Tag Archive: MTV


Arrivé à la moitié de l’été, il me paraissait important de faire un premier bilan de cette formidable période où il se passe tellement de choses sur les écrans US… hum… vous l’aurez compris, faute de nouveautés à vous faire découvrir, je vais essayer cette semaine de vous faire regarder des séries auxquelles vous n’avez peut-être pas encore jeter un oeil !

Parmi la liste des recalés, il y a quand même quelques perles à découvrir. Ainsi, tous ceux en manque d’humour un peu cracra et d’ambiance estivale aux images chatoyantes se jetteront sur Camp, série drôle et plutôt progressiste de NBC sur les mésaventures d’un camping pas du tout paradisiaque. Vous cherchez quelque chose de définitivement original et décalé ? Testez donc Siberia, l’autre série complètement barrée de NBC qui se présente comme une vraie fausse télé-réalité dans les profondeurs de la Sibérie. Inclus : des trahisons, des animaux morts, un tigre, et même un ciel qui devient tout vert. Lost version Koh Lanta. Et enfin, si the Killing ne vous suffit pas, vous pouvez toujours compléter votre soif d’adaptation de séries nordiques avec la version US de The Bridge, dans laquelle deux flics – l’un mexicain, l’autre américaine – traquent un mystérieux tueur en série qui agit des deux côtés de la frontière…

tmnt - kids5) Comment vous occupez vos matinées vous ? En attendant la version sûrement complètement ratée produite (et non réalisée) par Michael Bay au cinéma, moi je m’éclate chaque samedi avec les Teenage Mutant Ninja Turtles, plus connues chez nous sous le sobriquet de Tortues Ninja. Si la 3D est assez peu convaincantes sur le look des personnages, elle permet une fois de plus des scènes d’action franchement réussies et c’est un vrai plaisir de voir Léonardo et compagnie se foutre joyeusement sur la gueule avec Krang, Shredder, et une galerie de mutants inventés pour l’occasion, plus débiles et amusants les uns que les autres. Car c’est bien là que réside toute la force du show, dans sa manière incomparable de caractériser ses personnages, tous complémentaires et immédiatement identifiables. Même April, pourtant bien changée, est super convaincante en ado de sa génération, un peu perdue, à la recherche de son père. Les fans crieront sans doute au scandale tant cette nouvelle mouture s’éloigne de tout ce qui a été fait auparavant (autant le comics de Laird et Eastman que la série animée qui des années 90), mais peu importe : cette version 2012 est une pure réussite qui rassemblera un paquet de nouveaux fans devant leur écran. Des enfants, des ados… et puis moi aussi !

the fosters s14) Et si vous vous mettiez à la série familiale ? Bon, entendons nous bien : si vous êtes plutôt conservateur et que vous considérez que vos enfants ne devraient regarder que des séries gentilles, bien pensantes, et plutôt tournées vers la religion, vous feriez mieux d’aller voir ailleurs. Car the Fosters, petit show d’ABC Family produit par Jennifer Lopez, s’avère l’une des séries les plus progressistes et réalistes que j’ai jamais vues. Si tout tourne autour d’une famille, celle-ci est plus qu’une famille recomposée, c’est limite une famille “monstre de Frankenstein” ! A savoir : deux mamans lesbiennes, un premier fiston que l’une des deux mères a eu auparavant avec son ex-mari, deux jumeaux adoptés, et enfin une ado qui sort fraîchement de centre de détention et son petit frère de huit ans qui pourrait bien être gay. Mais en plus de ce casting original, la série traite de thèmes sacrément costaud (comme la pilule du lendemain, l’alcoolisme ou le viol) en les prenant de manière frontale mais en les gérant tout en finesse. Personne n’est jamais unilatéralement condamné, et chaque situation mise en place s’avère sacrément compliquée dans le contexte dans laquelle elle se déroule. Bref, c’est moche (il faut le reconnaître) mais c’est particulièrement intelligent. Et ça, c’est quand même une qualité de plus en plus rare dans les séries familiales !

TEMPLATE3) Faisons maintenant un détour historique pour s’intéresser au cas The White Queen, coproduction anglo-américaine qui se voit décliné en une version “soft” diffusée actuellement sur la BBC et une version avec plus de cul (oui, oui, plus de cul, c’est tout, pas plus de violence ou quoi que ce soit, juste plus de cul !) pour sa prochaine diffusion sur Starz, la chaîne des Spartacus et autre Da Vinci’s Demons. Si le pilote était très beau mais malheureusement un peu cucul (décidément !), il servait uniquement à poser les bases d’une vraie guerre de l’ombre entre quatre femmes qui vont se déchaîner pour acquérir et conserver le pouvoir dans l’Angleterre du XVème siècle. Il faut bien reconnaître qu’on avait rarement vu autant de personnages féminins aussi forts, complexes et passionnants : pour exemple, si on adore la tendre Elizabeth du premier épisode, vous vous surprendrez à la traiter intérieurement de sale pute un peu plus tard ! Ce qui fait la force du show en fait aussi sa faiblesse car à trop vouloir jouer la variation des points de vue, le spectateur a bien du mal à s’attacher et à s’identifier à un personnage en particulier. Peu importe car la beauté visuelle de la série et sa force narrative en font un met de choix. Oui, même sans tout le cul que Starz va nous rajouter.

Teen-Wolf-Season-3-Poster2) Série la plus punk et la plus déjantée de la télé, Teen Wolf est une pure merveille qui ne fait que s’améliorer au fil des saisons (enfin, sauf son troisième générique, moins éclatant que la claque que nous avait infligé le deuxième.) Et dans la catégorie “série avec des monstres”, le show de MTV a le pur mérite de ne mettre en scène que des loup-garous et pas toute la cohorte de vampires, fées, fantômes, et compagnie qui viennent parfois pourrir les autres séries. “Straight to the line”, Teen Wolf parle de meute, d’alpha et béta, (et reconnaissons le, de tout un univers lié aux loup-garous incluant des druides, des chasseurs, des protecteurs, etc.), et bien sûr de toutes les pulsions animales liées à l’adolescence. Sans condescendance et avec beaucoup d’humour, le show balance une galerie de personnages crédibles et complexes, ainsi qu’une mythologie fascinante. Et se permet simultanément des épisodes complètement barré comme le fameux autour d’un motel… qui a le record du nombre de suicides par an. Alors tant pis si les transformations (et les fx en général) sont un peu moches : Teen Wolf est un vrai pur régal qui se dévore plus qu’il ne se déguste.

the killing season 31) Mais au royaume des séries, la reine incontestée reste la série policière la plus fascinante de ces dix dernières années : je parle bien entendu de la version US de The Killing. Si cette troisième saison a déçu beaucoup de monde avec son intrigue morcelée et son ambiance moins prégnante qu’auparavant, il faut reconnaître que le duo formé par Holder et Linden est une pure tuerie et justifie à lui seul de suivre toute la série. Acteurs totalement immergés dans leurs personnages, Mireille Enos et Joel Kinnaman offrent une prestation totalement inégalée qui culmine dans une magnifique scène du neuvième épisode. Le dixième, quant à lui, justifie tous les risques courus par l’étrange tournure prise par le scénario qui tourne perpétuellement autour de la thématique de l’innocence (perdue ou bafouée – ce n’est pas un hasard si l’essentiel de la saison raconte la traque d’un tueur en série d’ados qui vivent dans la rue.) Toujours aussi magnifique, cette troisième saison fait malheureusement parfois fausse route sur la réalisation mais jamais pour bien longtemps. Et si on lui cherche la petite bête, qu’on traque ses petits défauts, c’est bien parce que The Killing est de loin la série la plus réussie diffusée actuellement sur la télé US.

Allez, rendez-vous la semaine prochaine avec (enfin !) quelques nouveautés… dont un mystérieux Axe Cop et ses aventures intergalactiques !

Suite du bilan des deux semaines précédentes, ce post s’intéresse aujourd’hui aux séries qui viennent de filer hors de notre écran. Et on en profite pour répondre à la question qui brûle de nombreuses lèvres : le retour de Gillian Anderson est-il réussi ?

save me s1SAVE ME (saison 1 – série annulée)

On commence avec Save Me, petite sitcom diffusée sur NBC, relativement charcutée par une diffusion à la va-vite et une commande de seulement sept épisodes sur les treize prévus au départ. Il s’agit de l’histoire de Beth Harper (Anne Heche en toute petite forme), ancienne alcoolique bourrée de défauts, qui manque de s’étouffer avec un sandwich et se met à entendre la voix de Dieu après ce stupide accident. Du coup, elle change du tout au tout et va tenter de faire le bien autour d’elle tout en suivant les étranges préceptes de cette fameuse voix.

Le résultat est loin d’être probant. Certes, les scénarios sont assez surprenants et originaux mais l’humour a bien du mal à passer. C’est que les personnages sont relativement creux, manque cruellement de personnalité et de travers, et s’avèrent finalement aussi lisse que du papier glacé.  Incarnés par une brochette d’acteurs qui ne font que servir la soupe à Anne Heche, ils sont finalement peu crédibles et plombent les rares bonnes trouvailles de la série.

Du côté de la réalisation, c’est pas vraiment ça non plus. On est sur une sitcom à caméra unique, ce qui permet des décors variés et sensiblement plus réalistes, mais les plans choisis, la lumière mise en place, ou même le montage sont bien loin d’être convaincants. Tout ça sent la facilité, le programme boursouflé fait en quatrième vitesse pour boucher les trous d’une programmation NBC plus que défaillante cette année.

