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Les programmes de l’été commencent à s’installer sur les écrans US prenant peu à peu la place de séries qui nous quittent à jamais ou se prennent juste un peu de vacance. Cette semaine, on reviendra donc sur quatre départs temporaires, deux définitifs, et une petite nouveauté… canadienne.

Alors, oui, c’est vrai qu’on pourrait aussi parler du retour plus qu’incompréhensible de la terrifiante Single Ladies, de la non moins désespérante Mélissa and Joey ou encore de la sympathique (mais bas de plafond) Workaholics… mais bon, on ne peut parler de tout tout le temps !

On va commencer avec un départ définitif des plus regrettables, celui de Harry’s Law, dernière création en date du très volubile David E. Kelley (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal…) Alors oui une fois de plus c’était un legal show, oui une fois de plus il y avait des personnages complètement barrés, oui une fois de plus les affaires n’étaient pas crédibles, oui une fois de plus les intrigues amoureuses étaient relativement pitoyables et oui une fois de plus le tout était profondément marqué politiquement. Mais que voulez-vous, David E. Kelley sait apporter juste ce qu’il faut de nouveauté à sa formule pour qu’elle fonctionne à chaque fois et reste dans l’air du temps. Car malgré sa réalisation un peu dépassée, Harry’s Law s’affirme tout à fait comme une oeuvre très contemporaine, qui se prend l’Amérique réactionnaire en frontal pour mieux la démonter. Et si la formidable Kathy Bates n’atteint jamais le potentiel faramineux du duo James Spader & William Shatner de la très regrettée Boston Legal, elle n’en demeure pas moins la clé de voûte de ce programme qui aurait bien mérité une petite troisième saison.

Final Score : 3.5/5

David E. Kelley a une vraie science du legal show et il sait toujours viser juste – du moins en terme de qualité de programme, pas vraiment en terme d’audimat. A trop s’en prendre aux idées bien-pensantes qui secouent l’Amérique, il s’est sans doute mis une partie de son public à dos, à moins que ce ne soit la mise en scène quelque peu surannée (surtout en regard des séries contemporaines) qui ait fait fuir les spectateurs. Reste qu’Harry’s Law était un programme vraiment sympathique et fondamentalement jamais décevant.

Curieux programme que ce The L.A. Complex, série purement canadienne qui se déroule pourtant aux Etats-Unis et dont la diffusion dans son pays d’origine fut saluée par les critiques alors qu’elle se perdit dans la masse lors de son passage sur la CW. De quoi s’agit-il donc ? Grosso merdo de la vie de cinq jeunes adultes qui en sont tous à un niveau différent de leurs carrières mais qui rêve tous de réussir à Los Angeles (en tant que comédien, que danseuse, dans la musique ou en faisant du stand up). La plupart vit dans un fameux “complex” d’appartement et forcément ils vont s’aimer, se déchirer, se détester et se serrer les coudes. Rien de bien original là dedans ? C’est sans compter sur les scénaristes, directement issu de Degrassi, la série ado canadienne connue pour son traitement brutal de sujets épineux et sa volonté affichée de réalisme (son ancêtre était connu chez nous sous le nom de Les Années Collège… et oui, ça vous fait tilt maintenant !) Et il faut bien avouer que ce L.A. Complex s’avère justement fort complexe et traite avec force le désespoir, la lâcheté, la perte de soi, l’ironie de la célébrité et de la réussite, que provoque cette ville du rêve qui n’hésite pas à dévorer les milliers de jeune qui y débarquent chaque année pour “réussir”. C’est peut-être limite un peu trop cruel pour être tout à fait réaliste, mais ça donne un programme vraiment surprenant et qui secoue les habitudes des séries ados gentillettes.

