Tag Archive: South Park


Coucou toi, oui , toi qui fuit le Noel et les élucubrations bruyantes des enfants pour chercher fébrilement sur ton PC une série à regarder histoire de faire passer au plus vite ces terrifiantes fêtes de fin d’année ! Pour toi (et toi seulement) on s’est dépêché de regarder la fin de pas moins de dix séries pour te donner des idées de choses à regarder. Ne me remercie pas, c’est mon cadeau à moi.

comedy bang bang - season 2COMEDY BANG ! BANG ! (saison 2)

Faux talk-show mais vraie comédie d’une vingtaine de minutes, Comedy Bang Bang ! s’affirme avec cette deuxième saison comme l’un des programmes les plus drôles diffusé sur la télé US. Il faut dire que les deux créateurs, Scott Aukermann et Reggie Watts, rivalisent d’idées surprenantes pour toujours prendre le spectateur de court. Pour exemple, cette fausse toute première émission qui n’a jamais été mise à l’antenne ; la fois où l’émission prend deux tournant totalement différents selon que Scott rate ou non son bus pour aller au studio d’enregistrement ; ou encore ce délicieux ripp-off d’un conte de Noel diffusé… en plein été. Drôle, dynamique, et jamais totalement creuse, voilà bien la série comique la plus étrange et totalement indispensable de la télé US. Couplée avec une bonne saison de Childrens Hospital et la 17ème de South Park, vous tenez des heures de barre de rire.

Final Score : 8/10

south park - season 17SOUTH PARK (saison 17)

Curieusement, ce n’est pas la pourtant très excellente trilogie sur Game of Thrones et la guerre des consoles (et le black friday !) que l’on retiendra de cette dix-septième saison de South Park, mais bel et bien la conclusion de son ultime épisode qui fait délicieusement froid dans le dos. Car plus que tout autre dessin animé à destination des adultes et des adolescents, South Park est tout aussi intelligente que drôle et pose des questions fondamentales sur la société d’aujourd’hui. Ce n’est pas juste un plaisir coupable, à regarder en douce loin des yeux et des oreilles chastes, mais un programme nécessaire, foutrement intelligent, et incroyablement en prise avec l’actualité. Bref, c’est bien simple, cette série devrait être obligatoire dès la seconde (la classe de lycée). Je te mettrai ça en épreuve du bac moi, si j’était président.

Final Score : 9/10

awkward - s3AWKWARD. (saison 3 / partie 2)

Dernière saison menée par la créatrice de la série (Lauren Lungerich), cette troisième fournée d’épisodes de Awkward. ne fut malheureusement pas forcément la plus convaincante. Il faut dire que le show pour ado diffusé sur MTV a déjà cassé quasiment tous les codes et taboux de ce genre de programme et il est tout naturel qu’elle peine maintenant à se renouveler. Faut-il pour autant se priver des mésaventures de Jenna Hamilton (la toujours aussi sympathique Ashley Rickards) et de sa voix off assassine ? Si les fans de la première heure seront forcément un peu déçu, il serait malgré tout dommage d’abandonner cette clique totalement surréaliste mais qui fait toujours face à des problèmes bien ancrés dans la réalité. Reste à savoir si la série pourra survivre au départ de sa showrunner et à la nouvelle direction que veut lui faire prendre MTV – car c’est bien pour cette raison que Lungerich a décidé d’abandonner le bébé…

Final Score : 7/10

witches of east end - s1 - promo posterWITCHES OF EAST END (saison 1)

