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Deuxième rendez-vous pour cette semaine bien chargée en news de tout genre. Cette fois, on s’intéresse aux séries qui viennent de nous quitter ou qui n’auront même pas eut une vraie chance de squatter sur nos écrans…

Haven season 3

Tout au long de cette troisième saison de Haven, Syfy nous aura fait languir : la chaîne des séries fantastiques allait-elle oui ou non reconduire cette petite série inspirée du Colorado Kid de Stephen King pour une quatrième saison ? Les jeux ont été faits, on a tous tremblé, mais oui, Haven reviendra nous voir pour au moins encore treize épisodes.

Le truc, c’est que les scénaristes étaient eux aussi sur le qui-vive. Et tout, dans cette troisième saison, respire le “oh mon dieu, on n’a pas eut le temps de faire tout ce qu’on voulait !” Du coup, pléthore de nouveaux personnages sont introduits de manière un peu abrupte, et leurs départs le sont au moins tout autant. Les relations entre nos trois personnages principaux prennent des virages conséquents à chaque épisode, les retournements de situation ENORMES interviennent à chaque cliffhanger, et la série semble au final vouloir rouler plus vite qu’elle ne peut se le permettre.

Pour autant, on appréciera de voir les efforts fournis pour garder et/ou rendre cohérent l’univers de cette petite ville où des “trouble”, c’est à dire des gens qui se retrouvent soudainement avec des pouvoirs qu’ils ne comprennent et ne maîtrisent pas, sèment le désordre. Car c’est bien la le plus grand intérêt de la série : dans son feuilletonnant complexe et foisonnant, qui n’hésite pas à user de toutes les ficelles du genre pour offrir un mystère que l’on se délecte de voir à chaque fois un peu plus éclairci… et un peu plus compliqué !

Haven n’est clairement pas une grande série (j’avais d’ailleurs détesté le pilote… dans le tout premier article pour ce blog !), et il lui manque beaucoup de choses pour convaincre la majorité des spectateurs (de meilleurs comédiens, un budget plus conséquent, sortir de son triangle amoureux un peu bas de gamme…) Mais pour les fans de fantastiques, Haven est un vrai puits à idées et offre toujours de beaux moments de scénario. Le double épisode de fin de cette saison en est un bel exemple, même si l’on sent, une fois de plus, que l’avenir de la série était incertain… et que les scénaristes se sont ménagés une petite astuce pas forcément des plus ingénieuses pour s’en tirer.

Final Score : 07/10

Haven est une série de genre et dans ce sens ne conviendra forcément pas à ceux qui n’adhèrent pas au fantastique. Les autres devront faire outre une mise en image plutôt médiocre et quelques clichés ronflants (le triangle amoureux…) pour découvrir une pléthore de bonnes idées et un univers particulièrement riche.

wedding band 2

Série d’acteurs recalés par leurs précédents shows (le black de Lost, le psy de NCIS:LA, le dernier amoureux de Bree dans Desperate Housewives), Wedding Band nous propose de rigoler avec un groupe de mariage (comme l’indique le groupe) à qui il arrive mille et une mésaventures. La bande annonce ne ment pas : il y aura du rock, de l’amour, et toujours, toujours, un happy ending.

Marrant le temps de deux ou trois épisodes, ou parfait show à regarder lorsqu’on a une méga crève et cinquante de fièvre, Wedding Band ne restera assurément pas dans les annales. Les comédiens ont beau donner beaucoup d’eux-mêmes, la réalisation a beau tenter de faire quelques efforts, et les scénarios ont beau tenter de nous faire rire, c’est la base même de la série (ne pas se prendre la tête) qui en fait tout à la fois un programme sympathique et totalement oubliable. Doit-on, peut-on, en dire plus ?

Final Score : 4/10

Série honnêtement faite mais totalement inutile, Wedding Band ne mérite pas tout à fait la moyenne. Elle ne mérite pas votre attention non plus.

over-underPlongé dans les limbes d’un carton oublié dans un bureau, le pilote d’Over/Under a bien failli ne jamais être diffusé. Alors que tout semble bel et bien mort pour la suite, on aura quand même eut le plaisir (?) de voir ce double épisode enfin pointer le bout de son nez sur nos écrans.

Prévu pour la chaîne USA, qui met toujours l’accent sur les personnages, le show aurait du raconter l’histoire d’un boursier malade du jeu, qui perd tout, et se lance dans un business d’organisation de paris. Beaucoup trop compliqué dans son scénario, dont on ne comprend jamais les tenants et aboutissants de l’intrigue principale qui repose sur une histoire d’arnaque et de chiffres, le pilote met en place des personnages furieusement attachants et psychologiquement complexes. Mais on sent déjà, par l’ambiance et certaines thématiques abordées, que la série était trop “lourde”, trop adulte pour une chaîne comme USA, et qu’il aurait fallut sérieusement ratiboiser pour revenir à un show un tantinet plus familial… Over/Under n’était donc vraiment pas née sous une bonne étoile.


fringe-finale-poster

C’était sans doute, après Battlestar Galactica, l’une des séries de SF à la fanbase la plus développée. Née de l’imagination fertile de Alex Kurtzman, Roberto Orci et J.J. Abrams, alors en plein succès de Lost, Fringe aura donc duré cent épisodes, soit cinq saisons dont la dernière exclusivement destinée aux fans. La FOX, peu connue pour être conciliante envers ses séries, aura donc fait une vraie exception pour un show qui ne lui a jamais rapporté beaucoup de spectateurs mais qui avait le mérite de convaincre la critique geek.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, Fringe repose sur un trio peu commun (une agent du FBI, un ancien arnaqueur très intelligent et son père, véritable scientifique fou qui a tout commis au fil de sa carrière) qui enquête sur des affaires qui reposent sur les “fringe science”, qu’on pourrait traduire par les sciences marginales. Très inspirée par X-Files à ses débuts, le show trouve peu à peu une identité forte, notamment marquée par ses personnages psychologiquement très fouillés, par son humour totalement décalé, et un feuilletonnant extrêmement bien mené même s’il est capable du meilleur (fin de la première saison) comme du pire (fin de la saison quatre…) On appréciera aussi tous les efforts pour mettre le spectateur dans l’ambiance, comme un étalonnage assez particulier, ou encore les changements de générique qui ont véritablement un sens en regard du récit. Mais ce qu’on regrettera le plus, c’est évidemment Walter Bishop, le personnage le plus fou, le plus amusant, le plus touchant vu depuis de très nombreuses années.

Alors certes, cette ultime saison sent un peu le fan-service au kilo, mais elle permet aux auteurs d’apporter toutes les réponses aux questions restées en suspend. Les treize épisodes filent à un rythme beaucoup trop rapide pour qu’on puisse tout apprécier, mais le fait de voir des auteurs se faire vraiment plaisir pour satisfaire leur public reste très réjouissant. Le final en lui-même est un peu attendu, mais les derniers plans sonnent comme une ultime boutade pour nous rappeler à la réalité. Finge est morte, et ce n’est pas grave, ce n’était qu’une série. Mais franchement, ce fut un putain de plaisir.

Final Score : 9/10 (pour les fans) 7/10 (pour les autres)

Pour cette ultime saison, les auteurs ne s’adressent vraiment qu’aux fans de la première heure et viennent leur offrir ce qu’ils voulaient. Alors oui, on est assez peu surpris au final, mais peut-on vraiment leur en vouloir de répondre à toutes nos attentes ? Je ne dirai qu’une chose : merci pour ces cinq saisons. Bye bye Walter !

Rendez vous très bientôt pour fêter le retour de Kevin Williamson à la télé US !

Il se passe tellement de chose en ce moment sur la télé US qu’il va falloir à nouveau séparer la semaine en deux. On va commencer par les nouveautés, histoire de se mettre un peu dans l’ambiance. C’est parti donc pour de la comédie décalée, de la comédie encore plus décalée, de la comédie totalement décalée , et le show le plus… décalé d’Angleterre. Bienvenue dans une semaine complètement barrée.

newreaders - persos

 

Ça y est, ils l’ont fait. Les créateurs de Childrens Hospital (la série la plus drôle de la télé US, bordel !) avait déjà créé un spin-off à partir d’une fausse bande annonce de série (NTSF:SD:SUV::, l’autre série la plus drôle de la télé US !), les voilà qui nous balance un deuxième spin-off à partir d’un épisode sur une fausse émission d’investigation venue filmer le dernier jour de tournage de Childrens Hospital. Bref, ça peut paraître compliqué comme ça, mais tout ce que vous avez vraiment à savoir c’est que NewsReaders est un faux show d’information écrit pas les mecs les plus drôles de la télé US. Sont-ils toujours à la hauteur ?