Final Score : 4/5

Ne vous fiez pas à l’affiche quelque peu racoleuse, The L.A. Complex est sans conteste l’une des meilleures nouveautés de la saison. Son traitement brutal et sans appel fait passer un vent de fraîcheur sur une industrie de la série pour ado (ou jeune adulte) quelque peu boursouflée. D’ailleurs, The L.A. Complex s’adresse carrément à tous ceux qui se sont un jour intéressé aux milieux artistiques – une réussite, qui ne verra malheureusement sans doute sa suite diffusée qu’au canada…

Cougar Town ou le recyclage par l’absurde de toutes le bonnes idées de Scrubs - les prises de tête de J.D. en moins, les passages tristounets passant eux aussi à la trappe. Pur cour de récréation pour Bill Lawrence (le créateur) ainsi que toute la bande qui entoure Courtney Cox, Cougar Town ne s’explique pas et surtout ne se défend pas. Impossible de trouver une réelle raison à ce qui fait rire (ou non) dans ce show totalement n’importe quoi, qui secoue twitter en demandant au début d’un épisode si les spectateurs seraient intéressé par une série judiciaire… sur des cochons (#pigtrials). Bref, tout ce beau monde s’éclate et ce n’est pas la transition chez TBS (petit chaîne du câble) pour la quatrième saison qui va vraisemblablement casser leur moral (même si le budget risque d’en prendre un petit coup).

Final Score : 4.5/5 pour ceux que ça fait rire, 1/5 pour ceux que ça laisse froid.

Difficile de faire une série qui partage plus (du moins dans mon entourage) que ce Cougar Town absurde et hautement superficiel. Moi, j’adore, vous, pas forcément. C’est pas grave, on peut rester quand même ami

Voilà un bien curieux programme que ce Touch proposé par Tim Kring, le papa des Heroes, avec Kiefer Sutherland (LE mec de 24) dans le premier rôle. Et comme le tout est diffusé sur la Fox, de prime abord on s’attend à un gros show d’action fantastique qui en balance plein la gueule, ce qui n’est pas tout à fait le cas… En effet, Touch repose sur un étrange trio composé d’un gamin autiste, qui “parle” aux chiffres mais ne dit jamais un mot ; d’un papa totalement dépourvu ; et d’une aide sociale (plus ou moins) qui est là pour les aider tous les deux. Mais la grande idée derrière tout ça, c’est que le monde entier est interconnecté et que le battement d’aile d’un papillon… bref, vous m’avez compris. Du coup, les épisodes reposent sur deux, trois voir quatre niveaux d’intrigue qui vont se croiser, mais pas forcément à la fin, créant ainsi quelques surprises réjouissantes. La base de la série n’est donc déjà pas si mal, mais il faut y adjoindre un feuilletonnant très “calme”, qui sait bien se planquer comme un renard mais qui s’avère franchement prenant et qui vous entraîne avec la banane dans le double épisode de fin. La réalisation est quant à elle plus qu’honnête et les acteur, Sutherland en tête, semble vraiment aimer le programme et donc vouloir donner leur maximum. Reste la grande inconnue : c’est du Tim Kring, et on sait à quel point son Heroes est rapidement parti en sucette. Avec seulement treize épisodes au compteur, Touch a de quoi convaincre, mais saura-t-elle toujours autant nous enthousiasmer l’année prochaine ? Les auteurs peuvent-ils faire plus que treize épisodes et rester bons sur une telle base ? C’est ce qu’on verra…

Final Score : 4.5/5

Peu ou pas du tout attendue, Touch s’avère une excellente surprise : bien conçue, préparée avec un amour certain, elle ne cherche jamais à provoquer ou à se différencier et, en cela, trouve sa propre identité ! Alors oui, si les happy endings vous font vomir, vous risquez de vous énerver devant la dernière production de Tim Kring. Mais si un certain optimiste ne vous dérange pas, et surtout si vous aimer le travail vraiment bien fait, alors Touch peut être un vrai bon moment à passer. En tout cas, moi, je suis sous le charme !

Énième copie casse-gueule de Mad Men ? Il est très rapidement évident que non :  si les deux séries se déroulent à peu près à la même époque, Magic City ne s’intéresse pas du tout aux mêmes thématiques ni ne propose des personnages similaires. C’est donc l’histoire d’un hôtel, le Miramar Playa de Miami, ou comment son gérant en vient à devoir s’allier avec un boss de la pègre pour arriver à ses fins. Pas la peine de courir faire une réservation sur internet après avoir vu l’endroit dans la série, le fameux hôtel est une pure fiction, sorte de mélange de plusieurs autres hôtels que Mitch Glazer, le concepteur de la série, a longtemps étudié au cours de sa vie. On ne peut donc pas lui reprocher un manque de réalisme dans son approche. Tout comme on trouvera difficilement quoi que ce soit à redire à la réalisation, aux comédiens, ou à l’ensemble de la production value, tous absolument impeccable. Magic City, un immanquable donc ? Malheureusement non. Car le gros souci de la série se résume en une phrase : on s’attend à tout ce qui va se passer. Si les scénarios sont franchement bien écrits (les structures sont solides, les enjeux dramatiques forts) ils souffrent d’un manque d’originalité cuisant – surtout lorsqu’on sait que la série passe sur Starz, la chaîne à qui on doit tout de même le très radical Spartacus. Du coup, au lieu de nous tenir accroché à notre fauteuil, Magic City nous berce tendrement. Mais elle le fait avec un panache tellement agréable…

