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La fin de la saison approche à grand pas pour laisser la place aux séries de l’été. Voici donc cinq départs US, avec en prime la GRANDE question : alors qu’est-ce que ça vaut Community sans Dan Harmon ?

red widow 2RED WIDOW (saison 1)

Adaptation de la série néerlandaise Penoza, Red Widow raconte comment une femme au foyer de San Francisco, Martha Walraven, voit sa vie bouleversée lors de l’assassinat de son mari… parrain de la drogue qui voulait quitter le business, et fut sans doute éliminé par son rival, le terrible Nicolae Schiller. Martha se voit rapidement contrainte de reprendre le business de son mari pour protéger sa famille, tout en cherchant comment elle va bien pouvoir se venger de celui qui lui a tout prix…

Bien plus convaincante que la déplorable the Mob Doctor, diffusée plus tôt dans l’année, ce show créé par Melissa Rosenberg (surtout connue pour avoir signé les scripts des différentes adaptations ciné de Twilight – oui, ça n’a strictement rien à voir ! – et pour sa participation couronnée de nominations à Dexter) prend le parti de faire une plongée réaliste et sans concession dans la mafia… russe. Et il faut bien reconnaître que ça nous change de la traditionnelle famille italienne pour nous emmener dans un univers original, assez fascinant par ses codes que l’on connaît peu, et fondamentalement porteur d’histoire. Rosenberg n’est pas tendre avec ses personnages, et s’attache vraiment à garantir une certaine crédibilité (sauf pour le point de départ) refusant ainsi des facilités et des travers dans lesquels d’autres séries sur la mafia plongent allègrement (encore une fois the Mob Doctor ou la toute récente Rogue.)

Le problème, c’est que du coup le show manque d’ampleur. Si l’on suit avec plaisir les aventures de Martha, difficile de trouver quelle est la thématique qui se cache derrière tout ça. Rosenberg veut-elle parler de la famille, des sacrifices que l’on doit faire pour survivre, de la justice ? A ne pas vouloir choisir pour rester sur du réalisme brut, la showrunner manque malheureusement le coche. D’autant plus que si les personnages sont intéressants, il est difficile de se rattacher à l’un d’entre eux – même à l’héroïne, dont les problématiques dépassent celles de tout spectateur. Ainsi, Red Widow s’éloigne de son public, n’arrive pas à le prendre aux tripes, mais lui offre tout de même l’une des visions les plus originales et intéressantes sur la mafia depuis bien longtemps. Dommage.

Final Score : 7/10

D’un point de vue documentaire, Red Widow me semble toucher juste : son univers est crédible et intrigant. Mais en tant que pure série, il lui manque des personnages auxquels se raccrocher et une vraie thématique pour arriver à totalement convaincre.

glee-full-cast-season-4GLEE (saison 4) 

Certains diront que c’était couru d’avance, que cette quatrième saison serait encore plus pourrie que les autres, mais moi je voulais y croire. J’étais sûr que le show de Ryan Murphy pouvait remonter la pente après une troisième année catastrophique, sûr qu’avec de bonnes idées la série pouvait retrouver le brin de cynisme et de délire décalé de ses débuts. Mais force est de constater que le phénix n’a pas resurgit de ses cendres : Glee saison 4, c’était juste horrible.

Mais pourquoi ? Passons sur les chansons, dont le mauvais goût affiché ne se discute plus. Passons sur les chorégraphies qui ont bien du mal à se réinventer. Passons même sur cette réalisation aux couleurs trop éclatantes, mais qui souffre simultanément d’une certaine morosité suite aux coupures de budget. Non, si Glee ne fonctionne plus du tout, c’est bien parce que les scénaristes se sont magistralement plantés. Il fallait faire un choix : continuer les aventures de Rachel et consort après le lycée, suivre leur dure plongée dans la vie active, ou dire définitivement byebye aux “grands” pour accueillir les petits nouveaux du glee club. Suivre les deux options n’a fait que cumuler les personnages qui en deviennent tellement nombreux qu’il est impossible de leur construire des arches narratives un tant soit peu intéressantes.

Car, putain, on a souffert ! Rachel dans une grande école de danse à New York passe son temps à se repoudrer le nez, se convaincre qu’elle est belle et talentueuse, et hésite entre deux amours. Oui, exactement comme avant. De plus en plus énervante, on en vient à avoir envie de claquer cette insupportable gueule d’anchois qu’est Lea Michele (l’actrice) et on se retiendra en se souvenant que chez nous, Rachelle Bery c’est une chaîne d’épicerie santé (j’aurai préféré de la charcuterie, mais bon.) A côté de ça, le terrifiant couple gay formé par Kurt et Blaine ne fait que ressasser des clichés sur l’homosexualité plongeant le show dans une ringardise pathétique et totalement indéfendable. Et que dire du reste de la clique des anciens élèves qui ne cesse de revenir au lycée pour donner un coup de main et nique ainsi le peu de crédibilité de la série : merde, si vous ne vouliez pas vous séparer de vos acteurs, il fallait trouver un autre concept !

C’est d’autant plus honteux que les nouveaux personnages auraient sans doute quelque chose à défendre si on leur en laissait la place. Mais la pauvre Marley est renvoyée à un clone (heureusement plus sympathique) de Rachel, le nouveau Puckermann reste dans l’ombre de son frère, Kitty n’est qu’une pompom-girl de plus et Ryder… ne sert à rien. Génération sacrifiée ? Espérons que non, car la Fox vient de signer à nouveau le show pour deux ans. On prie les dieux du bon goût pour qu’il se passe un miracle.

Final Score : 3/10

Catastrophe éhontée, cette quatrième saison de Glee a sans doute offert un ou deux bons épisodes, mais sincèrement, perdu dans le miasme du reste, on ne s’en souvient déjà plus. Si vous voulez assister à un naufrage, c’est l’occasion.

Vegas Season 1 iTunesVEGAS (saison 1)

Et ben voilà, c’en est déjà fini de Vegas, série pourtant fortement attendue en début d’année et mettant en scène Michael Chiklis (le Vic Mackey de The Shield) et Dennis Quaid dans un affrontement au sommet entre le patron d’un casino et le shérif de la célèbre ville en plein milieu des années 60.

On peut dire que le show s’est lui-même tiré une sérieuse balle dans le pied en se présentant, lors des premiers épisodes, comme un formula de plus, comme une énième série policière dont le cadre pourtant hors norme n’était quasiment pas exploité. Le public s’en est vite rendu compte et il s’est fait la malle pour aller voir ce qui se passait ailleurs – la suite ne fut qu’une lente descente aux enfers, atteignant des scores d’audimat que CBS n’avait jamais vu aussi petits.

Et franchement, c’est vraiment dommage. Car dans sa deuxième moitié, Vegas se montre nettement plus intelligente qu’elle n’y paraissait au premier abord. C’est l’univers, d’abord, qui s’approfondit avec une réelle utilisation du feuilletonnant et des intrigues “bouclées” nettement moins mises en avant. Les personnage s’étoffent et les acteurs s’installent enfin : entre Chiklis et Quaid, on sent monter la connivence et les deux vieux roublards commencent à nous mettre dans leurs poches. Mais ils se font malgré tout voler la vedette par l’incroyable Sarah Jones, délicieuse Mia Rizzo qui fait les comptes du casino, qui nous avait pourtant fait vomir l’année dernière dans Alcatraz. Un beau gâchis, à cause d’un mauvais début. La leçon est à retenir.

Final Score : 7/10

Mais pourquoi diable a-t-il fallu que Vegas se plante autant sur ses dix premiers épisodes ? On a failli passer à côté d’un show vraiment intelligent, bien réalisé et bien mené. Le public américain, lui, est passé totalement à côté. Et CBS l’a achevé sans pitié.

touch-season-2 TOUCH (saison 2)

Touch, c’était ma petite série chouchou, non seulement car elle nous donnait des nouvelles de Kiefer Sutherland (moins musclé que dans 24, mais toujours aussi dynamique et en train de courir partout) et de monsieur “j’ai des concepts mais j’ai pas de série” Tim Kring (qui avait marqué la télé avec la catastrophe Heroes.) C’est donc l’histoire d’un enfant autiste qui ne parle pas et ne supporte pas d’être touché, et de son père, ancien journaliste, qui sont plongés malgré eux (et surtout dans la deuxième saison) dans un complot qui les dépasse. Fort heureusement, le gamin est super doué avec les chiffres, voit des probabilités de fou, et guide son père à travers une série de numéros qui vont finalement composer une suite numérique capable de sauver ou détruire le monde. Vous suivez ?

Si non, c’est pas bien grave. Touch est fort sympathique, mais elle se termine en eau de boudin, sans que Tim Kring ait pu répondre à la moitié des interrogations qu’il aura posées au fil de la série. On regrettera juste Saxon Sharbino, formidable Amelia (une autre gamine qui voit les probabilités) mais gageons qu’un mec un peu intelligent va la mettre dans une autre série.

Final Score : 6/10

Touch est amusante mais est surtout symptomatique des problèmes scénaristiques de Tim Kring. Une fois qu’il a posé un univers et des mystères, il ne sait plus trop quoi faire. Et du coup, il laisse tranquillement ses séries mourir et attend de se faire virer. Bien joué mon salop.

community-season4COMMUNITY (saison 4) 

Pour sa première saison sans Dan Harmon aux manettes, le showrunner s’étant fait viré l’année dernière pour une multitude de problèmes, Community n’a finalement pas beaucoup changé. Les auteurs ont pris soin de se moquer de tout ce que les internautes prévoyaient comme changements, ils ont encore construit des arches qui ne tiennent pas la route sur les personnages secondaires (Dean et Chang…), ont parfois eu des éclairs de génie (l’épisode en huis clos et en temps réel avec le méchant prof) et se sont parfois pris de violentes mandales (le dernier épisode qui tombe toujours juste à côté du truc génial.) Bref, ceux qui apprécient la série depuis ses débuts peuvent continuer de la regarder sans rougir ; les fans acharnés trouveront tout ce qu’il leur faut de fausses excuses pour râler sur le départ d’Harmon ; et ceux qui n’ont jamais compris pourquoi cette série faisait couler autant d’encre n’y comprendront pas grand chose de plus maintenant.

Final Score : 7/10

Dans ses coups de génie, Community est absolument indispensable. Mais quand elle tape à côté de la plaque, ça sent le souffre. Partagé entre moments magiques et plantade désolante, le show a au moins le mérite d’arriver à toujours nous surprendre. Moi, je reprendrai bien d’une saison 5.

Meet_the_cast_of_YoungersYOUNGERS (saison 1 – UK) 

Je ne connais rien au rap. Je ne connais rien au rap français, je ne connais rien au rap US, et à plus forte raison je ne connais rien au rap anglais. Il m’est donc particulièrement difficile de juger de la qualité de la musique présentée dans Youngers, série ado anglaise sur un trio qui veut se faire une place dans le monde très particulier des battle de hip hop. Par contre, je peux quand même vous dire pourquoi ce petit show (qui a drainé plus de 450 000 spectateurs en Angleterre, un record pour la chaîne E4) mérite vraiment le coup d’oeil.

