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Puisqu'on vous dit qu'il n'est pas trop tard pour commencer à regarder cette série !

Il est parfois très facile de convaincre quelqu’un de regarder (ou non) une série : il suffit de prétendre que le programme est destiné à une bande d’orang-outans en rut (Blue Mountain State) ou juste de préciser que ça passe sur AMC ou HBO… Pour ce conseil du Lundi, la situation est beaucoup plus difficile. En effet, la nature voudrait que vous rejetiez en masse The Event, la série dont nous allons donc parler, et vous auriez sans doute raison. Mais… (oh là là, quel teasing !)

Commençons par toutes les raisons pour lesquelles vous ne devriez même pas jeter un oeil à la nouvelle production de NBC.

Moche comme une affiche de film poubelle. Oh, wait...

1) C’est de manière totalement avérée et irréfutable un “event” show (c’est ainsi que la chaîne a défini l’appel d’offre), c’est-à-dire une de ces séries qui avaient le vent en poupe il y a quelques années en proposant d’emblée un concept fort mais très mystérieux, avec une intrigue qui va poser plein de questions. Oui, c’est du Lost, du Heroes, ou encore Flash Forward (pour aller de mal en pis.) En gros, le genre de série qui a pu nous tenir en haleine pendant un moment, mais dont on a vu tellement d’exemples s’effondrer lamentablement qu’on ne veut plus jamais y croire (les fans de Prison Break se souviennent encore de la douloureuse saison 2… et de la 3… et de la 4 !)

WORST PROMO EVER

2) Le trailer et toute la communication faite autour de la série est atrocement “teasante” dans le mauvais sens du terme : hey, les pubards, vous croyez nous intéresser à votre série en ne nous disant rien à son sujet ? Et bien j’ai pas non plus envie d’en savoir plus.

3) Autant le dire tout de suite, c’est de la SF – bon ok, ça vous fait un gros spoiler sur la suite de la série, mais après tout vous aviez qu’à vous en doutez vu le titre de ce blog. Du coup, je vois déjà plein de jeunes filles fuir leur poste de télé. Plein de garçons aussi d’ailleurs.

4) C’est pas remarquablement filmé, il n’y a pas de personnages inoubliables et encore moins d’acteurs irremplaçables. Ouch. C’est super average de ce côté là quoi…

Ok, i'll be there.

Mais wait – vous vous souvenez de mon teasing du début ? Et oui, j’aime bien The Event et j’ai bien envie de vous faire aimer la série à mon tour. Je vous rassure tout de suite : non, je n’aime pas ce show parce que personne ne l’aime (d’ailleurs ils fait des score honorables aux States, malgré un savant effritement de l’audience au fur et à mesure.)

La série fonctionne grâce à une seule chose : son scénario. Certes, c’était l’élément qui faisait le plus peur – et à la vision du pilote vous pourriez vous dire que c’est clairement le point noir du show – mais en réalité celui-ci s’avère foutrement convaincant. Tout simplement car les auteurs ont pris en compte la principale erreur de leurs séries aînées : poser des mystères et des questions, c’est bien, les résoudre et y répondre, c’est mieux ! Et vite si possible… Du coup, dés le deuxième épisode, vous saurez ce qu’est le fameux Event, et on commence déjà à avoir plein de réponses ! Après, vous me direz que c’est peut-être bien pour l’instant, mais la série ne pourra pas durer éternellement comme ça – souvenons nous de Heroes qui s’est fait bouffer par sa trop grande rapidité (les évènements prévus pour la fin de la première saison s’étaient déjà déroulés à la moitié de cette même saison, laissant les auteurs complètement à sec.) J’ai donc attendu la reprise de The Event pour voir si les auteurs arrivaient à continuer sur leur bonne lancée : et j’avoue que je suis totalement convaincu. Alors que je pensai voir où allait la série, celle-ci prend un virage à 90 degrés et nous entraîne là où on ne l’attendait pas… mais en restant totalement crédible, respectueuse de son univers de départ et pas en partant totalement en sucette que la sus-nommée Heroes !

