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Quatrième fournée de reviews des séries diffusées cette année. On revient sur le shondaland, on fait un tour dans la rome de la renaissance, et on rigole avec deux dessins animés du dimanche.

Et les liens : partie 01, partie 02, partie 03.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Septième saison pour Grey’s Anatomy, celle décrite par les experts comme la plus difficile à passer, celle qui est censée marquer la fin d’une époque avant d’en entamer une autre. Après le départ de deux de ses acteurs fondateurs il y a deux ans, la série a déjà passé le cap de la transition de personnages adolescents (dans leurs têtes) au statut d’adulte. Il fallait donc trouver une autre voie pour tenter de renouveler un peu la série qui ne cesse de s’essouffler…

La saison s’ouvre sur les répercussions du drame qui faisait office de season finale l’année dernière, à savoir une fusillade dans l’hôpital. Du coup, les auteurs tentent de jouer un bon moment sur les répercussions psychologiques d’un tel évènement. Christina abandonne la médecine, Meredith fait face (plus ou moins) à ses pulsions suicidaires, Alex prend conscience de son potentiel. Du coté des “adultes”, rien de bien nouveau à se mettre sous la dent – seul le chef va devoir faire face à la maladie d’Alzheimer qui atteint sa femme. Ça tombe bien, Meredith et son MacDreamy de mari lance une étude sur un médicament qui pourrait aider à contrer les effets néfastes de cette terrible affliction. Glop glop glop.

L’année s’est écoulée rapidement et je n’ai jamais regardé Grey’s Anatomy avec déplaisir. Pas sûr, pour autant, que j’en retienne quoi que ce soit. Le show s’est enfermé dans ses petites habitudes et est devenu une sorte de soap de luxe à tendance réaliste : fini le ballet des couples qui se font et se déchire, maintenant tout le monde cherche à construire sur du long terme… mais du coup les scénaristes sont bien en berne de trouver des évènements marquants. Et ce n’est pas l’accident de Callie, personnage dont on se contrefout royalement depuis qu’elle fait la “grande”, qui va améliorer les choses : il donne lieu à un épisode musical qui est de loin l’une des plus grosses catastrophes télévisuelles de cette année, voir des dix dernières saisons !

Final Score : 3/5 pour les fans de la première heure, 2/5 pour les autres. Série renouvelée pour une huitième saison.

J’ai longtemps pris le parti de Grey’s Anatomy face à ses détracteurs. Sous ses allures de medical show, c’était pour moi un show pour adolescents de haute volée, qui a tout compris de la transition de l’adolescence à l’âge adulte. Aujourd’hui, le show n’est plus que l’ombre de lui-même. Certes, on prend plaisir à suivre le destin de personnages qu’on aime toujours autant, mais on n’en retient absolument plus rien. Tel un soap haut de gamme, après le visionnage on a déjà presque tout oublié. La résurrection est prévue pour l’année prochaine, alors croisons les doigts.

Quatrième saison pour la petite soeur de Grey’s Anatomy, à savoir Private Practice. Plus adulte, le show se concentre sur une clinique privée de fertilité et n’hésite pas à aborder des thématiques beaucoup plus sombre que les aventures de Meredith Grey. Mais pour cette quatrième saison, arriver à se renouveler dans les histoires va être dur, très dur. Impossible ?

Ce qu’on retiendra principalement de cette quatrième saison, c’est le viol de Charlotte King et la manière dont il est traité. Brutal, c’est le moins que l’on puisse dire. Et c’est bien là que le show prouve toute sa force : c’est, à mon souvenir, la première fois que cette thématique est traitée avec une telle intensité, une vraie envie d’aller au bout des implications psychologiques ET physiques, et ce sans jamais jouer les pousse-aux-larmes. Un énorme point positif pour la série, qui aurait mérité quelque récompense pour ne pas avoir reculé devant la difficulté de traiter un tel sujet.

A part ça ? Et bien pas grand chose. Comme pour Grey’s Anatomy, on retrouve avec un certain plaisir les personnages, on apprécie de les voir très légèrement évoluer, mais leurs aventures s’oublient aussitôt le poste éteint. Violet écrit un livre expliquant son expérience mais met le cabinet en porte à faux. Addison révèle son histoire avec Sam et perd sa meilleure amie (qui est l’ex femme de Sam pour ceux qui l’ignorent !) mais elle veut un bébé et pas lui. Bouh. Et Sheldon… heu… ben il est là quoi. Ah oui, la soeur de MadDreamy est enfin totalement intégré au casting et de temps en temps elle a des problèmes d’alcool. Voilà. C’est peu, bien peu, trop peu, d’autant plus que les thématiques se répètent et ne sont jamais vraiment traiter. Dommage.

