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Ca y est, la fin de la saison a commencé ! En route pour une semaine de folie au cours de laquelle on fera le bilan sur pas moins de 18 shows qui ont été diffusés cette année. On commence par les blockbusters ABC, un très bon dessin animé, et deux sitcoms au succès… contrasté.

revengeREVENGE (saison 2)

Regarder Revenge, c’est comme faire un tour sur un putain de bon rollercoaster : c’est totalement inutile, mais ça vous secoue dans tous les sens et vous procure des émotions (très) fortes. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, il s’agit d’un primetime soap, c’est-à-dire d’un show à intrigues à tiroirs dont l’exemple le plus parlant est Dallas. Ici, il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui revient dans la ville de son enfance, sous un faux nom, pour venger son père qui a été accusé à tort d’avoir commis un acte terroriste en faisant exploser un avion.

Après l’énorme succès surprise de l’année dernière (immédiatement copié par les autres chaînes, mais sans le même résultat), cette deuxième saison commençait plutôt mal en annulant purement et simplement les gros évènements du cliffhanger précédent. Quelques réaménagement de casting, des personnages un peu plus lisse (le jeune gay qui se tape une fille pour éviter les polémiques), et une intrigue qui arrive au kilotonne avec un vilain professeur de vengeance et un nouvel amoureux qui veut lui aussi se venger des méchants Grayson.

Mais fort heureusement, c’était pour mieux cacher les rebondissements explosifs qui surviennent par la suite, avec la découverte d’un terrible groupe nommé Initiative qui semble manipuler tout ce beau monde à un point encore plus énoooorme que les Grayson ! C’est donc partie pour 22 épisodes de folie, avec tellement de retournement de situations qu’il serait bien impossible de résumer tout ce merdier en quelques lignes. Et puis il y a le double épisode de fin, semblable à un triple looping vrillé du rollercoaster, et enfin, enfin, la fameuse révélation que l’on attendait tous et qui promet tout plein de changements pour l’année prochaine.

On peut tout de même se demander pourquoi Revenge cartonne autant alors que ses copies s’effondrent les unes après les autres. C’est à mon sens que le show repose sur une recette toute simple mais imbattable. Le premier ingrédient, c’est de rester perpétuellement branché sur ce sentiment si basique mais si terriblement compréhensible qu’est l’envie de vengeance. En appelant le spectateur à se confronter à ses tripes, à ses convictions profonde, Revenge va chercher là où ça fait mal et d’où partent toutes nos obsessions. L’autre ingrédient, c’est le personnage de Emily Thorne / Amanda Clarke, protagoniste fascinante, jamais réellement héroïne, capable de commette le pire pour de très bonnes excuses  mais sans que le show ne lui donne raison. C’est qu’elle serait bien fichue de damer le piont au conte de Monté-Cristo ! Quant à ce cher papa Grayson, il y a fort à parier qu’il finira aux cimetières des grands enculés de la télévision, aux côtés d’un certain J.R.

Final Score : 8/10

Oui, Revenge est totalement inutile et à ce sens fort peu recommandable. Mais dans son genre, le primetime soap, elle n’a d’égale que la rolls en la matière, Dallas. Si vous êtes prêts à vous faire secouer dans tous les sens, alors vous pouvez jeter un œil à l’un des plus grands succès publics de la télé US d’aujourd’hui.

Once-Upon-a-Time-Saison-2-VostfrONCE UPON A TIME (Saison 2)

L’autre gros succès d’ABC, Once Upon a Time, achevait sa deuxième saison le même soir que Revenge. En gros, c’est l’histoire d’une petite ville, Storybrook, dans laquelle vivent différents personnages de conte de fées. Enfin, entendons nous bien, par conte de fée, il faut entendre chez les américains tout ce qui est plus ou moins tombé dans le domaine public. Alors oui, vous retrouvez le Prince Charmant, la  Belle au Bois Dormant, et l’inévitable mais insupportable Blanche Neige, mais aussi Pinocchio, Mulan (on attend tous Dumbo mais il met du temps à arriver), et puis tout l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, et maintenant carrément celui de Peter Pan. Bref, le choix est large. Très large.

Si l’idée est intéressante et que la série fut assez convaincante dans son traitement des personnages “négatifs” lors de la première saison (la Reine Noire, le Capitaine Crochet, ou encore le méconnu Rumplestiltskin, c’est à dire chez nous le Nain Tracassin – oui c’est vachement moins classe), cette deuxième fournée d’épisodes s’avère nettement moins enthousiasmante. Produit conçu pour toute la famille, diffusée le dimanche soir à 20:00, Once Upon a Time se doit d’être passe-partout et de véhiculer de jolis messages. On tombe donc rapidement dans une suite de clichés plein de bons sentiments qui finissent par nous gaver l’estomac.

Et puis il y a cette réalisation foutrement moche, peu soutenue par des effets spéciaux qui oscillent entre le laid et le profondément vomitif – ce qui n’arrange rien à notre digestion. Quand Blanche Neige et son connard de Prince Charmant commencent à ouvrir la bouche pour pleurer sur leur sort ou nous faire part de leur très étrange arbre généalogique (qui devient d’une complexité à faire pâlir les descendants de Louis IX), notre ventre se met à faire des bruits étranges qui viennent annoncer un passage rapide à faire aux toilettes.

Vous l’aurez compris, Once Upon a Time est un gros gâteau bien indigeste, dont on reprend une part plus parce qu’on aime le sucre que pour son bon goût, mais dont on sait tout de suite qu’il va nous faire passer une sale nuit. Et vous savez quoi ? Pour l’année prochaine, ABC a pensé à nous : on aura droit à une autre friandise sous la forme d’une série dérivée. Préparez le Smecta.

Final Score : 6/10

Indigeste, Once Upon a Time est à réserver à ceux qui cherchent une série à regarder en famille. Avec des enfants. Des enfants quoi. Merde.

bobsburgerss1BOB’S BURGER (saison 3)

Au royaume du dessin animé (pseudo) familial, c’est bien Bob qui est le roi. Bob’s Burger, créé par Loren Bouchard, un comique qui n’a pas fait grand chose de marquant avant, est un dessin animé diffusé sur la FOX dans le cadre de sa soirée animation du dimanche soir (avec the Simpsons et toute la batterie de programmes de Seth MacFarlane.) Mais c’est aussi et avant tout, avec South Park et Archer, l’un des show animés les plus drôles de ces dernières années.

A quoi tient une telle réussite ? Du coté du scénario, c’est assez simple : des personnages barrés mais touchants, des intrigues toujours magistralement bien foutues, et un humour en permanence sur le fil du rasoir avec beaucoup d’éléments uniquement pour les grands mais tout ce qu’il faut pour ravir les plus jeunes (mais bon, on va dire pas avant dix ou onze ans quand même !) Une recette vieille comme le monde mais utilisée ici avec soin, mijotée aux petits oignons et toujours préparée avec beaucoup d’amour/humour. Et du côté de la réalisation, Bob’s Burger affiche un look très particulier, qui peut rebuter au début mais qui s’avère finalement plutôt malin car très identitaire et surtout très malléable à l’animation.

Et puis il y a une multitude de petites chansons (généralement reprise pour les génériques de fin, vous laissant une pêche d’enfer avec des chorégraphies sombrement débiles) et une avalanche de gags cachés dans tous les coins qui rendent le show encore plus immersif. Bref, mes burgers, je les prends chez Bob.

Final Score : 8/10

Assurément l’un des meilleurs dessin animés comiques du moment, Bob’s Burger est un régal d’aventures barrées et de personnages explosifs. Si vous êtes passé  à côté pendant l’année, vous pouvez vous faire une session pour ravir vos soirées d’été !

2 broke girls2 BROKE GIRLS (saison 2)

2 Broke Girls, la sympathique création de Whitney Cummings sur deux filles que tout séparent mais qui se retrouvent à vivre ensemble, à travailler ensemble comme serveuses dans un diner, et à monter un business de cupcake ensemble, revient pour une deuxième saison que l’on attend un poil mieux foutue, avec un feuilletonnant plus excitant et encore un peu plus de vannes méchantes de la part de Kat Dennings.

Et bien on avait tout faux. Autant Whitney, l’autre sitcom de Whitney Cummings, s’est révélée en deuxième saison, autant 2 Broke Girls tombe dans tous les travers qui la menaçait. Les décors et la réalisation sont de plus en plus moches, les rires enregistrés sonnent de plus en plus faux, et Kat Dennings, seule comédienne qui sait à peu près jouer, semble de plus en plus se faire chier à balancer des vannes sur la taille de ses seins. Car que dire de l’humour plus raz que terre de ces 26 nouveaux épisodes ? A chaque réplique se colle sa contrepartie “vanne” autour du cul, selon un rythme qui en devient très évite épuisant. Les intrigues sont fades, le feuilletonnant est bidon, et il ne reste de show excentrique et provocateur qu’un truc assez crasseux et bas de gamme.

Final Score : 4/10

Après un très bon démarrage l’année dernière, 2 Broke Girls nous dépite totalement en s’appuyant sur une seule piste pour essayer de nous faire rire : le cul, le cul, le cul. Très fatigant à la longue.

How-I-Met-Your-Mother-season-8HOW I MET YOUR MOTHER (saison 8)

Quand on me demande pourquoi je continue de regarder How I Met Your Mother, je réponds que vu que je me suis tapé les sept premières saisons, je vais pas m’arrêter maintenant. Je sais, c’est pas une bonne excuse, mais ça prouve au moins qu’une fois qu’on s’est attaché pendant aussi longtemps à des personnages, on a bien du mal à les laisser partir.

Mais hormis l’affect personnel que l’on peut éprouver pour la série, que valait vraiment cette huitième (et avant-dernière, c’est maintenant officiel) saison ? HIMYM s’amuse toujours autant à tenter de bousculer les structures scénaristiques, mais malheureusement ça ne nous amuse plus autant qu’avant. Le show tente aussi d’approfondir son feuilletonnant et ses personnages mais sombre régulièrement dans un certain pathos et une mièvrerie quelque peu écœurante. Bref, au niveau scénaristique, c’est pas la panacée mais reconnaissons quand même que chaque épisode possède de bons moments humoristiques et qu’il n’est pas rare d’avoir (au moins) le sourire pendant une bonne vingtaine de minutes. Les acteurs, eux, semblent continuer de s’amuser et en profitent un max avant de se dire au-revoir l’année prochaine. Au final, HIMYM reste une sitcom terriblement sincère et c’est sans doute pour ça qu’on lui pardonne (encore) ses nombreux défauts.

Final Score : 6/10

Ça sent la fin, ça sent la fatigue, mais ça respire toujours la sincérité. Si vous êtes arrivé jusque là, ça serait con de vous en priver.

 

Rendez vous Vendredi (si tout va bien) pour la suite de cette semaine de départs !

 

Encore quelques fins de saison cette semaine (oui, bon ok, j’ai une semaine de retard !) mais aussi deux départs – l’un prévu, l’autre plus surprenant – sont venus chagriner cette semaine de séries US. Et ce n’est pas la seule nouveauté présentée qui pourra nous rendre véritablement le sourire…

C’était annoncé depuis quelque temps déjà : cette huitième saison de House était donc bien la dernière. On avait pourtant l’espoir que le casting, une nouvelle fois remanié et incluant deux nouveaux personnages des plus sympathiques (Adams et Park) pourrait renverser la balance, tout comme l’absence de Cuddy qui permet à la série d’enfin mettre un terme aux élucubrations fatigantes d’une intrigue amoureuse sur laquelle tout avait déjà été dit. Est-ce parce que la fin avait été annoncée dés le début de la saison que les scénaristes ont redoublé d’efforts pour se montrer imaginatif et renouer avec la qualité des premières saisons ? Toujours est-il que ces vingt-deux épisodes se sont tous avérés franchement bons quand ils n’étaient pas tout simplement géniaux. Les ultimes quarante-deux minutes passé en compagnie de Hugh Laurie nous feront regretter ce comédien extraordinaire (vivement qu’on le retrouve ailleurs) et surtout un personnage qui a nettement influencé la télévision mondiale. Alors même si la toute fin n’est pas tout à fait dans le reste du ton de la série, on gardera encore longtemps House dans notre coeur…
Final Score : 4.5/5
La série d’investigation médicale au protagoniste si particulier tire sa révérence en beauté : cette huitième saison de House frôle la perfection – mais souffre d’un certain manque d’originalité du au schéma narratif encore un peu trop codifié. Pas grave : Hugh Laurie, impeccable, nous fait oublier ce petit défaut.
On n’y croyait plus… et on avait passablement raison ! Cette troisième saison de Glee sonne définitivement le glas d’une série qui était, à son démarrage, un mélange d’ambition et de créativité foutraque, marqué par le mauvais esprit de Brad Falchuck et Ryan Murphy. Les vingt-deux épisodes extrêmement répétitifs ne se laissent regarder que lorsque les scénaristes s’intéressent aux personnages les plus mis en retrait lors des saisons précédentes (en particulier Santana) mais tombent dans une mièvrerie plus qu’énervante lorsqu’elle met en scène les sempiternelles routines amoureuses de Rachel et Finn ou des insupportables Blaine et Kurt. Le choix des chansons est aberrant et consternant de médiocrité (désolé, mais je ne crois pas qu’il était vraiment nécessaire de faire un épisode hommage à Whitney Houston – du moins pas de la manière dont ça a été fait…) Tout ce qu’on espère, c’est que les auteurs (nouveaux ou anciens) vont respecter le season finale et éjecter quelques personnages qu’on préférerait ne plus revoir avant un petit bout temps…
Final Score : 2/5
Grosse chute et perte de vitesse pour Glee qui tombe dans tous les travers que la série critiquait à ses débuts. Les scénarios ne fonctionnent que quand ils s’attellent à être décalés (heureusement que Marti Noxon est là) mais on se passera aisément d’une saison aussi intéressante que les albums musicaux qui en sont tirés.
On été intrigué mais pas très enthousiasmé par le dernier rejeton d’ABC intitulé Revenge, qui se présentait comme une sorte de soap manipulateur à la Comte de Monte-Cristo. Soit l’histoire d’une jeune femme bien décidé à venger la descente aux enfers de son papa, faussement accusé d’être un terroriste suite à la terrible manipulation d’une méchante famille bourgeoise. Au final, le programme s’avère assez intéressant : si la réalisation n’est clairement pas le principal souci de ce projet, c’est par son scénario à tiroir, qui sait toujours rester crédible tout en générant de multiples rebondissements souvent inattendus, que la série tire son épingle du jeu. La petite Emily VanCamp est à fond dans son personnage et ne s’en sort pas si mal… Bref, voici une sympathique surprise qui va prendre la place de Desperate Housewives l’année prochaine. Et là, on se demande quand même si cette fragile petite chose va réussir à tenir le coup dans une case aussi dangereuse…
Final Score : 3.5/5
Revenge se part rapidement d’un gros potentiel de sympathie grâce à son actrice principale franchement investie et des scénarios qui s’avèrent vite assez surprenants (en positif). Ceux que l’absence de réalisation ne gênera pas suffisamment pour pouvoir regarder la suite y découvriront donc un programme assez réussi dans son genre.
Difficile de croire que James Van Der Beek (mais si, Dawson) pourrait faire son comeback en s’auto parodiant. C’était pourtant déjà chose faite sur le net (chez college humor) et c’est à nouveau le cas dans la nouvelle sitcom d’ABC au titre improbable de Don’t Trust The B—- in Apartment 23. Calée dans la case comédie du mercredi soir, on pouvait craindre une énième sitcom familiale, pseudo novatrice mais en réalité franchement peu imaginative. C’est peu dire qu’on a pris en pleine tronche ce programme décalé, totalement politiquement incorrect (que les ligues bien pensante ont déjà tenté de faire arrêter), originale dans la forme (on retrouve les ambitions narratives des premières saisons de How I Met Your Mother) comme dans le fond. Cette histoire pourtant déjà vu cent fois de deux jeunes filles totalement différentes obligée de cohabiter puise son innovation dans un ton vraiment surprenant et dans une galerie de personnages – Van Der Beck en tête – totalement réjouissante.
Final Score : 4/5
Si un vent nouveau souffle sur la comédie, c’est bien ici qu’il faut le chercher. Don’t Trust The B—- in Apartment 23 est LA sitcom que l’on attendait depuis un moment. Dommage que la première saison ait été amputé de six épisodes pour mieux les coller à la deuxième saison, on aurait bien aimé en voir un peu plus cette année !
Awake sera donc passé quasiment inaperçue au vu de l’audimat américain catastrophique. Dommage, car cette série de Kyle Killen, créateur malheureux de la non moins réjouissante Lone Star qui n’avait vécu que deux épisodes, est un véritable petit bijou dans le monde surchargé du cop-show. Le pitch se concentre sur Michael Britten (Jason Isaacs, ENORME révélation) un flic qui vit partagé entre deux mondes suite à un accident de voiture : dans l’un sa femme est morte, dans l’autre c’est son fils. A partir de là, vous pouvez bien vous imaginez que les affaires sur lesquelles il va enquêter dans chacun des mondes vont avoir des impacts les unes sur les autres… mais ajoutez en plus le fait que le héros passe d’un univers à l’autre en s’endormant et vous ajoutez toute la thématique du rêve et de l’inconscient, magistralement travaillé dans des séquences de psychanalyse jouissives. Et comme Kyle Killen fait les choses bien, il a même conçu un ultime épisode magistral qui conclue de manière admirable treize épisodes de vrai bonheur.
Final Score : 4.5/5
Awake frôle la note parfaite à cause d’un épisode pilote qui laisse un peu dans le vague et d’une intrigue feuilletonnante parfois un peu décevante. Reste un programme absolument immanquable pour tous les fans de cop-show… et les autres. Vivement la prochaine création de Kyle Killen, en espérant que celle-ci dure enfin plus d’une saison !
Enfin, la seule nouveauté de la semaine s’appelle Men at Work et autant vous dire tout de suite que, bien qu’elle soit créée par un scénariste de l’exceptionnelle Robot Chicken, on est pas particulièrement emballé par le pilote. Sitcom mollassonne et régulièrement machiste, l’histoire de ces quatre amis qui travaillent ensemble pour un journal masculin (si j’ai bien compris) ne m’aura pas décrispé la mâchoire une seule seconde. Peu crédible à tous les niveaux (le groupe, les personnages, les situations), la série n’arrive pas à trouver un ton qui lui est propre et souffre, de plus, d’une réalisation vraiment bancale et totalement dénuée d’imagination. Bref, on va peut-être regarder la suite car il n’y a vraiment pas grand-chose de diffusé cet été, mais rien n’est moins sûr…

Premier rendez vous de la semaine du 13 au 19 mai, très lourdement chargée en départ. Tellement chargée qu’elle va faire l’objet de plusieurs bilan de la semaine !

Je me suis beaucoup moqué, ici même, de celle que j’appelle “Glee pour les adultes“, en l’occurence la comédie musicale de Theresa Rebeck intitulée Smash. La créatrice et show-runner de la série connaît bien le monde assez particulier de Broadway pour y avoir beaucoup travaillé et il ne fait nul doute qu’elle a mis beaucoup de coeur à l’ouvrage pour retranscrire cet univers si particulier. Soutenue par Steven Spielberg qui, s’il a toujours produit des show télé, s’est superbement planté cette année avec Terra Nova et The River (pourtant franchement pas mal) et un peu moins avec Falling Skies (reconduite pour une saison deux qui va démarrer pendant l’été), Theresa Rebeck avait intérêt à ce que son programme séduise une majeur partie du public. C’est apparemment chose faite, vu les audiences, mais il a dû se passer quelque chose en coulisse car Rebeck, après avoir annoncé qu’elle laissait le poste de show runner à Joshua Safran (de Gossip Girl) mais restait scénariste, vient de certifier qu’elle ne reviendra pas du tout pour la deuxième saison. Bref, la réalité a largement rattrapé la fiction…

Mais alors que faut-il penser de ces seize premiers épisodes ? Que ce soit bien clair : si vous ne supportez pas les pleurnicheries braillées à tue-tête des musical américaines, pas sûr que vous puissiez vous avalez les nombreux passages chantés de la série, pourtant nettement mieux réalisés que ceux de Glee. Après, c’est à vous de voir. La série souffre de personnages stéréotypés au possible (on reconnaît bien des pattern de personnalité, mais les auteurs poussent un peu trop le bouchon pour être crédible) et est surtout portée par deux connassines qu’on a envie de frapper l’une contre l’autre au bout de dix minutes (la blonde à gros seins et la brune romantico-ghoto-pouffe). D’un autre côté, on a doit à quelques vérités bien senties sur la cruauté du show-business, sans aucune complaisance (fabuleux passage où le metteur en scène explique à une comédienne qu’elle a beau avoir bossé comme une tannée elle n’a juste pas le truc en plus de sa concurrente). Quant à la réalisation et les comédiens, il faut bien avouer qu’ils sont loin d’être mauvais.

Final Score : 3.5/5

Smash n’est pas une franche réussite, tout simplement parce que ses personnages sont totalement insupportables – mais c’est peut-être un simple ressenti personnel, et il est fort possible de tout ce qui me semble artificiel et stéréotypé s’avère en réalité tout à fait juste sur le monde de Broadway. Reste que les scénarios sont loin d’être mauvais, à la différence des chansons hystériques, et que le fil rouge de la saison s’avère agréable à suivre. Et, mis à part l’incompréhensible Ellis et la manière très particulière dont la scénariste – dans la fiction – monte l’histoire de la comédie musicale, les gros cartons rouges se font assez rare.

Bwarf ! Cette cinquième saison de Gossip Girl aura été – pour moi – celle de l’enterrement définitif de la série. Entre les personnages inconsistants, la réalisation molle et des scénarios absolument pas passionnant (non, mais c’est vrai ça, qui a eut l’idée de faire épouser le prince de Monaco à Blair ?) ces 24 épisodes auront plus tenu du calvaire que de la réjouissante bouffée de fraicheur que la série entretenait à ses débuts. Chuck Bass ne manigance plus rien alors que c’était le personnage le plus fourbe de la télévision, Ivy et Charlie ne servent à rien, quant à Elizabeth Hurley, récemment débarquée, elle fait tout simplement peur à voir. Toute la critique de ce monde où l’ambition est la seule valeur qui compte s’est effondrée au profit d’un affairisme bien pensant.

Final Score : 2/5

Aïe : Gossip Girl n’en finit plus de chuter et va finir par se scratcher au sol. Ouf, la prochaine saison sera la dernière – il est temps. Elles ont l’air gourde, comme ça, les filles de MIOBI (Make It Or Break It) mais en vrai elles assurent. Ces trois jeunes gymnastes vont-elles réussi à obtenir leur place pour les J.O. de Londres ? C’est le pitch de cette troisième saison qui se débarrasse donc de l’énervante Emily Kmetko qui était au début la vraie héroïne du programme. Pas franchement marquante d’un point de vue de la réalisation ou du jeu – assez forcé – des actrices, MIOBI puise sa force dans ses scénarios qui n’hésitent pas à s’attaquer à la complexité et la difficulté du sport à haut niveau. Le problème, c’est que cette critique assez cynique s’enrobe d’intrigues romantiques ridicules ainsi que d’une certaine chape morale qui veut que le karma régisse tout ce sympathique petit monde. La série s’est conclue sur un finale pas franchement décevant mais extrêmement attendu. Dommage, on aurait bien aimé être surpris une dernière fois.

Final Score : 2.5/5

Make it or break it était une série assez moyenne mais qui cachait d’excellentes idées et un sens du rythme plutôt convaincant. Elle ne restera pas dans l’histoire des séries, mais était certainement l’un des meilleurs programmes d’ABC Family… On sentait la série fatiguée, cette septième saison de How I Met Your Mother nous l’a confirmé : la série est dans cette mauvaise phase que tous les shows qui durent presque une décennie doivent traverser. En attendant la saison du renouveau ou de la fin, qui sera donc la huitième, fallait-il faire l’impasse sur les 24 épisodes de cette année ? Le feuilletonnant n’était en tous cas pas particulièrement réjouissant, et les différentes intrigues sentimentales manquaient sérieusement de punch pour convaincre. HIMYM est même devenue bavarde et fatigante à l’image de ces jeunes mères qui ne peuvent que parler d’enfant (et là, on nous bassine avec le bébé de Marshall et Lily au point d’avoir envie de les frapper…) Reste Barney, toujours aussi drôle et efficace quand les auteurs n’essaient pas de le rentre outrancièrement (et donc artificiellement) humain. C’est donc là que réside la bonne surprise, vers la fin de la saison, dans son histoire assez étonnante avec une très amusante stripteaseuse.

Final Score : 3.5/5

On pourra vite oublier cette saison de How I Met Your Mother, pas franchement mauvaise mais loin d’être aussi drôle que les précédentes. La série passe par un passage à vide quasiment obligé vu sa longévité, mais elle a intérêt à rebondir l’année prochaine… Hummm, ce qu’ils sont beaux sur l’affiche les acteurs de 90210, relaunch abusif de la licence Beverly Hills. Malheureusement, la série, elle, s’avère franchement moins jolie et calibrée. La quatrième saison de ce programme hautement éducatif nous aura donc appris une chose des plus importantes : l’amour c’est ce qu’il y a de plus important. Mais bon, ça ne dure pas longtemps. Entre Annie qui tombe amoureuse d’un futur pasteur, Liam qui devient un acteur de film de SF (oh mon dieu, ce qu’on y croit), Silver qui passe de mecs en mecs en demandant qu’on l’aime (et qu’à la fin on lui fasse un enfant), Dixon qui plante sa nouvelle copine pour aller faire de la musique, ou encore l’insupportable Naomi qui découvre qu’elle a ce sale petit geek vraiment dans la peau (ouais, bon je vous spoile le dernier épisode mais sparave) : c’est à croire que tous ces jeunes gens sont encore plus stupides et stéréotypés que l’année dernière – c’est dire… Reste Ivy (tellement importante qu’elle n’est même pas sur l’affiche) qui zone en plein désespoir et ce pauvre Navid, interprété par Michael Steger, seul acteur apparemment à ce rendre compte de la vacuité de ses dialogues. Bref, 90210 c’est du grand vide, du absolument n’importe quoi, et en même temps c’est exactement ce qu’on attend de cette série.

Final Score 2.5/5

90210 est l’archétype de la série ado inconsistante, simplement là pour être consommée à la sortie des cours et fournir un sujet de conversation à de jeunes collégiens déprimés. Pour un produit de ce genre, elle mérite donc amplement la moyenne. Mais si vous avez plus de seize ans, vous pouvez sérieusement passer votre chemin (si vous avez moins aussi d’ailleurs….)

Ah il est frais mon poisson, il est frais ! Enfin, plus tellement en vérité. Avec cette cinquième saison, Private Practice, le spin-off plus “adulte” de Grey’s Anatomy s’essouffle affreusement. Si les cas médicaux s’avèrent souvent intéressants, c’est bien le feuilletonnant qui n’arrive pas à nous accrocher. Ainsi, on a que faire de la thérapie de Kate, et elle nous gonfle rapidement avec son envie d’avoir un enfant mais de garder son couple. De l’autre côté, les scénaristes abuse à outrance de la larme facile avec la pauvre Amélia qui en prend mais alors vraiment plein la gueule (elle devient accroc, elle perd son mec, découvre qu’elle est enceinte, puis que son enfant n’a pas de cerveau – non, ce n’est pas une métaphore.) Enfin, il y a Cooper qui apprend qu’il est papa et bah, sparave parce que en fait ça va toujours bien se passer pour lui. Et les autres, franchement, on s’en moque totalement. A se reposer sur ses acquis, Private Practice ne surprend plus et ennuie.

Final Score : 2/5

Celle qui, à l’époque, s’était avérée bien meilleure que sa grande soeur Grey’s Anatomy, s’avère cette année carrément plus mauvaise. Personnages aux destinées inintéressantes, scènes de bavardage intempestives et réalisation toujours en berne auront raison des meilleurs volonté. Qu’on se le dise, on s’endort tous devant Private Practice.

Cette semaine, on fait le bilan de plusieurs semaines de fin de saison et on va donc sûrement se retrouver tous les jours ! Mais commençons tranquillement… par la reine des séries de l’année dernière.

Aie ! Nous voici face au problème épineux posé par ce qui est sans doute la meilleure série de CBS : la troisième saison de the good wife valait-elle vraiment le coup ? Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, la série créée par Robert et Michelle King, et produite par les frères Scott (Ridley et Tony, pas ceux de One Tree Hill…) est un procedural (show mettant en scène des avocats) dont l’héroïne est une femme d’une quarantaine d’années, bafouée et trahie par son mari. Cette troisième saison se voulait celle de l’éclosion de notre chère Alicia Florrick (Julianna Margulies, toujours aussi impeccable) qui retrouve la femme fatale qui est en elle tandis que son mari se refait la main dans l’univers politique. Malheureusement, cette “nouvelle” voie prise par les scénaristes ne semblent pas les avoir particulièrement excité ou inspiré : la saison est bourrée de faux rebondissements importants annulés deux épisodes plus loin et les scénarios rament dès qu’il s’agit de mettre en scène la vie de famille. Du côté des cas traités dans les tribunaux, c’est là aussi une réelle déception avec peu d’idées originales, même si on se réjouit toujours de retrouver Michael J. Fox. Pour autant, faut-il bouder cette série qui s’avère – de très loin – faire partie de ce qui se fait de mieux en ce moment ? Ce serait oublier le casting irréprochable, la réalisation remarquablement efficace et les dialogues finement lissés.

Final Score : 4.5/5

Parce qu’on ne peut pas lui mettre la même note que l’année dernière, parce que cette saison est vraiment décevante, The Good Wife n’atteint pas le 5/5. La série reste impossible à bouder tant elle s’avère agréable à suivre, on attend juste qu’elle nous cloue à nouveau le bec comme lors de la première année.

Difficile d’être convaincu à la vue du pilote de 2 Broke Girls, la nouvelle sitcom d’un des plus importants scénaristes de Sex and the City (Michael Patrick King) et de Whitney Cummings, qu’on pouvait aussi retrouver cette année dans le programme la mettant en scène, Whitney. Difficile d’être convaincu parce que malgré la qualité de ces deux grands noms de la comédie, la série se veut une sitcom à l’ancienne, soit dans des décors peu crédibles, avec des rires, et un schéma narratif purement old school (pas de rétro-flahsback à la How I Met Your Mother, donc.) De plus, l’histoire de ces deux filles sans le sou qui tentent de monter un commerce de pâtisserie ne propose pas particulièrement un pitch des plus enthousiasmants. Et pourtant… S’il fallait choisir une série vraiment appréciable sur la durée, ce serait bien 2 Broke Girls. Car sous ses airs de vieille sitcom démodée se cachent de vrais talents d’écriture, que ce soit dans les scénarios qui rebondissent là où on ne les attend pas, les personnages plus barrés les uns que les autres, mais aussi et surtout des répliques vraiment drôles, et franchement ça fait un moment que ça n’était pas arrivé. Servie par deux actrices qui commencent bas mais se révèlent progressivement pour s’avérer plus que convaincantes (Kat Dennings et Beth Behrs), la sitcom trouve peu à peu son identité et adopte un ton résolument provocateur. Et au final, qu’on aime ou pas, impossible de ne pas saluer cet étrange mélange de modernité (dans le ton) et de tradition (dans la forme).

Final Score : 4/5

Ne vous fiez pas aux premiers épisodes et laissez vous entraîner par Kat Dennings et son franc parler : vous ne regretterez pas, au final, d’avoir regardé les 24 épisodes de cette première saison de 2 Broke Girls. La série peut encore faire bien mieux, mais au moins elle est déjà sur le bon chemin !

L’idée n’est pas forcément très originale : Breakout Kings met en scène des criminels qui tentent de diminuer leur peine de prison en attrapant d’autres prisonniers qui viennent de s’évader. Si ce pitch ne fait pas dans la dentelle, donc, la série, elle, s’évertue à à briser les codes des séries policières et s’attaque constamment à un schéma narratif autrement cousu de fil blanc. Car oui, Breakout Kings est certainement l’une des séries les plus raffraichîssantes et originales dans ce genre archi-surpeuplé. Sa force se trouve dans ses personnages qui, s’ils apparaissaient au premier abord assez décousus, s’avèrent en fait finement construits et proposent un sacré travail sur les névroses liées à l’enfermement et à la culpabilité. Pour cette seconde saison, les scénaristes n’ont pas hésité à pousser d’un cran le curseur du feuilletonnant, élaborant une dramaturgie forte et efficace qui nous entraîne tout au long de la saison. Impossible cependant d’en dire plus, car ce serait spoiler le premier épisode qui restera une perle dans le monde de la série policière. N’oublions pas non plus de tirer notre chapeau à Jimmi Simpsons, autrement habitué aux seconds rôles récurrents, et qui démontre ici tout son talent. Bref, on était plus qu’impatient d’attendre la suite mais à cause de l’effondrement de l’audience par rapport à la première année, A&E a finalement décidé d’annuler la série. Dommage, c’était sans doute le meilleur cop show du moment.

Final Score : 4/5

Plus qu’un excellent cop show, Breakout Kings était une excellente série qui poussait scénaristiquement le genre dans ses limites et offrait des personnages complexes et solidement travaillés. On s’arrêtera donc sur un finale plutôt réussi et on se demandera toujours ce que les scénaristes avaient prévu à la suite de ce cliffhanger sans ménagement.

Assez curieusement, on pourrait presque dire la même chose de cette ultime saison de In Plain Sight : les scénarios sont plutôt originaux pour le genre (il faut dire que le pitch repose sur le programme de protection des témoins, pas de meurtre à élucider donc !), les personnages sympathiquement construits et l’ensemble repose beaucoup sur le caractère assez particulier – qui ferait rêver nombre de psychiatre – de sa protagoniste principale, Mary Shanon (Mary McCormack qui, si elle a bien changé physiquement au fil des saisons, s’est toujours avéré en accord avec son rôle.) Ajoutez à cela un second rôle exemplaire, tant au niveau du personnage que de l’acteur (le très curieux Fred Weller) et vous obtenez un bon petit show qui aura su faire son bout de chemin. Dommage que la réalisation tant sur le plan des images que de la musique soit de si mauvais goût, faisant définitivement baisser d’un cran la qualité de l’ensemble…

Final Score : 3/5

Plutôt honnête, In Plain Sight était un bon petit show policier avec une vraie touche d’originalité et des acteurs assez investis. Fallait-il pour autant nous infliger une mise en scène aussi pauvre ? Pas sûr que les moins courageux aient pu survivre à un seul épisode…

Enfin, cette semaine, on disait aussi adieu à GCB, la catastrophe ambulante post-Desperate Housewives qu’ABC a lâchement tenté d’installer pour remplacer son “prime-time soap”. GCB, c’est donc une grosse farce sur des femmes désespérées qui vivent au Texas et se retrouvent à l’occasion de la messe du dimanche (d’où le titre original Good Christian Bitches, redevenu Good Christian Belles vu le courage des gens de chaîne…) Dés les premières minutes on sent qu’on fait face à un produit mal calibré, préparé à la va-vite pour remplacer une autre série qui a su s’installer durablement auprès des spectateurs. Mais ce serait négliger le travail des scénaristes que de s’arrêter là. Car oui, GCB était plus que ça : c’était avant tout une parodie méchante et cynique, bourrée de second degré et qui n’hésitait pas à carrément vriller dans de l’humour cartoon à certains moments (par exemple lorsqu’une des héroïnes coupe la branche d’un arbre… avec un fusil à pompe !) Mais toute cette bonne volonté s’est trouvé enfermé dans un carcan de “positive attitude” absolument abjecte, une volonté effrénée de vouloir racheter tout le monde et ne jamais être méchant (alors qu’on sent que les auteurs ont copieusement envie d’envoyer chier leurs personnages). Tout ce qui pourrait être bien est minimisé pour obtenir une espère de show glacé et épouvantablement énervant. Une catastrophe.

Final Score : 2/5

On ne pourra pas mettre la plus mauvaise note à GCB qui cache dans ses recoins quelques très bonnes blagues (souvent quand la série sombre dans un délire cartoon.) Show sabré par les volontés mercantiles et apaisantes de la chaîne, il était impossible qu’il puisse prendre aussi rapidement la place de Desperate Housewives. Personne ne s’y est trompé : la série a été annulée à la fin de cette première saison !

Depuis Septembre, on ne peut pas dire qu’on ait été particulièrement enchanté par les nouvelles séries présentées en cette rentrée. Les américains non plus, vu les ratings passablement déprimantes de certains shows qui n’auraient peut-être jamais dû arriver sur nos écrans. Pour l’instant on ne fait face qu’à quatre annulations… mais ça va sans doute augmenter au fil des semaines.

La première série à être annulée est The Playboy Club, dont on vous a déjà expliqué pourquoi, à notre avis, elle n’avait aucune chance de fédérer le public. C’était loin d’être aussi catastrophique que certains se sont amusés à le faire croire, mais il faut bien avouer qu’au bout de trois épisodes on pouvait difficilement s’avouer convaincu de revenir semaines après semaines – même pour les costumes de Bunny assez charmants…

Il y a eut ensuite le soulagement de voir disparaître des grilles de programmes l’édifiante How to be a Gentleman, qui portait bien mal son nom étant donné qu’il s’agissait en réalité de l’histoire d’un mec plutôt coincé (et gentleman) qui allait apprendre à devenir un homme, un vrai, grâce au balourd qui le martyrisait à l’école et qui est devenu le patron d’une salle de sport. Sitcom absolument immonde visuellement, elle se permettait en plus de n’être pas drôle dans ses histoires et dialogues, d’être relativement mal jouée, et pour finir totalement rétrograde. Une horreur dont on se serait bien passé, mais qui ne fait que démontrer à quel point toutes les chaînes se cherchent en terme de comédie depuis les succès surprises de How I met your mother, The Big Bang Theory ou plus récemment de Modern Family.

Le “people news show” H8R est lui aussi passé à la trappe. Animé par le sémillant mais oh combien artificiel Mario Lopez (mais si, Slater dans Sauvés par le Gong), l’émission proposait de confronter des “stars” (entendons nous bien, des has been tellement à la ramasse et à cour d’actualité qu’ils étaient prêts à passer dans ce genre d’émission) à leurs pires détracteurs. On ne va pas vous mentir, c’était relativement amusant… cinq minutes.

Enfin, c’est la sitcom Free Agents, adaptée d’un programme anglais, qui tire sa révérence après seulement quatre épisodes. Concept mal cadré, casting orignal mais malheureusement peu attirant, vannes loupées et histoires qui oscillent trop entre la comédie romantique et l’humour acerbe, voici une série qui n’a jamais su trouver son identité et donc son public. Un échec de plus dans la longue liste des 26 minutes comédie qui sont passées à la trappe ces dernières années.

Maintenant, y a plus qu’à tenter de prévoir qui va subir la hache de l’annulation ces prochaines semaines. Qui a dit Charlie’s Angels ? Malheureusement, pour avoir mis ça à l’antenne, il faut que les programmateurs soient de sacrés drogués et qu’ils soient déjà accrocs…

19ème et dernière partie de notre bilan de l’année – avant le bilan du bilan ! On termine avec quatre séries qui n’ont pas grand chose à voir les unes avec les autres. Une rencontre qui s’éternise, de jeunes chanteurs dynamiques, une bonne raison de garder l’espoir et de la pluie sur Seattle.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Il semble que le grand jeu de l’année a été de tirer sur l’ambulance How I Met Your Mother. Comme si tout le monde, subitement, trouvait que la sitcom, dans sa sixième année, était devenue extrêmement mauvaise. Shonda Rhimes, créatrice de Grey’s Anatomy, aurait-elle donc raison quand elle explique que les saisons 6 et 7 sont les plus dures à passer et qu’il faut attendre la 8 pour trouver un vrai renouvellement ?

Tout le monde connaît maintenant le concept de cette histoire d’amour à rebours, ou comment un papa raconte à ses enfants la manière dont il a rencontré leur mère… Ou plutôt, non, comment il ne leur raconte pas. Ce pitch de base n’a de toutes façons que peu d’importance et sert juste aux auteurs d’avoir la possibilité de se permettre des aller-retours temporels qui ont mis en place de nouvelles structure de comédie propres à la série, comme son incroyable manière de nous faire croire que les personnages partagent de grandes traditions depuis très longtemps alors qu’on ne les a jamais vu faire. Du coup, s’énerver parce que le show n’a toujours pas dévoilé qui est cette fameuse mère me paraît être totalement régressif et volontairement naïf : c’est comme s’énerver sur le fait de vouloir voir le père Noel - on sait tous que l’important ce sont les cadeaux (ahem…)

Après, il faut bien avouer que la sitcom de Carter Bays et Craig Thomas commence un peu à s’essouffler. On s’est largement habitué aux structures volontairement saccagées des épisodes, les répliques de Barney ne font plus aussi mouche qu’avant, et même le couple Lily/Marshall s’épuise à être toujours aussi parfait. Ok. Mais la série est-elle vraiment moins drôle pour autant ? De mon côté, je souris toujours autant et j’avoue que j’aime bien retrouver le petit gang une fois par semaine. Ils ne m’ont pas lassé et s’avère un rendez vous toujours aussi agréable. Du coup, non, je ne troquerai pour rien au monde les soirées au Mac Laren’s contre des journées avec une certaine famille moderne…

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une septième saison.

Il semble de bon ton de critiquer How I Met Your Mother en ce moment. Personnellement, je prends toujours autant de plaisir à regarder la série et à retrouver le gang au Mac Laren’s. Certes, on est en terrain conquis et ce ne sont pas les surprises qui fusent. Mais très franchement, vous en connaissez beaucoup des sitcoms qui vous surprennent tout le temps ? How I Met fait rire, et c’est déjà franchement pas si mal.

L’année dernière, la FOX prenait tout le monde de court avec sa nouvelle série comédie musicale, Glee. Le genre n’était quasiment plus présent à la télé américaine depuis Fame dan les années 80, mais c’est surtout le fait que le créateur du show soit Ryan Murphy, connu pour avoir choqué l’amérique avec Nip/Tuck, qui a vraiment surpris tout le monde. Ce serait oublier que le bonhomme s’est déjà essayé à la comédie ado (très) satyrique avec la remarquable Popular, malheureusement depuis tombée dans l’oubli.

Si le but avait été de renouveler la surprise avec cette deuxième saison des aventures de la célèbre chorale de loosers, ce serait un remarquable échec tant on sent la formule “on prend les mêmes et on recommence.” Du coup, il faut bien l’avouer, les destins de Finn, Will, Rachel et consort déjà sur-utilisé l’année dernière, ne nous font ni chaud ni froid. Le pire est sans doute atteint avec Kurt, qui nous lasse très rapidement, et dont on aimerait qu’il disparaisse lorsqu’il part dans une autre école (dont les histoires ne nous intéressent mais alors vraiment pas !) Heureusement, Ryan Murphy y a déjà pensé et aimerait mettre en place un système de roulement des personnages pour que des nouveaux puissent arriver progressivement tandis que les anciens, qui finiront tôt ou tard par quitter le lycée, partiront vivre d’autres aventures ailleurs. Du coup, le show est dramatiquement plus intéressant quand il s’intéresse à des personnages laissés en jachère l’année dernière comme Mike Chang (qui mériterait d’être encore un peu plus mis en avant…) mais surtout le duo Santanna / Brittany, totalement jouissif et parfaitement incontrôlable. C’est aussi l’occasion de révéler que Heather Morris n’est pas seulement une excellente danseuse et chorégraphe, c’est aussi une actrice assez géniale !

Alors que retenir de cette deuxième saison de Glee ? Quand la série fait dans le cynisme ou quand elle veut volontairement choquer et faire bouger les choses, elle y arrive plutôt bien. Elle est aussi très réussie quand elle parle de l’homosexualité masculine ou féminine, ou même de la découverte de la sexualité chez les adolescents. Par contre, elle se casse les dents lamentablement lorsqu’elle tente vraiment de toucher ou d’émouvoir, et retombe dans les travers de certaines des pires séries pour ados. Alors, comme la série, le spectateur a le cul entre deux chaises, intrigué par tous les passages peu conventionnels mais anéantis par les grands moments de leçon de morale. Ceux qui resteront seront ceux capable de supporter d’avoir quasiment un quart d’heure de chanson par épisode.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Glee est clairement sauvée cette année par le duo Santanna / Brittany qui apporte la dose d’humour décalé nécessaire à la série. D’un autre côté, elle ne cesse de tomber dans les pires clichés des séries pour ados, notamment avec ses romances interminables et peu crédibles. Dommage, car on aimerait vraiment retrouver la patte inimitable d’un Popular en comédie musicale.

Pour faire une bonne sitcom, il suffit parfois de pas grand chose : un concept sympathique, un casting amusant, ou tout simplement des auteurs en pleine forme qui proposent des répliques assassines. Avec juste l’une de ces trois composantes, vous pouvez déjà connaître le succès. Alors accrochez-vous, car Raising Hope possède les trois. Et bien plus encore.

Pour ses deux nouvelles sitcom, la FOX s’est entourée de deux équipes menées par d’anciens chefs armés de la comédie dérangeante. D’un côté Mitchell Hurwitz, papa de Arrested Development pour Running Wilde, qui sera malheureusement un terrible échec en terme d’audience, de l’autre Greg Garcia, papa de la plus discutable My Name is Earl, pour Raising Hope, dont le succès ne s’est jamais altéré tout au long de l’année.

On ne dévoilera pas la situation de départ, qui offre l’une des plus magistrale et ahurissante introduction pour une sitcom (si vous n’êtes pas scotchés à la fin des trois premières minutes du pilote, je ne vous comprends pas), mais sachez que la série raconte les mésaventures d’un enfulte de 23 ans, qui vit encore chez ses parents, avec sa maw-maw (son arrière grand-mère) complètement frapadingue. Et, suite à un ironique coup du sort, il se retrouve papa après un coup d’un soir, mais surtout il doit élever seul la petite fille renommée Hope (parce qu’à l’origine, elle s’appelle Princess Beyonce – véridique). Ajouter à cela une fort sympathique Sabrina dont le héros est fou amoureux et vous avez déjà de quoi faire.

Peut-on vraiment parler de point fort pour cette série ? Tout y est franchement excellent. Les histoires sont surprenantes, décalées et particulièrement inventives, le rythme ne s’essouffle jamais, les personnages sont juste fabuleux, sans compter sur une réal classe et une production value carrément à la hauteur. Et on oublie le casting, incroyable, avec une mention spéciale pour Cloris Leachman, la fameuse arrière-grand mère complètement tarée, qui assume avec une classe extraordinaire un rôle pas toujours facile.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Tout est bon dans Raising Hope. A la limite, on pourra juste lui reprocher d’être un peu traditionnelle – comprendre par là qu’elle ne fait pas trop dans l’auto-dérision ou la référence à outrance – mais pour une sitcom single caméra, c’est bien la meilleure de l’année. Du coup, allez-y, jetez vous dessus, et rattrapez vite la première saison avant que la deuxième ne commence.

N’ayant pas encore vu la fin de The Killing - qui semble avoir fait changé d’avis pas mal de spectateur sur la qualité de la série – je vous propose juste une mini critique qui sera amenée à être transformée dés que j’aurai terminé la première saison…

The Killing est adaptée d’une série danoise, mais pas par n’importe qui vu que c’est Veena Sud qui a présidé au destin des deux versions. Sorte de Twin Peaks sans David Lynch (donc sans nain ou rideau rouge en plein milieu d’une forêt), le show s’intéresse à la disparition de Rosie Larsen, une adolescente de Seattle, et aux répercussions que cela implique sur sa famille, sur la campagne électorale d’un homme politique, et sur le duo qui enquête sur son meurtre.

Jusqu’ici, la force principale de la série réside à la fois dans son histoire, très malicieusement menée – même si on sait qu’on va sans cesse nous emmener dans des fausses pistes vu qu’il faut que la série fasse treize épisodes, on se laisse porter avec une certaine joie – et dans ses scénarios eux-mêmes, extrêmement bien conçus et qui savent incroyablement mettre en valeur la psychologie des différents personnages.

Ceux-ci sont de plus défendus par des acteurs franchement hors-norme, totalement investis, comme on aimerait en voir un peu plus souvent. La réalisation, belle à se damner, va vous donner envie de visiter Seattle et saura vous faire apprécier un jour de pluie comme nulle autre. Y a-t-il une chose que je reprocherai pour l’instant au show ? Peut-être juste son utilisation un peu trop systématique de sa musique, très marquée, mais qui participe d’un autre côté totalement à l’ambiance. Bref, pour l’instant, je suis totalement conquis…

Final Score : (à l’épisode 9) 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Alors oui, je suis fan de The Killing à un point que je me suis retapé les huit premiers épisodes pour les faire découvrir à ma dulcinée. En contrepartie, je n’ai pas encore vu la fin qui, semble-t-il, en a désespéré plus d’un. Mais bon, même si celle-ci s’avérait vraiment pourrie, je conseillerai malgré tout le show pour tous les épisodes précédents, franchement excellents.

Pour la dix-septième partie de ce bilan de l’année, on va rigoler un peu en faisant un dernier tour d’horizon des sitcoms de l’année. De la geeksploitation bien pensée, de la twittersploitation franchement loupée, de la celibritysploitation qui manque de charme et enfin de la thirtysomethingsploitation qui arrive un peu trop tard.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

La quatrième saison de The Big Bang Theory fut le coeur d’un terrible accident qui a bien failli coûter sa vie à la série : Kaley Cuoco (Penny) s’est cassée la jambe en faisant du cheval. Du coup, le saviez-vous ?, elle est doublée dans les derniers épisodes lorsqu’on la voit marcher. Et oui. Ça vous en bouche un coin, hein ? Qui a dit que je n’avais vraiment pas grand chose à dire sur cette saison ?

Bon ok, je ne vois pas vraiment ce que je pourrai vous raconter d’incroyable sur les nouvelles aventures de Leonard, Sheldon et compagnie. La série accentue son côté féminin en ajoutant au petit groupe Priya la soeur de Raj, Bernadette la copine de Howard et une Sheldon au féminin nommée Amy que l’on trouve personnellement géniale mais qui irrite bien du monde.

A part ça, le groupe repose toujours sur la même logique, l’humour fait toujours autant appel à la science qu’aux comics et à toute la “sous-culture” comme disent encore certains grands magasines, et le rythme relativement trépidant est toujours aussi bien installée.

En fait, seule Penny semble vraiment prendre du galon et quelque peu se transformer : on en a la preuve explicite lorsqu’elle comprend des blagues de Sheldon… Les nouveaux personnages apportent un peu de vent frais mais rien de vraiment percutant. Il ne faut pas en déduire que The Big Bang Theory commence à lasser, loin de là. La série est toujours aussi efficace et addictive. Et dans un monde où les sitcoms s’enchaînent en se cassant la gueule, c’est franchement formidable.

Final Score : 4/5, série reconduite pour une cinquième saison.
The Big Bang Theory n’est peut-être pas la sitcom du siècle, mais c’est en tous cas l’une des meilleures de la décennie. Avec cette quatrième saison, on nage en plein terrain connu, mais il faut bien avouer qu’on s’y sent vraiment bien. Et les quelques nouveautés apporter par l’arrivée massive de filles ne font que du bien.

Je ne vais même pas m’embêter à écrire le titre convenablement pour vous parler de Bleep my dad says (puisque c’est ainsi qu’il faut le prononcer parait-il), nouvelle sitcom de CBS dans laquelle est allée se perdre le pauvre William Shatner, sympathique capitaine Kirk mais surtout irrésistible dans Boston Legal. Alors oui, elle est nulle mais je vais la faire : il faut sauver Willy.

Catastrophe d’exploitation gratuite sans aucune réflexion sur le produit initial, Bleep est l’adaptation du twitter de Justin Halpern qui nous faisait part des meilleures citations de son père. Oui, vous avez bien compris, ils ont fait une adaptation de twitter. Twitter bordel ! Comment peut-on penser pouvoir écrire une série à partir d’un compte twitter ?!

Réponse : c’est impossible. Du coup, Bleep devient une sitcom familiale comme tant d’autre avec un père de famille un peu irascible, un peu méchant, très amérique profonde… ouais, bon on a déjà vu ça un nombre incalculable de fois. Autour de lui, un casting de personnages relativement médiocre, en tous mal pensé pour générer des blagues.

Si on peut se laisser entraîner au début par les quelques bonnes boutades que Willy assène avec un courage qui appelle à la dévotion christique, Bleep ne tarde pas à vous endormir en rêvant des jours bénis ou notre bon vieux Shatner pilotait des vaisseaux ou buvait un verre de whisky en haut d’un immeuble de Boston. Putain, help.

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa première saison.
Et oui, difficile de faire une bonne sitcom à partir d’un compte twitter. Comme si y avait vraiment des gens qui avaient pu y croire.

J’adore Paul Reiser depuis la bonne époque de Mad about you (Dingue de toi) en français… bon ok, peut-être parce que j’étais un peu amoureux de Helen Hunt à l’époque aussi. Bref, Paul Reiser est un grand acteur, un assez bon scénariste et surtout un vrai bon comique. Alors forcément, quand j’ai su qu’il y allait y avoir un Paul Reiser Show qui serait une sorte de fausse auto-fiction à la manière de Curb Your Enthusiasm, j’étais aux anges. Ah ah, j’étais jeune et innocent.

Parce que au final, le résultat est vraiment peu probant. Paul est entouré d’hommes qui ne sont pas vraiment ses amis mais les parents des amis de ses enfants ou les maris des copines de sa femme. Ok. Et du coup il se passe quoi après ? Ben pas grand chose. Une blague avec Larry David (de Curb Your Enthusiasm, justement), un vrai faux test pour animer un jeu télé et… c’est à peu près tout.

Pas vraiment rigolote, pas vraiment intéressante, et au final plutôt surjoué par Paul Reiser (un comble qu’on ne pardonne pas) le show ne prend jamais et laisse un sentiment d’échec total, d’inachevé, d’un concept qui n’a pas vraiment été travaillé et mit à l’antenne vraiment trop tôt. Deux épisodes et la série est annulée faute d’audience convenable. On ne critiquera pas le public américain.

Final Score : 2/5, série annulée au bout de deux épisodes.
The Paul Reiser Show est soit une trop pâle copie de Curb Your Enthusiasm, soit un Modern Family vraiment trop prétentieux. Concept pas utilisé, scénarios vraiment pauvres et un Paul Reiser pas au top de sa forme : la déception est à tous les étages…

Oh, trois couples de trentenaires qui sont amis, ça pue l’idée originale… Heureusement Perfect Couples ne se repose pas sur son concept vieux comme le monde et franchement énervant pour convaincre. Humour décalé, personnages poussés dans leur retranchement (et pas vraiment réalistes), ainsi qu’une vraie science du rythme : voici les trois points forts de la série. Est-ce suffisant pour convaincre ?

Il faut bien avouer que lors du visionnage du premier épisode, vous risquez comme tout un chacun de vous dire : oh putain encore ça, mais je l’ai pas déjà vu cent fois ? Et vous auriez bien raison. Bon, vous allez peu à peu vous laisser convaincre par les personnages, franchement décalés et qui vous rappelleront les (gros) délires de Friends. Et puis il y a ce rythme implacable qui enchaîne les blagues sans vraiment vous laisser le temps d’en rire – ce qui est toujours un point positif. Du coup, vous pourriez presque vous laisser convaincre…

Mais au bout d’un moment, la lassitude reviendrait. Oui, vous les aimez bien les membres de ce petit groupe, et ils vous font bien rire, mais si la série s’arrêtait là maintenant vous vous en foutriez royalement. Et puis vous avez des épisodes à rattraper de The Big Bang Theory et de How I Met Your Mother. Roh merde, tant pis pour Perfect Couples, que vous laissez dans un coin. C’est pas grave, la série a été annulée à la fin de sa première saison.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison.
Perfect Couples était plutôt bien écrite, filmée et jouée. Mais elle arrive trop tard dans le monde surchargée des sitcoms sur les couples de trentenaire, et surtout elle n’a aucun concept qui apporterait une plus-value à défendre. Du coup, si on rigole bien en la regardant, on oublie tout aussi vite Perfect Couples.

J’aurai pu totalement passer à côté mais, heureusement, coloc est là pour veiller à toute l’intense activité du net et des séries et m’informait hier que ce mercredi 13 octobre se déroule l’international suit up day. Cet hommage au Barney Stinson de How I Met Your Mother s’avère être un beau produit dérivé de la série puisqu’il ne vend rien d’autre que le fait de rendre honneur au célèbre dragueur. Mais il ne faut pas croire que les petits gars du marketting des gros studios qui fabriquent les shows sont des branquignols : au contraire, ils ont déjà réussi à nous refourguer des produits dérivés bien surprenants…

Vous ne voudrez plus jamais faire de la route après ça...

Un peu commun de commencer par un simple CD ? Pas tant que ça quand on sait que ce “Road Mix” fait partie intégrante de l’histoire de la série : il s’agit purement et simplement de la compile préparée par l’un des personnages dans un épisode clé de la série One Tree Hill. Un show, d’ailleurs, qui s’est beaucoup consacré à la musique. Trois OST mettant en avant des groupes assez peu connus, un déluge de “live” au fil des épisodes, et même des personnages de chanteurs qui sont de vrais musiciens en réalité, One Tree Hill a toujours eu une grande volonté musicale… et pas toujours les moyens de ses ambitions ! Malgré tout, on ne peut que les applaudir d’avoir réussi à organiser une vraie tournée pour Bethany Joy Galeotti, l’une des principales actrices de la série, dont le personnage était au même moment… en pleine tournée !

Prix de l'originalité pour la couverture...

Les américains sont profondément tarés : après la série Castle, qui met en scène un romancier de thriller qui coopère avec la police pour résoudre des enquêtes, voici… les romans de ce même Castle. Ecrit par un être assez généreux pour ne pas révéler son nom et faire vivre la légende, ce premier thriller avait même réussi à faire jouer le jeu à des critiques importantes qui avaient fait comme si Richard Castle existait vraiment et qu’il avait déjà écrit plusieurs autres romans. Aucune idée de ce que ça vaut vraiment par contre. Si quelqu’un veut bien se dévouer pour le lire…

Suit Up !

A tout seigneur, tout honneur, on ne pouvait passer à côté du fameux “Bro Code” de Barney Stinson ou les mille et un conseils pour choper une fille. Là encore, on fait vivre la légende du personnage avec sans doute plusieurs auteurs qui se cachent derrière son nom et qui n’ont ainsi pas besoin d’assumer toutes leurs blagues. Un livre qui a finalement tourné au vrai phénomène de monde, repris par un nombre incalculable de sites internet et de nombreux magazines masculins. Et pendant ce temps, il y en a qui ignore encore que tout ça, c’est la faute au docteur Doogie

Made my whish list...

Enfin, voici le toaster cylon, déjà vu dans un épisode de The Big Bang Theory. Je crois que là, il n’y a vraiment plus rien à rajouter.