Don't make a new tagline if u don't beLIEve in it !

Reste un seul problème quand on veut parler de The Event et qu’on aimerait teaser ses amis pour les pousser à regarder cette série : l’histoire est franchement inracontable. Quel que soit le petit bout par lequel vous allez commencer, vous allez forcément spoiler une partie du truc. Le résumé visible sur la page wikipedia raconte purement et simplement les douze premiers épisodes ! Du coup, mis à part vous dire que la structure originale de la série dans les premiers épisodes va changer dés qu’elle vous saoulera, que si les acteurs ne sont pas spécialement bons ils sont loin d’être mauvais, et que – putain ! – c’est quand même la première série US que je connais créée par un belge, je vois pas trop ce que je pourrai faire de plus. Maintenant, c’est à vous de vous lancer dans l’aventure. Vous n’en avez peut-être pas envie pour le moment, mais je vous jure que, au final, vous ne le regretterez pas.

Aujourd’hui, un super rapide conseil pour vous : reportez toute votre attention à la nouvelle programmation de Showtime le dimanche soir, qui a commencé le 09 janvier.

Tout commence à 21h00 avec la quatrième saison de Californication, qui démarre très fort avec un vrai concept pour l’ensemble de la saison, ce qui a toujours quelque peu manqué à la série. Duchovni est en pleine forme et toujours aussi charismatique, les nouveaux personnages sont immédiatement convaincants et on rigole enfin à nouveau. Bref, un vrai bon démarrage pour la soirée.

On continue à 21h30 avec la petite nouvelle Episodes, série qui parlera bien sûr énormément à tous ceux qui bossent dans la télévision ou qui s’intéressent de près à cet univers. Certes, on est très loin des fous-rires provoqués par la bande-annonce (que vous pouvez retrouvez ailleurs sur le site), avec un démarrage un peu longuet et surtout la quasi totale absence de Matt Leblanc, alors que c’est sans doute pour lui que vous vous intéresserez en premier lieu à la série ! Cette histoire de série anglaise adaptée aux Etats Unis et qui devient un vrai calvaire pour ses auteurs en fait peut-être un peu trop dans la caricature, mais reste l’une des comédies les plus originales de ces dernières années.

Et comment ne pas trouver la situation assez prophétique quand on voit, et c’est un comble, que la série qui suit à 22h00 est une adaptation américaine d’une série anglaise à succès ! Shameless, qui fait les beaux jours de Channel 4 depuis huit saisons a pourtant été très bien adaptée par Showtime qui s’est bien gardé de diminuer le côté absolument outrancier de cette famille cradingue et complètement frappée… Un premier épisode un peu long (une vraie heure, soit un peu plus d’un quart d’heure que d’habitude) mais servie par une distribution de premier choix, une réalisation soignée et une écriture qui, on l’a déjà dit, s’avère tout à fait à la hauteur de l’original. Bref, une belle manière de conclure votre dimanche soir !!!

Les ordinateurs sont nos amis. Les disque durs externes déjà un peu moins. Et quand les deux s’allient pour vous faire passer un mauvais moment, autant vous armez de patience. Mon conseil du jour sera donc de ne pas trop vous énerver face à un disque dur qui vous dit que vous n’êtes pas autorisé à lancer tel ou tel fichier, ou qui vous dit tout simplement après que ce fichier est inexistant (alors que vous pouvez le copier/coller sur un autre disque dur.) Du coup, dans mon cas, c’est parti pour huit heures de transfert de fichier. Un truc qui m’agace fortement, d’autant que demain c’est reparti pour huit heures de transfert dans l’autre sens, une fois ce fichu disque externe formaté en bonne et due forme (tu vas voir ce qu’elles vont prendre dans la gueule tes foutues autorisations!)