Final Score : 3/5 si vous suivez Grey’s Anatomy et pour le traitement du viol de Charlotte King. 2/5 pour l’ensemble de la saison. Série renouvelée pour une cinquième saison.

Private Practice marque cette année un vrai coup d’éclat avec son traitement de la thématique du viol, prise à bras le corps. Le reste se regarde sans vraiment y penser et s’oublie aussi vite. Vite, vite, de nouveaux scénaristes avec des idées.

Chapeau bas au programmeur de la FOX qui prenne un certain risque en intégrant dans leur soirée dessin animé du dimanche soir un produit estampillé ni par Matt Groening (The Simpsons, Futurama), ni par Seth MacFarlane (Family Guy, American Dad, The Cleveland Show). Ils avaient tout à y perdre, vu que les deux autres cartonnent totalement. Leur choix se porte curieusement sur Bob’s Burgers, autour d’une famille qui possède un restaurant de hamburger. Plus curieux encore, quasiment rien dans la série ne justifie le dessin animé, et le projet pourrait tout aussi bien exister en live. Du coup, on peut sérieusement se demander si le show n’est pas plombé dés le départ par un mauvais choix de production…

La première rencontre avec Bob et sa famille est un peu ardue : graphisme très particulier, voix relativement hystériques, générique à l’humour douteux – on ne se sent pas très bien et on hésite vraiment à éteindre son poste. D’ailleurs, les premiers épisodes laissent assez perplexes : certes, ce n’est pas une catastrophe, mais on ne rit pas vraiment et on ne cesse de se demander pourquoi, mais pourquoi ?

Et puis le miracle arrive enfin. Est-ce la série qui s’améliore ou nous qui nous acclimatons à cette si particulière famille ? D’un coup la lenteur amorphe de Tina nous amuse, tout comme les pets et les morceaux de musique si particulier de Gene, les deux plus grands enfants. L’hystérique maman, Linda, devient aussi adorable qu’une Marge Simpson (en bien plus trippée) et Bob nous donnerait presque envie d’avoir une moustache. Mais c’est surtout le personnage de Louise, qui adore faire des blagues et se moquer de tout le monde (elle répète à l’envie qu’elle est entourée d’idiots et n’hésite pas à exploiter des enfants pour se faire de l’argent sur leur dos !), qui fait vraiment exploser la série, qui la rend soudain irrésistible et nous donne envie encore et encore d’y revenir.

Du coup, bravo messieurs de la FOX, mission accomplie.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Bob’s Burgers n’est pas une série qui s’apprivoise facilement et nul doute que nombre de spectateurs ne riront jamais face à ce programme VRAIMENT atypique. Ceux qui, comme moi, aime les personnages de petite fille tyrannique, excessive, manipulatrice et profondément survoltée, tomberont forcément sous le charme de Louise puis, peu à peu, de tout le reste de la série. Et pour une fois qu’on a un programme un peu original et des gens de chaîne qui prennent des risques, on ne va pas faire la fine bouche.

Les papis de la télévision américaine, installé depuis 22 ans le dimanche soir sur la FOX, arrivent-ils encore à nous faire rire ? The Simpsons bénéficie d’un potentiel de sympathie juste énorme, mais il serait peut-être temps de donner un bon coup de pied dans la fourmilière…

Impossible de ne pas comparer The Simpsons aux autres séries animées, surtout histoire de se faire un vrai avis sur cette vingt-deuxième saison. South Park fait toujours autant dans le gore et le scato mais affine aussi sa critique du monde contemporain (voir à cette occasion l’excellent épisode sur Apple.) The Cleveland Show joue à fond la carte de la sitcom et se trouve ainsi une identité propre. American Dad et Family Guy reposent toujours sur le même humour non-sensique et de référence. Du côté du câble, Archer vient titiller ces “vieux” shows en lorgnant du côté de l’humour pour adulte propre à la chaîne Adult Swim. Et les Simpsons dans tout ça ?

Et bien ce qui fait la force de la série, à savoir sa structure qui part dans un sens pendant les premières minutes pour mieux nous amener sur un sujet qui n’a rien à voir, est toujours là et aussi efficace. Mais à part ça, on ne peut que sentir une certaine lassitude de la part des auteurs, un certain manque de nouvelles idées, bref on sent que la routine s’est fortement installée ce qui n’est jamais bon signe.