Il y a bien évidemment la qualité d’une réalisation sans fioriture, qui offre un vrai regard, crédible (et non pas conciliant ou faussement effrayant) sur la vie dans les grandes tours de banlieue. Il y a aussi trois petits acteurs qui se démerdent plutôt pas mal, et une foule de personnages secondaires hyper attachants (comme la bande qui ne lâche pas son banc ou le gros patron du khebab du coin…) Mais la série tient surtout par son scénario terriblement sincère, qui ne plonge vers aucune facilité de dramatisation à outrance mais sait malgré tout raconter une vraie histoire (là où beaucoup d’autres se seraient contentés d’une chronique pépère.) Porté par un positivisme profond, par une volonté de montrer que si la vie n’est pas facile tous les jours, ce n’est pas un calvaire non plus, Youngers encourage une jeune génération à se prendre en main et à courir après ses rêves d’une manière réellement enthousiasmante. Loin des clichés morbides parfois énervants de Skins, et loin de la décérébration mentale d’un 90210, Youngers touche juste – et c’est assez rare pour être souligné.

Final Score : 8/10

Réellement convaincante, cette première saison de Youngers ne ravira pas que les ados et les amateurs de rap. Si vous êtes encore un tant soit peu capable de vous souvenir de votre état d’esprit à la sortie du lycée, vous pouvez vous plonger à corps perdu dans cette très intéressante plongée adolescente.

politicians husbandPOLITICIAN’S HUSBAND, the (mini-série, UK) 

Les mini séries anglaises se suivent et ne se ressemblent pas… du moins dans le ton, car dans la forme la dernière diffusion en date, the Politician’s Husband, reprend et confirme la formule des 3×52 minutes proposés par la BBC. Il s’agit cette fois de la chute d’un homme politique, de l’ascension de sa femme dans le même milieu alors qu’il est contraint de devenir père au foyer, et – vous vous en doutez car on est en Angleterre – de la lente vengeance et du retour sur scène de cet homme.

Plutôt bien réalisée et bien interprétée (une fois de plus, on retrouve un David Tennant impeccable – mais qui méritera bien des vacances à la fin de l’année), le show reste très classique dans son écriture. C’est à dire que s’il aurait épaté il y a encore quelques années, il passe maintenant derrière Boss, House of Cards, ou même pour faire une comparaison plus juste avec une autre mini série anglaise, Secret State. Du coup, on voit un peu chaque événement venir et le cynisme de l’ensemble sonne déjà comme déjà-vu. La bonne idée à utiliser maintenant serait-elle de faire une série enthousiasmante sur le monde de la politique ? Heu…

Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir. The Politician’s Husband est extrêmement bien construite, repose sur un rythme toujours entraînant et la conclusion est absolument magistrale. Vous pouvez y aller, voici trois petits épisodes qui ne seront pas du temps perdu.

 

Rendez vous tout au long de la semaine prochaine car il va nous falloir parler de pas moins 18 séries qui tirent leur révérence ! Sortez les mouchoirs !

Ce fut une grosse semaine qui vient de se dérouler, d’où le retard compulsif de mes posts. Oui, MES posts car il a fallu diviser en deux parties toutes les news qui nous sont tombées dessus. On commence donc aujourd’hui par les séries qui nous ont quitté, et demain on reviendra pour découvrir quelques nouveautés. Des flics, des danseuses, des papas trentenaires, la ville la plus barrée des Etats-Unis et tout à la fin, découvrez encore une fois comment vous faire quelques ennemis en critiquant une série dont la réputation s’avère totalement surfaite…

Ripper Street BBC AmericaCe n’est clairement pas la série de l’année, mais elle reste bougrement sympathique cette Ripper Street sur un trio d’enquêteurs coincés à Whitechappel peu de temps après le carnage provoqué par Jack l’Eventreur. Les intrigues sont malignes et très variées, s’intéressant ainsi à tous les éléments clés qui secouent Londres en cette fin de XIXème siècle. La réalisation est tout à fait dans le style de la multitude de shows historiques que les anglais semblent tant apprécier. Quant aux acteurs, ils sont plutôt bons et certains personnages se révèlent sur la durée.

Car c’est bien ça le problème et la qualité de la série : si le show ne propose pas un premier épisode des plus percutants, il ne cesse de s’améliorer au fil du temps pour s’avérer redoutablement efficace dans les derniers épisodes. De plus, la série pourrait tomber dans de nombreux pièges fort faciles vu son sujet de départ, mais les évite soigneusement en proposant toujours des résolutions assez réjouissantes. Pas une prouesse, mais une belle réussite.

Final Score : 8/10

On en aura bouffé ces dernières années du cop-show historique, mais fort heureusement Ripper Street fait partie du dessus du panier. Intelligente, soignée et en constante amélioration, le show de la BBC n’est pas un indispensable, mais un indéniable plaisir. Les anglais ne s’y sont pas trompés : la série a déjà été renouvelée pour une deuxième saison.

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Peut-on apprécier une série dont le sujet ne nous touche absolument pas ? La réponse est oui et Amy Sherman-Palladino le démontre aisément avec LA surprise de l’année, Bunheads. Ou comment quatre petites danseuses classiques et leur prof particulièrement barrée peuvent vous embarquer dans leur univers sans même que vous vous en rendiez compte.

Bunheads s’intéresse donc à Michelle, une ancienne ballerine condamnée à faire des shows minables à Vegas, qui finit – après une soirée bien arrosée – par épouser le mec qui vient la voir tous les soirs. Et pourquoi ne pas passer le pas ? Elle accepte de le suivre et la voilà qui se retrouve dans une petite ville, à devoir partager sa nouvelle maison avec une belle-mère passablement possessive, Fanny. Entre les deux femmes, les choses vont heureusement s’arranger quand elles découvrent qu’elles partagent la même passion pour la danse ; Fanny ayant même aménagé une école juste à côté de sa maison. Mais tout dérape quand le fameux mari décède subitement, même pas quarante-huit heures après son mariage. Hors, il a tout légué à sa nouvelle femme… Michelle et sa belle-mère vont devoir apprendre à vivre ensemble et surtout à s’occuper de l’école de danse ensemble.

Sur ce point de départ pas forcément hyper captivant, Sherman-Palladino brosse une galerie de personnages incroyablement touchants et qui vont s’avérer au fil des épisodes d’une étonnante complexité psychologique. Mais là où elle marque vraiment des points, c’est dans son traitement du petit groupe d’adolescentes qui sert de contrepoint “jeunesse” aux délires de Michelle et Fanny. Voici enfin des gamines de seize ans qui ont l’air d’avoir vraiment seize ans, et dont les destins ne sont pas secoués artificiellement dans tous les sens juste pour qu’il se passe quelque chose dans l’épisode.

C’est que Sherman-Palladino est très douée pour raconter les petits riens et rendre une intrigue très légère foutrement intéressante. En traitant véritablement chaque enjeu et chaque dilemme qu’elle met en place, elle n’a pas besoin de cumuler les évènements forts pour donner la sensation que l’épisode est nourri. Et surtout, elle a un vrai sens de la comédie, de la dynamique d’une scène et un talent immense pour des dialogues aux réparties assassines. Les engueulades entre Michelle et… à peu près n’importe qui ! sont absolument savoureuses et les réflexions du groupe d’ados font systématiquement sourire.

Et comme si ça ne suffisait pas, dans la deuxième partie de cette saison, c’est la mise en scène qui s’approfondi pour offrir des numéros de danse particulièrement convaincants, et qui ont en plus un véritable sens en regard du scénario. Pas de chanson ridiculement posée comme dans Glee ou de numéro de diva complaisant comme dans Smash, mais un vrai travail de fond, souvent filmé en plan séquence comme pour souligner un peu plus le talent des différentes danseuses.

Alors peu importe au fond que les décors soient en toc et que le reste de la réalisation soit plus qu’hasardeux. Peu importe que le show semble conçu avec trois bouts de ficelle et fasse très “pauvre”. Peu importe enfin que quelques acteurs (mais vraiment un minimum) soient un peu trop dans l’excès de leurs personnages et pas toujours justes. Peu importe tout ça, peu importe que ce soit un show qui parle de putain de danse classique : Bunheads est un véritable petit bonheur qui mériterait amplement qu’on s’intéresse plus à lui.

Final Score : 8/10

Ah si Bunheads n’était pas qu’un show sur des ados qui font de la danse classique, il mériterait amplement un 9/10. Ça ne veut pas dire que vous deviez passer à côté. Un futur classique ?

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Petite comédie sans grande prétention, Guys with Kids parle de trois hommes en pleine trentaine qui se retrouvent être papas en même temps. Comment vont-ils gérer leurs couples, leurs relations amoureuses, le boulot et leurs familles ? Telle est la question.

Très creuse dans son propos, très vieillotte dans sa réalisation (il s’agit d’une sitcom multi-caméras tournée en public, avec des décors artificiels et des réactions de personnages assez forcées), Guys with Kids s’en sort malgré tout par quelques bonnes lignes de dialogues et un duo entre l’un des mecs et l’ex-femme de son meilleur ami assez amusants dans leur constante manière de se vanner. Mais à part ça, on n’en tirera malheureusement pas grand-chose…

Final Score : 6/10

Oh, c’est vrai, on a vu bien pire que Guys with Kids et ceux qui cherchent à tout prix une sitcom à l’ancienne, tournée en public, ferait bien d’y jeter un œil. Mais pour tous les autres, passez votre chemin : la télé US ne tient toujours pas son nouveau Friends


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Comment parler de Portlandia ? Au départ simple séries de sketchs inventés par LE Fred Armisen du Saturday Night Live et LA Carrie Brownstein du groupe de musique White Flag, le show s’amusait des travers de la ville la plus étrange des Etats-Unis, un endroit où tout se déroule encore comme dans les années 90 selon le premier épisode !

Au fur et à mesure, Fred et Carrie se sont emparés de certains de leurs personnages (ils incarnent quasiment tous les rôles qui interviennent à l’écran) et ont commencé à leur créer de vraies trajectoires – plus étranges et limite débiles que crédibles, il faut bien l’avouer. Et avec l’arrivée de Kyle MacLachlan dans le rôle du maire et pour cette troisième saison de Chloé Sévigny en tant que troisième larron du couple, la série confirme qu’elle attire toujours autant les guest-stars qui se succèdent au fil des épisodes. Ces nouveaux personnages soutiennent toujours des intrigues de fond qui se développeront en réalité sur une dizaine de sketchs dans la saison.

Mais peut-on vraiment recommander Portlandia ? Il faut le reconnaître, son humour est très particulier et peut laisser plus d’un spectateur sur le carreau. Grossière quand elle utilise des bruitages tout droit sortis d’un dessin animé ringard, ou parfois tellement référencée et barrée qu’on ne comprend strictement rien au gag qui est en train de se mettre en place, Portlandia reste avant tout la création sauvage et assumée de deux cerveaux dérangés qui ne font rien pour faciliter l’entrée du public dans leur univers. Mais c’est aussi pour ça qu’on aime la série, pour ce côté un peu élitiste  mais surtout pour ce sentiment de voir enfin le projet de deux auteurs et non pas le résultat de multiples sessions de passage à la moulinette pour que chaque minute contienne son propre gag – quitte à en perdre le sens. Bref, dans le petit monde de la comédie de vingt-six minutes, Portlandia apporte le souffle dont on a tant besoin !