Difficile de juger de la qualité de la série avec un seul épisode mais si tout est au niveau de ce pilote, on peut d’ores-et-déjà se dire qu’on va bien se marrer les jeudi soirs ! Pendant ces treize minutes de grand délire, on découvre comment le Bangbus (si vous ne connaissez pas, je ne vais pas vous aider) s’avère en réalité le plus grand complot fomenté par l’industrie automobile… Si, si. Voilà, ça vous pose les bases pour savoir si NewsReaders rentre dans vos genres de délire ou si ça ne vous fera pas décrocher un sourire. Moi, personnellement, je suis déjà conquis.

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Avec Legit, FX pose un sacré problème à tous ses spectateurs, puisque la comparaison avec une grande série de la chaîne, Louie, s’impose. En effet, comme cette dernière, Legit est créée et essentiellement écrite par un comique adepte du stand-up, Jim Jefferies. Et comme Louis C.K., il joue de son personnage de looser pour parler de son quotidien. Heureusement, les ressemblances s’arrêtent là.

Car si Louie repose sur des sortes de mini-sketchs qui s’enchaînent, avec parfois une certaine liaison, Legit propose une histoire qui occupe les vingt minutes de l’épisode. Changement de forme donc, mais aussi de fond, tant l’humour des deux hommes n’est pas le même. Louie est un gentil un peu bourru qui n’a pas trop de chance dans la vie, Jim est une véritable ordure qui ne s’en rend pas du tout compte tant il manque d’empathie. Le premier va nous faire rire en parlant de prostitution, le second va être beaucoup plus rentre-dedans avec ses personnages de putes. Vous voyez la différence ?

Par contre, là où les deux séries se rencontrent c’est sur le fait que au final, ces deux personnages sont très attachants et ont fondamentalement un bon fond. Moi, ça m’énerve un peu, mais beaucoup de spectateurs semblent apprécier cette notion. Alors pourquoi ne pas laisser sa chance à Jefferies – il lui reste douze épisodes pour laisser son empreinte sur la chaîne la plus dérangeante qui soit.

way to go

 

Il n’y a vraiment que les anglais pour se dire qu’il y a moyen de faire une comédie… sur l’euthanasie ! C’est donc chose faite sur la BBC Three, avec Way to Go, sitcom oh combien dérangeante sur trois potes qui se retrouvent à gagner leurs vies en aidant ceux qui le souhaitent à mettre fin à leurs jours. Je sais, c’est pas demain la veille qu’on verra ça sur les écrans français ou US…

La force du pilote tient dans le fait que les auteurs ne se sont pas contentés de faire de la comédie sur un sujet polémique – ce qui aurait été plutôt douteux – mais ont aussi décidé de traiter véritablement le problème. Série avec un véritable point de vue, chose trop rare de nos jours, Way to Go va forcément en déranger plus d’un tant elle affirme et démontre son opinion.

Si la comédie fonctionne sans peine avec des situations parfois un peu abusives, c’est encore une fois du côté des personnages que pèche un peu ce show typiquement british. Caricatural jusqu’au possible, on a l’impression de retrouver le trio déjà vu cent fois dans les comédies anglaises (le looser qui perd tout son argent, le nounours qui va avoir un enfant, et le bon gars qui ne sait pas dire non.) La galerie de portraits féminins qui vient les entourer est elle aussi assez limite, avec des archétypes tellement surchargés qu’ils en noient leur potentiel comique. Dommage.

Au final, comme souvent avec les comédies anglaises, il faudra voir sur le long terme si la série sait trouver ses marques ou si elle va sombrer dans un systématisme affligeant.

blandings3

 

Un petit mot rapide sur Blandings, l’autre nouvelle comédie UK lancée récemment, que j’attendais avec ferveur pour retrouver Jennifer Saunders. Malheureusement, cette adaptation d’une série de romans écrits entre 1915 et 1975 (excusez du peu !) s’avère moche, ennuyeuse et terriblement peu drôle. Je ne vais pas approfondir la chose vu que je n’ai pas été capable de finir le pilote : s’il y a des défenseurs du show, qu’ils se fassent connaître  et me remettent à  ma place !

MrSelfridge

Peu convaincu par le récent The Paradise, adaptation ultra british du Bonheur des Dames de Zola, je ne m’attendait donc pas vraiment à accrocher à Mr Selfridge, série très similaire puisque s’intéressant elle aussi à un grand magasin (mais cette fois au tout début du XXème siècle.) Il faut le reconnaître, l’histoire n’est pas des plus originales, on voit venir les rebondissements du scénario longtemps à l’avance et la production design reste tout à fait équivalente à celle de The Paradise. Alors est-ce que c’est parce que le personnage principal, Mr Selfridge, me fascine beaucoup plus que Denise de Paradise (le riche fou qui a une vision VS la jeune provinciale sans le sou au grand talent) que la série me plait beaucoup plus ?

En tous cas, les acteurs sont impeccables, les décors et les costumes magnifiques, la musique sait préserver sa sobriété (mais, lancinante, elle reste en tête !) : bref, il y a tout ce qu’on demande d’un show historique anglais. Ni plus, ni moins.

utopia yellow

A tous les anciens fan de Fringe en mal de série fantastique et de complot dévastateur, à tous les fans de Twin Peaks en mal d’ambiance lourde et dérangeante, à tous les fans de comics qui voudraient voir ce médium vraiment traité dans une série, à tous les fans de ces personnages complètement trippés (et immanquablement peu crédible) des comédies UK, à tous ceux qui au fond cherche une série intrigante, dérangeante, drôle et terriblement fascinante, à tous ceux là je leur dirai donc STOP ! Il est grand temps de jeter un coup d’œil à Utopia, série anglaise en six partie diffusée sur Channel 4.

Totalement impitchable, le show repose sur cinq personnes qui discutent, sur un forum, d’un comics légendaire dont la deuxième partie aurait disparu. Mais c’est aussi l’histoire de deux tueurs à gages excentriques, prêts aux pires tortures (ou tout simplement à buter un enfant) pour retrouver une mystérieuse femme. Et c’est encore la descente aux enfers d’un politicien dont la maîtresse russe est tombée enceinte et qui doit accomplir des “missions” s’il ne veut pas que ce soit révélé à sa famille et au grand public. Mixez le tout dans un grand délire de complot paranoïaque à base de maladie génétique artificiellement créée, et vous n’aurez qu’une petite idée de ce que le pilote met en place.

Drôle mais prenant ses personnages au sérieux, le show est de plus magnifiquement réalisé, avec de vraies prises de risques qui ne sont pas uniquement graphique mais s’inclue dans l’histoire et l’ambiance du récit. L’ambiance sonore est tout aussi spectaculaire et plonge nos chers cerveaux dans une étrange abyme. Bref, voilà bien le plus pilote le plus excitant de toute cette saison 2012-2013.

Rendez vous dans quelques jours pour parler des shows qui sont morts cette même semaine !

Ah, les vacances de Noël… L’occasion de retrouver la famille, de cocooner sur le canapé, de partager de formidables cadeaux… Ou alors l’occasion rêvée de rattraper son retard de séries. Seulement voilà, le gros dîner avec votre beau-frère ou votre grand cousin approche et vous savez déjà qu’il va tenter de vous spoiler la fin de Homeland et vous répéter quarante fois : quoi, tu n’a pas vu cette série ? Tu manques vraiment quelque chose ! Ce bilan du premier trimestre de la saison est là pour vous donner des pistes pour prendre en main cette fatidique discussion ou pour vous mettre sur la voie de ce qu’il fallait regarder . Alors, quelles sont les dix séries qui nous ont marqué sur ces trois derniers mois ? La réponse tout de suite.

Mais commençons par nommer les six recalés de l’année, dont il faut au moins avoir entendu parler pour briller en société mais qu’il n’était pas plus utile que ça de regarder. Ainsi en va-t-il de Copper, série policière située dans le New York en pleine construction de la fin du XIXème siècle dont il faut juste retenir qu’il fallait la regarder jusqu’au bout pour avoir la vraie surprise (mais qui donc a tué la petite fille du héros ? la réponse se trouve dans sa propre famille…) Haven, série fantastique diffusée sur Syfy, s’offre une troisième saison sympathique mais pas inoubliable et l’info à retenir c’est que la chaîne a repoussé la diffusion des deux derniers épisodes suite à l’actualité récente, ces épisodes présentant apparemment des scènes de violence dans un lycée…  Chicago Fire vaut bien plus que son imagerie chic et choc ne le laissait présager, vous pouvez donc expliquer à qui veut l’entendre que Dick Wolfe est vieux mais pas encore à enterrer. Mais bon, ça reste un con de show sur des pompiers. Alphas, c’est l’autre série fantastique très réussie de Syfy, mais manque encore un peu d’ampleur pour faire partie du top 10. “Ils ont compris la relation entre Magnéto et Xavier, ils l’ont bouffée, et ils l’ont magnifiée.” Elementary ? L’astuce de faire de Watson une femme change quelque peu la donne sur le couple avec Sherlock, mais il manque encore une bouffée d’oxygène dans cette sympathique série policière. Et enfin Fringe, on adore toujours, mais c’est uniquement pour les fans, les vrais.

10 Homeland

10 ) HOMELAND – saison 2

Je sens que ça rage déjà dans les familles : quoi, Homeland en dixième position ?! Et les choses ne vont pas s’améliorer quand vous allez voir qui est juste devant… Mais laissez moi défendre mon bout de gras. Après une première saison haute en couleur et vraiment convaincante, personne ne niera que cette deuxième saison est extrêmement décevante à tous les niveaux. Les scénarios s’enlisent d’un côté dans des soucis de crédibilité particulièrement agaçants, et de l’autre dans des intrigues familiales fadasses résultant du fameux paradigme : qu’est-ce que je fous avec ces putains de personnages d’adolescents que j’ai mis pour faire aimer mon héros mais qui ne servent à rien du tout en fait ? La réalisation fait preuve d’un manque d’originalité rarement vu et parfois d’un mauvais goût absolument inoubliable, mais pas dans le bon sens (ah, la scène où Carrie découvre où se cachait ce fameux terroriste…) Enfin, les comédiens deviennent parfois des parodies d’eux-mêmes presque plus drôle que le sketch du Saturday Night Live – à l’exception notable de Mandy Patinkin, auquel les scénaristes servent la soupe dans son rôle de Saul Berenson.

Mais alors si la série est autant remplie de problème, pourquoi diable la faire apparaître dans ce top 10 ? Tout simplement parce que malgré l’énorme déception générale, le show est toujours capable de coups d’éclats, de fulgurances atomiques insoupçonnables qui nous font revenir semaine après semaine avec le sourire, persuadé d’assister à l’une des meilleures séries de sa génération. Le final, diffusé dimanche dernier (le 16 décembre) laisse en tous cas espérer que le show reparte sur de bonnes bases l’année prochaine.

Revolution09 ) REVOLUTION

Et là, vous me prenez pour un maboul. Revolution devant Homeland, c’est quoi ce délire ? Autant mettre tout de suite les choses au clair : Revolution est loin, très loin du niveau de Homeland. Mais si la série se place juste devant c’est qu’elle accomplit deux choses que le show paranoïaque a raté : s’améliorer au fil du temps, et surtout constituer une vraie révolution dans le monde de la télé américaine. C’est que le show inventé par J.J. Abrams et Eric Kripke est le premier à cumuler un audimat aussi considérable sur les “seconds écrans” à savoir tous les modes de diffusion hors-chaîne. Voilà pour l’information à balancer en plein repas.

Faut-il pour autant regarder cette série qui en a dégoûté plus d’un dès ses premiers épisodes ? Si vous ne devez regarder qu’une quinzaine de série dans l’année, alors la réponse est OUI. Si vous ne devez en regarder que dix, attendez la fin de l’année qu’on y voit plus clair. Revolution a tout le potentiel pour devenir un second Lost, à savoir une série fustigée à ses débuts, puis franchement adulée (du moins regardée par tout le monde), avant d’être fustigée à nouveau, pour revenir sur le devant de la scène et se faire assassiner pour sa fin… que tout le monde aura regardé quand même. En clair, se priver de Revolution, c’est peut-être se griller l’une des séries qui fera l’actualité pour les cinq prochaines années. Eric Kripke a en tous cas fait un gros nettoyage pour amorcer sereinement une deuxième partie de saison qu’il veut nettement plus convaincante, et l’on veut y croire vu les capacités du bonhomme. Croisons les doigts…

08 the fera

 08) THE FEAR

En huitième position, on retrouve une mini série anglaise en quatre épisodes, The Fear. Certes, le pilote n’est pas des plus attachants (sauf pour ceux que ça fait toujours rire de voir un cinquantenaire musclé fracasser rageusement la gueule d’un pauvre mec en monocycle) mais met savamment en place les bases d’une édifiante chute dans la maladie d’Alzheimer. Cinglant, aride, et très lourd au niveau de l’émotion, le scénario ne se perd que dans son exploration trop effacée de l’autre sujet de la série, l’exploitation sexuelle des jeunes femmes de l’est. Visuellement très réussie, la série fait littéralement exploser le talent d’acteur de Peter Mullan. S’il n’y avait les passages un peu forcé sur la mafia de Brighton, quelques pétaraderies pompeuses et un mystère dont la résolution tombe à l’eau, The Fear serait tout simplement un chef d’oeuvre. C’est déjà une magnifique perle – et comme la série ne fait que quatre épisodes, vous n’avez aucune raison de vous en passer…

07 Don't trust

 

07) DON’T TRUST THE B**** IN APT 23 – saison 2

Avec son titre inattendu, Don’t trust… est la seule sitcom de ce petit classement.  A l’heure où les comédies se perdent dans des déclinaisons de la cellule familiale (Modern Family, The New Normal, Guys With Kids, The Middle, etc.), ce sympathique petit show nous la joue humour d’auto-référence (avec le très sympathique Dawson, aka James van der Beek), dérapages hors-fiction (comme lorsque les acteurs râlent sur la série en fin d’épisode), et situations outrancières poussées à leur paroxysme (comme lorsque la blonde fait croire à la famille de la brune qu’elle est paraplégique pour amadouer la mère qui l’a surprise quelques épisodes plus tôt en train de coucher avec le père…) Bref, le show ne fait pas du tout dans la finesse mais assume pleinement son identité très marquée qui ne plaira définitivement pas à tout le monde. Mais dans un monde où les sitcoms se ressemblent toutes et cherchent à être les plus génériques possibles, cette prise de risque est plus que souhaitable.

06 Tron Uprising06) TRON : UPRISING 

Et à la sixième place, on retrouve le seul dessin animé de ce classement, le redoutable Tron : Uprising. Je ne suis pas un fan de la licence, encore moins du premier film que du second, et je ne suis pas franchement convaincu par un univers où les programmes réagissent exactement comme des humains (après tout, c’est quoi l’intérêt d’en faire des programmes si ça ne joue absolument pas sur l’histoire ?) Mais je dois avouer avoir été séduit par ce dessin animé au look très particulier, qui assume son ambiance très synthétique et propose, chose peu courante, un vrai scénario feuilletonnant. Malheureusement, les choses semblent mal partie pour que le show soit reconduit pour une deuxième saison, étant donné que Disney XD bazarde déjà les derniers épisodes en rayon le dimanche soir à minuit. Mais si vous vous sentez séduit, n’hésitez pas à aller remplir la grande pétition pour sauver the Grid…

05 Arrow

05 ) ARROW

Après la longue agonie de Smallville, ou encore le foirage complet de Birds of Prey, y avait-il vraiment de l’espoir pour une série de super-héros reposant sur un comics ? On voulait croire à Arrow, première série post Batman de Nolan, tout en sachant pertinemment que ce serait une grosse bouse diffusée sur une chaîne qui ne s’adresse quasiment qu’aux adolescents attardés (ou du moins sourds, vu le niveau de la musique accompagnant les shows les plus regardés de la CW.) Au final, Arrow se révèle être une sacrément bonne surprise. Certes, on est très loin des derniers Batman – il faut dire que niveau budget, on est aussi très très loin. Mais la série a su prendre son personnage au sérieux (et dieu sait qu’il y avait matière à rendre ridicule un pauvre type habillé en vert qui se bat avec un arc), et s’appuyer sur un univers sombre et anti-manichéen au possible pour faire danser un scénario feuilletonnant aux rebondissements plutôt convaincants. Pour les fans du comics de DC, les nombreuses références feront toujours jaser – qu’elles fassent plaisir (Huntress) ou déçoivent profondément (Deathstroke), mais le show sait suffisamment s’appuyer sur ses propres thématiques et sa propre vision des personnages pour ne pas être qu’un “univers parallèle” de plus. Arrow n’est pas une grande série, loin de là, il lui manque un vrai esprit de réalisation et le budget d’un grand show d’action, mais elle réussit là où beaucoup se sont plantés ces dernières années : divertir et surtout donner envie de revenir.

04 Secret State04 ) SECRET STATE

C’est une autre mini série anglaise en quatre épisodes qui prend la quatrième place de ce classement. Secret State est une magnifique plongée dans les jeux du pouvoir politique, mettant en scène un politicien naïf et généreux qui se retrouve propulsé premier ministre après la mort du précédent dans un accident d’avion. La force du show, c’est assurément son scénario tortueux et passionnant mais qui ferait presque passer celui de Boss pour un simple conte de fée. Ce sont pas moins de cinq intrigues qui se déroulent simultanément sous nos yeux, avant de se recouper pour offrir une vison globale absolument passionnante. Seul le grand discours final partagera l’opinion : trop cérébral ou juste ce qu’il faut d’explicite pour mettre un coup de poing à une thématique complexe ? Pas franchement la meilleure série pour les vacances, mais tous ceux qui sont prêts à se casser un peu la tête peuvent s’y plonger avec délice…

03 AHS Asylum

03) AMERICAN HORROR STORY ASYLUM

Premier véritable immanquable de cette début de saison, American Horror Story Asylum fera cauchemarder les plus sensibles d’entre nous, rire ceux qui sauront partager son humour noir et acerbe, et surprendra tous les spectateurs par son scénario labyrinthique, qui sait faire éclater les structures temporelles et joue avec habileté d’un lieu pourtant oh combien déjà vu, à savoir un asile de fous. Menée de mains de maîtres par une équipe venue pour s’amuser et tout se permettre (Brad Falchuck et Ryan Murphy soufflent toujours de leur autre série, Glee, alors que James Wong revient à ses premières amours), le show permet à la formidable Jessica Lange de revenir sur le devant de la scène, plus sexy que jamais malgré son âge avancé. Entourée par une multitude d’autres acteurs plus convaincants que jamais (Zachary Quinto – le “méchant” Silar de Heroes – Evan Peters, Joseph Fiennes, Lily Rabe, etc.), Lange sait rendre obsédante cette terrifiante confrontation entre le bien et le mal, et plus généralement entre la foi et le désespoir. A voir, ne serait-ce que pour l’excellent double épisode avec Franka Potente qui incarne, croyez le ou non, Anne Frank.

02 Scandal02) SCANDAL – saison 2

Qui aurait pu croire, il y a quelques années, que la créatrice de Grey’s Anatomy puisse nous pondre une série qui soit juste fascinante ? C’est pourtant chose faite avec Scandal, qui m’avait déjà plutôt convaincu avec une première saison courageuse et extrêmement bien menée, et dont la deuxième saison vient confirmer tout le bien que j’en pense. Série d’avocats sans procès (et rien que ça, c’est déjà un tour de force), Scandal s’intéresse à l’équipe de Olivia Pope, ancienne chargée des relations publiques du président des Etats-Unis et prête à tout pour éviter le scandale à ses clients. On pourrait croire que l’on va voir une énième tentative de série sur des avocats qui passent régulièrement la ligne blanche, mais Scandal met aussi en place une intrigue romantique comme Shonda Rhimes sait si bien les faire et qui va avoir de sérieuses répercussions sur l’ensemble du show. On ne tarde pas, en effet, à comprendre que notre charmante héroïne était aussi la maîtresse du président lors de son élection. Une petite donnée qui peut tout faire basculer… Et pour cette deuxième saison, la série affirme son virage paranoïaque en nous plongeant dans un feuilletonnant étourdissant, orchestration savoureuse d’un véritable ballet sur tout ce qu’on ne nous dira jamais sur la maison blanche. Alors certes, la réalisation n’est pas franchement innovante (mais tout à fait à la hauteur malgré tout) et certains acteurs ont la larme un peu facile, mais rien de tout cela ne viendra gâcher ce qui se révèle, contre toute attente, être l’une des meilleures surprises de ces deux dernières années.

01 Boss01 ) BOSS – saison 2

Et enfin, ce n’est pas une surprise, la série qu’il fallait regarder lors de ce premier trimestre de la saison 2012-2013, c’est bien évidemment la saison 2 de Boss, extraordinaire show sur un maire atteint par la maladie mais qui veut toujours contrôler d’une main de fer la ville la plus corrompue des Etats Unis, Chicago. Scénario finement ciselé, réalisation d’une simplicité fascinante, acteurs profondément investis, il n’y a strictement rien à jeter dans ce programme plus qu’original de la chaîne Starz. Dommage que le public américain n’ait pas suivi, dommage aussi que la série coûte cher à la production, dommage donc que le show s’arrête après seulement deux saisons. Croisons les doigts, des discussions sont en cours pour la mise en production d’un unitaire qui viendrait conclure les dernières storylines.

 

Voilà, maintenant vous savez ce que vous devez regarder pendant vos vacances, ou du moins vous avez de quoi discuter à table si votre jeune cousin se met à parler séries US !

Rendez vous très prochainement pour faire un petit point… sur les séries françaises de ces derniers temps ! (car oui, autant vous le dire tout de suite, les épisodes de séries diffusés sur la télé US ou anglaise la semaine prochaine, ça se compte sur les doigts de la main…)

 

 

Cette semaine les départs commencent à s’accumuler avant le “grand débarras” de la semaine prochaine. Retour donc sur quatre départs et une arrivée !

Mais commençons par glisser un petit mot sur ses séries qui viennent de finir leur saison (ou carrément leur diffusion) et qu’on ne critiquera pas vu que, malgré tous mes efforts, il n’y a pas encore assez d’heure dans une journée et assez de capacité dans mon cerveau pour tout regarder. On dit donc aurevoir à Last Man Standing (une sitcom extrêmement mauvaise avec Tim Allen qui arrive tout de même à convaincre le public américain), New Girl (mais qu’on tentera de regarder vu son succès), Big Bang Theory, The Office, Parks and Recreation, CSI : New York (alors que Miami se voit annulée), la pourtant très décevante Blue Bloods, l’increvable American Dad, Bones, la catastrophe Hart of Dixie (qui viendra donc polluer la CW l’année prochaine), et la franchement pas drôle Mike & Molly. Et on fait un adieu définitif à Unforgettable (un cop show à twist mais malheureusement vraiment trop classique), The Finder (le spin-off de Bones, énième spin-off à se voir claquer la porte au nez au bout de douze épisodes), la passablement fatiguée Desperate Housewives qui mérite bien sa retraite du coup. La première série à se faire la malle cette semaine, c’est donc The Secret Circle, deuxième show adapté des romans de L. J. Smith et venue accompagner sa grande soeur The Vampire Diaries (dont on parle juste après !) L’affiche vous fait penser à The Craft (mais si, Dangereuse Alliance en vf, avec Neve Campbell période à peine pubère) ? C’est normal, on est dans le même registre. Soit un groupe de sorcières (bon, y a deux mecs dans le groupe, mais ils servent pas à grand chose si ce n’est apporter des intrigues amoureuses) qui se confrontent à leurs pouvoirs. Vont-elles faire le bien ou le mal ? Et puis comme il faut tenir sur la durée, vous me mettrez une petite louche de chasseurs de sorcières (que des mecs là pour le coup), un papa super puissant, et pis même du voyage temporel. Sorte de soap fantastique qui n’a rien à envier à Dark Shadows (le vieux programme télé comme le film de Burton), The Secret Circle sait parfaitement distiller des cliffhangers monstrueux en début et fin d’épisode mais a bien du mal à construire des scénarios prenant de bout en bout. Et même si les jeunes actrices ont toutes de jolis minois, que les garçons ont eux aussi une plastique irréprochable, et qu’au final ils s’avèrent tous pas si mauvais que ça, impossible de ne pas s’énerver face à la réalisation pataude qui fait cruellement ressentir le manque de moyens. Pour autant, la série méritait-elle d’être annulée aussi vite, à la fin de sa première saison, alors qu’elle ne fait pas plus mal que le programme qu’elle remplace ? Les patrons de la CW pensent sans doute avoir un programme magique dans leur chapeau pour l’année prochaine, mais les fans n’ont pas encore dit leur dernier mot. Deux topics mondiaux sur twitter le jour de l’annonce de l’annulation, et une pétition (ou plutôt twittition) de plus de 23 000 signatures en quelques jours. On repense alors aux fans de Roswell qui avait tout fait à l’époque pour éviter l’annulation (et d’ailleurs, je découvre à l’instant que l’un des show runner de l’époque n’était autre que Ronald D. Moore… le papa de la nouvelle version de Battlestar Galactica !) Alors, internet fera-t-il changer les choses ? Wait and see…

Final Score : 3/5

Pas folichonne mais pas mauvaise non plus, The Secret Circle est une série tout juste moyenne qui souffre d’une mauvaise gestion des scénarios et d’une mise en scène pataude. Seuls les fans les plus acharnés d’histoire de sorcières devraient se lancer dans l’aventure… mais on leur recommande quand même d’attendre de voir si la CW va finalement recommander la série suite aux pressions des fans ou si elle va se borner à les bouder ! On attendait une grandiose adaptation du magnifique comics Fable de Bill Willingham, on a pris en pleine gueule Once Upon A Time et ses effets spéciaux démodés. Autant dire qu’au démarrage, la nouvelle série d’ABC partait sur de mauvaises bases. Et ce n’est pas la piètre performance de Ginnifer Goodwin (que l’on n’aura pas pleuré longtemps chez House) qui aurait pu nous remonter le moral. Once Upon a Time c’est la pas très fascinante histoire d’une femme d’une trentaine d’années qui voit un jour débarquer chez elle l’enfant qu’elle a laissé à l’adoption dix ans plus tôt. Il la ramène dans son petit bled paumé mais là, fichtre, on découvre que tous les habitants sont en réalité des personnages de conte de fée. Et la dame qui a adopté le petit gars, c’est la méchante reine. Arf. Mais il faut bien avouer que, passé la mauvaise surprise du début, le show trouve très vite ses marques et commence à nous embarquer dans son feuilletonnant plutôt rondement mené. Dans sa deuxième moitié, la série atteint sa vitesse de croisière pour offrir de vraies bonnes surprises – comme par exemple l’épisode consacrée à la méchante reine dans lequel les auteurs trouvent un astucieux moyen de nous expliquer sa psychologie. Alors oui le final est totalement raté car prévisible à des kilomètres, oui les acteurs ne sont pas folichons (même si Robert Carlyle se démène comme un petit fou) et oui les effets spéciaux restent tout le temps absolument catastrophique, mais Once Upon a Time s’installe confortablement dans le coeur du spectateur comme une mauvaise habitude, comme la cigarette qui accompagne la bière.

Final Score : 3.5/5

Note mitigée pour ce Once Upon a Time qui décevra tous ceux qui tombent dessus par hasard et jugeront la série sur son apparence et ses comédiens. Ceux qui se laisseront gentiment glisser dans ce réel conte de fée moderne découvriront un programme singulier, bourré de défauts mais franchement unique et désespérément attachant. Et comme nous, ils attendront avec impatience la deuxième saison !

Véritable rollercoaster d’émotions et de rebondissements, The Vampire Diaries a offert cette année deux épisodes de conclusions absolument stupéfiants. Certes, le cliffhanger était attendu (il s’agit d’une promesse de Kevin Williamson et Julie Plec, les deux showrunners) mais le chemin pour y arriver est tout bonnement génial. Difficile donc de faire le point sur une série qui arrive toujours autant à me surprendre et ne s’appesanti jamais sur un quelconque statu quo. Cette troisième saison voit l’émergence de très bons acteurs (Candice Accola, délicieuse Caroline) tandis que le trio de tête commence à véritablement maîtriser les rôles qu’ils incarnent. La réalisation, par contre, ne s’améliore pas mais elle est loin d’être dérangeante. Au niveau du scénario, on ne peut qu’applaudir l’approfondissement psychologique des différents protagonistes alors que d’un autre côté on a un peu l’impression qu’on remplit avec un maximum de “trucs” pour éviter la panne d’inspiration (fantôme, ghost whisperer, loup-garou, hybrides, vampires originaux – je me demande quelle nouvelle race ils vont pouvoir nous sortir l’année prochaine !)

Final Score : 4/5

Le rollercoaster de la télévision US est toujours en pleine forme et fait sacrément plaisir à voir tant on sent que tous ceux qui font la série s’amusent énormément. Après trois ans d’existence, The Vampire Diaries s’affirme comme l’un des shows les plus funs de sa génération et tant pis si au final tout ça semble un peu vain : l’important reste de passer 42 minutes scotché devant son écran !

Fringe, la série la moins rentable de l’histoire de la FOX (non, j’exagère à peine) vient de clore sa quatrième saison. On le savait, la production n’avait pas pris de risque quant à l’avenir incertain de la série et avait décidé de tourner deux fins différentes. C’est donc celle ouverte sur une cinquième et ultime saison (de seulement 13 épisodes, diffusées dés septembre 2012) qui a été choisie… Ou plutôt qui a été montée à l’arrache en bout d’épisode tant ce season finale se pose en véritable conclusion. Et s’il n’y avait pas eu ce petit épisode se déroulant dans le futur, glissé comme ça sans aucun lien avec le reste de la dramaturgie à trois épisodes de la fin de la saison, on n’attendrait pas vraiment de suite à ce show qui nous a pourtant offert de sacré bons moments. Certes, on commence à sentir la fatigue des scénaristes et l’équipe technique semble tourner un peu en rond (en tous cas elle tourne avec un budget de plus en plus réduit), mais Fringe reste ce programme absolument charmant et agréable qui vous accompagne le soir pour vous endormir ou pour certains au matin avec le café. A consommer avec modération, donc, mais à consommer quand même !

Final Score : 4/5

On savait que cette saison serait délicate, non seulement à cause des restrictions budgétaires mais aussi parce que la FOX n’arrivait pas à prendre de décision quant à l’avenir de la série. Du coup, on se retrouve avec une quatrième année plutôt bancale, qui oscille entre vraies petites perles et épisodes écrits à la truelle pour retarder le feuilletonnant. Allez les gars, motivez vous, vous savez que vous n’avez plus que treize épisodes à pondre, ça serait quand même chouette de conclure sur une saison magistrale : Fringe en a tout à fait le potentiel.

Si c’est pas fantastique tout ça…

18ème et avant-dernière partie de notre bilan de l’année. Pour faire plaisir à tous ceux qui aiment le fantastique et/ou la SF, on va parler aujourd’hui d’un ex-futur super héros, de sciences de l’étrange, de zombies , de la famille et des robots, et enfin de deux frères qui viennent comme chaque année nous en mettre plein la vue.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Le 16 octobre 2001, fort d’un accord un peu tendu passé avec la société d’édition de comics DC, la WB (ancien nom de la CW) diffusait le pilote d’une petite série fantastique basée sur le personnage de Superman et portant le titre de Smallville. La licence est forte, certes, mais personne n’attend vraiment au tournant ce petit programme avant tout destiné aux ados. Sans le savoir, Miles Millar et Alfred Gough viennent d’en prendre pour dix ans… et de faire un bout d’Histoire !

Car il faut bien se dire que les séries qui durent dix ans, ça se compte sur les doigts de la main. X-Files, E.R., Friends… il y en a d’autres, mais bon vous m’avez compris : quand ça dure dix ans, on se rappelle du show pendant longtemps. Du coup oui, même si vous n’aimez pas et malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire, Smallville se fait une petite place dans la grande Histoire des séries télé.

C’est qu’il fallait les tenir ces dix ans sans collants ni vol, ce qui était la volonté première des créateurs. Un superman sans sa cape et incapable de voler, what, ce n’est pas Superman ! Pour les fans du comics, la grande force de la série a été de ne pas plagier ce qu’ils avaient déjà lu mais bel et bien de tout réinventer – au point d’ailleurs que DC a incorporé des personnages de la série (comme Chloé) dans ses comics ! Et autant vous dire que ces deux dernières années, les auteurs s’en sont donnés à coeur joie en ré-imaginant Green Arrow, toute la JSA ou encore la Legion of Super-Heroes. Un peu comme si quelqu’un avait dit : c’est bon les gars, on arrête bientôt, alors allez-y lâchez vous, faites ce que vous voulez. Résultat des courses, voilà deux ans qu’on s’éclate à regarder Smallville, qui pousse toujours le bouchon un peu plus loin, se déride complètement, ne se prend jamais au sérieux mais ne déconne pas pour autant avec la matériel de base. Le tout finir dans un BANG énorme, un double épisode final absolument jouissif, tellement fun et tellement bien incarné par Tom Welling qu’on lui pardonne toutes ses années passées à se débattre avec ses quatre expressions pour jouer Clark Kent.

Alors oui, Smallville ne s’est jamais remis de ses défauts. A commencer par une plastique assez cheap, avec des effets spéciaux pas toujours très réussis (comprendre très moche la plupart du temps), des décors qui tournent en boucle (tient, on dirait bien qu’on a déjà vu cet appartement une bonne dizaine de fois), mais surtout une structure qui plombe les scénarios avec huit minutes de vide à la fin des épisodes – enfin, de vide, dans les yeux des acteurs, qui doivent lancer de grandes tirades sur la vie, l’amour, l’héroïsme alors qu’on attend avec impatience le putain de cliffhanger de fin !

Magistrale en tout point, cette ultime saison de Smallville tourne donc une vraie page d’histoire. Le gamin né en 1990, qui avait dix ans au début de la série et qui a grandi avec elle, ne pourra s’empêcher de verser une petite larme. Nous, les grands, on a un petit pincement au coeur mais on se retient – merde, c’est Smallville quand même, les autres vont se foutre de notre gueule. Et pourtant, rah, quelle jouissance que ces deux dernières minutes, ce dernier plan, qui ferait juste hurler : up, up and away !

Final Score : 5/5 pour les fans, 2/5 pour les autres
Smallville, il faut avoir grandit avec pour l’aimer. Du coup, si vous n’êtes pas déjà fan, pas la peine de vous prendre la tête – à la limite, vous pouvez jeter un coup d’oeil au double épisode final, histoire de voir comment ça se termine. Les fans, eux, ont déjà regardé. Et tous ceux qui aiment encore la CW croisent les doigts pour que la série soit remplacé par quelque chose de potable l’année prochaine. Hein, quoi ? On me souffle dans l’oreillette “le retour de Sarah Michelle Gellar”. Si si.