Houlàlà dis donc, mais ça serait pas bien mauvais ça, Witches of East End ? Comme le laisse suggérer l’assez honteux jeu de mot de la tagline qui accompagne cette affiche, le show de Lifetime, adapté d’une série de romans déjà pas terrible, s’avère assez catastrophique. Non pas qu’il véhicule des idées dégueulasses ou qu’il soit moralement abject, mais tout simplement parce qu’il est aussi creux qu’un puits de pétrole vide (ou que les trous de l’Emmental.) Moche non seulement dans ses effets spéciaux mais aussi dans sa réalisation ou ses décors, la série “met en scène” (c’est un bien grand mot vu la réal du truc) une famille de sorcières au destin maudit, qui se réincarnent à chaque génération sans espoir pour leur avenir. Si cette idée de départ pouvait être amusante, les scénarios sont pourris par des intrigues sentimentales épouvantables, un fil d’enquête (sur un tueur qui peut changer d’apparence) absolument lamentable, et des dialogues particulièrement mous. Le tout est joué par des comédiennes qui soit ne savent pas ce qu’elles foutent là, soit en font des caisses pour prouver qu’elles savent jouer (ah Jenna Dewan-Tatum et sa poitrine opulente, qui joue presque aussi bien que son mari – je vous laisse deviner de qui il s’agit…) Non, franchement, on aura bien du mal à trouver quoi que ce soit à sauver dans ce programme à réserver à vos séances de sport : si voir ça, ne vous donne pas envie de courir loin, alors là je ne peux plus vous aider !

Final Score : 3/10

ripper street - s2RIPPER STREET (saison 2)

Je voulais l’aimer, moi, cette deuxième saison de Ripper Street, show anglais sur les bas-fond de Londres au début du XXième siècle. Malheureusement, je dois reconnaître qu’aucun épisode n’aura su retenir mon attention en entier… Serait-ce la durée (une bonne heure par épisode) qui est trop longue ? Le rythme un peu trop mou ? Ou tout simplement le fait que l’on n’arrive plus à s’attacher à ces personnages aux problèmes quelque peu déjà vu dans ce genre de programmes ? Catastrophe : le show manque de charisme, de punch, de passion et tombe dans tous les travers des séries policières historiques. On baille, on se gratte la tête, on lance une appli sur son téléphone… mais la vérité c’est qu’on ne regarde plus vraiment cette série qu’on avait pourtant vraiment apprécié l’année dernière. A réserver aux purs fans de Whitechapel.

Final Score : 5/10

mob city - s1 - autre posterMOB CITY (saison 1)

On est forcément un peu sous le charme de Mob City quand on s’intéresse à la création de Las Vegas ou à la pègre dans le Los Angeles des années 40. Traitement réaliste, scénarios qui ne cèdent jamais à la scène d’action facile, le show de Darabont touche juste… d’un point de vue historique. Car il faut bien avouer que le rythme plutôt mou et la réalisation pas forcément exceptionnelle viennent quelque peu plomber un projet pourtant particulièrement intéressant. Dommage, mais pas de quoi dégoûter les fans du genre. Bref, voilà six épisodes assez agréables à regarder mais qu’on aura tôt fait d’oublier après les fêtes. Maintenant, si vous n’avez vraiment plus rien à vous mettre sous la dent, n’hésitez pas…

Final Score : 7/10

Homeland - season 3HOMELAND (saison 3)

Cette troisième saison d’Homeland aura donc été celle de la rupture. Combien de personnes autour de moi ont lâché les aventures de Brody et Carrie cette année, dégoûté par le manque d’unité de la série et fatigué des rebondissements peu crédibles qui apparaissent au kilo ? Combien se sont moqués de cette scène catastrophique où Brody combat en trois semaines une addiction à l’héroïne… en courant avec ses copains les militaires américains ? Combien ont rigolé en voyant Claire Danes tout faire pour se retenir de pleurer pendant toute la saison, l’air d’avoir botoxé son menton pour qu’il arrête de bouger ? Et Mandy Patinkin qui s’inquiète de savoir où va le scénario et qui n’arrive plus à tenir un rôle qu’il a pourtant créer de toute pièces ? On passera sur les passages inutiles à propos de la famille de Brody, histoire de ne pas enfoncer le clou…

Oui, cette saison était catastrophique… et pourtant. Merde quoi, ce foutu dernier épisode. A l’inverse d’un the Killing qui plombait une saison magnifique avec un final ultra-décevant, Homeland plombe un épisode ultra-courageux par une saison de merde. Car peu de série ose aller autant au bout des choses que ce season finale sans concession, qui traîne des séquences insupportables pour amener un malaise… totalement délicieux. Le show retrouve tout son sens dans les dernières minutes et arrive à se (re)poser comme l’une des réflexions les plus intéressantes qui soit sur la paranoïa étatique et l’une des seules séries à questionner profondément le bien fondé des agences de renseignements. Mais merde, s’il faut pour cela se taper onze épisodes poubelle, qui ne savent pas quoi raconter ni où aller, c’est un peu cher payé.

Renouvelée pour une quatrième saison (officiellement, et les saisons 5 et 6 officieusement), le show doit maintenant prendre une nouvelle direction et saura peut-être retrouver sa qualité originale. Moralité : malgré tout le mal qu’on en a dit, on reviendra pour la suite.

Final Score : 6/10

Haven - S4HAVEN (saison 4)

Les années passent et Haven se maintient. Série fantastique diffusée sur Syfy, elle s’intéresse à l’histoire complexe d’une petite ville et de ses habitants, dont certains, surnommés Trouble, se retrouvent avec des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas. Fuyant toutes les possibilités de tomber dans les schémas narratifs des comics de super-héros, cette adaptation très libre du Colorado Kid de Stephen King a su créer au fil du temps sa propre mythologie mais surtout son propre genre. Haven ne ressemble à rien d’autre qu’à elle-même et assume de manière libérée ses artifices, son budget riquiqui ou encore sa réalisation pas toujours formidable. Devenue une pure série de fans, qui ne s’adresse qu’à ses fans et qui se contrefout du reste, c’est l’un des shows les plus amusants qui soit… à condition d’avoir tout suivi depuis le début. Cette quatrième saison ravira donc les fans de la première heure avec son lot de révélations et de retournements de situation totalement inattendus – elle laissera sur le carreau tous les autres qui ne comprendront rien à ce délire où l’actrice principale semble incarner pas moins de trois personnages différents.

Final Score : 7/10 pour les fans ; 5/10 pour les autres.

the tunnelthe TUNNEL (saison 1)

Enième adaptation de Bron/Broen (soit “Le Pont”), cette version dont le titre a changé pour The Tunnel nous intéresse tout particulièrement car il s’agit d’une coproduction franco-anglaise. L’idée de départ repose sur un meurtre qui a lieu sur la frontière entre deux pays – du coup, il s’agit d’un pont pour le Danemark et la Suède ou pour les Etats-Unis et le Mexique… et du tunnel sous la Manche pour nous. Vous aimez les séries anglaises, mais vous avez peur du côté français ? Vous êtes saoulé par les productions Canal que vous trouvez trop racoleuse ? Vous n’êtes définitivement pas attiré par ce projet ? Et bien vous avez sans doute tort…

Parce que oui, the Tunnel s’avère être une belle réussite. Du côté des mauvais point, on peut noter quelques dialogues pas terrible, certains acteurs assez à côté de la plaque (et malheureusement c’est une nouvelle fois du côté français que ça craint – bien que la palme de l’échec revienne à l’acteur anglais qui joue le journaliste et dont je ne vais pas me casser les pieds à chercher le nom, il ne mérite pas !), et quelques épisodes à la réalisation douteuse. Mais c’est tout.

Et niveau points forts, le show se pose là. A commencer par Clémence Poesy qui fait la nique à Diane Kruger (pour la version US) et offre vraisemblablement la plus belle interprétation de ce rôle de femme flic autiste, qui va peu à peu s’ouvrir à une belle histoire d’amitié. Elle est soutenue par Stephen Dilliane, particulièrement inspiré, et délicieusement charismatique. Les scénarios se permettent quelques libertés plutôt intelligentes et arrivent à coller parfaitement à l’univers particulier de la France et de l’Angleterre. Bercé par des décors magnifiques, la série offre parfois une réalisation splendide et intelligente qui sait jouer avec les nerfs du spectateur.

Bon, que l’on s’entende bien : the Tunnel est loin d’être parfaite. Mais elle est basée sur une série policière assez bancale, dont certains points clés du scénario sont particulièrement tirés par les cheveux – et il faut reconnaître que cette version franco-anglaise tente comme elle peut de corriger le tir. Et si l’ensemble paraît au final un peu creux, un peu vain, il n’en demeure pas moins qu’on tient là une série policière foutrement bien foutue et intrigante. Et putain, ça fait du bien dans le PAF.