Final Score : 4/5

Magic City aurait pu être une très grande série si elle avait su nous surprendre à certains moments. Elle reste un programme d’exception, aux nombreuses qualités. Bref, j’attend quand même la suite avec impatience !

Pouvait-on vraiment s’enthousiasmer pour Best Friends Forever, sitcom très “originale” sur la colocation entre deux filles que tout oppose mais qui sont les meilleures amies du monde (et accessoirement le mec de la brune qui vit avec elle) ? La réponse est fatidique : non. Et même si les personnages sont un peu plus décalés que d’ordinaire (merci Community), même si les situations prêtes à sourire, et même si la réalisation s’avère à peu près potable, rien ne viendra sauver cette énième sitcom des affres de l’oubli. De toutes façons, avec seulement six épisodes tout rond au compteur avant son annulation, il y a pas de quoi y passer une journée.

Final Score : 2.5/5

Tout juste la moyenne pour cette sitcom légèrement amusante mais franchement dispensable, qu’on aura déjà oublié dans moins de six mois. Mieux vaut passer une soirée avec ses amis que devant Best Friends Forever.

Enfin, voici la GROSSE nouveauté venue du canada qui a, sur son territoire, tout explosé sur son passage. Continuum, c’est donc une série de SF dans laquelle la sémillante Rachel Nicols (qu’on est assez content de retrouver) se voit propulsé du futur à notre époque à cause d’un groupe de terroristes qui ont l’air très très méchant. Ce qui est amusant, c’est qu’ils luttent contre le système des corporations et veulent rétablir une démocratie, tandis que notre héroïne est une bonne flic droit dans ses bottes, qui fait respecter la loi et ne se pose pas vraiment de question sur le reste (sauf sur sa famille, qui va bien lui manquer.) Bref, c’est là le vrai point original et intéressant de la série : l’héroïne est un soldat des “méchants” (selon tout bon récit de SF qui s’oppose aux dictatures) tandis que les méchants sont de vrais terroristes qui n’hésitent pas à tuer… mais avec de bonnes intentions. Seulement voilà, on ne sait pas trop quel est vraiment le point de vue des auteurs de la série et on se demande bien quel est réellement le discours sous-jacent de tout ceci. Mais bon, pour ça, il va falloir regarder la suite…

Allez, rendez-vous lundi pour le retour à la normale du bilan de la semaine (ce qui veut dire enfin en temps et en heure !)

Pour cette sixième fournée de reviews, on se concentre uniquement sur la soirée comédie du mercredi soir d’ABC. Où on se demande pourquoi les gens s’extasient sur une certaine famille moderne, pourquoi Matthew Perry ne fait plus recette et pourquoi les cougars nous fascinent autant !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

The Middle est une sitcom sur une famille de la middle class américaine, qui vit dans un quartier moyen, en faisant des choses moyennes, et qui au final fait moyen rire.

Programmé en début de soirée, ce n’est clairement pas The Middle qui va faire revenir les spectateurs de semaine en semaine : sitcom somme toute très moyenne, elle a au moins le mérite de nous faire retrouver Neil Flynn, l’extaordinaire janitor de Scrubs, ici totalement sous-exploité… comme presque tous les ingrédients mis en place.

Et il y avait pourtant de la matière avec des personnages au fort potentiel comique : entre Sue qui veut tout réussir mais n’arrive à rien ; Axl, l’adolescent flemmard et un peu idiot ; et Brick le très inquiétant petit garçon qui passe son temps à lire et manque complètement de compétences sociales, ce sont clairement les enfants qui s’en tire le mieux et qui peuvent de temps en temps vous faire décrocher un sourire.