En fait, à part les introductions avec le canapé, qui s’avèrent cette année vraiment à la hauteur et savent toujours nous surprendre, le show se regarde comme on subit un vieux soap qu’on n’arriverait pas à arrêter : on aime toujours les personnages, et on se laisse plus ou moins convaincre par les histoires, mais on sent que si on était vraiment objectif on aurait bien du mal à défendre la série. Prions pour qu’un vent de nouvelles idées viennent souffler sur le cerveau des auteurs pendant l’été.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une vingt-troisième saison !

The Simpsons était LA série d’avant-garde à l’humour corrosif il y a encore quelques années. Aujourd’hui, si on prend toujours du plaisir à regarder les aventures de la famille la plus jaune de la télévision, force est de constater que la critique sociale, l’humour désopilant ou le ton acerbe n’est plus l’apanage de la création de Matt Groening. Fatigués, essoufflés, tout simplement vieillis, les Simpson risquent de ne plus faire recette longtemps si les auteurs n’arrivent pas à renouveler vraiment la série.

Sur Showtime, les série historiques se suivent et ne se ressemblent pas… enfin un petit peu quand même !
Après The Tudors, la chaîne continue de contribuer avec Michael Hirst, scénariste spécialisé dans l’histoire anglaise, ici seulement en tant que producteur, pour nous proposer The Borgias, sur la célèbre famille d’origine espagnole qui marqua la Renaissance d’une empreinte de sang. Mais Hirst étant occupé à écrire Camelot pour Starz, il fallait trouver un autre scénariste de renom. C’est chose faite avec Neil Jordan, auteur de plusieurs romans et scénaristes pour le cinéma, récompensé pour The Crying Game. Mais ce petit nouveau à la télé a-t-il les reins assez solides pour composer la partition des neufs épisodes de cette série ?

Des Tudors aux Borgias, on reconnaît l’amour des auteurs pour l’Histoire, mais aussi et surtout pour la manière dont les hommes de pouvoir peuvent être subjugués, obnubilés et parfois manipulés par les femmes. Il est d’ailleurs assez marrant de constater que si on mélange les trois hommes de la famille Borgias (le papale Alexandre VI, Cesare et Juan) on obtiendrai presque Henri VIII d’Angleterre !

On retrouve aussi le même type de réalisation qui camoufle de manière assez maligne quelques passages trop ambitieux pour le budget de la série. Le casting est tout aussi réussi : Jérémy Irons est certes magistral, mais il ne faudrait pas non plus oublier François Arnaud (Cesare) et surtout l’extraordinaire poupée de chiffon qui cache un redoutable dragon Holliday Grainger parfaite dans le rôle de Lucrezia. Et on n’oubliera pas de citer notre sympathique Michel Muller, proprement incroyable dans le rôle du Roi de France et qui nous fait regretter de ne pas le voir plus souvent dans des programmes français !

Pas trop curieusement, on retrouve les mêmes défauts que dans les Tudors : une certaine manie à casser le rythme avec des séquences de dialogues parfois interminables, une évolution dramaturgique pas toujours au top et des fins d’épisodes qui manquent cruellement de cliffhanger.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Les amateurs de séries historiques (comme moi) seront comblés, malgré quelques grossières trahison à l’Histoire avec un grand H. The Borgias prend parfois un peu trop son temps et comment des erreurs imputables à la jeunesse de la série, mais on y sent déjà tout le potentiel pour une grande saga vraiment réussie. Les acteurs sont impeccables et la réalisation franchement inventive ; l’histoire, elle, a déjà fait rentrer dans les dictionnaires les différents membres de cette famille qui ne recula devant rien pour obtenir le pouvoir.

Jeudi12, vendredi 13 et dimanche 15 mai, une première fournée de séries nous offrait leur season finale (ou tout simplement leur dernier épisode pour celles qui n’ont pas été renouvelées.) L’occasion de faire le point sur les shows que nous avons regardé pour mieux vous conseiller…

Une petite explication s’impose au niveau des notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

C’était l’un des show les plus controversés dés sa sortie, provocant des réactions épidermiques de la part des internautes dont certains appelaient au boycott avant même la diffusion du pilote – sous le prétexte, plutôt fallacieux, que la sitcom donne une mauvais image des indiens. Le season finale ayant été diffusé le jeudi 12 mai, on peut enfin donner un avis concret sur ce programme plutôt atypique, auquel NBC ne concédera finalement pas de seconde saison…

