Tag Archive: Haven


Coucou toi, oui , toi qui fuit le Noel et les élucubrations bruyantes des enfants pour chercher fébrilement sur ton PC une série à regarder histoire de faire passer au plus vite ces terrifiantes fêtes de fin d’année ! Pour toi (et toi seulement) on s’est dépêché de regarder la fin de pas moins de dix séries pour te donner des idées de choses à regarder. Ne me remercie pas, c’est mon cadeau à moi.

comedy bang bang - season 2COMEDY BANG ! BANG ! (saison 2)

Faux talk-show mais vraie comédie d’une vingtaine de minutes, Comedy Bang Bang ! s’affirme avec cette deuxième saison comme l’un des programmes les plus drôles diffusé sur la télé US. Il faut dire que les deux créateurs, Scott Aukermann et Reggie Watts, rivalisent d’idées surprenantes pour toujours prendre le spectateur de court. Pour exemple, cette fausse toute première émission qui n’a jamais été mise à l’antenne ; la fois où l’émission prend deux tournant totalement différents selon que Scott rate ou non son bus pour aller au studio d’enregistrement ; ou encore ce délicieux ripp-off d’un conte de Noel diffusé… en plein été. Drôle, dynamique, et jamais totalement creuse, voilà bien la série comique la plus étrange et totalement indispensable de la télé US. Couplée avec une bonne saison de Childrens Hospital et la 17ème de South Park, vous tenez des heures de barre de rire.

Final Score : 8/10

south park - season 17SOUTH PARK (saison 17)

Curieusement, ce n’est pas la pourtant très excellente trilogie sur Game of Thrones et la guerre des consoles (et le black friday !) que l’on retiendra de cette dix-septième saison de South Park, mais bel et bien la conclusion de son ultime épisode qui fait délicieusement froid dans le dos. Car plus que tout autre dessin animé à destination des adultes et des adolescents, South Park est tout aussi intelligente que drôle et pose des questions fondamentales sur la société d’aujourd’hui. Ce n’est pas juste un plaisir coupable, à regarder en douce loin des yeux et des oreilles chastes, mais un programme nécessaire, foutrement intelligent, et incroyablement en prise avec l’actualité. Bref, c’est bien simple, cette série devrait être obligatoire dès la seconde (la classe de lycée). Je te mettrai ça en épreuve du bac moi, si j’était président.

Final Score : 9/10

awkward - s3AWKWARD. (saison 3 / partie 2)

Dernière saison menée par la créatrice de la série (Lauren Lungerich), cette troisième fournée d’épisodes de Awkward. ne fut malheureusement pas forcément la plus convaincante. Il faut dire que le show pour ado diffusé sur MTV a déjà cassé quasiment tous les codes et taboux de ce genre de programme et il est tout naturel qu’elle peine maintenant à se renouveler. Faut-il pour autant se priver des mésaventures de Jenna Hamilton (la toujours aussi sympathique Ashley Rickards) et de sa voix off assassine ? Si les fans de la première heure seront forcément un peu déçu, il serait malgré tout dommage d’abandonner cette clique totalement surréaliste mais qui fait toujours face à des problèmes bien ancrés dans la réalité. Reste à savoir si la série pourra survivre au départ de sa showrunner et à la nouvelle direction que veut lui faire prendre MTV – car c’est bien pour cette raison que Lungerich a décidé d’abandonner le bébé…

Final Score : 7/10

witches of east end - s1 - promo posterWITCHES OF EAST END (saison 1)

Houlàlà dis donc, mais ça serait pas bien mauvais ça, Witches of East End ? Comme le laisse suggérer l’assez honteux jeu de mot de la tagline qui accompagne cette affiche, le show de Lifetime, adapté d’une série de romans déjà pas terrible, s’avère assez catastrophique. Non pas qu’il véhicule des idées dégueulasses ou qu’il soit moralement abject, mais tout simplement parce qu’il est aussi creux qu’un puits de pétrole vide (ou que les trous de l’Emmental.) Moche non seulement dans ses effets spéciaux mais aussi dans sa réalisation ou ses décors, la série “met en scène” (c’est un bien grand mot vu la réal du truc) une famille de sorcières au destin maudit, qui se réincarnent à chaque génération sans espoir pour leur avenir. Si cette idée de départ pouvait être amusante, les scénarios sont pourris par des intrigues sentimentales épouvantables, un fil d’enquête (sur un tueur qui peut changer d’apparence) absolument lamentable, et des dialogues particulièrement mous. Le tout est joué par des comédiennes qui soit ne savent pas ce qu’elles foutent là, soit en font des caisses pour prouver qu’elles savent jouer (ah Jenna Dewan-Tatum et sa poitrine opulente, qui joue presque aussi bien que son mari – je vous laisse deviner de qui il s’agit…) Non, franchement, on aura bien du mal à trouver quoi que ce soit à sauver dans ce programme à réserver à vos séances de sport : si voir ça, ne vous donne pas envie de courir loin, alors là je ne peux plus vous aider !

Final Score : 3/10

ripper street - s2RIPPER STREET (saison 2)

Je voulais l’aimer, moi, cette deuxième saison de Ripper Street, show anglais sur les bas-fond de Londres au début du XXième siècle. Malheureusement, je dois reconnaître qu’aucun épisode n’aura su retenir mon attention en entier… Serait-ce la durée (une bonne heure par épisode) qui est trop longue ? Le rythme un peu trop mou ? Ou tout simplement le fait que l’on n’arrive plus à s’attacher à ces personnages aux problèmes quelque peu déjà vu dans ce genre de programmes ? Catastrophe : le show manque de charisme, de punch, de passion et tombe dans tous les travers des séries policières historiques. On baille, on se gratte la tête, on lance une appli sur son téléphone… mais la vérité c’est qu’on ne regarde plus vraiment cette série qu’on avait pourtant vraiment apprécié l’année dernière. A réserver aux purs fans de Whitechapel.