Final Score : 8/10

Drôle mais pas forcément pour tout le monde, décalée pour les uns mais trop élitistes pour d’autres, Portlandia se teste… Par contre je vous préviens, ceux qui l’adopteront ne pourront plus s’en passer !

black mirror

Depuis l’intro de cet article vous vous demandez comment continuer à ne pas se faire des amis ? Après avoir fracassé quelque peu Utopia la semaine dernière, il va falloir que je vous dise tout le mal que je pense de cette saison 2 de Black Mirror

Série d’anthologies sur les écrans qui envahissent peu à peu notre monde, Black Mirror fut une excellente surprise l’année dernière avec seulement un épisode sur les trois moins convaincant. Abandonné par ses co-scénaristes, le show-runner Charlie Brooker se retrouve à écrire tout seul cette nouvelle trilogie.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que le bougre aurait bien besoin d’aide. S’il a souvent une bonne idée de départ (l’épisode 2, sur une femme qui se réveille dans un univers où tout le monde la filme avec leurs portables) ou met en place un sujet intéressant (la politique secouée par un trublion dans le troisième épisode), il ne sait malheureusement pas quoi en faire sur le long terme. Ainsi, le premier épisode se révèle terriblement attendu, le deuxième n’a aucun propos et aucun point de vue (c’est une idée amusante mais en réalité très creuse), et le troisième part en sucette dès que Brooker ne sait plus quoi faire de ses personnages (ah, le passage où le producteur reprend les manettes ou tout simplement l’imbitable générique de fin qui atteint des sommets de ridicule.)

On objectera que la réalisation des trois épisodes est souvent magnifique et les acteurs sont particulièrement convaincants – certes, mais pour une série qui a véritablement secouée le paysage audiovisuel l’année dernière, il est triste de constater qu’elle tombe maintenant dans les affres de ce qu’elle critiquait auparavant. Car cette deuxième saison me semble n’être que du remplissage, trois heures amorphes… passées devant un écran.

Final Score : 6/10

Cette deuxième saison de Black Mirror fait fausse route avec ses scénarios creux et son absence de point de vue sur des sujets pourtant intéressants. Une vraie déception.

 

Rendez-vous demain pour parler des nouveautés de la semaine !

Cette semaine, la CW passe à l’attaque en faisant sa rentrée après tout le monde. La plus petite des grosses networks, très orientée vers les ados, a-t-elle réussit à surprendre et à trouver sa place ?

La rentrée se termine et les derniers retours de série se mettent en place. A partir de dimanche dernier vous pouviez donc retrouver The Cleveland Show ; The League ; It’s Always Sunny in Philadelphia ; ainsi que les “classiques” de la CW : 90210 ; Gossip Girl (pour son ultime saison) ; et The Vampire Diaries.

Ce n’est pas parce que la CW fait sa rentrée que les autres chaînes s’arrêtent de programmer des nouveautés. NBC ouvre le bal cette semaine avec Chicago Fire, nouvelle création de Dick Wolf, le papa des interminables déclinaisons de Law and Order. Avec ce nouveau show plutôt musclé, Dick ne va pas chercher dans l’originalité puisqu’il nous met en place les aventures des pompiers (qui éteignent le feu) et des secouristes de premières urgences (qui interviennent juste après le feu.) En clair, il réadapte sa formule Law and Order à des garçons très musclés et des jeunes femmes aux courbes très généreuses, le tout en débardeur plein de sueur alors que les héros gardent toujours leur maquillage impeccable. Ça sent la testostérone jusque chez les personnages féminins (je vous le donne dans le mile : la blonde est plutôt agressive et impétueuse, du coup elle est lesbienne…) pour un casting qui a clairement été plus choisi pour ses heures passées dans la salle de sport que sur les planches d’un cours de théâtre. Difficile donc de s’intéresser à cet ensemble cast ultra stéréotypé, à ce flot d’intrigues feuilletonnantes dont on voit déjà où elles vont toute nous mener, ou encore de supporter cette musique grandiloquente et cet appui systématique sur les beaux drapeaux américains car les héros représentent toutes les belles valeurs de ce grand pays. A moins d’un sacré retournement de situation, Chicago Fire risque bel et bien de finir dans les poubelles de l’histoire de la télé américaine…

Mon Pronostic : il serait vraiment surprenant que le public américain se laisse avoir par une série qui répète tout ce qui a été fait ces vingt dernières années, sans originalité ni vrai passion. Du coup, je mise sur une annulation en cours de première saison.

L’autre catastrophe de la semaine était proposée par ABC et fait revenir sur les écrans la très sympathique Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story) et l’insupportable Hayden Panettiere, aka la cheerleader de Heroes qui n’a vraiment rien trouvé à faire depuis quelques années si ce n’est faire la une des tabloïds. Horreur absolue, Nashville cumule les défauts : il s’agit d’une série musicale qui veut se la jouer Glee pour les adultes (comme si Spielberg ne s’était pas déjà cassé les dents sur ce sujet l’année dernière avec Smash) ; c’est une série sur la country (oui, le genre musical, et autant vous dire que si vous ne supportez pas vous allez vous boucher les oreilles la moitié du temps) ; et c’est une série qui veut nous faire croire que Hayden est capable de jouer une méchante artiste qui a tout de même un bon fond – quand elle pleure dans un placard, on explose de rire. Voici donc l’histoire incroyablement peu intéressante d’une ancienne star de la country obligée de faire une tournée avec la petite nouvelle qui monte et qui chante des paroles débiles pour les ados. Wahou. Pour pimenter le tout, les auteurs glissent une petite intrigue politique tellement peu crédible qu’elle termine de faire sombrer Nashville dans les heures sombres de la série télé. A fuir d’urgence.

Mon Pronostic : non, franchement, il n’y a pas moyen que cette série se voit commander une deuxième saison. A la fin de la première, ABC l’annulera sans avoir à se justifier…

Les plus vieux d’entre vous se souviennent peut-être de la série Beauty and the Beast des années 80 avec Ron Perlman et Linda Hamilton (ah, Linda Hamilton…) voici la version revue et corrigée et adaptée au XXIème siècle par la CW et donc avec Kristin Kreuk et Jay Ryan qui ont le mérite d’avoir autant de charisme l’un que l’autre soit, combiné, le charisme d’une huître peu fraîche le lendemain du jour de l’an. Fort heureusement, le show ne s’appuie pas uniquement sur l’irrésistible attirance des deux héros l’un envers l’autre et va chercher une intrigue feuilletonnante bien alambiquée (à base d’expérience sur des soldats pendant la guerre en irak) pour susciter notre intérêt. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de se demander à quoi bon reprendre une vieille série dont le charme était dans le look bien particulier du héros (qui avait une pseudo gueule de lion) pour le transformer en beau gosse avec une cicatrice qui a juste les dents qui poussent quand il se met en colère !

Mon Pronostic : un pur produit CW qui devrait arriver à toucher la cible de la chaîne – ça sent la commande d’une deuxième saison à la fin de l’année.

C’est sans doute la nouvelle qui m’a fait le plus plaisir cette semaine : le succès phénoménal (enfin, pour la CW, hein !) de Arrow, série adaptée de l’archer vert de chez DC Comics. Et pourtant, il y avait de quoi prendre peur à la vue des premières affiches et de la gueule dépourvue d’expression de l’acteur principal. C’était sans compter sur un scénario qui prend l’intrigue de base au sérieux et va réellement chercher dans les recoins sombres de la psychologie des super-héros. Dark, bien ficelé, s’en sortant plutôt pas mal au niveau des FX, et bien entendu bourré de références pour les fans qui n’attendent que ça, le pilote est tout simplement jouissif et donne envie de voir si la suite va arriver à rester à ce niveau de qualité. Plus proche du deuxième Batman de Nolan que du Superman de Smallville, Arrow pourrait bien devenir la série de super-héros qu’on attendait.

Mon Pronostic : de tout mon coeur je vois la commande d’une deuxième saison. J’espère juste que la suite de la série ne va pas s’avérer une plantade absolue !

Le seul départ de la semaine – et pour moi le premier de la saison, même si le show a redémarré en août ! – me permet d’inaugurer un nouveau système de notation qui me paraît plus intéressant. Vous pouvez retrouver les explications ici ! Ce départ, c’est donc la fin de la deuxième saison de Hell on Wheels, qui nous plonge dans les affres de la construction d’une ligne de chemin de fer en plein western. Après une première saison intéressante mais qui se perdait dans ses multiples personnages, cette deuxième fournée d’épisodes approfondies les différentes trajectoires qui s’avèrent surprenantes et très intéressantes. Entre l’ex-prostituée partagée entre son véritable amour – noir et donc mis au bas rang de la société – et le mec un peu couillon mais au bon fond qui peut assurer la sécurité de son futur enfant, la femme de l’ouest trop intelligente pour son propre bien, les deux frères qui dirigent un bordel et un bar mais dont l’un des deux tombe amoureux de la fanatique religieuse, ou encore le héros à la psyché détruite, il y a franchement de quoi faire. Dommage que l’ultime épisode tourne au carnage longuet et assez inutile, nous laissant sur une note un peu décevante. Mais les auteurs se rattrapent à la dernière minute en nous rappelant que le sujet de la série est le conflit entre la rédemption et la vengeance, dans une séquence de pendaison absolument démentielle. Quant au dernier plan, il prouve que la réalisation a tout compris aux western. Voilà une bien belle série dont on attend avec impatience qu’AMC la renouvelle officiellement pour une troisième année.

Final Score : 7/10

RAISE HELL comme l’affirme la publicité pour cette deuxième saison de Hell on Wheels qui confirme la série comme un très bon show mais pas encore forcément comme un immanquable. Une troisième saison pourrait apporter l’ampleur qui lui manque encore un peu, alors croisons les doigts…

Rendez vous la semaine prochaine pour découvrir encore quelques nouveautés, fêter le retour d’American Horror Story, et saluer la fin de la deuxième saison de Boss !

Ca y est, c’est la rentrée télé aux Etats-Unis. Oh, bien sûr, toutes les chaînes n’ont pas encore balancé leurs nouveautés et leurs grilles complexes destinées à être réaménagées deux semaines plus tard faute d’audience, mais NBC et la FOX ont déjà sorti leurs canons pour tirer leurs premiers boulets. Dans le monde de l’ultra-concurrence, la guerre est déjà déclarée…

Bon, je ne vais pas vous embêter avec le départ de Drop Dead Diva et Army Wives, deux piètres séries diffusées sur Lifetime dont le sort se limite à être un jour diffusé en début d’après-midi sur M6 ou une chaîne de la TNT. On pourrait faire tout plein de blagues sur ces deux programmes à la réalisation datée et aux scénarios surannés, mais autant passer directement à la suite.

