.5/5

Sans doute l’un des legal shows les plus sympathiques du moment, Fairly Legal brille par sa simplicité d’exécution, sa finesse dans le traitement des histoires d’amour et le dynamisme de son actrice principale. Reste un show qui ne changera pas la face de la terre et qui s’assume en tant que sympathique petit divertissement.

Dernier départ de la semaine, le dessin animé qui va réveiller l’enfant qui est en vous (enfin si vous êtes né au début des années 80), la version 2011 des Thundercats (ou les Cosmocats chez nous). L’occasion trop belle de retrouver Lion-O (Starlion), Snarf, Tygra, Panthro, Cheetara (Felibelle) dans leur lutte contre le terrible Mumm-Ra, sorte de momie bien dégueulasse qui a du en faire cauchemarder plus d’un !  On sent les créateurs très inspiré par le modèle japonais, et ils n’hésitent pas à créer une grande aventure feuilletonnante sur 25 épisodes qui se conclue de façon magistrale avec une ultime pirouette qu’on aurait bien eu du mal à voir venir. Convaincant dans le fond comme dans la forme (l’animation est tout à fait à la hauteur), ce reboot de la franchise ravira forcément les grands enfants, les ados, et tous ceux qui ont encore l’âme à crier THUNDER-OOO !!!

Final Score : 4.5/5

C’est franchement une belle réussite que nous propose Cartoon Network avec ce reboot des Thundercats. Et peu importe que tout cela serve un plan mercantile pour vendre des jouets, la série est faite avec un amour certain et une volonté affichée de ne pas décevoir le public. En tout cas, moi, je suis conquis.

Chez ABC Family aussi on sort les gros canons pour fidéliser son public d’été. Avec Amy Sherman-Palladino (la créatrice de Gilmore Girls, série pour ado ayant marquée la critique américaine) aux manettes, Bunheads s’offre un déluge de bons commentaires de la part de la presse spécialisée… américaine. Car il faut bien avouer que, si on reconnait la qualité des dialogues et un ton assez surprenant, l’histoire de cette ancienne ballerine, reconvertie en showgirl à Las Vegas, qui plaque tout pour épouser un homme (qu’elle n’aime pas) et se retrouver dans une petite ville où elle va apprendre le ballet à des jeunes filles avec sa belle-mère, cette histoire donc n’est pas franchement fascinante et risque de déboucher rapidement sur des situations vue mille fois et un feuilletonnant des plus ridicules. Et puis il ne faut pas oublier cette réalisation désuète (on sent qu’on est chez ABC Family et que les moyens sont très restreints) et ces comédiens peu convaincants, qui en font des caisses pour montrer l’ampleur de leur registre d’émotions. Bref, malgré quelques répliques bien senties et, il est vrai, une manière d’aborder les relations sentimentales plutôt juste, honnête et originale, Bunheads ressemble à un radeau perdu en pleine mer qui ne sait définitivement pas où aller pour s’en sortir.

Chez Disney XD, la version plus âgée de Disney Channel, on nous propose une sympathique petite nouveauté avec Gravity Falls, dessin animé ultra dynamique sur deux gamins envoyés chez leur oncle étrange par leurs parents. Ils se retrouvent donc dans la fameuse ville de Gravity Falls où le garçon ne tarde pas à découvrir un vieux journal lui révélant que la région est envahie de créatures étranges, tandis que sa soeur cherche désespérément l’amour dans les bras de tous les garçons qui passent à ses côtés ! Très drôle, très pêchu et doté d’un mini feuilletonnant dont on attend de voir où il va nous mener après ce pilote, ce dessin animé au look très marqué (comme toutes les créations originales de la chaîne) s’avère pour l’instant une vraie petite réussite, un pur petit moment de bonheur absolument hilarant !

C’est du côté de l’Angleterre et de la chaîne BBC 3 que nous vient le programme le plus décalé de la semaine avec Dead Boss, sitcom limite cartoon dans laquelle une femme se retrouve en prison, accusée du meurtre de son patron, crime qu’elle n’a bien entendu pas commis. Au delà de l’enquête pour trouver le réel coupable, qui ne semble pas plus que ça intéresser les auteurs, c’est bien la galerie de personnages loufoques mis en scène qui est le point fort de ce show déjanté dans lequel les situations improbables ne cessent de se succéder. On pourrait craindre que la série ne tombe dans un absurde lassant, mais au terme de ses deux premiers épisodes elle réussit à poser les bases d’un univers malgré tout cohérent et irrésistiblement drôle. Très, très, très anglais mais ceux qui apprécient ce genre d’humour devrait instantanément tomber sous le charme (d’autant plus que c’est l’occasion de retrouver l’incroyable Jennifer Saunders en directrice de prison absolument impayable)…

