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Aujourd’hui, c’est jeudi, une semaine avant la fête nationale, et j’ai donc envie de redonner une chance à des séries annulées (non, ne cherchez pas, il n’y a aucun rapport.) Du coup, nous allons parler d’ados dans les années 80, d’une vie inattendue, d’ados anglais passée à la moulinette MTV, d’un couple d’espions et d’un homme prêt à tout pour vous protéger. C’est parti…

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

En s’intéressant à un groupe d’étudiants qui rejoignent une fraternité plus connu pour ses soirées démiurgiques que pour le travail de ses membres, Glory Daze vient clairement jouer sur les plate bandes de Greek, série au concept énormément similaire. Pour se différencier, la série de TBS mise cependant sur un son univers assez particulier… puisqu’il s’agit des années 80.

Située en 1986, Glory Daze se fait un malin plaisir à rappeler tout ce qui faisait les années 80, de la musique aux vêtements en passant par les blockbusters de l’époque. Soignée dans sa production value et ses références, la série mise clairement sur ce point pour faire la différence et surtout s’approprier une part du public. Oui, mais lequel ? C’est bien là le problème du show : ceux qui peuvent être intéressés par les années de fac n’ont pas connu les années 80, et ceux qui ont vécu à cette période ne s’intéressent plus vraiment aux aventures un poil dévergondées d’une bande de glandeurs rejoignant une fraternité… Et puis il ne faut pas oublier la comparaison avec Greek. Les histoires, les personnages, même les fils rouges feuilletonnants font énormément penser à la série absolument mythique d’ABC Family (vous pouvez vous jetez sur les quatre saisons, toutes absolument géniales.) Mais les acteurs de Glory Daze n’ont pas le charisme de leurs aînés, le rythme est beaucoup plus artificiel et saccadé, les histoires elles-mêmes semblent moins crédibles. On ne peut s’empêcher à chaque instant faire la comparaison, et celle-ci n’est jamais en faveur du show 80′s.

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa première saison. Glory Daze aurait pu amuser s’il n’y avait pas eu Greek juste avant. Inférieure en tous points, ce n’est pas son univers années 80 qui va lui permettre de conquérir le public. Pas vraiment bien réalisée, plutôt molle et au final assez mal fichue, la nouvelle série de TBS était vraiment trop classique pour convaincre qui que ce soit.

Quand la CW se lance dans une expérience de série réaliste, on peut s’attendre à tout, surtout au pire. Pourtant, Life Unexpected apparut comme une bonne surprise lors de sa première saison : les mésaventures de Lux, jeune fille de seize ans qui retrouvent ses parents l’ayant abandonné à sa naissance pour leur demander de s’émanciper – alors qu’ils vont, bien entendu, se retrouver à devoir s’occuper d’elle – étaient plutôt passionnantes, touchantes et assez bien ancrées dans la réalité. Du coup, en ce début de deuxième saison, on avait hâte de retrouver tous ces personnages magnifiquement ciselés. Mais quelque chose s’est grippé dans la mécanique…

Cette seconde, et ultime, saison de Life Unexpected est en effet une catastrophe à tous points de vues. Les personnages, d’abord, si fins et agréables, ne tardent pas à devenir des archétypes d’eux-mêmes, presque des parodies, dont on peut prédire tous les faits et gestes plusieurs épisodes à l’avance. Les histoires, elles aussi, perdent de leur réalisme pour faire intervenir des situations ultra dramatiques et totalement artificielles (tient et si Lux sortait avec un mec un soir et que c’était son professeur ! comme s’il n’y avait pas d’autres garçons à rencontrer à Portland.) La ville, les décors, perdent eux aussi de leurs charmes et il y a surtout cette musique pop assez insipide, typique des programmes de la CW, qui fait son entrée en force pour culminer dans un magistral crossover avec One Tree Hill, ce qui achève toute crédibilité à la série. Dommage dommage car on était plutôt content de retrouver Kerr Smith (mais si, l’homosexuel de Dawson’s Creek qui sortait avec Joey !) toujours très bon, et d’avoir découvert Kristoffer Polaha et la pétillante Britt Robertson (Baze et Lux dans la série) qu’on retrouvera dans des rôles importants l’année prochaine dans deux séries… de la CW ! Quant à Shiri Appleby, on lui souhaite bien de la chance, mais pour nous elle sera toujours la petite brune de Roswell.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa deuxième saison. Life Unexpected était vraiment LA bonne surprise de l’année dernière, une série fine, délicate, remarquablement écrite et interprétée qui laissait espérer, à terme, une qualité à la hauteur de My So Called Life. Mais catastrophe, la deuxième saison prend tous les mauvais virages possibles, se termine en crossover avec la série la moins réaliste au monde et on ne versera pas une larme à son annulation. Franchement dommage.

MTV l’aurait voulue, elle n’aurait pu créer plus de buzz et de polémique enflammée autour de sa version US de la mythique Skins. Conchiée par les fans de la série anglaise avant que quoi que ce soit n’ait été fait ou diffusé (d’ailleurs la chaîne s’est servie de commentaires peu élogieux d’internautes sur ses affiches, notamment le classique : “america is such a right wing, religious lead country they just wont get it”), appelée au boycott, accusée de pornographie pédophile, abandonnée par les marques qui ont retirée leurs publicités, puis finalement délaissé par les spectateurs eux-mêmes, ce Skins aura vécu beaucoup de tourments pour ses seulement treize épisodes. Longtemps soutenue par la chaîne elle-même (MTV n’a jamais rien voulu couper ou censurer et défendait le droit de parler de problèmes de la vraie vie des ados), Skins finira par ne pas être reconduit pour une deuxième saison. Alors, dommage ou juste retour des choses ?

Pour répondre à l’opposition basique série anglaise / reprise américaine, précisons tout de suite que cette version MTV est dirigée par Bryan Elsley, l’un des deux créateurs de la version anglaise. La série se base sur les deux mêmes règles : utiliser des acteurs amateurs et de jeunes scénaristes. Pour le reste, il faut bien avouer qu’on est assez décontenancé de retrouver un premier épisode quasiment copier/coller sur la première génération anglaise, et que voir de nouveaux acteurs incarner des personnages mythiques comme Cassie, Tony, ou Sid (devenu Stanley) a tendance à faire hurler… Mais il suffit parfois d’un petit changement de personnages pour changer toute une dynamique d’histoire. Ici, Maxxie devient Tea, l’homosexuel devient une lesbienne, et cela change tout. Car Tony n’est pas insensible à son charme, ce qui va influencer sa relation avec Michelle, qui ne réagit pas comme dans la série anglaise avec Stanley, tout comme Abbud (ex Anwar), etc. On se retrouve finalement avec une série totalement différente, un excellent exercice de style de la sorte univers alternatif, mais qui repose toujours sur les mêmes concepts, la même façons racée d’aborder la réalité avec tout son cru, et la même critique acerbe d’un monde de l’adolescence absolument sans pitié. Finalement plutôt bien reçue par la critique, Skins US ne trouvera malgré tout jamais son public – comme l’avait prévu certains journalistes. Et, il faut bien l’avouer, c’est vraiment malheureux.

Final Score : 5/5, série annulée à la fin de sa première saison. MTV a peut-être toujours une mauvaise image, mais c’est pourtant la chaîne qui propose les programmes ados les plus couillus. Avec ce Skins US, elle offrait une version absolument excellente, qui atteint la qualité magistrale de la première génération anglaise. Un immanquable – encore plus pour ceux qui ont vu la version anglaise.

Bon, ça y est, on en est sûr, J.J. Abrams est surmené. C’est la seule explication valable à la catastrophique Undercovers, lamentablement diffusée cette année sur NBC et en plus annulée le jour de mes trente ans ! Remboursez moi !!!

J’imagine parfaitement ce qui a du se passer. J.J. était en pleine préparation de Super 8, son dernier film, ou alors il le tournait déjà ou peut-être qu’il était en train de le monter. Il a à mort la pression de son producteur, en l’occurrence Steven Spielberg, qui n’arrête pas de lui rappeler que lui il fait deux séries à côté pour la rentrée, et que putain il gère tout alors merde quoi. Du coup, quand NBC appelle J.J. pour lui dire qu’ils veulent une nouveau show de sa part, il n’arrive pas à refuser. Question d’ego.

Le problème, c’est que y a plus une seule nouvelle idée dans le cerveau d’Abrams. Il aurait bien un truc sur Alcatraz, mais pour l’instant la chaîne n’est pas chaude. Du coup, il va chercher dans ses vieux cartons s’il ne reste pas un truc à vendre. Et il se rappelle qu’il avait refourgué Alias à ABC alors qu’ils lui demandaient de plancher sur une nouvelle saison de Felicity. Notre bon vieux J.J., c’est un feinteux, tout le monde le sait maintenant que Lost est fini. Du coup, accrochez vous bien, il re-refourgue Alias à NBC ! Il a des grosses cojones, c’est sûr !

Bon, ok, il feinte un peu. Il met un coule au lieu d’une jeune héroïne, histoire de changer un peu les intrigues sentimentales (puis, depuis qu’il s’est marié, J.J. s’intéresse aux questions de fidélité, de confiance, de l’amour au quotidien). Et tiens, on va les faire black, histoire de dire qu’on est une série d’avenir qui ose tout. Pour le reste, on fait à l’ancienne – on copie/colle certaines intrigues d’Alias, on te cale une ou deux scènes en France ou au Québec (ouais, ils adorent ça à l’étranger), et que je te mets un mini bout de fil rouge, on verra si on s’en sert plus tard. Emballé, c’est tourné, et hop diffusé.

Finale Score : 2/5, série annulée le jour de mon anniversaire bon dieu.
Undercovers n’est pas totalement mauvaise… c’est juste une pale copie d’Alias qui est quand même terminée depuis cinq ans. Et ce nouveau show a du plomb dans l’aile. Pas innovant, pas super beau, pas vraiment bien ficelé, on ne voit pas ce qui pourrait vous pousser à le regarder – sauf si vous être vraiment, mais alors vraiment, en manque de série d’espionnage.

Deuxième adaptation en série du comics publié chez DC, Human Target a tiré sa révérence à la fin de sa deuxième saison sur la Fox. Pourtant, cette série d’action avait de quoi motiver les foules…

Pour faire une bonne série d’action, il faut en premier lieu des personnages qui donnent envie de les suivre. Et pour le coup, Human Target assure pleinement : Christopher Chance, le héros, est mystérieux à souhait et remarquablement séduisant, son gros pote noir Winston s’avère le parfait sidekick qui apporte le contrepoint comique, l’inquiétant Guerrero peut aussi bien servir les scènes d’actions plus crues que de vrais beaux moments de comédie,quant à Ames elle apporte la touche de féminité et ses talents de voleuses (et donc quelque peu de subtilité) dans l’équipe. Il n’y a que l’adjonction de Ilsa Pucci, la riche quarantenaire qui dirige maintenant le groupe, qui ne fait pas vraiment sens, vu qu’elle ne sert pas à grand chose.

A part ça, Human Target s’appuie sur des scénarios carrés, au rythme parfaitement étudié, mêlant à l’envie action et comédie et même quelques petits moments un peu plus touchants, presque philosophiques, quand on s’attache au fil rouge. Réalisation remarquable et production value splendide, la série n’est plombée que par une ambiance sonore pataude, où la musique classique très lourde devient vraiment redondante avec ce qu’on a déjà à l’écran.

Final Score : 4/5, série annulée à la fin de sa seconde saison.
Human Target est sans doute l’une des meilleures séries d’action de cette année. Il ne lui manque qu’un petit je-ne-sais-quoi qui donnerait vraiment envie de revenir chaque semaine ou qui rendrait la série vraiment indispensable. Dommage que le public n’ait pas suivi (sauf quand la série passait après American Idol !) car on aurait vraiment aimé voir quelle destination aurait pris le show l’année prochaine !

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !

Votre futur boss ?

Dans l’enfer de la télévision américaine, il est dur de se faire un nom. Si on retient encore aujourd’hui les JJ Abrams ou autre Jerry Bruckheimer, qui se souvient encore de Tim Kring (le showrunner de Heroes) ou de Silvio Horta (celui de Ulgy betty) ? Mais depuis quelques années, un petit nouveau met progressivement en place son propre petit empire, surtout en tant que executive producer et se gardant bien de se mettre en avant en tant que showrunner. Alors qu’il était surtout connu pour sa version moderne au cinéma des Chalie’s Angels (Drôles de Dames), c’est bien à la télé qu’il est en train de cartonner. Son nom ? Joseph McGinty Nichol, alias McG.

Après Fastlane (2002), une première tentative vouée à l’échec mais qui mettait déjà à jour l’une des grandes passions du bonhomme, c’est à dire les belles voitures, McG réalise un véritable carton avec The O.C. (Newport Beach), de 2003 à 2007, série adolescente à laquelle il apportera une petite touche geek bien avant que ça devienne une véritable mode. Dans la même série, il n’hésite pas non plus à valider des scripts qui font preuve de beaucoup d’auto-dérision et il s’amuse des multiples codes des séries pour ados.

Une autre bourde un peu plus tard, The Mountain en 2004, qui ne survivra que quelques épisodes avant de se perdre (et pour cause) dans les limbes de l’oubli, McG mise, en 2005, sur une nouvelle série fantastique… Supernatural. Il va y apporter sa passion des voitures (mais cette fois plutôt les vieilles voitures que les nouvelles cylindrées) et appuiera constamment la bande son très vieux rock’n roll alors que la série est diffusée sur une chaîne pour les ados, qui diffuse de la musique pour ado. McG va aussi laisser libre court à toutes les idées du créateur, Eric Kripke, dés lors que la WB (devenue depuis la CW) est satisfaite des résultats d’audience à la première saison. En fin de compte, le voici prod exe de l’une des meilleures séries depuis cinq ans…

Tout en se lançant dans de la télé-réalité (The Search for the next Pussicat Doll, par exemple, c’est lui), il continue dans les séries en s’occupant dés 2007 de Chuck, la série qui va véritablement prouver que les geek ont la côte avec les spectateurs. Sorte de Alias en beaucoup plus comique et se prenant carrément moins au sérieux, ce petit show auquel personne ne croyait est encore diffusé à l’heure actuelle…

En 2010, McG rajoute deux nouvelles séries à son écurie, en l’occurrence Human Target, grosse série d’action mâtinée de comédie, adapté d’un comics de chez DC, et Nikita, la reprise de la série des années 90, elle-même reprise du film de Luc Besson. Deux licences fortes qui sont déjà reconduites pour toute la saison (et seront sûrement pour l’année prochaine.)

Avec quatre séries à l’écran, c’est sûr McG n’est pas encore le boss d’un empire aussi énorme que celui de Bruckheimer. Il s’oriente clairement vers des séries aux univers plus marqués, sans doute plus geek et donc touche un public plus restreint que celui des CSI et autres Cold Case… Mais en grattant petit à petit, il pourrait bien, dans les prochaines années, devenir l’une des principales valeurs sur laquelle compter dans le petit monde de l’audiovisuel américain…