Final Score : 4/10

Il n’y a vraiment pas grand chose à retenir de ce Save Me vite vu, vite oublié. NBC ne tient toujours pas sa nouvelle grande sitcom !

awkward s3AWKWARD (saison 3 – première partie) 

L’autre sitcom qui se fait la malle (mais reviendra en septembre), c’est l’incroyable Awkward, qui fait les beaux jours de MTV avec ses scénarios grisants, son rythme implacable et surtout sa bande de jeunes comédiens absolument imparables. On suit donc encore les aventures de Jenna Hamilton, adolescente maladroite qui commence à être célèbre dans son lycée depuis qu’elle sort avec le beau gosse de service. Mais voilà, Jenna est une jeune femme compliquée, qui se pose toutes sortes de questions et qui ne peut définitivement pas rester dans ce statu quo. C’est parti pour dix épisodes absolument désopilant et particulièrement sensible dans leur traitement des troubles de l’adolescences. Avec son ton assumé (de nombreux bip viennent censurer des dialogues plutôt cash) et ses scénarios qui osent aller là où les autres séries pour ado ne vont pas, Awkward reste avec cette troisième saison une évidente réussite. Simplement génial.

Final Score : 9/10

Awkward est toujours aussi sympathique et réussie : c’est bien simple, il s’agit d’une des meilleures séries pour ado du moment. MTV a le vent en poupe en ce moment, et ça fait bien plaisir…

the borgias s3BORGIAS, the (saison 3)

Si vous n’en pouvez plus des séries historiques, alors c’est sûr les Borgias américains ne sont pas faits pour vous. Pourtant ce serait dommage de se priver de cette troisième saison de haute qualité, qui repose sur des événements majeurs et va au bout des thématiques posées sur les différents personnages. Quel ravissement de voir Lucrétia assumer sa soif de pouvoir et utiliser ses charmes pour obtenir ce qu’elle veut ; la lente reprise du Vatican par le pape est tout aussi passionnante ; et la manière dont Cesare prend les armes et créer son armée emballera n’importe quel spectateur. Ajoutez à tout cela la suite de l’étrange relation amoureuse entre Cesare et Lucretia et vous obtenez une saison indispensable au niveau du scénario.

Quel dommage alors que la réalisation ne soit pas aussi soignée que les histoires ! Toujours aussi limitée par un budget peu florissant, elle manque furieusement de bon sens et n’arrive pas à faire ressentir le côté épique de certaines batailles. Beaucoup plus à l’aise dans les scènes de sexe ou de séduction, ce n’est que dans ses moments là qu’elle arrive à pleinement convaincre (on se souviendra longtemps de la scène où Lucrétia couche avec son maris sous les yeux de son frère…)

Final Score : 7/10 (et 8/10 pour les fans d’histoire !)

Cette troisième saison des Borgias est l’aboutissement logique et attendu des deux premières. Les scénarios sont toujours aussi soignés mais la réalisation toujours aussi bancale. A recommander à ceux qui ont vu le début et à tous les passionnés d’Histoire !

hannibal s01HANNIBAL (saison 1)

La très attendue Hannibal, adaptée des romans de Thomas Harris mettant en scène le terrifiant Hannibal Lecter, a enfin été renouvelée pour une deuxième saison après une longue hésitation de la part de NBC. Il faut dire que les résultats d’audimat sont loin d’être fabuleux, le show perdant un nombre considérable de spectateurs au fil du temps.

Car oui, le souci principal est que la série a du mal à tenir sur la longueur. Le spectateur a clairement un coup d’avance sur les personnages en sachant que le mystérieux tueur en série traqué par les héros est nul autre qu’Hannibal, qui fait partie de l’équipe. Si les scénarios avaient clairement choisi de raconter l’histoire de son point de vue, on aurait pu se laisser entraîner dans l’aventure et frissonner pour le bon docteur à chaque fois qu’il manque de se faire attraper. Mais la série s’oriente nettement plus du point de vue de Will Graham, agent du FBI qui traque le tueur… qui est juste à côté de lui. Difficile d’être passionné par son enquête dont on connait dès le début la solution : dès lors le show a bien du mal à maintenir un réel intérêt.

Reste la lente plongée aux enfers psychiatriques du pauvre Will dont les visions donnent lieu à des scènes oniriques de toute beauté et qui suffisent à elles seules à rendre le show intéressant. La réalisation est aussi soignée et généreuse dans les nombreuses séquences où Hannibal fait la cuisine ou sert de merveilleux plats (dont on ne cesse de se demander s’ils sont à base d’êtres humains…) C’est peu mais on peut espérer que la deuxième saison saura régler les problèmes du scénario pour offrir enfin la merveilleuse série que mérite les romans de Thomas Harris.

Final Score : 7/10

Bouffée par un concept qui pose de sérieux problèmes au niveau des scénarios, Hannibal propose quand même une réalisation merveilleuse à certains moments ainsi que des comédiens étourdis par leurs personnages. Voici un show particulièrement étrange, qu’on ne saura réellement recommander mais qu’on poussera à essayer !

The-Fall-BBC-2-posterFALL, the

The Fall, c’est le succès surprise en Angleterre, avec des résultats d’audience dépassant aisément les quatre millions de spectateurs. Mais que vaut vraiment ce cop-show très noir et remettant sur le devant de la scène la délicieuse Gillian Anderson ?

Au niveau du scénario, c’est plutôt bien ficelé mais extrêmement glauque. Assez curieusement, the Fall s’en sort avec le même concept qui plonge Hannibal dans la merde, c’est à dire que l’on suit en parallèle la flic et le tueur en série qu’elle traque. Mais dans the Fall, on est pris aux tripes par le destin de ce conseiller en deuil qui ne peut s’empêcher de tuer et on prend régulièrement peur pour lui quand il manque de se faire attraper. Le personnage de Gillian Anderson n’a de plus pas qu’un seul objectif : elle doit certes traquer le tueur mais aussi et surtout se faire une place dans un monde d’hommes avec qui elle se montre rigoureusement intransigeante. Ces deux personnages sont rigoureusement pris à l’envers de n’importe quelle série. On aime le tueur en série et on est refroidie par la flic – jusqu’à ce que naturellement l’horreur des meurtres commis par notre pseudo-héros vienne se réveiller dans notre figure et que l’on réalise enfin que le personnage d’Anderson n’a pas vraiment le choix dans sa manière d’être pour mener sa barque. Seul regret : la série s’étant vu commandé très rapidement une deuxième saison, cette première fournée d’épisodes ne se conclue vraiment pas et nous laisse salement sur notre faim…

Fort heureusement, cet excellent scénario est mis en image par des acteurs vraiment impliqués dans leurs rôles, et par une mise en scène soignée qui évite la fioriture au profit du sens. L’ambiance est terriblement dark et ne plaira pas à tout le monde, d’autant plus que le rythme sait jouer avec nos nerfs et peut se révéler parfois un petit peu crispant. Reste un paysage sonore un peu vide et que l’on espère plus convaincant sur la suite.

Final Score : 8/10

Assez convaincante, the Fall manque malgré tout le coche en offrant pas de conclusion digne de ce nom. Son ambiance et son rythme très particuliers n’en font pas non plus une série pour tout le monde. Très recommandable, donc, mais ne vous étonnez pas si vos ami(e)s n’accrochent pas vraiment !

 

Rendez vous dimanche pour un niveau bilan de la semaine où on parlera du fameux dome de Stephen King et Bryan K. Vaughan !

Chers lecteurs,

Aujourd’hui plus que jamais il est temps de pleurer nos récents disparus. Alors que les semaines s’enchaînaient à coup de bêtisiers ou autres célébrations magnifiées par de grands feux d’artifice, dans l’ombre le tueur à la hache rodait autour de quelques séries que l’on ne peut plus, désormais, que pleurer. On se gavait de foie gras, il assassinait une chirurgien qui bosse pour la mafia. On se racontait nos histoires d’amour avec les cousins, il décapitait cette fille aux ragots faciles. On se battait autour d’une partie de Mario Kart, il supprimait toute une équipe qui se battait pour les opprimés. On voulait profiter de la vie, il mettait un terme à celle d’une bande de jeunes perdus face à leur avenir. Et le pire, c’est que le carnage va continuer au fil des prochaines semaines.

Mob Doctor - chirurgienne pas credible

Ah, mais c’est qu’elle nous aura bien fait marré la Mob Doctor ! Oui, on veut bien croire qu’un chirurgien soit une jeune femme jolie et sympathique, mais il ne faut pas pousser le bouchon : maquillée à outrance, toujours habillée pour faire apparaître en transparence son push-up du jour, Jordana Spiro déambule dans les couloirs de l’hôpital le regard perdu, avec l’air de se demander ce qu’elle peut bien foutre là. Question crédibilité du personnage, on repassera. Mais qui a bien pu avoir l’idée de mélanger Urgence et Un Flic dans la mafia en pensant que ça fonctionnerait ?

Basé sur un récit bien réel d’un chirurgien qui bossait pour un ponte de la mafia italienne, la série raconte les mésaventures de Grace Devlin, contrainte et forcée par l’ancien mafieux qui dirigeait le quartier où elle a grandit de lui rendre de menus services comme retirer des balles, soigner un cancer de la prostate ou encore faire débander un cheval (véridique.)