On terminera sur la série qui a fait le plus couler d’encre, cette semaine, aux Etats-Unis comme en France : je parle bien entendu du retour de Dallas, car ce n’est ni un reboot, ni un remake, mais bel et bien une suite vingt-et-un an plus tard (si on fait abstraction des deux téléfilms de la fin des années 90.) Avec plus de six millions de spectateurs au compteur, le show est une réussite en terme d’audience, mais tout cela est-il bien justifié ? Et bien la réponse est un OUI franc et massif tant les deux épisodes qui ont été diffusés m’ont enchanté. Cynthia Cidre, nouvelle show-runner du programme, connait clairement toutes les ficelles du prime-time soap et sait ménager des retournements de situations et des surprises qui, même lorsqu’ils ne sont pas crédibles, sont tellement jouissifs qu’on les accepte quand même. Et puis Dallas 2012, c’est aussi la revanche des vieux, c’est le troisième âge qui fait de la résistance et prouve qu’on peut s’intéresser à des papis croulants quand ils ont la gueule de Larry Hagman (incroyable JR), de Patrick Duffy (fatigué, mais heureux de retrouver la bonne conscience de Bobby) ou encore de Linda Grey sorte de version plastifiée de Sue Ellen. C’est fun, drôle, plutôt bien réalisé, ça ne se prend pas au sérieux, bref c’est ce qu’on peut faire de mieux en prime-time soap. Après, si vous n’aimez pas le genre…

C’est tout – et c’est déjà pas mal ! – pour cette semaine, on se retrouve lundi prochain pour, entre autre, résoudre le mystère de la mort de Rosie Larson !

Que poster le mercredi quand rien de vraiment bien insolite n’a été diffusé pendant la semaine ? Faire le tour des news !

Heather, avant la mise sous plastique.

Les plus acharnés d’entre vous on véritablement vécu son grand comeback dans la “nouvelle” version de Melrose Place, la plus en plastique des comédiennes américaines de série télé nous reviendra l’année prochaine dans une comédie intitulée The Assistant. Je parle bien sûr d’Heather Locklear, cinquante ans tout rond au compteur le 25 septembre prochain. N’oubliez pas de lui souhaiter son anniversaire…

Yep, they're back.

L’autre grand retour, c’est celui de Futurama, qui revient, encore et toujours, sur Comedy Central (la chaîne qui a racheté les droits à la Fox depuis 2008). Et tant qu’on est sur le créneau dessin animé qui nous font fantasmer, soyez certains de vous brancher sur Cartoon Network dés septembre pour fêter le grand retour des Thundercats, autrement dit les Cosmocats de par chez nous. Roh, Starlion et compagnie, yummy !

Serie's Killer

Alors que Justified est confirmée pour une troisième saison sur FX (amplement méritée vu la qualité de la série cette année), c’est bel et bien ABC qui fait une rasia en terme d’audience le lundi soir : c’est bien simple, elle fait plus que les quatre autres gros networks cumulés avec le doublé Dancing With the Stars et la série Castle. C’est TF1 quoi doit baver sur ces audiences, vu que leur version française n’aura pas vraiment marqué les esprits.

Fuck, y a pas Michal J. Fox dans le cast.

Enfin, rendons hommage à MTV qui réalise de très bonnes audiences (toutes proportions gardées) avec des séries pour ados remarquablement couillues et forts sympathiques à regarder. Merci donc pour la diffusion de My Life as Liz, The Hard Times of RJ Berger, et le Skins US – dont nous reparlerons très prochainement pour faire le point sur LA saga qui a bouleversé la jeunesse des années 2000. MTV vient aussi de sortir le premier trailer de Teen Wolf, adaptée (c’est bien un grand mot) du nanard mythique du même nom avec Michael J. Fox, et qui n’a rien à voir (comme on aurait pu le croire) avec la mythique série nanarde (ça se dit ?) canadienne Le Loup-Garou du Campus (Big Wolf on Campus) ! Pour le coup, lors des premiers screeners, la série avait été totalement détruite par les critiques alors que ce trailer nous donne quand même un peu envie… Démarrage le 5 juin et verdict peu de temps après !

httpv://www.youtube.com/watch?v=MjXaCUxLlJQ&feature=related