On fêtera donc plutôt le retour de quatre séries aux qualités variables. On rigolera de bon coeur aux facéties de Robot Chicken ; on sera sans doute saisit aux tripes d’un Touch de la saison dernière, certes, mais resté inédit (le vrai retour de la série est prévu pour octobre) ; on essaiera de ne pas trop materner Parenthood ; et surtout on montera sur nos belles motos pour recevoir les Sons of Anarchy. Et d’ailleurs les bikers du petit network FX ont réussi un exploit proprement hallucinant : battre NBC en nombre de spectateurs (un peu comme si chez nous un programme de NRJ12 faisait plus d’audience que TF1…), face à un Parenthood au pilote pourtant méritant mais totalement abandonné par le public. Du coup, on se fait déjà du souci pour cette série familiale au ton assez original…

Enfin, je ne vous parlerai pas, faute de temps et surtout parce qu’il n’y a rien à en dire, de la fin de Sullivan & Son, sitcom ni bonne ni mauvaise qui avait au moins le mérite de mettre des asiatiques dans les rôles principaux sans pour autant jouer la carte du communautarisme. Bref, pour vraiment se marrer, mieux valait se coller devant le retour du Saturday Night Live, dont toute l’équipe s’est avérée particulièrement en forme.

Je vais me permettre, pour une fois, de parler un peu plus longuement du retour d’une série, en l’occurrence Glee. Réussite surprise il y a trois ans, mastodonte inébranlable lors de sa deuxième saison, la série s’était totalement cassé la gueule l’année dernière, empêtrée dans des personnages grossiers, des relations à peine crédible, mais surtout une surdose de bon sentiment qui ne collait pas du tout à l’esprit original. Personne ne s’y est trompé : l’audience s’est écroulée. Pour cette quatrième saison, qui se doit d’être une sorte de renaissance du show, les deux créateurs originaux (Ryan Murphy et Brad Falchuck) se sont retroussés les manches et venus faire du ménage. Exit donc (du moins dans le pilote, car la photo ci-dessus laisse suggérer le pire) les personnages ampoulés comme Mercedes, l’amusante mais décidément over-the-top Santana, ou encore le particulièrement fadasse Finn sur lequel il n’y avait plus rien à dire du tout. Rachel et Kurt sont remis à leurs places de loosers : on respire enfin de les voir en dehors de leur monde féerique où ils sont toujours les meilleurs. Au scénario, Ryan Murphy se permet quelques petites blagues et auto-référence au pilote initial (comme la reprise de la scène de la douche) mais surtout recadre les choses : nos héros sont des freaks, certes, mais ça ne les empêche pas d’être bêtes et méchants. Et même si la pirouette finale est un poil gerbante, on saura pardonner à ce grand homme de la série télé : voici le premier épisode de Glee qui ne m’a pas du tout ennuyé depuis… un sacré bout de temps déjà.

Le premier départ de la semaine, c’est celui de la toujours sémillante Lisa Kudrow et de son succès critique et public Web Therapy. Alors oui, comme on l’aime beaucoup ce petit bout de femme, on aimerait vraiment aussi beaucoup aimer sa série, mais franchement c’est mission impossible. Le problème vient sûrement du concept (des sessions comiques de thérapie sur skype) qui fige le cadre et oblige les auteurs à ne se reposer quasiment uniquement que sur les dialogues. C’est donc bavard, très bavard, extrêmement bavard, et ce ne sont pas les quelques jeux de mot ou trouvailles scénaristiques du feuilletonnant qui vont nous faire oublier le nombre de fois où l’on baille devant un épisode. Diffusée préalablement sur le net dans un format beaucoup plus court, la première saison de Web Therapy arrivait à nous surprendre et venait occuper cinq minutes par jour plutôt sympathique. Dans ce carcan de la demi-heure, la série étouffe, se débat, mais sombre inexorablement vers un coma désespérant.

Final Score : 1.5/5

Certains défendront quelques surprenants twists dans le feuilletonnant ou quelques répliques bien senties, mais il faut reconnaître que Web Therapy se révèle mortellement ennuyeuse. La voix de Lisa Kudrow en deviendrait presque une arme de torture. Un échec, tout simplement.

LE grand finish de la semaine, c’était bien entendu celui de Damages, qui nous quitte définitivement après cinq ans de bons et loyaux services. Alors que les troisièmes et quatrième saison avaient mis un peu la pédale douce sur les rapports entre les deux héroïnes pour creuser d’avantage les affaires juridiques, ces dix ultimes épisode s’en donnent à coeur joie sur la belle rivalité entre les deux femmes. On y est, la confrontation tant attendue est arrivée, et on saura enfin tout, tout, tout sur ce qu’il s’est passé entre ces deux là. Fabuleuse quand elle s’intéresse à la création d’un monstre, la série perd un peu de son poids lors de la toute dernière séquence – dont on ne révélera pas ici les tenants et aboutissants. Et malgré quelques lacunes, notamment sur la production design ou sur la réalisation, toute personne qui a vu ne serait-ce que la première saison de cette admirable série se doit de se plonger avec délice dans cet ultime aboutissement. Grisant.

Final Score : 4.5/5

L’ultime saison de Damages correspond en tout point à ce qu’on attendait. Alors tant pis si l’image n’est pas toujours réussie, les scénarios, eux, sont toujours aussi impeccables. Quant aux deux actrices, elles atteignent enfin l’apogée de leurs personnages et s’avèrent absolument fabuleuses. Profitez en, cette fois c’est bel et bien fini.

Autant se rendre à l’évidence tout de suite : si toutes les nouvelles séries de cette saison sont à la hauteur des premières sitcoms présentées par NBC, on va vraiment passer une sale année. Après un deuxième épisode au moins aussi raté que le premier de Go On, c’est au tour de Ryan Murphy de nous anéantir avec The New Normal. Cette comédie sur un couple homosexuel qui veut avoir un enfant et finit par vivre avec leur mère porteuse et sa fille n’aura, en deux épisodes, pas réussit à me faire décrocher un seul sourire. C’est que si Ryan Murphy est très à l’aise dans des univers décalés (Nip Tuck, American Horror Story) ou dans des critiques acerbes de la jeunesse américaine (le premier épisode de Glee, la fabuleuse Popular), il l’est nettement moins dès qu’il s’agit de faire de la comédie familiale poids lourd. Et ce ne sont pas les trois répliques pseudo provocantes qui vont arranger les choses : au final, elles ne font que faire ressortir la lourdeur massive du reste, le lourd poids des sessions de morale épuisantes, ainsi qu’une réalisation qui a mal digéré tout ce qui s’est fait ces dernières années. On va passer une sale année…

Mon Pronostic : Ryan Murphy sur NBC, la chaîne qui s’obstine même sur des séries sans audiences ? C’est couru d’avance, la série se verra commandée une deuxième saison !

La chose est confirmée avec la diffusion du pilote de Guys With Kids : il y a une personne de complètement déconnectée de la réalité chez NBC. Go On n’était pas terrible, The New Normal n’était pas drôle, mais Guys With Kids est juste à vomir. Le concept, hautement malin, repose sur les aventures de trois amis trentenaires qui ont des enfants (et un bébé chacun.) Voilà, c’est à peu près tout ce qu’on retiendra de cette catastrophe moche, mal jouée, mal écrite, jamais drôle, aux personnages insupportables et à la morale étouffante. On se croirait revenu aux pires heures de la fin des années 90 quand on nous servait de la sitcom au kilo, sans autre considération que produire du 26 minutes peu cher et au rentable au maximum. Au secours.

Mon Pronostic : Bon faut pas déconner non plus, j’espère que le public aura la présence d’esprit de se rendre compte de la catastrophe qu’est Guys With Kids. Mais on est sur NBC, donc je pense que la série ne sera annulée qu’à la fin de la diffusion de sa première saison…

Tiens, et puisque je l’avais oublié, voici Mon Pronostic sur Go On : avec n’importe quel autre acteur, j’aurai misé sur une deuxième saison, mais avec Matthew Perry dans le rôle principal, on peut quasiment être sûr que la série ne vivra qu’une seule saison !

Le pire dans tout ça ? C’est que ces trois sitcoms ont fait des audiences plus qu’honorables pour leur lancement. Et je vous rappelle que la semaine prochaine débute l’apparemment catastrophique Revolution. Quand je vous dis qu’on va passer une sale année…

Encore quelques fins de saison cette semaine (oui, bon ok, j’ai une semaine de retard !) mais aussi deux départs – l’un prévu, l’autre plus surprenant – sont venus chagriner cette semaine de séries US. Et ce n’est pas la seule nouveauté présentée qui pourra nous rendre véritablement le sourire…

C’était annoncé depuis quelque temps déjà : cette huitième saison de House était donc bien la dernière. On avait pourtant l’espoir que le casting, une nouvelle fois remanié et incluant deux nouveaux personnages des plus sympathiques (Adams et Park) pourrait renverser la balance, tout comme l’absence de Cuddy qui permet à la série d’enfin mettre un terme aux élucubrations fatigantes d’une intrigue amoureuse sur laquelle tout avait déjà été dit. Est-ce parce que la fin avait été annoncée dés le début de la saison que les scénaristes ont redoublé d’efforts pour se montrer imaginatif et renouer avec la qualité des premières saisons ? Toujours est-il que ces vingt-deux épisodes se sont tous avérés franchement bons quand ils n’étaient pas tout simplement géniaux. Les ultimes quarante-deux minutes passé en compagnie de Hugh Laurie nous feront regretter ce comédien extraordinaire (vivement qu’on le retrouve ailleurs) et surtout un personnage qui a nettement influencé la télévision mondiale. Alors même si la toute fin n’est pas tout à fait dans le reste du ton de la série, on gardera encore longtemps House dans notre coeur…
Final Score : 4.5/5
La série d’investigation médicale au protagoniste si particulier tire sa révérence en beauté : cette huitième saison de House frôle la perfection – mais souffre d’un certain manque d’originalité du au schéma narratif encore un peu trop codifié. Pas grave : Hugh Laurie, impeccable, nous fait oublier ce petit défaut.
On n’y croyait plus… et on avait passablement raison ! Cette troisième saison de Glee sonne définitivement le glas d’une série qui était, à son démarrage, un mélange d’ambition et de créativité foutraque, marqué par le mauvais esprit de Brad Falchuck et Ryan Murphy. Les vingt-deux épisodes extrêmement répétitifs ne se laissent regarder que lorsque les scénaristes s’intéressent aux personnages les plus mis en retrait lors des saisons précédentes (en particulier Santana) mais tombent dans une mièvrerie plus qu’énervante lorsqu’elle met en scène les sempiternelles routines amoureuses de Rachel et Finn ou des insupportables Blaine et Kurt. Le choix des chansons est aberrant et consternant de médiocrité (désolé, mais je ne crois pas qu’il était vraiment nécessaire de faire un épisode hommage à Whitney Houston – du moins pas de la manière dont ça a été fait…) Tout ce qu’on espère, c’est que les auteurs (nouveaux ou anciens) vont respecter le season finale et éjecter quelques personnages qu’on préférerait ne plus revoir avant un petit bout temps…
Final Score : 2/5
Grosse chute et perte de vitesse pour Glee qui tombe dans tous les travers que la série critiquait à ses débuts. Les scénarios ne fonctionnent que quand ils s’attellent à être décalés (heureusement que Marti Noxon est là) mais on se passera aisément d’une saison aussi intéressante que les albums musicaux qui en sont tirés.
On été intrigué mais pas très enthousiasmé par le dernier rejeton d’ABC intitulé Revenge, qui se présentait comme une sorte de soap manipulateur à la Comte de Monte-Cristo. Soit l’histoire d’une jeune femme bien décidé à venger la descente aux enfers de son papa, faussement accusé d’être un terroriste suite à la terrible manipulation d’une méchante famille bourgeoise. Au final, le programme s’avère assez intéressant : si la réalisation n’est clairement pas le principal souci de ce projet, c’est par son scénario à tiroir, qui sait toujours rester crédible tout en générant de multiples rebondissements souvent inattendus, que la série tire son épingle du jeu. La petite Emily VanCamp est à fond dans son personnage et ne s’en sort pas si mal… Bref, voici une sympathique surprise qui va prendre la place de Desperate Housewives l’année prochaine. Et là, on se demande quand même si cette fragile petite chose va réussir à tenir le coup dans une case aussi dangereuse…
Final Score : 3.5/5
Revenge se part rapidement d’un gros potentiel de sympathie grâce à son actrice principale franchement investie et des scénarios qui s’avèrent vite assez surprenants (en positif). Ceux que l’absence de réalisation ne gênera pas suffisamment pour pouvoir regarder la suite y découvriront donc un programme assez réussi dans son genre.
Difficile de croire que James Van Der Beek (mais si, Dawson) pourrait faire son comeback en s’auto parodiant. C’était pourtant déjà chose faite sur le net (chez college humor) et c’est à nouveau le cas dans la nouvelle sitcom d’ABC au titre improbable de Don’t Trust The B—- in Apartment 23. Calée dans la case comédie du mercredi soir, on pouvait craindre une énième sitcom familiale, pseudo novatrice mais en réalité franchement peu imaginative. C’est peu dire qu’on a pris en pleine tronche ce programme décalé, totalement politiquement incorrect (que les ligues bien pensante ont déjà tenté de faire arrêter), originale dans la forme (on retrouve les ambitions narratives des premières saisons de How I Met Your Mother) comme dans le fond. Cette histoire pourtant déjà vu cent fois de deux jeunes filles totalement différentes obligée de cohabiter puise son innovation dans un ton vraiment surprenant et dans une galerie de personnages – Van Der Beck en tête – totalement réjouissante.
Final Score : 4/5
Si un vent nouveau souffle sur la comédie, c’est bien ici qu’il faut le chercher. Don’t Trust The B—- in Apartment 23 est LA sitcom que l’on attendait depuis un moment. Dommage que la première saison ait été amputé de six épisodes pour mieux les coller à la deuxième saison, on aurait bien aimé en voir un peu plus cette année !
Awake sera donc passé quasiment inaperçue au vu de l’audimat américain catastrophique. Dommage, car cette série de Kyle Killen, créateur malheureux de la non moins réjouissante Lone Star qui n’avait vécu que deux épisodes, est un véritable petit bijou dans le monde surchargé du cop-show. Le pitch se concentre sur Michael Britten (Jason Isaacs, ENORME révélation) un flic qui vit partagé entre deux mondes suite à un accident de voiture : dans l’un sa femme est morte, dans l’autre c’est son fils. A partir de là, vous pouvez bien vous imaginez que les affaires sur lesquelles il va enquêter dans chacun des mondes vont avoir des impacts les unes sur les autres… mais ajoutez en plus le fait que le héros passe d’un univers à l’autre en s’endormant et vous ajoutez toute la thématique du rêve et de l’inconscient, magistralement travaillé dans des séquences de psychanalyse jouissives. Et comme Kyle Killen fait les choses bien, il a même conçu un ultime épisode magistral qui conclue de manière admirable treize épisodes de vrai bonheur.
Final Score : 4.5/5
Awake frôle la note parfaite à cause d’un épisode pilote qui laisse un peu dans le vague et d’une intrigue feuilletonnante parfois un peu décevante. Reste un programme absolument immanquable pour tous les fans de cop-show… et les autres. Vivement la prochaine création de Kyle Killen, en espérant que celle-ci dure enfin plus d’une saison !
Enfin, la seule nouveauté de la semaine s’appelle Men at Work et autant vous dire tout de suite que, bien qu’elle soit créée par un scénariste de l’exceptionnelle Robot Chicken, on est pas particulièrement emballé par le pilote. Sitcom mollassonne et régulièrement machiste, l’histoire de ces quatre amis qui travaillent ensemble pour un journal masculin (si j’ai bien compris) ne m’aura pas décrispé la mâchoire une seule seconde. Peu crédible à tous les niveaux (le groupe, les personnages, les situations), la série n’arrive pas à trouver un ton qui lui est propre et souffre, de plus, d’une réalisation vraiment bancale et totalement dénuée d’imagination. Bref, on va peut-être regarder la suite car il n’y a vraiment pas grand-chose de diffusé cet été, mais rien n’est moins sûr…

Premier rendez vous de la semaine du 13 au 19 mai, très lourdement chargée en départ. Tellement chargée qu’elle va faire l’objet de plusieurs bilan de la semaine !

Je me suis beaucoup moqué, ici même, de celle que j’appelle “Glee pour les adultes“, en l’occurence la comédie musicale de Theresa Rebeck intitulée Smash. La créatrice et show-runner de la série connaît bien le monde assez particulier de Broadway pour y avoir beaucoup travaillé et il ne fait nul doute qu’elle a mis beaucoup de coeur à l’ouvrage pour retranscrire cet univers si particulier. Soutenue par Steven Spielberg qui, s’il a toujours produit des show télé, s’est superbement planté cette année avec Terra Nova et The River (pourtant franchement pas mal) et un peu moins avec Falling Skies (reconduite pour une saison deux qui va démarrer pendant l’été), Theresa Rebeck avait intérêt à ce que son programme séduise une majeur partie du public. C’est apparemment chose faite, vu les audiences, mais il a dû se passer quelque chose en coulisse car Rebeck, après avoir annoncé qu’elle laissait le poste de show runner à Joshua Safran (de Gossip Girl) mais restait scénariste, vient de certifier qu’elle ne reviendra pas du tout pour la deuxième saison. Bref, la réalité a largement rattrapé la fiction…

Mais alors que faut-il penser de ces seize premiers épisodes ? Que ce soit bien clair : si vous ne supportez pas les pleurnicheries braillées à tue-tête des musical américaines, pas sûr que vous puissiez vous avalez les nombreux passages chantés de la série, pourtant nettement mieux réalisés que ceux de Glee. Après, c’est à vous de voir. La série souffre de personnages stéréotypés au possible (on reconnaît bien des pattern de personnalité, mais les auteurs poussent un peu trop le bouchon pour être crédible) et est surtout portée par deux connassines qu’on a envie de frapper l’une contre l’autre au bout de dix minutes (la blonde à gros seins et la brune romantico-ghoto-pouffe). D’un autre côté, on a doit à quelques vérités bien senties sur la cruauté du show-business, sans aucune complaisance (fabuleux passage où le metteur en scène explique à une comédienne qu’elle a beau avoir bossé comme une tannée elle n’a juste pas le truc en plus de sa concurrente). Quant à la réalisation et les comédiens, il faut bien avouer qu’ils sont loin d’être mauvais.

Final Score : 3.5/5

Smash n’est pas une franche réussite, tout simplement parce que ses personnages sont totalement insupportables – mais c’est peut-être un simple ressenti personnel, et il est fort possible de tout ce qui me semble artificiel et stéréotypé s’avère en réalité tout à fait juste sur le monde de Broadway. Reste que les scénarios sont loin d’être mauvais, à la différence des chansons hystériques, et que le fil rouge de la saison s’avère agréable à suivre. Et, mis à part l’incompréhensible Ellis et la manière très particulière dont la scénariste – dans la fiction – monte l’histoire de la comédie musicale, les gros cartons rouges se font assez rare.

Bwarf ! Cette cinquième saison de Gossip Girl aura été – pour moi – celle de l’enterrement définitif de la série. Entre les personnages inconsistants, la réalisation molle et des scénarios absolument pas passionnant (non, mais c’est vrai ça, qui a eut l’idée de faire épouser le prince de Monaco à Blair ?) ces 24 épisodes auront plus tenu du calvaire que de la réjouissante bouffée de fraicheur que la série entretenait à ses débuts. Chuck Bass ne manigance plus rien alors que c’était le personnage le plus fourbe de la télévision, Ivy et Charlie ne servent à rien, quant à Elizabeth Hurley, récemment débarquée, elle fait tout simplement peur à voir. Toute la critique de ce monde où l’ambition est la seule valeur qui compte s’est effondrée au profit d’un affairisme bien pensant.

Final Score : 2/5

Aïe : Gossip Girl n’en finit plus de chuter et va finir par se scratcher au sol. Ouf, la prochaine saison sera la dernière – il est temps. Elles ont l’air gourde, comme ça, les filles de MIOBI (Make It Or Break It) mais en vrai elles assurent. Ces trois jeunes gymnastes vont-elles réussi à obtenir leur place pour les J.O. de Londres ? C’est le pitch de cette troisième saison qui se débarrasse donc de l’énervante Emily Kmetko qui était au début la vraie héroïne du programme. Pas franchement marquante d’un point de vue de la réalisation ou du jeu – assez forcé – des actrices, MIOBI puise sa force dans ses scénarios qui n’hésitent pas à s’attaquer à la complexité et la difficulté du sport à haut niveau. Le problème, c’est que cette critique assez cynique s’enrobe d’intrigues romantiques ridicules ainsi que d’une certaine chape morale qui veut que le karma régisse tout ce sympathique petit monde. La série s’est conclue sur un finale pas franchement décevant mais extrêmement attendu. Dommage, on aurait bien aimé être surpris une dernière fois.

Final Score : 2.5/5

Make it or break it était une série assez moyenne mais qui cachait d’excellentes idées et un sens du rythme plutôt convaincant. Elle ne restera pas dans l’histoire des séries, mais était certainement l’un des meilleurs programmes d’ABC Family… On sentait la série fatiguée, cette septième saison de How I Met Your Mother nous l’a confirmé : la série est dans cette mauvaise phase que tous les shows qui durent presque une décennie doivent traverser. En attendant la saison du renouveau ou de la fin, qui sera donc la huitième, fallait-il faire l’impasse sur les 24 épisodes de cette année ? Le feuilletonnant n’était en tous cas pas particulièrement réjouissant, et les différentes intrigues sentimentales manquaient sérieusement de punch pour convaincre. HIMYM est même devenue bavarde et fatigante à l’image de ces jeunes mères qui ne peuvent que parler d’enfant (et là, on nous bassine avec le bébé de Marshall et Lily au point d’avoir envie de les frapper…) Reste Barney, toujours aussi drôle et efficace quand les auteurs n’essaient pas de le rentre outrancièrement (et donc artificiellement) humain. C’est donc là que réside la bonne surprise, vers la fin de la saison, dans son histoire assez étonnante avec une très amusante stripteaseuse.

Final Score : 3.5/5

On pourra vite oublier cette saison de How I Met Your Mother, pas franchement mauvaise mais loin d’être aussi drôle que les précédentes. La série passe par un passage à vide quasiment obligé vu sa longévité, mais elle a intérêt à rebondir l’année prochaine… Hummm, ce qu’ils sont beaux sur l’affiche les acteurs de 90210, relaunch abusif de la licence Beverly Hills. Malheureusement, la série, elle, s’avère franchement moins jolie et calibrée. La quatrième saison de ce programme hautement éducatif nous aura donc appris une chose des plus importantes : l’amour c’est ce qu’il y a de plus important. Mais bon, ça ne dure pas longtemps. Entre Annie qui tombe amoureuse d’un futur pasteur, Liam qui devient un acteur de film de SF (oh mon dieu, ce qu’on y croit), Silver qui passe de mecs en mecs en demandant qu’on l’aime (et qu’à la fin on lui fasse un enfant), Dixon qui plante sa nouvelle copine pour aller faire de la musique, ou encore l’insupportable Naomi qui découvre qu’elle a ce sale petit geek vraiment dans la peau (ouais, bon je vous spoile le dernier épisode mais sparave) : c’est à croire que tous ces jeunes gens sont encore plus stupides et stéréotypés que l’année dernière – c’est dire… Reste Ivy (tellement importante qu’elle n’est même pas sur l’affiche) qui zone en plein désespoir et ce pauvre Navid, interprété par Michael Steger, seul acteur apparemment à ce rendre compte de la vacuité de ses dialogues. Bref, 90210 c’est du grand vide, du absolument n’importe quoi, et en même temps c’est exactement ce qu’on attend de cette série.

Final Score 2.5/5

90210 est l’archétype de la série ado inconsistante, simplement là pour être consommée à la sortie des cours et fournir un sujet de conversation à de jeunes collégiens déprimés. Pour un produit de ce genre, elle mérite donc amplement la moyenne. Mais si vous avez plus de seize ans, vous pouvez sérieusement passer votre chemin (si vous avez moins aussi d’ailleurs….)

Ah il est frais mon poisson, il est frais ! Enfin, plus tellement en vérité. Avec cette cinquième saison, Private Practice, le spin-off plus “adulte” de Grey’s Anatomy s’essouffle affreusement. Si les cas médicaux s’avèrent souvent intéressants, c’est bien le feuilletonnant qui n’arrive pas à nous accrocher. Ainsi, on a que faire de la thérapie de Kate, et elle nous gonfle rapidement avec son envie d’avoir un enfant mais de garder son couple. De l’autre côté, les scénaristes abuse à outrance de la larme facile avec la pauvre Amélia qui en prend mais alors vraiment plein la gueule (elle devient accroc, elle perd son mec, découvre qu’elle est enceinte, puis que son enfant n’a pas de cerveau – non, ce n’est pas une métaphore.) Enfin, il y a Cooper qui apprend qu’il est papa et bah, sparave parce que en fait ça va toujours bien se passer pour lui. Et les autres, franchement, on s’en moque totalement. A se reposer sur ses acquis, Private Practice ne surprend plus et ennuie.

Final Score : 2/5

Celle qui, à l’époque, s’était avérée bien meilleure que sa grande soeur Grey’s Anatomy, s’avère cette année carrément plus mauvaise. Personnages aux destinées inintéressantes, scènes de bavardage intempestives et réalisation toujours en berne auront raison des meilleurs volonté. Qu’on se le dise, on s’endort tous devant Private Practice.

Pour le retour du site, on étrenne une nouvelle catégorie : le bilan de la semaine. Vous ne le savez sans doute pas, mais on en était la semaine dernière – selon nos comptes – à la vingt-troisième de cette fabuleuse saison 2011 / 2012. Entre coup de gueule et coup de coeur, entre mortel ennui et réelle surprise, entre déception et réjouissance, le bilan de la semaine reviendra (presque) chaque lundi matin vous raconter ce qu’il fallait voir mais aussi et surtout ce qui nous a franchement blessé les yeux !

Dimanche soir, ça fait toujours un peu mal de le dire ici, mais c’était bien sur HBO qu’il fallait se connecter. Avec son troisième épisode, la série hippique Luck décolle et arrive enfin à nous prendre véritablement aux tripes. On était déjà convaincu par sa réalisation solide – quoi que parfois un peu lourde – signée Michael Mann, ainsi que par ses comédiens, on attendait juste que les scénaristes arrivent à nous faire passer un peu d’émotion. C’est chose faite avec une séquence des plus touchantes dans laquelle un groupe de quatre pauvres gars digne du pire PMU en bas de chez vous fondent littéralement devant le cheval qu’ils viennent d’acheter. Vous aussi vous aurez bien du mal à retenir votre petite larme.

Le PMU, c'est avant tout tendre la main vers l'autre.

Lundi, c’était au tour des scénaristes de House d’essayer de nous en mettre plein la vue. Après un épisode typique de milieu de saison pour la série, c’est à dire avec une construction déstructurée et une fausse pression pour nous faire croire que cette fois tout va changer ; l’épisode du jour s’intéresse à Chase et adopte carrément son point de vue pendant quarante-deux minutes. Les auteurs ont-ils encore quelque chose à dire sur un personnage qu’ils ont créé il y a huit ans ? La réponse est oui et du coup, si vous avez fini par abandonner cette série, on ne saurait trop vous recommander de mater ces deux épisodes (saison 8, épisodes 12 et 13) qui vous suffiront pour vous remettre à jour !

Et merde, moi aussi va falloir que je passe des auditions si je veux trouver un rôle dans une autre série pour l'année prochaine...

Heureusement, pour nous détendre, on avait droit au deuxième épisode de Glee pour les adultes, autrement appelé Smash, délicieuse guimauve sur le monde impitoyable de Broadway où toute une équipe tente de monter une comédie musicale autour de la vie de Marylin Monroe. On rigole beaucoup de la série (mais pas beaucoup avec elle), notamment quand on découvre l’exceptionnelle méthode des auteurs (dans la série) qui structurent à peine l’histoire de leur musical alors que les comédiens sont déjà en train de répéter les dialogues.

No, not here, you idiot ! We allready wrote that shit, anyway.

Mardi on pouvait assister à la triste et lente mort de l’original, c’est à dire Glee. J’ai un peu l’impression que les scénaristes se sont rendus compte qu’ils détestaient tous leurs personnages (à l’exception notable de Santana, allez savoir pourquoi) et ils s’amusent donc à les rendre insupportables. C’est bien simple, on a envie de les abattre – vivement l’épisode Colombine qu’on en finisse…

Dwight saurait nous expliquer comment tous les abattre avec une seule balle.

Heureusement, on respire chez la concurrence grâce à The River, deuxième série horrifique de l’année après l’étonnante  American Horror Story. Avec son approche mockumentary très utilisée ces derniers temps dans le genre au cinéma, on aurait pu craindre le pire : que les histoires ne nous étonnent pas. Et bien, très franchement, quand on le regarde tard dans la nuit, dans une pièce bien sombre, et qu’on a décidé de jouer le jeu, il faut avouer que ça peut bien foutre la pétoche.

Vous ne vous trompez pas : il y a bien des messieurs tout nus dans la rivière.

Mercredi, c’était fatidique, mais Revenge atteint sa fin programmée, en arrivant au fameux flash forward présenté au tout début de la série. Mais que vont faire les auteurs maintenant ?

Non, franchement, Daniel, te force pas à te réveiller, t'es très bien comme ça, la gueule dans le sable.

Jeudi, c’était fatidique, mais The Firm atteint sa fin programmée, en arrivant au fameux flash forward présenté au tout début de la série. Mais que vont faire les auteurs maintenant ? (oui, c’est la saison qui veut ça…)

Et ben voilà, on est tout fort dépourvu quand le feuilletonnant tombe à l'eau.

Enfin, vendredi, c’est bien entendu Spartacus qui choquait l’amérique en remettant au goût du jour le débat sur la parité homme / femme. Toujours aussi revendicatrice et en avance sur son temps, la série de gladiateurs aux attributs bien fournis ose affirmer que la parité, pendant la Rome antique, c’est avant tout le fait pour chaque femme d’avoir le droit de se battre aux côtés de son homme. Et il faut voir la copine de Spartacus se jeter en hurlant sur les romains, le petit couteau bien affûté dans les mains, qu’elle s’amuse ensuite à planter une bonne dizaine de fois dans le cors du fameux romain et à faire tout plein d’éclaboussures virtuelles sur la caméra. Bref, vous l’aurez compris, on en redemande !

Je sais pas vous, mais moi c'est pas forcément le couple avec qui je partirai en week-end.

Allez, à la semaine prochaine !

19ème et dernière partie de notre bilan de l’année – avant le bilan du bilan ! On termine avec quatre séries qui n’ont pas grand chose à voir les unes avec les autres. Une rencontre qui s’éternise, de jeunes chanteurs dynamiques, une bonne raison de garder l’espoir et de la pluie sur Seattle.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Il semble que le grand jeu de l’année a été de tirer sur l’ambulance How I Met Your Mother. Comme si tout le monde, subitement, trouvait que la sitcom, dans sa sixième année, était devenue extrêmement mauvaise. Shonda Rhimes, créatrice de Grey’s Anatomy, aurait-elle donc raison quand elle explique que les saisons 6 et 7 sont les plus dures à passer et qu’il faut attendre la 8 pour trouver un vrai renouvellement ?

Tout le monde connaît maintenant le concept de cette histoire d’amour à rebours, ou comment un papa raconte à ses enfants la manière dont il a rencontré leur mère… Ou plutôt, non, comment il ne leur raconte pas. Ce pitch de base n’a de toutes façons que peu d’importance et sert juste aux auteurs d’avoir la possibilité de se permettre des aller-retours temporels qui ont mis en place de nouvelles structure de comédie propres à la série, comme son incroyable manière de nous faire croire que les personnages partagent de grandes traditions depuis très longtemps alors qu’on ne les a jamais vu faire. Du coup, s’énerver parce que le show n’a toujours pas dévoilé qui est cette fameuse mère me paraît être totalement régressif et volontairement naïf : c’est comme s’énerver sur le fait de vouloir voir le père Noel - on sait tous que l’important ce sont les cadeaux (ahem…)

Après, il faut bien avouer que la sitcom de Carter Bays et Craig Thomas commence un peu à s’essouffler. On s’est largement habitué aux structures volontairement saccagées des épisodes, les répliques de Barney ne font plus aussi mouche qu’avant, et même le couple Lily/Marshall s’épuise à être toujours aussi parfait. Ok. Mais la série est-elle vraiment moins drôle pour autant ? De mon côté, je souris toujours autant et j’avoue que j’aime bien retrouver le petit gang une fois par semaine. Ils ne m’ont pas lassé et s’avère un rendez vous toujours aussi agréable. Du coup, non, je ne troquerai pour rien au monde les soirées au Mac Laren’s contre des journées avec une certaine famille moderne…

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une septième saison.

Il semble de bon ton de critiquer How I Met Your Mother en ce moment. Personnellement, je prends toujours autant de plaisir à regarder la série et à retrouver le gang au Mac Laren’s. Certes, on est en terrain conquis et ce ne sont pas les surprises qui fusent. Mais très franchement, vous en connaissez beaucoup des sitcoms qui vous surprennent tout le temps ? How I Met fait rire, et c’est déjà franchement pas si mal.

L’année dernière, la FOX prenait tout le monde de court avec sa nouvelle série comédie musicale, Glee. Le genre n’était quasiment plus présent à la télé américaine depuis Fame dan les années 80, mais c’est surtout le fait que le créateur du show soit Ryan Murphy, connu pour avoir choqué l’amérique avec Nip/Tuck, qui a vraiment surpris tout le monde. Ce serait oublier que le bonhomme s’est déjà essayé à la comédie ado (très) satyrique avec la remarquable Popular, malheureusement depuis tombée dans l’oubli.

Si le but avait été de renouveler la surprise avec cette deuxième saison des aventures de la célèbre chorale de loosers, ce serait un remarquable échec tant on sent la formule “on prend les mêmes et on recommence.” Du coup, il faut bien l’avouer, les destins de Finn, Will, Rachel et consort déjà sur-utilisé l’année dernière, ne nous font ni chaud ni froid. Le pire est sans doute atteint avec Kurt, qui nous lasse très rapidement, et dont on aimerait qu’il disparaisse lorsqu’il part dans une autre école (dont les histoires ne nous intéressent mais alors vraiment pas !) Heureusement, Ryan Murphy y a déjà pensé et aimerait mettre en place un système de roulement des personnages pour que des nouveaux puissent arriver progressivement tandis que les anciens, qui finiront tôt ou tard par quitter le lycée, partiront vivre d’autres aventures ailleurs. Du coup, le show est dramatiquement plus intéressant quand il s’intéresse à des personnages laissés en jachère l’année dernière comme Mike Chang (qui mériterait d’être encore un peu plus mis en avant…) mais surtout le duo Santanna / Brittany, totalement jouissif et parfaitement incontrôlable. C’est aussi l’occasion de révéler que Heather Morris n’est pas seulement une excellente danseuse et chorégraphe, c’est aussi une actrice assez géniale !

Alors que retenir de cette deuxième saison de Glee ? Quand la série fait dans le cynisme ou quand elle veut volontairement choquer et faire bouger les choses, elle y arrive plutôt bien. Elle est aussi très réussie quand elle parle de l’homosexualité masculine ou féminine, ou même de la découverte de la sexualité chez les adolescents. Par contre, elle se casse les dents lamentablement lorsqu’elle tente vraiment de toucher ou d’émouvoir, et retombe dans les travers de certaines des pires séries pour ados. Alors, comme la série, le spectateur a le cul entre deux chaises, intrigué par tous les passages peu conventionnels mais anéantis par les grands moments de leçon de morale. Ceux qui resteront seront ceux capable de supporter d’avoir quasiment un quart d’heure de chanson par épisode.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Glee est clairement sauvée cette année par le duo Santanna / Brittany qui apporte la dose d’humour décalé nécessaire à la série. D’un autre côté, elle ne cesse de tomber dans les pires clichés des séries pour ados, notamment avec ses romances interminables et peu crédibles. Dommage, car on aimerait vraiment retrouver la patte inimitable d’un Popular en comédie musicale.

Pour faire une bonne sitcom, il suffit parfois de pas grand chose : un concept sympathique, un casting amusant, ou tout simplement des auteurs en pleine forme qui proposent des répliques assassines. Avec juste l’une de ces trois composantes, vous pouvez déjà connaître le succès. Alors accrochez-vous, car Raising Hope possède les trois. Et bien plus encore.

Pour ses deux nouvelles sitcom, la FOX s’est entourée de deux équipes menées par d’anciens chefs armés de la comédie dérangeante. D’un côté Mitchell Hurwitz, papa de Arrested Development pour Running Wilde, qui sera malheureusement un terrible échec en terme d’audience, de l’autre Greg Garcia, papa de la plus discutable My Name is Earl, pour Raising Hope, dont le succès ne s’est jamais altéré tout au long de l’année.

On ne dévoilera pas la situation de départ, qui offre l’une des plus magistrale et ahurissante introduction pour une sitcom (si vous n’êtes pas scotchés à la fin des trois premières minutes du pilote, je ne vous comprends pas), mais sachez que la série raconte les mésaventures d’un enfulte de 23 ans, qui vit encore chez ses parents, avec sa maw-maw (son arrière grand-mère) complètement frapadingue. Et, suite à un ironique coup du sort, il se retrouve papa après un coup d’un soir, mais surtout il doit élever seul la petite fille renommée Hope (parce qu’à l’origine, elle s’appelle Princess Beyonce – véridique). Ajouter à cela une fort sympathique Sabrina dont le héros est fou amoureux et vous avez déjà de quoi faire.

Peut-on vraiment parler de point fort pour cette série ? Tout y est franchement excellent. Les histoires sont surprenantes, décalées et particulièrement inventives, le rythme ne s’essouffle jamais, les personnages sont juste fabuleux, sans compter sur une réal classe et une production value carrément à la hauteur. Et on oublie le casting, incroyable, avec une mention spéciale pour Cloris Leachman, la fameuse arrière-grand mère complètement tarée, qui assume avec une classe extraordinaire un rôle pas toujours facile.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Tout est bon dans Raising Hope. A la limite, on pourra juste lui reprocher d’être un peu traditionnelle – comprendre par là qu’elle ne fait pas trop dans l’auto-dérision ou la référence à outrance – mais pour une sitcom single caméra, c’est bien la meilleure de l’année. Du coup, allez-y, jetez vous dessus, et rattrapez vite la première saison avant que la deuxième ne commence.

N’ayant pas encore vu la fin de The Killing - qui semble avoir fait changé d’avis pas mal de spectateur sur la qualité de la série – je vous propose juste une mini critique qui sera amenée à être transformée dés que j’aurai terminé la première saison…

The Killing est adaptée d’une série danoise, mais pas par n’importe qui vu que c’est Veena Sud qui a présidé au destin des deux versions. Sorte de Twin Peaks sans David Lynch (donc sans nain ou rideau rouge en plein milieu d’une forêt), le show s’intéresse à la disparition de Rosie Larsen, une adolescente de Seattle, et aux répercussions que cela implique sur sa famille, sur la campagne électorale d’un homme politique, et sur le duo qui enquête sur son meurtre.

Jusqu’ici, la force principale de la série réside à la fois dans son histoire, très malicieusement menée – même si on sait qu’on va sans cesse nous emmener dans des fausses pistes vu qu’il faut que la série fasse treize épisodes, on se laisse porter avec une certaine joie – et dans ses scénarios eux-mêmes, extrêmement bien conçus et qui savent incroyablement mettre en valeur la psychologie des différents personnages.

Ceux-ci sont de plus défendus par des acteurs franchement hors-norme, totalement investis, comme on aimerait en voir un peu plus souvent. La réalisation, belle à se damner, va vous donner envie de visiter Seattle et saura vous faire apprécier un jour de pluie comme nulle autre. Y a-t-il une chose que je reprocherai pour l’instant au show ? Peut-être juste son utilisation un peu trop systématique de sa musique, très marquée, mais qui participe d’un autre côté totalement à l’ambiance. Bref, pour l’instant, je suis totalement conquis…

Final Score : (à l’épisode 9) 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Alors oui, je suis fan de The Killing à un point que je me suis retapé les huit premiers épisodes pour les faire découvrir à ma dulcinée. En contrepartie, je n’ai pas encore vu la fin qui, semble-t-il, en a désespéré plus d’un. Mais bon, même si celle-ci s’avérait vraiment pourrie, je conseillerai malgré tout le show pour tous les épisodes précédents, franchement excellents.

Troisième fournée de reviews des séries diffusées cette année. Deux séries pour ados (encore), un cop show musclé, une sitcom survoltée et l’une des meilleures séries de l’année…

Pour la première partie, c’est ici ! Pour la deuxième, c’est par !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Huitième saison pour le show (à l’origine) pour ado le plus increvable du monde. Même sans le duo majeur des premières années, One Tree Hill continue son bonhomme de chemin et raconte toujours la vie d’un groupe de personnes dans une petite ville de Caroline du Nord. Après avoir exploré à peu près toutes les possibilités de combinaison romantique possible, après avoir évoqué quasiment tous les thèmes des séries pour ado, la série a-t-elle vraiment encore quelque chose à dire ?

Il y a des shows comme ça, avec qui on partage quelque chose de spécial, d’absolument indescriptible. Pour ma part, j’ai regardé One Tree Hill depuis la diffusion du tout premier épisode et je n’en ai depuis manqué absolument aucun. Non pas que la série soit géniale ou qu’elle me corresponde parfaitement, non, c’est juste que les habitants de cette ville de Caroline du Nord sont peu à peu devenus comme une famille, ou plutôt un groupe de potes que je prends plaisir à revoir de temps en temps. J’aime apprendre les dernières nouvelles, qui a fait un bébé, qui ne peut pas en avoir, qui lutte contre l’alcoolisme, qui fait son film et comment il s’en sort, qui va une nouvelle fois monter sur scène pour jouer de la guitare, etc.

Alors oui, on pourrait critiquer la réalisation molle du genou, les innombrables voix off récitant des passages interminables de bouquins, les acteurs pas toujours au top, mais que voulez-vous, One Tree Hill est quasiment devenue une institution, une série impossible à bouger, à vraiment déranger. Les fans de la première heure s’y retrouvent toujours, les auteurs (et en particulier le show runner Mark Schwahn) ayant eut la bonne idée de vraiment faire grandir les personnages en même temps que l’audience. Les autres ne peuvent pas comprendre – et ne comprendront jamais d’ailleurs – comment on peut passer plus de cinq minutes face à ce qui leur apparaît d’une totale absurdité dépourvue d’intérêt.

Final Score : 0/5 pour les pervers, 4/5 pour les fans de la première heure, 2/5 pour les autres. Série renouvelée pour une neuvième (et malheureusement ultime) saison.

Snif, snif : One Tree Hill s’arrête l’année prochaine, cette fois c’est sûr, certain, promis, juré, craché. Le show qui aurait déjà du mourir deux fois tirera enfin sa révérence. Les fans vont verser une petite larme, les autres ne sont déjà plus en train de lire cette critique.

Quand Tom Welling, le mythique Clark Kent de Smallville, assure ses arrières pour ses vieux jours, il se met à produire des séries pour la CW. Et comme il est malin, il fait appel à Kevin Murphy, un scénariste connu pour son implication dans Desperate Housewives. Il ne manquait qu’un concept unique et novateur. Et là, Tom ne se refuse rien : on va mélanger Glee, The Good Wife, et One Tree Hill. Pour sûr, on n’avait jamais vu ça avant !