Final Score : 8/10

masters of sexMASTERS OF SEX (saison 1)

Si on doit encore vous dire que vous DEVEZ regarder Masters of Sex, alors là je vois pas ce qu’on peut faire pour vous. Assurément la meilleure série de ce premier trimestre de la saison 2013/2014, la série ne souffre que d’un final un peu mou du genou et dont on attendait un poil plus d’originalité. A part ça, nada. Les acteurs sont formidables, la réalisation irréprochable, et les scénarios vous vaudront beaucoup de discussions véhémentes avec vos amis – tout le monde a toujours quelque chose à reprocher à chaque épisode mais jamais le même truc… et finalement tout le monde adore la série. Donc, on va pas débattre des heures ici sur les micro-détails du scénario et juste vous dire de regarder la série. Comme ça, quand on se recroise, on pourra en parler pendant des heures !

Final Score : 9/10

 

Allez, on essaie de se retrouver pour la fin de l’année, et faire un vrai bilan de ce premier trimestre. En attendant, bon visionnage à tous et évitez les crises de foie.

Bilan de la semaine un peu particulier pour une semaine un peu particulière : pas moins de cinq séries tirent leur révérence pour la saison. Alors, réjouissance ou déception ? C’est le moment de faire le bilan.

Et voilà. Lundi, après deux saisons et presque cinquante épisodes, Pretty Little Liars, la série slasher pour ado (un genre somme toute peu représenté…) nous dévoilait enfin la véritable identité de la terrifiante personne qui se cache sous le pseudo A. Plus crédible que le final de sa petite soeur The Lying Game, PLL (comme l’appelle les intime) n’en demeure pas moins une déception tant les auteurs semblent se garder du grain à moudre pour la prochaine saison. Et en fin de compte, difficile de vous recommander la série si vous avez plus de seize ans ou que vous n’êtes pas un fan acharné des slashers light sans passage gore ni moment réellement terrifiant.

Looks like somebody will be killed.

La soirée de mardi offrait une sacré programmation. A commencer par la fin de la première saison de Swtiched at birth, série ados sur deux jeunes filles échangées à leur naissance et qui se retrouvent après un curieux concours de circonstance. Le plus étonnant reste que la série a bien du mal à traiter ce point de départ qu’elle se traîne comme un véritable boulet tout au long des épisodes. L’intérêt est bel et bien ailleurs, dans son traitement frontal et courageux des sourds et malentendants, sans jamais tomber dans le pathos ou la larme facile. Dommage, cependant, que la majorité des intrigues se contentent de nous rejouer les chaises musicales des relations amoureuses condamnant le show à n’être apprécié que par les plus jeunes d’entre nous. Mais soyons clair : si j’avais eu quatorze ans quand Switched at birth a débuté, j’aurai sans doute vraiment adoré.

On dirait pas comme ça, mais c'est un des moments les plus tristes de la série !

Sans doute l’une des séries les plus innovantes dans la forme, Southland prouvait avec cette fin de saison quatre qu’elle a nettement plus de mal à renouveler le fond de la série policière réaliste. Reste malgré tout des intrigues très sympathiques, des acteurs convaincants, mais surtout une espèce de procession hypnotique sur L.A. qui scotche totalement le spectateur sur son fauteuil. Sans doute l’une des plus grandes séries boudées par le public.

L'argument imparable de Southland : Lucy Liu.

Enfin, pour ceux qui aime se foutre la trouille, le final de The River confirmait que la série a tenu toutes ses promesses. En huit épisodes, elle a fait le tour des plus grands thèmes de l’horreur sans jamais tomber dans le ridicule ou la parodie. Un tour de force servie par une réalisation des plus intelligentes et un feuilletonnant qui rappelle les belles heures de Lost. En seulement huit épisodes, The River a prouvé qu’elle a tout d’une grande et qu’elle mérite une place l’année prochaine. Alors oui, ce n’est sans doute pas le show qui va révolutionner l’intelligencia culturelle, mais il s’agit sans doute d’un des programmes les plus convaincants de l’année.

L'ambiance fraîche et délicate de The River.

Et puis, jeudi, il y avait bien sûr le grand final de la saison 3 de Archer, perle animée d’humour pour adulte, vrai renouveau de Harvey Birdman et digne descendant de South Park. Bref, si vous ne l’avez encore jamais regardé, vous savez ce qu’il vous reste à faire d’ici la semaine prochaine…

Archer analyse en profondeur La Ferme des Animaux de Georges Orwell.