A part ça, on est dans le classicisme le plus total, avec petite voix off en intro qui lance la thématique du jour – bien entendue résolue dans la joie et l’allégresse en fin d’épisode avec de vraies bonnes valeurs sur la famille. Rien de bien passionnant, mais au moins c’est bien fait !

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

The Middle fait dans l’ultra classique mais le fait plutôt bien. Dommage que le titre, et certains personnages, rappellent quelque peu la formidable Malcolm in the middle à laquelle elle ne lui arrive pas à la cheville.

Better with you a débarqué cette année pour compléter la soirée comédie d’ABC. Trois couples à différents points clés de leurs relations, et qui font partie de la même famille : un combo sitcom sentimentale plus sitcom familiale sur lequel la chaîne misait beaucoup. Mal leur en a pris…

Créée par une ancienne scénariste de Friends, Better with you peine en permanence à convaincre faute de personnages vraiment amusants. Tout au plus pourra-t-on sourire aux répliques décalées de Casey et retrouver avec un certain plaisir coupable Debra Jo Rupp, l’hystérique maman de That 70′s show. Mais les différents couples et leurs habitudes énerveront rapidement tout comme la logique familiale foutrement artificielle.

Final Score : 2/5, série annulée après sa première saison.

Better with you peine à convaincre sur tous les plans, mais surtout, surtout, elle fait à peine sourire ! Malgré toute la sympathie qu’on peut vouer au casting, c’est bien là un gros problème pour une sitcom. Et comme la série est déjà annulée, pas la peine de vous embêtez avec ce show qui sera bien vite oublié.

On arrive au morceau de choix, la sitcom qui génère à elle seule quasiment toute l’audience de la soirée d’ABC et qui reçoit pléthore de bonnes critiques sur le net et ailleurs : Modern Family. Je sens que je ne vais pas me faire que des amis…

Sincèrement, je ne vois pas pourquoi tout le monde s’enthousiasme pour ce show vaguement basé sur la française Fais pas ci, fais pas ça (même si ça a l’air de n’avoir jamais été rendu officiel). Le concept du mockumentary n’a jamais été vraiment joué (contrairement aux précurseurs du genre The Office et Parks and Recreation), la plupart des personnages sont tellement outranciers qu’ils en deviennent énervants (mention spéciale au couple gay qui rendrait homophobe un mec comme Gandi), mais le pire c’est bien la manière dont chaque épisode se doit de se conclure en nous affligeant de sa morale bien pensante et des vertus d’une grande famille. GOWWWD, it’s so boring.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Ma critique est outrancièrement négative mais c’est parce que je lis partout des éloges outrancièrement positives. Modern Family est juste une sitcom sympathique, à regarder en famille, et qui peut amuser au compte goutte. Attention à l’indigestion, tant les mêmes blagues se répètent…

Bill Lawrence et Kevin Biegel, tout droit sortis de Scrubs, ne m’avaient pas franchement ravis l’année dernière avec leur Cougar Town, bien qu’on sentait un certain potentiel dans les personnages et la possibilité de glisser dans le surréalisme le plus total et le plus absurde. Force est de constater que la saison deux répond à toutes nos attentes !

Oui, je l’avoue, Cougar Town me fait rire, beaucoup rire même. Et je pense que beaucoup de gens pourraient se pencher sur ce petit bijou de non-sens : ceux qui sont fans de Courtney Cox (parfaite en MILF alcoolique avec un gros problème d’Oedipe inversé !) et ceux qui adoraient les fantasmes délirants de JD dans Scrubs. Bien sûr, difficile de regarder un tel show, qui fait plus ou moins l’apologie de l’alcool, de la glande et de l’irresponsabilité avec ses enfants. Pour les autres, ne vous fiez pas à votre première impression : voilà bien la sitcom la plus dérangée de l’année (et sans doute la moins réaliste aussi, alors ne vous arrêtez pas à l’image des femmes qu’elle peut véhiculer… les hommes ne sont pas mieux logés !).

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Cougar Town ne fait certes pas mouche à tous les coups, mais c’est résolument la sitcom la plus excitée, preneuse de risque et passablement dérangée de l’année. Impossible, après visionnage, de ne pas avoir envie de jouer à Penny Can ou de boire dans un gros jumbo. En plus, on retrouve Ted de Scrubs et il y a même un (mini tout mini) crossover avec Community - qui n’est même pas diffusé sur la même chaîne. Way to go.