Imaginée il y a trois ans par J.J. Abrams, Fringe est aussi la fille de Alex Kurtzman et Roberto Orci, deux cerveaux magnifiques que le magasine Forbes a crédité en tant que “l’arme secrète d’Hollywood, la force tranquille derrière le box office à 3 billions de dollars. Souvent dans l’ombre de J.J., ils peaufinent certains scénarios et en écrivent d’autres. Côté télé, ils étaient là sur Alias, et sont responsables de la surprenante mais réussie modernisation de Hawaii Five-0. J.J. parti vers d’autres cieux, les deux compères allaient-ils réussir à sauver un show en pleine perte d’audience ?

La bonne idée, ce fut d’abord de ne pas changer les deux showrunners (Pinkner et Wyman), deux hommes ayant fait leurs preuves sur d’autres séries de J.J. et qui savent s’embarquer dans des délires assez fous. Laissés comme deux ronds de flans après le cliffhanger de la deuxième saison, il fallait bien toute leur capacité d’innovation pour faire repartir Fringe sur de bonnes bases. Et autant dire que leur idée pour diversifier et faire rebondir la série est absolument géniale… mais on n’en parlera pas ici, au cas où certains d’entre vous ne l’auraient pas encore vu.

Du côté de la production value et de la réalisation, la série continue d’affirmer son identité visuelle relativement classe, qui sait minimiser les effets spéciaux pour mieux les valoriser. La musique nous plonge toujours aussi facilement dans cette ambiance si particulière et le tout regorge d’idées pour arriver à faire vivre un univers parfois diablement complexe.

Si les intrigues “bouclées” des épisodes s’avèrent tout à fait à la hauteur mais un poil répétitives par rapport à ce qu’on a déjà vu, c’est bien entendu au niveau du feuilletonnant que Fringe révèle tout son talent. Ne crachant sur aucun retournement de situation, même – parfois – les plus artificiels, le show se veut surprenant et particulièrement ludique, incitant toujours le spectateur à essayer d’en savoir plus, à comprendre avant les personnages ce qui est en train de se passer. La saison est pour le coup magnifiquement construite, et chaque petit élément mis en place aura son importance dans le grand déballage des trois derniers épisodes. Et comme à chaque fois, on est soufflé par le cliffhanger de fin qui ne nous rend que d’autant plus impatient de voir la suite.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. La série est en pleine chute d’audience et, pour faire plus de place à American Idol, la FOX a déplacé le show au vendredi soir. Une soirée déjà connue pour être la case du suicide de série (ou du meurtre de série, selon le point de vue), mais qui plaçait en plus Fringe face à Supernatural, autre show fantastique qui attire exactement le même type de spectateurs. Mais, ouf !, la communauté de fans de Fringe est très active et a amplement soutenu le show qui a réussi, semaine après semaine, à maintenir des scores plus qu’honorable dans cette case horaire. Une bataille de gagnée, mais la guerre reprend le 23 septembre.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une quatrième saison.
On aurait pu se lasser de Fringe, avec des épisodes bouclés un peu redondants, s’il n’y avait le feuilletonnant remarquable, qui sait prendre tous les virages – même les plus insensés. Impossible de rester de marbre face à son final bluffant, à moins que vous ne soyez totalement réfractaire aux séries fantastiques. Vivement la suite.

Attendue comme le loup blanc, The Walking Dead était l’improbable série de zombies diffusées sur AMC, la chaîne de Breaking Bad et autre Mad Men (avant de devenir le network de The Killing, dont on parlera demain.) Adaptée d’un comics à succès de Robert Kirkman, le show se concentre sur un groupe de survivants mené Rick Grimes, un ancien shérif. Six épisodes plus tard, l’adaptation de Frank Darabont, showrunner de la série, nous a-t-elle convaincu ?

La vraie force de The Walking Dead, c’est très clairement ses personnages, qui évitent tous le monolithisme habituel des histoires de zombies. Chacun d’entre eux est singulièrement travaillé, psychologiquement approfondi, et on passe à travers les couches successives des personnalités au fur et à mesure des épisodes. Tous dotés d’un destin particulier, difficile de ne pas s’attacher à ce groupe de survivants pour qui les vraies questions sur l’humanité et le besoin de survivre en tant qu’espèce se posent quotidiennement.

On notera aussi une production value assez intéressante, qui sait nous faire croire à ses décors apocalyptiques et créer une ambiance vraiment prenante… du moins dans les premiers épisodes. Dommage que la réalisation, franchement pauvre, ne vienne pas transcender le tout mais s’enferme peu à peu dans la simple production d’images, sans réelle réflexion derrière.

Mais le gros du problème se situe au niveau du scénario (un comble quand on sait que la tagline d’AMC est story matters here). En effet, les épisodes souffrent d’une structure totalement catastrophique, d’un rythme franchement poussif et l’histoire avance par à coup improbables. On ne note aucune unité dans la série qui part dans tous les sens mais sans jamais savoir où elle veut aller, et on termine sur un season finale faussement claustro, mais surtout totalement raté, qui laisse sur une conclusion désarmante.

Si l’on ajoute à ça le fait que les acteurs sont franchement à la limite de l’insupportable (mention spéciale à Sarah Wayne Callies, transfuge de Prison Break, qui croit nous émouvoir en faisant les gros yeux toutes les cinq secondes), on comprendra aisément que ce Walking Dead pourtant démarré sur les meilleurs auspices nous laisse complètement pantois sur le long terme. Pas la pire des séries, ok, mais l’une des plus grosses déceptions de l’année.

Final Score : 3/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Franchement, à la vue des deux derniers épisodes, j’ai hésité à mettre un 2/5. Puis je me suis souvenu des trois premiers et de l’excitation remarquable que me provoquait cette série. Du coup, on va dire que seulement la moitié de la saison est loupée, et qu’elle mérite une note médiane. Bref, vous l’aurez compris, The Walking Dead a encore du chemin à faire avant d’être une série aussi extraordinaire que beaucoup l’ont prétendu. Parce que sur la fin, ce n’était même plus un divertissement – juste un putain de calvaire.

Ah, Caprica ! Comment parler de la nouvelle série de Ronald D. Moore et Remi Aubuchon sans lancer un débat enflammé avec les fans de Battlestar Galactica ? C’est que Caprica s’est avant tout présentée comme une prequel qui expliquerait comment les cylons ont été inventés. Le truc, c’est qu’il y a mensonge sur la marchandise…

Car Caprica est loin d’être seulement un prequel, mais a une ambition tout autre : être la première série sur la famille… dans un monde de SF. Ronald D. Moore avait pourtant prévenu, tout dans le show serait fait pour ne pas répéter ce qui a été dit dans BSG. Exit les batailles spatiales et l’opposition entre les militaires et les civils, exit les réflexions sur l’extinction de la race humaine, exit aussi le mysticisme religieux halluciné des personnages vers la fin de la série. Caprica se penche avant tout sur un couple de parents incapable de faire face à la perte de leur fille, et sur la question essentielle de la résurrection. Un avatar numérique peut-il devenir l’âme d’une personne ? Toute la première partie de la série ne cesse de se poser la question tout en développant peu à peu, certes, la construction du premier cylon – il faut bien un peu de fan service que diable.

Particulièrement convaincante jusqu’à son dixième épisode, la série amorce ensuite un virage plutôt dangereux en remettant en place les intrigues politiques (mais toujours liées à la religion) chères aux créateurs de BSG. Et c’est là que le truc ne prend plus, du moins pour beaucoup de spectateurs, car on entre dans une autre série, qui serait plus un show politique mâtiné d’enquête complexe où quasiment toute forme de SF disparaît peu à peu. Enfin, si ce n’était le développement d’un monde artificiel qui peinera jusqu’à la fin à convaincre, la faute à une production value relativement déplorable dés qu’il s’agit de faire vivre un monde en 3D.

Plus lente, pas toujours bien construite, et surtout trop éloignée des attentes des fans de la première heure, cette seconde partie de la série l’aura conduite à son échec commercial et à l’annulation par Syfy. Le network s’est tout de même arrangé pour permettre aux auteurs d’offrir une vraie conclusion à la série qui renoue totalement avec son univers de base dans le dernier épisode. Mais il faudra tout de même se farcir quelques unes des séquences en image de synthèse les plus moches jamais vu à ce jour – au point qu’on en aurait presque de la peine pour la personne qui a dû boucler le show avec un budget que l’on sent ridicule.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison (mais avec une vraie conclusion).
Que reste-t-il de Caprica ? Des idées courageuses, une vraie liaison sympathique avec BSG, et un univers extrêmement sympathique. Mais à trop vouloir jouer des arches différentes, le show perd son identité dans sa deuxième moitié pour offrir quelque chose qui aurait pu plaire à certains, mais certainement pas aux fans de la première heure. Caprica est un échec, mais malgré tout un magnifique échec.