Mal foutue, mal réalisée, mal jouée, la série atteint son pire avec les retournements de fin du scénario qui ose nous dévoiler comme une énorme révélation ce qu’on savait depuis le premier épisode (et qui ne tient pas du tout la route) : le vieux mafieux est bel et bien le père de notre héroïne. Quant à l’entourloupe des dernières minutes, tournées à l’arrache pour apporter une conclusion à la série après l’annonce de son annulation, elle terminera de faire vomir les plus téméraires d’entre vous.

Final Score : 2/10.

On peut le dire, The Mob Doctor ne manquera à personne. Et certainement pas à la Fox qui y a trouvé son plus gros bide depuis fort longtemps. underemployed sur le toitNettement moins mauvaise, on regrettera donc largement plus l’annulation de UnderEmployed, petite série estampillée MTV sur le destin de cinq jeunes confrontés à la réalité du monde du travail après avoir rêvé sur les bancs du lycée et de la fac. La série n’est toujours pas officiellement annulée, mais la diffusion de ses derniers épisodes le samedi soir vers 23:00, c’est à dire quand son public est occupé à faire la fête, ne laisse pas vraiment de place au doute.

Que retiendra-t-on de cette énième show autour d’un groupe de personnages en devenir ? Des petites scénettes comiques très réussies, des acteurs frais et plutôt sympathiques, et surtout une grosse patate dans le rythme qui ne retombe jamais. Malgré tout, comment ne pas se lasser des intrigues un peu tirées par les cheveux, des raccourcis psychologiques pas très fins, ou encore de certaines situations tellement vues et revues qu’on les sent arriver dix minutes avant qu’elles ne soient jouées ? C’est bien là toute la faille de UnderEmployed : ne pas avoir compris que le public MTV connaît par cœur tous les codes des séries, et qu’il allait se lasser faute d’innovation. Au final, malgré toute la bonne volonté de l’équipe derrière le show, force est de constater qu’une fois la série finie, on n’en retiendra pas grand chose.

Final Score : 5/10.

Par manque d’ambitions, d’idées, UnderEmployed fait une fausse route malencontreuse, ce qui est d’autant plus dommage qu’elle sait manier la comédie comme on l’a rarement vu. Chez MTV, on continuera donc à chercher un autre grand show à succès pour accompagner Teen Wolf. leverage s5-2 Holy Shit, ça y est, ils l’ont annulée !

Malgré un succès critique et une fan base plutôt forte, Leverage a toujours été au bord de l’annulation, sa rentabilité n’étant pas forcément à la hauteur des attentes de la chaîne TNT. Après cinq ans de bons et loyaux service, le network a décidé, en accord avec les deux show-runners, de partir sur un coup d’éclat avec un double épisode diffusé le 25 décembre et qui conclue la série tel que ça a toujours été prévu. On regrettera franchement cette équipe de cinq personnages totalement complémentaires et forcément jouissifs.

Pourtant la série partait sur un pitch pas franchement folichon. Quatre anciens voleurs et l’homme qui les traquait pour une grande compagnie d’assurance décident de s’allier pour aider les “petits” contre les “grands” en leur apportant de quoi obtenir ce qu’ils veulent. Extrêmement dynamique et franchement maligne dans la manière de raconter ses histoires, la série souffrait quand même d’un certain manque d’ambition due à son côté “formule” qui s’adaptait mal aux quelques tentatives de feuilletonnant souvent décevantes.

Leverage n’était donc pas l’un des meilleurs shows de sa génération mais sans doute l’un de ceux qui nous aura le plus séduit par ses personnages et on regrettera vraiment de ne plus voir leurs jolies frimousses en plein milieu d’un énième cambriolage alambiqué.

Final Score : 7/10.

Grâce à ses personnages immédiatement touchants et ses intrigues plutôt malignes, Leverage savait gagner notre sympathie. Dommage que le show n’ait jamais réussi à décoller de sa formule et soit resté si terre à terre.

gossip-girl-season-6-poster Six ans plus tard, peut-on y voir un peu plus sur le phénomène Gossip Girl ?

On doit au minimum lui accorder un coup d’éclat peu commun : avoir réussi à garder le secret sur l’identité de la blogueuse / twitteuse pendant toutes ces années. Certaines mauvaises langues pourraient arguer que les auteurs ne savaient sans doute pas dès le début qui serait ce “coupable” peu commun, mais le fait que cette ultime révélation soit totalement en accord avec le slogan de la toute première saison reste tout de même plutôt convaincant. Et puis nos chers showrunners ont bien préparé le terrain en répondant dans le dernier épisode à presque toutes les questions que l’on pourrait se poser sur certaines incohérences.

Ok, mais est-ce que la série mérite pour autant de rester dans les anales de la série pour ado, et de la série tout court ? Difficile de s’en souvenir maintenant, surtout depuis que le show a sombré lors d’une cinquième saison inintéressante au possible, mais Gossip Girl a quand même fait exploser bien des barrières sur un grand network pas franchement réputé pour vouloir choquer. Cocaïne, prostitution, partie à trois, comportement à risques… la série s’est intéressée à tout ce qu’il y avait de croustillant et de fantasmant dans la vie de ces jeunes gosses de riche. Mais elle fut aussi extrêmement matérialiste, n’a jamais reculé devant un plan pub agressif, ou véhiculé certaines idées franchement limites…

En fait, on détestait Gossip Girl tout autant qu’on l’appréciait. Remuante mais vulgaire, intelligente mais sans âme, maligne mais racoleuse, voilà une série qui n’aura pas laissé indifférent. Alors mérite-t-elle qu’on se souvienne d’elle ? Pour l’instant oui, surtout pour ses premières saisons. Mais seul l’avenir nous dira si, dix ans plus tard, on se rappellera les mésaventures de Serena van der Woodsen (oui, j’avais envie d’écrire ce nom !)

Final Score : 7/10 (pour l’ensemble des saisons, la série ayant oscillé entre le meilleur et le catastrophique.) 

XOXO, Gossip Girl  !

 

Allez, rendez vous dans quelque jours pour retrouver le sourire avec les quelques nouveautés qui se sont déjà glissées sur les écrans US.

Dimanche 14 octobre 2012, The Walking Dead détruit tout sur son passage en culminant comme le nouveau record d’audience pour un programme du câble. Lundi 15 octobre 2012, Revolution devient la série attirant le plus de personne en +7, soit en comptant tous les modes de diffusion après la première d’un épisode, culminant à un exorbitant 4.9 millions de spectateur en plus. C’est la semaine des records, mais il nous reste encore quelques nouveautés à découvrir…

Cette semaine, on fêtait donc le retour de The Walking Dead avec une troisième saison qui démarre très fort. Mais on retrouvait aussi Covert Affairs (pour la deuxième partie de la saison 3) ; la saison 2 de la sitcom Suburgatory qui vient compléter la soirée comédie de ABC le mercredi soir ; la troisième saison de l’espionne musclée Nikita ; ainsi que le reboot de American Horror Story qui s’intéresse donc à un tout nouveau panel de personnages…

Ils vous énervent déjà sur cette photo profondément irritante ? Et bien les comédiens de See Dad Run ne vont pas plus vous convaincre dans cette nouvelle sitcom diffusée sur Nickelodeon dans les programmes du soir, et donc (il faut bien l’avouer) destiné en priorité à la toute la famille (américaine traditionnaliste.) Le pitch : un célèbre acteur qui a incarné le rôle d’un père pendant dix ans dans une sitcom à succès se retire du petit écran pour éduquer ses vrais enfants. Sauf que tout ne se passe pas dans la vraie vie comme dans une série télé… L’idée est franchement intéressante et la série pourrait être très drôle… sauf qu’elle ne l’est pas ! Tout ce qu’elle critique dans les sitcoms familiales, elle le refait au centuple – malgré quelques tentatives pour changer la donne (comme l’adolescente qui lance à son père en fin d’épisode qu’elle ne va pas se réconcilier avec lui en vingt-six minutes… avant de le prendre dans ses bras sous les murmures touchés du public !) Les comédiens sont outrancièrement mauvais (en particulier cette saleté de petit garçon qu’on croyait définitivement enterré avec la fin de One Tree Hill), la réalisation tout juste abominable et les blagues tombent toute à l’eau. Masochiste de tout poil, voilà votre nouvel outil de torture !

Mon Pronostic : heu, là, franchement je ne sais pas du tout. Du coup, on va dire une annulation à la fin de la diffusion de cette première saison ?

La deuxième nouveauté de la semaine, c’est la très attendue Emily Owens M.D. sur la CW qui s’était attiré beaucoup de bonnes critiques sur son pilote. Ayant enfin pu voir celui-ci, il faut bien avouer que la sympathique Mamie Gummer incarne avec une vraie sincérité l’amusante Emily Owens, une jeune médecin peu sûre d’elle et atrocement maladroite. On sourit beaucoup aux blagues assez convenues mais qui arrivent parfois à surprendre, on s’émeut assez peu des situations médicales déjà vues sans fois, et on soupire parfois lorsqu’on voit les grosses ficelles du feuilletonnant arriver. En clair : rien de neuf à l’horizon, mais ça respire le travail bien fait. Il faudra voir si la suite va nous surprendre ou juste nous décevoir.