Gros chantier pour ABC, ce Mr. Sunshine devait faire renouer le public avec Matthew Perry en manager du Sunshine Center, une espèce de grand salon pour des conventions ou des spectacles. Problème : personne n’a prévenu Perry qu’il faut qu’il change enfin de rôle.

Ce n’est pas que ça ne nous amuse plus de retrouver Chandler, mais on commence un peu à s’en lasser. Certes, Ben Donovan est un peu différent : il séduit facilement les femmes et il est plutôt cynique… à part ça, il possède exactement le même humour que son jumeau de Friends, ce qui représente quand même un gros poids pour une comédie.

Les seconds rôles ne s’en sortent pas particulièrement mieux puisqu’ils font tous penser à des personnages vus ailleurs. Et au final on a un peu l’impression de se retrouver dans une sitcom “all-stars” qui, comme ses homologues de télé-réalité, reste amusante un temps mais manque trop de personnalité pour rester inoubliable… ou au moins nous faire revenir de semaine en semaine.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison.

Mr. Sunshine n’était pas une mauvaise sitcom, c’était juste du déjà-vu du début jusqu’à la fin. Vous pouvez vous avalez tous les épisodes en une après-midi, vous ne le regretterez pas – mais ne vous attendez pas non plus à vous péter en quatre de rire.

Happy Endings débarque en fin d’année pour répondre à la débâcle Mr. Sunshine. Sur un concept sur-éculé (les affres sentimentales de trentenaires, dont l’un se fait plaquer le jour de son mariage au tout début de la série, avant que sa copine ne revienne à la fin du même épisode !), et une diffusion plus que catastrophique (épisodes groupés par deux, et diffusé dans le désordre, créant ainsi un certain chaos dans le feuilletonnant), la sitcom de David Caspe partait sous les plus mauvais hospices…

Et pourtant, la bonne surprise ne tarde pas à arriver. Les personnages sont rapidement très sympathiques, la série ne joue (quasiment) pas sur des crossovers sentimentaux, et surtout l’ensemble du casting propose une dynamique qui nous paraît assez originale et sympathique.

Humour très contemporain (tout un épisode repose sur un foutage de gueule des hypsters…), structure dynamique et rythme haletant, Happy Endings dispose de beaucoup d’atouts pour devenir l’une des meilleures sitcoms de l’année prochaine. Et oui, surprise des surprises, malgré tout le mal qu’ABC a tenté de lui faire (inconsciemment ou non), le show a généré suffisamment d’audience pour être renouvelé pour une deuxième saison !

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Sur un fond éculé, Happy Endings propose une forme nouvelle, dynamique et particulièrement enchanteresse. C’est aussi l’occasion de retrouver Elisha Cuthbert, qui démontre qu’elle n’est pas que la fille de Jack Bauer mais peut tout à fait nous faire rire. Happy Endings ? Espérons en tous cas que l’année prochaine la série soit diffusée dans le bon ordre !

Hummm, ça sent la série à controverse !

Avant de me lancer dans ma pensée insolite du jour, il convient de vous informer que, oui, les séries historiques ont le vent en poupe. En fait, c’est un vrai raz-de-marée qui a eu lieu la semaine dernière, avec des audiences tout bonnement exceptionnelles (toutes proportions gardées selon les chaînes qui diffusent les programmes) pour Camelot (qui se confirme en deuxième semaine), The Borgias (famille qui, curieusement, semble inspirer tout le monde puisqu’une autre série – produite en partie par Canal + – verra bientôt le jour sur le même sujet !), et The Kennedys (série ultra controversée dont j’espère vous reparler un jour.

Oh, sont-ils pas mignons? Plus maintenant, certes, mais à l'époque ?