Outsourced, c’est donc l’histoire de Todd Dempsy, un jeune américain venu du Kansas, qui se retrouve muté en inde pour s’occuper d’un call center à Mumbai. La sitcom va principalement jouer la carte des différences de culture, ne s’épargnant aucun cliché aussi bien sur les indiens (dont la bouffe peut tuer n’importe quel blanc-bec) que les américains (représentés ici par un imposant gaillard qui se contrefout de la culture indienne et dont la principale passion est la chasse.) Ce n’est clairement pas le point fort de la série – on se lasse très vite de ces préjugés gonflés à bloc pour tenter de nous faire rire. La réussite du show se situe plutôt dans le casting qui propose, de loin, le plus grand nombre de tarés jamais vu – de Gupta, gros attention-whore qui ne cesse jamais de parler, à Rajiv, le patron indien à la moustache limite hitlérienne, en passant par l’ultra-timide Madhuri que pratiquement personne ne remarque. Un casting extrêmement sympathique, auquel on adhère immédiatement et dont on a vraiment envie de suivre les mésaventures.

Mais là où Outsourced se plante complètement, c’est en voulant intégrer un feuilletonnant romantique dont on se contrefiche royalement – et qui n’est en fait qu’une scorie, un reste, du film du même nom sur lequel est basée la série. Du coup, il faut bien l’avouer, quelques épisodes sont franchement à la ramasse, mélange d’ennui implacable mêlé à quelques blagues qui n’arrivent pas à faire mouche.

FINAL SCORE : 3/5 ; série annulée à la fin de sa première saison.

Outsourced ou la sitcom au casting implacable, mais plombée par un feuilletonnant sentimental à la limite de faire gerber les plus romantiques d’entre nous. La série n’a pas réussi à choisir entre le délire complet et le réalisme et du coup se limite dans tous les sens. Dommage.

LA bonne surprise de l’année dernière, the Vampire Diaries se devait d’offrir une deuxième saison digne de ce nom si elle ne voulait pas rapidement devenir la petite soeur pour ado pré-pubère de True Blood. Pour le coup, j’ai toujours trouvé que la série de la CW avait au moins un gros avantage sur sa concurrente de HBO, c’est qu’on aime ses héros, tous ses héros, et quasiment tous les personnages (oui, oui, même Damon, le soit-disant “gentil” frère.)  A contrario, si vous me trouvez une personne qui supporte Sookie et/ou Bill, faites moi signe : pour ma part, ils m’ont tellement gâché la première saison que je ne suis pas encore allé plus loin.

L’autre point fort de la série de Julie Plec et Kevin Williamson (qui, rappelons le, fut aussi le créateur de Dawson’s Creek et le scénariste de tous les Scream, à l’exception du troisième qu’il se contentera de produire…) c’est de ne jamais se reposer sur son concept de base. Ainsi, ne vous attendez pas à retrouver les personnages toujours dans la même situation psychologique ou dans le même rôle scénaristique (les méchants ne le restent jamais très longtemps, les gentils encore moins, mais c’est pour mieux nous surprendre avec une autre révélation !) Le nombre de décès par saison se compte aisément sur les doigts des deux mains (et limite aussi ceux de vos pieds) et les scénaristes n’hésitent pas à utiliser ce qui pourrait être un bon cliffhanger de fin de saison en plein milieu de cette même saison.

Pour sa deuxième année, il faut bien avouer qu’après un démarrage haut en couleur les auteurs se sont un peu essoufflés par la suite. Mais il me semble que ce n’était que pour reprendre des forces et nous offrir une tripotée de scénarios irréprochables menant à la fatidique conclusion… qui a lieu dans l’avant-dernier épisode ! Et pour le coup, le season finale se veut beaucoup moins convaincant. Du moins dans ses vingt premières minutes, avant de nous asséner les séquences finales qui promettent de faire repartir la série sur des bases neuves et encore plus surprenantes qu’avant.

Après ce déballage de points positifs, il faut tout de même avouer que the Vampire Diaries n’est pas percutante partout : acteurs parfois en berne (trop jeunes pour jouer certains sentiments ?), réalisation pas vraiment foudroyante d’inventivité, quelques longueurs musicales avec des personnages qui regardent dans le vide (une vraie spécialité de la CW – qui vend à tour de bras des OST de ses différents shows), viennent quelque peu plomber l’ensemble. Mais se priver de cette série qui cherche toujours à surprendre (et y parvient la plupart du temps) serait comme se priver d’une bonne glace au chocolat en plein cagnard alors qu’on n’a pas mangé depuis plusieurs jours : une abérration.