Final Score : 5/10

mob city - s1 - autre posterMOB CITY (saison 1)

On est forcément un peu sous le charme de Mob City quand on s’intéresse à la création de Las Vegas ou à la pègre dans le Los Angeles des années 40. Traitement réaliste, scénarios qui ne cèdent jamais à la scène d’action facile, le show de Darabont touche juste… d’un point de vue historique. Car il faut bien avouer que le rythme plutôt mou et la réalisation pas forcément exceptionnelle viennent quelque peu plomber un projet pourtant particulièrement intéressant. Dommage, mais pas de quoi dégoûter les fans du genre. Bref, voilà six épisodes assez agréables à regarder mais qu’on aura tôt fait d’oublier après les fêtes. Maintenant, si vous n’avez vraiment plus rien à vous mettre sous la dent, n’hésitez pas…

Final Score : 7/10

Homeland - season 3HOMELAND (saison 3)

Cette troisième saison d’Homeland aura donc été celle de la rupture. Combien de personnes autour de moi ont lâché les aventures de Brody et Carrie cette année, dégoûté par le manque d’unité de la série et fatigué des rebondissements peu crédibles qui apparaissent au kilo ? Combien se sont moqués de cette scène catastrophique où Brody combat en trois semaines une addiction à l’héroïne… en courant avec ses copains les militaires américains ? Combien ont rigolé en voyant Claire Danes tout faire pour se retenir de pleurer pendant toute la saison, l’air d’avoir botoxé son menton pour qu’il arrête de bouger ? Et Mandy Patinkin qui s’inquiète de savoir où va le scénario et qui n’arrive plus à tenir un rôle qu’il a pourtant créer de toute pièces ? On passera sur les passages inutiles à propos de la famille de Brody, histoire de ne pas enfoncer le clou…

Oui, cette saison était catastrophique… et pourtant. Merde quoi, ce foutu dernier épisode. A l’inverse d’un the Killing qui plombait une saison magnifique avec un final ultra-décevant, Homeland plombe un épisode ultra-courageux par une saison de merde. Car peu de série ose aller autant au bout des choses que ce season finale sans concession, qui traîne des séquences insupportables pour amener un malaise… totalement délicieux. Le show retrouve tout son sens dans les dernières minutes et arrive à se (re)poser comme l’une des réflexions les plus intéressantes qui soit sur la paranoïa étatique et l’une des seules séries à questionner profondément le bien fondé des agences de renseignements. Mais merde, s’il faut pour cela se taper onze épisodes poubelle, qui ne savent pas quoi raconter ni où aller, c’est un peu cher payé.

Renouvelée pour une quatrième saison (officiellement, et les saisons 5 et 6 officieusement), le show doit maintenant prendre une nouvelle direction et saura peut-être retrouver sa qualité originale. Moralité : malgré tout le mal qu’on en a dit, on reviendra pour la suite.

Final Score : 6/10

Haven - S4HAVEN (saison 4)

Les années passent et Haven se maintient. Série fantastique diffusée sur Syfy, elle s’intéresse à l’histoire complexe d’une petite ville et de ses habitants, dont certains, surnommés Trouble, se retrouvent avec des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas. Fuyant toutes les possibilités de tomber dans les schémas narratifs des comics de super-héros, cette adaptation très libre du Colorado Kid de Stephen King a su créer au fil du temps sa propre mythologie mais surtout son propre genre. Haven ne ressemble à rien d’autre qu’à elle-même et assume de manière libérée ses artifices, son budget riquiqui ou encore sa réalisation pas toujours formidable. Devenue une pure série de fans, qui ne s’adresse qu’à ses fans et qui se contrefout du reste, c’est l’un des shows les plus amusants qui soit… à condition d’avoir tout suivi depuis le début. Cette quatrième saison ravira donc les fans de la première heure avec son lot de révélations et de retournements de situation totalement inattendus – elle laissera sur le carreau tous les autres qui ne comprendront rien à ce délire où l’actrice principale semble incarner pas moins de trois personnages différents.

Final Score : 7/10 pour les fans ; 5/10 pour les autres.

the tunnelthe TUNNEL (saison 1)

Enième adaptation de Bron/Broen (soit “Le Pont”), cette version dont le titre a changé pour The Tunnel nous intéresse tout particulièrement car il s’agit d’une coproduction franco-anglaise. L’idée de départ repose sur un meurtre qui a lieu sur la frontière entre deux pays – du coup, il s’agit d’un pont pour le Danemark et la Suède ou pour les Etats-Unis et le Mexique… et du tunnel sous la Manche pour nous. Vous aimez les séries anglaises, mais vous avez peur du côté français ? Vous êtes saoulé par les productions Canal que vous trouvez trop racoleuse ? Vous n’êtes définitivement pas attiré par ce projet ? Et bien vous avez sans doute tort…

Parce que oui, the Tunnel s’avère être une belle réussite. Du côté des mauvais point, on peut noter quelques dialogues pas terrible, certains acteurs assez à côté de la plaque (et malheureusement c’est une nouvelle fois du côté français que ça craint – bien que la palme de l’échec revienne à l’acteur anglais qui joue le journaliste et dont je ne vais pas me casser les pieds à chercher le nom, il ne mérite pas !), et quelques épisodes à la réalisation douteuse. Mais c’est tout.

Et niveau points forts, le show se pose là. A commencer par Clémence Poesy qui fait la nique à Diane Kruger (pour la version US) et offre vraisemblablement la plus belle interprétation de ce rôle de femme flic autiste, qui va peu à peu s’ouvrir à une belle histoire d’amitié. Elle est soutenue par Stephen Dilliane, particulièrement inspiré, et délicieusement charismatique. Les scénarios se permettent quelques libertés plutôt intelligentes et arrivent à coller parfaitement à l’univers particulier de la France et de l’Angleterre. Bercé par des décors magnifiques, la série offre parfois une réalisation splendide et intelligente qui sait jouer avec les nerfs du spectateur.

Bon, que l’on s’entende bien : the Tunnel est loin d’être parfaite. Mais elle est basée sur une série policière assez bancale, dont certains points clés du scénario sont particulièrement tirés par les cheveux – et il faut reconnaître que cette version franco-anglaise tente comme elle peut de corriger le tir. Et si l’ensemble paraît au final un peu creux, un peu vain, il n’en demeure pas moins qu’on tient là une série policière foutrement bien foutue et intrigante. Et putain, ça fait du bien dans le PAF.

Final Score : 8/10

masters of sexMASTERS OF SEX (saison 1)

Si on doit encore vous dire que vous DEVEZ regarder Masters of Sex, alors là je vois pas ce qu’on peut faire pour vous. Assurément la meilleure série de ce premier trimestre de la saison 2013/2014, la série ne souffre que d’un final un peu mou du genou et dont on attendait un poil plus d’originalité. A part ça, nada. Les acteurs sont formidables, la réalisation irréprochable, et les scénarios vous vaudront beaucoup de discussions véhémentes avec vos amis – tout le monde a toujours quelque chose à reprocher à chaque épisode mais jamais le même truc… et finalement tout le monde adore la série. Donc, on va pas débattre des heures ici sur les micro-détails du scénario et juste vous dire de regarder la série. Comme ça, quand on se recroise, on pourra en parler pendant des heures !

Final Score : 9/10

 

Allez, on essaie de se retrouver pour la fin de l’année, et faire un vrai bilan de ce premier trimestre. En attendant, bon visionnage à tous et évitez les crises de foie.

Deuxième rendez-vous pour cette semaine bien chargée en news de tout genre. Cette fois, on s’intéresse aux séries qui viennent de nous quitter ou qui n’auront même pas eut une vraie chance de squatter sur nos écrans…

Haven season 3

Tout au long de cette troisième saison de Haven, Syfy nous aura fait languir : la chaîne des séries fantastiques allait-elle oui ou non reconduire cette petite série inspirée du Colorado Kid de Stephen King pour une quatrième saison ? Les jeux ont été faits, on a tous tremblé, mais oui, Haven reviendra nous voir pour au moins encore treize épisodes.

Le truc, c’est que les scénaristes étaient eux aussi sur le qui-vive. Et tout, dans cette troisième saison, respire le “oh mon dieu, on n’a pas eut le temps de faire tout ce qu’on voulait !” Du coup, pléthore de nouveaux personnages sont introduits de manière un peu abrupte, et leurs départs le sont au moins tout autant. Les relations entre nos trois personnages principaux prennent des virages conséquents à chaque épisode, les retournements de situation ENORMES interviennent à chaque cliffhanger, et la série semble au final vouloir rouler plus vite qu’elle ne peut se le permettre.

Pour autant, on appréciera de voir les efforts fournis pour garder et/ou rendre cohérent l’univers de cette petite ville où des “trouble”, c’est à dire des gens qui se retrouvent soudainement avec des pouvoirs qu’ils ne comprennent et ne maîtrisent pas, sèment le désordre. Car c’est bien la le plus grand intérêt de la série : dans son feuilletonnant complexe et foisonnant, qui n’hésite pas à user de toutes les ficelles du genre pour offrir un mystère que l’on se délecte de voir à chaque fois un peu plus éclairci… et un peu plus compliqué !

Haven n’est clairement pas une grande série (j’avais d’ailleurs détesté le pilote… dans le tout premier article pour ce blog !), et il lui manque beaucoup de choses pour convaincre la majorité des spectateurs (de meilleurs comédiens, un budget plus conséquent, sortir de son triangle amoureux un peu bas de gamme…) Mais pour les fans de fantastiques, Haven est un vrai puits à idées et offre toujours de beaux moments de scénario. Le double épisode de fin de cette saison en est un bel exemple, même si l’on sent, une fois de plus, que l’avenir de la série était incertain… et que les scénaristes se sont ménagés une petite astuce pas forcément des plus ingénieuses pour s’en tirer.

Final Score : 07/10

Haven est une série de genre et dans ce sens ne conviendra forcément pas à ceux qui n’adhèrent pas au fantastique. Les autres devront faire outre une mise en image plutôt médiocre et quelques clichés ronflants (le triangle amoureux…) pour découvrir une pléthore de bonnes idées et un univers particulièrement riche.

wedding band 2

Série d’acteurs recalés par leurs précédents shows (le black de Lost, le psy de NCIS:LA, le dernier amoureux de Bree dans Desperate Housewives), Wedding Band nous propose de rigoler avec un groupe de mariage (comme l’indique le groupe) à qui il arrive mille et une mésaventures. La bande annonce ne ment pas : il y aura du rock, de l’amour, et toujours, toujours, un happy ending.

Marrant le temps de deux ou trois épisodes, ou parfait show à regarder lorsqu’on a une méga crève et cinquante de fièvre, Wedding Band ne restera assurément pas dans les annales. Les comédiens ont beau donner beaucoup d’eux-mêmes, la réalisation a beau tenter de faire quelques efforts, et les scénarios ont beau tenter de nous faire rire, c’est la base même de la série (ne pas se prendre la tête) qui en fait tout à la fois un programme sympathique et totalement oubliable. Doit-on, peut-on, en dire plus ?

Final Score : 4/10

Série honnêtement faite mais totalement inutile, Wedding Band ne mérite pas tout à fait la moyenne. Elle ne mérite pas votre attention non plus.

over-underPlongé dans les limbes d’un carton oublié dans un bureau, le pilote d’Over/Under a bien failli ne jamais être diffusé. Alors que tout semble bel et bien mort pour la suite, on aura quand même eut le plaisir (?) de voir ce double épisode enfin pointer le bout de son nez sur nos écrans.

Prévu pour la chaîne USA, qui met toujours l’accent sur les personnages, le show aurait du raconter l’histoire d’un boursier malade du jeu, qui perd tout, et se lance dans un business d’organisation de paris. Beaucoup trop compliqué dans son scénario, dont on ne comprend jamais les tenants et aboutissants de l’intrigue principale qui repose sur une histoire d’arnaque et de chiffres, le pilote met en place des personnages furieusement attachants et psychologiquement complexes. Mais on sent déjà, par l’ambiance et certaines thématiques abordées, que la série était trop “lourde”, trop adulte pour une chaîne comme USA, et qu’il aurait fallut sérieusement ratiboiser pour revenir à un show un tantinet plus familial… Over/Under n’était donc vraiment pas née sous une bonne étoile.


fringe-finale-poster

C’était sans doute, après Battlestar Galactica, l’une des séries de SF à la fanbase la plus développée. Née de l’imagination fertile de Alex Kurtzman, Roberto Orci et J.J. Abrams, alors en plein succès de Lost, Fringe aura donc duré cent épisodes, soit cinq saisons dont la dernière exclusivement destinée aux fans. La FOX, peu connue pour être conciliante envers ses séries, aura donc fait une vraie exception pour un show qui ne lui a jamais rapporté beaucoup de spectateurs mais qui avait le mérite de convaincre la critique geek.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, Fringe repose sur un trio peu commun (une agent du FBI, un ancien arnaqueur très intelligent et son père, véritable scientifique fou qui a tout commis au fil de sa carrière) qui enquête sur des affaires qui reposent sur les “fringe science”, qu’on pourrait traduire par les sciences marginales. Très inspirée par X-Files à ses débuts, le show trouve peu à peu une identité forte, notamment marquée par ses personnages psychologiquement très fouillés, par son humour totalement décalé, et un feuilletonnant extrêmement bien mené même s’il est capable du meilleur (fin de la première saison) comme du pire (fin de la saison quatre…) On appréciera aussi tous les efforts pour mettre le spectateur dans l’ambiance, comme un étalonnage assez particulier, ou encore les changements de générique qui ont véritablement un sens en regard du récit. Mais ce qu’on regrettera le plus, c’est évidemment Walter Bishop, le personnage le plus fou, le plus amusant, le plus touchant vu depuis de très nombreuses années.

Alors certes, cette ultime saison sent un peu le fan-service au kilo, mais elle permet aux auteurs d’apporter toutes les réponses aux questions restées en suspend. Les treize épisodes filent à un rythme beaucoup trop rapide pour qu’on puisse tout apprécier, mais le fait de voir des auteurs se faire vraiment plaisir pour satisfaire leur public reste très réjouissant. Le final en lui-même est un peu attendu, mais les derniers plans sonnent comme une ultime boutade pour nous rappeler à la réalité. Finge est morte, et ce n’est pas grave, ce n’était qu’une série. Mais franchement, ce fut un putain de plaisir.

Final Score : 9/10 (pour les fans) 7/10 (pour les autres)

Pour cette ultime saison, les auteurs ne s’adressent vraiment qu’aux fans de la première heure et viennent leur offrir ce qu’ils voulaient. Alors oui, on est assez peu surpris au final, mais peut-on vraiment leur en vouloir de répondre à toutes nos attentes ? Je ne dirai qu’une chose : merci pour ces cinq saisons. Bye bye Walter !

Rendez vous très bientôt pour fêter le retour de Kevin Williamson à la télé US !

Ah, les vacances de Noël… L’occasion de retrouver la famille, de cocooner sur le canapé, de partager de formidables cadeaux… Ou alors l’occasion rêvée de rattraper son retard de séries. Seulement voilà, le gros dîner avec votre beau-frère ou votre grand cousin approche et vous savez déjà qu’il va tenter de vous spoiler la fin de Homeland et vous répéter quarante fois : quoi, tu n’a pas vu cette série ? Tu manques vraiment quelque chose ! Ce bilan du premier trimestre de la saison est là pour vous donner des pistes pour prendre en main cette fatidique discussion ou pour vous mettre sur la voie de ce qu’il fallait regarder . Alors, quelles sont les dix séries qui nous ont marqué sur ces trois derniers mois ? La réponse tout de suite.

Mais commençons par nommer les six recalés de l’année, dont il faut au moins avoir entendu parler pour briller en société mais qu’il n’était pas plus utile que ça de regarder. Ainsi en va-t-il de Copper, série policière située dans le New York en pleine construction de la fin du XIXème siècle dont il faut juste retenir qu’il fallait la regarder jusqu’au bout pour avoir la vraie surprise (mais qui donc a tué la petite fille du héros ? la réponse se trouve dans sa propre famille…) Haven, série fantastique diffusée sur Syfy, s’offre une troisième saison sympathique mais pas inoubliable et l’info à retenir c’est que la chaîne a repoussé la diffusion des deux derniers épisodes suite à l’actualité récente, ces épisodes présentant apparemment des scènes de violence dans un lycée…  Chicago Fire vaut bien plus que son imagerie chic et choc ne le laissait présager, vous pouvez donc expliquer à qui veut l’entendre que Dick Wolfe est vieux mais pas encore à enterrer. Mais bon, ça reste un con de show sur des pompiers. Alphas, c’est l’autre série fantastique très réussie de Syfy, mais manque encore un peu d’ampleur pour faire partie du top 10. “Ils ont compris la relation entre Magnéto et Xavier, ils l’ont bouffée, et ils l’ont magnifiée.” Elementary ? L’astuce de faire de Watson une femme change quelque peu la donne sur le couple avec Sherlock, mais il manque encore une bouffée d’oxygène dans cette sympathique série policière. Et enfin Fringe, on adore toujours, mais c’est uniquement pour les fans, les vrais.

10 Homeland

10 ) HOMELAND – saison 2

Je sens que ça rage déjà dans les familles : quoi, Homeland en dixième position ?! Et les choses ne vont pas s’améliorer quand vous allez voir qui est juste devant… Mais laissez moi défendre mon bout de gras. Après une première saison haute en couleur et vraiment convaincante, personne ne niera que cette deuxième saison est extrêmement décevante à tous les niveaux. Les scénarios s’enlisent d’un côté dans des soucis de crédibilité particulièrement agaçants, et de l’autre dans des intrigues familiales fadasses résultant du fameux paradigme : qu’est-ce que je fous avec ces putains de personnages d’adolescents que j’ai mis pour faire aimer mon héros mais qui ne servent à rien du tout en fait ? La réalisation fait preuve d’un manque d’originalité rarement vu et parfois d’un mauvais goût absolument inoubliable, mais pas dans le bon sens (ah, la scène où Carrie découvre où se cachait ce fameux terroriste…) Enfin, les comédiens deviennent parfois des parodies d’eux-mêmes presque plus drôle que le sketch du Saturday Night Live – à l’exception notable de Mandy Patinkin, auquel les scénaristes servent la soupe dans son rôle de Saul Berenson.

Mais alors si la série est autant remplie de problème, pourquoi diable la faire apparaître dans ce top 10 ? Tout simplement parce que malgré l’énorme déception générale, le show est toujours capable de coups d’éclats, de fulgurances atomiques insoupçonnables qui nous font revenir semaine après semaine avec le sourire, persuadé d’assister à l’une des meilleures séries de sa génération. Le final, diffusé dimanche dernier (le 16 décembre) laisse en tous cas espérer que le show reparte sur de bonnes bases l’année prochaine.

Revolution09 ) REVOLUTION

Et là, vous me prenez pour un maboul. Revolution devant Homeland, c’est quoi ce délire ? Autant mettre tout de suite les choses au clair : Revolution est loin, très loin du niveau de Homeland. Mais si la série se place juste devant c’est qu’elle accomplit deux choses que le show paranoïaque a raté : s’améliorer au fil du temps, et surtout constituer une vraie révolution dans le monde de la télé américaine. C’est que le show inventé par J.J. Abrams et Eric Kripke est le premier à cumuler un audimat aussi considérable sur les “seconds écrans” à savoir tous les modes de diffusion hors-chaîne. Voilà pour l’information à balancer en plein repas.

Faut-il pour autant regarder cette série qui en a dégoûté plus d’un dès ses premiers épisodes ? Si vous ne devez regarder qu’une quinzaine de série dans l’année, alors la réponse est OUI. Si vous ne devez en regarder que dix, attendez la fin de l’année qu’on y voit plus clair. Revolution a tout le potentiel pour devenir un second Lost, à savoir une série fustigée à ses débuts, puis franchement adulée (du moins regardée par tout le monde), avant d’être fustigée à nouveau, pour revenir sur le devant de la scène et se faire assassiner pour sa fin… que tout le monde aura regardé quand même. En clair, se priver de Revolution, c’est peut-être se griller l’une des séries qui fera l’actualité pour les cinq prochaines années. Eric Kripke a en tous cas fait un gros nettoyage pour amorcer sereinement une deuxième partie de saison qu’il veut nettement plus convaincante, et l’on veut y croire vu les capacités du bonhomme. Croisons les doigts…

08 the fera

 08) THE FEAR

En huitième position, on retrouve une mini série anglaise en quatre épisodes, The Fear. Certes, le pilote n’est pas des plus attachants (sauf pour ceux que ça fait toujours rire de voir un cinquantenaire musclé fracasser rageusement la gueule d’un pauvre mec en monocycle) mais met savamment en place les bases d’une édifiante chute dans la maladie d’Alzheimer. Cinglant, aride, et très lourd au niveau de l’émotion, le scénario ne se perd que dans son exploration trop effacée de l’autre sujet de la série, l’exploitation sexuelle des jeunes femmes de l’est. Visuellement très réussie, la série fait littéralement exploser le talent d’acteur de Peter Mullan. S’il n’y avait les passages un peu forcé sur la mafia de Brighton, quelques pétaraderies pompeuses et un mystère dont la résolution tombe à l’eau, The Fear serait tout simplement un chef d’oeuvre. C’est déjà une magnifique perle – et comme la série ne fait que quatre épisodes, vous n’avez aucune raison de vous en passer…

07 Don't trust

 

07) DON’T TRUST THE B**** IN APT 23 – saison 2

Avec son titre inattendu, Don’t trust… est la seule sitcom de ce petit classement.  A l’heure où les comédies se perdent dans des déclinaisons de la cellule familiale (Modern Family, The New Normal, Guys With Kids, The Middle, etc.), ce sympathique petit show nous la joue humour d’auto-référence (avec le très sympathique Dawson, aka James van der Beek), dérapages hors-fiction (comme lorsque les acteurs râlent sur la série en fin d’épisode), et situations outrancières poussées à leur paroxysme (comme lorsque la blonde fait croire à la famille de la brune qu’elle est paraplégique pour amadouer la mère qui l’a surprise quelques épisodes plus tôt en train de coucher avec le père…) Bref, le show ne fait pas du tout dans la finesse mais assume pleinement son identité très marquée qui ne plaira définitivement pas à tout le monde. Mais dans un monde où les sitcoms se ressemblent toutes et cherchent à être les plus génériques possibles, cette prise de risque est plus que souhaitable.

06 Tron Uprising06) TRON : UPRISING 

Et à la sixième place, on retrouve le seul dessin animé de ce classement, le redoutable Tron : Uprising. Je ne suis pas un fan de la licence, encore moins du premier film que du second, et je ne suis pas franchement convaincu par un univers où les programmes réagissent exactement comme des humains (après tout, c’est quoi l’intérêt d’en faire des programmes si ça ne joue absolument pas sur l’histoire ?) Mais je dois avouer avoir été séduit par ce dessin animé au look très particulier, qui assume son ambiance très synthétique et propose, chose peu courante, un vrai scénario feuilletonnant. Malheureusement, les choses semblent mal partie pour que le show soit reconduit pour une deuxième saison, étant donné que Disney XD bazarde déjà les derniers épisodes en rayon le dimanche soir à minuit. Mais si vous vous sentez séduit, n’hésitez pas à aller remplir la grande pétition pour sauver the Grid…

05 Arrow

05 ) ARROW

Après la longue agonie de Smallville, ou encore le foirage complet de Birds of Prey, y avait-il vraiment de l’espoir pour une série de super-héros reposant sur un comics ? On voulait croire à Arrow, première série post Batman de Nolan, tout en sachant pertinemment que ce serait une grosse bouse diffusée sur une chaîne qui ne s’adresse quasiment qu’aux adolescents attardés (ou du moins sourds, vu le niveau de la musique accompagnant les shows les plus regardés de la CW.) Au final, Arrow se révèle être une sacrément bonne surprise. Certes, on est très loin des derniers Batman – il faut dire que niveau budget, on est aussi très très loin. Mais la série a su prendre son personnage au sérieux (et dieu sait qu’il y avait matière à rendre ridicule un pauvre type habillé en vert qui se bat avec un arc), et s’appuyer sur un univers sombre et anti-manichéen au possible pour faire danser un scénario feuilletonnant aux rebondissements plutôt convaincants. Pour les fans du comics de DC, les nombreuses références feront toujours jaser – qu’elles fassent plaisir (Huntress) ou déçoivent profondément (Deathstroke), mais le show sait suffisamment s’appuyer sur ses propres thématiques et sa propre vision des personnages pour ne pas être qu’un “univers parallèle” de plus. Arrow n’est pas une grande série, loin de là, il lui manque un vrai esprit de réalisation et le budget d’un grand show d’action, mais elle réussit là où beaucoup se sont plantés ces dernières années : divertir et surtout donner envie de revenir.

04 Secret State04 ) SECRET STATE

C’est une autre mini série anglaise en quatre épisodes qui prend la quatrième place de ce classement. Secret State est une magnifique plongée dans les jeux du pouvoir politique, mettant en scène un politicien naïf et généreux qui se retrouve propulsé premier ministre après la mort du précédent dans un accident d’avion. La force du show, c’est assurément son scénario tortueux et passionnant mais qui ferait presque passer celui de Boss pour un simple conte de fée. Ce sont pas moins de cinq intrigues qui se déroulent simultanément sous nos yeux, avant de se recouper pour offrir une vison globale absolument passionnante. Seul le grand discours final partagera l’opinion : trop cérébral ou juste ce qu’il faut d’explicite pour mettre un coup de poing à une thématique complexe ? Pas franchement la meilleure série pour les vacances, mais tous ceux qui sont prêts à se casser un peu la tête peuvent s’y plonger avec délice…

03 AHS Asylum

03) AMERICAN HORROR STORY ASYLUM

Premier véritable immanquable de cette début de saison, American Horror Story Asylum fera cauchemarder les plus sensibles d’entre nous, rire ceux qui sauront partager son humour noir et acerbe, et surprendra tous les spectateurs par son scénario labyrinthique, qui sait faire éclater les structures temporelles et joue avec habileté d’un lieu pourtant oh combien déjà vu, à savoir un asile de fous. Menée de mains de maîtres par une équipe venue pour s’amuser et tout se permettre (Brad Falchuck et Ryan Murphy soufflent toujours de leur autre série, Glee, alors que James Wong revient à ses premières amours), le show permet à la formidable Jessica Lange de revenir sur le devant de la scène, plus sexy que jamais malgré son âge avancé. Entourée par une multitude d’autres acteurs plus convaincants que jamais (Zachary Quinto – le “méchant” Silar de Heroes – Evan Peters, Joseph Fiennes, Lily Rabe, etc.), Lange sait rendre obsédante cette terrifiante confrontation entre le bien et le mal, et plus généralement entre la foi et le désespoir. A voir, ne serait-ce que pour l’excellent double épisode avec Franka Potente qui incarne, croyez le ou non, Anne Frank.

02 Scandal02) SCANDAL – saison 2

Qui aurait pu croire, il y a quelques années, que la créatrice de Grey’s Anatomy puisse nous pondre une série qui soit juste fascinante ? C’est pourtant chose faite avec Scandal, qui m’avait déjà plutôt convaincu avec une première saison courageuse et extrêmement bien menée, et dont la deuxième saison vient confirmer tout le bien que j’en pense. Série d’avocats sans procès (et rien que ça, c’est déjà un tour de force), Scandal s’intéresse à l’équipe de Olivia Pope, ancienne chargée des relations publiques du président des Etats-Unis et prête à tout pour éviter le scandale à ses clients. On pourrait croire que l’on va voir une énième tentative de série sur des avocats qui passent régulièrement la ligne blanche, mais Scandal met aussi en place une intrigue romantique comme Shonda Rhimes sait si bien les faire et qui va avoir de sérieuses répercussions sur l’ensemble du show. On ne tarde pas, en effet, à comprendre que notre charmante héroïne était aussi la maîtresse du président lors de son élection. Une petite donnée qui peut tout faire basculer… Et pour cette deuxième saison, la série affirme son virage paranoïaque en nous plongeant dans un feuilletonnant étourdissant, orchestration savoureuse d’un véritable ballet sur tout ce qu’on ne nous dira jamais sur la maison blanche. Alors certes, la réalisation n’est pas franchement innovante (mais tout à fait à la hauteur malgré tout) et certains acteurs ont la larme un peu facile, mais rien de tout cela ne viendra gâcher ce qui se révèle, contre toute attente, être l’une des meilleures surprises de ces deux dernières années.

01 Boss01 ) BOSS – saison 2

Et enfin, ce n’est pas une surprise, la série qu’il fallait regarder lors de ce premier trimestre de la saison 2012-2013, c’est bien évidemment la saison 2 de Boss, extraordinaire show sur un maire atteint par la maladie mais qui veut toujours contrôler d’une main de fer la ville la plus corrompue des Etats Unis, Chicago. Scénario finement ciselé, réalisation d’une simplicité fascinante, acteurs profondément investis, il n’y a strictement rien à jeter dans ce programme plus qu’original de la chaîne Starz. Dommage que le public américain n’ait pas suivi, dommage aussi que la série coûte cher à la production, dommage donc que le show s’arrête après seulement deux saisons. Croisons les doigts, des discussions sont en cours pour la mise en production d’un unitaire qui viendrait conclure les dernières storylines.

 

Voilà, maintenant vous savez ce que vous devez regarder pendant vos vacances, ou du moins vous avez de quoi discuter à table si votre jeune cousin se met à parler séries US !

Rendez vous très prochainement pour faire un petit point… sur les séries françaises de ces derniers temps ! (car oui, autant vous le dire tout de suite, les épisodes de séries diffusés sur la télé US ou anglaise la semaine prochaine, ça se compte sur les doigts de la main…)

 

 

Cette deuxième semaine de la rentrée télé US la joue encore relativement tranquille par rapport à tout ce qui va tomber la semaine prochaine. Profitons en pour dire au-revoir à quatre sympathiques petites séries, avant la grosse fournée de nouveautés.

Au rayon des news de cette semaine, on va essayer de faire vite ! Alors, depuis dimanche dernier vous pouvez retrouver sur les écrans US la diaboliquement compliquée Boardwalk Empire, en route pour une troisième saison. Pour rigoler, tournez vous donc plutôt vers les retours de The Office et Parks & Recreations, accompagnées de leurs petites soeurs Saturday Night Live Weekend Update Thursday (ce n’est pas tout à fait une série, mais bon, comme c’est bien, autant vous en glisser un mot !) et Up All Night qui fait un retour des plus réjouissants (Christina Applegate + Will Arnett = que du bonheur.) La Fox nous propose de reprendre les aventures de Bones - mais vu que je ne regarde pas, je n’ai rien à en dire ! Et enfin, Syfy nous fait plaisir avec le retour de Haven, série devenue tellement compliquée que le previously du pilote dure presque quatre minutes !

C’est marrant, mais le départ définitif de Weeds n’a pas fait pleurer beaucoup dans les chaumières… La saison deux de Wilfred m’a tout l’air d’être passée totalement inaperçue… et qui se souvient encore de Royal Pains (à part les spectateurs américains ?!)

Comme chaque année, Leverage se fait une petite pause au milieu de sa saison (ah les plaisirs des séries diffusées sur TNT…) Et comme chaque année, on me demande si vraiment ça vaut le coup de regarder… “ça.” Du coup, il est peut-être temps de faire un petit point : Leverage est une série sur des arnaqueurs qui aident les pauvres et s’en prennent aux riches. En gros, c’est Robin des Bois dans Ocean’s Eleven. Il n’y a quasiment pas de feuilletonnant, pas de high concept, c’est un vrai formula avec des codes scénaristiques qui se répètent, et ce n’est pas spécialement beau. En revanche, les personnages sont géniaux et fabuleusement complémentaires, les acteurs sont franchement à l’aise dans leurs rôles, les scénarios sont très inventifs et malicieusement roublards et c’est vraiment rare de s’ennuyer au cours d’un épisode. Cette cinquième saison ne change pas la formule et reste toujours aussi bien ficelée – la seule prise de risque étant de mettre sur le devant de la scène des personnages autrefois un peu plus en retrait auparavant (Eliot et Parker principalement.)

Final Score : 3.5/5

Leverage ne changera pas votre vie, c’est sûr, mais voici une série suffisamment bien foutue pour pouvoir la regarder avec n’importe qui à n’importe quel moment. Et pour tous les auteurs, jetez un oeil à la complémentarité des personnages, c’est une vraie leçon !

Vous vous souvenez de Rachael Leigh Cook ? Mais si, l’héroïne de magnifique film Elle est trop bien et de… heu… oui, bon, ok, elle n’a pas eu la plus grande carrière du monde, mais ce n’est pas une raison pour bouder son retour dans une série policière à concept puisque le héros s’avère être un schizophrène paranoïaque qui voit des personnes qui n’existent pas. Ça vous en bouche un coin, hein ? Ah, vous sentez le coup fourré, genre ce mec est prof dans une fac mais assez curieusement il va toujours se retrouver à bosser pour le FBI et son histoire d’amour avec Rachael ne va jamais être assumée parce que de toutes façons il aime une autre femme dont on sent qu’elle a disparu ? Oui, bon ok, vous avez raison. Est-ce une raison pour bouder Perception ? Et bien… oui. La série propose un pilote relativement réussi et un deux épisodes de fin qui approfondissent le personnage. Au milieu, on aura brassé pas mal de vent, sans grande qualité. Ma perception de Perception ? Re-regardez plutôt Elle est trop bien (ou les épisodes de Dawson’s Creeck avec Rachael…)

Final Score : 2/5

Les acharnés regarderont le pilote et les deux derniers épisodes, histoire de voir comment on traite la schizophrénie paranoïaque à la télé US. Les autres passeront leurs chemins. Les fans de Rachael Leigh Coock se poseront sans cesse des questions sur ce petit bout de femme qui a l’air construit tout bizarrement. Mais personne ne devrait vraiment être accroc à ce cop show de plus.

C’est déjà la fin de la première partie de la quatrième saison de White Collar, série dont on ne pouvait prévoir la longévité au vu de son concept délicieusement ringard : un voleur et faussaire travaille pour un service spécial du FBI histoire de racheter sa peine. Et pourtant, il faut bien avouer qu’avec ses acteurs sympathiques, sa mise en scène léchée, et ses scénarios assez tordus, le show fait toujours mouche. Cette année, les scénaristes s’intéressent au passé de leur héros et creusent le mystère de ses origines. Alors oui, on perd en crédibilité ce que l’on gagne en fun, mais au final White Collar s’avère toujours aussi agréable à regarder… A-t-on vraiment besoin d’en dire plus ?

Final Score : 3/5

White Collar n’est pas qu’un cop show parmi les autres, c’est le cop show le plus classe et le mieux sapé. On ne va pas faire démarrer à la quatrième saison ceux qui n’ont jamais regardé, mais les autres peuvent regarder sans souci cette quatrième saison qui s’avère, pour l’instant, des plus amusantes.

Le dernier départ de la semaine, c’est celui de la délicieuse Awkward, série ado estampillée MTV typique de la programmation culottée de la chaîne ces dernières années. Pour cette deuxième saison, le sujet principal de la série reste l’amour mais cette fois sous l’angle de quel garçon choisir… Une situation qui ne nous est pas forcément arrivé à tous mais qui reste traitée de manière absolument hilarante par des scénaristes qui n’hésitent pas à pousser jusqu’au bout la logique (parfois absurde) des situations. Les acteurs surjouent un peu, mais Ashley Rickards porte la série à bout de bras et assure comme une reine chaque passage comique. Son personnage est un peu tête à claque parfois et on a envie de la baffer par moment cette petite brune renfermée sur elle-même alors qu’elle a tout pour être heureuse, mais cool, les scénaristes s’en chargent pour nous. Et du coup, encore une fois, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5

Si vous n’avez pas vu la saison 1 d’Awkward, courez la regarder. Si vous n’avez pas encore vu la 2, vous savez ce qui vous reste à faire. Et si vous êtes absolument, totalement, définitivement réfractaire à la comédie et/ou aux séries pour ados, qu’est-ce que vous faites encore ici à lire cette critique ?

La première nouveauté de la semaine, c’est donc The Mob Doctor, diffusée sur la Fox. Adapté d’un récit autobiographique italien d’un vrai chirurgien qui travaillait pour la mafia, la série nous fait d’office l’affront de nous mettre la très mignonne Jordana Spiro dans le rôle titre ce qui, certes ravi les yeux, mais donne déjà un grand coup dans la crédibilité de l’ensemble. Il est d’ailleurs assez marrant de reconnaître, tout au long du pilote, des têtes de seconds rôles souvent vus, comme si la série était allée faire la poubelle de ses concurrentes pour trouver ses comédiens… Et il faut bien avouer que ce premier épisode n’a pas grand chose pour nous prendre aux tripes : les intrigues à l’hôpital sont assez clichées et lassantes, et toute la partie mafia se veut tellement intelligente et originale qu’elle en devient totalement irréaliste. Bref, pour l’instant, vous pouvez franchement vous en passer.

Mon Pronostic : la série n’est pas géniale, le concept n’est pas super fort, et de toute façon le show est diffusé sur la Fox : la série sera annulée avant la fin de sa première saison !

L’autre nouveauté de la semaine, c’est pas de la gnognote mon bonhomme. C’est une série qui va t’en mettre dans la gueule avec J.J. Abrams à la prod, Eric Kripke (Supernatural) au scénario, et Jon Favreau (Iron Man) à la réalisation. Et en plus, y a deux héros bien gaulé – une fille et un mec – qui aiment tirer à l’arc parce que depuis Hunger Games c’est redevenu à la mode. Alors voilà, je te fais le topo, d’un coup dans le monde entier y a plus d’électricité, tous les appareils ils s’arrêtent, mais y a un mec qui l’avait prévu. Après zou, je te saute quinze ans dans le futur, et là le mec il s’occupe d’un bled, mais y a les méchants de la milice qui viennent le chercher pour lui poser des questions. Tu sais qu’ils sont méchants parce qu’ils ont volé les lunettes et la veste de Néo de Matrix, vu qu’il s’en sert plus. Après, le mec il veut pas suivre les méchants, alors son fils il intervient, après ça se bat, après les méchants ils tuent le mec, ils prennent son fils, et pendant ce temps sa fille qui est l’héroïne bien gaulée dont je te parlais, elle arrive et elle est triste. Alors elle va aller chercher son père correction (merci Cédric) : son frère, vu que son père, ben il est mort, mais d’abord elle va chercher son oncle qui est le patron d’un bar mais aussi un ninja de la mort qui tue que t’y croyais pas parce qu’il avait l’air toujours bourré le mec. Ah ouais, et aussi, la mère de la fille, ben c’est Juliette de Lost, mais bon là elle est morte. Et puis y a un barbu, avant il était millionnaire et il avait un hélicoptère parce que tu vois il travaillait pour Google mais maintenant ça sert plus à rien et les enfants ils savent même pas ce que c’était internet. Ah ah ! C’est drôle hein ?! Bon alors, vu comment ils y ont mis le paquet, tu y crois que ça va devenir la série à suivre, Revolution ? Réponse : non.

Mon Pronostic : après l’embrouille Alcatraz l’année dernière, et même si je veux bien croire à tout le talent de Eric Kripke, je ne crois pas que public va se faire avoir une nouvelle fois. Revolution a bien démarré mais je mise sur un effondrement tout au long de la saison et une annulation à la fin de l’année. Parce que même NBC ne pourra pas soutenir un tel projet jusqu’au bout, si ?

PS : après avoir vu le deuxième épisode, je sais exactement à quoi sert Revolution : vous occuper pendant une session de sport. Même si vous avez la tête ailleurs, si vous parlez à votre voisin ou si vous vous focalisez à battre votre record, vous ne vous perdrez jamais dans cette série dont on attend tranquillement que les rebondissements, prévus à l’avance, arrivent, tout en sachant qu’il n’y aura pas de vraie surprise avant… pfiou… la fin de la saison.

Exceptionnellement, vu le programme particulièrement chargé de la semaine prochaine, on se retrouve une première fois jeudi soir (si tout va bien) puis à nouveau dimanche soir pour parler au total de trois fins de saison et de pas moins de onze nouvelles séries ! Ca y est, la rentrée démarre !

Tweeter, Tumblr et maintenant ce blog : il faut le reconnaître, B. a parfaitement su me convaincre de me lancer dans le monde merveilleux du social networking (un peu sa passion officielle depuis 2002.) Quand elle vient dormir à la maison, je me propose donc de lui faire découvrir le monde merveilleux des séries télés (un peu ma passion officielle depuis… pffiouuu, Dr Doogie ?) Le problème, c’est qu’en cette période de disette estivale – et étant donné que j’ai pas vraiment le courage de reprendre une série qui ne m’aurait pas particulièrement convaincue depuis le premier épisode – je n’ai vraiment pas grand chose sous la main. Un rapide tour d’horizon sur les nouveautés me fait que m’atterrer : cop show, cop show, cop show et… tiens une série tirée d’un roman de Stephen King (Colorado Kid) qui pourrait être sympa. D’autant plus qu’on a passé l’après-midi à jouer à Alan Wake et qu’on est donc déjà plutôt bien dans l’ambiance.

Désolé, mais là je dis NON pour le logo.

Désolé, mais là je dis NON pour le logo.

Je mise pourtant sur des valeurs sûres : la série passe sur Syfy, sans doute la chaine qui m’a le plus surpris ces dernières années, l’introduction met en place une agent du FBI qui est “ouverte aux possibilités” (comprendre qu’elle croit au surnaturel) et la petite ville qui nous est présentée ensuite a tout de la bourgade américaine dans laquelle il va se passer quelque chose de très sale (genre un gros brouillard qui tue les gens.)

Tu l'as voulu ton brouillard tout moche en 3D parce qu'on n'a pas d'argent, tu l'as !

Le problème c’est que les choses vont vite se gâter. Syfy n’a clairement plus d’argent à mettre dans de nouvelles séries (il faut dire qu’ils vont diffuser cette tuerie sans nom qu’est Sharktopus) et lorsque les premiers effets spéciaux arrivent on se prend dans la gueule une grosse dose de laideur assez exceptionnelle, un peu comme un syndrome de Stendahl inversé. Le scénario -ultra classique – ne vient pas arranger les choses : notre agent du FBI qui veut y croire se retrouve à enquêter avec un policier qui trouve des explications rationnelles à tout, alors qu’il ne ressent aucune douleur et qu’il se passe tout de même pas mal de trucs cheloux avec la météo. Je vous le donne dans le mille, la solution c’est qu’une des habitantes de la ville est assez conne pour se faire manipuler par les hommes qui l’entourent et lui volent son fric et qu’elle contrôle le temps qu’il va faire sans s’en rendre compte (d’où tempête de grêle et autre rafale de vent insupportable.) B. me fait même remarquer que c’est bizarre que la banquière de la dite bonne femme donne deux millions en cash à son manipulateur de boyfriend, mais je lui rétorque que ça va, on sait pas comment ça se passe vraiment aux Etats Unis (mon excuse ultime.)

Je suis assez fier d’avoir cloué la bouche de notre blogueuse experte en lui annonçant au fur et à mesure le déroulement des huit dernières minutes du pilote – avec l’aide précieuse de mon coloc. La petite agent du FBI trouve une bonne raison de rester dans le bled (oh là là, en fait je suis orpheline mais je trouve une vieille photo dans le journal local avec une femme qui me ressemble dessus.)

Qui trouve que la fille de gauche ressemble à la fille de droite?

Il faut aussi lancer un épais mystère qui va faire office de fil rouge pendant toute la saison, alors là on nous cale un coup de fil avec le boss de l’héroïne. Et comme on a déjà vu avant qu’il était filmé en gros plan et avec peu de profondeur de champ pour qu’on ne situe pas l’endroit où il se trouve, on devine aisément qu’il est dans la ville et qu’il surveille notre championne.

Je suis le méchant mystérieux AKA le boss de l'héroïne.

On s’est juste planté sur la phrase de fin : il raccroche, compose un autre numéro (mystérieux lui aussi parce que bon faut qu’il y ait plein de mystères), on pensait qu’il allait dire “she knows” alors qu’en fait il dit “she’s staying.” Petite erreur pas fatale pour deux sous vu qu’on était bien fatigué.

Tellement fatigué d’ailleurs que B. s’était déjà endormie et ressemblait à une peluche de lapin rose dans son sweat tout doux de American Apparel venu du Canada. Alors que mon coloc et sa copine se décident à regarder le deuxième épisode, j’avoue que j’hésite un bon moment – une clope complète, histoire d’au moins regarder l’intro. L’histoire semble tourner autour d’une grosse boule de pierre qui défonce un bar, un point de départ rigolo mais qui ne me fait pas fantasmer outre mesure.

Tiens, une grosse boule.

Je décide donc de réveiller B. et de l’envoyer se coucher. Mais comme elle veut me prouver qu’elle peut s’intéresser aux séries, elle me demande de lui mettre autre chose. Ok ma grande, cette fois je te sors du lourd : Five Daughters, petite série anglaise en trois épisode que j’ai pas mis tout à l’heure parce que ça a l’air d’être glauque et de faire peur et que la copine de mon coloc, si elle voit ça, elle va pas en dormir pendant trois jours.

Mais comme ce post est déjà trop long, vous allez attendre demain pour savoir si cette fois j’ai réussi à convaincre B. que les séries, ça déchire.