Sinon, c’est en regardant The Good Wife que je me suis demandé si un acteur ayant eu un rôle dans une série à succès pouvait vraiment espérer faire rebondir sa carrière par la suite. Avant de vous expliquer les raisons de ce questionnement, penchons nous sur la réponse. On peut tout de suite s’intéresser au sort des différents acteurs de Friends : Courteney Cox et  Matthew Perry jouent à nouveau dans des sitcoms au succès tout relatif, mais peut-on vraiment dire qu’ils jouent de nouveaux rôles ? Le Mr. Sunshine de Perry ressemble à s’y méprendre à Chandler (à la mimique près) et la Cougar Town de Courteney n’est ni plus ni moins qu’une Monica en mal de chair fraîche. Passons sur le cas Aniston – qui a pu faire semblant, un moment, de réussir au cinéma avant de se faire voler la vedette et le mari par Angelina Jolie (niark) ; et intéressons nous à Lisa Kudrow et Matt Leblanc. La première s’est offert une satire virulente avec The Comeback en 2005 (échec notoire mais séduisante série s’il en est) et le second s’amuse avec son propre rôle depuis cette année dans Episodes. Marrant de voir que les deux n’ont trouvé, comme seule échappatoire, que de jouer à font l’auto-critique, voir la parodie pure et simple. Enfin, David Schwimmer (Ross) a tout simplement disparu de la surface de la planète, n’occupant son temps liber qu’avec de rares apparitions dans 30 rock ou en faisant des voix pour des dessins animés en images de synthèse…

Oui, c'est Mulder, c'est Hank Moody, c'est Twin Peaks.

Celui qui a vraiment réussi le tour de force d’incarner à la perfection deux idoles incommensurables, la première des années 90, la seconde des années 2000, c’est bel et bien David Duchovny. Génial Mulder de X-Files (Aux Frontières du Réel, brrr le titre qui fait peur !), il est aussi le séduisant – même pour les hommes – Hank Moody de Californication. Certes, les deux personnages ne sont pas si éloignés : ils partagent un certain amour de la bibine et du porno (si si, rematez les épisodes de X-Files et vous verrez) ! Pour autant, voilà bien un acteur qui sait nous en mettre plein la gueule et surtout dont on fera l’impasse sur la pitoyable carrière cinématographique (si ce n’est un rôle magnifique dans Zoolander - mannequin de main – qui se souvient de lui dans Evolution ?) Et puis merde, quoi, il a même eu la bonne idée de jouer un flic travesti dans Twin Peaks !

Non, mais quel lover ce Joshua !

La dernière idée qui me vient en tête (mais je vous conjure de proposer vos acteurs qui ont réussi à rebondir dans vos commentaires), c’est le génial Joshua Jackson, vraie star de Dawson’s Creeck et putain de lover de ces dames : Kathie Holmes (les filles la déteste, mais que voulez-vous, en plus il était avec elle en période pré-Tom Cruise), Rosario Dawson (aurait-il un problème avec ce nom ?) et compagnon actuel de… Diane Kruger. Excusez du peu. Comme Duchovny, il fait une carrière misérable au cinéma avec quand même quelques nanards à retenir pour vos soirées arrosées du vendredi soir, comme The Skrulls, Urban Legend, ou encore Cursed de Wes Craven himself (qui l’avait déjà fait jouer dans Scream 2, soit dit en passant.) Pour les plus acharnés (ou fanatiques) d’entre vous, il a aussi participé aux Petits Champions, pardon aux Mighty Ducks 1, 2 et 3, mais là, ça me dépasse. On le croyait mort et enterré, mais que nenni, Joshua revient dans la série fantastique du moment, la bien nommée Fringe, dans laquelle il se révèle tout simplement magistral. Les haters hateront, les fans l’adorent – je compte donc ça comme une réussite.

Not so Ugly, Betty ?

Mais alors qui que quoi dont où me vient cette question “y a-t-il une vie après un premier rôle dans une série à succès” et surtout pourquoi c’était en regardant The Good Wife ? Tout simplement parce que depuis quelques épisodes on peut y revoir le petit minois de America Ferrera. Non ce n’est pas la fille de Abel FerrAra mais vous la connaissez sûrement mieux sous le nom de son personnage : Ugly Betty. Celle qui fut une icône pendant quoi, deux ou trois mois, depuis tombée dans l’oubli, nous revient avec un rôle fort sympathique dans la meilleure série du moment – et dans un rôle récurrent en plus. On ne peut que lui souhaiter que ce passage sera remarqué et lui permettra de rebondir, à l’instar des anciennes de E.R. (Urgences) qui tiennent la dragée haute aux jeunettes et aux hommes dans The Good Wife, justement (Julianna Margulies) et dans The Event (Laura Innes.) Comme quoi, finalement, c’est en jouant au toubib qu’on marque la mémoire des gens.

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !