Tag Archive: Ripper Street


Coucou toi, oui , toi qui fuit le Noel et les élucubrations bruyantes des enfants pour chercher fébrilement sur ton PC une série à regarder histoire de faire passer au plus vite ces terrifiantes fêtes de fin d’année ! Pour toi (et toi seulement) on s’est dépêché de regarder la fin de pas moins de dix séries pour te donner des idées de choses à regarder. Ne me remercie pas, c’est mon cadeau à moi.

comedy bang bang - season 2COMEDY BANG ! BANG ! (saison 2)

Faux talk-show mais vraie comédie d’une vingtaine de minutes, Comedy Bang Bang ! s’affirme avec cette deuxième saison comme l’un des programmes les plus drôles diffusé sur la télé US. Il faut dire que les deux créateurs, Scott Aukermann et Reggie Watts, rivalisent d’idées surprenantes pour toujours prendre le spectateur de court. Pour exemple, cette fausse toute première émission qui n’a jamais été mise à l’antenne ; la fois où l’émission prend deux tournant totalement différents selon que Scott rate ou non son bus pour aller au studio d’enregistrement ; ou encore ce délicieux ripp-off d’un conte de Noel diffusé… en plein été. Drôle, dynamique, et jamais totalement creuse, voilà bien la série comique la plus étrange et totalement indispensable de la télé US. Couplée avec une bonne saison de Childrens Hospital et la 17ème de South Park, vous tenez des heures de barre de rire.

Final Score : 8/10

south park - season 17SOUTH PARK (saison 17)

Curieusement, ce n’est pas la pourtant très excellente trilogie sur Game of Thrones et la guerre des consoles (et le black friday !) que l’on retiendra de cette dix-septième saison de South Park, mais bel et bien la conclusion de son ultime épisode qui fait délicieusement froid dans le dos. Car plus que tout autre dessin animé à destination des adultes et des adolescents, South Park est tout aussi intelligente que drôle et pose des questions fondamentales sur la société d’aujourd’hui. Ce n’est pas juste un plaisir coupable, à regarder en douce loin des yeux et des oreilles chastes, mais un programme nécessaire, foutrement intelligent, et incroyablement en prise avec l’actualité. Bref, c’est bien simple, cette série devrait être obligatoire dès la seconde (la classe de lycée). Je te mettrai ça en épreuve du bac moi, si j’était président.

Final Score : 9/10

awkward - s3AWKWARD. (saison 3 / partie 2)

Dernière saison menée par la créatrice de la série (Lauren Lungerich), cette troisième fournée d’épisodes de Awkward. ne fut malheureusement pas forcément la plus convaincante. Il faut dire que le show pour ado diffusé sur MTV a déjà cassé quasiment tous les codes et taboux de ce genre de programme et il est tout naturel qu’elle peine maintenant à se renouveler. Faut-il pour autant se priver des mésaventures de Jenna Hamilton (la toujours aussi sympathique Ashley Rickards) et de sa voix off assassine ? Si les fans de la première heure seront forcément un peu déçu, il serait malgré tout dommage d’abandonner cette clique totalement surréaliste mais qui fait toujours face à des problèmes bien ancrés dans la réalité. Reste à savoir si la série pourra survivre au départ de sa showrunner et à la nouvelle direction que veut lui faire prendre MTV – car c’est bien pour cette raison que Lungerich a décidé d’abandonner le bébé…

Final Score : 7/10

witches of east end - s1 - promo posterWITCHES OF EAST END (saison 1)

