Suite de cette grosse semaine de fin de saison avec de l’humour, des flics, et des médecins…
La reine actuelle des séries médicales, Grey’s Anatomy croulait sous un casting plus qu’imposant pour cette huitième saison. En effet, quand il faut tracer des trajectoires pour pas moins d’une grosse quinzaine de personnages, il faut sacrément se retrousser les manches. Le pari est à moitié réussi avec quelques belles trouvailles (comme les avancées surprenante de Jackson ou Karev) et des protagonistes qui disparaissent quasiment de l’écran ou qui ne sont là que pour venir balancer un bon mot de temps en temps (Lexie et Callie). Si ce n’est certainement pas la saison de la nouveauté, les auteurs ont pris soin d’essayer d’éviter le pathos larmoyant tout en gardant des rebondissements sacrément musclés. Mention spéciale au season finale, dans lequel Shonda Rhimes se refuse à jouer avec la mort d’un personnage la rendant d’autant plus abrupte et amère – d’ailleurs, une partie des fans est en colère et demande le retour de fameux personnage l’année prochaine… Quant à Ellen Pompeo, elle semble être à l’aise dans les bottes de Meredith qui revient quelque peu sur le devant de la scène. Mais la grande gagnante de cette saison, c’est clairement Sandra Oh, franchement convaincante dans son rôle de Christina Yang, et qui assume pleinement les ambivalences de son personnage.
Final Score : 4/5
Cette saison 8 est certainement l’une des meilleures de Grey’s Anatomy – du moins elle renoue avec la qualité et la surprise des premières saisons. Alors certes, la série se perd dans son nombre important de protagonistes et gagnerait à se recentrer sur moins de personnages, mais les scénarios et les comédiens se sont avérés franchement réjouissants. Reste la réalisation, carrée, à l’épreuve des balles, mais pas franchement imaginative.
Mais qui voilà ?! Mais c’est bien sûr, le poids lourd de la série policière depuis sept ans, à savoir les profilers de Criminal Minds. Après l’arrêt brutal du (très mauvais) spin-off lancé l’année dernière, la série spécialisée sur les tueurs en série se devait d’offrir une saison irréprochable. C’est chose faite avec des scénarios convaincants, une réalisation à filer la frousse à Jason Statham, et des comédiens qui roulent. Pas de grande surprise, mais pas non plus de vraie déception quoi qu’on ait pu attendre du season finale un peu pépère.
Final Score : 3.5/5
Série tranquille qui ravira tous ceux qui s’intéressent aux tueurs en série et tous ceux qui apprécient un bon cop show, Criminal Minds reste sur ses rails bien huilés pour offrir une septième saison tout à fait honnête. Maintenant, il faut l’avouer, un peu d’originalité et de prise de risque serait tout de même les bienvenues…
Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ce pauvre Gregory Poirier serait mort une bonne dizaine de fois lors de la diffusion de sa dernière création, Missing. Le scénaristes, qui n’est ni français ni canadien comme certains le laissaient entendre – c’est un américain né à Hawaii – a commis ce qui se fait de pire dans le genre du thriller d’espionnage. Car on sent la volonté de faire quelque chose de frais, péchu, dynamique alors que le résultat est mou, fatigué et passablement ringard. Ashley Judd en mère de famille qui cherche son fils et qui s’avère être en réalité une ancienne agent de la CIA, déjà on n’y croit pas. Mais quand viennent se mêler à tout ça des agents d’Interpol ou encore un père pas vraiment mort dans un attentat à la bombe il y a dix ans et on commence à rigoler. Le pire est atteint (heureusement) dans le dernier épisode lors d’une discussion hallucinante entre l’héroïne et le vilain méchant pas beau que de toutes façons il aimait pas son fils parce qu’il aime personne. Lorsqu’Ashley Judd parle de la noirceur qu’elle a découvert en elle, on pouffe de rire. Lorsqu’elle apparaît en silhouette à contre-jour et qu’elle lâche son pistolet pour bien symboliser que cette fois son combat est fini, on pleure de rire. Et comme s’il fallait en rajouter, Grégory nous pond un ultime rebondissement : Ashley Judd se fait enlever et cette fois c’est son fils qui va la chercher. On rigole, on rigole, mais heureusement que la série a été annulée quand même.
Final Score : 1/5
Série hautement ridicule, Missing ne vaut le coup que pour ses paysages européens variés (on fait un tour en France, à Vienne et en Italie si je me souviens bien) et pour son ridicule qui confine à une parodie du genre. Ah, si tout ça ne se prenait pas aussi au sérieux…
Ah finalement, elle nous aura bien surpris cette satané Shonda Rhimes. Par ailleurs effondrée sur Private Practice et nettement plus en forme sur Grey’s Anatomy, elle abandonne le milieu médical pour se lancer dans… la politique. Quoi ? Mais on pensait à la vue du pilote que Scandal allait être une sorte de Grey’s Anatomy avec des avocats ! Qu’est-ce qu’il s’est donc passé ? La réponse est assez simple : Shonda Rhimes a du regarder The Good Wife, Damages et Boss (oui, ok, c’était pas diffusé à l’époque mais bon…) et elle a fait un gros mix. Comme elle est pas stupide et qu’elle connaît pas forcément très bien le fonctionnement de la maison blanche, elle est allée chercher Judy Smith, qui était “administration press aide” pour Georges Bush… Alors oui, on s’est bien fait avoir par le pilote pas franchement palpitant, mais qui nous titillait juste assez pour voir la suite (et sans doute se moquer des efforts de Shonda – on n’a pas oublié la catastrophe Off the Map). Sauf que là où on attendait des nouveaux cas à chaque épisode, on découvre une série qui met rapidement en place son feuilletonnant et se débarrasse du reste très rapidement. Les personnages sont loin d’être les stéréotypes lisses auxquels on s’attendait et la réalisation prouve au fur et à mesure qu’elle a des choses à dire. Même les passages à la maison blanche semblent crédible – mention spéciale au couple présidentiel, qui fait froid dans le dos. Et à la fin de la saison, on reste comme deux ronds de flanc sur son canapé à réclamer la suite.
Final Score : 4/5
Ah, s’il n’y avait pas la “touche” Shonda Rhimes au niveau de la musique et des effets scénaristiques un peu trop choc par moment, Scandal pourrait être une excellente série. C’est déjà pas loin d’être un immanquable tant les programmes à ce point réjouissants nous ont manqué cette année. Excellemment menée, l’intrigue principale balaie tout sur son passage. C’est déjà une réussite.
On ne va pas s’attarder sur le problème du lynchage de Dan Harmon, show runner et créateur du show, viré comme un malpropre il y a une petite semaine, mais bien revenir sur les épisodes de cette troisième saison de Community. Si les personnages sont toujours aussi attachants, si l’univers de la série est toujours aussi barré et imprévisible, et si la réalisation continue de tenir toutes ses promesses, force est de constater que les scénarios sont, eux, très inégaux. Ainsi, on peut tomber sur de magnifiques perles d’humour (le faux épisode flashback avec nos héros chez un psy, le faux épisode documentaire sur la guerre entre Troy et Abed…) comme sur de belles idées malheureusement mal traitée (l’épisode jeu vidéo, particulièrement décevant) et parfois sur de vrais plantages pas drôle pour un sou. C’est qu’il en faut des idées de génie pour tenir un tel programme et nul doute que la prochaine saison, avec l’éviction de Dan Harmon et la mise au placard de la diffusion le vendredi soir, s’auto-annéantira dans les larmes des fans.
Final Score : 4/5
Community est certainement la sitcom la plus attirante du moment grâce à son ton décalé et unique ainsi qu’à des idées d’univers absolument géniales. Dommage que l’ensemble ne tienne pas si bien la route que ça : les déceptions sont nombreuses – au moins autant que les grandes réussites. Bref, c’est à vous de voir, mais il faut avouer qu’il serait tout de même un peu con de se priver d’un programme pour une fois original.











