Tag Archive: Justified


C’est donc cette semaine qu’on dit bye-bye (temporairement) à Timothy Olyphant et son chapeau de cowboy. Heureusement, entre temps, NBC a su nous donner faim avec un célèbre tueur en série. Retour sur une semaine qui ne manque pas de bon goût… et en prime, on vous parle de zombies anglais ! Alors, elle est pas belle la vie ?!

rogue - directv

ROGUE

Vendue comme une série puissante et forte, qui présente enfin la mafia sous un jour aussi “intéressant que les Sopranos” (c’est dire), Rogue, la petite dernière de Directv diffusée sur la chaîne payante Audience ne va pas franchement marquer les esprits avec son double pilote franchement peu convaincant.

Rogue raconte l’histoire de Grace, une flic sur le fil du rasoir, agent double infiltrée dans une famille de mafieux, qui va commencer à se demander si la mort de son fils (sur lequel on a tiré dans la rue) n’aurait pas été causée par ses propres actions. Se mettant toujours plus en marge de la loi, Grace n’écoute personne et surtout pas ses collègues, et reprend son rôle d’infiltrée en pensant que le boss des mafieux pourra l’aider à élucider cette affaire. Seulement voilà, lui-même a un traître dans ses rangs et il va obliger Grace à le démasquer. Et puis il y a aussi le marie et la fille de Grace qui commencent sérieusement à se demander ce qu’elle est en train de foutre.

Un peu comme le spectateur d’ailleurs. Car le gros problème de Rogue c’est que les personnages sont tellement torturés, hachés, complexifiés… qu’on n’arrive tout simplement pas à les suivre. Impossible de s’identifier à Grace dont on ne comprend pas les tenants et aboutissants. Pas plus qu’à Jimmy, le patron de la mafia, qui n’a pas (comme Tony Soprano) de problème auquel le commun des mortels peut se rattacher. C’est bien beau de vouloir faire de la série noire, mais encore faudrait-il ne pas laisser les spectateurs sur le carreau…

Et puis il y a les comédiens et la réalisation. Si ces deux éléments sont clairement mis en avant dans la communication autour du show, je n’ai pour ma part pas du tout été bluffé… au contraire. Thandie Newton en fait des tonnes, Martin Csokas est instantanément stressant et les autres acteurs font penser à une bande de sales gosses de riches qui se prennent pour des caïds car ils ont fumé un joint. Quant aux images, leur saturation extrême censée donner une identité au show ne fait que refléter l’absence de réflexion sur les positionnement de caméras.

Bref, une heure quarante plus tard, Rogue peut à la limite intriguer mais certainement pas enthousiasmer. La suite saura-t-elle remonter la pente ?

BRAD GARRETT, ELIZABETH PERKINS, ORLANDO JONES, REBECCA DELGADO SMITH, JON DORE, RACHEL EGGLESTON, SARAH CHALKE

HOW TO LIVE WITH YOUR PARENTS (FOR THE REST OF YOUR LIFE)

J’assume : j’adore Sarah Chalke, inoubliable Elliot dans Scrubs et… heu… non, on va passer sur le reste de sa carrière. Bref, cette fille me fait rire. Alors forcément, j’avais envie d’y croire, moi, à How to Live with your Parents (for the Rest of your Life) – le titre le plus improbable du mois. Mais là, il va falloir que je prenne BEAUCOUP sur moi.

Complément artificiel de la soirée sitcom du mercredi soir d’ABC, How to Live vient remplacer The Neighbors et rejoint donc The Middle, Modern Family et Suburgatory. Le pitch : en pleine récession économique, une trentenaire récemment divorcée est obligée de retourner vivre chez ses parents avec sa fille. Sauf que ses parents sont des hippies et qu’ils parlent tout le temps de sexe. Et que l’héroïne a bien du mal à refaire sa vie. Excitant ?

Non, effectivement. Et le pilote ne l’est pas plus. Les blagues tombent à l’eau, le couple de parents n’est pas crédible pour deux sous, la gamine ne sait pas jouer (et en plus elle est moche, on se demande comment elle a fait pour décrocher ce rôle !), le rythme est amorphe, et Sarah Chalke se fait chier. Comme nous.

Hannibal - Season 1

HANNIBAL

La dernière nouveauté de la semaine est particulièrement flippante (mais tout de même un peu moins dérangeante que la très grinçante Bates Motel.) En effet, dans Hannibal, on sait nous donner faim avec de magnifiques scènes de cuisine… sauf qu’il s’agit de chair humaine. Et oui, la série reprend le personnage d’Hannibal Lecter, le tueur en série le plus charismatique et le plus intelligent de la fiction américaine.

Alors je pourrais tout simplement vous dire que vous devez voir la série car Gillian Anderson y joue la psy d’Hannibal et que ça promet des échanges croustillants. Je pourrai aussi vous vanter l’aisance de la mise en scène, le subtil découpage du scénario, ou tout simplement l’ambiance générale absolument envoûtante. Mais je préfère tirer mon chapeau à Mads Mikkelsen, acteur danois vu récemment dans La Chasse, mais aussi dans Casino Royal ou encore le tonitruant Valhalla Rising, absolument magistral et qui arrive à faire instantanément oublier la prestation d’Anthony Hopkins dans le même rôle (pour Le Silence des Agneaux.)

Après, que vous dire de plus ? Au niveau du pitch, c’est tout de même sacrément gratiné. Le chef des profilers du FBI (Laurence Fishburne, mais franchement on s’en fout de lui…) envoie son agent spécial Will Graham enquêter sur un tueur en série. Will a la particularité d’être extrêmement empathique et de pouvoir se mettre dans la peau des tueurs – ce qui nous vaut quelques séquences oniriques hautement flippantes et laisse présager du pire pour la psyché de notre héros. Mais quand Will commence à galérer à trouver le coupable, Fishburne a la bonne idée de lui accoler un psychiatre hautement renommé, le docteur Hannibal Lecter. Oui, il est pas doué ce Fishburne parfois…

Alors que j’avais toutes les réticences du monde à regarder une série basée sur les (très bons) romans de Thomas Harris (inutilement sacrifiés au cinéma à l’exception du film de Jonathan Demme) je suis resté scotché devant ce pilote original, super agréable à regarder, et magnifiquement interprété. Par contre, après, j’avais envie d’un bon steak, allez savoir pourquoi…

The-New-Normal-serie

NEW NORMAL (saison 1)

Si Ryan Murphy a plusieurs fois réussi à foutre de grands coups de pied dans un monde de séries un peu trop calmes (Nip/Tuck, American Horror Story, ou encore la délirante Popular), on ne peut pas dire qu’il ait été très inspiré en concevant The New Normal, sitcom mettant en scène un couple homosexuel, la femme qui leur sert de mère porteuse, et sa fille. Car si cette mise en bouche de personnages semblent pour le moins intéressante (surtout quand on y ajoute une grand-mère ultra conservatrice…), The New Normal tombe dans les trois grands travers des sitcom familiales : trop gentille, trop naïve, et surtout bien trop moralisatrice.

Quant à l’humour, c’est peu de dire qu’il ne fait pas souvent mouche. Quelques blagues sur le personnage de Bryan pourront faire rire ceux qui y reconnaîtront une parodie de l’auteur (Bryan est le showrunner d’une série nommée Sing, dont les points communs avec Glee sont légions…), mais dans l’ensemble Murphy ne fait que nous ressortir de vieille blague et de vieilles intrigues. Même le personnage de Jane, la grand-mère qui déteste les gay, fait ouvertement penser à la coach Sue Sylvester dont Glee a déjà bien assez usée et abusée. Et quand une sitcom n’arrive pas à nous faire rire, on sait ce qu’il nous reste à faire…

Final Score : 4/10

Non, définitivement, The New Normal ne mérite pas votre attention. Si la prémisse est intéressante, le résultat n’est qu’une sitcom familiale de plus, à l’humour vieillot et aux personnages déjà vus. Ryan Murphy sait secouer la télé, il vient de prouver qu’il sait aussi faire du programme au kilo.

in the flesh - brother

IN THE FLESH (mini série)

Avec sa prémisse zombiesque plutôt originale (les zombies n’étant pas vu comme des montres mais comme des gens malades…), In The Flesh a su attirer l’attention. Mais aura-t-elle marqué les esprits avec ses trois petits épisodes ?