Alors que faire pour arriver à vraiment se calmer? Une seule solution, regarder l’inénarrable The League, comédie made in FX autour d’un groupe de trentenaires dont la principale obsession est une ligue de football américain fantaisie (c’est comme ça qu’on dit?) c’est-à-dire un jeu super compliqué qui implique de vrais résultats sportifs dans des matchs pseudo imaginaires. Bref, je suis comme tout le monde, je ne comprends strictement rien au sujet mais ce n’est pas grave vu que l’intérêt et bel et bien dans ces personnages tous plus tarés et obsédés les uns que les autres, où les vannes entre garçons, les coups bas et blagues stériles sont légions.

La série ne plaira donc définitivement pas à tout le monde. Mais à certains garçons elle pourrait leur rappeler leur groupe de potes – il est très amusant d’essayer d’identifier qui, dans votre entourage, correspond à quel personnage. Les filles, elles, découvriront que les garçons ont un langage bien moins cru qu’elles ne l’imaginent quand ils sont entre eux – oui, en vrai on passe notre temps à parler de bière, de sport (surtout ceux auxquels on ne comprend rien), et des dernières conneries des uns et des autres… et beaucoup plus rarement de nos copines ou de nos (in)exploits sexuels.

Moralité, si vous êtes en manque de nouvelle série, jetez vous sur les deux premières saisons de The League – au moins, dans le pire des cas, vous pourrez dire que vous l’avez vu et donc que vous êtes un fin connaisseur en matière de sitcom…

(les images et les vidéos qui devaient accompagner cet article étant perdus pour l’instant dans les limbes du transfert de fichier, l’article sera updaté bientôt !)

Donc, ok, c’est lundi et je devrai vous écrire un texte sur Blue Bloods et toutes les notes que j’ai prises sur la série, notamment sur son indigeste musique (composée par Mark « X-Files » Snow) et sur la moustache de Tom Selleck (tous avec moi : MOUSTACHE !!!) Mais la fatigue, la neige, le froid, un peu trop de burger à midi et deux tasses à café sacrément black qui ne m’ont toujours pas réveillé me pousse à vous parler d’une autre série que tout le monde aime critiquer sans jamais l’avoir vu. Tout ça à cause de Twilight.

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Je parle bien entendu de The Vampire Diaries, show adapté d’une série de romans sortis dans les années 90 à l’insu de tout le monde mais subitement à nouveau à la mode depuis que Kevin Williamson, le papa de Dawson’s Creek, s’est chargé de cette nouvelle version télé pour la CW. Si on ne retrouve pas sa loquacité légendaire et les speechs surréalistes de réflexion freudienne de la bande à Pacey et Joey Potter, ces Vampire Diaries renouent avec son plaisir coupable de se débarrasser de n’importe quel personnage après l’avoir utilisé (au maximum ou non.) Ainsi, voici bel et bien la série qui doit compter le plus de cadavres à l’heure actuelle…

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Et c’est bien pour ce genre passage assez frais que j’adore cette série. Pour cette faculté à toujours nous prendre à rebours, à nous entraîner dans des chemins de traverse pour mieux nous aider à « sauter le requin » tous les quatre ou cinq épisodes. On n’échappe tout de même pas au traditionnel bestiaire qui accompagne de plus en plus tous les récits qui touchent de près ou de loin aux vampires, avec une belle compagnie de loups garous et autres sorcières débarquée de Louisiane… Et si le jeu des acteurs n’est pas toujours au top, comme la réalisation meurtrie par un budget que l’on sent loin des superproductions HBOesques, il faut bien avouer que le tout a une certaine fraîcheur, une ambiance bien particulière et surtout l’envie de ne jamais se prendre trop au sérieux…

httpv://www.youtube.com/watch?v=mtBqNtgxq-I&feature=related

Et oui, même avant de choisir sa série (ou sa série de films) de vampire, il faut bel et bien essayer quelques morsures (thanx to SpecialK pour m’avoir fait découvrir Target Women…)

