Tag Archive: Kiefer Sutherland


La fin de la saison approche à grand pas pour laisser la place aux séries de l’été. Voici donc cinq départs US, avec en prime la GRANDE question : alors qu’est-ce que ça vaut Community sans Dan Harmon ?

red widow 2RED WIDOW (saison 1)

Adaptation de la série néerlandaise Penoza, Red Widow raconte comment une femme au foyer de San Francisco, Martha Walraven, voit sa vie bouleversée lors de l’assassinat de son mari… parrain de la drogue qui voulait quitter le business, et fut sans doute éliminé par son rival, le terrible Nicolae Schiller. Martha se voit rapidement contrainte de reprendre le business de son mari pour protéger sa famille, tout en cherchant comment elle va bien pouvoir se venger de celui qui lui a tout prix…

Bien plus convaincante que la déplorable the Mob Doctor, diffusée plus tôt dans l’année, ce show créé par Melissa Rosenberg (surtout connue pour avoir signé les scripts des différentes adaptations ciné de Twilight – oui, ça n’a strictement rien à voir ! – et pour sa participation couronnée de nominations à Dexter) prend le parti de faire une plongée réaliste et sans concession dans la mafia… russe. Et il faut bien reconnaître que ça nous change de la traditionnelle famille italienne pour nous emmener dans un univers original, assez fascinant par ses codes que l’on connaît peu, et fondamentalement porteur d’histoire. Rosenberg n’est pas tendre avec ses personnages, et s’attache vraiment à garantir une certaine crédibilité (sauf pour le point de départ) refusant ainsi des facilités et des travers dans lesquels d’autres séries sur la mafia plongent allègrement (encore une fois the Mob Doctor ou la toute récente Rogue.)

Le problème, c’est que du coup le show manque d’ampleur. Si l’on suit avec plaisir les aventures de Martha, difficile de trouver quelle est la thématique qui se cache derrière tout ça. Rosenberg veut-elle parler de la famille, des sacrifices que l’on doit faire pour survivre, de la justice ? A ne pas vouloir choisir pour rester sur du réalisme brut, la showrunner manque malheureusement le coche. D’autant plus que si les personnages sont intéressants, il est difficile de se rattacher à l’un d’entre eux – même à l’héroïne, dont les problématiques dépassent celles de tout spectateur. Ainsi, Red Widow s’éloigne de son public, n’arrive pas à le prendre aux tripes, mais lui offre tout de même l’une des visions les plus originales et intéressantes sur la mafia depuis bien longtemps. Dommage.

Final Score : 7/10

D’un point de vue documentaire, Red Widow me semble toucher juste : son univers est crédible et intrigant. Mais en tant que pure série, il lui manque des personnages auxquels se raccrocher et une vraie thématique pour arriver à totalement convaincre.

glee-full-cast-season-4GLEE (saison 4) 

Certains diront que c’était couru d’avance, que cette quatrième saison serait encore plus pourrie que les autres, mais moi je voulais y croire. J’étais sûr que le show de Ryan Murphy pouvait remonter la pente après une troisième année catastrophique, sûr qu’avec de bonnes idées la série pouvait retrouver le brin de cynisme et de délire décalé de ses débuts. Mais force est de constater que le phénix n’a pas resurgit de ses cendres : Glee saison 4, c’était juste horrible.

Mais pourquoi ? Passons sur les chansons, dont le mauvais goût affiché ne se discute plus. Passons sur les chorégraphies qui ont bien du mal à se réinventer. Passons même sur cette réalisation aux couleurs trop éclatantes, mais qui souffre simultanément d’une certaine morosité suite aux coupures de budget. Non, si Glee ne fonctionne plus du tout, c’est bien parce que les scénaristes se sont magistralement plantés. Il fallait faire un choix : continuer les aventures de Rachel et consort après le lycée, suivre leur dure plongée dans la vie active, ou dire définitivement byebye aux “grands” pour accueillir les petits nouveaux du glee club. Suivre les deux options n’a fait que cumuler les personnages qui en deviennent tellement nombreux qu’il est impossible de leur construire des arches narratives un tant soit peu intéressantes.

Car, putain, on a souffert ! Rachel dans une grande école de danse à New York passe son temps à se repoudrer le nez, se convaincre qu’elle est belle et talentueuse, et hésite entre deux amours. Oui, exactement comme avant. De plus en plus énervante, on en vient à avoir envie de claquer cette insupportable gueule d’anchois qu’est Lea Michele (l’actrice) et on se retiendra en se souvenant que chez nous, Rachelle Bery c’est une chaîne d’épicerie santé (j’aurai préféré de la charcuterie, mais bon.) A côté de ça, le terrifiant couple gay formé par Kurt et Blaine ne fait que ressasser des clichés sur l’homosexualité plongeant le show dans une ringardise pathétique et totalement indéfendable. Et que dire du reste de la clique des anciens élèves qui ne cesse de revenir au lycée pour donner un coup de main et nique ainsi le peu de crédibilité de la série : merde, si vous ne vouliez pas vous séparer de vos acteurs, il fallait trouver un autre concept !

C’est d’autant plus honteux que les nouveaux personnages auraient sans doute quelque chose à défendre si on leur en laissait la place. Mais la pauvre Marley est renvoyée à un clone (heureusement plus sympathique) de Rachel, le nouveau Puckermann reste dans l’ombre de son frère, Kitty n’est qu’une pompom-girl de plus et Ryder… ne sert à rien. Génération sacrifiée ? Espérons que non, car la Fox vient de signer à nouveau le show pour deux ans. On prie les dieux du bon goût pour qu’il se passe un miracle.

Final Score : 3/10

Catastrophe éhontée, cette quatrième saison de Glee a sans doute offert un ou deux bons épisodes, mais sincèrement, perdu dans le miasme du reste, on ne s’en souvient déjà plus. Si vous voulez assister à un naufrage, c’est l’occasion.

Vegas Season 1 iTunesVEGAS (saison 1)

Et ben voilà, c’en est déjà fini de Vegas, série pourtant fortement attendue en début d’année et mettant en scène Michael Chiklis (le Vic Mackey de The Shield) et Dennis Quaid dans un affrontement au sommet entre le patron d’un casino et le shérif de la célèbre ville en plein milieu des années 60.

On peut dire que le show s’est lui-même tiré une sérieuse balle dans le pied en se présentant, lors des premiers épisodes, comme un formula de plus, comme une énième série policière dont le cadre pourtant hors norme n’était quasiment pas exploité. Le public s’en est vite rendu compte et il s’est fait la malle pour aller voir ce qui se passait ailleurs – la suite ne fut qu’une lente descente aux enfers, atteignant des scores d’audimat que CBS n’avait jamais vu aussi petits.

Et franchement, c’est vraiment dommage. Car dans sa deuxième moitié, Vegas se montre nettement plus intelligente qu’elle n’y paraissait au premier abord. C’est l’univers, d’abord, qui s’approfondit avec une réelle utilisation du feuilletonnant et des intrigues “bouclées” nettement moins mises en avant. Les personnage s’étoffent et les acteurs s’installent enfin : entre Chiklis et Quaid, on sent monter la connivence et les deux vieux roublards commencent à nous mettre dans leurs poches. Mais ils se font malgré tout voler la vedette par l’incroyable Sarah Jones, délicieuse Mia Rizzo qui fait les comptes du casino, qui nous avait pourtant fait vomir l’année dernière dans Alcatraz. Un beau gâchis, à cause d’un mauvais début. La leçon est à retenir.

Final Score : 7/10

Mais pourquoi diable a-t-il fallu que Vegas se plante autant sur ses dix premiers épisodes ? On a failli passer à côté d’un show vraiment intelligent, bien réalisé et bien mené. Le public américain, lui, est passé totalement à côté. Et CBS l’a achevé sans pitié.

touch-season-2 TOUCH (saison 2)

Touch, c’était ma petite série chouchou, non seulement car elle nous donnait des nouvelles de Kiefer Sutherland (moins musclé que dans 24, mais toujours aussi dynamique et en train de courir partout) et de monsieur “j’ai des concepts mais j’ai pas de série” Tim Kring (qui avait marqué la télé avec la catastrophe Heroes.) C’est donc l’histoire d’un enfant autiste qui ne parle pas et ne supporte pas d’être touché, et de son père, ancien journaliste, qui sont plongés malgré eux (et surtout dans la deuxième saison) dans un complot qui les dépasse. Fort heureusement, le gamin est super doué avec les chiffres, voit des probabilités de fou, et guide son père à travers une série de numéros qui vont finalement composer une suite numérique capable de sauver ou détruire le monde. Vous suivez ?

Si non, c’est pas bien grave. Touch est fort sympathique, mais elle se termine en eau de boudin, sans que Tim Kring ait pu répondre à la moitié des interrogations qu’il aura posées au fil de la série. On regrettera juste Saxon Sharbino, formidable Amelia (une autre gamine qui voit les probabilités) mais gageons qu’un mec un peu intelligent va la mettre dans une autre série.

Final Score : 6/10

Touch est amusante mais est surtout symptomatique des problèmes scénaristiques de Tim Kring. Une fois qu’il a posé un univers et des mystères, il ne sait plus trop quoi faire. Et du coup, il laisse tranquillement ses séries mourir et attend de se faire virer. Bien joué mon salop.

community-season4COMMUNITY (saison 4) 

Pour sa première saison sans Dan Harmon aux manettes, le showrunner s’étant fait viré l’année dernière pour une multitude de problèmes, Community n’a finalement pas beaucoup changé. Les auteurs ont pris soin de se moquer de tout ce que les internautes prévoyaient comme changements, ils ont encore construit des arches qui ne tiennent pas la route sur les personnages secondaires (Dean et Chang…), ont parfois eu des éclairs de génie (l’épisode en huis clos et en temps réel avec le méchant prof) et se sont parfois pris de violentes mandales (le dernier épisode qui tombe toujours juste à côté du truc génial.) Bref, ceux qui apprécient la série depuis ses débuts peuvent continuer de la regarder sans rougir ; les fans acharnés trouveront tout ce qu’il leur faut de fausses excuses pour râler sur le départ d’Harmon ; et ceux qui n’ont jamais compris pourquoi cette série faisait couler autant d’encre n’y comprendront pas grand chose de plus maintenant.

Final Score : 7/10

Dans ses coups de génie, Community est absolument indispensable. Mais quand elle tape à côté de la plaque, ça sent le souffre. Partagé entre moments magiques et plantade désolante, le show a au moins le mérite d’arriver à toujours nous surprendre. Moi, je reprendrai bien d’une saison 5.

Meet_the_cast_of_YoungersYOUNGERS (saison 1 – UK) 

Je ne connais rien au rap. Je ne connais rien au rap français, je ne connais rien au rap US, et à plus forte raison je ne connais rien au rap anglais. Il m’est donc particulièrement difficile de juger de la qualité de la musique présentée dans Youngers, série ado anglaise sur un trio qui veut se faire une place dans le monde très particulier des battle de hip hop. Par contre, je peux quand même vous dire pourquoi ce petit show (qui a drainé plus de 450 000 spectateurs en Angleterre, un record pour la chaîne E4) mérite vraiment le coup d’oeil.

Il y a bien évidemment la qualité d’une réalisation sans fioriture, qui offre un vrai regard, crédible (et non pas conciliant ou faussement effrayant) sur la vie dans les grandes tours de banlieue. Il y a aussi trois petits acteurs qui se démerdent plutôt pas mal, et une foule de personnages secondaires hyper attachants (comme la bande qui ne lâche pas son banc ou le gros patron du khebab du coin…) Mais la série tient surtout par son scénario terriblement sincère, qui ne plonge vers aucune facilité de dramatisation à outrance mais sait malgré tout raconter une vraie histoire (là où beaucoup d’autres se seraient contentés d’une chronique pépère.) Porté par un positivisme profond, par une volonté de montrer que si la vie n’est pas facile tous les jours, ce n’est pas un calvaire non plus, Youngers encourage une jeune génération à se prendre en main et à courir après ses rêves d’une manière réellement enthousiasmante. Loin des clichés morbides parfois énervants de Skins, et loin de la décérébration mentale d’un 90210, Youngers touche juste – et c’est assez rare pour être souligné.

Final Score : 8/10

Réellement convaincante, cette première saison de Youngers ne ravira pas que les ados et les amateurs de rap. Si vous êtes encore un tant soit peu capable de vous souvenir de votre état d’esprit à la sortie du lycée, vous pouvez vous plonger à corps perdu dans cette très intéressante plongée adolescente.

politicians husbandPOLITICIAN’S HUSBAND, the (mini-série, UK) 

Les mini séries anglaises se suivent et ne se ressemblent pas… du moins dans le ton, car dans la forme la dernière diffusion en date, the Politician’s Husband, reprend et confirme la formule des 3×52 minutes proposés par la BBC. Il s’agit cette fois de la chute d’un homme politique, de l’ascension de sa femme dans le même milieu alors qu’il est contraint de devenir père au foyer, et – vous vous en doutez car on est en Angleterre – de la lente vengeance et du retour sur scène de cet homme.

Plutôt bien réalisée et bien interprétée (une fois de plus, on retrouve un David Tennant impeccable – mais qui méritera bien des vacances à la fin de l’année), le show reste très classique dans son écriture. C’est à dire que s’il aurait épaté il y a encore quelques années, il passe maintenant derrière Boss, House of Cards, ou même pour faire une comparaison plus juste avec une autre mini série anglaise, Secret State. Du coup, on voit un peu chaque événement venir et le cynisme de l’ensemble sonne déjà comme déjà-vu. La bonne idée à utiliser maintenant serait-elle de faire une série enthousiasmante sur le monde de la politique ? Heu…

Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir. The Politician’s Husband est extrêmement bien construite, repose sur un rythme toujours entraînant et la conclusion est absolument magistrale. Vous pouvez y aller, voici trois petits épisodes qui ne seront pas du temps perdu.

 

Rendez vous tout au long de la semaine prochaine car il va nous falloir parler de pas moins 18 séries qui tirent leur révérence ! Sortez les mouchoirs !

Fautes de vraies news cette semaine (une seule nouvelle série a fait son apparition sur les écrans US), je vous invite à découvrir malgré tout les hauts et les bas de sept jours de série.

Zero-HourLa nouveauté de la semaine : c’est la hautement catastrophique Zero Hour, née du cerveau malade de Paul Scheuring (le créateur de Prison Break) et réalisée à la Besson par son fidèle soldat Pierre Morel (entre autre responsable de Banlieue 13 et Taken.) Alors attention, voilà le mélange : le héros de Urgences (oui, c’est Mark Greene sur l’affiche) + des méchants nazis + un gentil nazi + des rosicruciens (une société secrète qui protège le monde) + un pseudo fils du diable aux yeux blancs = une course poursuite pour retrouver la femme du héros, enlevée parce qu’elle a acheté sur le marché une vieille horloge, horloge qui contient un diamant, diamant qui contient un plan, plan qui n’indique pas un lieu mais une personne. Ouf ! Ce pot pourri du Da Vinci Code et de toutes les copies qui lui ont succédé a le mérite de tellement se prendre au sérieux qu’il en devient particulièrement jouissif. Comment ne pas être subjugué par cette accumulation de personnages clichés, par ces acteurs qui semblent ne même pas savoir que les caméras sont en train de tourner, par cette réalisation qui se permet tout mais n’arrive à rien, par ces dialogues qui sonnent toujours creux, mais surtout par ce scénario survolté qui confond rapidité avec rythme et construction dramaturgique avec enchaînement de péripéties sans queue ni tête. En clair, c’est nul, mais à un tel point que ça pourrait presque en devenir génial. Définitivement le plaisir inavouable de l’année.

Mon pronostic : une saison… mais ça n’ira clairement pas plus loin ! black mirrorLe retour de la semaine : c’est celui de la très attendue saison 2 de Black Mirror, la création dérangée sur la manière dont les écrans nous bouffent la vie, inventée par Charlie Brooker. Cette année encore, nous auront droit à trois épisodes qui n’auront aucun lien entre eux, si ce n’est cette intéressante thématique. On attendait fortement Charlie Brooker au tournant après son histoire de premier ministre qui doit enculer un cochon, mais force est de constater que sa proposition pour ouvrir cette nouvelle trilogie est furieusement décevant. A travers l’histoire de cette femme qui n’arrive pas à se remettre du décès de son amoureux et qui le reconstruit peu à peu grâce tout ce qu’il a laissé sur le net, Brooker aurait pu raconter quelque chose d’original, d’étrangement morbide ou décalé. Au final, l’épisode tombe dans tous les poncifs auxquels on pense dès l’idée énoncée, pour se conclure sur deux ultimes scènes (la falaise puis le grenier) incroyablement clichées et décevantes. Ses co-auteurs s’étant fait la malle, Brooker est tout seul pour assurer la saison, espérons qu’il sera en meilleur forme pour la suite. (EDIT : après avoir vu le deuxième épisode, je confirme que ça sent mauvais. La réalisation est toujours là, mais le scénario est d’une vacuité incroyable…)

touch-season-2

La série oubliée, c’est Touch, petit show du vendredi soir inventé par Tim Kring qui nous avait laissé sur le carreau avec la mésaventure Heroes. A première vue, cette série sur un ancien journaliste, père célibataire qui s’occupe de son fils autiste, n’avait rien de bien percutant pour nous accrocher si ce n’est de retrouver Kiefer Sutherland, le héros de 24. C’était sans compter l’imagination débordante de Kring qui s’intéresse tout au long de la première saison à tous ces petits liens qui nous réunissent, d’un bout à l’autre du monde. Notre héros suivait donc les intuitions mathématiques de son fils (tout se base toujours sur une série de chiffres) pour pseudo réparer le destin de différents guests. Malgré la formule évidente et une certaine facilité dans les résolutions des épisodes, Touch avait quelque chose de touchant et de mystérieusement attirant. Alors lorsque Kring a commencé à se permettre d’installer un feuilletonnant et un univers plutôt barré, on a commencé à se dire qu’il y avait là un vrai potentiel !

Celui-ci se confirme avec les premiers épisodes de la saison 2 qui sort totalement du schéma instauré auparavant pour s’intéresser à une histoire purement feuilletonnante. Certes, on reconnaît la fascination de Kring pour les personnages d’exception, limite avec des pouvoirs, mais on retrouve surtout sa manière très fine de mélanger les fils des intrigues et de ne jamais trop (ou pas assez) en dévoiler. Si Heroes avait coulé car il n’avait pas grand chose sous le coude, Kring semble avoir beaucoup plus réfléchi à ce qu’il voulait faire avec Touch. On croise donc les doigts pour que la série continue sur cette bonne lancée…

Spartacus: War Of The Damned 2013La déception de la semaine, c’est évidemment la troisième saison de Spartacus (sous-titrée War of the Damned) qui a bien du mal à renouer avec le souffle épique des précédents épisodes. Plus d’arène, des personnages de gladiateurs qui n’ont plus grand chose à accomplir (et donc des arches narratives assez pauvres), une réalisation qui commence à s’essouffler : il n’y a bien que l’arrive de Jules César qui puisse nous faire tripper un peu. Mais c’est vraiment trop peu.

05 ArrowLa bonne idée de la semaine : est en lien avec la déception ! Il s’agit de l’arrivé dans Arrow de Manu Benett, le Crixus de Spartacus, pour incarner le terrifiant Slade Wilson, aka Deathstroke, un personnage culte du comics. Benett ne ressemble pas vraiment physiquement au personnage, mais il incarne à la perfection toute la puissance et la violence enfouie de cet étrange spécialiste du sabre à la psychologie infiniment particulière. Benett a l’air parti pour rester un petit moment sur la série, et franchement on ne va pas s’en plaindre.

the-neighbors-reviewEt enfin, la réplique de la semaine nous vient de The Neighbors :

This is real life kids ! It’s not TV! We are a family of aliens living amongst humans. And every week, we tackle a new problem together and learn that, while we may be from different backgrounds, even planets, family dynamics are, in fact, universal. It’s real life, kids, it’s not TV !

 

Sur cette note, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine…

 

 

Les programmes de l’été commencent à s’installer sur les écrans US prenant peu à peu la place de séries qui nous quittent à jamais ou se prennent juste un peu de vacance. Cette semaine, on reviendra donc sur quatre départs temporaires, deux définitifs, et une petite nouveauté… canadienne.

Alors, oui, c’est vrai qu’on pourrait aussi parler du retour plus qu’incompréhensible de la terrifiante Single Ladies, de la non moins désespérante Mélissa and Joey ou encore de la sympathique (mais bas de plafond) Workaholics… mais bon, on ne peut parler de tout tout le temps !

On va commencer avec un départ définitif des plus regrettables, celui de Harry’s Law, dernière création en date du très volubile David E. Kelley (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal…) Alors oui une fois de plus c’était un legal show, oui une fois de plus il y avait des personnages complètement barrés, oui une fois de plus les affaires n’étaient pas crédibles, oui une fois de plus les intrigues amoureuses étaient relativement pitoyables et oui une fois de plus le tout était profondément marqué politiquement. Mais que voulez-vous, David E. Kelley sait apporter juste ce qu’il faut de nouveauté à sa formule pour qu’elle fonctionne à chaque fois et reste dans l’air du temps. Car malgré sa réalisation un peu dépassée, Harry’s Law s’affirme tout à fait comme une oeuvre très contemporaine, qui se prend l’Amérique réactionnaire en frontal pour mieux la démonter. Et si la formidable Kathy Bates n’atteint jamais le potentiel faramineux du duo James Spader & William Shatner de la très regrettée Boston Legal, elle n’en demeure pas moins la clé de voûte de ce programme qui aurait bien mérité une petite troisième saison.

Final Score : 3.5/5

David E. Kelley a une vraie science du legal show et il sait toujours viser juste – du moins en terme de qualité de programme, pas vraiment en terme d’audimat. A trop s’en prendre aux idées bien-pensantes qui secouent l’Amérique, il s’est sans doute mis une partie de son public à dos, à moins que ce ne soit la mise en scène quelque peu surannée (surtout en regard des séries contemporaines) qui ait fait fuir les spectateurs. Reste qu’Harry’s Law était un programme vraiment sympathique et fondamentalement jamais décevant.

Curieux programme que ce The L.A. Complex, série purement canadienne qui se déroule pourtant aux Etats-Unis et dont la diffusion dans son pays d’origine fut saluée par les critiques alors qu’elle se perdit dans la masse lors de son passage sur la CW. De quoi s’agit-il donc ? Grosso merdo de la vie de cinq jeunes adultes qui en sont tous à un niveau différent de leurs carrières mais qui rêve tous de réussir à Los Angeles (en tant que comédien, que danseuse, dans la musique ou en faisant du stand up). La plupart vit dans un fameux “complex” d’appartement et forcément ils vont s’aimer, se déchirer, se détester et se serrer les coudes. Rien de bien original là dedans ? C’est sans compter sur les scénaristes, directement issu de Degrassi, la série ado canadienne connue pour son traitement brutal de sujets épineux et sa volonté affichée de réalisme (son ancêtre était connu chez nous sous le nom de Les Années Collège… et oui, ça vous fait tilt maintenant !) Et il faut bien avouer que ce L.A. Complex s’avère justement fort complexe et traite avec force le désespoir, la lâcheté, la perte de soi, l’ironie de la célébrité et de la réussite, que provoque cette ville du rêve qui n’hésite pas à dévorer les milliers de jeune qui y débarquent chaque année pour “réussir”. C’est peut-être limite un peu trop cruel pour être tout à fait réaliste, mais ça donne un programme vraiment surprenant et qui secoue les habitudes des séries ados gentillettes.

Final Score : 4/5

Ne vous fiez pas à l’affiche quelque peu racoleuse, The L.A. Complex est sans conteste l’une des meilleures nouveautés de la saison. Son traitement brutal et sans appel fait passer un vent de fraîcheur sur une industrie de la série pour ado (ou jeune adulte) quelque peu boursouflée. D’ailleurs, The L.A. Complex s’adresse carrément à tous ceux qui se sont un jour intéressé aux milieux artistiques – une réussite, qui ne verra malheureusement sans doute sa suite diffusée qu’au canada…

Cougar Town ou le recyclage par l’absurde de toutes le bonnes idées de Scrubs - les prises de tête de J.D. en moins, les passages tristounets passant eux aussi à la trappe. Pur cour de récréation pour Bill Lawrence (le créateur) ainsi que toute la bande qui entoure Courtney Cox, Cougar Town ne s’explique pas et surtout ne se défend pas. Impossible de trouver une réelle raison à ce qui fait rire (ou non) dans ce show totalement n’importe quoi, qui secoue twitter en demandant au début d’un épisode si les spectateurs seraient intéressé par une série judiciaire… sur des cochons (#pigtrials). Bref, tout ce beau monde s’éclate et ce n’est pas la transition chez TBS (petit chaîne du câble) pour la quatrième saison qui va vraisemblablement casser leur moral (même si le budget risque d’en prendre un petit coup).

Final Score : 4.5/5 pour ceux que ça fait rire, 1/5 pour ceux que ça laisse froid.

Difficile de faire une série qui partage plus (du moins dans mon entourage) que ce Cougar Town absurde et hautement superficiel. Moi, j’adore, vous, pas forcément. C’est pas grave, on peut rester quand même ami

Voilà un bien curieux programme que ce Touch proposé par Tim Kring, le papa des Heroes, avec Kiefer Sutherland (LE mec de 24) dans le premier rôle. Et comme le tout est diffusé sur la Fox, de prime abord on s’attend à un gros show d’action fantastique qui en balance plein la gueule, ce qui n’est pas tout à fait le cas… En effet, Touch repose sur un étrange trio composé d’un gamin autiste, qui “parle” aux chiffres mais ne dit jamais un mot ; d’un papa totalement dépourvu ; et d’une aide sociale (plus ou moins) qui est là pour les aider tous les deux. Mais la grande idée derrière tout ça, c’est que le monde entier est interconnecté et que le battement d’aile d’un papillon… bref, vous m’avez compris. Du coup, les épisodes reposent sur deux, trois voir quatre niveaux d’intrigue qui vont se croiser, mais pas forcément à la fin, créant ainsi quelques surprises réjouissantes. La base de la série n’est donc déjà pas si mal, mais il faut y adjoindre un feuilletonnant très “calme”, qui sait bien se planquer comme un renard mais qui s’avère franchement prenant et qui vous entraîne avec la banane dans le double épisode de fin. La réalisation est quant à elle plus qu’honnête et les acteur, Sutherland en tête, semble vraiment aimer le programme et donc vouloir donner leur maximum. Reste la grande inconnue : c’est du Tim Kring, et on sait à quel point son Heroes est rapidement parti en sucette. Avec seulement treize épisodes au compteur, Touch a de quoi convaincre, mais saura-t-elle toujours autant nous enthousiasmer l’année prochaine ? Les auteurs peuvent-ils faire plus que treize épisodes et rester bons sur une telle base ? C’est ce qu’on verra…

Final Score : 4.5/5

Peu ou pas du tout attendue, Touch s’avère une excellente surprise : bien conçue, préparée avec un amour certain, elle ne cherche jamais à provoquer ou à se différencier et, en cela, trouve sa propre identité ! Alors oui, si les happy endings vous font vomir, vous risquez de vous énerver devant la dernière production de Tim Kring. Mais si un certain optimiste ne vous dérange pas, et surtout si vous aimer le travail vraiment bien fait, alors Touch peut être un vrai bon moment à passer. En tout cas, moi, je suis sous le charme !

Énième copie casse-gueule de Mad Men ? Il est très rapidement évident que non :  si les deux séries se déroulent à peu près à la même époque, Magic City ne s’intéresse pas du tout aux mêmes thématiques ni ne propose des personnages similaires. C’est donc l’histoire d’un hôtel, le Miramar Playa de Miami, ou comment son gérant en vient à devoir s’allier avec un boss de la pègre pour arriver à ses fins. Pas la peine de courir faire une réservation sur internet après avoir vu l’endroit dans la série, le fameux hôtel est une pure fiction, sorte de mélange de plusieurs autres hôtels que Mitch Glazer, le concepteur de la série, a longtemps étudié au cours de sa vie. On ne peut donc pas lui reprocher un manque de réalisme dans son approche. Tout comme on trouvera difficilement quoi que ce soit à redire à la réalisation, aux comédiens, ou à l’ensemble de la production value, tous absolument impeccable. Magic City, un immanquable donc ? Malheureusement non. Car le gros souci de la série se résume en une phrase : on s’attend à tout ce qui va se passer. Si les scénarios sont franchement bien écrits (les structures sont solides, les enjeux dramatiques forts) ils souffrent d’un manque d’originalité cuisant – surtout lorsqu’on sait que la série passe sur Starz, la chaîne à qui on doit tout de même le très radical Spartacus. Du coup, au lieu de nous tenir accroché à notre fauteuil, Magic City nous berce tendrement. Mais elle le fait avec un panache tellement agréable…

Final Score : 4/5

Magic City aurait pu être une très grande série si elle avait su nous surprendre à certains moments. Elle reste un programme d’exception, aux nombreuses qualités. Bref, j’attend quand même la suite avec impatience !

Pouvait-on vraiment s’enthousiasmer pour Best Friends Forever, sitcom très “originale” sur la colocation entre deux filles que tout oppose mais qui sont les meilleures amies du monde (et accessoirement le mec de la brune qui vit avec elle) ? La réponse est fatidique : non. Et même si les personnages sont un peu plus décalés que d’ordinaire (merci Community), même si les situations prêtes à sourire, et même si la réalisation s’avère à peu près potable, rien ne viendra sauver cette énième sitcom des affres de l’oubli. De toutes façons, avec seulement six épisodes tout rond au compteur avant son annulation, il y a pas de quoi y passer une journée.

Final Score : 2.5/5

Tout juste la moyenne pour cette sitcom légèrement amusante mais franchement dispensable, qu’on aura déjà oublié dans moins de six mois. Mieux vaut passer une soirée avec ses amis que devant Best Friends Forever.

Enfin, voici la GROSSE nouveauté venue du canada qui a, sur son territoire, tout explosé sur son passage. Continuum, c’est donc une série de SF dans laquelle la sémillante Rachel Nicols (qu’on est assez content de retrouver) se voit propulsé du futur à notre époque à cause d’un groupe de terroristes qui ont l’air très très méchant. Ce qui est amusant, c’est qu’ils luttent contre le système des corporations et veulent rétablir une démocratie, tandis que notre héroïne est une bonne flic droit dans ses bottes, qui fait respecter la loi et ne se pose pas vraiment de question sur le reste (sauf sur sa famille, qui va bien lui manquer.) Bref, c’est là le vrai point original et intéressant de la série : l’héroïne est un soldat des “méchants” (selon tout bon récit de SF qui s’oppose aux dictatures) tandis que les méchants sont de vrais terroristes qui n’hésitent pas à tuer… mais avec de bonnes intentions. Seulement voilà, on ne sait pas trop quel est vraiment le point de vue des auteurs de la série et on se demande bien quel est réellement le discours sous-jacent de tout ceci. Mais bon, pour ça, il va falloir regarder la suite…

Allez, rendez-vous lundi pour le retour à la normale du bilan de la semaine (ce qui veut dire enfin en temps et en heure !)