Supernatural aurait du s’arrêter l’année dernière, à la fin du run de cinq ans d’Eric Kripke, créateur du show, qui affirmait avoir dit tout ce qu’il avait à dire sur la série. Mais les audiences étant… on va dire honnêtes, histoire d’être gentil, ou en tous cas pas totalement catastrophiques, et surtout la critique étant relativement dithyrambique depuis quelques saisons, la CW a désiré reconduire la série. Difficile de convaincre tout le monde de revenir, mais ce qui les a mis d’accord c’est que la nouvelle showrunneuse serait Sela Ward, ancienne assistante d’Eric Kripke et auteur sur pas mal d’épisodes. On lui faisait confiance pour tenter de perpétuer la qualité de la série – mais on ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle fasse aussi bien. Et pourtant…

Autant vous le dire tout de suite, cette sixième saison de Supernatural est juste incroyable. En reprenant la liste et les résumés de tous les épisodes, je me suis rendu compte qu’il n’y avait absolument rien à jeter. Scénaristiquement, la série fait vraiment très très fort. D’abord dans son histoire générale, son feuilletonnant qui court tout au long de la saison, magnifiquement écrit, bourré de twists et autres retournements de situation, servis par des épisodes proprement géniaux, par exemple l’extraordinaire The Man who would be King, écrit par Ben Edlund, un monstre de travail sur la structure et l’utilisation de la temporalité dans le scénario.

Ce même Ben Edlund est aussi à l’origine de quelques uns des épisodes plus ou moins bouclés les plus inventifs jamais fait, comme ce formidable The French Mistake ou les personnages Dean et Sam se retrouvent sur le tournage… de Supernatural, à devoir se faire passer pour les terribles et franchement mauvais acteurs Jensen Ackles et Jared Padalecki. On notera aussi l’excellent My Heart will go on, dans lequel un ange retourne dans le passé pour empêcher le Titanic de couler, tout simplement parce qu’il ne supporte pas les chansons de Celine Dion, ni le film de James Cameron. Et on pourrait en citer à la pelle, tant cette saison regorge de trouvailles, de bonnes idées et de moments inoubliables.

Alors oui, la réalisation n’est pas un grand moment de cinéma, mais reconnaissons à la série une production value qui arrive à nous faire croire à des décors différents dans tous les Etats Unis semaine après semaine… alors que le show est tourné dans des petits locaux au Canada. Et si Jensen Ackles et Jared Padalecki (faut le faire quand même ces noms!) ont un peu des gueules de gravure de mode, ils maîtrisent maintenant parfaitement leurs personnages et s’avèrent de redoutables acteurs. Entouré par un casting plus que brillant (Misha Collins en Castiel est sans doute l’un des plus incroyables comédiens de l’année), les frères Winchesters continuent d’être au top du top, et Supernatural est toujours, et de très loin, l’une des meilleures séries de ces dix dernières années.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une septième saison.
La question n’est pas de savoir si vous devriez ou non regarder cette sixième saison de Supernatural, mais plutôt si vous devriez vous farcir l’intégralité de la série. Avec cent vingt-six épisodes au compteur, c’est une vraie problématique. Et puis il faut savoir que la première saison n’a rien d’exceptionnel et que c’est seulement à la troisième que la série a vraiment gagné ses lettres de noblesse en devenant un immanquable. Méchamment intelligente et bien foutue, on est loin de la simple petite série pour ado, et bel et bien dans le show sans doute le plus désespéré de sa génération. Incroyablement efficace, regorgeant d’originalité et de trouvailles géniales, c’est tout à la fois un vrai laboratoire à expérimentation et une magistrale réflexion sur l’Homme, la religion et la famille. Et vu le cliffhanger de la saison, c’est peu dire qu’on attend avec impatience le 23 septembre pour la reprise de la série !

Hummm, ça sent la série à controverse !

Avant de me lancer dans ma pensée insolite du jour, il convient de vous informer que, oui, les séries historiques ont le vent en poupe. En fait, c’est un vrai raz-de-marée qui a eu lieu la semaine dernière, avec des audiences tout bonnement exceptionnelles (toutes proportions gardées selon les chaînes qui diffusent les programmes) pour Camelot (qui se confirme en deuxième semaine), The Borgias (famille qui, curieusement, semble inspirer tout le monde puisqu’une autre série – produite en partie par Canal + – verra bientôt le jour sur le même sujet !), et The Kennedys (série ultra controversée dont j’espère vous reparler un jour.

Oh, sont-ils pas mignons? Plus maintenant, certes, mais à l'époque ?

Sinon, c’est en regardant The Good Wife que je me suis demandé si un acteur ayant eu un rôle dans une série à succès pouvait vraiment espérer faire rebondir sa carrière par la suite. Avant de vous expliquer les raisons de ce questionnement, penchons nous sur la réponse. On peut tout de suite s’intéresser au sort des différents acteurs de Friends : Courteney Cox et  Matthew Perry jouent à nouveau dans des sitcoms au succès tout relatif, mais peut-on vraiment dire qu’ils jouent de nouveaux rôles ? Le Mr. Sunshine de Perry ressemble à s’y méprendre à Chandler (à la mimique près) et la Cougar Town de Courteney n’est ni plus ni moins qu’une Monica en mal de chair fraîche. Passons sur le cas Aniston – qui a pu faire semblant, un moment, de réussir au cinéma avant de se faire voler la vedette et le mari par Angelina Jolie (niark) ; et intéressons nous à Lisa Kudrow et Matt Leblanc. La première s’est offert une satire virulente avec The Comeback en 2005 (échec notoire mais séduisante série s’il en est) et le second s’amuse avec son propre rôle depuis cette année dans Episodes. Marrant de voir que les deux n’ont trouvé, comme seule échappatoire, que de jouer à font l’auto-critique, voir la parodie pure et simple. Enfin, David Schwimmer (Ross) a tout simplement disparu de la surface de la planète, n’occupant son temps liber qu’avec de rares apparitions dans 30 rock ou en faisant des voix pour des dessins animés en images de synthèse…

Oui, c'est Mulder, c'est Hank Moody, c'est Twin Peaks.

Celui qui a vraiment réussi le tour de force d’incarner à la perfection deux idoles incommensurables, la première des années 90, la seconde des années 2000, c’est bel et bien David Duchovny. Génial Mulder de X-Files (Aux Frontières du Réel, brrr le titre qui fait peur !), il est aussi le séduisant – même pour les hommes – Hank Moody de Californication. Certes, les deux personnages ne sont pas si éloignés : ils partagent un certain amour de la bibine et du porno (si si, rematez les épisodes de X-Files et vous verrez) ! Pour autant, voilà bien un acteur qui sait nous en mettre plein la gueule et surtout dont on fera l’impasse sur la pitoyable carrière cinématographique (si ce n’est un rôle magnifique dans Zoolander - mannequin de main – qui se souvient de lui dans Evolution ?) Et puis merde, quoi, il a même eu la bonne idée de jouer un flic travesti dans Twin Peaks !

Non, mais quel lover ce Joshua !

La dernière idée qui me vient en tête (mais je vous conjure de proposer vos acteurs qui ont réussi à rebondir dans vos commentaires), c’est le génial Joshua Jackson, vraie star de Dawson’s Creeck et putain de lover de ces dames : Kathie Holmes (les filles la déteste, mais que voulez-vous, en plus il était avec elle en période pré-Tom Cruise), Rosario Dawson (aurait-il un problème avec ce nom ?) et compagnon actuel de… Diane Kruger. Excusez du peu. Comme Duchovny, il fait une carrière misérable au cinéma avec quand même quelques nanards à retenir pour vos soirées arrosées du vendredi soir, comme The Skrulls, Urban Legend, ou encore Cursed de Wes Craven himself (qui l’avait déjà fait jouer dans Scream 2, soit dit en passant.) Pour les plus acharnés (ou fanatiques) d’entre vous, il a aussi participé aux Petits Champions, pardon aux Mighty Ducks 1, 2 et 3, mais là, ça me dépasse. On le croyait mort et enterré, mais que nenni, Joshua revient dans la série fantastique du moment, la bien nommée Fringe, dans laquelle il se révèle tout simplement magistral. Les haters hateront, les fans l’adorent – je compte donc ça comme une réussite.

Not so Ugly, Betty ?

Mais alors qui que quoi dont où me vient cette question “y a-t-il une vie après un premier rôle dans une série à succès” et surtout pourquoi c’était en regardant The Good Wife ? Tout simplement parce que depuis quelques épisodes on peut y revoir le petit minois de America Ferrera. Non ce n’est pas la fille de Abel FerrAra mais vous la connaissez sûrement mieux sous le nom de son personnage : Ugly Betty. Celle qui fut une icône pendant quoi, deux ou trois mois, depuis tombée dans l’oubli, nous revient avec un rôle fort sympathique dans la meilleure série du moment – et dans un rôle récurrent en plus. On ne peut que lui souhaiter que ce passage sera remarqué et lui permettra de rebondir, à l’instar des anciennes de E.R. (Urgences) qui tiennent la dragée haute aux jeunettes et aux hommes dans The Good Wife, justement (Julianna Margulies) et dans The Event (Laura Innes.) Comme quoi, finalement, c’est en jouant au toubib qu’on marque la mémoire des gens.