Ce dimanche, accablé par ce beau temps qui s’abat sur la capitale depuis bientôt deux semaines, Binnie et moi-même décidons d’un commun accord que, puisque la météo ne veut pas de nous dehors, on restera à l’intérieur. Le seul souci étant que nous n’avons pas de DVD de The Wire sous la main, que nous avons déjà vu tous les Walking Dead sortis, et que le dimanche de M6 pourrait flinguer notre cerveau avec ses trois heures de Diner Presque Parfait. Soudain, l’illumination : j’ai bien apporté la troisième saison de Battlestar Galactica il y a quelques jours ! L’occasion de me replonger avec délice dans l’ère New Caprica et de revoir cette charmante scène : [kaltura-widget uiconfid="534" entryid="1_so9ro6r7" width="400" height="255" addpermission="" editpermission="" /]

Une telle introduction devrait logiquement vous poussez à vous lancer à corps perdu dans cette grande saga de SF, mais à vrai dire si vous ne l’avez pas déjà vu je ne peux que vous plaindre. Bon, vous me direz, il y a encore des gens qui n’ont pas vu l’intégrale de The Wire… Mais alors quid du conseil du jour ? Et bien, en pensant à une série passée qui se déroule dans le futur, je me suis remis dans la tête ceci :

Le Futur, c'est plus ce que c'était (aka : whoo, un hoverboard!)

Comme la vie est bien faite et que tout a un sens, il fallait que je regarde aujourd’hui l’épisode 6 de la deuxième saison de The Good Wife…  dans laquelle, accrochez-vous, Michael J. Fox vient faire son guest star en incarnant un avocat handicapé par une maladie nerveuse. On pourrait craindre le gros laïus médical et larmoyant, du mélo soutenu par une musique au piano, du gros truc massif qui vient nous rappeler que même nos stars d’Hollywood peuvent être malades. Connaissant la série, je m’attendais tout de même à ce que les choses n’aillent pas si loin : je voyais bien Alicia, la fameuse Good Wife du titre, écraser ce pauvre avocat de la défense et se poser des questions de morale à la fin de l’épisode. C’était mal connaître les scénaristes de ce show décidément bien roublard.

La preuve par l'image : Michael J. Fox est toujours petit.

Louis Canning, le fameux avocat incarné par Michael J. Fox, la joue carrément dirty et use et abuse de sa maladie pour amadouer le jury. S’amusant de la naïveté de l’héroïne, il la manipule dans tous les sens, sans qu’aucun jugement moral ne soit fait sur ce personnage décidément fascinant. Le héros de notre enfance s’amuse avec sa maladie de Parkinson, se moque de lui-même et du monde (faussement) condescendant qui l’entoure. Une réussite qui vaut absolument le coup d’œil – vous pouvez voir l’épisode sans avoir vu le reste de la série, vous comprendrez tout à deux ou trois détails près.

httpv://www.youtube.com/watch?v=K0-XmOepfkA

Sinon, sachez que vous passerez Noel sans J.J. Abrams – à moins de continuer à regarder Fringe. Undercovers, sa dernière et extrêmement décevante co-création vient de se prendre un coup de hache en pleine figure. Et dire qu’ils ont terminé sur une scène qui fait rebondir le feuilletonnant lancé dans le pilote : y en a vraiment qui y croit à mort…

Chose promise, chose due : voici donc mon top 5 des séries de l’année dernière, c’est-à-dire diffusée pendant la saison 2009-2010 aux Etats-Unis. Pour info, je n’ai pas pu tout voir et donc certaines séries sont passées à la trappe directement. Ainsi, pas la peine de me faire des remontrances parce que je n’ai pas inclus Mad Men, Dexter, ou Lost, Damages, Friday Night Lights, etc. Et oui, malgré mon acharnement, certaines saisons récentes ne sont pas encore passées sous mes yeux sévères et critiques. Mais d’abord, petit tour des séries qui n’ont pas obtenue mes faveurs alors qu’elles avaient du potentiel.

