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Cette semaine, deux nouveaux médecins, un benêt et des espions russes débarquent sur nos écrans. Mais avant tout, on dit adieu à l’une des séries animées américaines les plus ambitieuses depuis fort longtemps.

06 Tron Uprising

Pas la peine d’être fan de la licence pour apprécier pleinement Tron : Uprising, série animée censée se situer temporellement entre les deux films. Si l’univers pèche toujours sur les mêmes points (pourquoi faire des “programmes” si c’est pour qu’ils agissent exactement comme des humains et à peine exploiter les possibilités d’une telle idée…), la série repose sur des personnages que je trouve personnellement nettement plus charismatiques, complexes et intrigants que ceux des films. Ainsi en est-il de Beck, héros perdu dans une quête qui le dépasse et qui demande des sacrifices qu’il n’est pas forcément prêt à faire, ou encore Mara, dont l’allégeance totale au Renegade qui prépare peu à peu la révolution va être mise à rude épreuve.

L’ensemble du scénario repose sur une arche narrative assez classique mais superbement exploitée. Cette lente mise en place d’une révolution venue du peuple face à un régime autoritaire et injuste ne ménage ni ses métaphores sur la société actuelle, ni les rebondissements surprenants. Mais plus fort encore, l’adéquation entre le fond et la forme du scénario se retrouve aussi dans la réalisation, qui peut repousser au début avec ses angles forcés et sa 3D assez particulière, mais qui colle tout à fait à l’univers sur le long terme.

Dommage alors que le show n’ait pas su trouver son public. Pour l’instant, Disney XD n’a toujours pas annoncé une annulation en bonne et due forme, mais il y a fort à parier qu’il faudra se contenter de ce “premier chapitre” d’une saga qui aurait pu être vraiment fascinante. C’est la vie, comme disent les français.

Final Score : 8/10

Réalisation de prime abord repoussante mais en réalité finement pensée, scénario totalement convaincant, et voix servies par de grands acteurs qui s’éclatent : ce Tron : Uprising a tout plaire. Quel dommage que les audiences n’aient jamais été au rendez-vous !

Do No HarmLes médecins ont définitivement la côte à la télévision. Mais pour les scénaristes, c’est un vrai casse-tête pour arriver à renouveler le genre. Dernière idée en date, aller puiser du côté des vieux récits fantastiques (ou des contes, comme dans Grimm, qui applique la recette à la série policière) pour bousculer un peu les choses. C’est donc dans cet ordre d’idée que débarque Do No Harm, ou Dr Meredith Grey et Mister Hyde. Vous l’aurez compris, cette série diffusée sur NBC nous conte les mésaventures de Jason Cole, un chirurgien à la plastique facile, tout droit sorti de Grey’s Anatomy, qui doit s’injecter un remède à des heures bien précises pour éviter de réveiller son alter égo violent, sans morale mais surtout qui le déteste profondément et veut faire de sa vie un enfer. Bien entendu, la série commence quand le fameux remède ne fait plus d’effet et que notre bon docteur va devoir vraiment dealer avec son double maléfique.

Cette idée incongrue aurait pu donner lieu à une véritable catastrophe scénaristique, mais il faut bien reconnaître que le pilote s’en sort bien mieux que ce qu’on aurait pu craindre. Les scènes sont plutôt bien construites, le rythme est présent et les dialogues ne sonnent pas trop artificiels. Le problème, c’est que tout le reste est loin d’être aussi convaincant. L’acteur principal (Steven Pasquale, déjà vu dans la regrettée Rescue Me) ne sait pas vraiment comment faire pour interpréter ses deux rôles et appuie chaque expression par un jeu de sourcils loin d’être malin… La réalisation n’est pas beaucoup plus intelligente et on sent déjà des tics qui vont venir peu à peu pourrir l’ambiance du show.

Difficile cependant de se faire un avis définitif. La suite peut prendre une tournure surprenante si les scénarios restent à la hauteur et arrivent à faire oublier les autres problèmes. Mais au vu du pilote, on vous conseillera d’attendre un peu avant de donner une chance à cet énième docteur de télévision.

Mon Verdict : une saison de 13 épisodes, puis une annulation. Je dis ça de manière totalement gratuite, je n’ai aucune idée de comment le public va percevoir ce produit plutôt étrange !

doctor blake mysteries

L’autre docteur a faire son apparition sur nos écrans nous vient d’Australie et passe plus de temps à mener des enquêtes qu’à guérir des patients. Dans The Doctor Blake Mysteries, on assiste donc à un véritable cop show mettant en scène un médecin, en australie, en 1959 : est-ce suffisamment original pour nous tenir en haleine ? Malheureusement, malgré ces pointes d’originalité, le pilote reste très pépère, jamais surprenant et fondamentalement très mou. Les acteurs ne sont pas mauvais, la réalisation tient la route, mais franchement, on se fait chier. Bref, malgré toute sa bonne volonté, The Doctor Blake Mysteries n’aura pas réussi à être plus qu’un énième nouveau cop show. Nuff said.

Mon Verdict : une saison et puis bye bye ?

Ricky Gervais as DerekDerek signe le grand retour à la télévision anglaise de Ricky Gervais, autrement connu pour avoir créé The Office et avoir fait scandale lors de deux présentations des Golden Globe avec des blagues bien méchantes comme on les aime. Autant le dire tout de suite, ce comeback est loin d’être fracassant. En jouant à nouveau la carte du mockumentary (faux documentaire), Gervais s’expose forcément à une comparaison avec la série qui l’a rendu connu (The Office, pour ceux qui ne suivent pas !) d’autant plus qu’il interprète à nouveau le personnage principal et que celui-ci est féru de défauts qui cachent un véritable bon fond. L’auteur, réalisateur, acteur se prend les pieds dans un sujet compliqué, les maisons de retraite, et plombe d’emblée l’ambiance avec son héros sans doute autiste, du moins avec une intelligence très particulière, auquel on aura bien du mal à s’identifier. Il est d’autant plus difficile d’entrer dans l’univers de la série que les premières blagues ne fonctionnent pas vraiment. Et encore plus difficile de rester face à sa télé quand le show devient particulièrement complaisant sur les petits vieux, filmés sur une musique triste au piano qui tente de nous attendrir mais ne réussit qu’à nous énerver. La méchanceté gratuite et peu crédible des “méchants” qui veulent fermer la maison de retraite ne fait que diminuer la crédibilité d’un programme qui n’en avait pas besoin. Avec The Office, Gervais était méchant mais juste, avec Derek, il est juste complaisant. Complètement loupé.

Mon Verdict : Ricky Gervais a toujours la côte en Angleterre et de toutes façons Channel 4 a déjà commandé une saison complète. Mais ça ne m’étonnerait pas qu’une deuxième saison soit commandée dans la foulée.

The-Americans

 

C’est le nouveau gros show très attendu de FX et l’audience du pilote (qui se permet de faire la nique à des grands networks) n’a fait que confirmer cette attente : The Americans est d’ores-et-déjà un succès… à moins que tout ne s’effondre au fil des semaines. Fort d’un créateur ancien agent de la CIA et qui sait donc de quoi il parle, FX s’offre sa version bien à elle d’Homeland, avec cette histoire déconcertante d’un couple d’espions russes qui vivent en “sommeil” au cœur de l’Amérique des années  80 présidée par le terrifiant Reagan.

Le projet est ambitieux et franchement intrigant de prime abord. On part donc sur des préjugés plutôt positifs en commençant à regarder le pilote d’une heure dix, soit près de trente minutes de plus qu’un épisode traditionnel. Et c’est bien là que les choses s’effondrent : les auteurs n’ont clairement pas le matériel suffisant pour tenir aussi longtemps avec ce qu’ils doivent raconter dans ce premier épisode. Du coup, beaucoup de scène paraissent étirées (la scène d’action d’introduction semble clairement avoir été rajoutée à l’arrache pour combler les trous) et certains ressorts sont mis en place de manière beaucoup trop lente pour avoir l’impact espéré.

Faut-il pour autant faire l’impasse sur un show qui sort de l’ordinaire ? Malgré tous ses défauts, le pilote laisse entrevoir des pistes narratives ingénieuses et qui peuvent mettre en place des thématiques plus qu’intéressantes. Si la réalisation n’est pas exceptionnelle (et copie un peu celle d’Homeland…), les acteurs sont franchement convaincants, et on se réjouira de retrouver Keri Russell, quasiment disparue de nos écrans depuis ses années Felicity. C’est donc encore une fois sur la longueur qu’on pourra vraiment savoir si The Americans méritent toute l’attention qui lui est portée en ce moment ou s’il ne s’agira que d’un show d’espion de plus. Croisons les doigts, FX peut (et même doit) se permettre de nous choquer et nous surprendre.

Mon Verdict : un gros succès. Une deuxième saison. Une troisième même. Ouais, j’y crois.

Rendez vous très bientôt pour parler (encore) de nouvelles séries !

Cette semaine, deux familles nous disent au-revoir, une île n’aura pas le succès de Lost, l’horreur américaine nous laissera nous reposer, et un auteur se posera des questions d’auteurs sur le genre policier. Quatre départs et une nouveauté, c’est tout de suite.

the following

C’est LA nouveauté de la semaine et l’un des projets qui a fait le plus parler de lui cette saison. The Following, première vraie création de Kevin Williamson pour la télévision depuis Dawson’s Creek, se présente comme un thriller très angoissant, mettant en scène deux véritables gueules cassées, Kevin Bacon et James Purefoy, dans ce qui est annoncé comme l’un des plus gros duel jamais vu. Alors, le résultat est-il à la hauteur des attentes ?

A première vue, pas vraiment. Certes, Bacon et Purefoy s’amusent vraiment dans ce jeu du chat et de la souris entre un flic et un tueur en série, mais leurs compétences d’acteurs sont pour l’instant pas vraiment exploitées. Idem pour la réalisation et le look général de la série, qui ne nous change pas, par exemple, d’un Criminal Minds. Mais alors où diable peut se trouver l’originalité du projet ?

Tout simplement sur le scénario, qui s’appuie sur deux idées fortes. La première, c’est de jouer un tueur série à l’heure d’internet, quand la communication est tellement facilitée qu’on peut mettre en place et suivre un plan à l’autre bout du monde. La fascination du mal n’a ainsi plus de frontière, et la création d’un culte autour du personnage du tueur en série paraît tout à fait crédible… et jouissive. Notre tueur est enfermé en prison, mais ça ne l’empêche pas de pouvoir tuer !

L’autre idée forte du scénario, c’est que Kevin Williamson compte bien faire à la série policière ce qu’il a fait aux films d’horreur avec Scream, c’est à dire en révéler tous les codes, les analyser, les utiliser, puis les transcender et les briser. Les cinq dernières minutes du pilote de The Following sont ainsi particulièrement malignes dans le discours qui se met en place, autour des mécaniques d’histoire, du parcours du héros, et même de la structure. Cette idée est cependant à double tranchant : ceux qui y adhèrent mourront d’envie de voir la suite ; ceux qui trouve que ça casse la crédibilité de l’univers peuvent d’ores-et-déjà laisser tomber la série puisque Williamson a basé toute cette saison dessus.

Mais même pour ceux qui se laisseraient séduire, la question reste entière : The Following pourra-t-elle tenir sur la longueur ? Trouvera-t-elle son public ou le soufflet retombera-t-il sans panache ? Seul l’avenir peut nous apporter la réponse…

Mon Pronostic : Une saison deux ! Allez, la Fox, vous pouvez faire un effort !

Parenthood

Fin de saison quatre pour Parenthood, assurément la série ayant la famille pour thématique la plus sincère vue depuis très longtemps. Alors que NBC hésite toujours à commander une cinquième fournées d’épisodes, partagée entre l’échec public et la réussite critique, les auteurs nous ont offert une vraie résolution… ayant malgré tout un vrai potentiel pour continuer !

Parenthood, c’est donc les mésaventures de quatre frères et soeurs approchant la quarantaine, qui ont tous des enfants et une manière particulière de les gérer. Visuellement assez basique, la série est portée par des acteurs très investis qui se sont totalement emparés de leurs personnages au fil des années. Impossible de ne pas s’attacher au destin de chacun, de ne pas être touché par ces relations fraternelles où l’on s’engueule pour un rien mais on se soutient pour tout.

Dommage alors que le show reste très gentillet et se retranche souvent vers des solutions de facilités (quelques deus ex peu convaincants viennent conclure des intrigues dont les sujets pourraient devenir glauque) et cherche toujours à satisfaire l’ensemble du public familial. A force de vouloir montrer les bienfaits d’une famille soudée, le show finit parfois par épuiser…

Final Score : 6/10

Parenthood est un très bon show familial, bien meilleur que la plupart des choses qu’on a pu voir ces dernières années. Mais la limite est là : à force de vouloir plaire à toute la famille, la série ne peut traiter vraiment sérieusement certaines thématiques pourtant passionnantes. Bref, Parenthood est sympathique mais elle ne révolutionne malheureusement pas vraiment un genre déjà pas mal éculé.

private-practice-finale

Clap de fin définitif pour Private Practice ! Le spin-off de Grey’s Anatomy aura donc survécu pendant six ans, et on ne peut qu’applaudir les scénaristes d’avoir réussi à tenir aussi longtemps avec des personnages aussi lassants !

Car il faut bien reconnaître que le show de Shonda Rhimes n’a fait que baisser en qualité au fil des années. Alors qu’elle apportait un vrai souffle à un Grey’s Anatomy pour le moins fatigué, Private Practice a fini par en devenir une pâle copie puis un pur show expérimental, sans réel sujet, thématique ou profondeur. S’il est marrant de voir parfois plusieurs mois s’écouler dans un seul épisode, le destin de ces quadragénaires en permanente hésitation sur leurs vies, leurs choix, leurs envies, n’avait franchement plus grand chose d’intrigant ou d’excitant. Preuve en est cette ultime saison qui se termine dans l’anonymat général, et que vous oublierez sitôt le dernier épisode terminé.

Final Score : 4/10

A part pour les scénaristes aguerris qui s’interrogent sur la manière dont on peut gérer le temps de manière originale dans une série, cette ultime saison de Private Practice ne possède pas vraiment d’intérêt. Tant pis, on n’en attendait plus grand chose de toutes façons.

last resort bye bye

Après le lait concentré, voici la conclusion de série concentrée ! Avec cet ultime épisode qui veut apporter des réponses à toutes les questions, Last Resort épuise, fatigue, et laisse complètement dubitatif face aux coupes (extrêmes) qui ont du être faites à la dernière minute. Ou comment faire revivre un perso, gérer une mutinerie, transformer un des héros en tueur, conclure l’arche d’un couple qu’on avait oublié, et même assassiner un président, le tout en moins de quarante-deux minutes !

Au final, que restera-t-il de Last Resort ? Créée par Shawn Ryan, un auteur connu pour ses prises de positions courageuses, la série a sans doute été plombée dès le départ par le diffuseur choisi (ABC, un grand network familial) et plus encore par son heure de diffusion (20:00, soit la case dans laquelle il ne faut surtout pas choquer l’Amérique, car c’est toute la famille bien pensante qui se retrouve devant le petit écran.) Ryan n’avait sans doute pas le choix : vu l’ambition du projet, il lui fallait un budget que seul HBO ou un gros network pouvait lui offrir. On se demandera donc toujours ce qu’aurait pu faire l’auteur de cette série qui pouvait être hautement polémique si elle avait eu le droit de poser de vraies questions. Entre une critique acerbe de la politique américaine et de l’usage à des fins purement économiques de l’armée, un réel questionnement sur le patriotisme , ainsi qu’une réflexion sur l’occupation, le show aurait pu s’avérer être un programme d’exception.

Le résultat est malheureusement très loin d’être à la hauteur. On découvre avec horreur des triangles amoureux surannés, des ficelles de scénario grosse comme le poing, mais aussi des comédiens qui ne comprennent pas ce qu’ils font là et une réalisation qui se contente de filmer des hélicos, des sous-marins et des explosions nucléaires sans aucune réflexion. Bref, là où on aurait pu avoir du caviar, on a reçu du vieux pâté en croute.

Final Score : 5/10

Plombé par une diffusion la cantonnant à une série familiale, Last Resort est d’autant plus décevante qu’elle aurait pu s’avérer être une vraie grande série. Espérons qu’une telle déception ne se reproduira pas de si tôt…

03 AHS Asylum

Mais quel putain d’épisode ! Pour la fin de la deuxième histoire de leur anthologie d’horreur, les scénaristes d’American Horror Story nous ont concocté une intrigue aux petits oignons, magistralement servie par l’une des réalisations les plus inventives de cette année… voir de cette décennie. Superbe conclusion d’une saison haute en couleurs, cet ultime épisode confirme tout le bien qu’on pensait de la série si particulière de FX.

Pour les rares qui n’auraient pas compris, American Horror Story est une série d’horreur, qui joue avec tous les codes du genre, quitte à en abuser et à cumuler les effets d’annonce. Chaque saison s’intéresse à une histoire différente et, après la maison hantée, voici l’asile psychiatrique ultra flippant. Nones possédées par le diable, ex nazi qui fait des expériences sur des humains, et même quelques extra-terrestres (!) viennent, entre autre, essayer (et souvent réussir) de vous foutre la trouille.

Mais les auteurs ont bien compris que l’horreur gratuite n’a pas vraiment d’intérêt et qu’elle doit plutôt servir à traiter d’un sujet d’une manière décalée et différente. Ainsi, toute cette deuxième saison développe une thématique riche et profonde sur la place de la femme dans la société américaine des années 60, et les rapports de pouvoir qui vont se mettre en place au début des années 70. Magistralement exploitée, la thématique explose littéralement à la gueule du spectateur dans un dernier épisode totalement inattendu et incroyablement réussi.

Final Score : 9/10

Cette deuxième saison d’American Horror Story, sous-titrée Asylum, est tout simplement un putain de chef-d’oeuvre. Ne vous faites pas avoir par les quelques moments qui peuvent apparaître comme de grosses facilités dans les premiers épisodes, la série n’est absolument pas gratuite et sa conclusion est tout simplement fabuleuse. Définitivement un des immanquables de l’année.

 

Rendez-vous très bientôt pour parler espions russes dans l’Amérique des années 80. Si si.

Voilà donc la suite du bilan de la semaine, avec pas moins de cinq nouveautés et deux départs. Quand on vous dit que la rentrée commence vraiment, on ne vous ment  pas !

Allez, j’ai décidé d’être un peu mois fainéant pour cette suite que pour la première partie, alors je vous laisse avec la liste de toutes les séries qui ont repris cette semaine…

Treme ; Hawai Five-O ; How I Met Your Mother ; 2 Broke Girls ; Mike & Molly ; NCIS ; NCIS : LA ; Private practice ; New Girl ; Call me Fitz ; Criminal Minds ; Revenge (enfin plus ou moins car il s’agit d’un épisode récapitulatif de la saison passée…) ; The Middle ; Modern Family ; South Park ; Law & Order : SUV ; CSI ; Grey’s Anatomy ; Person of Interest ; Scandal ; The Big Bang Theory ; Two and a half men ; CSI : NY ; Blue Bloods ; et enfin la dernière saison de Fringe ! Ouf !

On en avait déjà parlé pendant l’été, lorsque NBC avait diffusé le pilote histoire de tester un peu la série, mais il est bon de revenir sur Animal Practice dont la vraie diffusion a enfin démarrer. Il s’agit donc toujours d’une sitcom sur un hôpital dédié aux animaux, avec un humour particulièrement absurde et un singe parmi les rôles principaux (ben oui, quoi, un singe.) Le seul souci, c’est que tout ici fait penser à une application de la recette inventée par Community, sans forcément en comprendre tous les fonctionnements. Humour décalé, hommages appuyés aux geeks, personnages stéréotypés à outrance, et même le petit jeu amoureux entre le couple frontal : impossible de ne pas penser aux aventures se déroulant à Greendale. Pour autant, sur ses deux premiers épisodes, Animal Practice arrive à rester drôle et accrocheuse : malgré ses quelques défauts, on ne s’ennuie pas, on sourit, on rit même parfois, et en ces temps de disette de bonnes sitcoms (alors qu’on nous en balance plein la gueule !) ça fait du bien. On croise les doigts pour la suite ?

Mon Pronostic : il y a quand même peu de chance que ce programme décalé fonctionne : trop décalé pour les américains traditionnels, pas assez et surtout arrivant après Community pour les autres, Animal Practice aura du mal à trouver son public. Je mise donc sur une annulation en cours de saison (même de la part de NBC…)

Vous savez les gars, nous aux Etats-Unis, on remet tout en question. Ouais, même notre bonne vieille armée maintenant qu’on a compris qu’on s’était bien fait niqué pendant plusieurs guerres. Du coup, y a des gens qui se sont dit que fallait en parler, tu vois. Alors ils y sont allés, parce que bon, Last Resort, c’est quand même une série de militaires, alors on pose les coucougnettes sur la table. Je te le fais rapide : y a quelqu’un aux Etats Unis il veut bombarder le Pakistan. Y a nos héros ils sont dans un sous marin nucléaire et ils reçoivent l’ordre. Mais bon ils ont un doute, alors ils le font pas. Après ça vire à la mutinerie. Et au final, on essaie de les torpiller pendant que simultanément les mecs de la maison blanche ils balancent des nuke sur le Pakistan. Alors les mecs du sous-marin ils investissent une île, et ils se déclarent indépendant. Honor in Defiance mon gars.

Bon après c’est vrai que les personnages, ils ont pas été trop bossé et que le casting il fait un peu de la peine. Et puis le pilote il est mou du cul et il montre pas du tout ce que sera la série par la suite. Et puis on a pris des réalisateurs au rabais parce que bon faut pas déconner non plus, le budget il est pas illimité (on s’appelle pas Revolution nous…) Alors voilà, en vrai pour l’instant, on peut pas en dire grand chose de notre série, parce qu’on a aucune idée de où ça va aller. Tu sais comment ça s’appelle ça ? Un pilote bien raté.

Mon Pronostic : allez, ça va le faire au moins pour une saison. ABC ne commandera pas la deuxième par contre, trop cher en drapeau américain…

Je n’y croyais pas du tout, mais il faut bien avouer que pour – du moins pour le pilote – Lucy Liu en guise de Docteur Watson, ça marche ! Car oui, Elementary est bien une énième déclinaison de Sherlock Holmes. S’éloignant des films récents en choisissant l’époque contemporaine, et s’éloignant totalement de la série anglaise en détournant le couple crypto-gay, cette nouvelle version américaine n’avait de prime abord pas grand chose à apporter. Et pourtant ce cher Sherlock est une nouvelle fois adapté, transformé (en ex-addict sur le chemin de la rédemption pour cette fois) et les auteurs ont eu la bonne idée de ne pas le jouer irascible et cruel – ce qui n’en aurait fait qu’un Gregory House bis (lui-même étant inspiré de Sherlock !) – mais plein de fissures, de doutes, et quand même de mauvaise foi. La suite de la série est censée être une bromance entre un homme et une femme, et promet que les enjeux amoureux ne seront jamais posé sur Sherlock et Watson… mais on attend de voir. En tous cas, le pilote est très plaisant et nous laisse sur cette question pas si évidente : Elementary ne sera-t-elle qu’une série policière de plus ou tiendra-t-elle ses promesses ? La réponse, cette saison.

Mon Pronostic : j’ai du mal à croire que ce show pourrait totalement se casser la gueule. Je vais donc miser sur la commande d’une deuxième saison à la fin de l’année.

Imaginez tout un pays qui s’enthousiasme depuis quatre ou cinq ans pour ses pires ploucs, et se met à faire l’apologie d’une certaine bêtise humaine mais avec un vrai bon fond et une morale familiale à l’extrême. C’est ce qui se passe aux Etats-Unis où le New Jersey prend sa revanche à base de télé-réalité bas de gamme et autre concert de pétasses vulgaires affirmant leurs convictions politiques tout en se recalant le string en direct à la télé. Assez curieusement, quelqu’un a eut l’idée de mélanger ceci avec The Good Wife, soit prenons deux extrêmes, mixons tout ça dans un grand pot et voyons ce que ça donne. La réponse se nomme Made In Jersey et obtient haut la main le titre de la série la moins inventive et surprenante de l’année. Voici donc les aventures d’une avocate venue du New Jersey, qui bosse chez des riches New-Yorkais et qui va s’avérer super forte. Legally Blonde sans Reese Witherspoon, l’humour ou encore l’analyse du personnage : c’est la débâcle. C’est bien simple, j’avais beau faire du vélo en regardant Made In Jersey, j’ai bien failli m’endormir. A garder uniquement pour les nuits d’insomnie.

Mon Pronostic : c’est typiquement le genre de série qui malgré tous ses défauts peut durer dans le temps (n’est-ce pas Blue Bloods ?), du coup je mise sur la commande d’une deuxième saison…

Elles nous quittent et nous reviennent régulièrement, voici donc la troisième itération animée des Teenage Mutant Ninja Turtles, connues chez nous sous le simple sobriquet de Tortues Ninjas. Alors que j’avais très peur du look full 3D mode peluche des affiches et des trailers, il faut bien avouer que en action, sur un double épisode de départ, ça marche plutôt bien. Les auteurs l’ont bien compris, la force de la série réside dans la complémentarité entre les quatre protagonistes qui sont ainsi encore plus poussés dans leurs différents retranchements. April est transformée pour l’occasion en adolescente fille d’un scientifique qui s’est fait enlevée par les terribles Kraaank, et Shredder fait vraiment flipper lors de son apparition finale. De l’aventure, du ninja, un peu de geekerie scientifique, et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humour, avec en prime un feuilletonnant qui peut s’avérer très sympa. Bref, c’est tout comme avant, mais en mieux, et parfois je regrette de ne pas avoir dix ans en 2012. Qu’importe, je regarderai quand même la série, idéale pour les dimanches après-midi de gueule de bois.

Mon Pronostic : c’est les TMNT, il y aura forcément une deuxième saison !

Du côté des séries qui terminent leur année, c’est la fin de la troisième saison de Louie, soit les aventures douces-amères du double sans le s mais avec un e du comique Louis C.K. Oscillant constamment entre humour et grincement de dents, la série se présente comme une suite de scènes de vie dérisoires entrecoupées (parfois) d’extrait de stand-up. Force est de reconnaître qu’il y a beaucoup de moments touchants ou de séquences dans lesquelles le comédiens/réalisateur/scénariste/producteur touche juste, mais il est parfois fatigant lorsqu’il s’apitoie un peu trop sur son sort. Le pire est atteint quand il sort les violons pour accompagner la chute de son personnage dans le dernier épisode, que je prends comme un véritable aveu de faiblesse sur la réalisation. C’est d’autant plus rageant que cette saison est de très loin la meilleure et que le destin de Louie devient vraiment très intéressant et dépasse le strict cadre de la chronique pour commencer à s’emparer d’un beau sujet, autour des dessous du monde de l’humour. Mais bam, catastrophe, ce dernier épisode vient en remettre une (mauvaise) couche dans les dix dernières minutes, proprement affligeantes et dont on se demanderait presque si elle ne sont pas une tentative de l’homme pour suicider sa série. Allez Louis, va prendre des vacances et revient nous en forme.

Final Score : 3.5/5

Franchement, tout le début de la saison mérite au moins un 4, si ce n’est un 4.5, mais je me sens obligé de condamner ce dernier épisode qui m’a fait plusieurs fois me vomir dans la bouche. Louie, ou la série que j’aime bien, mais qui a vraiment su me mettre en colère.

Pour sa deuxième saison, le petit show canadien qui fonctionne pas si mal que ça aux Etats-Unis, The L.A. Complex, plonge plus en profondeur dans son sujet, soit la quête de la réussite dans les milieux artistiques à Los Angeles. Exit la bimbo blonde qui se frayait un chemin dans l’univers du porno, sans doute plus parce que les auteurs n’avaient plus grand chose que par peur d’une quelconque censure. Exit aussi le petit musicien gay pour se concentrer sur son ex, un rappeur musclé qui permet de traiter de l’acceptation de soi-même plus que du coming-out. Les intrigues fleurissent et ne se ressemblent pas, la série s’attaquant à toute sorte de sujet en y allant franchement, notamment lorsqu’elle s’intéresse à l’église de la scientologie, sans la citer, mais en rentrant profondément dans ses mécanismes. On y parle aussi du sacrifice de son identité pour un autre (la grande soeur et le petit frère), des méthodes radicales de la télé-réalité mais surtout de comment ceux qui en sont les acteurs en profitent tout autant que les producteurs, de parties à trois, du manque de travail, de la surcharge de travail, du mensonge sous toutes ses formes, un peu d’amour et au final beaucoup d’amitié. Malgré son petit budget, The L.A. Complex frappe fort, très fort.

Final Score : 4.5/5

Pas loin d’être la meilleure série de l’été, et vraisemblablement l’un des shows les mieux écrits du moment, The L.A. Complex ne souffre que de son budget ridicule et de comédiens pas franchement tous à la hauteur. Ce n’est pas une raison pour se refuser LE show sur L.A. !

La semaine prochaine, les choses se calment ! On en profitera donc pour faire le point sur ce qu’on a vu de pire et de meilleur dans ce début de saison…

Les choses se calment enfin un peu sur les écrans US et on ne compte cette semaine, en terme de séries, que deux nouveautés, trois retours et deux départs. Et la question qui nous brûle les lèvres est qui, de Aaron Sorkin ou de Charlie Sheen a réussi le mieux son comeback ?

Mais d’abord, quelques news ! Alors qu’en France certains pleurent l’annonce de l’arrêt de Bref à la fin de la première saison (ce qui a donné lieu à ce commentaire twitter : Bref n’aura duré qu’un Bref moment…), aux Etats-Unis, les femmes de militaires reprennent du service avec la suite de la sixième saison d’Army Wives. Un programme dont on se serait facilement passé… quoi que, en cas de manque d’infos à faire partager, je pourrais toujours puiser dedans pour vous trouver quelques screenshot bien rigolos.

Et d’ailleurs, ouf, en parlant de comédie, on pourra noter le retour du très inégal Louie, dont les sortes de sketchs n’arrivent pas toujours à me faire décrocher un sourire, mais dont les passages “stand-up” s’avèrent nettement plus convaincants. Oui, je sais que je vais me faire conspuer par les connaisseurs en disant ça, mais que voulez-vous, je ne suis pas plus que ça attendri par les déboires d’un comique new-yorkais.

Sans doute parce qu’au fond moi, je reste un éternel ado : ceci expliquerait du moins ma fascination pour les séries de MTV dont la qualité, il me semble, ne fait que s’améliorer. Ainsi, j’ai un véritable coup de coeur pour la reprise de Awkward, comédie noire sur les affres de l’adolescence, menée de main de maître par Lauren Lungerish qui n’a pourtant pas fait grand chose d’autre. Un seul conseil, jetez un oeil à la première saison, absolument sublime !

Et ben voilà, à cause de vous, Eagleheart c’est fini. Comme indiqué ici, la série devait obtenir plus de “like” sur facebook que sa concurrente Franklin & Bash avant la fin de la saison 2 pour espérer revenir. C’est donc mort. Argh ! Trêve de plaisanterie, la série produite par Conan O’ Brien tire bien sa révérence pour cette deuxième saison mais on ignore encore si les grands délires cartoonesques seront de retour l’année prochaine. Vu le succès critique et public, on croise les doigts pour revoir le marshal Chris Monsanto arrêter des trafiquants en drogue (oui en, car ils sont fait en coke), des hippies qui font l’amour avec des arbres, ou encore un animateur d’émission pour enfants voleur d’organes. Que dire de plus, si ce n’est qu’Eagleheart, c’est toujours onze minutes de pur bonheur ?

Final Score : 4.5/5

Série comique magnifiquement décalée et totalement foutraque, Eagleheart s’impose comme le délire non-sensique ultime… avec NTFS:SD:SUV et Children’s Hospital !

Sitcom adaptée du film du même nom avec Jack Nicholson et Adam Sandler, Anger Management a cassé la baraque en devenant le meilleur démarrage pour une série comique sur la chaîne FX. Le problème ? Ce n’est pas drôle. Si je reste sensible au charme de Charlie Sheen et surtout à celui de Selma Blair (qui nous manquait depuis un petit moment), difficile d’être convaincu par ces deux premiers épisodes poussifs, réalisés avec les pieds et interprété avec autant d’ambition que lorsque Elie Semoun doit faire la voix d’une moule. Le ton hésite entre l’irrévérencieux caractéristique de FX – sans jamais tomber dedans – et un humour plus traditionnel sans doute hérité des origines du projet qui cherchait à se placer sur un grand network. Du coup, on ne va pas s’éterniser sur le problème, même si son souhaite un bon retour à Charlie Sheen qui a assurément réussi son comeback d’un point de vue de l’audimat, et on va passer au gros morceau de la semaine…

C’est donc la question qui a fait couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis ces dernières semaines : Aaron Sorkin a-t-il encore ce qu’il faut pour réveiller la télé ? Après des premières reviews américaines peu convaincues à la fois par le pitch et par le traitement, The Newsroom démarrait fébrilement dimanche dernier, récupérant la case de Game of Thrones et s’attirant ainsi, forcément, les foudres des fans médiévaux les plus frénétiques.La raison du retard de ce post ? Il me fallait bien deux épisodes pour commencer à me faire un avis sur la question.

En effet, de prime abord, tout n’est pas merveilleux dans la nouvelle série de Sorkin : l’histoire avance plus par des dialogues que par des actions, les nombreuses répliques utilisent un jargon peu évident à comprendre (vous avez intérêt à vite faire la différence entre le E.P. et le senior producer), la réalisation à l’ancienne nous rejoue le coup des échanges verbeux dans les couloirs avec une sorte de caméra embarquée… Au deuxième épisode, il devient évident que la qualité de la mise en scène va énormément varier selon les réalisateurs (si le pilote était un ballet magnifiquement orchestré, la suite est déjà beaucoup moins maîtrisée), la musique gonflée est gonflante, et les histoires sentimentales, qui prennent le dessus, souffrent d’un sérieux manque d’originalité. Doit-on pour autant se priver d’une série sur les coulisses de la télévision, presque quinze ans après la magnifique Sports Night, déjà drivée par Sorkin ?

Le point fort de la série est curieusement lié à son point faible : oui, ça parle beaucoup, énormément, à la folie ; ça parle tellement en fait que chaque moment de silence devient un vrai plaisir, une respiration salvatrice. Et c’est justement là que Sorkin,  après avoir révolutionné le monde des dialogues sur The West Wing, trouve son “truc en plus” en redonnant le pouvoir au silence dans The Newsroom. Car chaque silence, chaque pause dans ces interminables joutes verbales, met en avant une émotion, une avancée du plot narratif, un regard sur le développement des personnages. Ces moments impactants font alors ressortir l’incroyable qualité de traitement de la psychologie des différents protagonistes, la crédibilité de l’univers qui nous est représenté (quoi qu’en pense certains journalistes boudeurs américains et clairement pris en cible par Sorkin…) et surtout l’efficacité des intrigues principales.

Que penser du concept, qui repose sur de vraies informations mais qui datent d’il y a deux ans (2010) ? De nombreux critiques américains ont trouvé que ceci tuait l’idée dans l’oeuf car, comme on connaît la suite des évènements et les erreurs qui ont été faites dans leur manière de les traiter, il n’y a aucune surprise à attendre. Mais c’est faire abstraction des personnages, plus que jamais moteur des intrigues, et du traitement, justement, de ces news : on peut très bien apprécier une histoire pour la manière dont elle est traitée, même si on la connaît déjà (Roméo et Juliette, ça vous dit quelque chose ? …) Du coup, si je dois bien reconnaître que le concept est casse-gueule, je trouve que pour l’instant les scénaristes s’en sont plutôt bien tirés.

Reste la question du parti pris politique. Car même si Sorkin s’en défend et assure qu’il cherche à montrer les ambivalences des politiques de tout bord avec le monde des informations, les républicains en prennent sérieusement plus sur la tronche que les démocrates. Pour deux critiques sur Obama (et encore, Sorkin trouve le moyen de placer un personnage qui va le défendre), on assiste à une descente en règle de Sarah Palin (même si elle le mérite !) et de “ces conservateurs qui sont les seuls à regarder les news et ne veulent pas voir d’autres point de vue que le leur”. Si je trouve effectivement énervant que le créateur défende l’égalité politique dans son show alors que ce n’est clairement pas le cas, je trouve tout aussi énervant ces nombreux critiques qui l’accusent de faire circuler ses idées gauchistes puisque personne n’est dupe des opinions politiques de notre cher Sorkin et ce depuis plus de quinze ans. S’en est-on un jour pris avec autant de verve contre David E. Kelley pourtant tout aussi progressiste (voir carrément plus dans son magnifique Boston Legal) ?

Au final, The Newsroom se perd dans des intrigues sentimentales peu originales (mais dont le traitement permet de ne pas s’ennuyer pour autant), une mise en scène dont le coup de main va être difficile à choper par les futurs réalisateurs et qui peut vite s’avérer catastrophique, ainsi qu’une bande originale absolument effrayante – la symphonie barbare à la Le Dernier des Mohicans passe mal dans une série résolument moderne sur la télévision ! De plus, le show est difficile à suivre : le rythme est beaucoup trop nerveux, les répliques fusent au point qu’il est quasiment impossible de lire des sous-titres s’ils n’ont pas été adaptés, et l’ensemble est très clairement élitiste – dans le sens où il n’y a absolument aucune volonté de se rendre facilement compréhensible. Mais bon, on est chez HBO, il serait tout de même drôle de commencer à entendre les défenseurs de la chaîne de se plaindre de ça (on se souvient encore avec frisson d’un Boardwalk Empire encensé par la critique et presque totalement incompréhensible !) Enfin, le show est extrêmement bavard – c’est la marque de fabrique de Sorkin qui peut en fatiguer plus d’un. Et pourtant, malgré tous ces “défauts”, j’ai rarement autant été excité par un pilote. Un peu moins par le deuxième épisode, il faut bien l’avouer, mais je suis tout de même convaincu que sur le long terme The Newsroom va s’avérer un des meilleurs show de l’année. Alors, s’il te plait Aaron, ne te plante pas. Et, du moins pour l’instant, oui tu as réussi ton comeback à la télévision.

Allez, à la semaine prochaine pour le retour de deux scénaristes anglais à Hollywood, d’une thérapeute sur le web, et pour découvrir comment CBS pense se débarrasser en douce de la catastrophe produite par Robert de Niro !

Oh mon dieu, oh mon dieu, arrêtez tout et jetez vous sur votre poste de télé ou n’importe quel écran sur lequel vous pouvez regarder American Horror Story. Certes, il vous faut une bonne dose d’auto-dérision, un amour limite malsain des films d’horreur, et apprécier le grotesque, l’exubérant, le n’importe quoi. Mais qu’on se le dise, on n’avait pas pris une claque aussi violente dans la figure depuis… quelques années déjà !

Même si les créateurs de la série, Ryan Murphy et Brad Falchuck,expliquent que l’idée de American Horror Story leur est venue bien avant d’aller pourfendre nos oreilles en créant Glee, leur deux ans sur la série musicale au succès international a bien dû peser sur leurs épaules, au point de vouloir hurler et cracher tout leur amour du mauvais goût, du trash et du complètement barré dans un pilote proprement ahurissant. Il n’y avait que FX, déjà leur diffuseur pour Nip/Tuck dont on oublie trop souvent qu’elle a marqué un vrai cap dans la télévision câblée, pour les laisser ainsi agir à leur guise et s’offrir cinquante minutes de pur délire absolument sans retenue.

L’histoire n’a absolument rien d’originale : une famille en perdition s’installe dans une vieille maison (sans doute hantée) de Los Angeles. Si ce point de départ n’aurait pas grand chose pour nous titiller au cinéma, il faut bien avouer que le genre horreur étant tellement rare à la télé, on ne peut que se réjouir de voir enfin un network s’y intéresser. Mais réduire AMS à ce simple pitch serait tout simplement un scandale. Car Murphy et Falchuck n’y sont pas allés de main morte sur l’horreur et ont tout simplement réuni dans le même panier tous les clichés qui peuvent vous venir en tête : le zombie dans la cave, la femme de ménage fantôme, le mec mystérieux au visage brûlé, l’adolescent psychotique, les cauchemars, les crises de possession, les visions, les portes qui claquent, les envolées au violon, les flammes, le sang, le sexe, les draps qui crissent et les couteaux en gros plans, le petit chien mignon et même cette trisomique terrifiante qui apparaît toujours là où on ne l’attend pas.

Too much ? C’est en tout cas ce que semble trouver une large part de la critique. Un assortiment de clichés qui ne font plus peur et qui masque mal l’abyme magistrale du scénario. Certes, on ne peut pas dire grand chose de l’histoire à la vu de ce premier épisode qui ne fait que s’amuser à essayer d’être encore plus barré que le remake du Prisoner il y a quelques années, tout en lorgnant clairement du côté Twin Peaks dans l’envie de perdre le spectateur. Mais cette accumulation de clichés n’est pas à prendre comme un manque d’imagination de la part des auteurs, et il faut plutôt la considérer comme une vraie envie de faire un pot pourri délirant, peu crédible mais surtout particulièrement amusant.

Ryan Murphy n’en est pas à son coup d’essai en terme de second degrés cynique et brutal, là où la critique le prend particulièrement au sérieux. Sur Popular déjà en 1999, il s’amusait à dynamiter les codes de la série pour ado à coup de transgressions scénaristiques et grosses lacérations au couteau sur la crédibilité de l’univers. Avec AMS, il retrouve son compère Brad Falchuck pour se faire une bonne séance de régression où tout est permis à la seule condition de se faire vraiment plaisir. Rien que le casting de la série est une sorte d’orgie en soit, avec Dylan McDermott souvent les fesses à l’air, Connie Briton (la maman de Friday Night Lights) en femme frigide mais excessivement excitante, sans oublier Jessica Lange en vieille dame narcissique et particulièrement cruelle avec sa “mongoloid” de fille (ses propres termes…)

Divertissement plein d’hommages, formidablement joué et réalisé mais à ne surtout pas prendre au sérieux, AMS divisera tous ceux qui veulent y voir une réflexion poussée sur les obsessions familiales ou qui attendent tout simplement plus qu’un simple amusement de la part d’une série. Mais si vous aimez les films d’horreur et/ou que vous êtes prêt à passer une heure de over-the-top improbable, ne laissez pas passer ce pilote, de très loin le plus réjouissant de la rentrée.

Et encore, je vous ai même pas parlé de la combinaison SM en cuir noir. Que du bonheur.

On termine ce petit tour d’horizon des nouvelles séries qui ont débarqué pour l’été (et on se retrouvera seulement fin juillet pour les autres nouveautés qui vont arriver maintenant au compte goutte) avec le retour d’une actrice Disney particulièrement agaçante, un duo d’avocat (mais pas en salade), un hobbit qui parle à un chien (si si, je vous jure) et une psychothérapeute face à des joueurs de foot…

Qu’on se le dise, Raven Simoné est de retour ! Si vous ne connaissez pas Raven, c’est que vous n’avez pas d’enfant et/ou que vous ne vous intéressez pas aux programmes jeunesses préparés fièrement par le groupe Disney pour nos petites têtes blondes ! Actrice, chanteuse à la carrière fulgurante (on ne se souvient déjà plus de son hit), la jeune femme revient dans State of Georgia pour montrer à tout le monde qu’elle en a encore sous le capot.

On retrouve donc Raven dans une sitcom destinée aux nouveaux mercredis comédie de ABC Family (qui tente donc de copier sa grande soeur ABC qui assure depuis deux ans des mercredis sitcom qui cartonnent). En duo avec (l’assez déprimant) Melissa & Joey, State of Georgia tentera de nous faire rire avec les aventures de Georgia, une aspirante actrice qui vient de débarquer à New York avec sa meilleure amie… en l’occurrence une science geek (la geeksploitation continue de faire des ravages). Il semblerait que par la suite l’es copain de Georgia, toujours aussi amoureux d’elle, débarque, bien décidé à la ramener à la maison, mais il ne fait aucune apparition dans le pilote.

Et ce pilote, justement, il est loin, très loin, d’être convaincant. Le duo avec Majandra Delfino, vu sporadiquement depuis ses années dans Roswell (dans laquelle elle est pourtant assez convaincante), ne fonctionne pas du tout tant Raven prend de la place, assume (trop) ses blagues et se paie la part du lion. Delfino fait toute petite, un peu perdue, sans doute décontenancée de se retrouver dans des décors criards très disneyen. L’humour est franchement éculé, les personnages sont des stéréotypes sur patte et ce n’est pas le petit passage sur “hey les filles, assumons nos formes” (certes fort sympathique) qui va faire passer la pilule. Je crois que le summum est atteint quand Raven joue une scène de sexe métaphoriquement interprétée sur le mode du “je vais te faire croquer mon bon poulet frit, monsieur qui organise le casting avec le rôle que je veux obtenir…”

Final score : 2/5
On n’attendait pas grand chose de ce State of Georgia, et pas de surprise : c’est juste pas terrible du tout. Daté, peu drôle, un poil racoleur quand Raven en fait des tonnes pour nous montrer qu’elle assume ses formes, voici une sitcom qui s’écoule en fond sonore en faisant la vaisselle, mais vous ne tiendrez pas vos vingt minutes de vélo elliptique face à ce programme beaucoup trop coloré pour quiconque a passé ses dix ans.

Sur TNT, on a lancé Franklin & Bash, legal show qui marque sa différence en faisant une large part à la comédie. Sur USA, on vient de lancer Suits, legal show lui aussi, reposant sur un duo d’avocat lui aussi, mais qui se veut beaucoup plus sérieux, intelligent et classe. Et se permet même d’être énormément feuilletonnant. Bonne idée ou programme résolument trop pompeux ?

Comme souvent avec les séries USA, on en prend plein la vue dés la première image. Production value éclatante, qui met en image un New York éblouissant, qui est de plus soutenue par une réalisation qui fait tout de suite preuve de beaucoup d’intelligence. Mais méfions nous de la forme et étudions un peu le fond.

Suits s’intéresse à Mike Ross, un jeune homme particulièrement brillant qui passe les concours (de fac) à la place des vrais étudiants contre de l’argent. A dix mille lieues de lui, Harvey Specter, un brillant avocat réputé pour être remarquablement froid et sans sentiment. Le second va faire un pari et employer le premier pour devenir son nouvel associé. Problème : Mike n’a jamais réellement passé son diplôme – et à cause du règlement de la firme, les deux hommes vont faire croire qu’il sort tout juste de Harvard. Le scénario, relativement classique dans son point de départ (deux hommes que tout sépare doivent travailler ensemble), prend par la suite des tournures franchement inattendues et ne s’attarde pas outre mesure sur les affaires légales si ce n’est pour faire réagir les personnages. Et ceux-ci, justement, s’avèrent finement ciselés et loin des stéréotypes dans lesquels ils auraient facilement pu tomber.

Mais l’autre vrai atout de la série est de faire une large part au feuilletonnant. Il ne s’agit pas d’un mystère énorme qui se résoudrait au fur et à mesure, mais plutôt de petits éléments qui rebondissent d’un épisode à l’autre (du moins dans les trois premiers !) et qui crédibilisent totalement l’univers. On est rapidement comblé par cette nouvelle série qui semble n’avoir, pour l’instant, que des points positifs et qui, au final, ne vient pas du tout faire concurrence à Franklin & Bash. Cet été serait-il le renouveau du legal show ? On reviendra dessus en septembre !

Final Score : 4/5
Difficile de mettre d’office un 5/5 alors que la série n’en est qu’à ses balbutiements. Mais Suits promet beaucoup, tellement d’ailleurs qu’on a vraiment peur d’être déçu par la suite. Ce n’est pas pour autant une raison de passer à côté !

Wilfred est beau, wilfred est joueur, wilfred est gentil et il ne mord pas ! Mais si pour tout le monde Wilfred est un joli chienchien, pour Ryan, aka Elijah Wood, aka une espèce de salle petite bestiole qui veut jeter des anneaux dans le feu, c’est un monsieur avec un costume de chien. Un monsieur qui fume, boit, vanne, et lui fait faire tout ce qu’il ne devrait pas. Oui, Wilfred, c’est avant tout un pitch de malade mental.

Bon avant que tous les fans ne s’emballent, je m’empresse de rappeler que Wilfred n’est pas une création de FX, le petit network américain qui le diffusé, mais une série australienne, dans laquelle Jason Gann interprétait déjà le fameux chien – et c’est aussi l’un des trois créateurs de cette idée merveilleuse. Car autant vous le dire tout de suite, non seulement le pitch assure, mais la série aussi ! Le pilote est incroyablement drôle et bien branlé, une vraie petite merveille qui fera rire vos amis à tous les coups (c’est donc l’occasion de briller en soirée en leur diffusant ces jouissives vingt minutes). Même Elijah est touchant, et il faut bien avouer qu’avec son regard tombant on ne sait plus si c’est lui le chien (battu) ou le Wilfred qui est en train de sodomiser un ours en peluche ou de se frotter sur la jambe d’une serveuse. Allez, barrer vous vite mater cette merveille et ne revenez qu’une fois que ce sera fait !

Final Score : 5/5
Note maximale car ce pilote est assurément un immanquable. On verra plus tard pour la suite de la série… En fait, on a qu’une envie, c’est regarder les deux saisons australienne pour voir si c’était déjà aussi génial !

On termine avec Necessary Roughness, l’histoire d’une thérapeute en plein divorce qui, pour assurer ses revenus et soutenir financièrement ses deux gosses et sa mère, se voit contrainte d’accepter un énorme contrat… avec une équipe de football américain. Deux mondes en confrontation frontale, des caractères forcément fort qui s’opposent, la série promet d’être un combat de tous les instants. Est-ce suffisant pour nous intéresser ?

Autre nouvelle série de USA (avec Suits), Necessary Roughness partage trois points communs : un personnage central très fort, une production value réussie et une réalisation franchement intelligente (mis à part dans les toutes dernières minutes du pilote, mais c’est la faute à un scénario qui tourne un peu court). Donc si votre priorité c’est que la série soit belle et bien interprétée, vous pouvez y aller franchement.

Ceux qui s’intéressent plus particulièrement au scénario seront finalement un peu le cul entre deux chaises. Certes les personnages sont finement ciselés et et Callie Thomas incarne magistralement une Dr Danielle Santino particulièrement jouissive (surtout lorsqu’elle remet en place un gros black qui fait deux fois sa taille), certes l’intrigue générale est plutôt intéressante et l’idée de voir des sportifs forcés d’aller en thérapie laisse présager du meilleur, mais c’est justement au niveau de la thérapie, de la manière dont elle est traitée relativement par dessus la jambe que le bat blesse. La résolution des conflits intérieurs est – pour l’instant – trop facile et trop rapide, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi à un moment donné le patient semble enfin accepter ses problèmes.

Final Score : 3/5
Ce pilote est beau, magistralement interprété, mais le scénario un peu bancal par moment fait frissonner pour l’avenir. On espère vraiment que la suite sera plus rassurante, mais pour l’instant Necessary Roughness reste une belle coquille un peu vide.

Dixième bilan, nouvelle semaine, on s’intéresse aujourd’hui au sort de comédies un peu particulières… Un agent secret bien animé, une vision énergique des université américaines, un certain ennui, une façon de réussir, du football fantasy, de mauvaises décisions, Joey dans son propre rôle et enfin un shérif avec un coeur gros comme ça !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Chez FX, on n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle. Du coup, quand le petit network s’achète un dessin animé, autant vous dire que ce n’est pas pour que vous vous éclatiez en famille avec vos enfants. Créée par Adam Reed, un habitué de chez AdultSwim, Archer raconte les déboires d’un agent secret… pas vraiment ordinaire.

C’est que Sterling Archer, notre fameux héros, est quelque peu hyper sexualisé et souvent mis dans des positions plutôt délicates… La situation se complique encore plus quand on sait qu’il bosse au sein de l’agence ISIS (Intenational Secret Intelligence Service) avec son ex copine et que son boss est sa propre mère ! Entouré d’une pléthore de personnages tous plus barrés les uns que les autres (dont un savant fou absolument génial), les aventures de Archer prennent toujours des virages auxquels on ne s’attendait pas et vous réserve beaucoup de surprises et de fous rires.

Mais si les scénarios et les personnages sont franchement réussis, la série assume aussi avec brio son parti pris d’animation, mélange de photo, de 3D et de technologie flash, pour aboutir sur quelque chose de très étrange mais auquel on finit facilement par adhérer. Et que dire des voix, toutes de haute volée, que l’on doit à des acteurs vraiment convaincus et qui ont l’air par ailleurs de franchement s’éclater ?

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.
Bon, ok, Archer n’est pas la série qui va changer votre vie ou vous faire évoluer psychologiquement (quoi que…) mais dans son cadre de comédie dynamique, à l’humour assez outrancier, elle s’impose comme l’une des meilleures réussites depuis très longtemps. Il ne lui manque que la critique acide de notre société de South Park pour devenir vraiment un indispensable. En attendant, jetez vous déjà dessus, au moins pour dire : ah mais, moi, Archer, je regarde depuis le début !

Ouh là, Blue Mountain State est un sacré morceau à défendre. Assez bête, très franchement porté sur le sexe, presque effrayante dans sa manière de traiter l’alcool et les drogues, BMS était déjà une série pleine de “défauts” dans sa première saison. La deuxième décide d’aller encore plus loin dans la déconne absurde. Et ça ne surprendra pas ceux qui me connaissent bien : j’ai tout simplement adoré !

J’étais en train de me dire que j’allais défendre une série profondément machiste, quand j’ai soudain réalisé que, bien au contraire, les seuls personnages forts, qui obtiennent ce qu’ils veulent, sont des femmes. Ainsi la charmante Mary Jo (Frankie Shaw), qui fait renouer le héros avec ses sentiments les plus profonds et lui fait enfin accepter l’amour. BMS serait donc une série romantique ?

Bon ok, c’est aller un peu loin dans le délire. BMS est avant tout une série fun, qui se permet tous les délires d’un dessin animé cartoon mais en live. Et pour justifier tout ça, quoi de mieux que de montrer que les personnages passent leur temps à boire et à fumer ? C’est que BMS repose sur un concept pas franchement glorieux ou exemplaire pour les jeunes : Alex Moran (Darin Brooks, impeccable) veut profiter des privilèges d’être quaterback remplaçant, tout en s’arrangeant pour ne jamais jouer. Car son vrai but dans la vie, c’est de ne rien faire. Un vrai glandeur qui est forcément obligé d’être hyper actif pour être tranquille. Et moi, rien que ça, ça me fait rire.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.
Blue Mountain State a le très grand mérite d’exister et de foutre un énorme coup de pied dans la marre tranquille des sitcom live. Affichant un humour abusé comme on en retrouve que dans certains dessins animés, le show pourra tout à la fois vous effrayer si vous le prenez au sérieux ou vous faire hurler de rire si vous le considérez comme un American Pie plus âgé, plus abusé, et franchement sous acide. Félicitations aux scénaristes qui arrivent à aller toujours plus loin et à imaginer des histoires toujours plus barrées alors qu’on se dit à chaque fois que là, ils ne feront jamais mieux !

En revoyant cette affiche de Bored to Death, je réalise que chérie adore Jason Schwartzman (je ne sais plus dans quoi) mais n’a jamais regardé LA série dans laquelle il excelle. Quoi, un programme HBO que j’apprécierai ? Oui, mais avec toutes ses limites tout de même…

La première saison de Bored to death était loin de m’avoir convaincu. Sur le papier, l’idée est intéressante : un jeune romancier à la vie sexuelle déclinante et à l’inspiration absente décide de proposer ses services en tant que détective privé. Malheureusement, Jonathan Ames, le créateur du show, en fait rapidement une sorte d’auto-fiction (le héros s’appelle Jonathan Ames) ennuyeuse comme la mort, reposant sur un humour maniéré, basé sur l’auto dépréciation, et déjà vu cent mille fois. Restait des personnages secondaires assez intéressants mais relativement inutiles dans des intrigues tout simplement bidons.

Du coup, j’ai démarré cette seconde saison sans vraiment trop y croire et, en réalité, pour retrouver Ted Danson qui est un de mes acteurs préférés. Et là, surprise : les auteurs jouent enfin le concept ! Jonathan Ames mène de vraies (mini) enquêtes, et ça suffit pour suffisamment booster les histoires et que les scénarios ne soient plus d’un insipide ennui. En fait, c’est toute une vraie dramaturgie qui se met en place, sans pour autant renoncer aux problèmes du quotidien et à l’auto dépréciation. Du coup, Bored to Death devient vraiment agréable à regarder, fun à souhait et donne enfin envie d’y revenir.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.
Après une première saison assez piteuse, les auteurs décident de jouer vraiment le concept et y gagnent beaucoup en dramaturgie. Drôle, cynique et sympathiquement foutue, Bored to Death saison 2 devient une série vraiment agréable à regarder (et pas un programme nombriliste et insupportable d’auto dépréciation.) Les fans de Jason Schwartzman, de toutes façons, sont déjà conquis.

Produit par la même équipe que Entourage, How to make it in America se voulait une plongée fun et amusante dans la culture undergroud de New York, un carrefour de personnages venus d’horizon divers qui se rencontrent et l’histoire d’une ascension sociale. En gros, une grande réflexion sur les différentes couches de la société de la côte est. Dommage dans ce cas que la série paraisse aussi peu crédible.

Car tout le problème est là : on essaie de nous faire croire que Ben et Cameron sont deux pauvres new-yorkais sans le sous, mais vous avez vu la gueule de leurs appartements ? Vous avez vu les fêtes pleine de C organisées par leurs amis ? Leur look branché, soigneusement étudié ? Rien de rien, dans la production design, ne laisse supposer deux vrais galériens… alors que c’est pourtant le point de départ de la série. Du coup, le show perd d’office toute crédibilité et s’affiche instantanément comme une espèce de version mystifiée, purement imaginaire, de New York – un peu de la même manière dont Gossip Girl présentait Paris.

Le point de départ foiré, la série reste malgré tout relativement agréable à regarder. L’histoire réserve quelques belles surprises, même si les scénarios font état d’un sens du rythme proprement désastreux. Les acteurs sont loin d’être mauvais – dommage que leurs personnages soient aussi peu crédibles. Et puis il y a la réalisation, qui vient franchement sauver la série en vous donnant rapidement envie de prendre un avion pour rejoindre la célèbre ville.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
How to make it in America est largement sauvée par sa réalisation formidable qui créée une ambiance fort agréable. Plombée par une haute estime de soit alors que le show abat stéréotype sur stéréotype, la série peine à convaincre sur tous les autres points. Du coup on a le cul entre deux chaises, admiratif devant les images, désorienté par l’accumulation de clichés.

Friday Night Lights l’a prouvé : pas besoin de s’intéresser à un sujet pour aimer une série sur cette thématique. En l’occurrence le football américain. Mais The League va encore plus loin vu qu’elle s’intéresse à une ligue de fantasy football, un genre de jeu basé sur des pronostics et les résultats réels des joueurs – bref, un jeu auquel on ne comprend strictement rien. Pas grave, étant donné qu’on rigole bien quand même…

The League c’est donc les mésaventures de cinq amis qui feraient tout et n’importe quoi pour gagner leur ligue de fantasy football. A l’occasion de cette deuxième saison, deux nouveaux joueurs viennent taper l’incruste : Rufi, un espagnol qui n’y comprend rien, et Jenny, la femme d’un des cinq autres héros, qui assure grave (elle prenait déjà presque toutes les décisions à la place de son mec dans la saison précédente). Deux ajouts particulièrement judicieux, qui apportent une tonne de nouvelles possibilités et surtout deux tonnes de fous rires.

Car si le show ne fait pas de miracle en terme de réalisation ou de production value, il fait énormément rire, grâce à des scénarios bien calibré et un rythme toujours efficace, mais aussi et surtout par son casting qui assure continuellement. Du coup, on se moque très rapidement de ne pas comprendre toutes les vannes (et il y en a un sacré paquet en référence au monde du foot américain) et on a très hâte que la série revienne !

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.
Avec The League, FX s’est offert ce qui est sans doute l’une des sitcoms les plus drôles de l’année. Incisives, mordantes et parfois totalement délirantes, les aventures de nos sept joueurs sont juste un vrai bonheur à regarder. Alors n’hésitez plus, si vous êtes en manque de bonne comédie, à vous jetez dessus !

Attention, voici une série qui va véritablement séparer le public en deux. The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret (putain, mais quel titre!) va énormément en amuser certains avec son ton franchement décalé, son humour plutôt british (pas étonnant vu que la sitcom est coproduite par des anglais), et ses acteurs – avouons le – remarquablement bons. Malheureusement, je ne fais pas partie de cette partie du public.

Au risque de me faire beaucoup d’ennemis, je dois avouer que j’ai trouvé Todd Margaret (on va faire court) franchement chiant. Certes, il y a plein de bonnes petites idées dans les mésaventures de cet américain envoyé en Angleterre pour y vendre des cannettes d’energy drink, mais le rythme catastrophique, avec des scènes à rallonge que le monteur ne sait jamais quand couper, vient sérieusement plomber l’ambiance. Les vannes sont loin de toutes faire mouche, et les différences entre anglais et américains sont trop caricaturales pour faire vraiment rire.

Final Score : 2/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
S’il y a bien une chose que je déteste, c’est m’ennuyer pendant un programme censé être drôle. The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret, malgré ses quelques moments de haute volée, s’avère dans l’ensemble vraiment trop chiant pour que je le recommande à qui que ce soit. Si vous êtes un fan hardcore des comédies anglaises, vous pouvez peut-être tester, mais je doute que vous y retrouverez totalement le ton que vous adorez.

Matt Leblanc dans son propre rôle, dans une série qui parle des séries, crée par David Crane (le cerveau derrière Friends) : on avait de quoi attendre avec impatience Episodes qui mit tout de même un petit temps avant de débarquer sur les écrans de Showtime. Pas de bol, le résultat est loin d’être à la hauteur.

Episodes se veut l’histoire de deux auteurs anglais qui partent aux Etats-Unis pour adapter leur sitcom à succès. Premier souci, on leur impose Matt Leblanc pour reprendre un rôle de vieux professeur. Ce n’est que le début du désastre et de multiples problèmes qui vont achever la qualité du pilote à tourner… Un pitch de départ relativement génial et plutôt original.

Mais à trop vouloir taper sur la télé américaine, Episodes vire à la critique idiote et sans intérêt. Matt Leblanc est, la plupart du temps, d’une bêtise et d’une méchanceté à se damner, et strictement tous les gens qui travaillent dans le monde de la télévision sont d’une connerie crasse. A croire que pour arriver à leurs postes il faut ranger son cerveau. D’un autre côté, grande apologie de l’Angleterre et de l’humour raffiné et intelligent de ses habitants. A la limite d’un certain racisme, Episodes ne tarde pas à gonfler quand elle se la joue auto-critique aussi bête que les personnes qu’elle critique.

Du coup, difficile de croire à l’univers qui nous est dépeint et à l’histoire qui n’est pas dépourvue de qualité. Heureusement qu’il y a quelques vrais moments très drôles pour faire passer le tout, et des acteurs qui ont l’air de franchement s’éclater (même Matt Leblanc, c’est dire !) Réalisation  et production value honnêtes, la série ne tire pas non plus son épingle du jeu sur ce point. Au final, Episodes est une sympathique petite sitcom sans réel intérêt si ce n’est nous faire sourire. C’est quand même bien peu par rapport à ce qu’on attendait.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Énormément attendue, la nouvelle série de David Crane manque le coche en devenant au moins aussi bêtement crasse que ceux qu’elle voulait critiquer. Reste une petite sitcom amusante qui se laisse facilement regarder.

On termine cette session sitcom avec le programme qui nous a fait le plus rire cette année : l’énormissime EagleHeart.

Parodie extrême des vieux shows policiers avec Chuck Norris, Eagleheart raconte les aventures du marshal Chris Mansanto, fin limier disposant (entre autre) du pouvoir de tuer avec ses mains. Impossible de raconter les scénarios délirants au possible, qui partent dans toutes les décisions et font rire en permanence. Du bout de ses onze petites minutes, Eagleheart fait toujours mouche et est bien aidée en cela par ses acteurs magistraux, qui joue à fond le coup de la parodie et du détournement. Un vrai petit moment de grâce sur lequel on ne va pas s’appesantir – au lieu de lire cet article vous devriez foncer regarder la série !

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Du grand n’importe quoi extrêmement bien fait, avec humour et amour pour le genre. EagleHeart est juste une magnifique réussite !

Les news séries, en ce moment, ne sont pas très réjouissante. Entre le retour de Tim Allen (le fameux Papa Bricole de M6), une nouvelle série sur des rookies de la police (produite par De Niro qui n’a vraiment que ça a foutre polluer la télé américaine avec un autre cop show), et l’annonce du remplacement de notre Spartacus par un petit nouveau pour la vraie suite (comme comme pour le rôle de Naevia), autant dire que c’est pas folichon folichon. D’ailleurs, hier, vous êtes allé au cinéma et vous avez failli vous endormir. Ou vous avez fait un repas poulet du dimanche mais la volaille a cramé. Ou vous avez découvert que votre Freebox venait de sauter et du coup, pas d’internet pendant une semaine. Bref, c’est un dimanche qui termine mal et vous avez besoin d’un peu de repos avant de vous lancer dans un lundi travailler. Mon conseil : faites vous du bien en matant trois séries très diversifiées mais toutes d’une grande qualité.

Commencez le bal en ouvrant votre soirée avec The Good Wife. Ce magnifique legal-show se double d’un talent rare pour décrire le quotidien d’une femme d’une quarantaine d’années en pleine crise existentielle. Scénarios jouissifs, réalisation propre et acteurs brillants : il n’y a vraiment rien à jeter dans cette série qui arrive encore à me surprendre en pleine saison deux. Vous êtes prévenu, on tient peut-être là le futur The Wire – seul le temps pourra nous le dire…

Enchaînez donc en plongeant dans l’atmosphère absolument délicieuse de Justified, un cop show comme il n’en existe pas ailleurs, mélange de polar noir et de western décalé, écrite par un grand nom du genre, à savoir Elmore Leonard (putain de papi né en 1925). On serait bien incapable de faire un résumé de la série tant celle-ci s’appuie sur son personnage central (un marshall surdoué de la gâchette) et sur son décors (le Kentucky, avec des blagues sur le poulet frit inside.) La saison deux vient de commencer et elle s’avère, oh god, encore plus jouissive que la première. On this lonely road, trying to make it home, doing it by my lonesome, pissed off who want some ?

Enfin, terminez la soirée avec une série avec des mecs qui en ont à l’intérieur, je veux bien sûr parler de Lights Out, faux show sur la boxe, mais vraie série sur l’Idée du comeback. Les garçons s’éclateront avec l’ambiance poussiéreuse et pleine de sueur de la salle de gym, les filles s’émerveilleront sur la complexité psychologique des différents membres de la famille du héros, tout le monde s’accordera sur le fait qu’il s’agit d’une des meilleures séries du moment.

Donc au final, une série gros network et deux séries FX : la petite chaîne du cable est bel et bien en train de faire la nique à HBO ! Et pour tous ceux qui auraient besoin d’un dernier petit truc pour s’endormir, vous pouvez découvrir la série documentaire Hard Time, dans laquelle une équipe de télévision est partie filmer pendant un an le quotidien d’une prison de haute sécurité. Flippant d’humanité, incroyable dans sa description de ce qui est devenu une vraie petite ville, on réalise surtout qu’on est à des milliers de kilomètres de Oz et que la réalité… est bien plus compliquée.

Les ordinateurs sont nos amis. Les disque durs externes déjà un peu moins. Et quand les deux s’allient pour vous faire passer un mauvais moment, autant vous armez de patience. Mon conseil du jour sera donc de ne pas trop vous énerver face à un disque dur qui vous dit que vous n’êtes pas autorisé à lancer tel ou tel fichier, ou qui vous dit tout simplement après que ce fichier est inexistant (alors que vous pouvez le copier/coller sur un autre disque dur.) Du coup, dans mon cas, c’est parti pour huit heures de transfert de fichier. Un truc qui m’agace fortement, d’autant que demain c’est reparti pour huit heures de transfert dans l’autre sens, une fois ce fichu disque externe formaté en bonne et due forme (tu vas voir ce qu’elles vont prendre dans la gueule tes foutues autorisations!)

Alors que faire pour arriver à vraiment se calmer? Une seule solution, regarder l’inénarrable The League, comédie made in FX autour d’un groupe de trentenaires dont la principale obsession est une ligue de football américain fantaisie (c’est comme ça qu’on dit?) c’est-à-dire un jeu super compliqué qui implique de vrais résultats sportifs dans des matchs pseudo imaginaires. Bref, je suis comme tout le monde, je ne comprends strictement rien au sujet mais ce n’est pas grave vu que l’intérêt et bel et bien dans ces personnages tous plus tarés et obsédés les uns que les autres, où les vannes entre garçons, les coups bas et blagues stériles sont légions.

La série ne plaira donc définitivement pas à tout le monde. Mais à certains garçons elle pourrait leur rappeler leur groupe de potes – il est très amusant d’essayer d’identifier qui, dans votre entourage, correspond à quel personnage. Les filles, elles, découvriront que les garçons ont un langage bien moins cru qu’elles ne l’imaginent quand ils sont entre eux – oui, en vrai on passe notre temps à parler de bière, de sport (surtout ceux auxquels on ne comprend rien), et des dernières conneries des uns et des autres… et beaucoup plus rarement de nos copines ou de nos (in)exploits sexuels.

Moralité, si vous êtes en manque de nouvelle série, jetez vous sur les deux premières saisons de The League – au moins, dans le pire des cas, vous pourrez dire que vous l’avez vu et donc que vous êtes un fin connaisseur en matière de sitcom…

(les images et les vidéos qui devaient accompagner cet article étant perdus pour l’instant dans les limbes du transfert de fichier, l’article sera updaté bientôt !)

Pas de vraie analyse aujourd’hui mais plutôt un petit tour des nouveautés “Drama” de l’hiver 2011. Quelles nouvelles séries allez vous peut-être regarder? La réponse tout de suite.

(Et la semaine prochaine, nous ferons un tour du côté des nouveautés “Comedy”)

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

On démarre avec ABC qui va nous proposer Body Of Proof, le mardi à 22h00. Cop show + Medical Show, la recette miracle pour faire oublier les erreurs de la rentrée? Ça reste à prouver… Pour ma part, je mise sur une annulation au bout de huit épisodes – le marché est déjà trop saturé de concept cop show pour que les spectateurs puissent vraiment vouloir se jeter sur cette nouvelle série…

httpv://www.youtube.com/watch?v=RQ1p3DaTJP4

Toujours chez ABC, on pourra retrouver Off The Map, le mercredi à 22h00. Bizarre, bizarre : une série des producteurs de Grey’s Anatomy qui ne vient pas compléter le set list du jeudi (avec Grey’s et Private Practice) ? Quelle est l’idée d’ABC derrière tout ça, je vous le demande. En plus Medical Show + Adventure à la Lost, est-ce que c’est ça leur idée des nouveautés? Là aussi je mise sur une annulation assez rapide…

httpv://www.youtube.com/watch?v=mgb5e7zrymM

La FOX s’est payé papi Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour un nouveau cop show musclé : The Chicago Code. Ok, encore une série policière… personne ne comprend que le marché est saturé? Mais bon, avec Shawn Ryan aux commandes on peut s’attendre à tout et surtout à n’importe quoi. Et surtout à ce que ça marche, contre toute attente. Je mise sur une première année complète et une annulation en bonne et due forme malgré des audiences convenables. Pourquoi? Ben, parce qu’on est sur la Fox quand même – la chaîne des annulations ! (le lundi, à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=16meMgXM8Vo&feature=related

FX veut nous en mettre plein la figure, le mardi à 22h00, pour remplacer son Terriers qui a finalement plutôt très bien marché. Voici donc Lights Out, avec laquelle FX tente de percer dans l’univers des séries sportives, plus spécialement celui de la boxe. Prometteur, ce trailer, franchement réussi à mon avis, donne vraiment envie d’y croire. De toutes façons, chez FX on aura droit quoi qu’il arrive à une saison complète…

httpv://www.youtube.com/watch?v=l-SCidqj-lQ

A l’image des trailers toujours fascinant de la série UK, MTV met le paquet pour le trailer de sa version US de Skins. On veut y croire, on voudrait vraiment que ça soit la même claque – mais très franchement, on a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit : FAILED !!! Bon, on va quand même lui donner sa chance, après tout MTV n’a pas produit de séries drama depuis un certain temps… Une saison complète et puis s’en va? (le lundi à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=PYfJSZZpia0

Qui veut rire sous cape (ah ah, ce que je suis drôle) ?! Pas sûr que la nouvelle série de super-héros The Cape, proposée par NBC le lundi à 21h00 arrive à convaincre même le plus indulgent d’entre nous. Mais bon, on peut bien se marrer : ça sent à plein nez la série faite pour être regardée en mangeant du pop-corn avec des potes qui hurlent dés qu’un évènement trop ridicule se passe… Bon courage pour passer la barrière des cinq épisodes !

httpv://www.youtube.com/watch?v=mHsBXkdK4jU

NBC complète son line-up du lundi avec, à 22h00, Harry’s Law : David E. Kelley (créateur de Ally Mac Beal, Boston Legal, The Practice) + Kathy Bates, est-ce que ça peut vraiment fonctionner? Sur le papier, pourquoi pas… Mais au final, le trailer laisse entrevoir un legal show de plus, qui sent pas mal le formol. Avez-vous vraiment envie de voir une série qui vous rappelle les années 90 ? Annulation en puissance… à la fin de la saison.

httpv://www.youtube.com/watch?v=K2nAnpNouEM

Contrairement à ce qu’annonce Showtime, Shameless n’est ni new ni original : copier coller d’une série anglaise à succès, ce nouveau show peut vraiment créer la surprise pour ceux qui ne connaissent pas l’original. Showtime diffusera quoi qu’il arrive une saison complète, mais le public américain suivra-t-il vraiment les aventures de cette famille… très particulière? Rien n’est moins sûr… (le dimanche, à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=Hre1iVIPPaU&feature=related

Syfy nous fait le même coup que Showtime en adaptant une autre série à succès anglaise : Being Human. Un vampire, un loup-garou et une fantôme : la recette a cartonné en Angleterre, et elle risque de faire pareil sur une chaîne spécialisée dans les séries fantastiques et/ou de SF. Moi je dis GROS succès en perspective… (le lundi à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=l4qa_sTLyxs&feature=related

Enfin, USA nous proposera Fairly Legal, le jeudi à 22h00. Un legal show mâtiné de romance? Pourquoi pas… USA mise souvent sur des personnages très forts, à voir donc si ces petits nouveaux sauront nous convaincre. A la vision du trailer, je dirai… définitivement non. Annulation prévue pour la fin d’année.