FINAL SCORE : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

The Vampire Diaries ne se distingue pas par son casting, par sa réalisation ou par ses choix musicaux discutables, mais bel et bien par son équipe de scénaristes qui tente toujours l’impossible pour surprendre le spectateur et l’emmener définitivement là où il ne s’attendait pas. Pas un indispensable, mais sans conteste l’une des séries les plus fun du moment.

Attendue comme la plus grosse plantade de l’année avant sa diffusion, Nikita, remake de la série du même nom, elle-même inspirée par le film de Luc Besson, aura su convaincre le public de la CW et s’offre un retour en deuxième saison grâce à des audiences plus que confortables. Alors, faut-il vraiment s’intéresser un peu plus à cette série d’espionnage qui nous promet que “Looks do kill” ?

Il faut bien l’avouer, il y a un peu mensonge sur la marchandise avec cette tagline. Car on se serait très franchement passé des poses pseudos langoureuses de Maggie Q qui aura bien du mal à nous faire croire qu’elle a l’âge de son personnage (et pas une bonne dizaine d’années de plus.) Épaisse comme une feuille de papier Canson, la pauvre actrice a bien du mal à effectuer ses scènes de baston au cours desquelles on ne cesse de se demander combien de fois son partenaire lui a péter les genoux, les phalanges et l’ensemble des os de son corps (qui ne semble pas bien solide…) Et quand on lui met dans les mains n’importe quel flingue, autant vous dire que ce n’est pas mieux : la pauvre a bien du mal à porter une arme alors imaginez, faire semblant de viser avec…

Vous l’aurez compris, le principal problème de Nikita, c’est bien l’actrice qui incarne le personnage éponyme et qui à elle seule justifie amplement le fait de ne pas regarder la série. Ce qui est vraiment dommage tant le reste du casting se débat pour arriver à convaincre – et ce n’est pas simple quand on demande à la plupart de jouer des personnages qui ressentent des émotions fortes mais ne les laisse pas voir. J’aimerai vous y voir…

Nikita, c’est donc l’histoire d’une ancienne agent d’une division secrète du gouvernement américain, forte heureusement appelée Division, qui oeuvre en réalité pour son propre compte. Nikita est bien décidée à les faire couler et elle dispose pour cela d’une arme maîtresse en la personne d’Alex, nouvelle recrue de Division, agent double pour son compte. Voilà pour le pitch de départ, qui ne tient que pour les cinq/six premiers épisodes avant que les scénaristes ne se décident à compliquer le tout avec de nouvelles informations. Et plus la série va évoluer, plus les coups d’éclats, les révélations et les retournements de situations vont se cumuler pour atteindre un délire paroxysmique dans le season finale qui ne s’épargne absolument rien… pour notre plus grand plaisir pervers !

Final Score : 0/5 pour ceux qui partent dans le délire ; 2/5 pour les autres. Série renouvelée pour une deuxième saison.

Réalisation catastrophique dans les scènes de baston, pas folichonne dans les gunfight, et plutôt pauvre le reste du temps + über fail du casting du personnage principal + scénario aberrant mais absolument jouissif dans son délire = une série qui vous demandera beaucoup de second degrés mais qui vous le rendra bien.

Attendue au tournant par toute la communauté (arf arf) de fans pour sa saison deux, Community a faillit perdre toute crédibilité à cause de premiers épisodes cherchant à réinstaurer un feuilletonnant plus que dispensable et un schéma d’utilisation des personnages de plus en plus visibles et donc moins surprenants…

Heureusement, les auteurs n’auront pas mis trop longtemps à se réveiller et à se rappeler que, déjà l’année dernière, c’est quand ils ont commencé à partir dans des délires surréalistes que la série a commencé à se faire un nom. Du coup, exit les scénarios montrant à quel point Jeff aime aider les autres malgré ce qu’il raconte, et retour dans le bon vieux non-sens, l’auto-dérision à outrance, et l’humour de référence au kilo.

La force de Community, c’est toujours à la fois son casting (il n’y a pas un personnage, même secondaire, que j’arrive à ne pas aimer !) et le fait de proposer, plusieurs fois dans la saison, des épisodes tellement inoubliables qu’on ne se souvient plus que d’eux. Qui a dit le trampoline, l’attaque de zombie ou encore le final en deux parties qui se paie le luxe d’être largement à la hauteur du premier épisode “paintball” ?