Justified, la série très sympathique de FX qui nous propose un héros à mi-chemin entre le western et le polar pur et dur, rate le coche de peu, la faute à un démarrage un peu long et surtout un pilote pas loin d’être catastrophique. Je vous la recommande pourtant chaudement tant la série prend son envol dés le milieu de la saison, et j’attends beaucoup de la reprise en février. Pas non plus au classement la pourtant très courageuse Stargate Universe, qui tente le pari de s’éloigner de la franchise pour se frotter avec la mystique Battlestar Galactica. Mais certains personnages un peu creux (comme le geek de service) et le retour de MacGyver en fin de saison viennent plomber une pourtant belle réussite. La quatrième saison des Tudors, l’une de mes séries préférées, est vraiment trop fatiguée pour rentrer dans ce top 5, avec des personnages vieillissants qui ne servent qu’à faire plaisir aux fans purs et durs (dont je fais partie). The Pacific manque elle aussi le coche tout simplement parce qu’elle nous perd avec ses innombrables personnages auxquels on peine à s’attacher – mais c’est là aussi une série que je vous recommande malgré tout. Caprica, la prequel de Battlestar Galactica, aurait du faire partie du top 5… mais les auteurs nous refont le coup de la saison coupée en deux, donc je m’insurge et je déclasse. Enfin, Trauma, énorme surprise de l’année dernière, n’est pas retenue car la série s’est arrêtée trop abruptement et nous laisse sur notre faim. Ce n’est pas une surprise, la première série à faire son entrée dans mon top 5, c’est Spartacus, Blood and Sands, l’énorme claque que nous infligée Starz. On peut lui reprocher ses effets spéciaux souvent ratés, quelques errances sans intérêt (la fameuse pit qui n’aura finalement servie à rien), et un côté gay franchement poussé parfois, mais on ne peut nier son bonheur pendant les épiques moments de bravoure et les combats ultra gore. Et puis qui ne s’est pas levé sur son canapé pour crier “Je veux faire tomber la pluie !” Belle surprise que ce Community, qui démarrait pourtant mal et faisait face à une rude concurrence en terme de sitcom avec les nouveautés de ABC. Mais entre The Middle, Modern Family ou encore Cougar Town et Community, il n’y a pas photo. Community est drôle, furieusement bien menée, et surtout particulièrement originale dans son humour. Auto-dérision, références en pagaille, et surtout le personnage de Abed termineront définitivement de vous convaincre. Comme le disait un de mes amis disparu à New York : tous les gens censés que je connais ont vu tous les épisodes de Community en deux jours !Ne vous faites pas avoir : Vampire Diaries n’a rien à voir avec Twilight, si ce n’est de mettre en scène des vampires et une histoire d’amour (comme True Blood par exemple.) Ce qui fait vraiment la réussite de cette nouvelle saga signée Kevin Williamson (le papa de Dawson’s Creek) c’est qu’elle ne reste jamais longtemps sur les mêmes bases : les personnages évoluent constamment, les situations ne restent jamais bloquées et les morts pleuvent. Toujours surprenante, jamais ringarde, la série ne pèche que par une réalisation assez pauvre et quelques facilités dans le jeu de certains acteurs. Mais en terme de scénario, c’est sans doute ce qui s’est fait de plus couillu, désarçonnant et inventif depuis plusieurs années. En plus, la saison 2 nous a déjà offert quelques épisodes assez exceptionnels. Le miracle non attendu qui a clairement sauvé CBS en terme de qualité (pas d’audimat), c’est The Good Wife, LA série qui va vous faire renouer avec les legal-shows (série juridique.) L’histoire de cette femme à l’honneur bafoué par un mari volage pris dans un scandale sexuel et politique vous chope à la gorge dés son pilote pour ne plus jamais vous lâcher. Le feuilletonnant se déroule avec une intelligence rare, tout en offrant des affaires juridiques toutes plus intéressantes les unes que les autres. Mention spéciale à Julianna Margulies, que je consacre meilleure actrice de cette saison, toutes chaînes et toutes séries confondues. Un MONUMENT que vous ne devez pas laisser passer ! Enfin, impossible de passer sous silence Supernatural, cinquième saison, seule série à ne pas être une nouveauté à faire partie de mon top 5. Chant d’honneur du créateur Eric Kripke, cette cinquième saison comble toutes mes attentes de fanboy. Fan d’anges, de démons et tous les monstres qui vous viennent dans la tête, fan de metal et de vieilles voitures, fan d’humour, d’auto-dérision et d’épisodes complètement tripés, si vous n’avez encore commencé à regarder Supernatural sachez que vous avez de la chance : vous n’avez pas encore vu la meilleure série fantastique des années 2000.