Houlàlà dis donc, mais ça serait pas bien mauvais ça, Witches of East End ? Comme le laisse suggérer l’assez honteux jeu de mot de la tagline qui accompagne cette affiche, le show de Lifetime, adapté d’une série de romans déjà pas terrible, s’avère assez catastrophique. Non pas qu’il véhicule des idées dégueulasses ou qu’il soit moralement abject, mais tout simplement parce qu’il est aussi creux qu’un puits de pétrole vide (ou que les trous de l’Emmental.) Moche non seulement dans ses effets spéciaux mais aussi dans sa réalisation ou ses décors, la série “met en scène” (c’est un bien grand mot vu la réal du truc) une famille de sorcières au destin maudit, qui se réincarnent à chaque génération sans espoir pour leur avenir. Si cette idée de départ pouvait être amusante, les scénarios sont pourris par des intrigues sentimentales épouvantables, un fil d’enquête (sur un tueur qui peut changer d’apparence) absolument lamentable, et des dialogues particulièrement mous. Le tout est joué par des comédiennes qui soit ne savent pas ce qu’elles foutent là, soit en font des caisses pour prouver qu’elles savent jouer (ah Jenna Dewan-Tatum et sa poitrine opulente, qui joue presque aussi bien que son mari – je vous laisse deviner de qui il s’agit…) Non, franchement, on aura bien du mal à trouver quoi que ce soit à sauver dans ce programme à réserver à vos séances de sport : si voir ça, ne vous donne pas envie de courir loin, alors là je ne peux plus vous aider !

Final Score : 3/10

ripper street - s2RIPPER STREET (saison 2)

Je voulais l’aimer, moi, cette deuxième saison de Ripper Street, show anglais sur les bas-fond de Londres au début du XXième siècle. Malheureusement, je dois reconnaître qu’aucun épisode n’aura su retenir mon attention en entier… Serait-ce la durée (une bonne heure par épisode) qui est trop longue ? Le rythme un peu trop mou ? Ou tout simplement le fait que l’on n’arrive plus à s’attacher à ces personnages aux problèmes quelque peu déjà vu dans ce genre de programmes ? Catastrophe : le show manque de charisme, de punch, de passion et tombe dans tous les travers des séries policières historiques. On baille, on se gratte la tête, on lance une appli sur son téléphone… mais la vérité c’est qu’on ne regarde plus vraiment cette série qu’on avait pourtant vraiment apprécié l’année dernière. A réserver aux purs fans de Whitechapel.

Final Score : 5/10

mob city - s1 - autre posterMOB CITY (saison 1)

On est forcément un peu sous le charme de Mob City quand on s’intéresse à la création de Las Vegas ou à la pègre dans le Los Angeles des années 40. Traitement réaliste, scénarios qui ne cèdent jamais à la scène d’action facile, le show de Darabont touche juste… d’un point de vue historique. Car il faut bien avouer que le rythme plutôt mou et la réalisation pas forcément exceptionnelle viennent quelque peu plomber un projet pourtant particulièrement intéressant. Dommage, mais pas de quoi dégoûter les fans du genre. Bref, voilà six épisodes assez agréables à regarder mais qu’on aura tôt fait d’oublier après les fêtes. Maintenant, si vous n’avez vraiment plus rien à vous mettre sous la dent, n’hésitez pas…

Final Score : 7/10

Homeland - season 3HOMELAND (saison 3)

Cette troisième saison d’Homeland aura donc été celle de la rupture. Combien de personnes autour de moi ont lâché les aventures de Brody et Carrie cette année, dégoûté par le manque d’unité de la série et fatigué des rebondissements peu crédibles qui apparaissent au kilo ? Combien se sont moqués de cette scène catastrophique où Brody combat en trois semaines une addiction à l’héroïne… en courant avec ses copains les militaires américains ? Combien ont rigolé en voyant Claire Danes tout faire pour se retenir de pleurer pendant toute la saison, l’air d’avoir botoxé son menton pour qu’il arrête de bouger ? Et Mandy Patinkin qui s’inquiète de savoir où va le scénario et qui n’arrive plus à tenir un rôle qu’il a pourtant créer de toute pièces ? On passera sur les passages inutiles à propos de la famille de Brody, histoire de ne pas enfoncer le clou…

Oui, cette saison était catastrophique… et pourtant. Merde quoi, ce foutu dernier épisode. A l’inverse d’un the Killing qui plombait une saison magnifique avec un final ultra-décevant, Homeland plombe un épisode ultra-courageux par une saison de merde. Car peu de série ose aller autant au bout des choses que ce season finale sans concession, qui traîne des séquences insupportables pour amener un malaise… totalement délicieux. Le show retrouve tout son sens dans les dernières minutes et arrive à se (re)poser comme l’une des réflexions les plus intéressantes qui soit sur la paranoïa étatique et l’une des seules séries à questionner profondément le bien fondé des agences de renseignements. Mais merde, s’il faut pour cela se taper onze épisodes poubelle, qui ne savent pas quoi raconter ni où aller, c’est un peu cher payé.

