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Ray_Donovan_S1_RAY DONOVAN (nouveauté)

J’avais prévenu qu’il fallait surveiller Ann Biderman, la créatrice de l’assez excellente Southland : avec Ray Donovan, sa nouvelle série, elle vient de mettre un coup de pied à Homeland en s’offrant le plus fort démarrage de la chaîne showtime (avec 1.4 millions de téléspectateurs.) Mais cet exploit se justifie-t-il au vu de la qualité du pilote ou est-ce un pur hasard ?

Les qualités présentées dans les différentes bande-annonces se retrouvent bien dans cette première itération des aventures d’un “fixer”, un mec qui arrange les choses pour les riches et célèbres. A commencer par les comédiens, très en forme, dont le ténébreux Liev Schreiber qui s’affirme tout de suite comme le nouveau mec costaud de la télé cablée américaine, ainsi que la présence envoutante mais simultanément déroutante de John Voigt en grand-père étrange, fraîchement sorti de prison, et qui a l’air d’avoir bien des choses à se reprocher (et pas seulement prendre de la coke avec ses autres fils…) La réalisation est magistrale et restitue à merveille un univers très glauque alors que tout n’est qu’apparences brillantes. L’ambiance sonore et le montage, finement rythmé, viennent mettre le point final : sur la forme Ray Donovan est une petite merveille.

Question scénario, par contre, on est encore un peu perplexe. Si les passages où Ray va aider ses clients (un joueur de basket qui se retrouve avec une inconnue morte dans son lit, ou encore un acteur qui va bientôt tourner un film très hétéro et qui vient de se faire surprendre avec une prostituée transsexuelle) sont plutôt excellents, ses atermoiements familiaux sont nettement moins intéressants – pour l’instant. Car on sent que l’arrivée de John Voigt dans sa vie, événement qu’on attend tout au long de l’épisode, va réellement relancer la série. Le scénario de ce pilote est donc un peu raté au niveau de l’installation, trop longue, mais reste cependant suffisamment excitant pour donner envie de voir la suite. On pourrait bien tenir ici la future merveille du câble.

Siberia-NBC-season-1-2013-posterSIBERIA (nouveauté)

Hein ? Que… mais… qu’est-ce que c’est que ce truc ? Vraie fausse télé-réalité (et déjà rien que dans l’intitulé de ce genre il y a de quoi s’y perdre), Siberia se présente comme un jeu à la Survivor ou Koh Lanta, qui se déroule dans les profondeurs de Tunguska (là où ce serait crashé un vaisseau extra-terrestre en 1908 – en réalité un astéroïde ou une commette.) Et le pilote s’arrête presque là, mettant en scène un petit événement étrange dans les dix dernières minutes. Aucun intérêt ? Pourtant, il faut le reconnaître, du point de vue du scénario comme de la réalisation, l’équipe maîtrise sur le bout des doigts tous les codes de ce genre de programme. Peut-on s’attendre alors à ce que le show devienne une version complètement barrée (et réussie) de Lost ? Une chose est sûre : après avoir vu le pilote vous allez vous demander “hein, quoi, mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?” Et si vous êtes comme moi, vous allez vous le mater à nouveau deux jours plus tard. Juste pour être sûr.

 

goodwin-games-revisedGOODWIN GAMES, the (saison 1 – série annulée)

On prend les mêmes ingrédients et on recommence ! Avec the Goodwin Games c’est cette fois la FOX qui ajoute son lot au cimetière des sitcoms vite oubliées. Trois frères et sœurs sont obligés de vivre ensemble et de participer à un jeu organisé par leur père fraîchement décédé pour toucher leur héritage de plusieurs millions. Toute la comédie de la série repose sur ce trio hautement improbable, aux personnalités très différentes qui ne vont donc cesser de s’opposer. Si les comédiens sont plutôt à l’aise (c’est l’occasion de retrouver Scott Foley – tout aussi à l’aise dans le rire que dans les larmes – et la délicieuse fausse cruche Becki Newton) et que la réalisation s’avère honnête, c’est bien le manque d’ambition des scénarios et leur évidente volonté bien-pensante et familiale qui empêche la série de décoller. Amusant donc, mais franchement dispensable.

Final Score : 6/10

The Goodwin Games vous fera certainement passer un bon moment mais il faudrait vraiment avoir beaucoup de temps à perdre pour se pencher sur ces neuf épisodes. Passez votre chemin, il n’y a rien ici de vraiment remarquable.

Zach Stone - posterZACH STONE IS GONNA BE FAMOUS (saison 1 – série annulée)

C’est le premier vrai échec pour MTV depuis un moment : Zach Stone is Gonna be Famous n’a pas convaincu le public adolescent visé par la chaîne. Pourtant, comme les autres séries du network, Zach Stone… allie une vraie évolution dans l’écriture à une réalisation qui sait comment s’en sortir avec un budget riquiqui. Voici donc face aux aventures de Zach, 18 ans, qui décide de ne pas aller à la fac pour poursuivre son rêve : devenir célèbre. Pour cela, il embauche une équipe de cameramans qui vont le suivre dans ses diverses tentatives de faire exploser son nom.

Visuellement, la série fait clairement référence à tous les programmes de télé-réalité qui abreuvent les ados maintenant habitués à cette image vidéo faussement réelle. Zach s’adresse à la caméra, à l’Amérique, au public. Il créée ainsi un lien assez étrange avec le spectateur qui ne saura tout au long de la série s’il adore cette grande bringue obsédée par son rêve ou s’il déteste cet adolescent attardé qui n’a aucune conscience des réalités. C’est que le scénario se garde bien de mettre en avant ce protagoniste principal auquel beaucoup d’ados peuvent s’identifier : au contraire, il ne cesse de le casser et de le ramener sur terre, lui faisant réaliser peu à peu que la course à la célébrité est une quête sans fin et relativement sans espoir (surtout lorsqu’on n’a aucun talent à vendre.) Le twist final – avec un regard caméra glaçant – restera longtemps dans les anales, dernier grand coup de pied au cul à une génération qui voudrait être connue simplement parce qu’elle pense qu’elle le mérite.

On pouvait s’attendre à voir de vieux briscards dégoûtés par la jeunesse d’aujourd’hui derrière ce programme et c’est tout le contraire : Bo Durnham, acteur, créateur et principal scénariste de la série, a tout juste vingt-trois ans et s’est fait connaître sur le net à travers de réjouissantes vidéos. Si on sent qu’il a vraiment envie de défendre l’idée qu’il s’est construit en travaillant, Durnham révèle aussi un vrai amour pour sa génération dont il connaît tous les codes et secrets. Zach Stone… est définitivement son cri du cœur, et il est fort possible que le jeune homme ait réussi sa masterpiece à l’aube de sa carrière. Dommage, il doit déjà prendre la porte suite à l’annulation du show.

Final Score : 8/10

Certes, Zach Stone is gonna be famous est parfois un peu trop ENORME dans la manière dont elle défend le propos soutenu dans chaque épisode. Mais voilà une création vraiment originale, au ton enthousiasmant, et présentant des personnages particulièrement attachants. Cri du cœur d’un jeune homme pour sa génération, voici un show à ne pas manquer si vous voulez en savoir plus sur les vingtenaires des années 2010.

inside amy - extraitINSIDE AMY SCHUMER (saison 1)

Décalée, un peu dégueulasse et un peu cul (mais pas trop) Amy Schumer peut se targuer d’avoir fait un carton avec Inside Amy Schumer, son show diffusé sur Comedy Central. L’occasion pour nous autre petits français de découvrir une comique bourrée de talent qui sait taper là où ça fait mal. Pour le reste, on est en terrain connu : des sketchs, des parodies, des extraits de son one man et voilà. Amy n’hésite pas à s’auto-ridiculiser (comme tous ceux qui sont passés avant elle sur Comedy Central) mais ne repose pas que sur sa persona pour faire rire. Au final, son show est totalement inutile mais diablement drôle. Les petites télés françaises de la TNT devrait sérieusement s’intéresser à ce genre de programmes low-cost mais pas forcément débiles…

Final Score : 7/10

Dans son genre, le show de Amy Schumer fait clairement parti du haut du panier. Si vous avez envie de découvrir une comique américaine vraiment drôle et décalée, voici votre chance !

dates-DATES (saison 1 – Angleterre)

Pleurez pauvres mortels : c’est déjà la fin de la première saison de Dates ! Et pour l’instant, toujours aucune nouvelle concernant une saison 2. Il faut dire que le programme a été conçu pour être diffusé pendant un mois thématique “mating season” sur Channel 4 et que le network ne s’attendait sûrement pas à de telles éloges concernant le programme inventé par le trublion Bryan Elsley, entre autre créateur de Skins.

Sur un pitch des plus simples (chaque épisode repose sur un rendez-vous entre deux personnes qui se sont contactées par un site de rencontre), Elsley a su foutrement bien diriger ses scénaristes pour offrir constamment de merveilleuses histoires reposant sur des thématiques fortes et totalement exploitées. Impossible de ne pas s’attacher à ces personnages complexes et profonds, de ne pas se poser les mêmes questions qu’eux, de ne pas se laisser happer par cette turbulence scénaristique. Les dialogues sont de plus finement ciselés, n’en disant jamais plus qu’il n’en faut mais ne jouant pas non plus la carte pseudo intello du total non-dit.

Et si les scénarios sont admirables, le reste l’est tout autant. Les comédiens sont assez stupéfiants (Ben Chaplin est assez génial, mais ce sont surtout Oona Chaplin et Will Mellor qui explosent à l’écran !) et apportent une vraie sensibilité et intensité à leurs personnages. Ils sont en cela soutenus par des réalisateurs vraiment impliqués sur le projet et qui offre probablement le meilleur de leurs talents – alors que la plupart des scènes se limitent à des discussions entre deux personnes… Et que dire de l’ambiance sonore et du générique d’intro et de fin qui restera longtemps dans les mémoires !

Final Score : 9.5/10

Dates est un putain de chef-d’oeuvre qui prouve qu’on peut faire d’excellente série sans avoir besoin de beaucoup de moyens. Par contre, il faut que le network ait confiance et ose aller sur des terrains un minimum originaux… En tous cas, vous ne pouvez pas passer à côté !

 

Rendez vous la semaine prochaine – nettement plus calme. Ça va faire du bien !

Mini bilan de la semaine passée sur un duo de série signé Showtime. Parce que c’était peut-être Pâques pour vous, mais pour nous ça voulait dire “travaille beaucoup.”

Clap de fin pour les deux séries Showtime du dimanche soir. D’un côté, une série faussement dérangeante mais réellement chatoyante sur les valeurs familiales, Californication. Cette cinquième saison aura clairement été celle de l’entrée dans l’âge adulte, de la maturité, dans le fond comme dans la forme. D’un point de vue du scénario, les aventures de Hank Moody tiennent clairement mieux la route, et le fil rouge qui soutient toute la saison a vraiment été pensé en amont. Le personnage se révèle à lui-même et découvre l’importance de l’amour et de la famille. Au niveau de la réalisation, l’équipe maîtrise enfin parfaitement les codes de son joujou et commence même à s’en amuser. Bref, on a passé une bonne saison avec Duchovny, même si le cliffhanger potache, balourd et prévisible nous laisse sur une note franchement discutable.

Toute la finesse de Californication en une seule image.

De l’autre côté, une série faussement drôle mais réellement désespérée. Création extrêmement originale de l’auteur de la non moins curieuse Dirt, House of Lies s’intéresse à quatre consultants dont on saura juste que si on ne comprend rien à leur travail, c’est qu’ils le font bien. Si ce qui marque en premier c’est évidemment la forme , extrêmement particulière avec ses séquences en aparté pour le spectateur, ses longs travellings en “arrêt sur image”, et ses nombreux délires visuels, il ne faudrait pas pour autant oublier le fond, méchant, cynique et cruel sur l’absurdité d’un monde du travail où le but n’est pas de produire quelque chose mais de remuer le vide. Acteurs absolument parfaits, maîtrise technique absolue, énorme sens de la dramaturgie : House of Lies aurait presque tout pour elle si elle n’en oubliait de nous faire aimer ses personnages. Ainsi, difficile de se sentir impliqué, d’avoir envie de regarder la suite quand on ne se sent aucune attache avec les différents protagonistes. Ce serait pourtant passer à côté d’une série magistrale, qui s’affirme profondément dans ses derniers épisodes pour offrir un final qui a certes le culot de nous balancer un gros deus ex dans la gueule, mais qui fait aussi remuer nos tripes de l’intérieur. Soulagement : la série a été renouvelée pour une deuxième saison.

Good-bye Marty Kaan.

C’est malheureusement tout ce qu’on aura le temps d’évoquer pour cette semaine qui fut à la fois très chargée en boulot et très chargée en évènements télévisuels. Et même si on ne vous parlera finalement pas du tout de la fabuleuse Shameless (version US) qui vient d’achever sa deuxième saison à la suite de Californication, on peut d’ores-et-déjà vous affirmer qu’on reviendra sur la conclusion apocalyptique d’Alcatraz, dont on avait oublié de parler dans le bilan de la semaine dernière. Alors oui, vous l’aurez compris, y a définitivement pas de justice dans ce bas monde.

(sans oublier le retour de Make it or Break it, l’EVEMENT Game of Thrones, les débuts animés du Spider-Man version ultimate, le suicide de Bent, les débuts d’un Scandal, etc.)

(et putain, un spécial neuf ans de One Tree Hill, dès que j’arriverai à voir le double épisode de fin. Va falloir faire péter le champagne.)

Coup double pour les amateurs de comédie : le mardi 19 juillet, MTV lançait une nouvelle comédie ado et Showtime rachetait les droits d’une charmante web série pour la remonter et la diffuser sur son antenne. Deux fois plus de rire pour cet été ? C’est ce qu’on va voir.

Mon premier coup de coeur pour Awkward a démarré dés que j’ai vu que le rôle principal était incarné par Ashley Rickards, sans doute la seule et unique actrice a avoir un jour été fondamentalement géniale. La retrouver dans le rôle d’une ado dont la vie bascule quelque peu le jour où une suite d’accidents stupides la font passer pour une suicidaire aux yeux de sa famille, de sa conseillère de classe et de tous les autres lycéens me paraissait forcément jouissif.

MTV s’est relancée depuis quelque temps dans la série pour ado et c’est tant mieux car elle le fait bien. Après les très bonnes surprises que furent The Hard Times of RJ Berger et la version US de Skins, Awkward récupère le ton pathétique et le discours sur les problèmes de l’image de soi de la première, et le grain de folie et quelques répliques assez crues de la seconde.

La grande force du pilote tient donc dans cette alchimie presque magique, qui oscille constamment entre la comédie pure et de vrais moments de tendresse comme on pouvait n’en voir que dans My So Called Life. L’univers des lycées américains est un peu moins stéréotypé que d’habitude (mention géniale pour la pompom girl particulièrement grassouillette qui achète l’amitié à coup de répliques cyniques… et grâce à son compte en banque), Ashley Rickards est absolument parfaite, et on se laisse happer dans ses vingt minutes qui passent à une vitesse incroyable. Vivement la suite !

Final Score : 4/5
Ce pilote est drôle, dynamique, magistralement interprété et furieusement addictif. Il manque encore la petite touche qui va faire de Awkward un indispensable, mais nul doute qu’elle va apparaître dans les prochains épisodes. En tout cas, nous, on mise vraiment dessus.

Lisa Kudrow ne recule devant rien. Après avoir créé et lancé l’étonnante mais aussi assez glauque The Comeback, qui n’attirera quasiment aucun spectateur, elle prend sa revanche sur le net en lançant une web série, la bien nommée Web Therapy. L’histoire d’une psychanaliste qui décide de faire des sessions de cinq minutes car il n’y a au fond que cinq minutes d’utile dans les sessions qui en dure cinquante, alors autant se jeter dans le vif du sujet…

Et autant vous le dire tout de suite, Showtime ne s’est pas trompée en rachetant les droits et en faisant tourner quelques séquences supplémentaires pour transformer ce projet étrange en vraie comédie pour la télé. Sorte de In Treatment version comédie, la version télé propose plusieurs cas qui s’alternent et qui reposent tous sur des bases assez folichonnes.

Le seul petit souci, c’est que tout le show repose sur Lisa Kudrow et son humour assez spécial. Adorant se tourner en dérision, elle joue ici une thérapeute plus obsédée par ses propres problèmes que par ceux de ses patients. Ses méthodes de travail sont tout à la fois illogiques et complètement pathétiques et ne feront définitivement pas rire tout le monde. Du coup, on ne peut que vous conseiller de tester par vous-même, car Web Therapy, c’est un peu comme The Comeback : c’est très drôle, mais ça ne s’explique pas.

Final Score : 4/5, mais pas pour tout le monde.
Si vous aimez Lisa Kudrow, si elle n’est pas pour vous “que” Phoebe de Friends, si vous adhérez à son humour basé une ambiance plutôt pathétique, bref, si vous avez aimé The Comeback, jetez vous sur Web Therapy. Pour tous les autres, faites donc un bout d’essai, voilà un show qui peut bien vous surprendre.

On entre dans la course finale de ce bilan qui s’achèvera en beauté vendredi. Comme hier je ne vous ai parlé que de séries que j’ai abandonnées, aujourd’hui je me rattrape en vous faisant un petit best of des valeurs sûres des petits networks. Une prequel de gladiateur, un flic cowboy, une famille démerde, un auteur nymphomane, et un trio de gros gros glandeurs que même vos pires amis ne sont pas à la hauteur : c’est le programme du jour.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Imparable, la première saison de Spartacus : Blood and Sand avait su créer la surprise chez tous ceux qui avaient réussi à dépasser la production value bourrée d’effets spéciaux plutôt moches du début. L’acteur principal étant malade mais le network Starz désirant instamment une suite, les producteurs – dont l’ingénieux Sam Raimi – ont la bonne idée de tourner une prequel. L’occasion de refaire tourner les copains comme Lucy Lawless et Peter Menseah qui n’avaient pas trop l’espoir de revenir en deuxième saison. Mais heu, une bonne idée cette prequel, vraiment ?

Ce Gods of the Arena aura vraiment partagé les avis. Il y a ceux qui trouvent que le show tombe dans la surenchère au possible, ne montre plus que du cul et des combats ultra gore, et devient franchement stupide. Et il y a ceux qui adorent toute la montée politique d’Oenomaus, la transformation en femme possessive et concurrente de Lucretia, ainsi que la destinée détruite de Barca. La seule chose sur laquelle le public semble s’accorder, c’est sur le côté sympathique de voir les débuts de Crixus mais de ne pas en avoir fait pour autant le héros du show, ce qui était attendu au tournant.

Du coup, que dire vraiment sur ce Gods of the Arena si ce n’est que je fais partie de ceux qui l’ont franchement apprécié ? Certes, il y a un peu plus de personnages dénudés et les combats ne font pas dans la dentelle, mais j’adore cette Italie antique relativement sale, qui pue la sueur et dont le sable accroche les vêtements – je la trouve autrement plus sympathique que la Rome ultra stylisée de la série du même nom.

L’incursion dans la politique n’est pas flagrante de réussite, mais les arches des personnages sont – à mon avis – particulièrement travaillées et jouissives. D’ailleurs, jouissance est bien le terme qui colle le plus à la série de Starz : en la regardant on ne se sent certes pas plus intelligent, mais on éprouve un plaisir intense qui vient vous prendre aux tripes et vous donne envie de crier.

Final Score : 4/5, série reconduite pour une vraie deuxième saison !
Spartacus : Gods of the Arena partage le public des fans de Blood and Sand. Du coup, ceux qui n’avaient déjà pas aimé la première saison peuvent aisément passer leur chemin. Les autres devraient tous donner sa chance à cette prequel, au moins pour se faire un avis et voir si la direction prise par la production va leur convenir pour la suite…

L’excellente surprise de FX l’année dernière, Justified, revient pour une deuxième saison très attendue au tournant. C’est que les aventures de Raylan Givens, sorte de marshal à l’attitude très cowboy, pourraient facilement tomber dans la parodie ou le cliché ridicule. Basé sur des romans et des nouvelles d’Elmore Leonard, le show est toujours dirigé de main de maître par Graham Yost, tient-il sur la longueur ?

Toujours aussi élégant, la classe d’un Clint Eastwood jeune, Timothy Olyphant nous ravit dès les premières minutes de cette nouvelle saison. C’est donc avec une certaine joie qu’on retrouve tous les personnages complexes et magnifiquement interprétés dans de nouvelles aventures.

Mais pour cette saison, les auteurs ont choisi de beaucoup plus construire une histoire générale qui se déroule sur l’ensemble des épisodes. Ce qui commence par le simple meurtre du père d’une gamine qui fait pousser de la beuh dans un petit village va progressivement se transformer en véritable règlement de compte entre trois famille aux agissement plutôt illégaux – dont bien entendu celle de Raylan. Ajoutez à cela le retour de sa femme pour laquelle la barrière entre le bien et le mal est devenue bien flou, ainsi que des collègues de plus en plus méfiants et vous obtenez une saison bourrée de surprises, d’intensité dramatique et de moments tout simplement géniaux.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une troisième saison.
FX, le network qui se doit d’aller loin et de secouer les habitudes, s’est trouvé son cop-show avec Justified. Un cop-show décadent, dérangeant, qui ne renie jamais ses ambitions western et qui devrait, normalement, vous laisser franchement sur le cul !

Showtime prenait un sérieux risque en diffusant Shameless, adaptation US d’une série anglaise culte, après Episodes, série qui se moque des dites adaptations. Mais à la différence de ce qui se passe dans le show ultra caricatural avec Matt Leblanc, ce Shameless s’avère franchement convaincant.

Avant tout, je me dois de préciser que je ne me souviens que très peu du show anglais dont je n’ai vu que la première saison… il y a un environ sept ans. J’en ai plutôt un agréable souvenir mais je ne saurais pas vous dire quelles têtes avaient les acteurs, par exemple ! Du coup, la comparaison avec cette version US m’est franchement impossible.

Shameless, ce sont donc les mésaventures de la famille Gallagher dont le père est alcoolique, la mère partie, et les six enfants se débattent pour s’habiller, manger, et de temps en temps s’amuser. Ok, au premier abord on pourrait penser à une comédie sur une famille un peu crasseuse, du style Roseanne ou My Name is Earl, mais en réalité Shameless s’intéresse VRAIMENT à cette classe laborieuse, qui galère pour joindre les deux bouts, et qui vit là, juste au coin de la rue.

Pas toujours réaliste dans ses situations (notamment lorsque la plus jeune de la famille vole un enfant dans un parc…), le show l’est en tout cas dans le traitement de ses personnages et s’attachent à ne jamais faire de transition psychologique abrupte ou sans explication. La logique de la famille est aussi parfaitement mise en place et on tremble vraiment pour eux lorsqu’elle est remise en question vers la fin de la saison.

Drôle et touchante, bien rythmée et magnifiquement interprétée (Emmy Rossum est juste incroyable), mais surtout particulièrement addictive, cette Shameless US est une grande réussite qui vient foutre un coup de pied magistrale au petit monde tranquille des séries familiales. A mettre entre toutes les mains.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Curieusement, Shameless est peut-être la série qui parle le mieux de la famille à l’heure actuelle. Parfois déboussolante mais toujours juste, préparez vous à être sérieusement touché par le destin de cette famille sans équivalent.

Quatrième saison des aventures de Hank Moody dans Californication. Suite à la troisième saison, de loin la plus faible, on craignait que la série ne s’essouffle sérieusement. Le charme de David Duchovny et ses innombrables conquêtes ne serait plus suffisant pour coller le spectateur sur son fauteuil ? Peu importe, cette nouvelle saison prend un virage dans la continuation et amène peu à peu le show à son âge adulte.

En effet, l’ensemble de la saison repose sur les conséquences des actes. Hank se retrouve en plein procès pour détournement de mineur, son agent et ami Charlie et son ex femme Marcy font face à leur divorce, et Karen et Becca (l’ex et la fille de Hank) comprennent enfin qu’elles détestent plus le fameux écrivain qu’elles ne l’aiment. Du coup, c’est la débandade la plus totale, mais la série ne laisse pas ses personnages s’apitoyer sur eux-mêmes pour autant et ne renonce jamais à l’humour, toujours présent.

On est cependant bien loin des jours bénis de la femme fontaine ou du vomi sur les tableaux, pour entrer dans une ère où chaque verre bu, chaque cigarette fumée peut avoir des conséquences. Hank doit mesurer à tout moment ce qu’il fait, ne pas se laisser piéger par ses vieux démons (on vous rassure, il n’y arrivera pas !) et essayer de se réconcilier avec la femme la plus importante de sa vie, sa fille, qui ne lui fait mais alors vraiment pas de cadeaux.

Toujours aussi soignées dans sa réalisation et sa production value, le show a toujours les mêmes problèmes scénaristiques, à savoir parfois un manque de thématique claire, et une dramaturgie qui ne fonctionne pas en crescendo mais varie tranquillement, comme elle le veut : résultat des courses, on a parfois l’impression que les épisodes commencent et s’arrêtent un peu n’importe comment, et ne possèdent pas de vraie unité. C’est malheureusement un peu frustrant, surtout quand un épisode n’offre aucune conclusion et qu’on reste sérieusement sur notre faim. A part ça, l’univers est totalement cohérent, les personnages géniaux et les histoires elles-mêmes fonctionnent à merveille – et c’est bien ça qui nous fait revenir semaine après semaine malgré quelques petits défauts.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une cinquième saison.
Ceux qui s’étaient lassés de Californication lors de la saison 3 peuvent revenir : cette nouvelle saison fait un vrai bond en avant et arrive à ne répéter aucune situation des saisons précédentes. On rentre peu à peu dans une vraie maturité de la série qui ne nous fait que plus attendre l’année prochaine – surtout quand on sait que Tom Kapinos, créateur de la série, a annoncé qu’elle devrait prendre une nouvelle direction pour garder toute sa fraîcheur…

Sans doute l’une des meilleures séries que vous n’avez pas vu, Workaholics est un petit bijou de comédie, une sympathique révolution au même titre qu’un 30 Rock en son temps ou qu’un The Office. Comédie de bureau par excellence, Workaholics propose de suivre les folles aventures de trois colocataires et amis qui bossent dans une compagnie de télémarketing. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais on vous l’assure, c’est tout simplement génial.

La première force de la série, c’est de posséder une identité visuelle et sonore très forte. Les séquences sont entrecoupées de mini intermèdes qu’on aurait bien du mal à définir ici, avec une musique techno minimaliste absolument géniale.

Passé cette surprise, il reste trois vraies gueules de winner. Blake, Adam et Anders (prénoms à la fois des personnages et des trois acteurs qui les incarnent) ont ces visages typiques des gens qui vous font mourir de rire à la moindre mimique.

Et puis il y a les scénarios, totalement foutraques mais toujours formidablement construits, au rythme implacable et qui propose plus de blagues que de temps pour en rire. Bref, vous l’aurez compris, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Difficile de décrire vraiment ce qui fait le charme de Workaholics. Un mélange entre les comédiens géniaux, les scénarios hilarants et une ambiance visuelle et sonore vraiment particulière. Une vraie victoire pour Comedy Central !

EDIT : j’ai changé les notes de Californication et de Workaholics de 5/5 à 4/5 – juste histoire de corriger une petite erreur de ma part !

Still the worst joke ever.

Il est temps mes amis. Il est grand temps d’en finir avec ce programme magnifique que nous ont concocté les chaines US pour l’été. Suite et fin du tour d’horizon des trailers des nouvelles séries de l’été. (Promis, ce post est garanti sans Teen Wolf inside. Ah ben merde, ça y est c’est fait.) Et sinon, c’est par ici pour la première partie, et ici pour la deuxième !

httpv://www.youtube.com/watch?v=zUSFjuEOnmk&feature=related

On commence avec NBC qui nous propose Love Bites, série pour laquelle je vous mets au défi de trouver un vrai trailer. Du coup, on se contentera d’un montage des différentes scènes de Jennifer Love Hewitt dans son propre rôle pour le premier épisode. Car oui, Love Bites propose de magnifiques guests dans chaque épisode (du moins, c’est ce qui est écrit sur le site de la chaîne), guests qui interviendront dans les histoires d’amour de trois couples (?) ou plutôt de trois “loosely connected love stories.” Si quelqu’un y comprend quelque chose… De mon côté, j’attendrai de voir le pilote pour me faire un vrai avis car je suis quelque peu sous le charme du casting : on retrouve Becky Newton, la seule à être restée drôle jusqu’à la fin de Ugly Betty, mais surtout le gros Greg Gunberg, vrai héros de Alias, pilote mort dans le pilote (hé hé) de Lost, et comique malgré lui en policier télépathe dans Heroes.

Annoncée pour le mois d’Aout, Friends with benefits, pourtant de Brian Grazer, l’un des cerveaux responsables de Arrested Development, pue la série pas drôle de trentenaires nombrilistes. Je vous le donne en mille : nous voici face au destin d’un homme qui cherche la femme parfaite et qui en attendant couche avec sa meilleure amie. De son côté, elle fait pareil. Mais, oh mon dieu, seraient-ils faits pour être ensemble ? Le suspense est vraiment trop insoutenable… Et quand on voit les gueules du casting, on se demande bien où la production est allée pécher des acteurs pareils (et je dis bien pécher car ils ont vraiment le charisme d’une boite de thon de marque distributeur) ! Gros fail pour NBC cet été ? on verra bien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=YkAnRIug014

Heureusement, Nicktoons pense à nous et nous proposera ce qui est sans doute le dessin animé le plus moche de la deuxième décennie du XXIème siècle (ouais, je joue la carte de l’avenir.) Mais qu’est-ce donc que ce Voltron Force ? Tout simplement le remake de Voltron tout court, série animée des années 80 qui me paraît bien plus belle à l’époque. J’imagine que les connaisseurs crient déjà au scandale et que tous les autres n’ont en strictement rien à foutre, du coup, on ne va pas s’appesantir là dessus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=0zHxFaFAU1w

LA nouveauté de l’été chez SYFY, c’est de mélanger CSI (ou NCIS, au choix) avec Heroes, pour obtenir Alphas, un show sur un groupe de personnes dotées de facultés extraordinaires et qui vont apparemment mener des enquêtes. Rien de bien nouveau sous le capot donc, et comme c’est chez Syfy, on peut autant s’attendre au meilleur qu’au pire. Du coup, vivement le 11 juillet pour voir le pilote !

httpv://www.youtube.com/watch?v=R3Mo1HtuYgs

Showtime redonne sa chance à Lisa Kudrow, l’irrésistible Phoebey, compositrice de “Smelly Cat” dans Friends, avec Web Therapy, une nouvelle “concept comedy” sur une thérapeute qui fait des sessions de trois minutes… sur internet. On aimerait ne pas assister au même désastre (strictement en terme d’audience) que The Comeback, autre série hystériquement drôle avec Lisa Kudrow mais qui n’aura convaincu aucun spectateur américain. Du coup, remettons nous en aux grandes qualités des patrons de la chaîne pour qu’ils ne tuent pas ce nouveau bébé fort sympathique dans l’oeuf.

httpv://www.youtube.com/watch?v=E4_XmeDaR0k

TNT nous propose un nouveau legal show dont la principale originalité est qu’il est bourré d’humour, on va donc vraiment rire avec Franklin and Bash et il y a beaucoup de choses à dire sur… NON STOP ! Un show avec Mark Paul Gosselaar (rah putain, comment c’est dur à écrire son nom), LE Zack Morris qui a baigné notre enfance dans Saved by the bell (oui, ok, Sauvé par le Gong, j’ai voulu me la péter, là…) ne se manque jamais. Surtout qu’ils ne durent jamais très longtemps…

httpv://www.youtube.com/watch?v=SjroVVhe8G0

TNT. Noah Wyle. Moon Bloodgood. Aliens. Dreamworks. Aliens by Dreamworks. Steven Spielberg. Falling Skies.

Ca devait arriver. Je le savais. Pourtant, j’avais prévenu du monde, je leur avais dit : profitons de la fin de Une Nounou d’enfer (The Nanny) pour brûler Fran Drescher. Mais voilà, on ne m’a pas écouté, et du coup, TV Land, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de sitcom infâme, va remettre le couvert avec la brune la plus antipathique du monde. Et dire que je vais me forcer à regarder au moins cinq épisodes histoire de vraiment pouvoir confronter des arguments aux déjà futurs fans. So help me god. Happily Divorced, not viewed.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Zq7cM5c_vTg

USA Network ne se cache pas de miser avant tout sur des personnages forts, en tous cas bien plus que sur des concepts excitants. Du coup, on a un peu le cul entre deux chaises avec Necessary Roughness, l’histoire d’une thérapeute qui pratique l’amour vache avec des joueurs de football américain et autres stars franchement dérangées. Alors, génial ou banal, ça donne envie ou c’est chiant comme la pluie ? Seul le pilote, diffusé le 29 juin, pourra nous en dire plus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=uYNDZtdhL8w&feature=related

Prenez le texte précédent sur Necessary Roughness, copier / coller, changer juste le pitch : cette fois, c’est l’histoire d’un petit génie qui devient avocat sans faire de fac de droit, allié à un vrai avocat super doué mais presque dépourvu de sentiment. C’est Suits, show qui peut lui aussi s’avérer formidable ou désastreux. Heure de vérité le 23 juin (et oui, j’ai bien conscience que cette phrase ne tient pas debout.)

On terminera avec ce qui me semble être le premier vrai drama de VH1 (mais je peux sans doute me tromper), à savoir Single Ladies, produit par Queen Latifah herself. Détruit par la critique qui n’y voit que des personnages féminins tellement superficiels qu’ils en feraient douter qu’il y a des femmes parmi les scénaristes de la série, encensé par les internautes un peu hip hop (aller voir leur critiques sur youtube, c’est fabuleux), difficile de porter un jugement de prime abord sur ce qui semble être une sorte de Sex and the city multiracial. Faudrait que j’arrive à convaincre chérie de regarder le pilote (de 01h21) avec moi, mais je doute qu’elle adhère vraiment – il me semble qu’il n’y aura pas de robot dans cette série !

Voilà pour ce long tour d’horizon de nos séries de l’été… et je vous promet pour très bientôt un avis ferme et définitif sur au moins quatre pilotes, histoire de savoir si ces trailers nous ont menti, à tort ou à raison. Sur ce, n’oubliez pas d’aller à la plage quand même (ou de vous poser en terrasse pour boire quelques pintes en discutant de ces petites incohérences scénaristiques dans Game of Thrones qui ne cessent de vous réveiller en pleine nuit.)

Après un nouvel échec à poster le vendredi, je devrai commencer par me donner un conseil à moi-même en me persuadant de rédiger ces putains d’article à l’avance – si jamais j’en trouvais le temps. Le souci est aussi que faire des analyses de séries est assez amusant mais il faut bien trouver des sujets intéressants – et vu la grande qualité des séries lancées cette année, autant dire que ceux-ci sont peu nombreux. Ah ah, l’excuse bidon par essence, lancez moi des légumes pourris que je me réveille un peu !

Je pourrais pour une fois vous conseiller d’éteindre un peu votre poste de télévision – heu, pardon votre connexion internet, et vous lancer dans l’admirable ouvrage de Serge Bramly sur Léonard de Vinci, les plus fans d’entre vous d’Assassin’s Creed comprendront pourquoi. Mais ce serait encore perdre un peu de temps avant d’entrer dans le vif du sujet d’aujourd’hui : Episodes. Et oui, j’essaie de gagner de la place parce que je n’ai pas grand chose à vous en dire… !

Alors quoi qu’où qu’est-ce que ce Episodes qui avait tant fait parler de lui avant sa diffusion ? C’est avant tout un trailer absolument génial, dans lequel Matt Leblanc (bien prononcer le “que” à la fin parce que c’est comme ça qu’ils font les américains) venait passer un casting à Showtime pour jouer son propre rôle dans une série. Bien entendu, la conclusion était que d’autres acteurs faisait plus Matt Leblanc que lui-même. C’était très drôle, assez magique, et surtout on était content de revoir notre petit Joey qui était tombé dans les abîmes de la médiocrité avec la sitcom dérivée de Friends portant son nom (vous l’aviez oublié, pas moi, j’en vomi encore le soir.)

L’idée est plutôt sympathique : un couple de scénaristes anglais (inutile de préciser pour tous les scénaristes français qu’on ne se retrouve absolument pas dans ces caricatures joués par des acteurs – oui, oui, de vrais acteurs, ces gens même avec qui on se bat en permanence et qu’on accuse toujours de complètement détruire nos magnifiques écrits !) qui vient de recevoir un award anglais pour leur sitcom se laisse convaincre d’adapter cette même série aux Etats Unis. Le seul souci, c’est que rapidement ils se trouvent à devoir faire avec Matt Leblanc (qui joue bien son propre rôle et le joue… bien…) qui ne colle absolument pas au personnage. On s’en doute, la misère télévisuelle américaine, le fléau Showtime (qui s’essaie une fois de plus à l’auto-critique) va annihiler tout ce qui faisait la saveur de la série anglaise et transformer le beau projet en daube imbuvable. Quoi que, revirement scénaristique de dernière minute, nos amis ne seront finalement pas si dégoûté par le pilote qu’ils arriveront à tourner. Ouais, parce que faudrait quand même pouvoir faire une deuxième saison (déjà commandée) et que c’est pas jouable si personne n’aime la série dans la série (vous suivez ?)

Yep, u need to drink if u wanna watch it all.

Là où ça coince, c’est que la série n’est finalement pas très drôle. On le sentait dés le premier épisode – clairement à des années lumières en terme d’humour du trailer, cela ce confirme par la suite. Le faux studio américain n’est jamais crédible (dommage vu qu’on tente de nous faire croire que les auteurs anglais le sont eux), Matt Leblanc semble jouer constamment entre le “faites de moi un salop” et “n’en faites pas trop quand même, si ça marche pas faudrait que je retrouve du boulot”, et le rythme de l’ensemble est carrément trop mou – un comble quand on sait que c’est David Crane, le créateur himself de Friends, qui est aux manettes. Bon, je suis sans doute un poil méchant, l’affaire n’est pas aussi grave, mais c’est pour vous donner une idée de ma déception.

Du coup, on préférera largement retourner voir les aventures de Hank / David Duchovny dans Californication saison quatre, dans laquelle on retrouve la même critique de la télévision (et encore de Showtime) mais cette fois beaucoup plus crédible… et drôle. Comme quoi, pour faire une bonne série américaine, rien de tel qu’un ancien chercheur d’aliens.

Aujourd’hui, un super rapide conseil pour vous : reportez toute votre attention à la nouvelle programmation de Showtime le dimanche soir, qui a commencé le 09 janvier.

Tout commence à 21h00 avec la quatrième saison de Californication, qui démarre très fort avec un vrai concept pour l’ensemble de la saison, ce qui a toujours quelque peu manqué à la série. Duchovni est en pleine forme et toujours aussi charismatique, les nouveaux personnages sont immédiatement convaincants et on rigole enfin à nouveau. Bref, un vrai bon démarrage pour la soirée.

On continue à 21h30 avec la petite nouvelle Episodes, série qui parlera bien sûr énormément à tous ceux qui bossent dans la télévision ou qui s’intéressent de près à cet univers. Certes, on est très loin des fous-rires provoqués par la bande-annonce (que vous pouvez retrouvez ailleurs sur le site), avec un démarrage un peu longuet et surtout la quasi totale absence de Matt Leblanc, alors que c’est sans doute pour lui que vous vous intéresserez en premier lieu à la série ! Cette histoire de série anglaise adaptée aux Etats Unis et qui devient un vrai calvaire pour ses auteurs en fait peut-être un peu trop dans la caricature, mais reste l’une des comédies les plus originales de ces dernières années.

Et comment ne pas trouver la situation assez prophétique quand on voit, et c’est un comble, que la série qui suit à 22h00 est une adaptation américaine d’une série anglaise à succès ! Shameless, qui fait les beaux jours de Channel 4 depuis huit saisons a pourtant été très bien adaptée par Showtime qui s’est bien gardé de diminuer le côté absolument outrancier de cette famille cradingue et complètement frappée… Un premier épisode un peu long (une vraie heure, soit un peu plus d’un quart d’heure que d’habitude) mais servie par une distribution de premier choix, une réalisation soignée et une écriture qui, on l’a déjà dit, s’avère tout à fait à la hauteur de l’original. Bref, une belle manière de conclure votre dimanche soir !!!

Suite de l’article de vendredi dernier, nous nous retrouvons donc pour faire le tour des nouvelles sitcoms qui feront leurs apparitions dés janvier… Si vous voulez vraiment rire, je vous conseille de filer tout droit au bout de l’article pour voir la vidéo de Episodes. Le reste, c’est… comment dire… heu… je vais pas être méchant tout de suite quand même…

Le plus beau, c'est le fond vert

On ne sait définitivement pas grand chose du Let’s Stay Together que va pourtant lancer très prochainement la petite chaîne Bet. Apparemment, ce serait l’histoire de deux soeurs plutôt indépendantes qui décident, chacune de leur côté, de se marier. Coupler avec la reprise de The Game, très mauvaise sitcom diffusée anciennement sur la CW (qui avait eu la bonne idée d’arrêter d’en faire les frais), ce nouveau show encore mystérieux n’a finalement pas grand chose pour vraiment nous attirer… Difficile pourtant de dire quel sera son destin ! (le mardi à 22h30.)

pretty bad logo

Non, ce n’est pas une blague, voilà bien tout ce que j’ai pu trouver sur Working Class, première sitcom originale proposée par la chaîne CMT, autrement spécialisée dans tout ce qui touche… à la musique country ! L’histoire d’une bonne mère de famille qui déménage dans un quartier huppé pour le bonheur de ses enfants, et qui va découvrir que rien n’est si facile. Mouais. Ok. Heu. Nuff said ?! (le vendredi à 20h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=apllv50jI5g&feature=related

Bon ok, je suis déjà un gros fan de la plupart des dessins animés de la FOX et leur petite nouveauté, Bob’s Burger me fait déjà fondre… Pas la peine d’en dire plus, si ce n’est que ça passera le dimanche à 20h30 – pour rendre le dimanche aimé de la FOX encore plus génial. Si si, c’est possible.

OMG, Christian Slate. Le show est déjà mort.

Pas beaucoup d’info concernant Breaking in, toujours sur la FOX, qui va tenter de se faire une place le mercredi soir à 21h30… face aux sitcoms d’ABC. Autant dire un envoi au massacre, même si cette nouvelle sitcom d’espionnage (et oui!) pourrait profiter du lead-in de American Idol. Mais bon, ils ont foutu Christian Slater dans le cast, et ses deux précédentes séries sont mortes au bout d’un an. Alors normalement, annulation au bout des sept épisodes déjà tournés.

httpv://www.youtube.com/watch?v=bY2T0QdNpL8

Voilà, c’est donc ça (et je le dis avec tout le dégoût que vous pouvez imaginer dans ma bouche) qui va remplacer la charmante Running Wilde qui ne devrait pas tarder à se faire annuler officiellement. Le mardi à 21h30, quelqu’un arrivera-t-il à supporter ce Mixed Signals qui ressemblent à trouze millions d’autre sitcoms déjà vus? J’espère que non… (toujours sur la FOX!)

httpv://www.youtube.com/watch?v=FOcHVMlwucU

NBC ne va pas bien. Que quelqu’un leur dise que leur Perfect Couples fonce droit dans le mur, tout simplement parce qu’on a déjà vu cent fois cette série ! (D’ailleurs, on pourra la voir deux fois cette année – Mixed Signals, c’est la même chose, non?) Bref, le jeudi à 20h30, je ne serai définitivement pas devant NBC (dommage, car le reste de la soirée est plutôt sympathique…)

Oh, je sens le concept super original...

Qui a envie de s’amuser avec ce couple de personnages haut en couleur? Bon je n’ai absolument aucune idée de ce que peut bien raconter Retired at 35, bientôt diffusé sur TV Land, network qui n’a assuré aucune promo pour sa nouvelle sitcom. Ca veut dire que eux aussi ils n’y croient pas du tout? (le mercredi à 22h30.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=9BaZIAlQnAY

Heureusement, j’ai gardé le meilleur pour la fin, et cette nouvelle sitcom nous vient tout droit de chez Showtime ET de la BBC 2 ! Episodes, le dimanche à 21h30, fait un peu penser à The Comeback, série qui était passée sur HBO il y a quelques années, avec Lisa Kudrow, autre rescapée de Friends, mais pourrait bien faire un vrai carton si le public est présent. En tous cas, toute l’équipe semble y croire et bien s’amuser… moi je demande qu’à voir ! Point bonus pour le trailer, tout simplement génial.

Pas de vraie analyse aujourd’hui mais plutôt un petit tour des nouveautés “Drama” de l’hiver 2011. Quelles nouvelles séries allez vous peut-être regarder? La réponse tout de suite.

(Et la semaine prochaine, nous ferons un tour du côté des nouveautés “Comedy”)

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

On démarre avec ABC qui va nous proposer Body Of Proof, le mardi à 22h00. Cop show + Medical Show, la recette miracle pour faire oublier les erreurs de la rentrée? Ça reste à prouver… Pour ma part, je mise sur une annulation au bout de huit épisodes – le marché est déjà trop saturé de concept cop show pour que les spectateurs puissent vraiment vouloir se jeter sur cette nouvelle série…

httpv://www.youtube.com/watch?v=RQ1p3DaTJP4

Toujours chez ABC, on pourra retrouver Off The Map, le mercredi à 22h00. Bizarre, bizarre : une série des producteurs de Grey’s Anatomy qui ne vient pas compléter le set list du jeudi (avec Grey’s et Private Practice) ? Quelle est l’idée d’ABC derrière tout ça, je vous le demande. En plus Medical Show + Adventure à la Lost, est-ce que c’est ça leur idée des nouveautés? Là aussi je mise sur une annulation assez rapide…

httpv://www.youtube.com/watch?v=mgb5e7zrymM

La FOX s’est payé papi Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour un nouveau cop show musclé : The Chicago Code. Ok, encore une série policière… personne ne comprend que le marché est saturé? Mais bon, avec Shawn Ryan aux commandes on peut s’attendre à tout et surtout à n’importe quoi. Et surtout à ce que ça marche, contre toute attente. Je mise sur une première année complète et une annulation en bonne et due forme malgré des audiences convenables. Pourquoi? Ben, parce qu’on est sur la Fox quand même – la chaîne des annulations ! (le lundi, à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=16meMgXM8Vo&feature=related

FX veut nous en mettre plein la figure, le mardi à 22h00, pour remplacer son Terriers qui a finalement plutôt très bien marché. Voici donc Lights Out, avec laquelle FX tente de percer dans l’univers des séries sportives, plus spécialement celui de la boxe. Prometteur, ce trailer, franchement réussi à mon avis, donne vraiment envie d’y croire. De toutes façons, chez FX on aura droit quoi qu’il arrive à une saison complète…

httpv://www.youtube.com/watch?v=l-SCidqj-lQ

A l’image des trailers toujours fascinant de la série UK, MTV met le paquet pour le trailer de sa version US de Skins. On veut y croire, on voudrait vraiment que ça soit la même claque – mais très franchement, on a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit : FAILED !!! Bon, on va quand même lui donner sa chance, après tout MTV n’a pas produit de séries drama depuis un certain temps… Une saison complète et puis s’en va? (le lundi à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=PYfJSZZpia0

Qui veut rire sous cape (ah ah, ce que je suis drôle) ?! Pas sûr que la nouvelle série de super-héros The Cape, proposée par NBC le lundi à 21h00 arrive à convaincre même le plus indulgent d’entre nous. Mais bon, on peut bien se marrer : ça sent à plein nez la série faite pour être regardée en mangeant du pop-corn avec des potes qui hurlent dés qu’un évènement trop ridicule se passe… Bon courage pour passer la barrière des cinq épisodes !

httpv://www.youtube.com/watch?v=mHsBXkdK4jU

NBC complète son line-up du lundi avec, à 22h00, Harry’s Law : David E. Kelley (créateur de Ally Mac Beal, Boston Legal, The Practice) + Kathy Bates, est-ce que ça peut vraiment fonctionner? Sur le papier, pourquoi pas… Mais au final, le trailer laisse entrevoir un legal show de plus, qui sent pas mal le formol. Avez-vous vraiment envie de voir une série qui vous rappelle les années 90 ? Annulation en puissance… à la fin de la saison.

httpv://www.youtube.com/watch?v=K2nAnpNouEM

Contrairement à ce qu’annonce Showtime, Shameless n’est ni new ni original : copier coller d’une série anglaise à succès, ce nouveau show peut vraiment créer la surprise pour ceux qui ne connaissent pas l’original. Showtime diffusera quoi qu’il arrive une saison complète, mais le public américain suivra-t-il vraiment les aventures de cette famille… très particulière? Rien n’est moins sûr… (le dimanche, à 22h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=Hre1iVIPPaU&feature=related

Syfy nous fait le même coup que Showtime en adaptant une autre série à succès anglaise : Being Human. Un vampire, un loup-garou et une fantôme : la recette a cartonné en Angleterre, et elle risque de faire pareil sur une chaîne spécialisée dans les séries fantastiques et/ou de SF. Moi je dis GROS succès en perspective… (le lundi à 21h00.)

httpv://www.youtube.com/watch?v=l4qa_sTLyxs&feature=related

Enfin, USA nous proposera Fairly Legal, le jeudi à 22h00. Un legal show mâtiné de romance? Pourquoi pas… USA mise souvent sur des personnages très forts, à voir donc si ces petits nouveaux sauront nous convaincre. A la vision du trailer, je dirai… définitivement non. Annulation prévue pour la fin d’année.