Rendez vous dés lundi pour deux semaines d’analyse, chaîne par chaîne, de six semaines de rentrée !

200ème épisode de Smallville.

Dixième saison en cours, la dernière.

C’est pas tout le monde qui peut en dire autant !

Vous ne le savez peut-être pas, mais ça fait déjà pas mal d’années que je cherche la parfaite série de danse. Bien sûr, tout a commencé à cause de ça :

Si les jeunes des 80's are creepy...

Un bon vieux barbu qui ressemble au père Noel sous acide, des étudiants qui sautent dans tous les sens et surtout une prof de danse absolument tyrannique dont on se souvient tous que pour elle, “ça se paie en une seule monnaie : de la sueur.” Un classique du genre affreusement détruit en France par un casting vocal qui a changé trois fois pour seulement six petites saisons. Et oui, Fame c’est typiquement la série dont on a de bons souvenirs mais quand on retombe dessus… on se dit que les souvenirs c’est pas fait pour être revus ! On fera l’impasse sur le Fame L.A. qu’on préfère passer sous silence pour débarquer sur…

... les jeunes des années 2000 font au moins autant peur !

Un Paso Adelante, alias Un Dos Tres dans notre verte contrée, c’était le sacrifice consenti de M6 qui n’hésitait pas à couper les épisodes en deux et à supprimer tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin au sexe, autant dire tout l’intérêt d’une série espagnole… Face à ces deux classiques du genre, comment pouvais-je encore croire que j’aurai un jour une bonne série de danse diffusée en France ? Tout simplement en allant chercher du côté de la micro-diffusion ultra confidentielle sur la TNT d’un vrai chef d’oeuvre du genre, comme seuls les anglais savent le faire :

Les garçons tentent de prendre un air intelligent, les filles se sentent les dessous de bras : l'histoire de l'Angleterre en une affiche.

Sorte de pré Glee plus coquin et carrément moins gay, Britannia High a juste la mauvaise idée de sortir un peu trop tôt, à une époque où on était encore plus habitué au disneyien High School Musical qu’à la froideur tenace d’une Sue Sylvester. La vraie bonne idée de la série était de proposer des clips complètement tripés en plein milieu des épisodes avec des décors dignes de certains délires des Monty Pythons. Bien entendu, ce fut un échec total niveau Audimat et la série s’est arrêtée après seulement quatre épisodes (pour un total de neuf produits et diffusés dans le reste du monde.) Ma quête d’une bonne série de danse s’arrêtait une nouvelle fois. Petit espoir, l’année dernière avec l’arrivée de Glee, mais ce n’est pas encore ça… Quand soudain…

Enfin des danseurs qui ne font pas peur !