Final Score : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Seulement 4 parce que faut pas déconner, cette année y a quand même eu une tripotée d’épisodes inutiles et pas drôles. Mais bon, ça reste un immanquable et une vraie perle d’humour.

Avec Robin Green et Mitchell Burgess aux manettes, deux des cerveaux derrière les Sopranos, on ne pouvait qu’attendre beaucoup de Blue Bloods, cop show peu ordinaire qui s’intéresse à une famille de flic à New York au même titre que les Sopranos s’intéressait à une famille de mafieux. Autant dire que la déception fut grande.

Blue Bloods suit donc les aventures de la famille Reagan, dans laquelle on est flic de père en fils. On a donc l’arrière grand-père à la retraite, le grand-père Magnum (interprété par Tom Selleck) qui est commissaire, un aîné récemment décédé (oui, donc lui on ne suit pas beaucoup ses aventures, j’en conviens), un deuxième qui est une sorte de super flic (Donnie Wahlberg), une fille devenue assistante du procureur et enfin le petit dernier qui a fait des études de droit à Harvard mais qui s’est subitement décidé à suivre la tradition familiale – c’est donc un rookie, un bleu parmi les flics. Ajouter à cela une tripotée de petits enfants, enrober le tout de dîner familial du dimanche, de grandes discussions sur le sens de la justice, saupoudrer d’un zest de religion protestante et d’une bonne dose d’esprit républicain et vous obtenez cette charmante famille, confrontée au fil des épisodes à des enquêtes policières sacrément coriaces…

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un sacré effort a été fait de la part de CBS concernant le casting, nettement irréprochable, et la réalisation de haute volée qui magnifie New York à coup d’ambiances crépusculaires qui font rêver. Malheureusement, côté scénario, c’est un peu la débandade. Le problème est tout simple : dés le pilote, les auteurs mettent en place une intrigue feuilletonnante concernant les Blue Templars, sorte de police des polices devenue un repaire à ripoux, qui pourrait être responsable de la mort du fils aîné. Une intrigue qui se devait de faire trembler toute la famille Reagan sur ses fondations, nous montrer l’envers du décors de ce petit groupe qui vit en autarcie. Grosse déception : l’enquête n’avance pas de toute la saison et les Reagan restent éternellement des anges protecteurs de New York à qui on ne peut décidément rien reprocher. Quant aux Blue Templars, ils sont balayés d’un revers de la main dans le season finale, proprement ridicule et qui achève dans le sang la crédibilité de la série.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Pour un cop show, c’est un très bon (et surtout très beau) cop show. Par rapport à ce que l’on était en droit d’attendre de la part de deux des cerveaux des Sopranos, c’est une honte. La plus grande déception de cette année ne mérite pas – pour l’instant – que vous vous attardiez dessus.

Deuxième saison pour The Cleveland Show, dessin animé amorçant les dimanches soirs de la Fox. Seth MacFarlane est aux commandes et on pouvait craindre qu’il ne copie à l’envie ses propres bonnes idées de American Dad ou Family Guy (dont Cleveland Show est un spin-off.) Craintes totalement avérées… mais est-ce vraiment un problème ?

Certes, on ne peut pas dire que The Cleveland Show fasse dans la grande originalité. Son casting rappelle celui de Family Guy, déjà copié/collé dans American Dad et la comédie repose toujours principalement sur de l’humour de référence et des blagues plutôt grasses. La seule nouveauté du show, c’est de jouer à plein pot la carte de la sitcom – jusqu’à faire apparaître les personnages dans une sorte de faux documentaire sur le tournage de la série.

Cette deuxième saison n’a pas fait de grande prouesse, à l’exception notable du season finale se déroulant en plein Comic Con de San Diego et qui se paie le luxe d’avoir en guest Emily Deschannel, Eliza Dushku, Mark Hamill, Robert Rodriguez et même Kathee Sackhoff. Une explosion de joie pour tous les geeks qui se respectent. A part ça, rien de particulièrement extraordinaire, mais rien à jeter non plus. Du coup, les fans de Seth MacFarlane s’y retrouveront, les autres pourront passer leur chemin.

Final Score : 3/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Que dire de The Cleveland Show ? Si vous aimez déjà Family Guy et/ou American Dad vous y retrouverez tous les ingrédients qui vous font rire. Sinon, l’humour vous passera totalement à côté. Pour moi, c’est juste un sympathique petit show amusant du dimanche soir.