Mon Pronostic : Emily Owens M.D. a tout pour attirer le public de la CW et surtout pour le conserver malgré son certain classicisme. Je mise donc sur une commande de saison deux à la fin de l’année !

MTV aime les jeunes qui le lui rendent bien, vu le succès des nouvelles séries de la chaîne sur cette cible particulière depuis quelques années. Et comme on ne va pas changer une formule qui gagne, voici Underemployed, un show sur cinq jeunes vingtenaires, tout juste sortis de l’école, et qui vont galérer pour trouver du boulot et survivre dans cette Amérique en pleine crise économique. Le show fait penser à beaucoup d’autres séries MTV que ce soit dans la composition de son casting, son ambiance newyorkaise vue du côté des galériens, ou encore son humour corrosif et sa volonté de traiter frontalement les sujets classiques des séries pour ados. C’est donc en soit une bonne chose, vu que les autres séries de la chaîne se sont souvent avérées très convaincantes, mais en même temps on commence à ressentir une certaine lassitude et à voir trois coups à l’avance les rebondissements qu’on va nous servir. Underemployed est sympa mais sent un peu le réchauffé…

Mon Pronostic : MTV a plutôt tendance à aider ses séries à s’installer, je miserai donc sur la commande d’une deuxième saison à la fin de la diffusion de celle-ci…

Fausse saison 2 mais vraie nouvelle série, American Horror Story : Asylum méritait bien qu’on s’attarde un peu sur son sort. L’anthologie d’horreur inventée par Brad Falchuck et Ryan Murphy change de lieu et d’époque mais garde une partie de son casting (dans des nouveaux rôles) et surtout son ambiance parfaitement morbide mais capable tout à la fois de faire hurler de rire et hurler tout court. Amusant et décalé pour les uns, outranciers et ridiculement sous-scénarisé pour les autres, AHS : Asylum va encore plus séparer le public que la saison précédente. On passe d’une série familiale à une série (d’horreur) sur le monde du travail (selon Brad Falchuck) et il faut bien avouer que les scénaristes ne s’épargnent aucun cliché. Après, à mon avis, ils arrivent à les magnifier en les tordant dans tous les sens ou en allant bien plus loin que ce qu’on a vu jusqu’ici. Les amateurs d’horreur se régaleront, les autres soupireront et passeront leur chemin.

Mon Pronostic : mais bien sûr qu’il y aura une troisième saison ! Toute la question est de savoir où elle se déroulera…

La dernière nouveauté de la semaine nous vient de la bien étrange Angleterre ou ITV 2 nous présente une série aussi au moins aussi étrange. Switch présente les aventures de quatre jeunes femmes de vingt-deux ans qui forment un coven de sorcières, mais qui veulent s’éloigner des traditions ancestrales de leurs familles pour pouvoir vivre leur vie à Londres. Le truc, c’est qu’avec des sorcières on s’attend à des intrigues de fin du monde, d’esprit vengeur ou ce genre de chose… et dans ce pilote, nos joyeuses amies fabriquent un filtre d’amour, tente de faire oublier à la patronne d’une d’entre elle qu’elle l’a viré, ou encore une autre qui règle ses comptes avec sa mère. De l’ultra quotidien légèrement transformé par la magie, après tout pourquoi pas. Mais il y a un petit truc qui ne marche pas, comme si la série cherchait à trop bien faire pour arriver à convaincre, comme si sa quête d’originalité la condamnait à des situations assez artificielles et au final assez peu intéressantes. Ce premier épisode se termine cependant sur une note assez étrange, laissant suggérer que la série va pas mal évoluer. Wait and see, donc, mais pour l’instant je ne suis pas vraiment sous le charme…

Mon Pronostic : je vois bien la série marcher en Angleterre, du coup je mise sur la commande d’une deuxième saison !

Ca y est, la première annulation de l’année a eut lieu et la série ayant la tête coupée n’est nulle autre que Made in Jersey, qui confirme que la case du vendredi soir est bel et bien un véritable abattoir où l’on laisse les vaches mourir. Ces dernières années, quand une série été annulée au bout de seulement deux épisodes (comme c’est le cas ici), vous pouviez être sûr qu’il s’agissait d’un excellent concept qui n’avait pas su trouver son public. Cette année, on est rassuré : Made in Jersey était juste un énième legal show, fatigué et fatigant, avec une mise en scène peu flatteuse et une actrice principale complètement à la ramasse. Y a-t-il vraiment autre chose à dire ou à retenir sur ce show ? Non.

Final Score : 2/10

Made in Jersey était mauvaise et sera vite oubliée. Tient, et si on n’en parlait même plus ?

Satan, your kingdom must come down… Cette petite ritournelle qui fait office de générique, vous l’aurez dans la tête longtemps après avoir vu la fin de cette deuxième saison de Boss, qui confirme triomphalement son statut de meilleure série depuis le début de sa diffusion. Magistrale aussi bien dans son écriture, finement ciselée, faisant preuve d’une science certaine pour les paiements (ces moments où une information donnée avant est utilisée pour faire rebondir l’histoire), que dans sa réalisation, sublime mais qui n’oublie jamais qu’elle est là avant tout pour servir l’histoire, ainsi que dans le jeu des comédiens (des seconds couteaux ou d’anciens has-been – à part Kelsey Grammer), Boss est un vrai régal d’autant plus jouissif que la série n’est jamais lente ou ennuyeuse (contrairement à d’autres grands shows qui plongent parfois dans un rythme plus ou moins soporifique.) Le Boss de Chicago vous attend, ne refusez pas la main qu’il vous tend, vous pourriez bien le regretter.

Final Score : 9/10.

Boss est un putain de chef-d’oeuvre. C’est tout.

Allez, rendez-vous la semaine prochaine pour discuter de la fin de la première et assez étrange série de la BBC America…

La fin de la saison arrive à grand pas et les présentations des nouvelles séries qui viendront défiler sur nos écrans dans quelques semaines s’enchaînent sans discontinuer. Mais ne nous emballons pas pour autant et continuons le bilan d’un été qui aura été particulièrement plus convaincant que la saison peu réjouissante qu’il conclue.

Pour sa première création originale, autant dire que BBC America a mis les petits plats dans les grands avec Copper, cop show situé à New York… en 1864. Avec Barry Levinson à la production et surtout le grand Tom Fontanna en guise de show-runner, on pouvait s’attendre à du lourd, du très très lourd. Et on était encore bien loin du compte. Servi par une réalisation sublime et une production design aux petits oignons, le show peut de plus compter sur un scénario (du moins dans ce pilote) des plus réjouissants. Extrêmement bien construit, il nous fait découvrir cette bande de flic d’une autre époque, confronté à la réalité d’une Amérique en pleine guerre de sécession, où la pauvreté et la lutte des classes conduit à d’effrayants faits divers. Brillant, tout simplement.

L’autre nouveauté de la semaine n’en est pas vraiment une puisqu’il s’agit d’une adaptation d’une célèbre série anglaise à la sauce MTV, The Inbetweeners. La chaîne musicale n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle nous avait déjà proposé une version revue et corrigée de la première saison de Skins, qui était indéniablement d’une très grande qualité mais qui n’a pas su trouver son public. Avec cette comédie sur quatre adolescents en quête de sexe et d’alcool, MTV ne cherche une fois de plus pas du tout à édulcorer le projet initial mais bien à l’adapter à l’imagerie et aux codes de vie US. Le pilote est franchement très amusant quoi qu’assez peu original, et les jeunes acteurs se débrouillent franchement bien dans leurs rôles taillés à la serpe. Amusant, mais j’attends de voir la suite pour me faire un vrai avis (d’autant plus que je sais que les fans de version anglaise sont tous particulièrement hystériques dès qu’ils en parlent !)

Le premier départ de la semaine, c’est celui de la précédemment très controversée Falling Skies. Produite par tonton Spielberg (qui n’aura à côté connu que des échecs cuisants), ce show sur des résistants humains après une invasion extra-terrestre n’avait franchement pas convaincu lors de sa première saison plutôt lourde et poussive, mais qui s’améliorait dans les tous derniers épisodes. La saison deux s’avère bien meilleure, notamment parce qu’elle renoue avec un thème cher à Steven, l’enfance, l’adolescence, le passage à l’âge adulte. Ainsi, ces dix nouveaux épisodes posent-ils beaucoup de questions autour de l’enfance, que ce soit par les ados “possédés” par les extra-terrestre qui en font leurs esclaves comme ceux qui servent dans la résistance et qui apprennent trop tôt à faire des cartons avec des armes à feu. Les adultes sont aussi beaucoup plus fins (Noah Wilde ne fait plus sans arrêt des références historiques…) alors que l’univers se développe et gagne en crédibilité. Quant au final, ces fameuses cinq dernières minutes qu’on nous vend depuis un moment, je dois bien avouer que je ne les avais pas vu venir… mais je me demande comment ça va bien pouvoir faire rebondir la série l’année prochaine !

Final Score : 4/5

Falling Skies ne conviendra définitivement pas à tout le monde, et nombreux sont les déçus de la première saison qui ne lui laisseront pas sa chance. C’est dommage, car ces dix nouveaux épisodes oscille entre le moyen/bon et le franchement excellent, et posent un regard très intéressant sur la place de l’enfance en temps de guerre.

Attendue comme LA série politique de l’année et sans doute comme l’une des meilleures séries de l’été, Political Animals avait sérieusement la pression avant même la diffusion de son pilote. Menée par une Sigourney Weaver apparemment en pleine forme, la série de Greg Berlanti, qui avait déjà officié dans la politique avec Jack & Bobby, n’a malheureusement pas réussi à atteindre ses attentes. Sans être mauvais, le show reste bien trop ancré sur les rouages d’une famille à la dérive et ne rentre pas assez dans les magouilles politisantes pour arriver à convaincre. Le scénario reste toujours en surface, effleurant des sujets graves et passionnants pour laisser de la place à la sempiternelle histoire du jeune gay dépressif, de la femme trophée anorexique ou de l’idéaliste qui va trahir sa famille. La seule surprise vient du personnage du père, fondamentalement inspiré par Bill Clinton (et c’est l’ensemble de la série qui cherche à décoder le clan de l’ancien président sans jamais prononcer son nom), personnage mémorable et franchement rare. Quant à la partie sur les journalistes, elle reste là encore très gentillette même si elle rentre un peu plus dans le nerf de la guerre – mais on a tout de même l’impression que les auteurs se trompent de sujet lorsqu’ils opposent le “vrai” journalisme et l’alignement des dépêches sur twitter.

Final Score : 3.5/5

La note est rude, mais à l’image de la déception suscité par la série après l’attente qui avait été générée. Political Animals est une très intéressante série sur la famille, elle l’est beaucoup moins au niveau de la politique. Dommage, mais peut-être que la saison deux saura trouver le juste milieu. La PLUS GROSSE SURPRISE de cet été, et même de cette année, c’est Bunheads, la nouvelle série d’Amy Sherman-Palladino, créatrice de la cultissime Gilmore Girls, sur laquelle elle a officié pendant les bonnes années. L’histoire, vous allez vous en rendre compte, n’a pas grand chose pour retenir notre attention : une danseuse de cabaret à Las Vegas en a marre de rater ses auditions, elle décide d’accepter la demande en mariage d’un mec qui est fou amoureux d’elle, elle va vivre chez lui dans une petite ville des Etats-Unis, découvre qu’il vit chez sa mère, que cette mère tient une école de danse, et là bam, le mec meurt dans un accident de voiture. En parallèle, on va suivre quatre ados danseuses dans leur découverte des premiers émois amoureux. Avec une réalisation franchement légère et surtout des moyens plus que serré, la série ne fait pas non plus dans le visuel accrocheur. En clair, Bunheads avait tout pour passer totalement inaperçue… Mais c’était sans compter sur le talent des actrices d’une part (mention spéciale à la plus grande – en taille – des gamines qui est particulièrement à l’aise dans son rôle), mais aussi aux talents de scénaristes de toute la bande à Amy Sherman-Palladino. Situations cultes, répliques implacables, et une vraie connaissance de la structure du gag : Bunheads est assurément l’un des shows les plus drôles du moment. Pour le côté tragique, on se référera aux dernières minutes de cette première saison, avec quelque chose de très rare : une blague vraiment drôle qui simultanément, de part sa signification, fera couler vos larmes. Bien joué.

Final Score : 4.5/5

Raaaaahhhh ! Si seulement Bunheads ne passait pas sur ABC Family, si seulement elle avait un budget digne de ce nom, si seulement la production pouvait faire de la vraie production value, bref si Bunheads était agréable à regarder, elle serait juste un immanquable. A cause de ça et de son sujet (une école de ballet), vous allez être nombreux à vous décourager dès le pilote. Dommage, car voici l’une des séries les mieux écrites depuis fort longtemps, et l’un des plus beaux season finale que j’ai jamais vu. Merci Amy.

RAAAAHHH, il n’y a rien de plus énervant q’un season finale loupé par rapport au reste de la série ! C’est le cas avec Suits qui avait fait un véritable sans faute tout au long de la première partie de cette saison deux (une suite ayant vite été commandée vu le succès. Casting impeccable, réalisation imparable, mais surtout des scénarios de haute volée, et un sens du rythme qui fait qu’on ne s’ennuyait jamais : le show avait tout pour atteindre la note parfaite, pour être ma principale recommandation de l’année. Mais voilà, les choses s’effondrent dans les dix dernières minutes, alors que les auteurs font tout pour conclure tous les fils d’intrigues qu’on aurait préféré laisser dans leur complexité. L’ultime séquence est juste archi déjà-vue et laisse sur un sentiment franchement amer. Comme quoi, un chef d’oeuvre, ça se tient jusqu’au bout. Fail.

Final Score : 4.5/5

A deux doigts d’être la série de l’année, Suits se ramasse sur un season finale de grand-père particulièrement décevant. Faut-il pour autant se passer de l’un des shows les plus classe, intelligent et beau de ces dernières années ? A vous de voir.Que dire aujourd’hui sur la sixième saison de Burn Notice ? Si vous n’avez pas suivi depuis le début, vous ne risquez pas de vous lancer dans la sixième saison de cette série d’espionnage. Pour les autres, il faut savoir qu’il s’agit, à mon sens, de la saison à partir de laquelle on voit que la série vieillit et qu’elle cherche à rentrer dans son âge adulte. Moins fun et décalée que les autres, cette saison s’attachent à des problématiques beaucoup plus dures et va chercher encore plus loin dans la psychologie des différents personnages. On retrouve toujours la petite voix off de Michael et ses conseils d’espionnage fort amusants, mais le reste est clairement marqué par une ambiance beaucoup plus sombre que précédemment. Le chant du cygne a déjà commencé.

Final Score : 4/5 (uniquement pour les fans)

Qu’on se le dise, cette sixième saison est uniquement à destination des fans de la première heure – ne pensez pas découvrir la saison en démarrant maintenant ou vous allez être particulièrement déçu. Plus sombre et plus mature, cette première partie de saison annonce clairement que c’est bientôt la fin. Ce serait donc dommage pour les fans de s’en priver !

Allez, rendez vous la semaine prochaine pour parler des dernières séries qui tirent leur révérence avant la rentrée !

Ca y est, l’été est présent et le programme télé US se calme un peu avec les fins de saison… ou les fins de série tout court. Et on se réjouit de voir de nouveaux programmes arriver sur les écrans. Enfin, on se réjouit, ça dépend des fois…

Autant vous l’avouez tout de suite, non je ne dirai rien sur le finale de Game of Thrones et on ne s’étendra pas sur la série qui, de toutes façons, n’a pas besoin de mon avis pour s’attirer les faveurs du public. Je ne vais pas revenir non plus sur la fin des pitoyables Hot in Cleveland (mais comment diable cette sitcom dépassée peut plaire aux critiques américains ?) et Happily Divorced, tout comme il sera de bon temps de s’abstenir de critiquer la quatrième saison de l’effrayante The Secret Life of the American Teenager… qui en plus enchaîne directe sur sa cinquième saison dés la semaine prochaine.

Pretty Little Liars : notez le A en lettre de sang qui fait très très peur...

Je vais juste rapidement vous prévenir du retour de Pretty Little Liars, avec une reprise ma fois assez réussie et qui – on s’en doutait – complexifie à outrance la fameuse question centrale de la série, à savoir qui se cache sous le pseudonyme de A et s’amuse à effrayer ainsi nos petites héroïnes ? La solution donnée à la fin de la saison précédente est donc sacrément remise en question… Reprise aussi de Jane By Design, série très bof bof sur l’enfer de la mode ou comment une jeune lycéenne se fait embaucher par une terrible styliste qui la prend pour une adulte. Mou du genou et très consensuel, c’est un show pour les après-midi où il fait trop chaud, afin de s’endormir tranquillement après un saut dans la piscine (si vous pouvez faire ça, vous êtes vraiment des veinards.) On saluera le retour très réussi de Breckin Meyer et Mark-Paul Gosselaar (Zack de Sauvé par le gong, combien de fois faudra-t-il vous le redire ?!) dans Franklin & Bash qui reste le legal show le plus drôle du moment pour l’instant. Enfin, le concept de concierge medicine (fallait le trouver celui-là) continue son bout de chemin dans la quatrième saison de la très oubliable Royal Pains ou les aventures mirobolantes d’un médecin qui n’a rien à envier à McGyver. Par contre, on n’oubliera pas de jeter un oeil au retour de l’intrigante Necessary Roughness, série très inégale (comprendre parfois géniale et parfois totalement soporifique) sur une thérapeute qui pratique l’amour vache.

Forte d’une très bonne première saison en terme d’audience, mais aussi de critiques finalement enthousiastes (alors que le tout premier pilote avait été jugé comme le pire pilote présenté cette année là !), Teen Wolf revient en grande pompe sur MTV, s’offrant deux épisodes pour bien nous lancer dans l’action, mais aussi un nouveau générique… absolument magnifique. Une reprise fort sympathique qui creuse un peu plus les différences avec la grande soeur spirituelle qu’est The Vampire Diaries pour se concentrer sur un mode plus sombre, plus réaliste (oui, même avec des loup-garous !) et qui délaisse au maximum les intrigues romantiques. Bref, ça sent l’ado qui a les poils qui poussent et qui veut pisser partout pour marquer son territoire, et ça traite ce sujet de manière plutôt sympathique. Un indispensable de l’été à mon avis, surtout au vu de ce qui est diffusé à côté.

Aïe, attention ça fait mal et ça pique longtemps. J’attendais Longmire pour le retour sur nos écrans de Katee Sackhoff, inoubliable Starbuck de Battlestar Galactica, et certainement pas pour la série de romans policiers dont le show est inspiré. Et d’ailleurs l’inspiration, c’est bien ça le problème, tant Longmire ressemble à énormément de série policière sans aucune originalité. Cette fois, le cadre et l’attitude très western sont censés faire la différence, mais au final cela à revient à avoir un personnage de flic droit dans ses bottes aidé par son ami indien et sa jeune flicette bagarreuse - et oui, c’est presque le trio de Walker Texas Ranger ! Bon, je suis méchant, mais il faut avouer que le côté western est déjà joué – et avec un talent absolument imparable – dans Justified ; quant à Sackhoff, elle rigole comme une bêtasse et se montre particulièrement peu investie par ce rôle au demeurant déplorable. Enfin, la palme revient à Robert Taylor qui, dans le rôle titre, en fait carrément trop pour être crédible. Bref, c’était un pilote long, chiant, et tellement banal qu’on se demande bien comment la suite pourrait relever la pente. Ah, c’est dans ces moments là que Starbuck nous manque le plus !

Je ne suis pas un fin connaisseur de l’univers de Tron, du coup je me suis renseigné mais j’espère quand même que je ne vais pas trop dire de conneries. Apparemment, Tron : Uprising, cette version animée, qui vient de démarrer sa diffusion sur Disney XD (la version bad-ass de Disney Channel !) se déroule entre les deux films histoire de situer à peu près temporellement le schmilblick. C’est donc l’histoire de Beck, mais pas le groupe de musique, il s’agit ici d’un programme jeune et plein de vie, mécanicien, qui va peu à peu s’opposer au régime totalitaire que met en place le méchant Clu et qui va devenir le prochain Tron, c’est-à-dire la personna de la résistance. Ça a l’air compliqué comme ça, mais en réalité c’est très simple et suffisamment bien écrit dans les deux premiers épisodes pour qu’on puisse vite accrocher à cet univers sympathique et à ces personnages fortement charismatiques. Il faut dire que la série a une patte graphique vraiment très particulière qui souffre seulement du “syndrome du vide”, à savoir un net problème de foule lorsqu’il est censé y avoir du monde dans les parages. La musique est assurée par l’arrangeur des Daft Punk et on retrouve tout à fait l’esprit de la BO du film récent – pour ma part, j’ai bien cru au début que c’était les Daft Punk eux-mêmes qui étaient aux manettes. Au niveau des voix, on retrouve tout de même Elijah Wood, Mandy Moore, Emanuelle Chiriqui, le magistral Lance Henriksen (mais si, le protagoniste de la série Millenium de Chris Carter) et l’excellente Tricia Helfer (forever number six), bref du beau monde qui se prend totalement au jeu. C’est donc tout à fait réjouissant et on verra sur le long terme si c’est absolument génial…

Mon histoire avec Saving Hope est un peu particulière. La première fois que j’ai regardé le pilote, je rentrai d’une soirée plutôt très arrosé, un appétit de T-Rex dans mon ventre et le cerveau aussi fonctionnel  qu’une tablette tactile pour écrire un roman (allez-y, essayez…) Je me souviens que j’étais incapable de comprendre qui était l’héroïne, que je confondais quasiment tous les médecins et que je me demandais pourquoi la série se focalisait autant sur ce pauvre mec en costard et noeud papillon qui semble attendre désespérément qu’il se passe quelque chose. Et pour tout avouer, je n’avais même pas reconnu la sémillante Erica Durance, la Lois Lane transfuge de Smallville. Du coup, deux jours après, je m’y attelle à nouveau pour découvrir un show particulièrement propre… et particulièrement peu imaginatif. Saving Hope, puisque maintenant je peux le raconter, c’est donc l’histoire d’un couple de chirurgiens qui est sur le point de se marier mais qui ont un accident de voiture. Du coup, le monsieur devient un fantôme dans l’hôpital où celle qui aurait dû être sa femme continue d’officier. Enfin, un fantôme… plus ou moins vu qu’il est “seulement” dans le coma mais qu’il n’est pas encore mort. Alors oui, comme ça, ça peut paraître un poil original (mais ça a déjà été fait cette année, à l’envers, dans la pas très reluisante A Gifted Man), mais en réalité on fait face à un medical show de plus, avec des personnages bien creusés, une bonne ambiance visuelle, des intrigues secondaires poignantes (et bien morales), en clair quelque chose de déjà vu cent fois mais qui est fait dans les règles de l’art. Pas chiant, pas débile, pas condescendant, et pas original pour deux sous. La suite me fera peut-être changer d’avis, en attendant je crois que j’ai trouvé le show parfait à regarder quand tu fais du vélo elliptique.

Pour terminer, un petit mot rapide sur The Runaway, série anglaise enfin diffusée aux US sur la chaîne Ovation, un tout petit network qui “essaie” de faire dans la qualité. The Runaway date de 2011, est basé sur un roman de Martina Cole et apparemment cette mini-série de six épisodes, qui conte une romance maudite entre deux petits londoniens dans les années 60 et 70, serait une vraie bonne surprise. Qui sait, au vu du peu de programmes suffisamment intéressants diffusé cet été, il est possible que j’y jette un oeil et que je vous en parle un peu plus longuement une prochaine fois !

Allez, à la semaine prochaine avec… oh mon dieu, mais oui c’est eux, Bobby Ewing et J.R. ! Dallas, le comeback du siècle ? (de la décennie ? de cette année ? de cet été ?) Réponse dans une petite semaine !

Coup double pour les amateurs de comédie : le mardi 19 juillet, MTV lançait une nouvelle comédie ado et Showtime rachetait les droits d’une charmante web série pour la remonter et la diffuser sur son antenne. Deux fois plus de rire pour cet été ? C’est ce qu’on va voir.

Mon premier coup de coeur pour Awkward a démarré dés que j’ai vu que le rôle principal était incarné par Ashley Rickards, sans doute la seule et unique actrice a avoir un jour été fondamentalement géniale. La retrouver dans le rôle d’une ado dont la vie bascule quelque peu le jour où une suite d’accidents stupides la font passer pour une suicidaire aux yeux de sa famille, de sa conseillère de classe et de tous les autres lycéens me paraissait forcément jouissif.

MTV s’est relancée depuis quelque temps dans la série pour ado et c’est tant mieux car elle le fait bien. Après les très bonnes surprises que furent The Hard Times of RJ Berger et la version US de Skins, Awkward récupère le ton pathétique et le discours sur les problèmes de l’image de soi de la première, et le grain de folie et quelques répliques assez crues de la seconde.

La grande force du pilote tient donc dans cette alchimie presque magique, qui oscille constamment entre la comédie pure et de vrais moments de tendresse comme on pouvait n’en voir que dans My So Called Life. L’univers des lycées américains est un peu moins stéréotypé que d’habitude (mention géniale pour la pompom girl particulièrement grassouillette qui achète l’amitié à coup de répliques cyniques… et grâce à son compte en banque), Ashley Rickards est absolument parfaite, et on se laisse happer dans ses vingt minutes qui passent à une vitesse incroyable. Vivement la suite !

Final Score : 4/5
Ce pilote est drôle, dynamique, magistralement interprété et furieusement addictif. Il manque encore la petite touche qui va faire de Awkward un indispensable, mais nul doute qu’elle va apparaître dans les prochains épisodes. En tout cas, nous, on mise vraiment dessus.

Lisa Kudrow ne recule devant rien. Après avoir créé et lancé l’étonnante mais aussi assez glauque The Comeback, qui n’attirera quasiment aucun spectateur, elle prend sa revanche sur le net en lançant une web série, la bien nommée Web Therapy. L’histoire d’une psychanaliste qui décide de faire des sessions de cinq minutes car il n’y a au fond que cinq minutes d’utile dans les sessions qui en dure cinquante, alors autant se jeter dans le vif du sujet…

Et autant vous le dire tout de suite, Showtime ne s’est pas trompée en rachetant les droits et en faisant tourner quelques séquences supplémentaires pour transformer ce projet étrange en vraie comédie pour la télé. Sorte de In Treatment version comédie, la version télé propose plusieurs cas qui s’alternent et qui reposent tous sur des bases assez folichonnes.

Le seul petit souci, c’est que tout le show repose sur Lisa Kudrow et son humour assez spécial. Adorant se tourner en dérision, elle joue ici une thérapeute plus obsédée par ses propres problèmes que par ceux de ses patients. Ses méthodes de travail sont tout à la fois illogiques et complètement pathétiques et ne feront définitivement pas rire tout le monde. Du coup, on ne peut que vous conseiller de tester par vous-même, car Web Therapy, c’est un peu comme The Comeback : c’est très drôle, mais ça ne s’explique pas.

Final Score : 4/5, mais pas pour tout le monde.
Si vous aimez Lisa Kudrow, si elle n’est pas pour vous “que” Phoebe de Friends, si vous adhérez à son humour basé une ambiance plutôt pathétique, bref, si vous avez aimé The Comeback, jetez vous sur Web Therapy. Pour tous les autres, faites donc un bout d’essai, voilà un show qui peut bien vous surprendre.

Pour le retour de l’insolite du mercredi, j’ai décidé de vous faire pleurer (enfin, moi je pleure en tous cas).

Si True Blood continue d’assurer son irrésistible ascension, avec des scores dépassant les cinq millions de spectateur pour le début de sa quatrième saison, on était en droit de se dire, vu les résultats plus que décevant même pour Lifetime, que The Protector, série d’une qualité toute fantomatique, allait peut-être voir son sort prendre un tournant la menant tout droit à une hache de boucher lui décapitant la tête.

Noter ce regard d'enquêtrice qui ne laisse passer aucune preuve !

On se réjouissait donc d’apprendre que le petit network avait décidé de bouger le show avec Ally Walker le lundi soir, dans une case déjà bien concurrentielle. Petit suicide annoncé ? En fait, pas du tout. La chaîne veut se servir de ses téléfilms (prodigieusement affligeants – c’est ceux que vous retrouvez parfois en début d’après midi sur M6) qui attirent en masse un public féminin qui ne devrait pas être insensible au “charme” des enquêtes de Gloria Sheppard, comme d’une rampe de lancement qui devrait augmenter de manière significative l’audimat tout puissant. Vérification à partir du 1er aout, mais on croise les doigts pour que les mères de famille laisse la télécommande à leurs enfants qui devraient alors consciencieusement zapper sur MTV pour voir la suite de Teen Wolf.

La classe dans toute sa splendeur.

L’autre bonne blague – enfin, ça fait pas rire du tout mais que voulez vous – c’est la consécration pour Single Ladies, première série de fiction de VH1, qui se voit d’ores et déjà reconduite pour une deuxième saison. Le show qui véhicule une image proprement effrayante de la femme moderne a su trouver son public et rien que ça, ça nous dépasse. Franchement, si je n’était pas déjà sorti hier soir, j’irai sans doute immédiatement dans un bar pour essayer d’oublier tout ça…

Aujourd’hui, c’est jeudi, une semaine avant la fête nationale, et j’ai donc envie de redonner une chance à des séries annulées (non, ne cherchez pas, il n’y a aucun rapport.) Du coup, nous allons parler d’ados dans les années 80, d’une vie inattendue, d’ados anglais passée à la moulinette MTV, d’un couple d’espions et d’un homme prêt à tout pour vous protéger. C’est parti…

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

En s’intéressant à un groupe d’étudiants qui rejoignent une fraternité plus connu pour ses soirées démiurgiques que pour le travail de ses membres, Glory Daze vient clairement jouer sur les plate bandes de Greek, série au concept énormément similaire. Pour se différencier, la série de TBS mise cependant sur un son univers assez particulier… puisqu’il s’agit des années 80.

Située en 1986, Glory Daze se fait un malin plaisir à rappeler tout ce qui faisait les années 80, de la musique aux vêtements en passant par les blockbusters de l’époque. Soignée dans sa production value et ses références, la série mise clairement sur ce point pour faire la différence et surtout s’approprier une part du public. Oui, mais lequel ? C’est bien là le problème du show : ceux qui peuvent être intéressés par les années de fac n’ont pas connu les années 80, et ceux qui ont vécu à cette période ne s’intéressent plus vraiment aux aventures un poil dévergondées d’une bande de glandeurs rejoignant une fraternité… Et puis il ne faut pas oublier la comparaison avec Greek. Les histoires, les personnages, même les fils rouges feuilletonnants font énormément penser à la série absolument mythique d’ABC Family (vous pouvez vous jetez sur les quatre saisons, toutes absolument géniales.) Mais les acteurs de Glory Daze n’ont pas le charisme de leurs aînés, le rythme est beaucoup plus artificiel et saccadé, les histoires elles-mêmes semblent moins crédibles. On ne peut s’empêcher à chaque instant faire la comparaison, et celle-ci n’est jamais en faveur du show 80′s.

Final Score : 2/5, série annulée à la fin de sa première saison. Glory Daze aurait pu amuser s’il n’y avait pas eu Greek juste avant. Inférieure en tous points, ce n’est pas son univers années 80 qui va lui permettre de conquérir le public. Pas vraiment bien réalisée, plutôt molle et au final assez mal fichue, la nouvelle série de TBS était vraiment trop classique pour convaincre qui que ce soit.

Quand la CW se lance dans une expérience de série réaliste, on peut s’attendre à tout, surtout au pire. Pourtant, Life Unexpected apparut comme une bonne surprise lors de sa première saison : les mésaventures de Lux, jeune fille de seize ans qui retrouvent ses parents l’ayant abandonné à sa naissance pour leur demander de s’émanciper – alors qu’ils vont, bien entendu, se retrouver à devoir s’occuper d’elle – étaient plutôt passionnantes, touchantes et assez bien ancrées dans la réalité. Du coup, en ce début de deuxième saison, on avait hâte de retrouver tous ces personnages magnifiquement ciselés. Mais quelque chose s’est grippé dans la mécanique…

Cette seconde, et ultime, saison de Life Unexpected est en effet une catastrophe à tous points de vues. Les personnages, d’abord, si fins et agréables, ne tardent pas à devenir des archétypes d’eux-mêmes, presque des parodies, dont on peut prédire tous les faits et gestes plusieurs épisodes à l’avance. Les histoires, elles aussi, perdent de leur réalisme pour faire intervenir des situations ultra dramatiques et totalement artificielles (tient et si Lux sortait avec un mec un soir et que c’était son professeur ! comme s’il n’y avait pas d’autres garçons à rencontrer à Portland.) La ville, les décors, perdent eux aussi de leurs charmes et il y a surtout cette musique pop assez insipide, typique des programmes de la CW, qui fait son entrée en force pour culminer dans un magistral crossover avec One Tree Hill, ce qui achève toute crédibilité à la série. Dommage dommage car on était plutôt content de retrouver Kerr Smith (mais si, l’homosexuel de Dawson’s Creek qui sortait avec Joey !) toujours très bon, et d’avoir découvert Kristoffer Polaha et la pétillante Britt Robertson (Baze et Lux dans la série) qu’on retrouvera dans des rôles importants l’année prochaine dans deux séries… de la CW ! Quant à Shiri Appleby, on lui souhaite bien de la chance, mais pour nous elle sera toujours la petite brune de Roswell.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa deuxième saison. Life Unexpected était vraiment LA bonne surprise de l’année dernière, une série fine, délicate, remarquablement écrite et interprétée qui laissait espérer, à terme, une qualité à la hauteur de My So Called Life. Mais catastrophe, la deuxième saison prend tous les mauvais virages possibles, se termine en crossover avec la série la moins réaliste au monde et on ne versera pas une larme à son annulation. Franchement dommage.

MTV l’aurait voulue, elle n’aurait pu créer plus de buzz et de polémique enflammée autour de sa version US de la mythique Skins. Conchiée par les fans de la série anglaise avant que quoi que ce soit n’ait été fait ou diffusé (d’ailleurs la chaîne s’est servie de commentaires peu élogieux d’internautes sur ses affiches, notamment le classique : “america is such a right wing, religious lead country they just wont get it”), appelée au boycott, accusée de pornographie pédophile, abandonnée par les marques qui ont retirée leurs publicités, puis finalement délaissé par les spectateurs eux-mêmes, ce Skins aura vécu beaucoup de tourments pour ses seulement treize épisodes. Longtemps soutenue par la chaîne elle-même (MTV n’a jamais rien voulu couper ou censurer et défendait le droit de parler de problèmes de la vraie vie des ados), Skins finira par ne pas être reconduit pour une deuxième saison. Alors, dommage ou juste retour des choses ?

Pour répondre à l’opposition basique série anglaise / reprise américaine, précisons tout de suite que cette version MTV est dirigée par Bryan Elsley, l’un des deux créateurs de la version anglaise. La série se base sur les deux mêmes règles : utiliser des acteurs amateurs et de jeunes scénaristes. Pour le reste, il faut bien avouer qu’on est assez décontenancé de retrouver un premier épisode quasiment copier/coller sur la première génération anglaise, et que voir de nouveaux acteurs incarner des personnages mythiques comme Cassie, Tony, ou Sid (devenu Stanley) a tendance à faire hurler… Mais il suffit parfois d’un petit changement de personnages pour changer toute une dynamique d’histoire. Ici, Maxxie devient Tea, l’homosexuel devient une lesbienne, et cela change tout. Car Tony n’est pas insensible à son charme, ce qui va influencer sa relation avec Michelle, qui ne réagit pas comme dans la série anglaise avec Stanley, tout comme Abbud (ex Anwar), etc. On se retrouve finalement avec une série totalement différente, un excellent exercice de style de la sorte univers alternatif, mais qui repose toujours sur les mêmes concepts, la même façons racée d’aborder la réalité avec tout son cru, et la même critique acerbe d’un monde de l’adolescence absolument sans pitié. Finalement plutôt bien reçue par la critique, Skins US ne trouvera malgré tout jamais son public – comme l’avait prévu certains journalistes. Et, il faut bien l’avouer, c’est vraiment malheureux.

Final Score : 5/5, série annulée à la fin de sa première saison. MTV a peut-être toujours une mauvaise image, mais c’est pourtant la chaîne qui propose les programmes ados les plus couillus. Avec ce Skins US, elle offrait une version absolument excellente, qui atteint la qualité magistrale de la première génération anglaise. Un immanquable – encore plus pour ceux qui ont vu la version anglaise.

Bon, ça y est, on en est sûr, J.J. Abrams est surmené. C’est la seule explication valable à la catastrophique Undercovers, lamentablement diffusée cette année sur NBC et en plus annulée le jour de mes trente ans ! Remboursez moi !!!

J’imagine parfaitement ce qui a du se passer. J.J. était en pleine préparation de Super 8, son dernier film, ou alors il le tournait déjà ou peut-être qu’il était en train de le monter. Il a à mort la pression de son producteur, en l’occurrence Steven Spielberg, qui n’arrête pas de lui rappeler que lui il fait deux séries à côté pour la rentrée, et que putain il gère tout alors merde quoi. Du coup, quand NBC appelle J.J. pour lui dire qu’ils veulent une nouveau show de sa part, il n’arrive pas à refuser. Question d’ego.

Le problème, c’est que y a plus une seule nouvelle idée dans le cerveau d’Abrams. Il aurait bien un truc sur Alcatraz, mais pour l’instant la chaîne n’est pas chaude. Du coup, il va chercher dans ses vieux cartons s’il ne reste pas un truc à vendre. Et il se rappelle qu’il avait refourgué Alias à ABC alors qu’ils lui demandaient de plancher sur une nouvelle saison de Felicity. Notre bon vieux J.J., c’est un feinteux, tout le monde le sait maintenant que Lost est fini. Du coup, accrochez vous bien, il re-refourgue Alias à NBC ! Il a des grosses cojones, c’est sûr !

Bon, ok, il feinte un peu. Il met un coule au lieu d’une jeune héroïne, histoire de changer un peu les intrigues sentimentales (puis, depuis qu’il s’est marié, J.J. s’intéresse aux questions de fidélité, de confiance, de l’amour au quotidien). Et tiens, on va les faire black, histoire de dire qu’on est une série d’avenir qui ose tout. Pour le reste, on fait à l’ancienne – on copie/colle certaines intrigues d’Alias, on te cale une ou deux scènes en France ou au Québec (ouais, ils adorent ça à l’étranger), et que je te mets un mini bout de fil rouge, on verra si on s’en sert plus tard. Emballé, c’est tourné, et hop diffusé.

Finale Score : 2/5, série annulée le jour de mon anniversaire bon dieu.
Undercovers n’est pas totalement mauvaise… c’est juste une pale copie d’Alias qui est quand même terminée depuis cinq ans. Et ce nouveau show a du plomb dans l’aile. Pas innovant, pas super beau, pas vraiment bien ficelé, on ne voit pas ce qui pourrait vous pousser à le regarder – sauf si vous être vraiment, mais alors vraiment, en manque de série d’espionnage.

Deuxième adaptation en série du comics publié chez DC, Human Target a tiré sa révérence à la fin de sa deuxième saison sur la Fox. Pourtant, cette série d’action avait de quoi motiver les foules…

Pour faire une bonne série d’action, il faut en premier lieu des personnages qui donnent envie de les suivre. Et pour le coup, Human Target assure pleinement : Christopher Chance, le héros, est mystérieux à souhait et remarquablement séduisant, son gros pote noir Winston s’avère le parfait sidekick qui apporte le contrepoint comique, l’inquiétant Guerrero peut aussi bien servir les scènes d’actions plus crues que de vrais beaux moments de comédie,quant à Ames elle apporte la touche de féminité et ses talents de voleuses (et donc quelque peu de subtilité) dans l’équipe. Il n’y a que l’adjonction de Ilsa Pucci, la riche quarantenaire qui dirige maintenant le groupe, qui ne fait pas vraiment sens, vu qu’elle ne sert pas à grand chose.

A part ça, Human Target s’appuie sur des scénarios carrés, au rythme parfaitement étudié, mêlant à l’envie action et comédie et même quelques petits moments un peu plus touchants, presque philosophiques, quand on s’attache au fil rouge. Réalisation remarquable et production value splendide, la série n’est plombée que par une ambiance sonore pataude, où la musique classique très lourde devient vraiment redondante avec ce qu’on a déjà à l’écran.

Final Score : 4/5, série annulée à la fin de sa seconde saison.
Human Target est sans doute l’une des meilleures séries d’action de cette année. Il ne lui manque qu’un petit je-ne-sais-quoi qui donnerait vraiment envie de revenir chaque semaine ou qui rendrait la série vraiment indispensable. Dommage que le public n’ait pas suivi (sauf quand la série passait après American Idol !) car on aurait vraiment aimé voir quelle destination aurait pris le show l’année prochaine !

Pas de vraie analyse aujourd’hui mais plutôt un petit tour des nouveautés “Drama” de l’hiver 2011. Quelles nouvelles séries allez vous peut-être regarder? La réponse tout de suite.

(Et la semaine prochaine, nous ferons un tour du côté des nouveautés “Comedy”)

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

On démarre avec ABC qui va nous proposer Body Of Proof, le mardi à 22h00. Cop show + Medical Show, la recette miracle pour faire oublier les erreurs de la rentrée? Ça reste à prouver… Pour ma part, je mise sur une annulation au bout de huit épisodes – le marché est déjà trop saturé de concept cop show pour que les spectateurs puissent vraiment vouloir se jeter sur cette nouvelle série…

httpv://www.youtube.com/watch?v=RQ1p3DaTJP4

Toujours chez ABC, on pourra retrouver Off The Map, le mercredi à 22h00. Bizarre, bizarre : une série des producteurs de Grey’s Anatomy qui ne vient pas compléter le set list du jeudi (avec Grey’s et Private Practice) ? Quelle est l’idée d’ABC derrière tout ça, je vous le demande. En plus Medical Show + Adventure à la Lost, est-ce que c’est ça leur idée des nouveautés? Là aussi je mise sur une annulation assez rapide…

httpv://www.youtube.com/watch?v=mgb5e7zrymM

La FOX s’est payé papi Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour un nouveau cop show musclé : The Chicago Code. Ok, encore une série policière… personne ne comprend que le marché est saturé? Mais bon, avec Shawn Ryan aux commandes on peut s’attendre à tout et surtout à n’importe quoi. Et surtout à ce que ça marche, contre toute attente. Je mise sur une première année complète et une annulation en bonne et due forme malgré des audiences convenables. Pourquoi? Ben, parce qu’on est sur la Fox quand même – la chaîne des annulations ! (le lundi, à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=16meMgXM8Vo&feature=related

FX veut nous en mettre plein la figure, le mardi à 22h00, pour remplacer son Terriers qui a finalement plutôt très bien marché. Voici donc Lights Out, avec laquelle FX tente de percer dans l’univers des séries sportives, plus spécialement celui de la boxe. Prometteur, ce trailer, franchement réussi à mon avis, donne vraiment envie d’y croire. De toutes façons, chez FX on aura droit quoi qu’il arrive à une saison complète…

httpv://www.youtube.com/watch?v=l-SCidqj-lQ

A l’image des trailers toujours fascinant de la série UK, MTV met le paquet pour le trailer de sa version US de Skins. On veut y croire, on voudrait vraiment que ça soit la même claque – mais très franchement, on a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit : FAILED !!! Bon, on va quand même lui donner sa chance, après tout MTV n’a pas produit de séries drama depuis un certain temps… Une saison complète et puis s’en va? (le lundi à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=PYfJSZZpia0

Qui veut rire sous cape (ah ah, ce que je suis drôle) ?! Pas sûr que la nouvelle série de super-héros The Cape, proposée par NBC le lundi à 21h00 arrive à convaincre même le plus indulgent d’entre nous. Mais bon, on peut bien se marrer : ça sent à plein nez la série faite pour être regardée en mangeant du pop-corn avec des potes qui hurlent dés qu’un évènement trop ridicule se passe… Bon courage pour passer la barrière des cinq épisodes !

httpv://www.youtube.com/watch?v=mHsBXkdK4jU

NBC complète son line-up du lundi avec, à 22h00, Harry’s Law : David E. Kelley (créateur de Ally Mac Beal, Boston Legal, The Practice) + Kathy Bates, est-ce que ça peut vraiment fonctionner? Sur le papier, pourquoi pas… Mais au final, le trailer laisse entrevoir un legal show de plus, qui sent pas mal le formol. Avez-vous vraiment envie de voir une série qui vous rappelle les années 90 ? Annulation en puissance… à la fin de la saison.

httpv://www.youtube.com/watch?v=K2nAnpNouEM

Contrairement à ce qu’annonce Showtime, Shameless n’est ni new ni original : copier coller d’une série anglaise à succès, ce nouveau show peut vraiment créer la surprise pour ceux qui ne connaissent pas l’original. Showtime diffusera quoi qu’il arrive une saison complète, mais le public américain suivra-t-il vraiment les aventures de cette famille… très particulière? Rien n’est moins sûr… (le dimanche, à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=Hre1iVIPPaU&feature=related

Syfy nous fait le même coup que Showtime en adaptant une autre série à succès anglaise : Being Human. Un vampire, un loup-garou et une fantôme : la recette a cartonné en Angleterre, et elle risque de faire pareil sur une chaîne spécialisée dans les séries fantastiques et/ou de SF. Moi je dis GROS succès en perspective… (le lundi à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=l4qa_sTLyxs&feature=related

Enfin, USA nous proposera Fairly Legal, le jeudi à 22h00. Un legal show mâtiné de romance? Pourquoi pas… USA mise souvent sur des personnages très forts, à voir donc si ces petits nouveaux sauront nous convaincre. A la vision du trailer, je dirai… définitivement non. Annulation prévue pour la fin d’année.