Non, ne cherchez pas, vous n’avez pas encore pu voir Chico Chica Boumba (Pepper Shcool). Avec ce nom à rallonge mais qui reste définitivement dans votre tête une fois que vous avez réussi à le prononcer d’une traite est née la série ultime de danse. Pas de bluettes amoureuses, pas de critiques cyniques sur l’école, pas de pompom girl délurée, juste de la danse pure et dure et de mignonnes petites histoires pour les enfants. Car c’est bien eux qui vont devoir bouger leurs petits popotins devant leur écran s’ils veulent suivre les cours de cette école assez particulière, où on apprend par exemple à danser la tektonik en enlevant et remettant son pull ! Rythmé, coloré et extrêmement drôle, ces petits épisodes de trois minutes viennent prouver qu’il suffit parfois d’être bigrement bien animé pour être un bon danseur : amis acteurs en live allez vous rhabiller ! Rendez vous donc en 2011 pour découvrir cette nouvelle série sur vos écrans de télévision français, mais préparez vos réveils car à mon avis il va falloir se lever tôt genre le mercredi ou le samedi ou le dimanche ! Bon allez, je retourne danser devant ma télé, moi…

Contre toute attente, et alors que, je l’avoue, je n’ai pas encore vu le pilote de Not Ordinary Family, je pense déjà pouvoir vous dire quel est la série qui me paraît la plus prometteuse à en juger par son pilote. Et surprise, il s’agit du dernier pilote que j’ai vu, celui de la série Blue Bloods.

C'est bon, on compris, ça sera bleu !

Pourtant, au départ, il n’y avait pas grand chose pour donner envie de regarder ce cop-show, comme il en pullule sur CBS. Mis à part le fait que les deux créateurs sont des anciens des Sopranos, les arguments contre-productifs arrivaient en masse : un casting mené par un Tom Selleck (oui, oui, Magnum!) vieillissant, une ville déjà sur-utilisée (New York), et un titre qui fait inévitablement penser au mythique NYPD Blues… Mais alors pourquoi diable suis-je en train de vous dire qu’il faut ABSOLUMENT voir ce pilote ?

Oldies but goodies

Et bien tout simplement car ce Blue Bloods ne ressemble à aucun autre cop-show. Et ce, grâce à son concept relativement compliqué qui mélange le cop-show réaliste (à la NYPD Blues, justement), le legal show limite féministe (à la The Good Wife), la série familiale politisée (à la Brothers and Sisters) et la série à mystère (à la Lost, sans le fantastique). Une bien belle brochette d’influences… Sautant constamment d’un genre à l’autre, le pilote ne cesse de surprendre et de faire plaisir, d’autant plus que la réalisation reste très honnête (même si on regrette que New York soit réduite à un seul quartier) et que le casting, s’il n’a pas encore trouvé sa vitesse de croisière, s’avère plutôt convaincant.

New York presque aussi belle que le Paris de Gossip Girl !

Malheureusement, tout n’est pas parfait non plus. On nous refait le coup de l’ancien militaire traumatisé par la guerre en Irak. On nous refait le coup de l’intrigue policière qui se boucle miraculeusement en moins d’une journée. Et on nous refait le coup du fils disparu trop tôt et du père veuf qui voudrait refaire sa vie. Mais tout ceci serait presque obligatoire vu le genre de la série. Mais il y a aussi la trame feuilletonnante (une histoire de complot et de société secrète au sein de la police)qui  est amenée avec autant de finesse qu’un nouvel ennemi dans épisode de Smallville. Et Tom Selleck avec la moustache qui, même vieux, fait encore vraiment trop penser à Magnum !

Incroyable ce qu'on fait subir aux toilettes de nos jours.

Pourtant, ce Blue Bloods reste la série la plus prometteuse de cette rentrée car c’est l’un des rares pilotes à prendre des risques, à s’essayer à faire quelque chose de nouveau. Bon, ok, y avait bien Lone Star qui était au moins aussi couillue, mais la série n’a duré que deux épisodes avant d’être annulée. Enfin et surtout, Blue Bloods fait partie des rares pilotes à la fin desquels je me suis dit : hum, vivement la suite… Et si ça, c’est pas prometteur !