Il faut le reconnaître, trois épisodes c’est court, trop court même pour un concept aussi porteur. Autant le savoir dès le début, vous allez rester sur votre faim. On aurait aimé (et on peut aisément imaginer) une bonne dizaine d’épisodes supplémentaires pour creuser plus en avant cet univers si particulier et si original. D’ailleurs, certaines pistes scénaristiques restent sans réponse (le site internet…) : la BBC 3 nous se serait-elle ménagé la place pour une suite ? Peu importe, vu l’échec en terme d’audience, il y a peu d’espoir pour que celle-ci voit le jour.

Faut-il pour autant faire l’impasse sur In The Flesh ? Sous les quelques défauts déjà cités se cache une histoire vraiment intrigante et bien menée, où le surnaturel n’est là que pour permettre de parler de manière décalée d’un autre sujet (l’homosexualité dans un petit village d’Angleterre.) Les personnages sont attachants et leurs destins, parfois brisés, peuvent vraiment vous prendre aux tripes. Et si le rythme est parfois un peu mou, la réalisation aride saura toujours vous mettre dans une ambiance bien particulière.

Final Score : 7/10

Bien foutue mais définitivement trop courte, In The Flesh laisse forcément le spectateur sur sa faim. Mais vu qu’elle lui réserve aussi beaucoup de (très) bons moments, elle reste tout à fait recommandable. Et si vous aimez les zombies, alors là vous ne pouvez pas passer à côté !

justified seaon 4

JUSTIFIED (saison 4)

Avec cette quatrième saison, Grahma Yost prouve que sa série Justified est définitivement l’une des meilleures diffusées actuellement. Show à l’ambiance bien particulière, s’intéressant aux méandres entre la justice et plusieurs familles de criminels dans une petite ville du Kentucky, Justified s’offre un trio gagnant en proposant une réalisation impeccable, des comédiens tout simplement parfaits et, une fois de plus, une saison à l’arche narrative maligne et magistralement orchestrée.

Après s’être intéressée au rôle de la justice, aux limites de celle-ci, puis aux logiques familiales et à la difficulté de leur échapper, cette quatrième saison creuse encore plus la question en confrontant les deux personnages principaux (Raylan Givens, le flic, extraordinaire Timothy Olyphant ; et Boyd Crowder, le bad guy, interprété par le tout aussi fabuleux Walton Goggins) à leur incapacité de changer. Raylan voit sa compagne tomber enceinte, mais encore envoûté par son rôle de Marshall solitaire, qui fait rarement usage de son arme mais dont tous les tirs font mouche, il ne peut – volontairement et involontairement – évoluer vers le rôle de père. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si le sien, de père, est au coeur du mystère qui entoure la saison et voit son destin se confronter à un mur inébranlable. De son côté, Boyd voudrait ranger ses habits de gangster et se perdre dans la masse, profiter d’une petite vie au calme avec sa douce Ava (Joelle Carter, inoubliable.) Rattrapé par le passé (ses anciens conflits avec d’autres barons de la drogue), par son futur (une prostituée introuvable qui connait un secret qui peut envoyer Ava en prison), Boyd est coincé dans un présent angoissant, obligé de vivre au jour le jour, et de faire face à une trahison familiale exemplaire…

On l’aura compris, Justified est l’une des meilleures séries de la saison et en passe de devenir un pur petit chef-d’oeuvre. La suite ? C’est pour janvier 2014. Ca va être dur d’attendre.

Final Score : 9.5/10

Justified a suffisamment vécu pour qu’on puisse d’ores-et-déjà la qualifier de série absolument indispensable. Cette quatrième saison ne fait que le confirmer – qu’est-ce que vous attendez pour vos jeter dessus ?

 

Rendez vous bientôt (peut-être) pour une semaine qui a été très riche en départs…

 

Ca y est, l’été est présent et le programme télé US se calme un peu avec les fins de saison… ou les fins de série tout court. Et on se réjouit de voir de nouveaux programmes arriver sur les écrans. Enfin, on se réjouit, ça dépend des fois…

Autant vous l’avouez tout de suite, non je ne dirai rien sur le finale de Game of Thrones et on ne s’étendra pas sur la série qui, de toutes façons, n’a pas besoin de mon avis pour s’attirer les faveurs du public. Je ne vais pas revenir non plus sur la fin des pitoyables Hot in Cleveland (mais comment diable cette sitcom dépassée peut plaire aux critiques américains ?) et Happily Divorced, tout comme il sera de bon temps de s’abstenir de critiquer la quatrième saison de l’effrayante The Secret Life of the American Teenager… qui en plus enchaîne directe sur sa cinquième saison dés la semaine prochaine.

Pretty Little Liars : notez le A en lettre de sang qui fait très très peur...

Je vais juste rapidement vous prévenir du retour de Pretty Little Liars, avec une reprise ma fois assez réussie et qui – on s’en doutait – complexifie à outrance la fameuse question centrale de la série, à savoir qui se cache sous le pseudonyme de A et s’amuse à effrayer ainsi nos petites héroïnes ? La solution donnée à la fin de la saison précédente est donc sacrément remise en question… Reprise aussi de Jane By Design, série très bof bof sur l’enfer de la mode ou comment une jeune lycéenne se fait embaucher par une terrible styliste qui la prend pour une adulte. Mou du genou et très consensuel, c’est un show pour les après-midi où il fait trop chaud, afin de s’endormir tranquillement après un saut dans la piscine (si vous pouvez faire ça, vous êtes vraiment des veinards.) On saluera le retour très réussi de Breckin Meyer et Mark-Paul Gosselaar (Zack de Sauvé par le gong, combien de fois faudra-t-il vous le redire ?!) dans Franklin & Bash qui reste le legal show le plus drôle du moment pour l’instant. Enfin, le concept de concierge medicine (fallait le trouver celui-là) continue son bout de chemin dans la quatrième saison de la très oubliable Royal Pains ou les aventures mirobolantes d’un médecin qui n’a rien à envier à McGyver. Par contre, on n’oubliera pas de jeter un oeil au retour de l’intrigante Necessary Roughness, série très inégale (comprendre parfois géniale et parfois totalement soporifique) sur une thérapeute qui pratique l’amour vache.

Forte d’une très bonne première saison en terme d’audience, mais aussi de critiques finalement enthousiastes (alors que le tout premier pilote avait été jugé comme le pire pilote présenté cette année là !), Teen Wolf revient en grande pompe sur MTV, s’offrant deux épisodes pour bien nous lancer dans l’action, mais aussi un nouveau générique… absolument magnifique. Une reprise fort sympathique qui creuse un peu plus les différences avec la grande soeur spirituelle qu’est The Vampire Diaries pour se concentrer sur un mode plus sombre, plus réaliste (oui, même avec des loup-garous !) et qui délaisse au maximum les intrigues romantiques. Bref, ça sent l’ado qui a les poils qui poussent et qui veut pisser partout pour marquer son territoire, et ça traite ce sujet de manière plutôt sympathique. Un indispensable de l’été à mon avis, surtout au vu de ce qui est diffusé à côté.

Aïe, attention ça fait mal et ça pique longtemps. J’attendais Longmire pour le retour sur nos écrans de Katee Sackhoff, inoubliable Starbuck de Battlestar Galactica, et certainement pas pour la série de romans policiers dont le show est inspiré. Et d’ailleurs l’inspiration, c’est bien ça le problème, tant Longmire ressemble à énormément de série policière sans aucune originalité. Cette fois, le cadre et l’attitude très western sont censés faire la différence, mais au final cela à revient à avoir un personnage de flic droit dans ses bottes aidé par son ami indien et sa jeune flicette bagarreuse - et oui, c’est presque le trio de Walker Texas Ranger ! Bon, je suis méchant, mais il faut avouer que le côté western est déjà joué – et avec un talent absolument imparable – dans Justified ; quant à Sackhoff, elle rigole comme une bêtasse et se montre particulièrement peu investie par ce rôle au demeurant déplorable. Enfin, la palme revient à Robert Taylor qui, dans le rôle titre, en fait carrément trop pour être crédible. Bref, c’était un pilote long, chiant, et tellement banal qu’on se demande bien comment la suite pourrait relever la pente. Ah, c’est dans ces moments là que Starbuck nous manque le plus !

Je ne suis pas un fin connaisseur de l’univers de Tron, du coup je me suis renseigné mais j’espère quand même que je ne vais pas trop dire de conneries. Apparemment, Tron : Uprising, cette version animée, qui vient de démarrer sa diffusion sur Disney XD (la version bad-ass de Disney Channel !) se déroule entre les deux films histoire de situer à peu près temporellement le schmilblick. C’est donc l’histoire de Beck, mais pas le groupe de musique, il s’agit ici d’un programme jeune et plein de vie, mécanicien, qui va peu à peu s’opposer au régime totalitaire que met en place le méchant Clu et qui va devenir le prochain Tron, c’est-à-dire la personna de la résistance. Ça a l’air compliqué comme ça, mais en réalité c’est très simple et suffisamment bien écrit dans les deux premiers épisodes pour qu’on puisse vite accrocher à cet univers sympathique et à ces personnages fortement charismatiques. Il faut dire que la série a une patte graphique vraiment très particulière qui souffre seulement du “syndrome du vide”, à savoir un net problème de foule lorsqu’il est censé y avoir du monde dans les parages. La musique est assurée par l’arrangeur des Daft Punk et on retrouve tout à fait l’esprit de la BO du film récent – pour ma part, j’ai bien cru au début que c’était les Daft Punk eux-mêmes qui étaient aux manettes. Au niveau des voix, on retrouve tout de même Elijah Wood, Mandy Moore, Emanuelle Chiriqui, le magistral Lance Henriksen (mais si, le protagoniste de la série Millenium de Chris Carter) et l’excellente Tricia Helfer (forever number six), bref du beau monde qui se prend totalement au jeu. C’est donc tout à fait réjouissant et on verra sur le long terme si c’est absolument génial…

Mon histoire avec Saving Hope est un peu particulière. La première fois que j’ai regardé le pilote, je rentrai d’une soirée plutôt très arrosé, un appétit de T-Rex dans mon ventre et le cerveau aussi fonctionnel  qu’une tablette tactile pour écrire un roman (allez-y, essayez…) Je me souviens que j’étais incapable de comprendre qui était l’héroïne, que je confondais quasiment tous les médecins et que je me demandais pourquoi la série se focalisait autant sur ce pauvre mec en costard et noeud papillon qui semble attendre désespérément qu’il se passe quelque chose. Et pour tout avouer, je n’avais même pas reconnu la sémillante Erica Durance, la Lois Lane transfuge de Smallville. Du coup, deux jours après, je m’y attelle à nouveau pour découvrir un show particulièrement propre… et particulièrement peu imaginatif. Saving Hope, puisque maintenant je peux le raconter, c’est donc l’histoire d’un couple de chirurgiens qui est sur le point de se marier mais qui ont un accident de voiture. Du coup, le monsieur devient un fantôme dans l’hôpital où celle qui aurait dû être sa femme continue d’officier. Enfin, un fantôme… plus ou moins vu qu’il est “seulement” dans le coma mais qu’il n’est pas encore mort. Alors oui, comme ça, ça peut paraître un poil original (mais ça a déjà été fait cette année, à l’envers, dans la pas très reluisante A Gifted Man), mais en réalité on fait face à un medical show de plus, avec des personnages bien creusés, une bonne ambiance visuelle, des intrigues secondaires poignantes (et bien morales), en clair quelque chose de déjà vu cent fois mais qui est fait dans les règles de l’art. Pas chiant, pas débile, pas condescendant, et pas original pour deux sous. La suite me fera peut-être changer d’avis, en attendant je crois que j’ai trouvé le show parfait à regarder quand tu fais du vélo elliptique.

Pour terminer, un petit mot rapide sur The Runaway, série anglaise enfin diffusée aux US sur la chaîne Ovation, un tout petit network qui “essaie” de faire dans la qualité. The Runaway date de 2011, est basé sur un roman de Martina Cole et apparemment cette mini-série de six épisodes, qui conte une romance maudite entre deux petits londoniens dans les années 60 et 70, serait une vraie bonne surprise. Qui sait, au vu du peu de programmes suffisamment intéressants diffusé cet été, il est possible que j’y jette un oeil et que je vous en parle un peu plus longuement une prochaine fois !

Allez, à la semaine prochaine avec… oh mon dieu, mais oui c’est eux, Bobby Ewing et J.R. ! Dallas, le comeback du siècle ? (de la décennie ? de cette année ? de cet été ?) Réponse dans une petite semaine !

Il faut bien l’avouer : c’est la lutte pour arriver à rattraper le retard cumulé pour les bilans de la semaine. C’est que l’on est rentré dans cette période charnière où certaines séries complètes leur saison et désespère de recevoir le fameux coup de fil leur annonçant qu’elles sont renouvelées l’année prochaine ; tandis que les “valeurs sûres” viennent tranquillement compléter une année difficile et que quelques nouveautés tentent de se faire une place au soleil. Mais autant être le plus clair possible : ce qui m’a vraiment achevé, ce n’est pas le boulot ou le fait de regarder quinze épisodes par jour, non… c’est le retour de Bonbon Sucré !

Bonbon Sucré, aka Jennifer Love Hewitt, est sans doute la plus grande actrice de sa génération, ou du moins la plus convaincue de l’étendue des émotions qu’elle est capable d’interpréter. Il faut bien avouer que son happy face est au moins aussi émouvante que sa sad face, que ses larmes coulent toujours au bon moment, que sa colère part du fond des tripes… Pas étonnant que des millions d’américains l’adorent : Bonbon Sucré ne joue pas la comédie, elle ressent de l’intérieur chaque phrase qu’elle prononce. Le problème, c’est que son monde n’est définitivement pas le notre. C’est un monde de plastique où tous les garçons sont beaux mais où seule Jennifer est mignonne (ou du moins pas obèse), où les “méchants” ne le sont jamais vraiment, et où chaque problème se règle avec une petite crise de larme – et oui, quoi qu’il arrive, Jennifer pleure même quand l’affaire ne la touche absolument pas.

Et dire qu’avec tout ça, on n’a toujours pas parlé de sa nouvelle série ! C’est que dans l’image, la réalisation, la dramaturgie, le jeu des acteurs, bref absolument tout, la curieuse The Client List ressemble comme deux gouttes d’eau à la bien trop longue Ghost Whisperer. Remplacez les fantômes par des hommes venus chercher un “happy ending” dans un salon de massage, et ne changez rien au reste : il y a donc toujours Bonbon Sucré au milieu qui règle les problèmes de tout le monde, surtout quand on ne lui a rien demandé. Mais pourtant, Bonbon Sucré qui joue une pute (ben oui, appelons un chat un chat) ça devrait ne pas coller du tout avec l’esprit plein de gentillesse de Ghost Whisperer ? Et bien, en fait non. Ses clients sont tous très gentils, très beaux et très riches et au final Bonbon Sucré arrive systématiquement à les convaincre de parler plutôt que de faire plaisir… Comme elle le dit si bien : si un homme a tout ce qu’il faut à la maison, il n’ira pas chercher ailleurs. Moralité, c’est bien toujours la faute de la femme si un homme va voir les putes, mais heureusement Bonbon Sucré est là pour sauver son couple. Du coup, ne vous attendez pas à voir une quelconque scène un peu osée, tout ce que vous aurez à vous mettre sous la dent, c’est Jennifer en nuisette – un gimmick auquel elle nous a habitué depuis fort longtemps. Bref, The Client List est une horreur abominable quand on prend en compte son sujet et la manière dont il est traité, mais c’est aussi et avant tout une série estampillée Bonbon Sucré, comme seule notre sympathique Jennifer sait y faire. Et il faut bien avouer qu’on aura toujours du mal à lui en vouloir, malgré toute la merde qu’elle nous aura refourgué sur nos écrans.

Bonbon Sucré vient de dire à une femme que son mari l'aime toujours. Ca l'émeut dis donc.

L’autre nouveauté de la semaine nous a permis de retrouver l’un de nos acteur fétiche, l’immense James Van Der Beek (mais oui, Dawson !) qui interprète pour le coup son propre rôle dans Don’t trust the b—- in appartment 23. Sous ce titre des plus improbables se cache une sitcom fort sympathique sur deux jeunes femmes obligées de partager un appartement. Hum… attendez, ce ne serait pas le sujet de 2 Broke Girls, l’autre sitcom à succès de cette année ? Certes, mais les ressemblances s’arrêtent là. L’humour n’est pas le même, les personnages sont résolument différents, et là où 2 Broke Girls affirme son amour de la sitcom à l’ancienne (avec rires et décors trois murs), Don’t trust… joue à fond la carte de la modernité. James est tout simplement extraordinaire dans son propre rôle, un peu comme lorsqu’il se moquait de lui-même dans les vidéos qu’il avait tourné pour le net. Reste qu’il est difficile de se prononcer sur un pilote : celui de 2 Broke Girls ne m’avait pas convaincu et pourtant la série, à terme, s’est avérée une remarquable surprise. James et ses deux copines peuvent-ils nous faire rire pendant douze épisodes ? C’est tout ce qu’on leur souhaite…

Ok, How I Met nous a déjà fait le coup de la vidéo de jeunesse, mais il faut bien avouer que ça marche toujours...

Cette semaine, deux séries terminaient en fanfare leur saison. La première, c’est la décidément très inégale Being Human qui conclue sa deuxième saison avec un climax plus qu’explosif et qui fait un peu tache face en conclusion d’une saison un peu molle. Adaptée d’une série anglaise qui vient d’achever sa quatrième année, Being Human raconte la collocation entre un vampire, un loup-garou et un fantôme… sur un ton vraiment très particulier. Loin de la grandiloquence d’un Vampire Diaries ou de la sophistication outrancière de True Blood, Being Human s’attache à des personnages en quête de leur humanité. Le sujet est toujours d’actualité dans cette deuxième saison, il est même tellement poussé à bout qu’on se demande sur quoi les auteurs vont pouvoir rebondir l’année prochaine. Si les comédiens et la réalisation tiennent toujours la route, c’est bien au niveau du scénario que l’on constatera des errances parfois très ennuyeuses (les flash-back sur la vie du vampire) tout comme des idées tellement originales et sympathiques qu’elles justifient à elles seules de regarder toute la série (notamment tout le traitement des fantômes, franchement malin). Du coup, si vous êtes en manque de série un peu fantastique, n’hésitez pas une seconde, le jeu en vaut la chandelle. Les réfractaires à ce genre feraient mieux de passer leur chemin, même si on n’avait pas vu de série aussi bien parler de l’humanité depuis un moment !

Un fantôme et un loup-garou qui discutent de la manière dont ils vont commettre un meurtre...

On disait donc aussi au-revoir à Justified… avec une grosse larme sur la joue, tant cette saison s’est avérée exceptionnelle. La série est tout simplement en train de s’acheter ses lettres de noblesse et de rentrer dans le petit top de ces shows inoubliables. Dommage donc que personne ne semble vouloir y jeter un oeil ! Servie par un Elmore Leonard et ses confrères en forme olympique, cette vraie fausse série de flic plonge de plus en plus dans les fonctionnements erratiques du Kentucky, à travers des personnages et des scénarios d’une intensité incroyable. Difficile d’en dire plus sans rentrer dans des détails incompréhensibles pour qui n’a pas vu la série – faites moi juste confiance et plongez dans l’univers impitoyable de Raylan Givens, le personnage le plus classe de la télé US.

Sauras-tu deviner ce qui se cache dans le cochon ?!

Cette semaine fut aussi l’occasion de célébrer le retour de The Borgias, la version américaine de Neil Jordan et non pas celle de Canal +. Si on sent toujours la touche The Tudors (toute l’équipe vient de cette série), ce début de saison laisse entrevoir de nouveaux personnages à la destinée tragique, et arrive à faire rebondir la dynamique familiale des personnages éponymes qui s’était un peu embourbée l’année dernière. On démarre sur de bonnes bases, reste à voir si cette saison arrivera à rester sur ces rails…

La maîtresse du Pape qui fait des leçons de maths aux vieux arnaqueurs...

Enfin, la meilleure nouvelle de la semaine, c’était évidemment le retour de Eagleheart, la série déjantée et totalement absurde de Cartoon Network pour Adult Swim. L’entrée en matière est fabuleuse, nous racontant comment le grand Chris Monsanto et son équipe sont devenus des marshalls. Bref, c’est juste immanquable pour tous ceux qui adorent les gros, gros, délires.

Chris Monsanto deviendra-t-il le plus grand des marshalls ?

A la semaine prochaine, ou plus tôt si on y arrive ! (et oui, on fera l’impasse sur Body of Proof, Psych et Up all night vu qu’on ne les a pas vraiment regardés…)

Quand on connaît une semaine plutôt tendue niveau boulot, on aime se réfugier dans des séries qu’on aime. Quand on fait face à une semaine particulièrement chargée au niveau de la programmation, on se demande comment on va faire pour arriver à tout regarder. Quand les deux tombent en même temps, l’heure est venue de faire un choix : il va falloir laisser tomber certains de nos héros préférés. Ou peut-être juste arrêter de regarder les plus grosses daubes…

Dimanche, le choix était assez délicat. Enfin, pas au niveau de la daube à éviter puisqu’il paraissait évident de faire l’impasse sur Army Wives dont le démarrage de cette sixième saison aura été hautement traumatisant pour les yeux, les oreilles, et le bon goût.

Donc tu veux que ton propre show s'arrête ?

Mais si on ne devait choisir qu’une série à regarder, là, les choses se corsent. Luck ? Trop lent, trop compliqué. Californication ? Les aventures de Hank Moody finissent toujours par fatiguer un petit peu. The Good Wife ? La déception risque de décevoir nos plus grandes attentes sur cette magnifique série (j’ai triché, j’ai regardé l’épisode…) Alors oui, faisons nous plaisir avec ce petit bonbon délicieusement tordu qu’est Once Upon a Time, la série improbable sur les contes de fée qui arrive à mélanger le Petit Chaperon Rouge et une histoire de loup-garou. Quand les scénaristes se lachent, c’est le spectateur qui se régale !

Red Hood VS Werewolf : on dirait le titre d'un jeu Capcom

Lundi, le choix paraissait évident : on se garde Pretty Little Liars pour la semaine prochaine (avec le grand final de la saison deux) et on se remet dans Being Human (version US) qui de plus signe ici l’un de ses meilleurs épisodes avec un petit retournement de situation que je n’avais franchement pas vu venir…

That's creepy.

Mardi, inutile de tergiverser avec l’immanquable Justified dont cette troisième saison s’avère encore meilleure que les deux premières.

J'adore ce petit regard sympathique et méprisant à la fois !

Mercredi, ce n’est pas le choix qui se bouscule au portillon… heureusement que Cartoon Network est là pour nous rappeler les méfaits de laisser la cuvette des toilettes levée et nous révéler la vraie manière d’utiliser ce formidable objet. Vous l’aurez compris, c’était la rentrée de South Park, qui commence cette seizième saison bien fort.

Nuff said

Jeudi, c’était sérieusement plus compliqué. Entre le flash-back 1912 de The Vampire Diaries, l’enlèvement du fiston d’Awake, et le rassurant retour de Community, on avait déjà pas mal de choses à voir. Mais c’était sans compter sur l’excellente surprise de MTV, I Just Want My Pants Back dont les scénarios sont au moins aussi sympathique que le titre de la série. Sans doute l’un des meilleurs shows sur les vingtenaires depuis… pff, tellement longtemps qu’on ne s’en souvient plus !

Voilà le genre de répliques sympathiques auxquelles vous devez vous attendre.

Enfin vendredi, même s’il y a tout plein de séries qu’on adore, on se réchauffera avec le retour de Sarah Shahi dans Fairly Legal - le show qui vous rappelle à quel point il semble faire bon vivre à San Francisco… (ok, ça ne parle pas du tout de la ville, mais c’est pas grave !)

San Francisco... what else ?

Bon, espérons juste qu’on aura un peu plus de temps pour regarder des séries la semaine prochaine !

On entre dans la course finale de ce bilan qui s’achèvera en beauté vendredi. Comme hier je ne vous ai parlé que de séries que j’ai abandonnées, aujourd’hui je me rattrape en vous faisant un petit best of des valeurs sûres des petits networks. Une prequel de gladiateur, un flic cowboy, une famille démerde, un auteur nymphomane, et un trio de gros gros glandeurs que même vos pires amis ne sont pas à la hauteur : c’est le programme du jour.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Imparable, la première saison de Spartacus : Blood and Sand avait su créer la surprise chez tous ceux qui avaient réussi à dépasser la production value bourrée d’effets spéciaux plutôt moches du début. L’acteur principal étant malade mais le network Starz désirant instamment une suite, les producteurs – dont l’ingénieux Sam Raimi – ont la bonne idée de tourner une prequel. L’occasion de refaire tourner les copains comme Lucy Lawless et Peter Menseah qui n’avaient pas trop l’espoir de revenir en deuxième saison. Mais heu, une bonne idée cette prequel, vraiment ?

Ce Gods of the Arena aura vraiment partagé les avis. Il y a ceux qui trouvent que le show tombe dans la surenchère au possible, ne montre plus que du cul et des combats ultra gore, et devient franchement stupide. Et il y a ceux qui adorent toute la montée politique d’Oenomaus, la transformation en femme possessive et concurrente de Lucretia, ainsi que la destinée détruite de Barca. La seule chose sur laquelle le public semble s’accorder, c’est sur le côté sympathique de voir les débuts de Crixus mais de ne pas en avoir fait pour autant le héros du show, ce qui était attendu au tournant.

Du coup, que dire vraiment sur ce Gods of the Arena si ce n’est que je fais partie de ceux qui l’ont franchement apprécié ? Certes, il y a un peu plus de personnages dénudés et les combats ne font pas dans la dentelle, mais j’adore cette Italie antique relativement sale, qui pue la sueur et dont le sable accroche les vêtements – je la trouve autrement plus sympathique que la Rome ultra stylisée de la série du même nom.

L’incursion dans la politique n’est pas flagrante de réussite, mais les arches des personnages sont – à mon avis – particulièrement travaillées et jouissives. D’ailleurs, jouissance est bien le terme qui colle le plus à la série de Starz : en la regardant on ne se sent certes pas plus intelligent, mais on éprouve un plaisir intense qui vient vous prendre aux tripes et vous donne envie de crier.

Final Score : 4/5, série reconduite pour une vraie deuxième saison !
Spartacus : Gods of the Arena partage le public des fans de Blood and Sand. Du coup, ceux qui n’avaient déjà pas aimé la première saison peuvent aisément passer leur chemin. Les autres devraient tous donner sa chance à cette prequel, au moins pour se faire un avis et voir si la direction prise par la production va leur convenir pour la suite…

L’excellente surprise de FX l’année dernière, Justified, revient pour une deuxième saison très attendue au tournant. C’est que les aventures de Raylan Givens, sorte de marshal à l’attitude très cowboy, pourraient facilement tomber dans la parodie ou le cliché ridicule. Basé sur des romans et des nouvelles d’Elmore Leonard, le show est toujours dirigé de main de maître par Graham Yost, tient-il sur la longueur ?

Toujours aussi élégant, la classe d’un Clint Eastwood jeune, Timothy Olyphant nous ravit dès les premières minutes de cette nouvelle saison. C’est donc avec une certaine joie qu’on retrouve tous les personnages complexes et magnifiquement interprétés dans de nouvelles aventures.

Mais pour cette saison, les auteurs ont choisi de beaucoup plus construire une histoire générale qui se déroule sur l’ensemble des épisodes. Ce qui commence par le simple meurtre du père d’une gamine qui fait pousser de la beuh dans un petit village va progressivement se transformer en véritable règlement de compte entre trois famille aux agissement plutôt illégaux – dont bien entendu celle de Raylan. Ajoutez à cela le retour de sa femme pour laquelle la barrière entre le bien et le mal est devenue bien flou, ainsi que des collègues de plus en plus méfiants et vous obtenez une saison bourrée de surprises, d’intensité dramatique et de moments tout simplement géniaux.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une troisième saison.
FX, le network qui se doit d’aller loin et de secouer les habitudes, s’est trouvé son cop-show avec Justified. Un cop-show décadent, dérangeant, qui ne renie jamais ses ambitions western et qui devrait, normalement, vous laisser franchement sur le cul !

Showtime prenait un sérieux risque en diffusant Shameless, adaptation US d’une série anglaise culte, après Episodes, série qui se moque des dites adaptations. Mais à la différence de ce qui se passe dans le show ultra caricatural avec Matt Leblanc, ce Shameless s’avère franchement convaincant.

Avant tout, je me dois de préciser que je ne me souviens que très peu du show anglais dont je n’ai vu que la première saison… il y a un environ sept ans. J’en ai plutôt un agréable souvenir mais je ne saurais pas vous dire quelles têtes avaient les acteurs, par exemple ! Du coup, la comparaison avec cette version US m’est franchement impossible.

Shameless, ce sont donc les mésaventures de la famille Gallagher dont le père est alcoolique, la mère partie, et les six enfants se débattent pour s’habiller, manger, et de temps en temps s’amuser. Ok, au premier abord on pourrait penser à une comédie sur une famille un peu crasseuse, du style Roseanne ou My Name is Earl, mais en réalité Shameless s’intéresse VRAIMENT à cette classe laborieuse, qui galère pour joindre les deux bouts, et qui vit là, juste au coin de la rue.

Pas toujours réaliste dans ses situations (notamment lorsque la plus jeune de la famille vole un enfant dans un parc…), le show l’est en tout cas dans le traitement de ses personnages et s’attachent à ne jamais faire de transition psychologique abrupte ou sans explication. La logique de la famille est aussi parfaitement mise en place et on tremble vraiment pour eux lorsqu’elle est remise en question vers la fin de la saison.

Drôle et touchante, bien rythmée et magnifiquement interprétée (Emmy Rossum est juste incroyable), mais surtout particulièrement addictive, cette Shameless US est une grande réussite qui vient foutre un coup de pied magistrale au petit monde tranquille des séries familiales. A mettre entre toutes les mains.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Curieusement, Shameless est peut-être la série qui parle le mieux de la famille à l’heure actuelle. Parfois déboussolante mais toujours juste, préparez vous à être sérieusement touché par le destin de cette famille sans équivalent.

Quatrième saison des aventures de Hank Moody dans Californication. Suite à la troisième saison, de loin la plus faible, on craignait que la série ne s’essouffle sérieusement. Le charme de David Duchovny et ses innombrables conquêtes ne serait plus suffisant pour coller le spectateur sur son fauteuil ? Peu importe, cette nouvelle saison prend un virage dans la continuation et amène peu à peu le show à son âge adulte.

En effet, l’ensemble de la saison repose sur les conséquences des actes. Hank se retrouve en plein procès pour détournement de mineur, son agent et ami Charlie et son ex femme Marcy font face à leur divorce, et Karen et Becca (l’ex et la fille de Hank) comprennent enfin qu’elles détestent plus le fameux écrivain qu’elles ne l’aiment. Du coup, c’est la débandade la plus totale, mais la série ne laisse pas ses personnages s’apitoyer sur eux-mêmes pour autant et ne renonce jamais à l’humour, toujours présent.

On est cependant bien loin des jours bénis de la femme fontaine ou du vomi sur les tableaux, pour entrer dans une ère où chaque verre bu, chaque cigarette fumée peut avoir des conséquences. Hank doit mesurer à tout moment ce qu’il fait, ne pas se laisser piéger par ses vieux démons (on vous rassure, il n’y arrivera pas !) et essayer de se réconcilier avec la femme la plus importante de sa vie, sa fille, qui ne lui fait mais alors vraiment pas de cadeaux.

Toujours aussi soignées dans sa réalisation et sa production value, le show a toujours les mêmes problèmes scénaristiques, à savoir parfois un manque de thématique claire, et une dramaturgie qui ne fonctionne pas en crescendo mais varie tranquillement, comme elle le veut : résultat des courses, on a parfois l’impression que les épisodes commencent et s’arrêtent un peu n’importe comment, et ne possèdent pas de vraie unité. C’est malheureusement un peu frustrant, surtout quand un épisode n’offre aucune conclusion et qu’on reste sérieusement sur notre faim. A part ça, l’univers est totalement cohérent, les personnages géniaux et les histoires elles-mêmes fonctionnent à merveille – et c’est bien ça qui nous fait revenir semaine après semaine malgré quelques petits défauts.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une cinquième saison.
Ceux qui s’étaient lassés de Californication lors de la saison 3 peuvent revenir : cette nouvelle saison fait un vrai bond en avant et arrive à ne répéter aucune situation des saisons précédentes. On rentre peu à peu dans une vraie maturité de la série qui ne nous fait que plus attendre l’année prochaine – surtout quand on sait que Tom Kapinos, créateur de la série, a annoncé qu’elle devrait prendre une nouvelle direction pour garder toute sa fraîcheur…

Sans doute l’une des meilleures séries que vous n’avez pas vu, Workaholics est un petit bijou de comédie, une sympathique révolution au même titre qu’un 30 Rock en son temps ou qu’un The Office. Comédie de bureau par excellence, Workaholics propose de suivre les folles aventures de trois colocataires et amis qui bossent dans une compagnie de télémarketing. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais on vous l’assure, c’est tout simplement génial.

La première force de la série, c’est de posséder une identité visuelle et sonore très forte. Les séquences sont entrecoupées de mini intermèdes qu’on aurait bien du mal à définir ici, avec une musique techno minimaliste absolument géniale.

Passé cette surprise, il reste trois vraies gueules de winner. Blake, Adam et Anders (prénoms à la fois des personnages et des trois acteurs qui les incarnent) ont ces visages typiques des gens qui vous font mourir de rire à la moindre mimique.

Et puis il y a les scénarios, totalement foutraques mais toujours formidablement construits, au rythme implacable et qui propose plus de blagues que de temps pour en rire. Bref, vous l’aurez compris, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Difficile de décrire vraiment ce qui fait le charme de Workaholics. Un mélange entre les comédiens géniaux, les scénarios hilarants et une ambiance visuelle et sonore vraiment particulière. Une vraie victoire pour Comedy Central !

EDIT : j’ai changé les notes de Californication et de Workaholics de 5/5 à 4/5 – juste histoire de corriger une petite erreur de ma part !

Que poster le mercredi quand rien de vraiment bien insolite n’a été diffusé pendant la semaine ? Faire le tour des news !

Heather, avant la mise sous plastique.

Les plus acharnés d’entre vous on véritablement vécu son grand comeback dans la “nouvelle” version de Melrose Place, la plus en plastique des comédiennes américaines de série télé nous reviendra l’année prochaine dans une comédie intitulée The Assistant. Je parle bien sûr d’Heather Locklear, cinquante ans tout rond au compteur le 25 septembre prochain. N’oubliez pas de lui souhaiter son anniversaire…

Yep, they're back.

L’autre grand retour, c’est celui de Futurama, qui revient, encore et toujours, sur Comedy Central (la chaîne qui a racheté les droits à la Fox depuis 2008). Et tant qu’on est sur le créneau dessin animé qui nous font fantasmer, soyez certains de vous brancher sur Cartoon Network dés septembre pour fêter le grand retour des Thundercats, autrement dit les Cosmocats de par chez nous. Roh, Starlion et compagnie, yummy !

Serie's Killer

Alors que Justified est confirmée pour une troisième saison sur FX (amplement méritée vu la qualité de la série cette année), c’est bel et bien ABC qui fait une rasia en terme d’audience le lundi soir : c’est bien simple, elle fait plus que les quatre autres gros networks cumulés avec le doublé Dancing With the Stars et la série Castle. C’est TF1 quoi doit baver sur ces audiences, vu que leur version française n’aura pas vraiment marqué les esprits.

Fuck, y a pas Michal J. Fox dans le cast.

Enfin, rendons hommage à MTV qui réalise de très bonnes audiences (toutes proportions gardées) avec des séries pour ados remarquablement couillues et forts sympathiques à regarder. Merci donc pour la diffusion de My Life as Liz, The Hard Times of RJ Berger, et le Skins US – dont nous reparlerons très prochainement pour faire le point sur LA saga qui a bouleversé la jeunesse des années 2000. MTV vient aussi de sortir le premier trailer de Teen Wolf, adaptée (c’est bien un grand mot) du nanard mythique du même nom avec Michael J. Fox, et qui n’a rien à voir (comme on aurait pu le croire) avec la mythique série nanarde (ça se dit ?) canadienne Le Loup-Garou du Campus (Big Wolf on Campus) ! Pour le coup, lors des premiers screeners, la série avait été totalement détruite par les critiques alors que ce trailer nous donne quand même un peu envie… Démarrage le 5 juin et verdict peu de temps après !

httpv://www.youtube.com/watch?v=MjXaCUxLlJQ&feature=related

Petit exercice d’imagination : l’année dernière, en bon jeune auteur que tu es mais surtout grâce  à ton incomparable talent, tu as été remarqué par un producteur de série, un de ces gars qui bosse pour les gros studios et qui est habitué à avoir quatre show dans les gros networks, et il t’a acheté ton pitch de série. Bon ok, au début c’était l’histoire de cinq jeunes adultes qui travaillent dans un centre de rétention (hum… volez pas cette idée, je connais déjà quelqu’un qui est dessus, je vous fais confiance !) et c’est devenu un truc ultra violent, bourré de sexe, qui se passe au XIXème siècle dans une Honolulu envahie par des zombies, mais c’était pour un petit network du cable et ça a plutôt bien marché. T’as tissé des destins de personnages intéressants, t’es allé au bout de tes histoires, tu t’es donné comme un malade pour faire des épisodes qui surprennent tout le temps – heureusement qu’on t’avait calé des auteurs confirmés qui ont bossé sur Buffy, CSI ou encore Grey’s Anatomy. Une bien belle aventure, mais là tu es crevé et tu profite de ton chèque avec ton/ta chéri(e) ou ton animal de compagnie préféré (qui a subitement arrêté de vomir n’importe où depuis que t’es revenu.) Seulement voilà, ton boss vient de t’appeler pour te dire : hey coco, on va commander une saison deux. Et là, c’est la merde.

Bon, si à la limite t’avais une série formule, comme CSI, t’aurais rien eu à faire. Juste à reprendre ta team d’auteurs, leur dire allez les gars, faites moi de nouvelles histoires, et c’était réglé. Tu t’en fous, les personnages évoluent pas, la formule doit pas bouger d’un pouce, et ta structure est assez calée pour qu’elle fonctionne pendant dix ans.

A la limite, si t’étais dans une série ado comme 90210, t’aurais juste eu à te débarrasser d’un personnage encombrant (il est déjà sorti avec toutes les filles), en rajouter deux ou trois autres et juste faire tourner les couples sur l’ensemble de la saison. Et tu gardes la même structure qu’avant, hein, on bouge pas une équipe qui gagne.

Mais il y a un peu de fantastique dans ta série. Tu peux essayer de recopier Fringe, en incluant des éléments carrément nouveaux qui permettent de faire complètement changer la formule du show. Mais pour cela il aurait fallu que tu mettes un super cliffhanger dans ton dernier épisode de la saison précédente et que tu abandonnes des pistes mystérieuses pour lesquelles tu n’as plus trop de réponses…

Après, comme tu es sur une série du cable, tu peux aussi refaire toujours le même épisode. Ca a marché pour Big Love, non? Tu prends tes persos dans l’état où ils sont, tu fais croire que des évènements vont les changer, mais en fait non. Facile à écrire et en plus les critiques adorent.

Si jamais t’avais vraiment l’inspiration, tu ferais une intro à la Justified dans le premier épisode de la saison deux, et tu t’embarquerai dans un truc un peu fou – au risque de perdre un peu tes spectateurs au début – mais qui te botterai tellement que ça roxerait du poney à l’écran.

Si t’avais écrit la meilleure série de l’année dernière, c’est à dire The Good Wife, t’aurais même pas à te prendre la tête là dessus : t’aurais juste à continuer de tirer toutes les ficelles que t’as mise en place l’année d’avant, et à faire confiance à tes persos qui sont juste incroyables.

Mais malheureusement tu as fait une série avec des zombies au XIXème siècle à Hawaii. Bonne chance mon ami. Et ne t’inquiète pas, ton problème ne durera pas longtemps. Car comme très souvent, tu te feras annuler en plein cours de la diffusion de ta saison deux.

Les news séries, en ce moment, ne sont pas très réjouissante. Entre le retour de Tim Allen (le fameux Papa Bricole de M6), une nouvelle série sur des rookies de la police (produite par De Niro qui n’a vraiment que ça a foutre polluer la télé américaine avec un autre cop show), et l’annonce du remplacement de notre Spartacus par un petit nouveau pour la vraie suite (comme comme pour le rôle de Naevia), autant dire que c’est pas folichon folichon. D’ailleurs, hier, vous êtes allé au cinéma et vous avez failli vous endormir. Ou vous avez fait un repas poulet du dimanche mais la volaille a cramé. Ou vous avez découvert que votre Freebox venait de sauter et du coup, pas d’internet pendant une semaine. Bref, c’est un dimanche qui termine mal et vous avez besoin d’un peu de repos avant de vous lancer dans un lundi travailler. Mon conseil : faites vous du bien en matant trois séries très diversifiées mais toutes d’une grande qualité.

Commencez le bal en ouvrant votre soirée avec The Good Wife. Ce magnifique legal-show se double d’un talent rare pour décrire le quotidien d’une femme d’une quarantaine d’années en pleine crise existentielle. Scénarios jouissifs, réalisation propre et acteurs brillants : il n’y a vraiment rien à jeter dans cette série qui arrive encore à me surprendre en pleine saison deux. Vous êtes prévenu, on tient peut-être là le futur The Wire – seul le temps pourra nous le dire…

Enchaînez donc en plongeant dans l’atmosphère absolument délicieuse de Justified, un cop show comme il n’en existe pas ailleurs, mélange de polar noir et de western décalé, écrite par un grand nom du genre, à savoir Elmore Leonard (putain de papi né en 1925). On serait bien incapable de faire un résumé de la série tant celle-ci s’appuie sur son personnage central (un marshall surdoué de la gâchette) et sur son décors (le Kentucky, avec des blagues sur le poulet frit inside.) La saison deux vient de commencer et elle s’avère, oh god, encore plus jouissive que la première. On this lonely road, trying to make it home, doing it by my lonesome, pissed off who want some ?

Enfin, terminez la soirée avec une série avec des mecs qui en ont à l’intérieur, je veux bien sûr parler de Lights Out, faux show sur la boxe, mais vraie série sur l’Idée du comeback. Les garçons s’éclateront avec l’ambiance poussiéreuse et pleine de sueur de la salle de gym, les filles s’émerveilleront sur la complexité psychologique des différents membres de la famille du héros, tout le monde s’accordera sur le fait qu’il s’agit d’une des meilleures séries du moment.

Donc au final, une série gros network et deux séries FX : la petite chaîne du cable est bel et bien en train de faire la nique à HBO ! Et pour tous ceux qui auraient besoin d’un dernier petit truc pour s’endormir, vous pouvez découvrir la série documentaire Hard Time, dans laquelle une équipe de télévision est partie filmer pendant un an le quotidien d’une prison de haute sécurité. Flippant d’humanité, incroyable dans sa description de ce qui est devenu une vraie petite ville, on réalise surtout qu’on est à des milliers de kilomètres de Oz et que la réalité… est bien plus compliquée.

httpv://www.youtube.com/watch?v=nCmPPEs6wN4

Ca fait tout juste une semaine que nous avons fait le tour de la rentrée hivernale des gros networks, et voilà que déjà deux grosses news viennent balayer les nouveaux plannings. C’est ABC qui donne le ton en décidant de lancer (enfin) son nouveau show avec Matthew Perry (le Chandler de Friends) : Mr Sunshine débarque le mercredi 09 février à 21:30 pour prendre la place de Cougar Town qui ne reviendra donc que le 20 avril. Du côté de NBC, c’est plus simple : la très peu intéressante Chase est mise en hiatus (comme on s’en doutait depuis un petit moment) et est remplacée… par des rediffusions d’un jeu (Minute to win it) !

httpv://www.youtube.com/watch?v=pYEeYnikbHs&feature=related

ABC Family revient hanter nos lundis soir avec, jusqu’au 28 mars, la saison 1B (les saisons sont découpées en deux parties sur cette magnifique chaîne…) de Pretty Little Liars, et la saison 4 de Greek (que vous devriez absolument regarder !!!) Ensuite, on switchera pour Secret Life of American Teenager saison 3B et Make it or Break it saison 2B. Ca va, vous arrivez à suivre ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=PfLPNkK-tyA&feature=channel

Showtime nous propose la saison 3 de Nurse Jackie suivie de la saison 3 de United States of Tara le lundi soir, mais c’est bien le dimanche qu’elle fait un beau carton avec la saison 4 de Californication, suivie de Episodes et enfin de Shameless (version US.) Et le 03 avril, elle tentera de “remplacer” les Tudors avec The Borgias, qui prend la place de Shameless et dont on attend beaucoup…

httpv://www.youtube.com/watch?v=yLpELwPhD3w

Syfy se contente vraiment de peu en nous proposant le remake peu convaincant pour l’instant de Being Human le lundi à 21:00 et la saison 3 de Merlin, déjà diffusée en Angleterre, le vendredi à 22:00… Mais à quand le retour de Stargate Universe ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=CWoLVWo_xVo

FX essaie de nous faire revenir un peu chaque soir : le mardi à 22h avec Lights Out (de plus en plus convaincante) ; le mercredi avec la saison 2 de Justified (à partir du 09 février, j’ai hâte !) ; et le jeudi avec la saison 2 de la très inégale série d’animation Archer qui ne convaincra définitivement pas tout le monde…

httpv://www.youtube.com/watch?v=6aF94huIfiU&feature=related

USA mise sur ses licences récemment couronnées de succès avec la saison 2 de White Collar le mardi à 22h ; la saison 2 de Royal Pains suivie de Fairly Legal le jeudi soir ; et enfin la saison 10 de Law and Order : Criminal Intent et la saison 4 de In Plain Sight le dimanche soir, à partir du 1er mai – les fans, prenez donc votre mal en patience…

httpv://www.youtube.com/watch?v=PZ5p18wIQEI

HBO ne vas pas vraiment combler nos attentes avec pour seule série la saison 5 de Big Love (le dimanche à 21:00) qui sera remplacée, le 17 avril, par la très attendue Game of Thrones. Miam…

httpv://www.youtube.com/watch?v=MsbtENOq8-g&feature=related

Dans le même genre, Starz s’occupe seulement du vendredi soir à 22:00, avec pour l’instant Spartacus : Gods of the Arena (kill them all, monsieur, kill them all) ; remplacée dés le 1er avril par Camelot qui n’est apparemment pas une reprise de la série française avec un K.

httpv://www.youtube.com/watch?v=t2podjmVdug

Enfin, AMC fait de même mais seulement à partir du 03 avril en nous proposant le dimanche à 22h la petite nouvelle The Killing. Mais heu, à la vue du trailer, je me demande vraiment ce qu’ils sont en train de nous pondre là…

httpv://www.youtube.com/watch?v=Nx7uOza64Es&feature=related

Pour en finir avec les plus gros des petits networks, sachez aussi que TNT a racheté les droits et propose donc la troisième saison de Southland, le mardi à 22:00, et qui me semble être à l’heure actuelle l’une des plus intéressantes séries de flics quand elle évite le gros pathos en fin d’épisode. MTV refait de la série et propose le lundi à 22:00 un remake assez curieux de Skins, qui hésite en reprise séquence par séquence et vrais épisodes originaux…

httpv://www.youtube.com/watch?v=9Ot4NHUmjbA

Pour le reste, dans le désordre : A&E propose Breaking Kings à partir du 06 mars, le dimanche à 22:00. Lifetime s’amuse avec la saison 5 de Army Wives dont je n’aurai jamais pensé qu’elle durerait aussi longtemps (le dimanche à 21h, à partir du 6 mars.)  DirectTV propose l’ultime saison de Friday Night Lights, le mercredi à 21:00. Cartoon Network anime le vendredi soir avec la saison 2 de Generator Rex et la suite de Star Wars : The Clone Wars. Comedy Central nous propose la suite de la saison 15 de South Park à partir du 27 avril (pff, c’est dans longtemps…) et le début de Workaholics dont on ne sait quasiment rien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=AVmq9dq6Nsg

Du côté des comédies un peu bidons sur des chaînes un peu bidons, on va retrouver sur TvLand la saison 2 de Hot in Cleveland et la nouvelle Retired at 35 le mercredi soir. Bet nous propose la saison 4 de The Game et Let’s Stay Together, le mardi soir. TvOne essaie nous convaincre de Love That Girl (saison 2) le lundi soir. Un peu hors-jeu, on citera tout de même deux belles nouveautés sur IFC : Onion News Network et Portlandia, le vendredi soir.

Chose promise, chose due : voici donc mon top 5 des séries de l’année dernière, c’est-à-dire diffusée pendant la saison 2009-2010 aux Etats-Unis. Pour info, je n’ai pas pu tout voir et donc certaines séries sont passées à la trappe directement. Ainsi, pas la peine de me faire des remontrances parce que je n’ai pas inclus Mad Men, Dexter, ou Lost, Damages, Friday Night Lights, etc. Et oui, malgré mon acharnement, certaines saisons récentes ne sont pas encore passées sous mes yeux sévères et critiques. Mais d’abord, petit tour des séries qui n’ont pas obtenue mes faveurs alors qu’elles avaient du potentiel.

Justified, la série très sympathique de FX qui nous propose un héros à mi-chemin entre le western et le polar pur et dur, rate le coche de peu, la faute à un démarrage un peu long et surtout un pilote pas loin d’être catastrophique. Je vous la recommande pourtant chaudement tant la série prend son envol dés le milieu de la saison, et j’attends beaucoup de la reprise en février. Pas non plus au classement la pourtant très courageuse Stargate Universe, qui tente le pari de s’éloigner de la franchise pour se frotter avec la mystique Battlestar Galactica. Mais certains personnages un peu creux (comme le geek de service) et le retour de MacGyver en fin de saison viennent plomber une pourtant belle réussite. La quatrième saison des Tudors, l’une de mes séries préférées, est vraiment trop fatiguée pour rentrer dans ce top 5, avec des personnages vieillissants qui ne servent qu’à faire plaisir aux fans purs et durs (dont je fais partie). The Pacific manque elle aussi le coche tout simplement parce qu’elle nous perd avec ses innombrables personnages auxquels on peine à s’attacher – mais c’est là aussi une série que je vous recommande malgré tout. Caprica, la prequel de Battlestar Galactica, aurait du faire partie du top 5… mais les auteurs nous refont le coup de la saison coupée en deux, donc je m’insurge et je déclasse. Enfin, Trauma, énorme surprise de l’année dernière, n’est pas retenue car la série s’est arrêtée trop abruptement et nous laisse sur notre faim. Ce n’est pas une surprise, la première série à faire son entrée dans mon top 5, c’est Spartacus, Blood and Sands, l’énorme claque que nous infligée Starz. On peut lui reprocher ses effets spéciaux souvent ratés, quelques errances sans intérêt (la fameuse pit qui n’aura finalement servie à rien), et un côté gay franchement poussé parfois, mais on ne peut nier son bonheur pendant les épiques moments de bravoure et les combats ultra gore. Et puis qui ne s’est pas levé sur son canapé pour crier “Je veux faire tomber la pluie !” Belle surprise que ce Community, qui démarrait pourtant mal et faisait face à une rude concurrence en terme de sitcom avec les nouveautés de ABC. Mais entre The Middle, Modern Family ou encore Cougar Town et Community, il n’y a pas photo. Community est drôle, furieusement bien menée, et surtout particulièrement originale dans son humour. Auto-dérision, références en pagaille, et surtout le personnage de Abed termineront définitivement de vous convaincre. Comme le disait un de mes amis disparu à New York : tous les gens censés que je connais ont vu tous les épisodes de Community en deux jours !Ne vous faites pas avoir : Vampire Diaries n’a rien à voir avec Twilight, si ce n’est de mettre en scène des vampires et une histoire d’amour (comme True Blood par exemple.) Ce qui fait vraiment la réussite de cette nouvelle saga signée Kevin Williamson (le papa de Dawson’s Creek) c’est qu’elle ne reste jamais longtemps sur les mêmes bases : les personnages évoluent constamment, les situations ne restent jamais bloquées et les morts pleuvent. Toujours surprenante, jamais ringarde, la série ne pèche que par une réalisation assez pauvre et quelques facilités dans le jeu de certains acteurs. Mais en terme de scénario, c’est sans doute ce qui s’est fait de plus couillu, désarçonnant et inventif depuis plusieurs années. En plus, la saison 2 nous a déjà offert quelques épisodes assez exceptionnels. Le miracle non attendu qui a clairement sauvé CBS en terme de qualité (pas d’audimat), c’est The Good Wife, LA série qui va vous faire renouer avec les legal-shows (série juridique.) L’histoire de cette femme à l’honneur bafoué par un mari volage pris dans un scandale sexuel et politique vous chope à la gorge dés son pilote pour ne plus jamais vous lâcher. Le feuilletonnant se déroule avec une intelligence rare, tout en offrant des affaires juridiques toutes plus intéressantes les unes que les autres. Mention spéciale à Julianna Margulies, que je consacre meilleure actrice de cette saison, toutes chaînes et toutes séries confondues. Un MONUMENT que vous ne devez pas laisser passer ! Enfin, impossible de passer sous silence Supernatural, cinquième saison, seule série à ne pas être une nouveauté à faire partie de mon top 5. Chant d’honneur du créateur Eric Kripke, cette cinquième saison comble toutes mes attentes de fanboy. Fan d’anges, de démons et tous les monstres qui vous viennent dans la tête, fan de metal et de vieilles voitures, fan d’humour, d’auto-dérision et d’épisodes complètement tripés, si vous n’avez encore commencé à regarder Supernatural sachez que vous avez de la chance : vous n’avez pas encore vu la meilleure série fantastique des années 2000.

Rendez vous dés lundi pour deux semaines d’analyse, chaîne par chaîne, de six semaines de rentrée !