Hellcats c’est donc l’histoire tout à fait crédible de Marti, une jeune étudiante en droit, qui découvre un beau jour que sa mère a oublié de payer pour ses études. Du coup, elle risque de se faire virer. Et comme maman est simple serveuse dans un bar, et que de toutes façons elle n’assume rien et laisse Marti gérer tout, la pauvre n’a pas l’ombre d’une idée de la manière dont elle va bien pouvoir payer la fac. Coup de bol, elle s’engueule avec une jeune texane, Savannah (quand on vous dit que les auteurs n’ont reculé devant rien, ça concerne même les noms des personnages !) qui vient chercher sa bourse de cheerleader. Quoi, des bourses pour des putains de pompom-girls, s’énerve Marti ! Mais Savannah se défend furieusement : les cheerleader, c’est des méga athlètes je te ferai dire (refrain qui reviendra jusque dans le season finale, histoire qu’on comprenne bien que c’est pas facile facile d’être cheerleader). Et comme Marti a tout de même un super bon fond, elle s’excuse de s’être énervée et décide de rejoindre les Hellcats, le groupe de cheerleaders, pour pouvoir payer ses études.

Déjà là, vous doutez que je vous raconte vraiment la série, mais je vous jure que tout est vrai. Et ce n’est pas finir. Car croyez le ou non, Marti va s’avérer une très bonne cheerleader, mais aussi une super compétente étudiante de droit (bien qu’on se demande quand elle trouve le temps de bosser ou de réviser) qui va même participer à un vraie affaire – transformant le show en legal show. Et là coup de boule / renversement dans tes dents, on pimente l’intrigue, on la complique un peu, on montre qu’il y a des gens qui cachent des mystère et badaboum, Hellcats devient aussi un cop show.

Mais il faut aller plus loin ! Car oui, Marti va aussi se révéler une talentueuse chanteuse ! Du coup, on va pouvoir caler aussi des moments de chansons à la Glee. Et tiens, bam, on va faire en sorte qu’elle découvre que son père n’est peut-être pas mort, qu’il y a des secrets de famille, et on va pouvoir tirer un peu sur la corde One Tree Hill. Yep, c’est bon tout ça ! Mélanger, agiter, et vous obtenez Hellcats, la série la moins crédible du monde mais qui, au moins, ne se refuse rien.

Final Score : 2/5 , série annulée après sa première saison.

Grand moment de n’importe quoi, Hellcats est un fourre-tout admirable mais totalement indigeste. Une seule petite saison et la série met la clé sous la porte, pour faire de la place aux nouvelles séries des créateurs de Gossip Girl et de The Vampire Diaries. Désolé Tom Welling, il va vraiment falloir que tu trouve quelque chose à faire maintenant que Smallville est finie…

Vu les audiences pharaoniques, aux Etats Unis comme dans les pays étrangers, de NCIS, la série policière dans l’univers de l’armée, il était tout naturel que CBS cherche à décliner ce succès. Mais pour une fois la commande n’a pas été de faire un simple copier/coller dans une autre ville. Du coup, NCIS : Los Angeles, avec son équipe totalement différente et son traitement beaucoup plus “agent secret” (une bonne part des enquêtes reposent sur de l’infiltration) avait surpris en positif. Alors, le retour de Callen et Sam pour une deuxième année est-il lui aussi convaincant ?

Ne perdons pas de vue qu’on parle ici de NCIS - soit une série policière musclée, qui ne cherche pas à faire réfléchir mais simplement à divertir. Cette année encore, on retrouve la parfaite combinaison d’enquête et de comédie qui fait le sel de la série. Entre deux gunfights pas trop mal filmées, on a droit une blague (souvent un peu potache) qui nous fait sourire. Les enquêtes sont toujours aussi tordues – et souvent à la limite de la crédibilité, les gadgets sont toujours de la partie, et les explosions fracassantes viennent généralement conclure les épisodes. Bref, la recette est la même mais elle fonctionne toujours aussi bien.

Cependant, les auteurs ont voulu aller plus loin pour cette deuxième année. Et vu que CBS leur a lâché la bride, ils se sont bien amusés à mettre un peu de feuilletonnant. Du coup, la série joue encore sur le passé mystérieux de G. Callen qui ignore toujours ce que la fameuse lettre G de son nom peut bien vouloir dire ! Alors bien sûr, on y va vraiment petit à petit, cinq minutes ici, deux minutes par là, un petit flash back étrange au détour d’une intro et hop, l’affaire est dans le sac. Et on s’octroie deux épisodes de fin pour faire semblant qu’on va enfin tout révéler alors que – spoiler inside – en fait pas du tout, on va juste narguer le spectateur jusqu’à la dernière minute.

Final Score : 3/5 , série renouvelée pour une troisième saison.

Ok, un 3 peut vous paraître beaucoup mais n’oublions pas à quoi nous avons affaire : NCIS LA est une simple série de divertissement qui ne cherche pas à aller plus loin. Et dans son genre, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. La réalisation est musclée comme il faut, les scénarios offrent un bon ratio enquête / humour et on a même un peu de feuilletonnant histoire de nous tenir en haleine. Avec une pizza et un coca, y a pas mieux pour se laver le cerveau.

Dotée d’un potentiel énorme, placée juste derrière American Idol pour faire des audiences de folie, Breaking In fut bien la plus grande déception de la Fox cette année. Malgré Christian Slater au casting (absolument impeccable) et Adam Sandler en partie derrière la production, il y avait vraiment de quoi y croire. Alors pourquoi diable le public américain n’est pas resté ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre…

Breaking In se concentre sur une équipe de génies, chacun dans sa spécialité, qui bosse dans une entreprise qui teste les systèmes de sécurité. Du coup, c’est l’occasion idéale d’avoir des scènes d’action dans une sitcom et donc de changer un peu la donne. Les auteurs vont même un peu plus loin en faisant de Oz (Christian Slater) un boss proprement hallucinant, qui sait lire sur les lèvres, faire de l’hypnose, est immunisé contre tous les poisons, etc. Les autres personnages sont poussés dans leur retranchement, avec une mention spéciale à Dutch, personnage de simplet baraqué super sympathique, interprété par le grand Michael Rosenbaum, méconnaissable depuis qu’il a des cheveux (pour info, c’était LE Alex Luthor de Smallville.) Se permettant donc allègrement d’aller dans le délire le plus total en se contrefoutant totalement du réalisme, la série fait penser à une sorte de Parker Lewis nouvelle génération, moins ado mais tout aussi délirant.

Le gros problème, il me semble, c’est que la série est sortie en pleine geeksploitation et joue à fond cette carte… un peu trop même, puisque les trois quart des blagues seront incompréhensibles pour les non-initiés. De plus, le rythme sur-trépidant (puisque les auteurs essaient tout à la fois de mélanger de vrais scénarios d’aventure/action avec des intrigues classiques de sitcom) met en avant une accumulation de blagues mais ne permet jamais de les jouer pleinement, de les utiliser à leur maximum. Résultat des courses : c’est speed, fun, on ne s’ennuie jamais, mais on reste toujours un peu sur notre faim. Et encore, quand on est un peu geek et qu’on comprend les blagues – les soccer moms doivent juste se demander ce qu’il est en train de se passer sur leur écran.

Final Score : 4/5 pour les geeks, 2/5 pour les autres, série annulée après sept épisodes.

Breaking in aurait pu faire un carton si elle avait été diffusée après The Big Bang Theory ou à la limite sur Syfy. Mais sur la Fox, après American Idol, difficile pour se programme très geek de trouver son public parmi les soccer mom totalement dépourvues face à son rythme infernale. Dommage car les acteurs sont tous parfaits et que c’était l’occasion de retrouver un univers aussi déjanté que celui de Parker Lewis.

The Good Wife, la meilleure série de l’année dernière, vraie surprise enchanteresse, revient et se doit de faire aussi bien sinon mieux. Une sacrée gageure…

Pourtant, il faut bien avouer qu’on attendait pas grand chose d’un nouveau show produit par les frères Scott (Tony et Ridley), responsables du catastrophique Numbers, série qui a dégoûté les plus scientifiques d’entre nous des mathématiques et des cop shows en quelques épisodes. Du coup, leur retour sur le marché avec une série ayant en premier rôle Julianna Margulies, sympathique dans Urgence mais pas glamour pour deux sous, avait de quoi sérieusement faire peur. D’autant qu’on savait qu’il s’agissait d’un legal show et qu’il en pullulait déjà pas mal sur nos écrans…

Mais contre toute attente, The Good Wife n’était pas qu’un legal show et Julianna Margulies pas qu’une ancienne de E.R. bonne pour les seconds rôles. La série s’intéresse à Alicia Florrick, dont le mari, Peter Florrick, un ancien procureur général, est pris dans un scandale médiatique mêlant sexe avec des prostituées et corruption en général. Pour survenir aux besoins de sa famille, et surtout de ses deux enfants, Alicia décide de reprendre son ancien métier d’avocate dans une grande firme.

La force des scénarios de la série est de reposer à la fois sur des affaires juridiques franchement fascinantes et souvent complexes – bien qu’on puisse un peu s’en lasser tant la firme d’Alicia semble ne jamais perdre ses procès ! – et sur un habile feuilletonnant autour de la reconstitution de la famille et du procès de Peter (en saison 1) puis d’une campagne électorale (en saison 2). Les deux axes de la série sont si habilement entremêlés qu’on n’imagine pas l’un sans l’autre et que rien, jamais, ne paraît artificiel.

Cette année, les grandes qualités scénaristiques découvertes en saison 1 sont donc de retour, tout comme la réalisation sobre mais diablement efficace, une production design toujours réussie et surtout un cast qui frôle la perfection absolue. Margulies est tout à la fois sublime et extrêmement touchante, Archie Panjabi (Kalinda) sait parfaitement jouer de tout le mystère qui entoure son personnage (et le ramène magnifiquement à sa condition humaine dans les derniers épisodes), Matt Czuchry exprime toute la dualité de Cary depuis qu’il s’est fait virer du cabinet d’avocats. Et on pourrait vous faire comme ça l’ensemble du cast, mais ce post n’en finirait pas :)

Un seul reproche pourra cependant être fait à cette saison : un épisode totalement absurde et loupé du début jusqu’à la fin censé mettre en scène Hugo Chavez. Une catastrophe absolue dont on ne connaîtra jamais la cause et qu’on s’empressera d’oublier…

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Les rares critiques émettant un mini avis négatif sur la série en première saison avaient peur que le show ne puisse maintenir l’intensité de son feuilletonnant sur le long terme. Avec cette deuxième saison, Robert et Michelle King, showrunners de la série et coupable de l’assez oubliable In Justice en 2006, prouvent qu’il n’y a absolument plus de souci à se faire. The Good Wife est un très grand show qui aurait déjà marqué tous les esprits s’il était diffusé sur HBO. La preuve par l’exemple (merci CBS) que les grands networks censés être plus familiaux peuvent faire aussi bien (voir mieux) que n’importe quelle chaîne un peu hype du câble (et j’espère que cette phrase va me valoir quelques commentaires bien haineux).

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !