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Deuxième partie de cette semaine marathon de fins de saisons dans laquelle on revient sur des histoires d’ado, des comédies plutôt mal, les frères Winchester et un archer qui a le bras long.

90210-cw-season-5-2012-poster90210 (saison 5 – serie’s finale)

Bon, je pense que personne ne lira cette partie de l’article mais ce n’est pas grave : 90210, vrai-faux spin-off de la série ado du même nom autrement connue par chez nous sous le sobriquet de Beverly Hills, vient de s’achever après cinq années… dans l’indifférence générale. Après le succès surprise des premières saisons, le show a vu son audience s’écrouler pour sombrer dans des tréfonds tels qu’il était devenu impossible de défendre l’existence de la série.

La CW lui a pourtant offert une belle porte de sortie : une soirée entière consacrée au show, avec une sorte de documentaire posthume et bien entendu le dernier épisode. Concernant le docu, on se sent sérieusement tiraillé entre les beaux sourires et anecdotes sincères et amusantes de cette bande de jeunes loups comédiens, et le fait qu’ils doivent tous savoir que leur série se termine avec quasiment aucun spectateur devant leur écran.

Et force est de constater que les showrunners n’ont pas eu la même motivation que le network. Leur ultime épisode n’en est pas vraiment un, c’est juste une sympathique fin de saison qui laisse énormément de portes ouvertes : les scénaristes n’ont pas du tout revu leur copie une fois que l’annulation de la série a été confirmée. Cette conclusion laisse donc rageur car on s’est quand même tapé cinq saisons d’une série très bancale, capable de bousculer les idées reçues comme de tomber dans les pires travers matérialistes.

90210 version année 2000 n’aura donc pas eu du tout le même impact que sa grande sœur  ni la même carrière. Et nul doute que notre belle brochette de comédiens va avoir bien du mal à rebondir avec une image de marque touchée par l’échec d’un show qui n’aura, finalement, jamais vraiment marqué les esprits. Byebye Annie, Dixon et compagnie, le pire c’est que vous ne nous manquerez pas.

Final Score : 4/10

Mauvaise dernière année pour 90210 qui ne fut de toute évidence jamais une bonne série. Autant dire que seuls les fans les plus acharnés peuvent jeter un œil à l’ultime épisode – juste pour se rendre compte à quel point se ne valait pas le coup !

new girl season 2NEW GIRL (saison 2)

Zooey Deschannel partage : pour savoir si vous l’aimez, tout dépend de votre sexe, de votre dose de geekerie, et de votre capacité à supporter le cliché de la girls next door qui est officiellement moche parce qu’elle porte des lunettes. Si je ne suis pas super fan de l’actrice, je suis en revanche totalement sous le charme de la série qui l’a fait découvrir, New Girl. Diffusée sur la FOX, cette sitcom à caméra unique raconte les mésaventures de trois colocataires garçons qui voient débarquer la nouvelle habitante de leur appartement, une fille très maladroite et totalement “goofie”.

A la différence de How I Met…, New Girl évite soigneusement le pathos et la larme facile même dans son feuilletonnant basé sur des intrigues sentimentales relativement basiques. C’est que tous les personnages présentés sont de vrais “combattants” qui ne s’attardent pas sur leur sort ou passent leur temps à geindre (n’est-ce pas Ted Mosby ?) mais vont vite aller chercher des solutions… plutôt barrées.

Car en effet New Girl n’a que faire du réalisme et présente un univers crédible mais complètement décalé. A la limite du cartoon, le show se permet des embardées totalement délirante et un humour non-sensesque que je trouve délicieux mais qui ne sera clairement pas du goût de tout le monde. Je vous laisse donc le soin de découvrir cette petite perle ou cette grosse déception, selon ce que vous en penserez !

Final Score : 8/10

New Girl est pour moi l’une des meilleures sitcoms du moment et tout simplement une des meilleures séries diffusées actuellement. Mais je dois reconnaître que son humour particulier et surtout la présence de Zooey Deschannel ne sera pas du goût de tout le monde…

mindy project season 1MINDY PROJECT, the (saison 1)

The Mindy Project aura connu un début de vie difficile. Conçue par des anciens de the Office, achetée tout naturellement par le même network (NBC), le show est finalement annulé avant d’être racheté par la FOX qui y impose moult modifications pour aboutir à un pilote franchement très peu convaincant. Fort heureusement, la série a peu à peu réussi à trouver ses personnages et son identité, et les mésaventures de ce cabinet d’obstétriciens (et en particulier Mindy, son personnage principal, petite indienne bien en chair aux multiples questionnements amoureux) deviennent amusantes et intéressantes. Le problème, c’est que tout cela sent un peu le déjà-vu, avec des ficelles pas très fines et des personnages trop proches de ceux aperçus dans the Office, justement. Au final, Mindy Project est un objet sympathique et amusant mais franchement dispensable.

Final Score : 7/10

Dynamique, amusante et sympathique, the Mindy Project souffre malheureusement d’un gros manque d’originalité et traîne parfois un peu la patte sur ses intrigues amoureuses. Peut mieux faire, donc, mais c’est déjà pas mal.

golden-boy1GOLDEN BOY (saison 1 – série annulée) 

Intrigante série sur l’ascension ultra rapide (seulement sept ans) de celui qui deviendra le plus jeune commissaire de New York, Golden Boy a tout de suite déçu en révélant que ce pitch ne cachait en fait qu’un cop-show de plus. Certes, les personnages sont intéressants et dans son feuilletonnant la série pose des questions plutôt profondes sur le fonctionnement de la police et ses connexions avec la politique. Mais cela ne vient pas sauver des intrigues bouclées peu percutantes et l’impression constante que Golden Boy n’apporte rien au genre.

Final Score : 5/10

Golden Boy est bien foutue, avec des personnages intéressants et un fond intrigant. Mais ce n’est qu’un cop-show de plus, qui n’ira pas au bout de ses ambitions maintenant qu’il a été annulé par CBS. Il y a bien d’autres séries policières à regarder si vraiment vous êtes en manque.

Supernatural-Season-8SUPERNATURAL (saison 8)

On va la faire courte aussi pour Supernatural étant donné que si vous n’avez jamais vu la série vous n’allez pas plonger dedans pour la saison 8 ! Alors pour les connaisseurs, qu’a donné cette nouvelle fournée d’épisodes menée par un nouveau showrunner, Jeremy Carver ? Il est évident que le jeune homme a mis un peu de temps à s’installer derrière le volant, avec une dizaine d’épisodes pas franchement folichon en guise d’ouverture. Mais une fois qu’il s’est bien mis au boulot, Supernatural a retrouvé une certaine forme et Carver a réussi à installer tous les éléments d’un long feuilletonnant qui devrait – apparemment – le mener jusqu’à la fin de la dixième saison. Pour le reste, c’est comme d’habitude : la réalisation n’est pas formidable mais très clean, les comédiens sont pour le coup toujours aussi bons (Misha Collins est un plus qu’excellent Castiel), et toute la bonne humeur de l’équipe derrière le show se ressent à chaque épisode. Bref, ce n’est clairement pas la meilleure saison de la série, mais elle reste tout à fait honnête et devrait être indispensable vu les éléments qu’elle pose pour la suite.

Final Score : 8/10

Supernatural est un tout petit peu en baisse de forme (les épisodes ultra originaux et percutants manquent un peu à l’appel) mais le nouveau showrunner sait se reprendre sur toute la deuxième partie pour lancer un feuilletonnant qui promet de nous occuper pour les deux années à venir. Indispensable pour les fans, et les autres vous ne savez normalement même pas ce qu’est Supernatural !

arrow season 1 critiquesARROW (saison 1)

Wouhou ! Et si la série la plus fun de l’année était une série de super-héros diffusée sur la CW ? Avec Arrow, remix moderne et télévisuel de l’archer vert de la société d’édition de comics DC, le network marque un grand coup en proposant l’un des shows les plus amusants, percutants, et viscéralement attachants depuis bien des années.

C’est peu dire que l’on n’attendait strictement rien d’Arrow lors de l’annonce de sa sortie. Oliver Queen n’est pas un personnage connu du grand public, les archers n’ont pas vraiment un aspect télévisuel très moderne, et la CW nous avait plombé le moral pendant des années avec Smallville (qui s’améliorait très nettement sur la fin, il faut le reconnaître.) Quelle claque on a pris dans la figure en découvrant cette version remaniée des aventures d’un playboy coincé sur une île pendant cinq ans, qui revient dans sa ville d’origine avec une certaine expertise à l’arc et la ferme intention de la nettoyer de tous ceux (parmi les hommes de pouvoir) qui l’ont trahie (la ville !) Sévèrement burné, le show fait assez rire au début avec ses bastons à l’arc, mais elles deviennent très vite prenantes et plutôt bien foutues. Les intrigues s’enchaînent et ne se ressemblent pas, le casting s’étoffe avec des personnages de plus en plus complexes (la grande réussite autour de la famille Merlyn) et le feuilletonnant – qui s’étale sur le présent mais aussi sur le passé quand Oliver est encore sur l’île – est de plus en plus intrigant.

Alors oui, on est sur la CW et il n’y a clairement pas le budget pour faire un show qui casse visuellement la bouche – mais la réalisation se démerde plutôt bien pour mettre en avant ce qui est important (les grosses scènes d’action) et faire l’impasse sur quelques scènes dialoguées dans des décors moches ou peu crédibles. Et oui, comme on est sur la CW, la cible amoureuse de notre héros est une espère de pseudo bombasse, véritable pub sur patte pour des wonderbras qu’elle affiche telle une protubérance dans de nombreux plans de profil, devenant finalement aussi excitante qu’une sardine à l’huile qui serait tombée par terre dans la rame du métro. Et enfin oui, comme on est sur la CW, l’ambiance musical est très “djeuns” avec heureusement un score original pour compléter qui nous met nettement plus dans l’ambiance super-héros.

Mais ces rares défauts ne viennent jamais plomber le fun de la série dont les vingt-trois épisodes défilent à une rapidité incroyable. Le rythme est toujours imparable et on ne s’ennuie strictement jamais. De plus, les créateurs ont pris le parti de faire d’Oliver un super-héros “dark” dans le sens qu’il n’hésite pas à remettre la loi en question pour atteindre son but et surtout – chose déjà très rare dans les comics mais encore plus dans leurs adaptations – à tuer si c’est nécessaire. Cela n’en fait pas pour autant un show qui défend la peine de mort (les morts ne sont jamais gratuites et surtout la peine capitale n’est jamais la thématique des épisodes) mais permet par contre de véritablement crédibiliser les aventures de ce personnage qui n’est doté d’aucun super pouvoir.

Bref, il ne me reste plus qu’une chose à dire : merci la CW, et vivement la suite.

Final Score : 8/10 (et puis merde quoi, 9/10 pour les fans de super-héros)

Très clairement pas la série la plus intelligente du moment mais de loin la série la plus fun de la saison, Arrow dépasse ses quelques défauts par une ambiance prenante et des scénarios burnés et rythmés. Une sacré réussite dans son genre.

 

Rendez vous dimanche pour terminer le point sur cette semaine bien chargée !

Deuxième rendez-vous pour cette semaine bien chargée en news de tout genre. Cette fois, on s’intéresse aux séries qui viennent de nous quitter ou qui n’auront même pas eut une vraie chance de squatter sur nos écrans…

Haven season 3

Tout au long de cette troisième saison de Haven, Syfy nous aura fait languir : la chaîne des séries fantastiques allait-elle oui ou non reconduire cette petite série inspirée du Colorado Kid de Stephen King pour une quatrième saison ? Les jeux ont été faits, on a tous tremblé, mais oui, Haven reviendra nous voir pour au moins encore treize épisodes.

Le truc, c’est que les scénaristes étaient eux aussi sur le qui-vive. Et tout, dans cette troisième saison, respire le “oh mon dieu, on n’a pas eut le temps de faire tout ce qu’on voulait !” Du coup, pléthore de nouveaux personnages sont introduits de manière un peu abrupte, et leurs départs le sont au moins tout autant. Les relations entre nos trois personnages principaux prennent des virages conséquents à chaque épisode, les retournements de situation ENORMES interviennent à chaque cliffhanger, et la série semble au final vouloir rouler plus vite qu’elle ne peut se le permettre.

Pour autant, on appréciera de voir les efforts fournis pour garder et/ou rendre cohérent l’univers de cette petite ville où des “trouble”, c’est à dire des gens qui se retrouvent soudainement avec des pouvoirs qu’ils ne comprennent et ne maîtrisent pas, sèment le désordre. Car c’est bien la le plus grand intérêt de la série : dans son feuilletonnant complexe et foisonnant, qui n’hésite pas à user de toutes les ficelles du genre pour offrir un mystère que l’on se délecte de voir à chaque fois un peu plus éclairci… et un peu plus compliqué !

Haven n’est clairement pas une grande série (j’avais d’ailleurs détesté le pilote… dans le tout premier article pour ce blog !), et il lui manque beaucoup de choses pour convaincre la majorité des spectateurs (de meilleurs comédiens, un budget plus conséquent, sortir de son triangle amoureux un peu bas de gamme…) Mais pour les fans de fantastiques, Haven est un vrai puits à idées et offre toujours de beaux moments de scénario. Le double épisode de fin de cette saison en est un bel exemple, même si l’on sent, une fois de plus, que l’avenir de la série était incertain… et que les scénaristes se sont ménagés une petite astuce pas forcément des plus ingénieuses pour s’en tirer.

Final Score : 07/10

Haven est une série de genre et dans ce sens ne conviendra forcément pas à ceux qui n’adhèrent pas au fantastique. Les autres devront faire outre une mise en image plutôt médiocre et quelques clichés ronflants (le triangle amoureux…) pour découvrir une pléthore de bonnes idées et un univers particulièrement riche.

wedding band 2

Série d’acteurs recalés par leurs précédents shows (le black de Lost, le psy de NCIS:LA, le dernier amoureux de Bree dans Desperate Housewives), Wedding Band nous propose de rigoler avec un groupe de mariage (comme l’indique le groupe) à qui il arrive mille et une mésaventures. La bande annonce ne ment pas : il y aura du rock, de l’amour, et toujours, toujours, un happy ending.

Marrant le temps de deux ou trois épisodes, ou parfait show à regarder lorsqu’on a une méga crève et cinquante de fièvre, Wedding Band ne restera assurément pas dans les annales. Les comédiens ont beau donner beaucoup d’eux-mêmes, la réalisation a beau tenter de faire quelques efforts, et les scénarios ont beau tenter de nous faire rire, c’est la base même de la série (ne pas se prendre la tête) qui en fait tout à la fois un programme sympathique et totalement oubliable. Doit-on, peut-on, en dire plus ?

Final Score : 4/10

Série honnêtement faite mais totalement inutile, Wedding Band ne mérite pas tout à fait la moyenne. Elle ne mérite pas votre attention non plus.

over-underPlongé dans les limbes d’un carton oublié dans un bureau, le pilote d’Over/Under a bien failli ne jamais être diffusé. Alors que tout semble bel et bien mort pour la suite, on aura quand même eut le plaisir (?) de voir ce double épisode enfin pointer le bout de son nez sur nos écrans.

Prévu pour la chaîne USA, qui met toujours l’accent sur les personnages, le show aurait du raconter l’histoire d’un boursier malade du jeu, qui perd tout, et se lance dans un business d’organisation de paris. Beaucoup trop compliqué dans son scénario, dont on ne comprend jamais les tenants et aboutissants de l’intrigue principale qui repose sur une histoire d’arnaque et de chiffres, le pilote met en place des personnages furieusement attachants et psychologiquement complexes. Mais on sent déjà, par l’ambiance et certaines thématiques abordées, que la série était trop “lourde”, trop adulte pour une chaîne comme USA, et qu’il aurait fallut sérieusement ratiboiser pour revenir à un show un tantinet plus familial… Over/Under n’était donc vraiment pas née sous une bonne étoile.


fringe-finale-poster

C’était sans doute, après Battlestar Galactica, l’une des séries de SF à la fanbase la plus développée. Née de l’imagination fertile de Alex Kurtzman, Roberto Orci et J.J. Abrams, alors en plein succès de Lost, Fringe aura donc duré cent épisodes, soit cinq saisons dont la dernière exclusivement destinée aux fans. La FOX, peu connue pour être conciliante envers ses séries, aura donc fait une vraie exception pour un show qui ne lui a jamais rapporté beaucoup de spectateurs mais qui avait le mérite de convaincre la critique geek.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, Fringe repose sur un trio peu commun (une agent du FBI, un ancien arnaqueur très intelligent et son père, véritable scientifique fou qui a tout commis au fil de sa carrière) qui enquête sur des affaires qui reposent sur les “fringe science”, qu’on pourrait traduire par les sciences marginales. Très inspirée par X-Files à ses débuts, le show trouve peu à peu une identité forte, notamment marquée par ses personnages psychologiquement très fouillés, par son humour totalement décalé, et un feuilletonnant extrêmement bien mené même s’il est capable du meilleur (fin de la première saison) comme du pire (fin de la saison quatre…) On appréciera aussi tous les efforts pour mettre le spectateur dans l’ambiance, comme un étalonnage assez particulier, ou encore les changements de générique qui ont véritablement un sens en regard du récit. Mais ce qu’on regrettera le plus, c’est évidemment Walter Bishop, le personnage le plus fou, le plus amusant, le plus touchant vu depuis de très nombreuses années.

Alors certes, cette ultime saison sent un peu le fan-service au kilo, mais elle permet aux auteurs d’apporter toutes les réponses aux questions restées en suspend. Les treize épisodes filent à un rythme beaucoup trop rapide pour qu’on puisse tout apprécier, mais le fait de voir des auteurs se faire vraiment plaisir pour satisfaire leur public reste très réjouissant. Le final en lui-même est un peu attendu, mais les derniers plans sonnent comme une ultime boutade pour nous rappeler à la réalité. Finge est morte, et ce n’est pas grave, ce n’était qu’une série. Mais franchement, ce fut un putain de plaisir.

Final Score : 9/10 (pour les fans) 7/10 (pour les autres)

Pour cette ultime saison, les auteurs ne s’adressent vraiment qu’aux fans de la première heure et viennent leur offrir ce qu’ils voulaient. Alors oui, on est assez peu surpris au final, mais peut-on vraiment leur en vouloir de répondre à toutes nos attentes ? Je ne dirai qu’une chose : merci pour ces cinq saisons. Bye bye Walter !

Rendez vous très bientôt pour fêter le retour de Kevin Williamson à la télé US !

Chers lecteurs,

Aujourd’hui plus que jamais il est temps de pleurer nos récents disparus. Alors que les semaines s’enchaînaient à coup de bêtisiers ou autres célébrations magnifiées par de grands feux d’artifice, dans l’ombre le tueur à la hache rodait autour de quelques séries que l’on ne peut plus, désormais, que pleurer. On se gavait de foie gras, il assassinait une chirurgien qui bosse pour la mafia. On se racontait nos histoires d’amour avec les cousins, il décapitait cette fille aux ragots faciles. On se battait autour d’une partie de Mario Kart, il supprimait toute une équipe qui se battait pour les opprimés. On voulait profiter de la vie, il mettait un terme à celle d’une bande de jeunes perdus face à leur avenir. Et le pire, c’est que le carnage va continuer au fil des prochaines semaines.

Mob Doctor - chirurgienne pas credible

Ah, mais c’est qu’elle nous aura bien fait marré la Mob Doctor ! Oui, on veut bien croire qu’un chirurgien soit une jeune femme jolie et sympathique, mais il ne faut pas pousser le bouchon : maquillée à outrance, toujours habillée pour faire apparaître en transparence son push-up du jour, Jordana Spiro déambule dans les couloirs de l’hôpital le regard perdu, avec l’air de se demander ce qu’elle peut bien foutre là. Question crédibilité du personnage, on repassera. Mais qui a bien pu avoir l’idée de mélanger Urgence et Un Flic dans la mafia en pensant que ça fonctionnerait ?

Basé sur un récit bien réel d’un chirurgien qui bossait pour un ponte de la mafia italienne, la série raconte les mésaventures de Grace Devlin, contrainte et forcée par l’ancien mafieux qui dirigeait le quartier où elle a grandit de lui rendre de menus services comme retirer des balles, soigner un cancer de la prostate ou encore faire débander un cheval (véridique.)

Mal foutue, mal réalisée, mal jouée, la série atteint son pire avec les retournements de fin du scénario qui ose nous dévoiler comme une énorme révélation ce qu’on savait depuis le premier épisode (et qui ne tient pas du tout la route) : le vieux mafieux est bel et bien le père de notre héroïne. Quant à l’entourloupe des dernières minutes, tournées à l’arrache pour apporter une conclusion à la série après l’annonce de son annulation, elle terminera de faire vomir les plus téméraires d’entre vous.

Final Score : 2/10.

On peut le dire, The Mob Doctor ne manquera à personne. Et certainement pas à la Fox qui y a trouvé son plus gros bide depuis fort longtemps. underemployed sur le toitNettement moins mauvaise, on regrettera donc largement plus l’annulation de UnderEmployed, petite série estampillée MTV sur le destin de cinq jeunes confrontés à la réalité du monde du travail après avoir rêvé sur les bancs du lycée et de la fac. La série n’est toujours pas officiellement annulée, mais la diffusion de ses derniers épisodes le samedi soir vers 23:00, c’est à dire quand son public est occupé à faire la fête, ne laisse pas vraiment de place au doute.

Que retiendra-t-on de cette énième show autour d’un groupe de personnages en devenir ? Des petites scénettes comiques très réussies, des acteurs frais et plutôt sympathiques, et surtout une grosse patate dans le rythme qui ne retombe jamais. Malgré tout, comment ne pas se lasser des intrigues un peu tirées par les cheveux, des raccourcis psychologiques pas très fins, ou encore de certaines situations tellement vues et revues qu’on les sent arriver dix minutes avant qu’elles ne soient jouées ? C’est bien là toute la faille de UnderEmployed : ne pas avoir compris que le public MTV connaît par cœur tous les codes des séries, et qu’il allait se lasser faute d’innovation. Au final, malgré toute la bonne volonté de l’équipe derrière le show, force est de constater qu’une fois la série finie, on n’en retiendra pas grand chose.

Final Score : 5/10.

Par manque d’ambitions, d’idées, UnderEmployed fait une fausse route malencontreuse, ce qui est d’autant plus dommage qu’elle sait manier la comédie comme on l’a rarement vu. Chez MTV, on continuera donc à chercher un autre grand show à succès pour accompagner Teen Wolf. leverage s5-2 Holy Shit, ça y est, ils l’ont annulée !

Malgré un succès critique et une fan base plutôt forte, Leverage a toujours été au bord de l’annulation, sa rentabilité n’étant pas forcément à la hauteur des attentes de la chaîne TNT. Après cinq ans de bons et loyaux service, le network a décidé, en accord avec les deux show-runners, de partir sur un coup d’éclat avec un double épisode diffusé le 25 décembre et qui conclue la série tel que ça a toujours été prévu. On regrettera franchement cette équipe de cinq personnages totalement complémentaires et forcément jouissifs.

Pourtant la série partait sur un pitch pas franchement folichon. Quatre anciens voleurs et l’homme qui les traquait pour une grande compagnie d’assurance décident de s’allier pour aider les “petits” contre les “grands” en leur apportant de quoi obtenir ce qu’ils veulent. Extrêmement dynamique et franchement maligne dans la manière de raconter ses histoires, la série souffrait quand même d’un certain manque d’ambition due à son côté “formule” qui s’adaptait mal aux quelques tentatives de feuilletonnant souvent décevantes.

Leverage n’était donc pas l’un des meilleurs shows de sa génération mais sans doute l’un de ceux qui nous aura le plus séduit par ses personnages et on regrettera vraiment de ne plus voir leurs jolies frimousses en plein milieu d’un énième cambriolage alambiqué.

Final Score : 7/10.

Grâce à ses personnages immédiatement touchants et ses intrigues plutôt malignes, Leverage savait gagner notre sympathie. Dommage que le show n’ait jamais réussi à décoller de sa formule et soit resté si terre à terre.

gossip-girl-season-6-poster Six ans plus tard, peut-on y voir un peu plus sur le phénomène Gossip Girl ?

On doit au minimum lui accorder un coup d’éclat peu commun : avoir réussi à garder le secret sur l’identité de la blogueuse / twitteuse pendant toutes ces années. Certaines mauvaises langues pourraient arguer que les auteurs ne savaient sans doute pas dès le début qui serait ce “coupable” peu commun, mais le fait que cette ultime révélation soit totalement en accord avec le slogan de la toute première saison reste tout de même plutôt convaincant. Et puis nos chers showrunners ont bien préparé le terrain en répondant dans le dernier épisode à presque toutes les questions que l’on pourrait se poser sur certaines incohérences.

Ok, mais est-ce que la série mérite pour autant de rester dans les anales de la série pour ado, et de la série tout court ? Difficile de s’en souvenir maintenant, surtout depuis que le show a sombré lors d’une cinquième saison inintéressante au possible, mais Gossip Girl a quand même fait exploser bien des barrières sur un grand network pas franchement réputé pour vouloir choquer. Cocaïne, prostitution, partie à trois, comportement à risques… la série s’est intéressée à tout ce qu’il y avait de croustillant et de fantasmant dans la vie de ces jeunes gosses de riche. Mais elle fut aussi extrêmement matérialiste, n’a jamais reculé devant un plan pub agressif, ou véhiculé certaines idées franchement limites…

En fait, on détestait Gossip Girl tout autant qu’on l’appréciait. Remuante mais vulgaire, intelligente mais sans âme, maligne mais racoleuse, voilà une série qui n’aura pas laissé indifférent. Alors mérite-t-elle qu’on se souvienne d’elle ? Pour l’instant oui, surtout pour ses premières saisons. Mais seul l’avenir nous dira si, dix ans plus tard, on se rappellera les mésaventures de Serena van der Woodsen (oui, j’avais envie d’écrire ce nom !)

Final Score : 7/10 (pour l’ensemble des saisons, la série ayant oscillé entre le meilleur et le catastrophique.) 

XOXO, Gossip Girl  !

 

Allez, rendez vous dans quelque jours pour retrouver le sourire avec les quelques nouveautés qui se sont déjà glissées sur les écrans US.

Cette deuxième semaine de la rentrée télé US la joue encore relativement tranquille par rapport à tout ce qui va tomber la semaine prochaine. Profitons en pour dire au-revoir à quatre sympathiques petites séries, avant la grosse fournée de nouveautés.

Au rayon des news de cette semaine, on va essayer de faire vite ! Alors, depuis dimanche dernier vous pouvez retrouver sur les écrans US la diaboliquement compliquée Boardwalk Empire, en route pour une troisième saison. Pour rigoler, tournez vous donc plutôt vers les retours de The Office et Parks & Recreations, accompagnées de leurs petites soeurs Saturday Night Live Weekend Update Thursday (ce n’est pas tout à fait une série, mais bon, comme c’est bien, autant vous en glisser un mot !) et Up All Night qui fait un retour des plus réjouissants (Christina Applegate + Will Arnett = que du bonheur.) La Fox nous propose de reprendre les aventures de Bones - mais vu que je ne regarde pas, je n’ai rien à en dire ! Et enfin, Syfy nous fait plaisir avec le retour de Haven, série devenue tellement compliquée que le previously du pilote dure presque quatre minutes !

C’est marrant, mais le départ définitif de Weeds n’a pas fait pleurer beaucoup dans les chaumières… La saison deux de Wilfred m’a tout l’air d’être passée totalement inaperçue… et qui se souvient encore de Royal Pains (à part les spectateurs américains ?!)

Comme chaque année, Leverage se fait une petite pause au milieu de sa saison (ah les plaisirs des séries diffusées sur TNT…) Et comme chaque année, on me demande si vraiment ça vaut le coup de regarder… “ça.” Du coup, il est peut-être temps de faire un petit point : Leverage est une série sur des arnaqueurs qui aident les pauvres et s’en prennent aux riches. En gros, c’est Robin des Bois dans Ocean’s Eleven. Il n’y a quasiment pas de feuilletonnant, pas de high concept, c’est un vrai formula avec des codes scénaristiques qui se répètent, et ce n’est pas spécialement beau. En revanche, les personnages sont géniaux et fabuleusement complémentaires, les acteurs sont franchement à l’aise dans leurs rôles, les scénarios sont très inventifs et malicieusement roublards et c’est vraiment rare de s’ennuyer au cours d’un épisode. Cette cinquième saison ne change pas la formule et reste toujours aussi bien ficelée – la seule prise de risque étant de mettre sur le devant de la scène des personnages autrefois un peu plus en retrait auparavant (Eliot et Parker principalement.)

Final Score : 3.5/5

Leverage ne changera pas votre vie, c’est sûr, mais voici une série suffisamment bien foutue pour pouvoir la regarder avec n’importe qui à n’importe quel moment. Et pour tous les auteurs, jetez un oeil à la complémentarité des personnages, c’est une vraie leçon !

Vous vous souvenez de Rachael Leigh Cook ? Mais si, l’héroïne de magnifique film Elle est trop bien et de… heu… oui, bon, ok, elle n’a pas eu la plus grande carrière du monde, mais ce n’est pas une raison pour bouder son retour dans une série policière à concept puisque le héros s’avère être un schizophrène paranoïaque qui voit des personnes qui n’existent pas. Ça vous en bouche un coin, hein ? Ah, vous sentez le coup fourré, genre ce mec est prof dans une fac mais assez curieusement il va toujours se retrouver à bosser pour le FBI et son histoire d’amour avec Rachael ne va jamais être assumée parce que de toutes façons il aime une autre femme dont on sent qu’elle a disparu ? Oui, bon ok, vous avez raison. Est-ce une raison pour bouder Perception ? Et bien… oui. La série propose un pilote relativement réussi et un deux épisodes de fin qui approfondissent le personnage. Au milieu, on aura brassé pas mal de vent, sans grande qualité. Ma perception de Perception ? Re-regardez plutôt Elle est trop bien (ou les épisodes de Dawson’s Creeck avec Rachael…)

Final Score : 2/5

Les acharnés regarderont le pilote et les deux derniers épisodes, histoire de voir comment on traite la schizophrénie paranoïaque à la télé US. Les autres passeront leurs chemins. Les fans de Rachael Leigh Coock se poseront sans cesse des questions sur ce petit bout de femme qui a l’air construit tout bizarrement. Mais personne ne devrait vraiment être accroc à ce cop show de plus.

C’est déjà la fin de la première partie de la quatrième saison de White Collar, série dont on ne pouvait prévoir la longévité au vu de son concept délicieusement ringard : un voleur et faussaire travaille pour un service spécial du FBI histoire de racheter sa peine. Et pourtant, il faut bien avouer qu’avec ses acteurs sympathiques, sa mise en scène léchée, et ses scénarios assez tordus, le show fait toujours mouche. Cette année, les scénaristes s’intéressent au passé de leur héros et creusent le mystère de ses origines. Alors oui, on perd en crédibilité ce que l’on gagne en fun, mais au final White Collar s’avère toujours aussi agréable à regarder… A-t-on vraiment besoin d’en dire plus ?

Final Score : 3/5

White Collar n’est pas qu’un cop show parmi les autres, c’est le cop show le plus classe et le mieux sapé. On ne va pas faire démarrer à la quatrième saison ceux qui n’ont jamais regardé, mais les autres peuvent regarder sans souci cette quatrième saison qui s’avère, pour l’instant, des plus amusantes.

Le dernier départ de la semaine, c’est celui de la délicieuse Awkward, série ado estampillée MTV typique de la programmation culottée de la chaîne ces dernières années. Pour cette deuxième saison, le sujet principal de la série reste l’amour mais cette fois sous l’angle de quel garçon choisir… Une situation qui ne nous est pas forcément arrivé à tous mais qui reste traitée de manière absolument hilarante par des scénaristes qui n’hésitent pas à pousser jusqu’au bout la logique (parfois absurde) des situations. Les acteurs surjouent un peu, mais Ashley Rickards porte la série à bout de bras et assure comme une reine chaque passage comique. Son personnage est un peu tête à claque parfois et on a envie de la baffer par moment cette petite brune renfermée sur elle-même alors qu’elle a tout pour être heureuse, mais cool, les scénaristes s’en chargent pour nous. Et du coup, encore une fois, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5

Si vous n’avez pas vu la saison 1 d’Awkward, courez la regarder. Si vous n’avez pas encore vu la 2, vous savez ce qui vous reste à faire. Et si vous êtes absolument, totalement, définitivement réfractaire à la comédie et/ou aux séries pour ados, qu’est-ce que vous faites encore ici à lire cette critique ?

La première nouveauté de la semaine, c’est donc The Mob Doctor, diffusée sur la Fox. Adapté d’un récit autobiographique italien d’un vrai chirurgien qui travaillait pour la mafia, la série nous fait d’office l’affront de nous mettre la très mignonne Jordana Spiro dans le rôle titre ce qui, certes ravi les yeux, mais donne déjà un grand coup dans la crédibilité de l’ensemble. Il est d’ailleurs assez marrant de reconnaître, tout au long du pilote, des têtes de seconds rôles souvent vus, comme si la série était allée faire la poubelle de ses concurrentes pour trouver ses comédiens… Et il faut bien avouer que ce premier épisode n’a pas grand chose pour nous prendre aux tripes : les intrigues à l’hôpital sont assez clichées et lassantes, et toute la partie mafia se veut tellement intelligente et originale qu’elle en devient totalement irréaliste. Bref, pour l’instant, vous pouvez franchement vous en passer.

Mon Pronostic : la série n’est pas géniale, le concept n’est pas super fort, et de toute façon le show est diffusé sur la Fox : la série sera annulée avant la fin de sa première saison !

L’autre nouveauté de la semaine, c’est pas de la gnognote mon bonhomme. C’est une série qui va t’en mettre dans la gueule avec J.J. Abrams à la prod, Eric Kripke (Supernatural) au scénario, et Jon Favreau (Iron Man) à la réalisation. Et en plus, y a deux héros bien gaulé – une fille et un mec – qui aiment tirer à l’arc parce que depuis Hunger Games c’est redevenu à la mode. Alors voilà, je te fais le topo, d’un coup dans le monde entier y a plus d’électricité, tous les appareils ils s’arrêtent, mais y a un mec qui l’avait prévu. Après zou, je te saute quinze ans dans le futur, et là le mec il s’occupe d’un bled, mais y a les méchants de la milice qui viennent le chercher pour lui poser des questions. Tu sais qu’ils sont méchants parce qu’ils ont volé les lunettes et la veste de Néo de Matrix, vu qu’il s’en sert plus. Après, le mec il veut pas suivre les méchants, alors son fils il intervient, après ça se bat, après les méchants ils tuent le mec, ils prennent son fils, et pendant ce temps sa fille qui est l’héroïne bien gaulée dont je te parlais, elle arrive et elle est triste. Alors elle va aller chercher son père correction (merci Cédric) : son frère, vu que son père, ben il est mort, mais d’abord elle va chercher son oncle qui est le patron d’un bar mais aussi un ninja de la mort qui tue que t’y croyais pas parce qu’il avait l’air toujours bourré le mec. Ah ouais, et aussi, la mère de la fille, ben c’est Juliette de Lost, mais bon là elle est morte. Et puis y a un barbu, avant il était millionnaire et il avait un hélicoptère parce que tu vois il travaillait pour Google mais maintenant ça sert plus à rien et les enfants ils savent même pas ce que c’était internet. Ah ah ! C’est drôle hein ?! Bon alors, vu comment ils y ont mis le paquet, tu y crois que ça va devenir la série à suivre, Revolution ? Réponse : non.

Mon Pronostic : après l’embrouille Alcatraz l’année dernière, et même si je veux bien croire à tout le talent de Eric Kripke, je ne crois pas que public va se faire avoir une nouvelle fois. Revolution a bien démarré mais je mise sur un effondrement tout au long de la saison et une annulation à la fin de l’année. Parce que même NBC ne pourra pas soutenir un tel projet jusqu’au bout, si ?

PS : après avoir vu le deuxième épisode, je sais exactement à quoi sert Revolution : vous occuper pendant une session de sport. Même si vous avez la tête ailleurs, si vous parlez à votre voisin ou si vous vous focalisez à battre votre record, vous ne vous perdrez jamais dans cette série dont on attend tranquillement que les rebondissements, prévus à l’avance, arrivent, tout en sachant qu’il n’y aura pas de vraie surprise avant… pfiou… la fin de la saison.

Exceptionnellement, vu le programme particulièrement chargé de la semaine prochaine, on se retrouve une première fois jeudi soir (si tout va bien) puis à nouveau dimanche soir pour parler au total de trois fins de saison et de pas moins de onze nouvelles séries ! Ca y est, la rentrée démarre !

Troisième et dernière partie de cette semaine forte en fin de saison. Cette fois, on fait dans l’animation et le surnaturel…

Autant ABC est connue pour ses mercredis comédie (avec, entre autre, Modern Family ou plus récemment la réjouissante Dont Trust the b**** in appartment 23), autant FOX l’est pour ses dimanches animation. A côté des poids lourds que sont American Dad ou Family Guy, la chaîne a connu une belle déception avec Napoleon Dynamite mais s’offre toujours trois petits shows bien sympathiques dont on va parler tout de suite…

C’est indéniable : quand Seth MacFarlane tient une formule, il l’exploite à outrance. Après Family Guy et American Dad, il décline une fois de plus son humour corrosif, extrêmement autocritique et bourré de gags plus ou moins en dessous de la ceinture. Pourquoi regarder plus The Cleveland Show que ses deux autres séries ? Il n’y a aucune raison. En fait, les trois shows se valent et l’appréciation qu’on en a tient plus à si on les a suivi depuis le début ou non. Cette saison, Cleveland ne nous aura pas surpris mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Il est resté le même et c’est peut-être ce qui est le plus important.

Final Score : 3/5

Amusant, sympathique et passablement potache, The Cleveland Show ne cherche pas à surprendre ou à casser la baraque. C’est juste une petite série d’animation fun et c’est tout ce qu’on lui demande.

Loren Bouchard est un mec passablement tripé. Après avoir créé plusieurs séries pour la phénoménale Adult Swim (la version adulte de Cartoon Network) il débarque chez la Fox avec ce programme surprenant autour d’une famille dont le père tient un restaurant de burger : Bob’s Burger. Ce n’est pas les graphismes décalés – auxquels la Fox nous a habitué lors de sa soirée du dimanche – ni son univers foutraque – idem – mais bien la logique familiale totalement étrange et superbement exploitée qui font de ce programme une vraie réussite. Bien plus que les Simpsons, les Belchers forment une vraie famille dont les aventures font interagir tous les membres. Et puis, on ne va pas se leurrer, la petite Louise a vraiment le potentiel formidable d’un Bart Simpson. Cette deuxième saison, quoi qu’un peu courte (seulement neuf épisodes) aura été une vraie réussite : jamais lassante, toujours surprenante, Bob’s Burger nous a encore une fois conquis.

Final Score : 4/5

Très bonne (mais trop courte) deuxième saison pour Bob’s Burger qui confirme son statut d’oeuvre animée franchement à part. On reste sur la voie tracée par les autres séries de la Fox, mais on s’intéresse pour de vrai à une logique familiale trop souvent abstraite ou mal exploitée dans les autres shows.

Un film et 23 saisons plus tard (soit plus de 500 épisodes) que valent encore les Simpsons ? Et bien, ils ont été en bien meilleure forme que l’année dernière. La formule a tendance à se renouveler, les auteurs ont encore trouvé des choses à nous révéler sur les personnages (ah, formidable épisode sur Bart face à l’avenir et qui décide… de faire croire, lors d’une croisière, que les états-unis ont été attaqués par un virus !) et la réalisation continue de s’affiner. Toujours aussi beaux, toujours aussi jouissifs, toujours aussi amusant, Homer et compagnie ne sont pas prêt de quitter nos postes de télévision. Et c’est tant mieux.

Final Score : 4/5

Après la saison très “fatiguée” de l’année dernière, The Simpsons revient plus en forme que jamais. Certes, le 500ème épisode n’était pas la perle tant attendu, mais le reste de la saison avait tout pour nous convaincre !

Quand on se prend un peu au moins au sérieux, qu’on peaufine les dialogues et qu’on laisse aux acteurs les moyens d’incarner leurs rôles, les choses se passent tout de suite mieux. C’est donc un sacré grand écart que fait Nikita entre sa première et sa deuxième saison. Les scénaristes commencent à nettement plus se lâcher sur l’humour qui manquait cruellement l’année dernière, sans doute car ils peuvent enfin exploiter le personnage de Birkhoff, geek hackeur qui devrait faire rire les spécialistes et qui fera de toutes façons rire les spectateur par son ton désinvolte, son fétichisme nutritionnel et ses remarques acerbes. Maggie Q aka Vieillepô retrouve sa jeunesse et en fait un peu moins sur le côté séductrice (malgré l’affiche ci-dessus) tandis que la petite Lyndsy Fonseca (quel nom improbable) commence à s’amuser à incarner Alex lorsque celle-ci se retrouve seule et part dans une quête vengeresse très personnelle. Le feuilletonnant est nettement mieux mené, et très clairement beaucoup plus pensé en amont, amenant à une conclusion qui m’a pour le coup particulièrement surprise (la mort d’un personnage dont je pensais que les auteurs ne pourraient jamais le tuer.) La réalisation s’avère enfin à la hauteur lors de certaines scènes d’action mais reste toujours aussi plate lors des parades amoureuses dont on se moque totalement (ah, l’histoire d’Alex avec XXX totalement ridicule !)

Final Score : 3.5/5 normalement ; 4/5 pour une série d’action

Nikita fait parfaitement ce qu’on lui demande, à savoir mettre en scène des séquences d’action virevoltante et nous faire plonger dans un scénario outrancièrement paranoïaque aux rebondissements parfois improbables mais toujours amusants. Avec la touche d’humour qui lui manquait l’année dernière, la série trouve véritablement son ton et s’affirme comme un divertissement de qualité. Mais soyons clair : un simple divertissement, au même titre qu’un bon burger dans un vrai restaurant.

Les scénaristes de Supernatural étaient pas dans la merde en promulguant un de leurs personnages… dieu ! Coup d’éclat du season finale de l’année dernière, cette nouvelle fracassante les met bien dans l’embarras pour le démarrage de cette septième saison qui s’est très vite avérée la moins bonne de la série (quoi que, il faudrait comparer avec les deux premières qu’on a finalement bien vite oublié). Il faut dire que la précédente saison était pour le moins imparable : les épisodes mythiques se sont écoulés les uns après les autres, les auteurs faisant preuve d’une imagination absolument débordante. Tentant de se recentrer sur une intrigue principale plus forte, cette septième saison oublie parfois ce qui fait le charme particulier de la série, à savoir le côté fun et ouvertement décalé d’un projet autrement purement fantastique. La mise au placard de Misha Collins pendant plusieurs (beaucoup trop) d’épisodes est ainsi une vraie débâcle tant son personnage – et l’acteur, absolument fabuleux – avait marqué le programme de son empreinte. Du coup, on s’ennuie un peu avec cette histoire de Leviathan, énième nouvelle race surnaturelle décidée à envahir le monde, même si leur projet, qui passe par abrutir les gens en utilisant leur faiblesse pour la junk food, reste une idée amusante. Quand aux problèmes de Sam avec Lucifer, bien décidé à lui pourrir ses journées en lui chantant constamment des trucs dans la tête, et à ceux de Bobby dont on ne parlera pas ici, ils ne sont pas assez exploités pour être vraiment convaincants. Le season finale viendra nous achever avec son classicisme extrême et une chute… qui tombe à l’eau.

Final Score : 3/5

On est sans doute un peu dur avec Supernatural qui perd deux points par rapport à l’année dernière, mais c’est parce qu’on aime profondément cette série qui s’est toujours avérée être un vrai laboratoire d’expérimentations scénaristiques. Alors forcément, quand on nous balance une saison mollassonne et si peu inventive, on est très déçu. Et on espère que tout le monde va se réveiller l’année prochaine et que la série ne va pas tomber dans un âge sombre peu reluisant…

Véritable catastrophe lors de la diffusion de son pilote, on n’attendait plus grand chose de Grimm, la série du sympathique David Greenwalt, autrement connu pour avoir bossé sur Buffy et Profit. La faute revenait aux effets spéciaux décevants, aux acteurs profondément anti-charismatiques, et à un concept mort-né, une fausse bonne idée comme on en fait plus. A savoir un détective qui découvre qu’il est un descendant des frères Grimm et qu’il peut voir les créatures surnaturelles qui vivent autour de nous – autant vous dire que dés qu’il voit la bouille d’un bonhomme se transformer, on sait qui est le coupable. Le souci, c’est que la série se présente avant tout comme un cop-show : quand on sait qui est le coupable, il faut tenir une enquête des plus magistrales pour faire rester le spectateur (à l’image d’un Colombo) et certainement pas dévoiler au héros qui est son ennemi !

Mais tout ceci n’était qu’une erreur de jeunesse. La série cherchait à installer un univers complexe et plutôt inventif et elle avait trouvé ce cadre de cop show comme solution – ce qui était, une fois de plus, une mauvaise idée. Mais dés lors qu’elle se met à jouer de cet univers, qu’elle commence à mettre en place des intrigues sur plusieurs niveaux, qu’elle plonge ses personnages dans des problèmes autrement plus complexes que simplement découvrir qui est le coupable, elle trouve une certaine qualité. Le season finale s’avérant des plus convaincants, on attend que la série prolonge son identité et s’engouffre vers des chemins originaux l’année prochaine.

Final Score : 3/5

Il n’y a qu’une seule bonne raison de regarder Grimm : espérer que la série continue son avancée qualitative l’année prochaine et devienne dans un avenir proche un véritable immanquable. Pour l’instant, il y a de l’idée, du potentiel, mais malheureusement aussi trop de problèmes (du moins dans la première partie de la saison) pour la confirmer comme série convaincante. Croisons les doigts pour la suite !

Cette semaine les départs commencent à s’accumuler avant le “grand débarras” de la semaine prochaine. Retour donc sur quatre départs et une arrivée !

Mais commençons par glisser un petit mot sur ses séries qui viennent de finir leur saison (ou carrément leur diffusion) et qu’on ne critiquera pas vu que, malgré tous mes efforts, il n’y a pas encore assez d’heure dans une journée et assez de capacité dans mon cerveau pour tout regarder. On dit donc aurevoir à Last Man Standing (une sitcom extrêmement mauvaise avec Tim Allen qui arrive tout de même à convaincre le public américain), New Girl (mais qu’on tentera de regarder vu son succès), Big Bang Theory, The Office, Parks and Recreation, CSI : New York (alors que Miami se voit annulée), la pourtant très décevante Blue Bloods, l’increvable American Dad, Bones, la catastrophe Hart of Dixie (qui viendra donc polluer la CW l’année prochaine), et la franchement pas drôle Mike & Molly. Et on fait un adieu définitif à Unforgettable (un cop show à twist mais malheureusement vraiment trop classique), The Finder (le spin-off de Bones, énième spin-off à se voir claquer la porte au nez au bout de douze épisodes), la passablement fatiguée Desperate Housewives qui mérite bien sa retraite du coup. La première série à se faire la malle cette semaine, c’est donc The Secret Circle, deuxième show adapté des romans de L. J. Smith et venue accompagner sa grande soeur The Vampire Diaries (dont on parle juste après !) L’affiche vous fait penser à The Craft (mais si, Dangereuse Alliance en vf, avec Neve Campbell période à peine pubère) ? C’est normal, on est dans le même registre. Soit un groupe de sorcières (bon, y a deux mecs dans le groupe, mais ils servent pas à grand chose si ce n’est apporter des intrigues amoureuses) qui se confrontent à leurs pouvoirs. Vont-elles faire le bien ou le mal ? Et puis comme il faut tenir sur la durée, vous me mettrez une petite louche de chasseurs de sorcières (que des mecs là pour le coup), un papa super puissant, et pis même du voyage temporel. Sorte de soap fantastique qui n’a rien à envier à Dark Shadows (le vieux programme télé comme le film de Burton), The Secret Circle sait parfaitement distiller des cliffhangers monstrueux en début et fin d’épisode mais a bien du mal à construire des scénarios prenant de bout en bout. Et même si les jeunes actrices ont toutes de jolis minois, que les garçons ont eux aussi une plastique irréprochable, et qu’au final ils s’avèrent tous pas si mauvais que ça, impossible de ne pas s’énerver face à la réalisation pataude qui fait cruellement ressentir le manque de moyens. Pour autant, la série méritait-elle d’être annulée aussi vite, à la fin de sa première saison, alors qu’elle ne fait pas plus mal que le programme qu’elle remplace ? Les patrons de la CW pensent sans doute avoir un programme magique dans leur chapeau pour l’année prochaine, mais les fans n’ont pas encore dit leur dernier mot. Deux topics mondiaux sur twitter le jour de l’annonce de l’annulation, et une pétition (ou plutôt twittition) de plus de 23 000 signatures en quelques jours. On repense alors aux fans de Roswell qui avait tout fait à l’époque pour éviter l’annulation (et d’ailleurs, je découvre à l’instant que l’un des show runner de l’époque n’était autre que Ronald D. Moore… le papa de la nouvelle version de Battlestar Galactica !) Alors, internet fera-t-il changer les choses ? Wait and see…

Final Score : 3/5

Pas folichonne mais pas mauvaise non plus, The Secret Circle est une série tout juste moyenne qui souffre d’une mauvaise gestion des scénarios et d’une mise en scène pataude. Seuls les fans les plus acharnés d’histoire de sorcières devraient se lancer dans l’aventure… mais on leur recommande quand même d’attendre de voir si la CW va finalement recommander la série suite aux pressions des fans ou si elle va se borner à les bouder ! On attendait une grandiose adaptation du magnifique comics Fable de Bill Willingham, on a pris en pleine gueule Once Upon A Time et ses effets spéciaux démodés. Autant dire qu’au démarrage, la nouvelle série d’ABC partait sur de mauvaises bases. Et ce n’est pas la piètre performance de Ginnifer Goodwin (que l’on n’aura pas pleuré longtemps chez House) qui aurait pu nous remonter le moral. Once Upon a Time c’est la pas très fascinante histoire d’une femme d’une trentaine d’années qui voit un jour débarquer chez elle l’enfant qu’elle a laissé à l’adoption dix ans plus tôt. Il la ramène dans son petit bled paumé mais là, fichtre, on découvre que tous les habitants sont en réalité des personnages de conte de fée. Et la dame qui a adopté le petit gars, c’est la méchante reine. Arf. Mais il faut bien avouer que, passé la mauvaise surprise du début, le show trouve très vite ses marques et commence à nous embarquer dans son feuilletonnant plutôt rondement mené. Dans sa deuxième moitié, la série atteint sa vitesse de croisière pour offrir de vraies bonnes surprises – comme par exemple l’épisode consacrée à la méchante reine dans lequel les auteurs trouvent un astucieux moyen de nous expliquer sa psychologie. Alors oui le final est totalement raté car prévisible à des kilomètres, oui les acteurs ne sont pas folichons (même si Robert Carlyle se démène comme un petit fou) et oui les effets spéciaux restent tout le temps absolument catastrophique, mais Once Upon a Time s’installe confortablement dans le coeur du spectateur comme une mauvaise habitude, comme la cigarette qui accompagne la bière.

Final Score : 3.5/5

Note mitigée pour ce Once Upon a Time qui décevra tous ceux qui tombent dessus par hasard et jugeront la série sur son apparence et ses comédiens. Ceux qui se laisseront gentiment glisser dans ce réel conte de fée moderne découvriront un programme singulier, bourré de défauts mais franchement unique et désespérément attachant. Et comme nous, ils attendront avec impatience la deuxième saison !

Véritable rollercoaster d’émotions et de rebondissements, The Vampire Diaries a offert cette année deux épisodes de conclusions absolument stupéfiants. Certes, le cliffhanger était attendu (il s’agit d’une promesse de Kevin Williamson et Julie Plec, les deux showrunners) mais le chemin pour y arriver est tout bonnement génial. Difficile donc de faire le point sur une série qui arrive toujours autant à me surprendre et ne s’appesanti jamais sur un quelconque statu quo. Cette troisième saison voit l’émergence de très bons acteurs (Candice Accola, délicieuse Caroline) tandis que le trio de tête commence à véritablement maîtriser les rôles qu’ils incarnent. La réalisation, par contre, ne s’améliore pas mais elle est loin d’être dérangeante. Au niveau du scénario, on ne peut qu’applaudir l’approfondissement psychologique des différents protagonistes alors que d’un autre côté on a un peu l’impression qu’on remplit avec un maximum de “trucs” pour éviter la panne d’inspiration (fantôme, ghost whisperer, loup-garou, hybrides, vampires originaux – je me demande quelle nouvelle race ils vont pouvoir nous sortir l’année prochaine !)