Ça y est : comme chaque année, la hache de l’annulation a frappé. Et à cette période là de l’année, on ne peut même plus parler de hache, on ne peut que parler de…

I WILL KILL ALL YOUR SHOWS !!!

Une petite explication s’impose. Aux Etats-Unis, en Septembre, les différentes chaînes (du moins les cinq gros Network que sont ABC, CBS, NBC, FOX et The CW) lancent leurs nouvelles séries. Celles-ci ont plus ou moins de temps pour s’imposer – normalement jusqu’en novembre à peu près, date des premiers sweeps, c’est-à-dire le premier moment où les chaînes vont refaire leurs grilles de programmation pour mettre en valeur tel ou tel show, le décaler d’une concurrence trop forte ou tout simplement l’annuler. Dans ce dernier cas, on parle de “axe”, la fameuse hache de l’annulation qui tranche les pattes à une série qui n’aura pas su trouver son public. Mais depuis quelques années, cette hache se transforme en vraie tronçonneuse quand les chaînes décident d’annuler une série après seulement deux épisodes.

Never Forget. Never Forgive.

L’année dernière, la tronçonneuse s’est abattue comme une masse sur The Beautiful Life, une série dont vous n’avez probablement jamais entendu parler puisqu’elle n’aura vécu que deux épisodes. Pourtant, la CW, la chaîne qui diffusait le show, voulait y croire : casting mené par Mischa Barton (l’ex héroïne de The O.C. aka Newport Beach chez nous), concept accrocheur (la vraie vie de jeunes mannequins, avec son lot de drogues et d’anorexiques), et une campagne d’affichage massive (avec les protagonistes… complètement nus.) Le résultat ? Une plantade pharaonique, qui a valu à la série de s’arrêter avant même que les autres chaînes n’aient fait leur rentrée ! Un échec unique en son genre… Unique ? Pas si sûr que ça…

Bonjour tout le monde, et surtout adieu !

Cette année, alors que toutes les nouvelles séries viennent à peine d’être lancée (No Ordinary Family, par exemple, a débuté il y a deux jours), la tronçonneuse vient de décapiter Lone Star, pourtant l’une des séries les plus prometteuses de cette rentrée. J’en avais déjà parlé dans un autre article mais, quitte à me répéter, le site Metacritic annonçait que si ce n’était pas le meilleur pilote de la saison, celui de Lone Star n’en était vraiment pas loin. Et après avoir vu ce fameux pilote, je peux vous avouer que j’étais moi aussi franchement convaincu.

Oui, y en a qui ont la belle vie...

Le concept, prometteur, était de nous parler de Robert Allen, un arnaqueur professionnel qui mène une double vie, avec deux femmes qu’il aime éperdument mais qu’il a séduites dans le but de vider leurs comptes en banque et ceux de leurs familles et amis. Un concept qui, la Fox aurait du s’en rendre compte tout de suite, collait plus à une petite chaîne du câble comme FX ou Showtime, voir HBO, qu’à un network détenu par des républicains et plutôt conservateur dans ses idées et ses spectateurs. Ceux-ci sont peut-être venus pour jeter un œil à la série, mais à mon avis dés qu’ils ont compris que le héros avait deux femmes et que ce n’était même pas décrit comme quelque chose d’absolument horrible, ils ont zappé sur The Event ou même Gossip Girl. Résultat : you lose et tu ne passes même pas par la case départ. Bye bye au show le plus prometteur de cette année.

Ca en jette quand même plus que la promo de Masterchef.

En attendant, les grands gagnants du lundi soir, ce sont eux, les héros de Hawaii Five O, qui ont tout raflé face à Castle et Chase, le nouveau Bruckheimer. Et, pour avoir vu le pilote, je peux vous dire que ce n’est pas tout à fait démérité. Mais on reparlera dans un prochain post !