Renouvelée pour une quatrième saison (officiellement, et les saisons 5 et 6 officieusement), le show doit maintenant prendre une nouvelle direction et saura peut-être retrouver sa qualité originale. Moralité : malgré tout le mal qu’on en a dit, on reviendra pour la suite.

Final Score : 6/10

Haven - S4HAVEN (saison 4)

Les années passent et Haven se maintient. Série fantastique diffusée sur Syfy, elle s’intéresse à l’histoire complexe d’une petite ville et de ses habitants, dont certains, surnommés Trouble, se retrouvent avec des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas. Fuyant toutes les possibilités de tomber dans les schémas narratifs des comics de super-héros, cette adaptation très libre du Colorado Kid de Stephen King a su créer au fil du temps sa propre mythologie mais surtout son propre genre. Haven ne ressemble à rien d’autre qu’à elle-même et assume de manière libérée ses artifices, son budget riquiqui ou encore sa réalisation pas toujours formidable. Devenue une pure série de fans, qui ne s’adresse qu’à ses fans et qui se contrefout du reste, c’est l’un des shows les plus amusants qui soit… à condition d’avoir tout suivi depuis le début. Cette quatrième saison ravira donc les fans de la première heure avec son lot de révélations et de retournements de situation totalement inattendus – elle laissera sur le carreau tous les autres qui ne comprendront rien à ce délire où l’actrice principale semble incarner pas moins de trois personnages différents.

Final Score : 7/10 pour les fans ; 5/10 pour les autres.

the tunnelthe TUNNEL (saison 1)

Enième adaptation de Bron/Broen (soit “Le Pont”), cette version dont le titre a changé pour The Tunnel nous intéresse tout particulièrement car il s’agit d’une coproduction franco-anglaise. L’idée de départ repose sur un meurtre qui a lieu sur la frontière entre deux pays – du coup, il s’agit d’un pont pour le Danemark et la Suède ou pour les Etats-Unis et le Mexique… et du tunnel sous la Manche pour nous. Vous aimez les séries anglaises, mais vous avez peur du côté français ? Vous êtes saoulé par les productions Canal que vous trouvez trop racoleuse ? Vous n’êtes définitivement pas attiré par ce projet ? Et bien vous avez sans doute tort…

Parce que oui, the Tunnel s’avère être une belle réussite. Du côté des mauvais point, on peut noter quelques dialogues pas terrible, certains acteurs assez à côté de la plaque (et malheureusement c’est une nouvelle fois du côté français que ça craint – bien que la palme de l’échec revienne à l’acteur anglais qui joue le journaliste et dont je ne vais pas me casser les pieds à chercher le nom, il ne mérite pas !), et quelques épisodes à la réalisation douteuse. Mais c’est tout.

Et niveau points forts, le show se pose là. A commencer par Clémence Poesy qui fait la nique à Diane Kruger (pour la version US) et offre vraisemblablement la plus belle interprétation de ce rôle de femme flic autiste, qui va peu à peu s’ouvrir à une belle histoire d’amitié. Elle est soutenue par Stephen Dilliane, particulièrement inspiré, et délicieusement charismatique. Les scénarios se permettent quelques libertés plutôt intelligentes et arrivent à coller parfaitement à l’univers particulier de la France et de l’Angleterre. Bercé par des décors magnifiques, la série offre parfois une réalisation splendide et intelligente qui sait jouer avec les nerfs du spectateur.

Bon, que l’on s’entende bien : the Tunnel est loin d’être parfaite. Mais elle est basée sur une série policière assez bancale, dont certains points clés du scénario sont particulièrement tirés par les cheveux – et il faut reconnaître que cette version franco-anglaise tente comme elle peut de corriger le tir. Et si l’ensemble paraît au final un peu creux, un peu vain, il n’en demeure pas moins qu’on tient là une série policière foutrement bien foutue et intrigante. Et putain, ça fait du bien dans le PAF.

Final Score : 8/10

masters of sexMASTERS OF SEX (saison 1)

Si on doit encore vous dire que vous DEVEZ regarder Masters of Sex, alors là je vois pas ce qu’on peut faire pour vous. Assurément la meilleure série de ce premier trimestre de la saison 2013/2014, la série ne souffre que d’un final un peu mou du genou et dont on attendait un poil plus d’originalité. A part ça, nada. Les acteurs sont formidables, la réalisation irréprochable, et les scénarios vous vaudront beaucoup de discussions véhémentes avec vos amis – tout le monde a toujours quelque chose à reprocher à chaque épisode mais jamais le même truc… et finalement tout le monde adore la série. Donc, on va pas débattre des heures ici sur les micro-détails du scénario et juste vous dire de regarder la série. Comme ça, quand on se recroise, on pourra en parler pendant des heures !

Final Score : 9/10

 

Allez, on essaie de se retrouver pour la fin de l’année, et faire un vrai bilan de ce premier trimestre. En attendant, bon visionnage à tous et évitez les crises de foie.

Ce fut une grosse semaine qui vient de se dérouler, d’où le retard compulsif de mes posts. Oui, MES posts car il a fallu diviser en deux parties toutes les news qui nous sont tombées dessus. On commence donc aujourd’hui par les séries qui nous ont quitté, et demain on reviendra pour découvrir quelques nouveautés. Des flics, des danseuses, des papas trentenaires, la ville la plus barrée des Etats-Unis et tout à la fin, découvrez encore une fois comment vous faire quelques ennemis en critiquant une série dont la réputation s’avère totalement surfaite…

Ripper Street BBC AmericaCe n’est clairement pas la série de l’année, mais elle reste bougrement sympathique cette Ripper Street sur un trio d’enquêteurs coincés à Whitechappel peu de temps après le carnage provoqué par Jack l’Eventreur. Les intrigues sont malignes et très variées, s’intéressant ainsi à tous les éléments clés qui secouent Londres en cette fin de XIXème siècle. La réalisation est tout à fait dans le style de la multitude de shows historiques que les anglais semblent tant apprécier. Quant aux acteurs, ils sont plutôt bons et certains personnages se révèlent sur la durée.

Car c’est bien ça le problème et la qualité de la série : si le show ne propose pas un premier épisode des plus percutants, il ne cesse de s’améliorer au fil du temps pour s’avérer redoutablement efficace dans les derniers épisodes. De plus, la série pourrait tomber dans de nombreux pièges fort faciles vu son sujet de départ, mais les évite soigneusement en proposant toujours des résolutions assez réjouissantes. Pas une prouesse, mais une belle réussite.

Final Score : 8/10

On en aura bouffé ces dernières années du cop-show historique, mais fort heureusement Ripper Street fait partie du dessus du panier. Intelligente, soignée et en constante amélioration, le show de la BBC n’est pas un indispensable, mais un indéniable plaisir. Les anglais ne s’y sont pas trompés : la série a déjà été renouvelée pour une deuxième saison.

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Peut-on apprécier une série dont le sujet ne nous touche absolument pas ? La réponse est oui et Amy Sherman-Palladino le démontre aisément avec LA surprise de l’année, Bunheads. Ou comment quatre petites danseuses classiques et leur prof particulièrement barrée peuvent vous embarquer dans leur univers sans même que vous vous en rendiez compte.

Bunheads s’intéresse donc à Michelle, une ancienne ballerine condamnée à faire des shows minables à Vegas, qui finit – après une soirée bien arrosée – par épouser le mec qui vient la voir tous les soirs. Et pourquoi ne pas passer le pas ? Elle accepte de le suivre et la voilà qui se retrouve dans une petite ville, à devoir partager sa nouvelle maison avec une belle-mère passablement possessive, Fanny. Entre les deux femmes, les choses vont heureusement s’arranger quand elles découvrent qu’elles partagent la même passion pour la danse ; Fanny ayant même aménagé une école juste à côté de sa maison. Mais tout dérape quand le fameux mari décède subitement, même pas quarante-huit heures après son mariage. Hors, il a tout légué à sa nouvelle femme… Michelle et sa belle-mère vont devoir apprendre à vivre ensemble et surtout à s’occuper de l’école de danse ensemble.

Sur ce point de départ pas forcément hyper captivant, Sherman-Palladino brosse une galerie de personnages incroyablement touchants et qui vont s’avérer au fil des épisodes d’une étonnante complexité psychologique. Mais là où elle marque vraiment des points, c’est dans son traitement du petit groupe d’adolescentes qui sert de contrepoint “jeunesse” aux délires de Michelle et Fanny. Voici enfin des gamines de seize ans qui ont l’air d’avoir vraiment seize ans, et dont les destins ne sont pas secoués artificiellement dans tous les sens juste pour qu’il se passe quelque chose dans l’épisode.

C’est que Sherman-Palladino est très douée pour raconter les petits riens et rendre une intrigue très légère foutrement intéressante. En traitant véritablement chaque enjeu et chaque dilemme qu’elle met en place, elle n’a pas besoin de cumuler les évènements forts pour donner la sensation que l’épisode est nourri. Et surtout, elle a un vrai sens de la comédie, de la dynamique d’une scène et un talent immense pour des dialogues aux réparties assassines. Les engueulades entre Michelle et… à peu près n’importe qui ! sont absolument savoureuses et les réflexions du groupe d’ados font systématiquement sourire.

Et comme si ça ne suffisait pas, dans la deuxième partie de cette saison, c’est la mise en scène qui s’approfondi pour offrir des numéros de danse particulièrement convaincants, et qui ont en plus un véritable sens en regard du scénario. Pas de chanson ridiculement posée comme dans Glee ou de numéro de diva complaisant comme dans Smash, mais un vrai travail de fond, souvent filmé en plan séquence comme pour souligner un peu plus le talent des différentes danseuses.

Alors peu importe au fond que les décors soient en toc et que le reste de la réalisation soit plus qu’hasardeux. Peu importe que le show semble conçu avec trois bouts de ficelle et fasse très “pauvre”. Peu importe enfin que quelques acteurs (mais vraiment un minimum) soient un peu trop dans l’excès de leurs personnages et pas toujours justes. Peu importe tout ça, peu importe que ce soit un show qui parle de putain de danse classique : Bunheads est un véritable petit bonheur qui mériterait amplement qu’on s’intéresse plus à lui.

Final Score : 8/10

Ah si Bunheads n’était pas qu’un show sur des ados qui font de la danse classique, il mériterait amplement un 9/10. Ça ne veut pas dire que vous deviez passer à côté. Un futur classique ?

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Petite comédie sans grande prétention, Guys with Kids parle de trois hommes en pleine trentaine qui se retrouvent être papas en même temps. Comment vont-ils gérer leurs couples, leurs relations amoureuses, le boulot et leurs familles ? Telle est la question.

Très creuse dans son propos, très vieillotte dans sa réalisation (il s’agit d’une sitcom multi-caméras tournée en public, avec des décors artificiels et des réactions de personnages assez forcées), Guys with Kids s’en sort malgré tout par quelques bonnes lignes de dialogues et un duo entre l’un des mecs et l’ex-femme de son meilleur ami assez amusants dans leur constante manière de se vanner. Mais à part ça, on n’en tirera malheureusement pas grand-chose…

Final Score : 6/10

Oh, c’est vrai, on a vu bien pire que Guys with Kids et ceux qui cherchent à tout prix une sitcom à l’ancienne, tournée en public, ferait bien d’y jeter un œil. Mais pour tous les autres, passez votre chemin : la télé US ne tient toujours pas son nouveau Friends


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Comment parler de Portlandia ? Au départ simple séries de sketchs inventés par LE Fred Armisen du Saturday Night Live et LA Carrie Brownstein du groupe de musique White Flag, le show s’amusait des travers de la ville la plus étrange des Etats-Unis, un endroit où tout se déroule encore comme dans les années 90 selon le premier épisode !

Au fur et à mesure, Fred et Carrie se sont emparés de certains de leurs personnages (ils incarnent quasiment tous les rôles qui interviennent à l’écran) et ont commencé à leur créer de vraies trajectoires – plus étranges et limite débiles que crédibles, il faut bien l’avouer. Et avec l’arrivée de Kyle MacLachlan dans le rôle du maire et pour cette troisième saison de Chloé Sévigny en tant que troisième larron du couple, la série confirme qu’elle attire toujours autant les guest-stars qui se succèdent au fil des épisodes. Ces nouveaux personnages soutiennent toujours des intrigues de fond qui se développeront en réalité sur une dizaine de sketchs dans la saison.

Mais peut-on vraiment recommander Portlandia ? Il faut le reconnaître, son humour est très particulier et peut laisser plus d’un spectateur sur le carreau. Grossière quand elle utilise des bruitages tout droit sortis d’un dessin animé ringard, ou parfois tellement référencée et barrée qu’on ne comprend strictement rien au gag qui est en train de se mettre en place, Portlandia reste avant tout la création sauvage et assumée de deux cerveaux dérangés qui ne font rien pour faciliter l’entrée du public dans leur univers. Mais c’est aussi pour ça qu’on aime la série, pour ce côté un peu élitiste  mais surtout pour ce sentiment de voir enfin le projet de deux auteurs et non pas le résultat de multiples sessions de passage à la moulinette pour que chaque minute contienne son propre gag – quitte à en perdre le sens. Bref, dans le petit monde de la comédie de vingt-six minutes, Portlandia apporte le souffle dont on a tant besoin !

Final Score : 8/10

Drôle mais pas forcément pour tout le monde, décalée pour les uns mais trop élitistes pour d’autres, Portlandia se teste… Par contre je vous préviens, ceux qui l’adopteront ne pourront plus s’en passer !

black mirror

Depuis l’intro de cet article vous vous demandez comment continuer à ne pas se faire des amis ? Après avoir fracassé quelque peu Utopia la semaine dernière, il va falloir que je vous dise tout le mal que je pense de cette saison 2 de Black Mirror

Série d’anthologies sur les écrans qui envahissent peu à peu notre monde, Black Mirror fut une excellente surprise l’année dernière avec seulement un épisode sur les trois moins convaincant. Abandonné par ses co-scénaristes, le show-runner Charlie Brooker se retrouve à écrire tout seul cette nouvelle trilogie.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que le bougre aurait bien besoin d’aide. S’il a souvent une bonne idée de départ (l’épisode 2, sur une femme qui se réveille dans un univers où tout le monde la filme avec leurs portables) ou met en place un sujet intéressant (la politique secouée par un trublion dans le troisième épisode), il ne sait malheureusement pas quoi en faire sur le long terme. Ainsi, le premier épisode se révèle terriblement attendu, le deuxième n’a aucun propos et aucun point de vue (c’est une idée amusante mais en réalité très creuse), et le troisième part en sucette dès que Brooker ne sait plus quoi faire de ses personnages (ah, le passage où le producteur reprend les manettes ou tout simplement l’imbitable générique de fin qui atteint des sommets de ridicule.)

On objectera que la réalisation des trois épisodes est souvent magnifique et les acteurs sont particulièrement convaincants – certes, mais pour une série qui a véritablement secouée le paysage audiovisuel l’année dernière, il est triste de constater qu’elle tombe maintenant dans les affres de ce qu’elle critiquait auparavant. Car cette deuxième saison me semble n’être que du remplissage, trois heures amorphes… passées devant un écran.

Final Score : 6/10

Cette deuxième saison de Black Mirror fait fausse route avec ses scénarios creux et son absence de point de vue sur des sujets pourtant intéressants. Une vraie déception.

 

Rendez-vous demain pour parler des nouveautés de la semaine !