Quand on connaît une semaine plutôt tendue niveau boulot, on aime se réfugier dans des séries qu’on aime. Quand on fait face à une semaine particulièrement chargée au niveau de la programmation, on se demande comment on va faire pour arriver à tout regarder. Quand les deux tombent en même temps, l’heure est venue de faire un choix : il va falloir laisser tomber certains de nos héros préférés. Ou peut-être juste arrêter de regarder les plus grosses daubes…

Dimanche, le choix était assez délicat. Enfin, pas au niveau de la daube à éviter puisqu’il paraissait évident de faire l’impasse sur Army Wives dont le démarrage de cette sixième saison aura été hautement traumatisant pour les yeux, les oreilles, et le bon goût.

Donc tu veux que ton propre show s'arrête ?

Mais si on ne devait choisir qu’une série à regarder, là, les choses se corsent. Luck ? Trop lent, trop compliqué. Californication ? Les aventures de Hank Moody finissent toujours par fatiguer un petit peu. The Good Wife ? La déception risque de décevoir nos plus grandes attentes sur cette magnifique série (j’ai triché, j’ai regardé l’épisode…) Alors oui, faisons nous plaisir avec ce petit bonbon délicieusement tordu qu’est Once Upon a Time, la série improbable sur les contes de fée qui arrive à mélanger le Petit Chaperon Rouge et une histoire de loup-garou. Quand les scénaristes se lachent, c’est le spectateur qui se régale !

Red Hood VS Werewolf : on dirait le titre d'un jeu Capcom

Lundi, le choix paraissait évident : on se garde Pretty Little Liars pour la semaine prochaine (avec le grand final de la saison deux) et on se remet dans Being Human (version US) qui de plus signe ici l’un de ses meilleurs épisodes avec un petit retournement de situation que je n’avais franchement pas vu venir…

That's creepy.

Mardi, inutile de tergiverser avec l’immanquable Justified dont cette troisième saison s’avère encore meilleure que les deux premières.

J'adore ce petit regard sympathique et méprisant à la fois !

Mercredi, ce n’est pas le choix qui se bouscule au portillon… heureusement que Cartoon Network est là pour nous rappeler les méfaits de laisser la cuvette des toilettes levée et nous révéler la vraie manière d’utiliser ce formidable objet. Vous l’aurez compris, c’était la rentrée de South Park, qui commence cette seizième saison bien fort.

Nuff said

Jeudi, c’était sérieusement plus compliqué. Entre le flash-back 1912 de The Vampire Diaries, l’enlèvement du fiston d’Awake, et le rassurant retour de Community, on avait déjà pas mal de choses à voir. Mais c’était sans compter sur l’excellente surprise de MTV, I Just Want My Pants Back dont les scénarios sont au moins aussi sympathique que le titre de la série. Sans doute l’un des meilleurs shows sur les vingtenaires depuis… pff, tellement longtemps qu’on ne s’en souvient plus !

Voilà le genre de répliques sympathiques auxquelles vous devez vous attendre.

Enfin vendredi, même s’il y a tout plein de séries qu’on adore, on se réchauffera avec le retour de Sarah Shahi dans Fairly Legal - le show qui vous rappelle à quel point il semble faire bon vivre à San Francisco… (ok, ça ne parle pas du tout de la ville, mais c’est pas grave !)

San Francisco... what else ?

Bon, espérons juste qu’on aura un peu plus de temps pour regarder des séries la semaine prochaine !

Pour la douzième partie de ce bilan de l’année, pas de thématique particulière mais plutôt un beau bordel sympathique. Du coup, on va parler de femmes de militaires, de problèmes d’éducation parentale, d’une bande de gamins qui terrorise nos écrans, et de la retraite à trente-cinq ans…

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Cela fait maintenant cinq ans que Lifetime nous propose sa propre version de Desperate Housewives mais avec des femmes de militaire. Cinq ans qu’on nous rabâche que l’armée c’est dur mais qu’il faut vivre pour ses idéaux. Entre l’absence des maris (ou de la femme pour l’un des couples) et la dure réalité de la vie sur une base militaire, Army Wives se veut une série réaliste et sans tabou. Problème : on est sur Lifetime.

So, quoi de neuf pour cette cinquième saison ? Roxy se fait construire un restaurant par son ex (et entre autre le père d’un de ses deux petits), Claudia Joy fait face à un cancer (expédié en trois épisodes), Denise se remet peu à peu de la mort de son fils sur le terrain, Roland et sa militaire de femme décident d’avoir un nouvel enfant et vont finir par adopter un petit séropositif, et Pamela ne sert à rien – comme d’habitude, alors que, je vous le donne en mille, c’est la seule rousse de l’affaire.

L’avantage avec une série Lifetime, c’est qu’on est en terrain conquis. Aucune évolution au niveau de la réalisation, toujours aussi scintillante et reconnaissable au premier coup d’oeil, tout comme la production value catastrophique qui semble se décarcasser pour trouver les décors les moins crédibles possibles. Nos cinq actrices en font toujours des tonnes, chacune dans leur propre registre (hum, moi je suis l’aguicheuse, moi je suis l’intellectuelle, moi je suis la triste, moi je suis la femme de pouvoir, moi je ne sers à rien mais je suis rousse alors ça va, hein, y a quelques années on m’aurait directement foutue sur un bûcher.) Quant aux scénarios, peut-on vraiment les considérer comme mauvais quand on voit la trame des histoires qu’ils doivent soutenir ? On reconnaîtra un certain effort sur le rythme, qui tente vainement de ne pas nous laisser nous endormir…

Et n’oublions pas la musique qui, cette année, en fait vraiment des tonnes pour vous dégoûtez à jamais de la pop sirupeuse et de la country nouvelle génération. Au final, Army Wives n’est pas la pire des catastrophes (Lifetime a déjà fait largement plus mauvais), mais à moins d’être masochiste ou de vous passionner pour la vie des militaires américains, je ne vois pas bien pourquoi vous voudriez vous lancez dans cette cinquième saison…

Final Score : 2/5, série renouvelée pour une sixième et ultime (espérons le) saison.
On ne fait très clairement pas partie de la cible de Lifetime – à savoir la bonne ménagère américaine qui se gave de soap opera – et du coup Army Wives ne nous est d’aucun intérêt. Les femmes de militaires américains, elles, doivent kiffer leur race. Enfin, j’espère, parce que sinon je ne vois pas bien qui regarde cette série et lui assure le succès phénoménal qu’elle a aux Etats-Unis !

Portée à bout de bras par Jason Katims, un scénariste et show runner prolifique qui a aussi bien officié sur Roswell que sur Friday Night Lights, ainsi que sur My So Called Life (Angela 15 ans) ou encore Boston Public, Parenthood s’intéresse à une famille relativement aisée mais surtout nombreuse. La première saison avait su créer la surprise en proposant, contre toute attente, un regard assez neuf sur cette thématique vieille comme le monde, et surtout un véritable amour pour tous les personnages, tous plus soignés les uns que les autres. Qu’en est-il de cette deuxième saison ?

Et bien pour tout avouer on a un peu l’impression qu’on nous la joue on prend les mêmes et on recommence. Même qualité d’écriture, même finesse dans le traitement des personnages, même réalisation limpide mais un peu trop molle. Bien entendu, on ne s’attendait pas une révolution, la série marchant déjà sur des bases tout à fait satisfaisante, mais rien ne viendra vraiment nous surprendre. Les thématiques sont un peu plus creusées, les ados grandissent tandis que certains adultes régressent, et on se laisse tranquillement flotter au sein de la famille Braverman. Et on se demande bien que dire de plus…

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.
Série accrocheuse et agréable à regarder, portée par un show runner qui y croit et y met toute sa bonne volonté, Parenthood manque malheureusement vraiment de surprise pour pleinement convaincre. En fait, les fans de la première saison peuvent se jeter sur la deuxième, mais ceux qui sont passés à côté peuvent largement s’en passer. A moins d’être fan des sagas familiales (et Parenthood en est une très réussie).

Marrant de critiquer la quatorzième saison de South Park alors que la quinzième vient de faire un break ! Tout le monde connaît la série à l’humour ravageur, qui fait trembler sur leurs jambes les bien-pensants et certains intellectuels. Mais après autant d’années, les auteurs arrivent-ils toujours à se renouveler ? La saison du 200ème épisode se doit de marquer un pas pour éviter qu’on ne commence à s’ennuyer ferme…

Et autant l’avouer tout de suite, c’est bel et bien le cas. Marquée par trois grands moments, cette saison tient toutes ses promesses. Il y a d’abord le fameux double épisode 200/201, dans lequel Tom Cruise recrute deux cent célébrités pour effacer South Park de la carte – c’est aussi l’occasion pour les auteurs de revenir sur la fameuse censure de l’image du prophète musulman dans l’un de leurs vieux épisodes. On restera aussi totalement scotché par la trilogie autour du Coon (la version super héros de Cartman), qui s’allie à Cthulhu et révèle pourquoi Kenny meurt à chaque épisode. Et enfin, comment rester de marbre face à l’épisode Crème Fraiche dans lequel Randy devient obsédé par une chaîne de télévision sur la cuisine.

Final Score : 5/5, série renouvelée pour une quinzième saison.
Quatorze saisons que ça dure et c’est toujours aussi drôle : cette année, South Park a tout de même mis les bouchées doubles et va encore plus loin dans la critique de tous les petits travers américains. A hurler de rire mais aussi diablement intelligente, la série de Trey Parker et Matt Stone est tout simplement un immanquable.

Aussi loin que j’ai pu aller, c’est-à-dire quatre épisodes, Retired at 35 est une sitcom comme on en faisait dans le bon vieux temps, la marque de fabrique TV Land, responsable entre autre du catastrophique Happily Divorced avec Fran Drescher.

Blasé par son travail, un jeune new-yorkais décide de faire le point et de retourner vivre chez ses parents… qui habite dans une sorte d’immense résidence pour vieux. Ah ah, conflit de génération, ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace, et bien entendu le héros va autant apprendre de ses parents qu’il va les guider puisqu’ils sont en pleine régression.

Pas drôle, moche et aussi dynamique que ses acteurs sexagénaires, Retired at 35 ne peut plaire qu’aux plus nostalgiques d’entre nous – et encore faut-il qu’ils aient un bien mauvais goût pour être en manque de pareille sitcom. C’est bien simple, ça ne se laisse même pas écouter en faisant autre chose, les rires enregistrés sonnant tellement faux qu’ils vous arrachent des larmes de lamentation.

Final Score : 1/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Catastrophique, mais tout à fait dans la politique de TV Land, Retired at 35 ne fera rire que… que… heu… en fait je ne vois pas dans mon entourage (et je parle famille, ami, amis d’amis, amis de la famille, bref, je fais quand même un gros gros tour) qui pourrait avoir envie de regarder cette purge monumentale. A vomir.

httpv://www.youtube.com/watch?v=nCmPPEs6wN4

Ca fait tout juste une semaine que nous avons fait le tour de la rentrée hivernale des gros networks, et voilà que déjà deux grosses news viennent balayer les nouveaux plannings. C’est ABC qui donne le ton en décidant de lancer (enfin) son nouveau show avec Matthew Perry (le Chandler de Friends) : Mr Sunshine débarque le mercredi 09 février à 21:30 pour prendre la place de Cougar Town qui ne reviendra donc que le 20 avril. Du côté de NBC, c’est plus simple : la très peu intéressante Chase est mise en hiatus (comme on s’en doutait depuis un petit moment) et est remplacée… par des rediffusions d’un jeu (Minute to win it) !

httpv://www.youtube.com/watch?v=pYEeYnikbHs&feature=related

ABC Family revient hanter nos lundis soir avec, jusqu’au 28 mars, la saison 1B (les saisons sont découpées en deux parties sur cette magnifique chaîne…) de Pretty Little Liars, et la saison 4 de Greek (que vous devriez absolument regarder !!!) Ensuite, on switchera pour Secret Life of American Teenager saison 3B et Make it or Break it saison 2B. Ca va, vous arrivez à suivre ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=PfLPNkK-tyA&feature=channel

Showtime nous propose la saison 3 de Nurse Jackie suivie de la saison 3 de United States of Tara le lundi soir, mais c’est bien le dimanche qu’elle fait un beau carton avec la saison 4 de Californication, suivie de Episodes et enfin de Shameless (version US.) Et le 03 avril, elle tentera de “remplacer” les Tudors avec The Borgias, qui prend la place de Shameless et dont on attend beaucoup…

httpv://www.youtube.com/watch?v=yLpELwPhD3w

Syfy se contente vraiment de peu en nous proposant le remake peu convaincant pour l’instant de Being Human le lundi à 21:00 et la saison 3 de Merlin, déjà diffusée en Angleterre, le vendredi à 22:00… Mais à quand le retour de Stargate Universe ?!

httpv://www.youtube.com/watch?v=CWoLVWo_xVo

FX essaie de nous faire revenir un peu chaque soir : le mardi à 22h avec Lights Out (de plus en plus convaincante) ; le mercredi avec la saison 2 de Justified (à partir du 09 février, j’ai hâte !) ; et le jeudi avec la saison 2 de la très inégale série d’animation Archer qui ne convaincra définitivement pas tout le monde…

httpv://www.youtube.com/watch?v=6aF94huIfiU&feature=related

USA mise sur ses licences récemment couronnées de succès avec la saison 2 de White Collar le mardi à 22h ; la saison 2 de Royal Pains suivie de Fairly Legal le jeudi soir ; et enfin la saison 10 de Law and Order : Criminal Intent et la saison 4 de In Plain Sight le dimanche soir, à partir du 1er mai – les fans, prenez donc votre mal en patience…

httpv://www.youtube.com/watch?v=PZ5p18wIQEI

HBO ne vas pas vraiment combler nos attentes avec pour seule série la saison 5 de Big Love (le dimanche à 21:00) qui sera remplacée, le 17 avril, par la très attendue Game of Thrones. Miam…

httpv://www.youtube.com/watch?v=MsbtENOq8-g&feature=related

Dans le même genre, Starz s’occupe seulement du vendredi soir à 22:00, avec pour l’instant Spartacus : Gods of the Arena (kill them all, monsieur, kill them all) ; remplacée dés le 1er avril par Camelot qui n’est apparemment pas une reprise de la série française avec un K.

httpv://www.youtube.com/watch?v=t2podjmVdug

Enfin, AMC fait de même mais seulement à partir du 03 avril en nous proposant le dimanche à 22h la petite nouvelle The Killing. Mais heu, à la vue du trailer, je me demande vraiment ce qu’ils sont en train de nous pondre là…

httpv://www.youtube.com/watch?v=Nx7uOza64Es&feature=related

Pour en finir avec les plus gros des petits networks, sachez aussi que TNT a racheté les droits et propose donc la troisième saison de Southland, le mardi à 22:00, et qui me semble être à l’heure actuelle l’une des plus intéressantes séries de flics quand elle évite le gros pathos en fin d’épisode. MTV refait de la série et propose le lundi à 22:00 un remake assez curieux de Skins, qui hésite en reprise séquence par séquence et vrais épisodes originaux…

httpv://www.youtube.com/watch?v=9Ot4NHUmjbA

Pour le reste, dans le désordre : A&E propose Breaking Kings à partir du 06 mars, le dimanche à 22:00. Lifetime s’amuse avec la saison 5 de Army Wives dont je n’aurai jamais pensé qu’elle durerait aussi longtemps (le dimanche à 21h, à partir du 6 mars.)  DirectTV propose l’ultime saison de Friday Night Lights, le mercredi à 21:00. Cartoon Network anime le vendredi soir avec la saison 2 de Generator Rex et la suite de Star Wars : The Clone Wars. Comedy Central nous propose la suite de la saison 15 de South Park à partir du 27 avril (pff, c’est dans longtemps…) et le début de Workaholics dont on ne sait quasiment rien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=AVmq9dq6Nsg

Du côté des comédies un peu bidons sur des chaînes un peu bidons, on va retrouver sur TvLand la saison 2 de Hot in Cleveland et la nouvelle Retired at 35 le mercredi soir. Bet nous propose la saison 4 de The Game et Let’s Stay Together, le mardi soir. TvOne essaie nous convaincre de Love That Girl (saison 2) le lundi soir. Un peu hors-jeu, on citera tout de même deux belles nouveautés sur IFC : Onion News Network et Portlandia, le vendredi soir.