Petit exercice d’imagination : l’année dernière, en bon jeune auteur que tu es mais surtout grâce  à ton incomparable talent, tu as été remarqué par un producteur de série, un de ces gars qui bosse pour les gros studios et qui est habitué à avoir quatre show dans les gros networks, et il t’a acheté ton pitch de série. Bon ok, au début c’était l’histoire de cinq jeunes adultes qui travaillent dans un centre de rétention (hum… volez pas cette idée, je connais déjà quelqu’un qui est dessus, je vous fais confiance !) et c’est devenu un truc ultra violent, bourré de sexe, qui se passe au XIXème siècle dans une Honolulu envahie par des zombies, mais c’était pour un petit network du cable et ça a plutôt bien marché. T’as tissé des destins de personnages intéressants, t’es allé au bout de tes histoires, tu t’es donné comme un malade pour faire des épisodes qui surprennent tout le temps – heureusement qu’on t’avait calé des auteurs confirmés qui ont bossé sur Buffy, CSI ou encore Grey’s Anatomy. Une bien belle aventure, mais là tu es crevé et tu profite de ton chèque avec ton/ta chéri(e) ou ton animal de compagnie préféré (qui a subitement arrêté de vomir n’importe où depuis que t’es revenu.) Seulement voilà, ton boss vient de t’appeler pour te dire : hey coco, on va commander une saison deux. Et là, c’est la merde.

Bon, si à la limite t’avais une série formule, comme CSI, t’aurais rien eu à faire. Juste à reprendre ta team d’auteurs, leur dire allez les gars, faites moi de nouvelles histoires, et c’était réglé. Tu t’en fous, les personnages évoluent pas, la formule doit pas bouger d’un pouce, et ta structure est assez calée pour qu’elle fonctionne pendant dix ans.

A la limite, si t’étais dans une série ado comme 90210, t’aurais juste eu à te débarrasser d’un personnage encombrant (il est déjà sorti avec toutes les filles), en rajouter deux ou trois autres et juste faire tourner les couples sur l’ensemble de la saison. Et tu gardes la même structure qu’avant, hein, on bouge pas une équipe qui gagne.

Mais il y a un peu de fantastique dans ta série. Tu peux essayer de recopier Fringe, en incluant des éléments carrément nouveaux qui permettent de faire complètement changer la formule du show. Mais pour cela il aurait fallu que tu mettes un super cliffhanger dans ton dernier épisode de la saison précédente et que tu abandonnes des pistes mystérieuses pour lesquelles tu n’as plus trop de réponses…

Après, comme tu es sur une série du cable, tu peux aussi refaire toujours le même épisode. Ca a marché pour Big Love, non? Tu prends tes persos dans l’état où ils sont, tu fais croire que des évènements vont les changer, mais en fait non. Facile à écrire et en plus les critiques adorent.

Si jamais t’avais vraiment l’inspiration, tu ferais une intro à la Justified dans le premier épisode de la saison deux, et tu t’embarquerai dans un truc un peu fou – au risque de perdre un peu tes spectateurs au début – mais qui te botterai tellement que ça roxerait du poney à l’écran.

Si t’avais écrit la meilleure série de l’année dernière, c’est à dire The Good Wife, t’aurais même pas à te prendre la tête là dessus : t’aurais juste à continuer de tirer toutes les ficelles que t’as mise en place l’année d’avant, et à faire confiance à tes persos qui sont juste incroyables.

Mais malheureusement tu as fait une série avec des zombies au XIXème siècle à Hawaii. Bonne chance mon ami. Et ne t’inquiète pas, ton problème ne durera pas longtemps. Car comme très souvent, tu te feras annuler en plein cours de la diffusion de ta saison deux.

Aujourd’hui, mon conseil sera très simple.

Regardez la série que votre copain/copine affectionne particulièrement. Si vous avez de la chance, ça sera Caprica. Sinon, tant pis pour vous.

Si vous êtes célibataire, je pense que vous feriez mieux d’aller boire autant de pintes que nécessaire pour finir par oublier cette triste date, comme je l’ai toujours fait depuis plus de quinze ans (mais en tous cas, ne restez pas chez vous à râler sur le devenir de Fringe.)

Après les regrettables “nouveautés” de la rentrée sur les gros networks (c’est ici que j’ai longtemps pleuré) les bonnes nouvelles arrivent enfin concernant des séries qui ont déjà fait un petit bout de chemin. Donc, ouf ! , je suis enfin rassuré concernant l’avenir de Vampire Diaries et de Nikita (oui, je sais, je suis le seul français à m’inquiéter de l’avenir de Nikita mais que voulez-vous, on ne se refait pas) : les audiences pour les reprises de ces deux séries sont très réjouissantes avec des “best performances” sur les adultes de 18 à 34 ans – soit le coeur de cible de la CW. Moins réjouissant (quoi que, on pourrait bien se marrer) l’annonce d’une énième version moderne d’un ancien show : Charlie’s Angels (Drôles de dames) pourrait bien débarquer sur ABC à la rentrée prochaine. Et mon sang ne fait qu’un tour, et j’ai envie de tuer du romain quand j’apprend que Spartacus : Gods of the Arena fait un très bon démarrage avec 2.8 millions de spectateurs ! Kill them all, comme dirait l’autre ! Enfin, la nouvelle la plus rassurante de la semaine c’est que Fringe a bel et bien fait son trou dans la soirée maudite du vendredi soir en devenant le show le plus regardé ce jour là pour deux vendredi consécutifs. On respire, cela pourrait vouloir dire que la Fox ne va pas tuer la série à la fin de l’année. Et d’ailleurs, Fringe, c’est le conseil du jour.

Show créé, en partie, par le célèbre J.J. Abrams, plus connu pour ses dérives scénaristiques de Lost que pour sa science du cliffhanger foireux sur Alias, Fringe est sans doute sa meilleure série jusqu’ici. Au premier abord, il s’agit d’une sorte de revamping de X-Files, moins les extra-terrestres. Une héroïne qui, dixit les amis de Binnie, a moins de poitrine que Scully ; un héros moins salace et moins tripé que Mulder ; et le trio des Lone Gunmen raccourci à un personnage de savant fou : il n’en faut pas moins pour crier au scandale tous les fans de la série de Chris Carter qui a fait les beaux jours de M6. Cependant, ce serait vraiment une insulte faite à l’intelligence de tous les scénaristes qui se sont débattus sur Fringe que de réduire ce sympathique show à cet état de fait.

En effet, Fringe, c’est aussi une vache et c’est ça qui fait toute la différence. Comprendre par là qu’il y a une certaine dose d’humour, de second degré et d’auto-dérision dans la création de J.J. dont X-Files était tout de même relativement dépourvue (du moins pendant les premières saisons.) Quel plaisir de voir le scientifique du groupe se réjouir de devoir synthétiser du LSD pour mener à bien une expérience encore plus farfelue que les vaisseaux en forme pyramidale de Stargate ! Quelle joie de voir Peter Bishop, dés le pilote, prévenir un suspect qu’il va compter jusqu’à un avant de lui détruire les doigts de la main ! Et comment ne pas rire à l’humour décalé et cynique d’Olivia Dunham… heu, non, là je m’embourbe complètement.

Fringe marque aussi par son esthétisme léché, comme la manière dont sont affichés les noms des endroits où l’action se déroule (ils sont “incrustés” en 3D dans le paysage), ou encore les différents petits inserts mystérieux – comme ceux que vous pouvez voir sur l’affiche ci-dessus – qui viennent nous surprendre avant la pub. Il y aurait même un code Fringe dont je vous dévoile tous les secrets avec l’image ci-dessous.

Vous l’aurez compris (ou non), Fringe soigne ses spectateurs et s’adonne à beaucoup de fan service. Est-ce pour autant une mauvaise série ? Loin de là. Car si à trop vouloir en faire elle se perd parfois dans des conjectures assez étranges, Fringe a au moins le mérite de constamment surprendre, de prendre le spectateur à son propre piège en choisissant d’éluder certains mystères du départ (qui se souvient du fameux Pattern ?) pour nous emmener toujours plus loin dans le délire fantastique et le secret caché dans un mystère caché dans une question cachée dans une machine à écrire. Bref, amis intellectuels qui ne supportent que les séries hautement prise de melon de HBO, passez votre chemin : Fringe ne révolutionne pas la télé, ne changera pas votre manière de pensée et ne vous fera pas vous creusez les méninges outre mesure. A moins que vous décidiez de jouer le jeu, de plonger avec un certain délice dans des mystères à outrance et considérer que parfois une bonne série, c’est juste une série fun. Et Fringe est bel et bien la série la plus fun du moment.

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !