Tag Archive: Hot in Cleveland


Petite semaine au royaume de la série. On se remet tranquillement de thanksgiving et on commence à préparer les festivités pour Noel. Sur NBC, on nous présente un Saturday Night Live spécial Noel… pour fêter la mise en place du sapin du Rockfeller Center. L’occasion de revoir de nombreux vieux sketchs autour de Noel mais surtout de voir la tête de certain comiques jeunes (oui, spéciale dédicace à toi Adam Sandler.) En clair, la télé américaine nous dit d’aller acheter nos cadeaux de Noel tout en se réservant les siens pour les semaines à venir…

Il faut bien le reconnaître, peu de série arrive à conserver un certain niveau d’excellence au fil des années. Leverage, de retour pour la suite de sa cinquième saison, confirme une fois de plus son énorme potentiel de série de casse, sur un groupe d’arnaqueur qui doit voler des choses de plus en plus absurdes. Au coeur de ce grand retour, le groupe doit donc voler… un immense supermarché qui menace les petits commerces d’une charmante bourgade. Gauchiste, Leverage ? En tous cas sérieusement critique envers l’ultra-capitalisme de sa grande nation, et ça, ça fait déjà du bien !

L’autre retour de la semaine, c’est celui du duo de sitcom Hot in Cleveland et Happily Divorced, sur TV Land, deux sitcoms fondamentalement atroces, et qui pourrait faire renoncer au rire la plupart d’entre nous.

Enfin, le départ de la semaine, c’est celui de Treme qui vient d’achever sa troisième saison sur des scores totalement oubliable, alors que la série conserve ses défenseurs qui assurent que le rythme (principale faiblesse du show) s’est grandement amélioré sans pour autant sacrifier au ton très particulier. Je ne sais pas, je n’ai pas vu…

Mais LA grande bonne nouvelle de la semaine, c’est celle surprise du retour au boulot de Veena Sud, Dawn Prestwich et Nicole Yorkin, soit la showrunner et les executive producers d’un certain show nommé… The Killing. On attend toujours l’annonce officielle d’une troisième saison par AMC, mais on sait d’ores-et-déjà que Netflix a passé un accord avec le network pour financer le show…

Pour trouver un peu de nouveauté, il fallait donc se rendre de l’autre côté de l’Atlantique pour The Secret of Crickley Hall diffusée sur la BBC. Bon ok, cette mini-série a déjà démarré la semaine dernière et se conclura la semaine prochaine, mais bon quand on est à court de nouveautés, il faut bien parler de quelque chose ! Alors de quoi s’agit-il ? D’une mini-série très angoissante sur une famille qui a perdu un enfant et va vivre dans une grande et vieille maison. Pas de bol, celle-ci est hantée par des orphelins mort lors d’une inondation pendant la deuxième guerre mondiale. Et ça fait peur docteur ? Ben pas vraiment en fait. Tiré d’un roman à succès de James Herbert, le show peine à éviter les poncifs et est achevé par une réalisation qui est obsédée par filmer le vide, l’étrange absence, au point d’en perdre toute la signification première. En clair, mis à part votre grand-mère, vous aurez bien du mal à trouver quelqu’un qui sursautera à la vue de ces épisodes…

Revolution nous quitte ! Quoi ? La patate chaude de J.J. Abrams serait-elle déjà annulée ? Non, non, loin de là, la série tire juste sa révérence pour les vacances en s’offrant un “fall finale” lourdement médiatisé aux Etats-Unis. C’est que, il faut le rappeler, le show conçu par Eric Kripke (autrement énorme sur Supernatural), fait carton plein chez les américains, surtout depuis que l’audimat prend en compte tous les écrans (vod, internet et cie.) Descendue en flèche dans notre fière gaule, la série commence à s’attirer un peu les faveurs de critiques de sites geek américains qui commencent à voir se dessiner un vrai univers. Ce premier “run” de dix épisodes étaient en effet marqué par une intrigue principale un peu pourrie puisqu’il s’agissait de partir à la recherche d’un petit frère passablement énervant, donnant lieu à des épisodes dont le seul but était de savoir qui allait être le monstre de ces quarante-deux minutes. Mais après avoir tranquillement installé ses personnages, réussi à crédibiliser le côté ninja du tonton barman qui se bat à l’épée, et surtout mettre en place la genèse de son monde, Eric Kripke a maintenant les mains libres pour vraiment s’amuser et emmener la série là où on ne l’attend pas. Souvenons nous de son tour de force sur Supernatural, banale copie d’X-Files devenue le lieu de toutes les expériences scénaristiques, et croisons les doigts pour la suite de Révolution. Il serait temps que le show porte enfin bien son nom.

 Serait-on toujours plus dur avec les séries produites dans son propre pays ? Plutôt pas mal taclée par la presse anglaise, Secret State reste, selon moi, l’une des meilleures mini-séries politique à ce jour. En quatre épisodes savamment orchestrés, le show fait le tour des questions qui obsèdent ceux qui atteignent le pouvoir. Doit-on travailler pour ses électeurs ou pour ses amis ? Pour ceux qui vous ont fait élire, ou pour le peuple tout entier ? Peut-on mentir, mener un secret d’état, pour protéger une nation ? Faut-il forcément suivre les règles du jeu de la politique internationale pour faire sa place ? Quel rôle peut-on laisser à l’armée (et aux services secrets) pour assurer la sécurité de tous ? Impossible à raconter tant son scénario est complexe (on rappellera juste qu’il s’agit de l’accession au pouvoir d’un naïf homme politique suite au décès du premier ministre), Secret State déroule une intrigue obsédante dont le final sonne comme un coup d’éclat. Le tout dernier discours est peut-être un poil trop didactique, mais la série réussie ainsi à poser de vraies questions. Et ça fait longtemps qu’on ne s’était pas autant amusé dans un show qui nous fait autant réfléchir.

Allez, à la semaine prochaine, avec peut-être (enfin !) le top 10 des séries qu’il fallait regarder lors de ce premier trimestre de la saison !

Cette semaine, la résolution du meurtre de Rosie Larsen s’est fait tirer la bourre par un groupe de jeunes filles pendant qu’on s’assassinait à tour de bras chez les Borgias. Bref, c’était la dernière semaine de transition avant que tous les programmes de l’été ne se mettent en place. Et l’occasion de découvrir que les acteurs québécois commencent à envahir les programmes US…

Au rayon des petites news, on notera la fin du duo Nurse Jackie & The Big C qui ne semble pas plus avoir enchanté la critique que le public. Les deux séries seraient-elles fatiguées ? A vous de me le dire… On ne regrettera pas, en revanche, le départ de l’ultra-timorée The Client List qui voyait Jennifer Love Hewitt interpréter une prostituée capable de résoudre les problèmes de tous les couples en crise (sans même avoir à coucher avec ses clients !), ou de l’effroyable How to be a Gentleman, sitcom purement honteuse dont la chaîne se débarrassait des derniers épisodes dans la case maudite du samedi soir.

C’est plutôt du côté des retours qu’il y avait quelques bonnes surprises. On passera sur The Exes, qui malgré son lot d’acteurs sympathiques, s’avère être une sitcom lourdingue et peu drôle, et on se penchera du côté de Wilfred, l’homme chien qui parle à Frodon (tout un concept !) A noter aussi le retour de Futurama, qu’on ne présente plus, ainsi que de Falling Skies, la série présentant de fiers américains luttant pour survivre après une invasion extra-terrestre. La première saison était franchement décevante, la deuxième démarre assez fort pour nous y faire croire à nouveau…

Aie aie aie ! Difficile d’être convaincu par la première nouveauté de la semaine, Hollywood Heights. Bon, il faut préciser qu’il s’agit d’un programme un peu particulier, non seulement car c’est une des très rares séries live à être diffusée sur Nickelodeon (dans la partie Nick at Nite), chaîne autrement spécialisée dans les programmes pour enfants ; mais aussi car il s’agit d’un soap, d’un vrai – comprendre par là qu’à la différence de Dallas ou Desperate Housewives, Hollywood Heights est diffusée tous les soirs de la semaine, pour un totale de 90 épisodes pour cette première saison. C’est donc plus à rapprocher d’une sorte de Plus Belle la Vie à Hollywood, ou même – pour les connaisseurs – à une vraie telenovela (la série est d’ailleurs adaptée d’une d’entre elles.) Le gros, gros, gros problème d’Hollywood Heights est qu’il est totalement impossible de s’identifier à l’un des personnages. Entre le chanteur beau-gosse mais con comme la lune, l’acteur dépravé (ah ben si, il met de la vodka dans son jus d’orange), la top model en pleine crise amoureuse, la blondasse stupide qui fait rien qu’à dire à son père que d’abord elle fait ce qu’elle veut, ou encore les deux héroïnes qui forment le tandem classique de l’hystéro sans talent qui accompagne la jeune fille sage super douée, on fait face à une galerie de clichés, d’archétypes préhistoriques, mais pas à de vrais personnages en plusieurs dimensions. Du coup, autant vous l’avouer, je n’ai pas eu le courage de regarder plus loin que le premier épisode. Il faut dire que, comme pour tous les vrais soaps, le programme ne peut pas trop compter sur sa réalisation sans le sou ou ses scénarios ultra bavards pour tenter de rattraper le coup. Nickelodeon joue beaucoup en programmant ce show d’un autre genre, tente une expérience culottée… mais malheureusement de mon côté, je dirai simplement stop.

La deuxième nouveauté de la semaine n’a en réalité pas grand chose de nouveau. Avec The Soul Man, Cedric the Entertainer, célèbre acteur de comédie black, propose une sitcom à l’ancienne, extrêmement communautariste et au final franchement désespérante. Fallait-il en attendre plus d’un spin-off de Hot in Cleveland, autre sitcom diffusée sur TV Land, et qui ne fera rire que… heu… non je trouve pas. L’histoire de ce chanteur de R’n'B qui devient pasteur et qui découvre que c’est dur parfois mais heureusement toute sa famille est là pour l’entourer – barfff, ça y est je me suis endormi. Oui, bon, à l’extrême limite, y a des scènes de gospel pour ceux qui adoreraient vraiment ça… mais franchement…

Ok, ok, c’est vrai, on avait bien envie de se moquer de la troisième (et dernière) nouveauté de la semaine. Il faut dire qu’avec son titre très culcul, Baby Daddy ne laissait pas espérer grand chose, d’autant plus qu’il s’agit d’une sitcom pour ABC Family, chaîne pas vraiment spécialisée dans ce format ou alors plutôt propice à nous vendre des programmes franchement pas folichon (si vous avez le courage, jetez un oeil à Melissa and Joey pour comprendre.) Première surprise : on retrouve dans le rôle principal Jean-Luc Bilodeau, un acteur québécois qui a déjà à son actif une série diffusée sur les ondes US puisqu’il interprétait le rôle du petit frère dans Kyle XY. Jean-Luc nous faisait déjà rire à l’époque et il faut avouer qu’il fait preuve d’un certain talent pour la comédie lors de ce pilote. C’est aussi l’occasion de retrouver Chelsea Kane, sympathique petite actrice qui a surtout fait des seconds rôles dans des séries Disney et a apporté une touche de méchanceté dans la dernière saison de One Tree Hill. Alors certes, impossible de ne pas la comparer à Kaley Cuoco de The Big Bang Theory tant leurs rôles sont – en apparence – proche, mais la petite Chelsea s’en sort finalement pas si mal.

Non seulement contente d’avoir des acteurs investis et franchement à la hauteur, Baby Daddy raconte aussi une histoire plutôt touchante, celle d’un jeune homme qui découvre un beau matin qu’il est papa alors que la mère de sa petite fille lui abandonne le bébé sur le pas de sa porte. Ça pourrait être lourd et poussif, tirer la larme facile, ça la joue au final plutôt Jude Apatow, avec ses qualités et ses faiblesses. Ainsi, l’interminable scène où le héros tente de faire manger sa fille est assez inutile, mais la mise en place des différentes relations entre tous les personnages s’avère plutôt sensible et maligne. Au final, ce pilote s’avère franchement réussi et, si on le compare aux autres pilotes de sitcom lancées ces dernières années, fait partie du très haut du panier. Mais comme avec toutes les sitcoms, c’est sur la durée que Baby Daddy doit prouver son intérêt. En tous cas, moi, je lui souhaite bonne chance.

Ah là là, on s’est bien étripé chez les Borgias cette année ! Coucheries, manipulations, trahisons, meurtres, complots politiques et grosses batailles rangées font toujours le charme de cette série historique dans la droite lignée des Tudors (il s’agit d’ailleurs de quasiment la même équipe aux manettes, à l’exception notable du showrunner.) Si Jérémy Irons se montre toujours autant en demi teinte dans le rôle du pape Rodrigo Borgia, la petite Holliday Grainger s’affirme nettement en Lucrecia (nul doute qu’elle va faire tourner les têtes après la série), tout comme François Arnaud (Cesare), un petit québécois (un autre donc !) qui fait son bout de chemin. Mais la palme revient indubitablement à l’excellent Michel Muller, terrifiant et dégueulasse Charles VIII absolument génial. Au niveau du scénario et de la réalisation, la série reste dans la droite lignée des bases posées l’année dernière – ce n’est donc pas forcément exceptionnel mais le tout reste d’un bon niveau. Bref, les amoureux de programmes historiques pourront se régaler, ainsi que tous ceux qui apprécient les histoires de quête du pouvoir.

Final Score : 4/5

Honnête jusqu’au bout des ongles, The Borgias ne révolutionnera pas la télé mais offre un programme suffisamment de qualité pour enchanter tous ceux qui se laisseront embarquer par cette famille franchement particulière !

S’il y en a qui ont secoué l’Amérique dans le paysage audiovisuel ces derniers temps, c’est bien les filles de Girls, et notamment Lena Dunham, nouvelle it-girl du scénario qui vole ainsi la place de Diablo Cody. En France, les critiques sur la série sont pour l’instant plus mitigée. Pourquoi ? Il me semble que tout est une question de cible. Si, en France, on cherche à produire des programmes qui parlent au plus grand nombre, qui peuvent rassembler un maximum de personnes, les américains, eux, misent depuis longtemps sur une segmentation du public et cherchent à toucher en priorité une certaine cible. Girls en est, à mon avis, une figure exemplaire : si la plupart des filles de vingt à trente ans que je connais se sont senties immédiatement touchées par la série, les garçons restent plus dubitatif, tout comme les tranches d’âge supérieures qui ne semblent pas se reconnaître dans la série. Il faut dire que si les quatre héroïnes principales sont plutôt bien conçues et réfléchies, les personnages secondaires – en particulier les garçons – sont franchement taillés à la serpe et ont bien du mal à sortir des stéréotypes dans lesquels Lena Dunham semble les ranger (le gay, l’artiste incompris, le bouffon de service, le gentil garçon en crise bad guy.) Les scénarios eux-mêmes regorgent de trouvailles, de scènes franchement réussies, de dialogues percutants, mais le tout ne s’inscrit quasiment jamais dans une quelconque dramaturgie ce qui, certes, donne une impression de réalisme, mais laisse sur le bord de la route toutes celles et ceux qui ne se font pas uniquement embarquer par les personnages. Soyons clair malgré tout : Girls reste une très bonne série, magnifiée par une réalisation et une mise en scène quasiment toujours parfaite. Pour sa cible, elle sera immanquable, pour les autres elle nécessitera certainement plus d’effort pour aller jusqu’au bout.

Final Score : 5/5 pour la cible (les filles de 18 à 35 ans je pense !), 3.5/5 pour les autres.

Girls est, à mon sens, un pur produit de cible qui atteint totalement ses objectifs, toucher les jeunes femmes. Mais sa protagoniste principale plutôt insupportable et ses scénarios mou de la structure viendront sabrer le bonheur des autres. Tout est là, à mon sens : êtes-vous touché par le personnage de Lena Dunham ? Si oui, vous serez conquis, sinon il vous restera quand même une série magnifiquement réalisée et quelques scènes de comédie absolument jouissive.

La question n’est plus de savoir si le “remake” est aussi bon que l’originale danoise : cette version US de The Killing se pose comme étant – de loin – la meilleure série de cette année. Cette deuxième saison, qui creuse plus en avant dans les complexités politiques de la ville, garde toutes les qualités de la première, à savoir une réalisation irréprochable, des acteurs excellents, et surtout des personnages terriblement attachants et complexes qui font tout le sel de la série. Car si la découverte du meurtrier de Rosie Larsen reste la question centrale, c’est bien la trajectoire des différents protagonistes qui est véritablement hypnotique. Ainsi, même lorsque les scénaristes se permettent une sortie de route d’un épisode pendant lequel l’enquête n’avance absolument pas, on ne se sent pas du tout lésé car l’évolution des personnages, elle, est bien réelle. Plus une plongée dans l’âme humaine qu’une spectaculaire enquête policière, The Killing pose sans cesse la question non pas du meutrier mais bien de notre potentiel au mal, de la capacité de chacun à tomber dans les pires travers. Et s’offre, dans le tour de force final, une extatique réponse qui fait froid dans le dos.

Final Score : 5/5, voir un peu plus.

Absolument implacable, cette deuxième saison de The Killing fait de la série un évènement immanquable, avec une étude de personnages la plus riche vue depuis fort longtemps. Sachant toujours rester simple et accessible, le show prend le risque de ne pas chercher l’innovation ou la différence et s’appuie simplement sur des scénarios excellemment construits, une mise en scène et des comédiens formidables. Alors qu’on ne sait toujours pas si AMC va commander une troisième saison, on peut se tourner vers la version danoise dont la deuxième saison proposait une nouvelle enquête, alors que la troisième – elle aussi sur une autre affaire – va bientôt démarrer. Et si vous n’avez pas encore vu l’incroyable voyage de Murielle Enos et Joel Kinnaman, je vous laisse tranquille pour 26 épisodes qui risquent de vous marquer pour longtemps.

Allez, à la semaine prochaine, avec le retour très attendu de la série la plus AWKWARDDDD….

Ca y est, l’été est présent et le programme télé US se calme un peu avec les fins de saison… ou les fins de série tout court. Et on se réjouit de voir de nouveaux programmes arriver sur les écrans. Enfin, on se réjouit, ça dépend des fois…

Autant vous l’avouez tout de suite, non je ne dirai rien sur le finale de Game of Thrones et on ne s’étendra pas sur la série qui, de toutes façons, n’a pas besoin de mon avis pour s’attirer les faveurs du public. Je ne vais pas revenir non plus sur la fin des pitoyables Hot in Cleveland (mais comment diable cette sitcom dépassée peut plaire aux critiques américains ?) et Happily Divorced, tout comme il sera de bon temps de s’abstenir de critiquer la quatrième saison de l’effrayante The Secret Life of the American Teenager… qui en plus enchaîne directe sur sa cinquième saison dés la semaine prochaine.

Pretty Little Liars : notez le A en lettre de sang qui fait très très peur...

Je vais juste rapidement vous prévenir du retour de Pretty Little Liars, avec une reprise ma fois assez réussie et qui – on s’en doutait – complexifie à outrance la fameuse question centrale de la série, à savoir qui se cache sous le pseudonyme de A et s’amuse à effrayer ainsi nos petites héroïnes ? La solution donnée à la fin de la saison précédente est donc sacrément remise en question… Reprise aussi de Jane By Design, série très bof bof sur l’enfer de la mode ou comment une jeune lycéenne se fait embaucher par une terrible styliste qui la prend pour une adulte. Mou du genou et très consensuel, c’est un show pour les après-midi où il fait trop chaud, afin de s’endormir tranquillement après un saut dans la piscine (si vous pouvez faire ça, vous êtes vraiment des veinards.) On saluera le retour très réussi de Breckin Meyer et Mark-Paul Gosselaar (Zack de Sauvé par le gong, combien de fois faudra-t-il vous le redire ?!) dans Franklin & Bash qui reste le legal show le plus drôle du moment pour l’instant. Enfin, le concept de concierge medicine (fallait le trouver celui-là) continue son bout de chemin dans la quatrième saison de la très oubliable Royal Pains ou les aventures mirobolantes d’un médecin qui n’a rien à envier à McGyver. Par contre, on n’oubliera pas de jeter un oeil au retour de l’intrigante Necessary Roughness, série très inégale (comprendre parfois géniale et parfois totalement soporifique) sur une thérapeute qui pratique l’amour vache.

Forte d’une très bonne première saison en terme d’audience, mais aussi de critiques finalement enthousiastes (alors que le tout premier pilote avait été jugé comme le pire pilote présenté cette année là !), Teen Wolf revient en grande pompe sur MTV, s’offrant deux épisodes pour bien nous lancer dans l’action, mais aussi un nouveau générique… absolument magnifique. Une reprise fort sympathique qui creuse un peu plus les différences avec la grande soeur spirituelle qu’est The Vampire Diaries pour se concentrer sur un mode plus sombre, plus réaliste (oui, même avec des loup-garous !) et qui délaisse au maximum les intrigues romantiques. Bref, ça sent l’ado qui a les poils qui poussent et qui veut pisser partout pour marquer son territoire, et ça traite ce sujet de manière plutôt sympathique. Un indispensable de l’été à mon avis, surtout au vu de ce qui est diffusé à côté.

Aïe, attention ça fait mal et ça pique longtemps. J’attendais Longmire pour le retour sur nos écrans de Katee Sackhoff, inoubliable Starbuck de Battlestar Galactica, et certainement pas pour la série de romans policiers dont le show est inspiré. Et d’ailleurs l’inspiration, c’est bien ça le problème, tant Longmire ressemble à énormément de série policière sans aucune originalité. Cette fois, le cadre et l’attitude très western sont censés faire la différence, mais au final cela à revient à avoir un personnage de flic droit dans ses bottes aidé par son ami indien et sa jeune flicette bagarreuse - et oui, c’est presque le trio de Walker Texas Ranger ! Bon, je suis méchant, mais il faut avouer que le côté western est déjà joué – et avec un talent absolument imparable – dans Justified ; quant à Sackhoff, elle rigole comme une bêtasse et se montre particulièrement peu investie par ce rôle au demeurant déplorable. Enfin, la palme revient à Robert Taylor qui, dans le rôle titre, en fait carrément trop pour être crédible. Bref, c’était un pilote long, chiant, et tellement banal qu’on se demande bien comment la suite pourrait relever la pente. Ah, c’est dans ces moments là que Starbuck nous manque le plus !

Je ne suis pas un fin connaisseur de l’univers de Tron, du coup je me suis renseigné mais j’espère quand même que je ne vais pas trop dire de conneries. Apparemment, Tron : Uprising, cette version animée, qui vient de démarrer sa diffusion sur Disney XD (la version bad-ass de Disney Channel !) se déroule entre les deux films histoire de situer à peu près temporellement le schmilblick. C’est donc l’histoire de Beck, mais pas le groupe de musique, il s’agit ici d’un programme jeune et plein de vie, mécanicien, qui va peu à peu s’opposer au régime totalitaire que met en place le méchant Clu et qui va devenir le prochain Tron, c’est-à-dire la personna de la résistance. Ça a l’air compliqué comme ça, mais en réalité c’est très simple et suffisamment bien écrit dans les deux premiers épisodes pour qu’on puisse vite accrocher à cet univers sympathique et à ces personnages fortement charismatiques. Il faut dire que la série a une patte graphique vraiment très particulière qui souffre seulement du “syndrome du vide”, à savoir un net problème de foule lorsqu’il est censé y avoir du monde dans les parages. La musique est assurée par l’arrangeur des Daft Punk et on retrouve tout à fait l’esprit de la BO du film récent – pour ma part, j’ai bien cru au début que c’était les Daft Punk eux-mêmes qui étaient aux manettes. Au niveau des voix, on retrouve tout de même Elijah Wood, Mandy Moore, Emanuelle Chiriqui, le magistral Lance Henriksen (mais si, le protagoniste de la série Millenium de Chris Carter) et l’excellente Tricia Helfer (forever number six), bref du beau monde qui se prend totalement au jeu. C’est donc tout à fait réjouissant et on verra sur le long terme si c’est absolument génial…

Mon histoire avec Saving Hope est un peu particulière. La première fois que j’ai regardé le pilote, je rentrai d’une soirée plutôt très arrosé, un appétit de T-Rex dans mon ventre et le cerveau aussi fonctionnel  qu’une tablette tactile pour écrire un roman (allez-y, essayez…) Je me souviens que j’étais incapable de comprendre qui était l’héroïne, que je confondais quasiment tous les médecins et que je me demandais pourquoi la série se focalisait autant sur ce pauvre mec en costard et noeud papillon qui semble attendre désespérément qu’il se passe quelque chose. Et pour tout avouer, je n’avais même pas reconnu la sémillante Erica Durance, la Lois Lane transfuge de Smallville. Du coup, deux jours après, je m’y attelle à nouveau pour découvrir un show particulièrement propre… et particulièrement peu imaginatif. Saving Hope, puisque maintenant je peux le raconter, c’est donc l’histoire d’un couple de chirurgiens qui est sur le point de se marier mais qui ont un accident de voiture. Du coup, le monsieur devient un fantôme dans l’hôpital où celle qui aurait dû être sa femme continue d’officier. Enfin, un fantôme… plus ou moins vu qu’il est “seulement” dans le coma mais qu’il n’est pas encore mort. Alors oui, comme ça, ça peut paraître un poil original (mais ça a déjà été fait cette année, à l’envers, dans la pas très reluisante A Gifted Man), mais en réalité on fait face à un medical show de plus, avec des personnages bien creusés, une bonne ambiance visuelle, des intrigues secondaires poignantes (et bien morales), en clair quelque chose de déjà vu cent fois mais qui est fait dans les règles de l’art. Pas chiant, pas débile, pas condescendant, et pas original pour deux sous. La suite me fera peut-être changer d’avis, en attendant je crois que j’ai trouvé le show parfait à regarder quand tu fais du vélo elliptique.

Pour terminer, un petit mot rapide sur The Runaway, série anglaise enfin diffusée aux US sur la chaîne Ovation, un tout petit network qui “essaie” de faire dans la qualité. The Runaway date de 2011, est basé sur un roman de Martina Cole et apparemment cette mini-série de six épisodes, qui conte une romance maudite entre deux petits londoniens dans les années 60 et 70, serait une vraie bonne surprise. Qui sait, au vu du peu de programmes suffisamment intéressants diffusé cet été, il est possible que j’y jette un oeil et que je vous en parle un peu plus longuement une prochaine fois !

Allez, à la semaine prochaine avec… oh mon dieu, mais oui c’est eux, Bobby Ewing et J.R. ! Dallas, le comeback du siècle ? (de la décennie ? de cette année ? de cet été ?) Réponse dans une petite semaine !

httpv://www.youtube.com/watch?v=nCmPPEs6wN4

Ca fait tout juste une semaine que nous avons fait le tour de la rentrée hivernale des gros networks, et voilà que déjà deux grosses news viennent balayer les nouveaux plannings. C’est ABC qui donne le ton en décidant de lancer (enfin) son nouveau show avec Matthew Perry (le Chandler de Friends) : Mr Sunshine débarque le mercredi 09 février à 21:30 pour prendre la place de Cougar Town qui ne reviendra donc que le 20 avril. Du côté de NBC, c’est plus simple : la très peu intéressante Chase est mise en hiatus (comme on s’en doutait depuis un petit moment) et est remplacée… par des rediffusions d’un jeu (Minute to win it) !

httpv://www.youtube.com/watch?v=pYEeYnikbHs&feature=related

ABC Family revient hanter nos lundis soir avec, jusqu’au 28 mars, la saison 1B (les saisons sont découpées en deux parties sur cette magnifique chaîne…) de Pretty Little Liars, et la saison 4 de Greek (que vous devriez absolument regarder !!!) Ensuite, on switchera pour Secret Life of American Teenager saison 3B et Make it or Break it saison 2B. Ca va, vous arrivez à suivre ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=PfLPNkK-tyA&feature=channel

Showtime nous propose la saison 3 de Nurse Jackie suivie de la saison 3 de United States of Tara le lundi soir, mais c’est bien le dimanche qu’elle fait un beau carton avec la saison 4 de Californication, suivie de Episodes et enfin de Shameless (version US.) Et le 03 avril, elle tentera de “remplacer” les Tudors avec The Borgias, qui prend la place de Shameless et dont on attend beaucoup…

httpv://www.youtube.com/watch?v=yLpELwPhD3w

Syfy se contente vraiment de peu en nous proposant le remake peu convaincant pour l’instant de Being Human le lundi à 21:00 et la saison 3 de Merlin, déjà diffusée en Angleterre, le vendredi à 22:00… Mais à quand le retour de Stargate Universe ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=CWoLVWo_xVo

FX essaie de nous faire revenir un peu chaque soir : le mardi à 22h avec Lights Out (de plus en plus convaincante) ; le mercredi avec la saison 2 de Justified (à partir du 09 février, j’ai hâte !) ; et le jeudi avec la saison 2 de la très inégale série d’animation Archer qui ne convaincra définitivement pas tout le monde…

httpv://www.youtube.com/watch?v=6aF94huIfiU&feature=related

USA mise sur ses licences récemment couronnées de succès avec la saison 2 de White Collar le mardi à 22h ; la saison 2 de Royal Pains suivie de Fairly Legal le jeudi soir ; et enfin la saison 10 de Law and Order : Criminal Intent et la saison 4 de In Plain Sight le dimanche soir, à partir du 1er mai – les fans, prenez donc votre mal en patience…

httpv://www.youtube.com/watch?v=PZ5p18wIQEI

HBO ne vas pas vraiment combler nos attentes avec pour seule série la saison 5 de Big Love (le dimanche à 21:00) qui sera remplacée, le 17 avril, par la très attendue Game of Thrones. Miam…

httpv://www.youtube.com/watch?v=MsbtENOq8-g&feature=related

Dans le même genre, Starz s’occupe seulement du vendredi soir à 22:00, avec pour l’instant Spartacus : Gods of the Arena (kill them all, monsieur, kill them all) ; remplacée dés le 1er avril par Camelot qui n’est apparemment pas une reprise de la série française avec un K.

httpv://www.youtube.com/watch?v=t2podjmVdug

Enfin, AMC fait de même mais seulement à partir du 03 avril en nous proposant le dimanche à 22h la petite nouvelle The Killing. Mais heu, à la vue du trailer, je me demande vraiment ce qu’ils sont en train de nous pondre là…

httpv://www.youtube.com/watch?v=Nx7uOza64Es&feature=related

Pour en finir avec les plus gros des petits networks, sachez aussi que TNT a racheté les droits et propose donc la troisième saison de Southland, le mardi à 22:00, et qui me semble être à l’heure actuelle l’une des plus intéressantes séries de flics quand elle évite le gros pathos en fin d’épisode. MTV refait de la série et propose le lundi à 22:00 un remake assez curieux de Skins, qui hésite en reprise séquence par séquence et vrais épisodes originaux…

httpv://www.youtube.com/watch?v=9Ot4NHUmjbA

Pour le reste, dans le désordre : A&E propose Breaking Kings à partir du 06 mars, le dimanche à 22:00. Lifetime s’amuse avec la saison 5 de Army Wives dont je n’aurai jamais pensé qu’elle durerait aussi longtemps (le dimanche à 21h, à partir du 6 mars.)  DirectTV propose l’ultime saison de Friday Night Lights, le mercredi à 21:00. Cartoon Network anime le vendredi soir avec la saison 2 de Generator Rex et la suite de Star Wars : The Clone Wars. Comedy Central nous propose la suite de la saison 15 de South Park à partir du 27 avril (pff, c’est dans longtemps…) et le début de Workaholics dont on ne sait quasiment rien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=AVmq9dq6Nsg

Du côté des comédies un peu bidons sur des chaînes un peu bidons, on va retrouver sur TvLand la saison 2 de Hot in Cleveland et la nouvelle Retired at 35 le mercredi soir. Bet nous propose la saison 4 de The Game et Let’s Stay Together, le mardi soir. TvOne essaie nous convaincre de Love That Girl (saison 2) le lundi soir. Un peu hors-jeu, on citera tout de même deux belles nouveautés sur IFC : Onion News Network et Portlandia, le vendredi soir.