Final Score : 4/5

Le rollercoaster de la télévision US est toujours en pleine forme et fait sacrément plaisir à voir tant on sent que tous ceux qui font la série s’amusent énormément. Après trois ans d’existence, The Vampire Diaries s’affirme comme l’un des shows les plus funs de sa génération et tant pis si au final tout ça semble un peu vain : l’important reste de passer 42 minutes scotché devant son écran !

Fringe, la série la moins rentable de l’histoire de la FOX (non, j’exagère à peine) vient de clore sa quatrième saison. On le savait, la production n’avait pas pris de risque quant à l’avenir incertain de la série et avait décidé de tourner deux fins différentes. C’est donc celle ouverte sur une cinquième et ultime saison (de seulement 13 épisodes, diffusées dés septembre 2012) qui a été choisie… Ou plutôt qui a été montée à l’arrache en bout d’épisode tant ce season finale se pose en véritable conclusion. Et s’il n’y avait pas eu ce petit épisode se déroulant dans le futur, glissé comme ça sans aucun lien avec le reste de la dramaturgie à trois épisodes de la fin de la saison, on n’attendrait pas vraiment de suite à ce show qui nous a pourtant offert de sacré bons moments. Certes, on commence à sentir la fatigue des scénaristes et l’équipe technique semble tourner un peu en rond (en tous cas elle tourne avec un budget de plus en plus réduit), mais Fringe reste ce programme absolument charmant et agréable qui vous accompagne le soir pour vous endormir ou pour certains au matin avec le café. A consommer avec modération, donc, mais à consommer quand même !

Final Score : 4/5

On savait que cette saison serait délicate, non seulement à cause des restrictions budgétaires mais aussi parce que la FOX n’arrivait pas à prendre de décision quant à l’avenir de la série. Du coup, on se retrouve avec une quatrième année plutôt bancale, qui oscille entre vraies petites perles et épisodes écrits à la truelle pour retarder le feuilletonnant. Allez les gars, motivez vous, vous savez que vous n’avez plus que treize épisodes à pondre, ça serait quand même chouette de conclure sur une saison magistrale : Fringe en a tout à fait le potentiel.

Si c’est pas fantastique tout ça…

19ème et dernière partie de notre bilan de l’année – avant le bilan du bilan ! On termine avec quatre séries qui n’ont pas grand chose à voir les unes avec les autres. Une rencontre qui s’éternise, de jeunes chanteurs dynamiques, une bonne raison de garder l’espoir et de la pluie sur Seattle.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Il semble que le grand jeu de l’année a été de tirer sur l’ambulance How I Met Your Mother. Comme si tout le monde, subitement, trouvait que la sitcom, dans sa sixième année, était devenue extrêmement mauvaise. Shonda Rhimes, créatrice de Grey’s Anatomy, aurait-elle donc raison quand elle explique que les saisons 6 et 7 sont les plus dures à passer et qu’il faut attendre la 8 pour trouver un vrai renouvellement ?

Tout le monde connaît maintenant le concept de cette histoire d’amour à rebours, ou comment un papa raconte à ses enfants la manière dont il a rencontré leur mère… Ou plutôt, non, comment il ne leur raconte pas. Ce pitch de base n’a de toutes façons que peu d’importance et sert juste aux auteurs d’avoir la possibilité de se permettre des aller-retours temporels qui ont mis en place de nouvelles structure de comédie propres à la série, comme son incroyable manière de nous faire croire que les personnages partagent de grandes traditions depuis très longtemps alors qu’on ne les a jamais vu faire. Du coup, s’énerver parce que le show n’a toujours pas dévoilé qui est cette fameuse mère me paraît être totalement régressif et volontairement naïf : c’est comme s’énerver sur le fait de vouloir voir le père Noel - on sait tous que l’important ce sont les cadeaux (ahem…)

Après, il faut bien avouer que la sitcom de Carter Bays et Craig Thomas commence un peu à s’essouffler. On s’est largement habitué aux structures volontairement saccagées des épisodes, les répliques de Barney ne font plus aussi mouche qu’avant, et même le couple Lily/Marshall s’épuise à être toujours aussi parfait. Ok. Mais la série est-elle vraiment moins drôle pour autant ? De mon côté, je souris toujours autant et j’avoue que j’aime bien retrouver le petit gang une fois par semaine. Ils ne m’ont pas lassé et s’avère un rendez vous toujours aussi agréable. Du coup, non, je ne troquerai pour rien au monde les soirées au Mac Laren’s contre des journées avec une certaine famille moderne…

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une septième saison.

Il semble de bon ton de critiquer How I Met Your Mother en ce moment. Personnellement, je prends toujours autant de plaisir à regarder la série et à retrouver le gang au Mac Laren’s. Certes, on est en terrain conquis et ce ne sont pas les surprises qui fusent. Mais très franchement, vous en connaissez beaucoup des sitcoms qui vous surprennent tout le temps ? How I Met fait rire, et c’est déjà franchement pas si mal.

L’année dernière, la FOX prenait tout le monde de court avec sa nouvelle série comédie musicale, Glee. Le genre n’était quasiment plus présent à la télé américaine depuis Fame dan les années 80, mais c’est surtout le fait que le créateur du show soit Ryan Murphy, connu pour avoir choqué l’amérique avec Nip/Tuck, qui a vraiment surpris tout le monde. Ce serait oublier que le bonhomme s’est déjà essayé à la comédie ado (très) satyrique avec la remarquable Popular, malheureusement depuis tombée dans l’oubli.

Si le but avait été de renouveler la surprise avec cette deuxième saison des aventures de la célèbre chorale de loosers, ce serait un remarquable échec tant on sent la formule “on prend les mêmes et on recommence.” Du coup, il faut bien l’avouer, les destins de Finn, Will, Rachel et consort déjà sur-utilisé l’année dernière, ne nous font ni chaud ni froid. Le pire est sans doute atteint avec Kurt, qui nous lasse très rapidement, et dont on aimerait qu’il disparaisse lorsqu’il part dans une autre école (dont les histoires ne nous intéressent mais alors vraiment pas !) Heureusement, Ryan Murphy y a déjà pensé et aimerait mettre en place un système de roulement des personnages pour que des nouveaux puissent arriver progressivement tandis que les anciens, qui finiront tôt ou tard par quitter le lycée, partiront vivre d’autres aventures ailleurs. Du coup, le show est dramatiquement plus intéressant quand il s’intéresse à des personnages laissés en jachère l’année dernière comme Mike Chang (qui mériterait d’être encore un peu plus mis en avant…) mais surtout le duo Santanna / Brittany, totalement jouissif et parfaitement incontrôlable. C’est aussi l’occasion de révéler que Heather Morris n’est pas seulement une excellente danseuse et chorégraphe, c’est aussi une actrice assez géniale !

Alors que retenir de cette deuxième saison de Glee ? Quand la série fait dans le cynisme ou quand elle veut volontairement choquer et faire bouger les choses, elle y arrive plutôt bien. Elle est aussi très réussie quand elle parle de l’homosexualité masculine ou féminine, ou même de la découverte de la sexualité chez les adolescents. Par contre, elle se casse les dents lamentablement lorsqu’elle tente vraiment de toucher ou d’émouvoir, et retombe dans les travers de certaines des pires séries pour ados. Alors, comme la série, le spectateur a le cul entre deux chaises, intrigué par tous les passages peu conventionnels mais anéantis par les grands moments de leçon de morale. Ceux qui resteront seront ceux capable de supporter d’avoir quasiment un quart d’heure de chanson par épisode.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Glee est clairement sauvée cette année par le duo Santanna / Brittany qui apporte la dose d’humour décalé nécessaire à la série. D’un autre côté, elle ne cesse de tomber dans les pires clichés des séries pour ados, notamment avec ses romances interminables et peu crédibles. Dommage, car on aimerait vraiment retrouver la patte inimitable d’un Popular en comédie musicale.

Pour faire une bonne sitcom, il suffit parfois de pas grand chose : un concept sympathique, un casting amusant, ou tout simplement des auteurs en pleine forme qui proposent des répliques assassines. Avec juste l’une de ces trois composantes, vous pouvez déjà connaître le succès. Alors accrochez-vous, car Raising Hope possède les trois. Et bien plus encore.

Pour ses deux nouvelles sitcom, la FOX s’est entourée de deux équipes menées par d’anciens chefs armés de la comédie dérangeante. D’un côté Mitchell Hurwitz, papa de Arrested Development pour Running Wilde, qui sera malheureusement un terrible échec en terme d’audience, de l’autre Greg Garcia, papa de la plus discutable My Name is Earl, pour Raising Hope, dont le succès ne s’est jamais altéré tout au long de l’année.

On ne dévoilera pas la situation de départ, qui offre l’une des plus magistrale et ahurissante introduction pour une sitcom (si vous n’êtes pas scotchés à la fin des trois premières minutes du pilote, je ne vous comprends pas), mais sachez que la série raconte les mésaventures d’un enfulte de 23 ans, qui vit encore chez ses parents, avec sa maw-maw (son arrière grand-mère) complètement frapadingue. Et, suite à un ironique coup du sort, il se retrouve papa après un coup d’un soir, mais surtout il doit élever seul la petite fille renommée Hope (parce qu’à l’origine, elle s’appelle Princess Beyonce – véridique). Ajouter à cela une fort sympathique Sabrina dont le héros est fou amoureux et vous avez déjà de quoi faire.

Peut-on vraiment parler de point fort pour cette série ? Tout y est franchement excellent. Les histoires sont surprenantes, décalées et particulièrement inventives, le rythme ne s’essouffle jamais, les personnages sont juste fabuleux, sans compter sur une réal classe et une production value carrément à la hauteur. Et on oublie le casting, incroyable, avec une mention spéciale pour Cloris Leachman, la fameuse arrière-grand mère complètement tarée, qui assume avec une classe extraordinaire un rôle pas toujours facile.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Tout est bon dans Raising Hope. A la limite, on pourra juste lui reprocher d’être un peu traditionnelle – comprendre par là qu’elle ne fait pas trop dans l’auto-dérision ou la référence à outrance – mais pour une sitcom single caméra, c’est bien la meilleure de l’année. Du coup, allez-y, jetez vous dessus, et rattrapez vite la première saison avant que la deuxième ne commence.

N’ayant pas encore vu la fin de The Killing - qui semble avoir fait changé d’avis pas mal de spectateur sur la qualité de la série – je vous propose juste une mini critique qui sera amenée à être transformée dés que j’aurai terminé la première saison…

The Killing est adaptée d’une série danoise, mais pas par n’importe qui vu que c’est Veena Sud qui a présidé au destin des deux versions. Sorte de Twin Peaks sans David Lynch (donc sans nain ou rideau rouge en plein milieu d’une forêt), le show s’intéresse à la disparition de Rosie Larsen, une adolescente de Seattle, et aux répercussions que cela implique sur sa famille, sur la campagne électorale d’un homme politique, et sur le duo qui enquête sur son meurtre.

Jusqu’ici, la force principale de la série réside à la fois dans son histoire, très malicieusement menée – même si on sait qu’on va sans cesse nous emmener dans des fausses pistes vu qu’il faut que la série fasse treize épisodes, on se laisse porter avec une certaine joie – et dans ses scénarios eux-mêmes, extrêmement bien conçus et qui savent incroyablement mettre en valeur la psychologie des différents personnages.

Ceux-ci sont de plus défendus par des acteurs franchement hors-norme, totalement investis, comme on aimerait en voir un peu plus souvent. La réalisation, belle à se damner, va vous donner envie de visiter Seattle et saura vous faire apprécier un jour de pluie comme nulle autre. Y a-t-il une chose que je reprocherai pour l’instant au show ? Peut-être juste son utilisation un peu trop systématique de sa musique, très marquée, mais qui participe d’un autre côté totalement à l’ambiance. Bref, pour l’instant, je suis totalement conquis…

Final Score : (à l’épisode 9) 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Alors oui, je suis fan de The Killing à un point que je me suis retapé les huit premiers épisodes pour les faire découvrir à ma dulcinée. En contrepartie, je n’ai pas encore vu la fin qui, semble-t-il, en a désespéré plus d’un. Mais bon, même si celle-ci s’avérait vraiment pourrie, je conseillerai malgré tout le show pour tous les épisodes précédents, franchement excellents.

18ème et avant-dernière partie de notre bilan de l’année. Pour faire plaisir à tous ceux qui aiment le fantastique et/ou la SF, on va parler aujourd’hui d’un ex-futur super héros, de sciences de l’étrange, de zombies , de la famille et des robots, et enfin de deux frères qui viennent comme chaque année nous en mettre plein la vue.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Le 16 octobre 2001, fort d’un accord un peu tendu passé avec la société d’édition de comics DC, la WB (ancien nom de la CW) diffusait le pilote d’une petite série fantastique basée sur le personnage de Superman et portant le titre de Smallville. La licence est forte, certes, mais personne n’attend vraiment au tournant ce petit programme avant tout destiné aux ados. Sans le savoir, Miles Millar et Alfred Gough viennent d’en prendre pour dix ans… et de faire un bout d’Histoire !

Car il faut bien se dire que les séries qui durent dix ans, ça se compte sur les doigts de la main. X-Files, E.R., Friends… il y en a d’autres, mais bon vous m’avez compris : quand ça dure dix ans, on se rappelle du show pendant longtemps. Du coup oui, même si vous n’aimez pas et malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire, Smallville se fait une petite place dans la grande Histoire des séries télé.

C’est qu’il fallait les tenir ces dix ans sans collants ni vol, ce qui était la volonté première des créateurs. Un superman sans sa cape et incapable de voler, what, ce n’est pas Superman ! Pour les fans du comics, la grande force de la série a été de ne pas plagier ce qu’ils avaient déjà lu mais bel et bien de tout réinventer – au point d’ailleurs que DC a incorporé des personnages de la série (comme Chloé) dans ses comics ! Et autant vous dire que ces deux dernières années, les auteurs s’en sont donnés à coeur joie en ré-imaginant Green Arrow, toute la JSA ou encore la Legion of Super-Heroes. Un peu comme si quelqu’un avait dit : c’est bon les gars, on arrête bientôt, alors allez-y lâchez vous, faites ce que vous voulez. Résultat des courses, voilà deux ans qu’on s’éclate à regarder Smallville, qui pousse toujours le bouchon un peu plus loin, se déride complètement, ne se prend jamais au sérieux mais ne déconne pas pour autant avec la matériel de base. Le tout finir dans un BANG énorme, un double épisode final absolument jouissif, tellement fun et tellement bien incarné par Tom Welling qu’on lui pardonne toutes ses années passées à se débattre avec ses quatre expressions pour jouer Clark Kent.

Alors oui, Smallville ne s’est jamais remis de ses défauts. A commencer par une plastique assez cheap, avec des effets spéciaux pas toujours très réussis (comprendre très moche la plupart du temps), des décors qui tournent en boucle (tient, on dirait bien qu’on a déjà vu cet appartement une bonne dizaine de fois), mais surtout une structure qui plombe les scénarios avec huit minutes de vide à la fin des épisodes – enfin, de vide, dans les yeux des acteurs, qui doivent lancer de grandes tirades sur la vie, l’amour, l’héroïsme alors qu’on attend avec impatience le putain de cliffhanger de fin !

Magistrale en tout point, cette ultime saison de Smallville tourne donc une vraie page d’histoire. Le gamin né en 1990, qui avait dix ans au début de la série et qui a grandi avec elle, ne pourra s’empêcher de verser une petite larme. Nous, les grands, on a un petit pincement au coeur mais on se retient – merde, c’est Smallville quand même, les autres vont se foutre de notre gueule. Et pourtant, rah, quelle jouissance que ces deux dernières minutes, ce dernier plan, qui ferait juste hurler : up, up and away !

Final Score : 5/5 pour les fans, 2/5 pour les autres
Smallville, il faut avoir grandit avec pour l’aimer. Du coup, si vous n’êtes pas déjà fan, pas la peine de vous prendre la tête – à la limite, vous pouvez jeter un coup d’oeil au double épisode final, histoire de voir comment ça se termine. Les fans, eux, ont déjà regardé. Et tous ceux qui aiment encore la CW croisent les doigts pour que la série soit remplacé par quelque chose de potable l’année prochaine. Hein, quoi ? On me souffle dans l’oreillette “le retour de Sarah Michelle Gellar”. Si si.

Imaginée il y a trois ans par J.J. Abrams, Fringe est aussi la fille de Alex Kurtzman et Roberto Orci, deux cerveaux magnifiques que le magasine Forbes a crédité en tant que “l’arme secrète d’Hollywood, la force tranquille derrière le box office à 3 billions de dollars. Souvent dans l’ombre de J.J., ils peaufinent certains scénarios et en écrivent d’autres. Côté télé, ils étaient là sur Alias, et sont responsables de la surprenante mais réussie modernisation de Hawaii Five-0. J.J. parti vers d’autres cieux, les deux compères allaient-ils réussir à sauver un show en pleine perte d’audience ?

La bonne idée, ce fut d’abord de ne pas changer les deux showrunners (Pinkner et Wyman), deux hommes ayant fait leurs preuves sur d’autres séries de J.J. et qui savent s’embarquer dans des délires assez fous. Laissés comme deux ronds de flans après le cliffhanger de la deuxième saison, il fallait bien toute leur capacité d’innovation pour faire repartir Fringe sur de bonnes bases. Et autant dire que leur idée pour diversifier et faire rebondir la série est absolument géniale… mais on n’en parlera pas ici, au cas où certains d’entre vous ne l’auraient pas encore vu.

Du côté de la production value et de la réalisation, la série continue d’affirmer son identité visuelle relativement classe, qui sait minimiser les effets spéciaux pour mieux les valoriser. La musique nous plonge toujours aussi facilement dans cette ambiance si particulière et le tout regorge d’idées pour arriver à faire vivre un univers parfois diablement complexe.

Si les intrigues “bouclées” des épisodes s’avèrent tout à fait à la hauteur mais un poil répétitives par rapport à ce qu’on a déjà vu, c’est bien entendu au niveau du feuilletonnant que Fringe révèle tout son talent. Ne crachant sur aucun retournement de situation, même – parfois – les plus artificiels, le show se veut surprenant et particulièrement ludique, incitant toujours le spectateur à essayer d’en savoir plus, à comprendre avant les personnages ce qui est en train de se passer. La saison est pour le coup magnifiquement construite, et chaque petit élément mis en place aura son importance dans le grand déballage des trois derniers épisodes. Et comme à chaque fois, on est soufflé par le cliffhanger de fin qui ne nous rend que d’autant plus impatient de voir la suite.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. La série est en pleine chute d’audience et, pour faire plus de place à American Idol, la FOX a déplacé le show au vendredi soir. Une soirée déjà connue pour être la case du suicide de série (ou du meurtre de série, selon le point de vue), mais qui plaçait en plus Fringe face à Supernatural, autre show fantastique qui attire exactement le même type de spectateurs. Mais, ouf !, la communauté de fans de Fringe est très active et a amplement soutenu le show qui a réussi, semaine après semaine, à maintenir des scores plus qu’honorable dans cette case horaire. Une bataille de gagnée, mais la guerre reprend le 23 septembre.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une quatrième saison.
On aurait pu se lasser de Fringe, avec des épisodes bouclés un peu redondants, s’il n’y avait le feuilletonnant remarquable, qui sait prendre tous les virages – même les plus insensés. Impossible de rester de marbre face à son final bluffant, à moins que vous ne soyez totalement réfractaire aux séries fantastiques. Vivement la suite.

Attendue comme le loup blanc, The Walking Dead était l’improbable série de zombies diffusées sur AMC, la chaîne de Breaking Bad et autre Mad Men (avant de devenir le network de The Killing, dont on parlera demain.) Adaptée d’un comics à succès de Robert Kirkman, le show se concentre sur un groupe de survivants mené Rick Grimes, un ancien shérif. Six épisodes plus tard, l’adaptation de Frank Darabont, showrunner de la série, nous a-t-elle convaincu ?

La vraie force de The Walking Dead, c’est très clairement ses personnages, qui évitent tous le monolithisme habituel des histoires de zombies. Chacun d’entre eux est singulièrement travaillé, psychologiquement approfondi, et on passe à travers les couches successives des personnalités au fur et à mesure des épisodes. Tous dotés d’un destin particulier, difficile de ne pas s’attacher à ce groupe de survivants pour qui les vraies questions sur l’humanité et le besoin de survivre en tant qu’espèce se posent quotidiennement.

On notera aussi une production value assez intéressante, qui sait nous faire croire à ses décors apocalyptiques et créer une ambiance vraiment prenante… du moins dans les premiers épisodes. Dommage que la réalisation, franchement pauvre, ne vienne pas transcender le tout mais s’enferme peu à peu dans la simple production d’images, sans réelle réflexion derrière.

Mais le gros du problème se situe au niveau du scénario (un comble quand on sait que la tagline d’AMC est story matters here). En effet, les épisodes souffrent d’une structure totalement catastrophique, d’un rythme franchement poussif et l’histoire avance par à coup improbables. On ne note aucune unité dans la série qui part dans tous les sens mais sans jamais savoir où elle veut aller, et on termine sur un season finale faussement claustro, mais surtout totalement raté, qui laisse sur une conclusion désarmante.

Si l’on ajoute à ça le fait que les acteurs sont franchement à la limite de l’insupportable (mention spéciale à Sarah Wayne Callies, transfuge de Prison Break, qui croit nous émouvoir en faisant les gros yeux toutes les cinq secondes), on comprendra aisément que ce Walking Dead pourtant démarré sur les meilleurs auspices nous laisse complètement pantois sur le long terme. Pas la pire des séries, ok, mais l’une des plus grosses déceptions de l’année.

Final Score : 3/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Franchement, à la vue des deux derniers épisodes, j’ai hésité à mettre un 2/5. Puis je me suis souvenu des trois premiers et de l’excitation remarquable que me provoquait cette série. Du coup, on va dire que seulement la moitié de la saison est loupée, et qu’elle mérite une note médiane. Bref, vous l’aurez compris, The Walking Dead a encore du chemin à faire avant d’être une série aussi extraordinaire que beaucoup l’ont prétendu. Parce que sur la fin, ce n’était même plus un divertissement – juste un putain de calvaire.

Ah, Caprica ! Comment parler de la nouvelle série de Ronald D. Moore et Remi Aubuchon sans lancer un débat enflammé avec les fans de Battlestar Galactica ? C’est que Caprica s’est avant tout présentée comme une prequel qui expliquerait comment les cylons ont été inventés. Le truc, c’est qu’il y a mensonge sur la marchandise…

Car Caprica est loin d’être seulement un prequel, mais a une ambition tout autre : être la première série sur la famille… dans un monde de SF. Ronald D. Moore avait pourtant prévenu, tout dans le show serait fait pour ne pas répéter ce qui a été dit dans BSG. Exit les batailles spatiales et l’opposition entre les militaires et les civils, exit les réflexions sur l’extinction de la race humaine, exit aussi le mysticisme religieux halluciné des personnages vers la fin de la série. Caprica se penche avant tout sur un couple de parents incapable de faire face à la perte de leur fille, et sur la question essentielle de la résurrection. Un avatar numérique peut-il devenir l’âme d’une personne ? Toute la première partie de la série ne cesse de se poser la question tout en développant peu à peu, certes, la construction du premier cylon – il faut bien un peu de fan service que diable.

Particulièrement convaincante jusqu’à son dixième épisode, la série amorce ensuite un virage plutôt dangereux en remettant en place les intrigues politiques (mais toujours liées à la religion) chères aux créateurs de BSG. Et c’est là que le truc ne prend plus, du moins pour beaucoup de spectateurs, car on entre dans une autre série, qui serait plus un show politique mâtiné d’enquête complexe où quasiment toute forme de SF disparaît peu à peu. Enfin, si ce n’était le développement d’un monde artificiel qui peinera jusqu’à la fin à convaincre, la faute à une production value relativement déplorable dés qu’il s’agit de faire vivre un monde en 3D.

Plus lente, pas toujours bien construite, et surtout trop éloignée des attentes des fans de la première heure, cette seconde partie de la série l’aura conduite à son échec commercial et à l’annulation par Syfy. Le network s’est tout de même arrangé pour permettre aux auteurs d’offrir une vraie conclusion à la série qui renoue totalement avec son univers de base dans le dernier épisode. Mais il faudra tout de même se farcir quelques unes des séquences en image de synthèse les plus moches jamais vu à ce jour – au point qu’on en aurait presque de la peine pour la personne qui a dû boucler le show avec un budget que l’on sent ridicule.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison (mais avec une vraie conclusion).
Que reste-t-il de Caprica ? Des idées courageuses, une vraie liaison sympathique avec BSG, et un univers extrêmement sympathique. Mais à trop vouloir jouer des arches différentes, le show perd son identité dans sa deuxième moitié pour offrir quelque chose qui aurait pu plaire à certains, mais certainement pas aux fans de la première heure. Caprica est un échec, mais malgré tout un magnifique échec.

Supernatural aurait du s’arrêter l’année dernière, à la fin du run de cinq ans d’Eric Kripke, créateur du show, qui affirmait avoir dit tout ce qu’il avait à dire sur la série. Mais les audiences étant… on va dire honnêtes, histoire d’être gentil, ou en tous cas pas totalement catastrophiques, et surtout la critique étant relativement dithyrambique depuis quelques saisons, la CW a désiré reconduire la série. Difficile de convaincre tout le monde de revenir, mais ce qui les a mis d’accord c’est que la nouvelle showrunneuse serait Sela Ward, ancienne assistante d’Eric Kripke et auteur sur pas mal d’épisodes. On lui faisait confiance pour tenter de perpétuer la qualité de la série – mais on ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle fasse aussi bien. Et pourtant…

Autant vous le dire tout de suite, cette sixième saison de Supernatural est juste incroyable. En reprenant la liste et les résumés de tous les épisodes, je me suis rendu compte qu’il n’y avait absolument rien à jeter. Scénaristiquement, la série fait vraiment très très fort. D’abord dans son histoire générale, son feuilletonnant qui court tout au long de la saison, magnifiquement écrit, bourré de twists et autres retournements de situation, servis par des épisodes proprement géniaux, par exemple l’extraordinaire The Man who would be King, écrit par Ben Edlund, un monstre de travail sur la structure et l’utilisation de la temporalité dans le scénario.

Ce même Ben Edlund est aussi à l’origine de quelques uns des épisodes plus ou moins bouclés les plus inventifs jamais fait, comme ce formidable The French Mistake ou les personnages Dean et Sam se retrouvent sur le tournage… de Supernatural, à devoir se faire passer pour les terribles et franchement mauvais acteurs Jensen Ackles et Jared Padalecki. On notera aussi l’excellent My Heart will go on, dans lequel un ange retourne dans le passé pour empêcher le Titanic de couler, tout simplement parce qu’il ne supporte pas les chansons de Celine Dion, ni le film de James Cameron. Et on pourrait en citer à la pelle, tant cette saison regorge de trouvailles, de bonnes idées et de moments inoubliables.

Alors oui, la réalisation n’est pas un grand moment de cinéma, mais reconnaissons à la série une production value qui arrive à nous faire croire à des décors différents dans tous les Etats Unis semaine après semaine… alors que le show est tourné dans des petits locaux au Canada. Et si Jensen Ackles et Jared Padalecki (faut le faire quand même ces noms!) ont un peu des gueules de gravure de mode, ils maîtrisent maintenant parfaitement leurs personnages et s’avèrent de redoutables acteurs. Entouré par un casting plus que brillant (Misha Collins en Castiel est sans doute l’un des plus incroyables comédiens de l’année), les frères Winchesters continuent d’être au top du top, et Supernatural est toujours, et de très loin, l’une des meilleures séries de ces dix dernières années.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une septième saison.
La question n’est pas de savoir si vous devriez ou non regarder cette sixième saison de Supernatural, mais plutôt si vous devriez vous farcir l’intégralité de la série. Avec cent vingt-six épisodes au compteur, c’est une vraie problématique. Et puis il faut savoir que la première saison n’a rien d’exceptionnel et que c’est seulement à la troisième que la série a vraiment gagné ses lettres de noblesse en devenant un immanquable. Méchamment intelligente et bien foutue, on est loin de la simple petite série pour ado, et bel et bien dans le show sans doute le plus désespéré de sa génération. Incroyablement efficace, regorgeant d’originalité et de trouvailles géniales, c’est tout à la fois un vrai laboratoire à expérimentation et une magistrale réflexion sur l’Homme, la religion et la famille. Et vu le cliffhanger de la saison, c’est peu dire qu’on attend avec impatience le 23 septembre pour la reprise de la série !

On entame la dernière semaine de ce bilan série de l’année : et oui, faut bien que ça s’arrête un jour. Avant d’avoir le bilan du bilan (!) ce dimanche, on va parler aujourd’hui d’un type de série un peu spécial : celles qu’on a commencé à regarder et qu’on a abandonné en cours de route. Oui, je sais, ça se fait pas de critiquer un show dont on n’a pas vu tous les épisodes, mais que voulez-vous, parfois la vie est vraiment trop difficile…

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Le gros morceau de l’année pour HBO, c’était définitivement ce Boardwalk Empire, (parfois réalisé et) produit par Martin Scorsese et l’habitué du network Mark Wahlberg. Budget considérable (50 millions de dollars pour le pilote!), casting attrayant (Michael Pitt ET Steve Buscemi ça envoie forcément), univers absolument passionnant (l’amérique de la prohibition) : il y a tout pour passer un moment inoubliable. En un sens, c’est un peu le cas…

Un des soucis de HBO, c’est qu’à force de vouloir laisser les pleins pouvoirs aux créatifs, elle en oublie qu’ils ont parfois besoin d’un retour extérieur pour savoir quand ils sont complètement en train de se planter. Ce n’est pas de la censure, encore moins une histoire de saborder la créativité de ces illustres artistes, mais bel et bien une entraide nécessaire pour que les projets atteignent leur plein potentiel.

Et c’est exactement ce qui s’est passé avec Boardwalk Empire. Si on ne peut nier son plaisir d’en prendre plein la vue grâce à une réalisation et une production value d’exception et si les acteurs sont tous plus splendides les uns que les autres, on ne peut s’empêcher d’avoir l’impression de voir un groupe d’élite s’amuser avec un super beau joujou – jeu duquel nous serions totalement oublié. Car scénaristiquement, Boardwalk Empire est une vraie purge dont l’histoire a été tellement triturée pour la complexifier que seul la bande à Scorsese peut vraiment y comprendre quelque chose.

Multiplication des personnages à la psychologie tellement complexe qu’on ne peut jamais les comprendre, multiplication des intrigues à un tel point qu’on en oublie totalement certaines, multiplication aussi des points de vue qui au final produit l’effet de ne jamais comprendre ce qu’on veut nous raconter, Boardwalk Empire veut trop en faire et se vautre lamentablement dans sa propre futilité à courir derrière le prix de la série la plus intelligente du siècle.

On peut, bien entendu, s’amuser à regarder le plus sérieusement du monde le show de Scorsese en faisant des pauses régulièrement et en se repassant certaines scènes pour être sûr d’avoir tout compris – mais il s’agit alors d’un pur jeu d’esprit qui devrait plaire (sans doute uniquement) à des scénaristes en mal de structure affreusement complexe. Mais  dans la majorité des cas, on se contentera d’avouer qu’on ne comprend quasiment rien et que, malgré la grande qualité visuelle de la série, on se fait chier comme en sixième pendant un cours de science naturelle.

Final Score : 2/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Oui, Boardwalk Empire est beau, oui il est intelligent, mais non il n’est pas du tout agréable à regarder. Ou alors comme un tableau animé, un truc à diffuser sur un écran pendant une soirée. Suivre autant d’intrigues et de personnages (que l’on ne vous aide jamais à comprendre et auquel on empêche toute identification) est possible mais assuré de vous foutre un mal de crane comme pas permis. Un fourre-tout trop complexe qui aurait bien mérité qu’une personne compétente de chez HBO vienne donner un vrai retour sur ses scénarios.

Très légèrement inspirée par le film The Incredibles (Les Indestructibles), No Ordinary Family partait de l’idée malicieuse de mélanger une histoire de super héros avec un programme familial. Du coup, nous voici face à la famille Powell qui, suite à un terrible accident, se met à développer des super pouvoirs. Très attirante sur le papier, et du coup très attendue par les critiques, No Ordinary Family sera finalement un assez gros échec en terme d’audience et finira remisée au placard à la fin de sa première saison.

Ce n’est pas faute d’avoir mis les moyens : Michael Chiklis (le Vic Mackey de The Shield) dans le premier rôle, un budget plutôt conséquent pour assurer des effets spéciaux (pour les pouvoirs) qui ne fassent pas tarte à la crème, et une réalisation somme toute très honnête. Alors où est-ce que le show s’est cassé la gueule ? Et bien, à mon avis, sur le fait qu’il n’ait pris absolument aucun risque.

Je m’explique : si je vous dis une famille avec des super pouvoirs, essayez d’imaginer toutes les premières idées de scénario que vous pourriez avoir. Un gamin un peu bête qui deviendrait super intelligent. Un couple en perte de vitesse qui se retrouve grâce à leur pouvoir. Un sidekick rigolo pour le papa qui, disons mènerait des enquêtes. Ah, et le clou du spectacle, le super méchant qui serait à l’origine de leurs pouvoirs serait en fait quelqu’un d’assez proche… comme le patron de la maman qui serait une scientifique. Ok, vous voilà avec un joli pot d’idées – et les auteurs sont arrivés exactement avec les mêmes. Sympathique ? Pas tant que ça finalement, vu qu’on se retrouve avec aucune surprise, qu’on nage en terrain ultra connu et que du coup… ben on se fait un peu chier.

Dommage, car les scénarios en eux-mêmes sont bourrés d’humour et proposent des histoires qui tiennent plutôt bien la route. Mais on finit très vite par ne plus voir que la structure bourrée de grosses ficelles, d’imaginer à l’avance comment le feuilletonnant va avancer, et cette famille si sympathique au départ nous devient soudain terriblement artificielle. On commence alors à manquer un épisode, à se dire qu’on le verra plus tard, puis on oublie et quand la série est finalement annulée on se dit qu’après tout on a plein d’autres programmes beaucoup plus intéressants à regarder (comme finir Supernatural !)

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa première saison.
Sur une bonne idée, les auteurs n’ont jamais réussi à tisser quoi que ce soit d’un peu original, n’ont jamais réussi à nous surprendre. Du coup, passé la surprise de départ et l’humour général qui fait quand même vraiment sourire, on finit par se dire qu’on a vraiment trop un train d’avance pour encore s’amuser. Et No Ordinary Family devient une série terriblement ordinaire… et totalement oubliable.

Vu le succès des sitcoms du mercredi sur ABC, tout le monde se jette dans la marre et essaie de renouer avec le succès du vingt-six minutes comédie. Sur la FOX, exit le public pour deux programmes en “single camera.” Pour ce Running Wilde, la chaîne fait confiance à un trio ayant déjà fait ses preuves sur Arrested Development. Leur esprit décalé et leur humour franchement délicieux se retrouve-t-il dans cette nouvelle production ?

Je dois avouer que j’étais conquis dés le départ par le casting : Will Arnett m’a toujours fait rire et Keri Russell m’a bien manqué depuis ses débuts dans Felicity. Du coup, l’idée de retrouvailles entre un millionnaire égocentrique et son amour de jeunesse écolo (au point d’aller vivre en amazonie pour sauver des villages) n’a cessé de me titiller et j’attendais la série avec impatience.

Et ce fut, dans l’ensemble, une sacré bonne surprise. Les intrigues se permettent des dérapages franchement délirant (c’est l’avantage d’avoir parmi les personnages principaux deux millionnaires totalement excentriques et en compétition sur tout), les personnages sont des archétypes poussés dans leurs retranchements pour nous faire encore plus rire, et il faut bien avouer que la réalisation et la production value s’avère tout à fait à la hauteur.

Malheureusement, la sauce n’a pas pris avec le public américain. Trop décalée, jamais réaliste, la série n’avait pas vraiment de quoi convaincre le public de la FOX en attente du retour d’American Idol. Du coup, le network a mis la série en hiatus puis diffusé n’importe comment et le plus rapidement possible les épisodes restant. Devenue un vrai calvaire à suivre, on attendra plutôt que cette Running Wilde sorte en coffret pour la regarder dans de bonnes conditions.

Final Score : 4/5, série annulée en cours de première saison.
Très drôle mais aussi particulièrement décalée et absolument pas réaliste, Running Wilde ne plaira pas à tout le monde. Mais si Arrested Development vous avait amusé et si vous voulez retrouver un peu de son esprit décalé, n’hésitez pas à y jeter un oeil… quand la série sera disponible en coffret la rendant enfin facile à regarder !

Décriée dés son annonce, puis très attendue après la présentation de son pilote, franchement surprenante tout au long de ses premiers épisodes, enthousiasmante presque, et finalement décevante sur la fin, cette ré-imagination de la classique série des années 80, aura eu un étrange parcours pour sa première saison. On attendait un peu la seconde au tournant et autant vous dire que ça ne s’est pas pas vraiment bien passé.

On pourrait même parler de catastrophe scénaristique. Alors que la première saison (du moins au début) se présentait comme une réflexion très intéressante sur le terrorisme (et un peu la résistance française) – en posant ses personnages comme des terroristes aux yeux du public mais le dernier espoir de l’humanité en réalité – la série plonge dans le préchi-précha de la science-fiction la plus basique en basculant sur le côté “on est des lézards, on a le sang froid et on ne ressent pas d’émotions.” Alors forcément, la suite logique des choses veut qu’un lézard prouve qu’au contact des humains, vous savez ces êtres si imparfaits mais capable de s’émouvoir et d’aimer (oh god, la crise d’originalité), il peut changer. Et pis la super vilaine, elle va être perturbée par ses propres sentiments…

Très attendue dans ses scénarios, la série plonge aussi visuellement avec des effets et des décors de plus en plus moches et une réalisation qui ne se donne jamais les moyens de ses ambitions. Show de femmes par excellence, avec un magnifique combat entre la brune et la blonde, V plonge dans la superficialité la plus atroce et finit par traiter ses personnages féminins par dessus la jambe. On s’énerve face à un tel gâchis, puis on finit par s’en foutre et on zappe totalement la série. Comme le public américain.

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa deuxième saison.
Débutée très intelligemment, on a cru un moment au miracle et à une ré-imagination de la série mythique qui serait au moins aussi bonne. Malheureusement, les choses n’ont pas tardé à s’aggraver jusqu’à transformer ce V 2009 en show de science-fiction poussif, sans aucune originalité et dépourvu d’intelligence. La plus grosse déception de cette année.

Jeudi12, vendredi 13 et dimanche 15 mai, une première fournée de séries nous offrait leur season finale (ou tout simplement leur dernier épisode pour celles qui n’ont pas été renouvelées.) L’occasion de faire le point sur les shows que nous avons regardé pour mieux vous conseiller…

Une petite explication s’impose au niveau des notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

C’était l’un des show les plus controversés dés sa sortie, provocant des réactions épidermiques de la part des internautes dont certains appelaient au boycott avant même la diffusion du pilote – sous le prétexte, plutôt fallacieux, que la sitcom donne une mauvais image des indiens. Le season finale ayant été diffusé le jeudi 12 mai, on peut enfin donner un avis concret sur ce programme plutôt atypique, auquel NBC ne concédera finalement pas de seconde saison…

Outsourced, c’est donc l’histoire de Todd Dempsy, un jeune américain venu du Kansas, qui se retrouve muté en inde pour s’occuper d’un call center à Mumbai. La sitcom va principalement jouer la carte des différences de culture, ne s’épargnant aucun cliché aussi bien sur les indiens (dont la bouffe peut tuer n’importe quel blanc-bec) que les américains (représentés ici par un imposant gaillard qui se contrefout de la culture indienne et dont la principale passion est la chasse.) Ce n’est clairement pas le point fort de la série – on se lasse très vite de ces préjugés gonflés à bloc pour tenter de nous faire rire. La réussite du show se situe plutôt dans le casting qui propose, de loin, le plus grand nombre de tarés jamais vu – de Gupta, gros attention-whore qui ne cesse jamais de parler, à Rajiv, le patron indien à la moustache limite hitlérienne, en passant par l’ultra-timide Madhuri que pratiquement personne ne remarque. Un casting extrêmement sympathique, auquel on adhère immédiatement et dont on a vraiment envie de suivre les mésaventures.

Mais là où Outsourced se plante complètement, c’est en voulant intégrer un feuilletonnant romantique dont on se contrefiche royalement – et qui n’est en fait qu’une scorie, un reste, du film du même nom sur lequel est basée la série. Du coup, il faut bien l’avouer, quelques épisodes sont franchement à la ramasse, mélange d’ennui implacable mêlé à quelques blagues qui n’arrivent pas à faire mouche.

FINAL SCORE : 3/5 ; série annulée à la fin de sa première saison.

Outsourced ou la sitcom au casting implacable, mais plombée par un feuilletonnant sentimental à la limite de faire gerber les plus romantiques d’entre nous. La série n’a pas réussi à choisir entre le délire complet et le réalisme et du coup se limite dans tous les sens. Dommage.

LA bonne surprise de l’année dernière, the Vampire Diaries se devait d’offrir une deuxième saison digne de ce nom si elle ne voulait pas rapidement devenir la petite soeur pour ado pré-pubère de True Blood. Pour le coup, j’ai toujours trouvé que la série de la CW avait au moins un gros avantage sur sa concurrente de HBO, c’est qu’on aime ses héros, tous ses héros, et quasiment tous les personnages (oui, oui, même Damon, le soit-disant “gentil” frère.)  A contrario, si vous me trouvez une personne qui supporte Sookie et/ou Bill, faites moi signe : pour ma part, ils m’ont tellement gâché la première saison que je ne suis pas encore allé plus loin.

L’autre point fort de la série de Julie Plec et Kevin Williamson (qui, rappelons le, fut aussi le créateur de Dawson’s Creek et le scénariste de tous les Scream, à l’exception du troisième qu’il se contentera de produire…) c’est de ne jamais se reposer sur son concept de base. Ainsi, ne vous attendez pas à retrouver les personnages toujours dans la même situation psychologique ou dans le même rôle scénaristique (les méchants ne le restent jamais très longtemps, les gentils encore moins, mais c’est pour mieux nous surprendre avec une autre révélation !) Le nombre de décès par saison se compte aisément sur les doigts des deux mains (et limite aussi ceux de vos pieds) et les scénaristes n’hésitent pas à utiliser ce qui pourrait être un bon cliffhanger de fin de saison en plein milieu de cette même saison.

Pour sa deuxième année, il faut bien avouer qu’après un démarrage haut en couleur les auteurs se sont un peu essoufflés par la suite. Mais il me semble que ce n’était que pour reprendre des forces et nous offrir une tripotée de scénarios irréprochables menant à la fatidique conclusion… qui a lieu dans l’avant-dernier épisode ! Et pour le coup, le season finale se veut beaucoup moins convaincant. Du moins dans ses vingt premières minutes, avant de nous asséner les séquences finales qui promettent de faire repartir la série sur des bases neuves et encore plus surprenantes qu’avant.

Après ce déballage de points positifs, il faut tout de même avouer que the Vampire Diaries n’est pas percutante partout : acteurs parfois en berne (trop jeunes pour jouer certains sentiments ?), réalisation pas vraiment foudroyante d’inventivité, quelques longueurs musicales avec des personnages qui regardent dans le vide (une vraie spécialité de la CW – qui vend à tour de bras des OST de ses différents shows), viennent quelque peu plomber l’ensemble. Mais se priver de cette série qui cherche toujours à surprendre (et y parvient la plupart du temps) serait comme se priver d’une bonne glace au chocolat en plein cagnard alors qu’on n’a pas mangé depuis plusieurs jours : une abérration.

FINAL SCORE : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

The Vampire Diaries ne se distingue pas par son casting, par sa réalisation ou par ses choix musicaux discutables, mais bel et bien par son équipe de scénaristes qui tente toujours l’impossible pour surprendre le spectateur et l’emmener définitivement là où il ne s’attendait pas. Pas un indispensable, mais sans conteste l’une des séries les plus fun du moment.

Attendue comme la plus grosse plantade de l’année avant sa diffusion, Nikita, remake de la série du même nom, elle-même inspirée par le film de Luc Besson, aura su convaincre le public de la CW et s’offre un retour en deuxième saison grâce à des audiences plus que confortables. Alors, faut-il vraiment s’intéresser un peu plus à cette série d’espionnage qui nous promet que “Looks do kill” ?

Il faut bien l’avouer, il y a un peu mensonge sur la marchandise avec cette tagline. Car on se serait très franchement passé des poses pseudos langoureuses de Maggie Q qui aura bien du mal à nous faire croire qu’elle a l’âge de son personnage (et pas une bonne dizaine d’années de plus.) Épaisse comme une feuille de papier Canson, la pauvre actrice a bien du mal à effectuer ses scènes de baston au cours desquelles on ne cesse de se demander combien de fois son partenaire lui a péter les genoux, les phalanges et l’ensemble des os de son corps (qui ne semble pas bien solide…) Et quand on lui met dans les mains n’importe quel flingue, autant vous dire que ce n’est pas mieux : la pauvre a bien du mal à porter une arme alors imaginez, faire semblant de viser avec…

Vous l’aurez compris, le principal problème de Nikita, c’est bien l’actrice qui incarne le personnage éponyme et qui à elle seule justifie amplement le fait de ne pas regarder la série. Ce qui est vraiment dommage tant le reste du casting se débat pour arriver à convaincre – et ce n’est pas simple quand on demande à la plupart de jouer des personnages qui ressentent des émotions fortes mais ne les laisse pas voir. J’aimerai vous y voir…

Nikita, c’est donc l’histoire d’une ancienne agent d’une division secrète du gouvernement américain, forte heureusement appelée Division, qui oeuvre en réalité pour son propre compte. Nikita est bien décidée à les faire couler et elle dispose pour cela d’une arme maîtresse en la personne d’Alex, nouvelle recrue de Division, agent double pour son compte. Voilà pour le pitch de départ, qui ne tient que pour les cinq/six premiers épisodes avant que les scénaristes ne se décident à compliquer le tout avec de nouvelles informations. Et plus la série va évoluer, plus les coups d’éclats, les révélations et les retournements de situations vont se cumuler pour atteindre un délire paroxysmique dans le season finale qui ne s’épargne absolument rien… pour notre plus grand plaisir pervers !

Final Score : 0/5 pour ceux qui partent dans le délire ; 2/5 pour les autres. Série renouvelée pour une deuxième saison.

Réalisation catastrophique dans les scènes de baston, pas folichonne dans les gunfight, et plutôt pauvre le reste du temps + über fail du casting du personnage principal + scénario aberrant mais absolument jouissif dans son délire = une série qui vous demandera beaucoup de second degrés mais qui vous le rendra bien.

Attendue au tournant par toute la communauté (arf arf) de fans pour sa saison deux, Community a faillit perdre toute crédibilité à cause de premiers épisodes cherchant à réinstaurer un feuilletonnant plus que dispensable et un schéma d’utilisation des personnages de plus en plus visibles et donc moins surprenants…

Heureusement, les auteurs n’auront pas mis trop longtemps à se réveiller et à se rappeler que, déjà l’année dernière, c’est quand ils ont commencé à partir dans des délires surréalistes que la série a commencé à se faire un nom. Du coup, exit les scénarios montrant à quel point Jeff aime aider les autres malgré ce qu’il raconte, et retour dans le bon vieux non-sens, l’auto-dérision à outrance, et l’humour de référence au kilo.

La force de Community, c’est toujours à la fois son casting (il n’y a pas un personnage, même secondaire, que j’arrive à ne pas aimer !) et le fait de proposer, plusieurs fois dans la saison, des épisodes tellement inoubliables qu’on ne se souvient plus que d’eux. Qui a dit le trampoline, l’attaque de zombie ou encore le final en deux parties qui se paie le luxe d’être largement à la hauteur du premier épisode “paintball” ?

Final Score : 4/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Seulement 4 parce que faut pas déconner, cette année y a quand même eu une tripotée d’épisodes inutiles et pas drôles. Mais bon, ça reste un immanquable et une vraie perle d’humour.

Avec Robin Green et Mitchell Burgess aux manettes, deux des cerveaux derrière les Sopranos, on ne pouvait qu’attendre beaucoup de Blue Bloods, cop show peu ordinaire qui s’intéresse à une famille de flic à New York au même titre que les Sopranos s’intéressait à une famille de mafieux. Autant dire que la déception fut grande.

Blue Bloods suit donc les aventures de la famille Reagan, dans laquelle on est flic de père en fils. On a donc l’arrière grand-père à la retraite, le grand-père Magnum (interprété par Tom Selleck) qui est commissaire, un aîné récemment décédé (oui, donc lui on ne suit pas beaucoup ses aventures, j’en conviens), un deuxième qui est une sorte de super flic (Donnie Wahlberg), une fille devenue assistante du procureur et enfin le petit dernier qui a fait des études de droit à Harvard mais qui s’est subitement décidé à suivre la tradition familiale – c’est donc un rookie, un bleu parmi les flics. Ajouter à cela une tripotée de petits enfants, enrober le tout de dîner familial du dimanche, de grandes discussions sur le sens de la justice, saupoudrer d’un zest de religion protestante et d’une bonne dose d’esprit républicain et vous obtenez cette charmante famille, confrontée au fil des épisodes à des enquêtes policières sacrément coriaces…

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un sacré effort a été fait de la part de CBS concernant le casting, nettement irréprochable, et la réalisation de haute volée qui magnifie New York à coup d’ambiances crépusculaires qui font rêver. Malheureusement, côté scénario, c’est un peu la débandade. Le problème est tout simple : dés le pilote, les auteurs mettent en place une intrigue feuilletonnante concernant les Blue Templars, sorte de police des polices devenue un repaire à ripoux, qui pourrait être responsable de la mort du fils aîné. Une intrigue qui se devait de faire trembler toute la famille Reagan sur ses fondations, nous montrer l’envers du décors de ce petit groupe qui vit en autarcie. Grosse déception : l’enquête n’avance pas de toute la saison et les Reagan restent éternellement des anges protecteurs de New York à qui on ne peut décidément rien reprocher. Quant aux Blue Templars, ils sont balayés d’un revers de la main dans le season finale, proprement ridicule et qui achève dans le sang la crédibilité de la série.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Pour un cop show, c’est un très bon (et surtout très beau) cop show. Par rapport à ce que l’on était en droit d’attendre de la part de deux des cerveaux des Sopranos, c’est une honte. La plus grande déception de cette année ne mérite pas – pour l’instant – que vous vous attardiez dessus.

Deuxième saison pour The Cleveland Show, dessin animé amorçant les dimanches soirs de la Fox. Seth MacFarlane est aux commandes et on pouvait craindre qu’il ne copie à l’envie ses propres bonnes idées de American Dad ou Family Guy (dont Cleveland Show est un spin-off.) Craintes totalement avérées… mais est-ce vraiment un problème ?

Certes, on ne peut pas dire que The Cleveland Show fasse dans la grande originalité. Son casting rappelle celui de Family Guy, déjà copié/collé dans American Dad et la comédie repose toujours principalement sur de l’humour de référence et des blagues plutôt grasses. La seule nouveauté du show, c’est de jouer à plein pot la carte de la sitcom – jusqu’à faire apparaître les personnages dans une sorte de faux documentaire sur le tournage de la série.

Cette deuxième saison n’a pas fait de grande prouesse, à l’exception notable du season finale se déroulant en plein Comic Con de San Diego et qui se paie le luxe d’avoir en guest Emily Deschannel, Eliza Dushku, Mark Hamill, Robert Rodriguez et même Kathee Sackhoff. Une explosion de joie pour tous les geeks qui se respectent. A part ça, rien de particulièrement extraordinaire, mais rien à jeter non plus. Du coup, les fans de Seth MacFarlane s’y retrouveront, les autres pourront passer leur chemin.

Final Score : 3/5 ; série renouvelée pour une troisième saison.

Que dire de The Cleveland Show ? Si vous aimez déjà Family Guy et/ou American Dad vous y retrouverez tous les ingrédients qui vous font rire. Sinon, l’humour vous passera totalement à côté. Pour moi, c’est juste un sympathique petit show amusant du dimanche soir.