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MTV RULEZ.

 

Crossing_Lines_season 1CROSSING LINES (saison 1)

Contrairement à ce que j’ai pu raconter ici, Crossing Lines n’est pas du tout une série franco-américaine, mais bel et bien une série franco-allemande. Ça ne change pas le fond du show qui mérite définitivement plus sa place sur TF1 que sur Arte, je vous rassure. Et puis il y avait de quoi se planter, la série étant conçue par Rola Bauer (même si sa société internationale est maintenant basée à Berlin) et surtout Edward Allen Bernero, le créateur de Third Watch (New York 911) et showrunner de Criminal Minds

On retrouve d’ailleurs dans sa nouvelle création tout ce qui faisait l’essence de son précédent show : une équipe aux rôles bien définis et complémentaires, des personnages qui cachent tous des secrets, une intrigue feuilletonnante qui rebondit tous les quatre ou cinq épisodes, et bien entendu un certain sens du polar et du thriller pour faire trembler le spectateur sur son canapé. Ce qui fait l’originalité de Crossing Lines c’est donc bien évidemment son contexte, l’action se situant principalement à Paris et dans quelques autres grandes villes d’Europe (Berlin, Amsterdam…) Unité d’élite mandaté par la Cour Pénale Internationale, les héros de la série mènent des enquêtes qui dépassent les frontières – mais pas celle de l’Europe ! Avec en sus, deux flics américains bien balèses (William Fichtner et Donal Sutherland) histoire de séduire le public outre-Atlantique qui risque d’être fort dépourvu géographiquement parlant.

Peu importe que le show se plante complètement sur les fonctions de la CPI (qui ne s’occupe en réalité que des crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, et les génocides… ce qui aurait été franchement moins fun je pense !), ce genre de série policière repose sur deux points essentiels : des personnages convaincants et des intrigues policières qui tiennent la route. Sur ce dernier point, difficile de critiquer Crossing Lines qui fait ce qu’elle a à faire sans se révéler foncièrement originale ou percutante. Quant aux personnages, la bonne surprise c’est qu’ils sont plutôt riches et psychologiquement épais, même si là encore on retrouve quelques archétypes largement déjà vus ailleurs. Un dernier mot sur les comédiens qui, dans la version originale où tout est joué en anglais, s’en sortent carrément bien, avec une mention spéciale pour notre petit Marc Lavoine qui démontre qu’il est bien meilleur acteur que chanteur (et qui s’avère carrément crédible en chef autoritaire mais juste.)

Final Score : 6/10

Bien mieux foutue que ce à quoi on pouvait s’attendre, Crossing Lines fait son job et il n’y a que les mauvaises langues pour enfoncer le show. Après, ça reste une série policière sans grande originalité et donc sans grand intérêt. Mais si vous êtes en manque d’enquête (et putain, j’aurai bien du mal à y croire !) ou si vous voulez voir Marc Lavoine donner des ordres en anglais, vous pouvez toujours vous laisser tenter.

switched-at-birth-season 2SWITCHED AT BIRTH (season 2)

La définitivement très mal nommée Switched at Birth reviendra donc pour une troisième saison l’année prochaine. Pourquoi mal nommée ? Parce que même si le pitch de départ repose effectivement sur un échange de bébés à la maternité, le show parle en réalité essentiellement des sourds-muets dans le monde d’aujourd’hui. Première série mainstream à mettre en place de nombreuses scènes sous-titrée et jouées uniquement en langage des signes, la série offre de surprenants moments silencieux qui font le plus grand bien dans un monde où il faut occuper chaque seconde de l’espace sonore de peur de perdre le spectateur.

Comme toutes les séries ABC Family (enfin, depuis la mort de la déplorable Secret Life of the American Teenager), Switched at Birth est assez moche mais ses scénarios profondément progressistes arrivent facilement à faire oublier cette plastique blafarde. Même quand elle parle du sexe avant le mariage, la série retourne les idées habituelles et montre que ce sont les jeunes qui font un retour à de vieilles valeurs dépassées alors que les parents sont choqués de les voir “détruire” tout ce pour quoi ils se sont battus… Bref, si vous faites déjà regarder the Fosters à votre ado préféré, vous pouvez lui coller Switched at Birth à la suite, ça devrait plutôt lui plaire.

Final Score : 7/10

Dans le carcan très fermé de la série familiale, Switched at Birth fait comme la plupart des séries ABC Family : elle fout un gros coup de pied dans les valeurs traditionalistes et ose poser de bonnes questions. Avec en prime un vrai réalisme dans le traitement des sourds-muets qui fait toute l’originalité du show.

Necessary-Roughness-Poster-Season-3NECESSARY ROUGHNESS (saison 3)

Troisième saison  de Necessary Roughness, soit les aventures du docteur Santino, thérapeute de choc qui aide (principalement) des sportifs à régler leur problème psychologique en une heure – soit quelques jours dans le temps de la série. Oui, je sais, ça paraît rapide, et effectivement c’est bien l’un des points noirs de la série depuis son début : difficile de croire que Santino, même si elle est super balaise, peut régler aussi vite des problèmes parfois sacrément costauds !

Après une première saison surprenante et assez originale, la série s’était sérieusement cassée les dents l’année dernière en se recentrant un peu trop sur les problèmes familiaux de la sympathique docteur. Les intrigues romantiques sentaient bon la naphtaline et au final on se faisait tout simplement super chier. Gros coup de vent sur cette troisième saison qui tente de corriger le tir en changeant la donne. Santino se retrouve avec un nouveau job, pour une agence multinationale qui s’occupent de sportifs en tout genre – notamment des étudiants qui n’ont pas encore vraiment démarré leur carrière. Le tout est couplé à une étrange intrigue policière où l’on découvre que Nico (le crush de notre héroïne) bosse en secret pour le FBI et serait donc là pour faire couler la boite…

Si la série est toujours aussi peu intéressante visuellement, les comédiens s’améliorent quelque peu, en particulier Mehcad Brooks, qui incarne T.K., le seul sportif (un joueur de football américain) dont on suit le parcours depuis le début. L’arrivée de John Stamos (et oui, l’oncle Jessie de La Fête à la maison !) est plutôt une bonne idée, tant le bonhomme se plaît à incarner un homme d’affaire sûr de lui et probablement capable de tout pour conserver sa boite. Mais si tout s’améliore nettement par rapport à l’année dernière, reste que Necessary Roughness est une petite série sans grande ambition et qu’elle se traîne un concept qui la rend atrocement lourde par moment (notamment chaque fois que Santino trouve la “source” du problème du patient du jour.)

On retiendra par contre que cette troisième saison s’oriente autour d’une thématique sur le sport professionnel qu’elle va traiter profondément et que le personnage de Stamos finit par résumer ainsi : “On construit des Gladiateurs. On les met dans un ring, et on les regarde se battre pour notre propre amusement. Et quand ils arrêtent de nous amuser le dimanche (note : le jour des compétitions sportives aux Etats Unis), on les oublie et ils souffrent le reste de leur vie.” Jusqu’où est-on prêt à aller, en tant que société, pour vibrer en regardant du sport ? Peut-on réellement fermer les yeux sur ce que s’infligent ces hommes et femmes pour un quart d’heure de gloire (et quelques chèques avec beaucoup de zéros) ? Les questions ne sont pas nouvelles, mais Necessary Roughness a le mérite de les poser à travers la fiction et de mettre le spectateur au pied du mur, face à ces convictions. Et là, la série marque définitivement des points.

Final Score : 6/10

Pas franchement passionnante, assez artificielle à cause de son concept, Necessary Roughness fait malgré tout un bon en avant après son exécrable deuxième saison et a le mérite de faire reposer son arche sur une thématique, vraiment traitée, et de poser quelques questions intéressantes.

axe copAXE COP (saison 1)

Vous êtes à la recherche d’un dessin animé court, pour adulte et sombrement stupide (ou du moins particulièrement décalé) ? Vous l’avez trouvé : Axe Cop, comics imaginé par deux frères, dont l’un a cinq ans et l’autre vingt-neuf, a été transposé en anime pour la Fox et la série conserve toute la cruelle irrévérence dont sont capables les enfants et qui a fait le succès du comics. Il s’agit donc des aventures n’importenawaqueske d’un flic à moustache dont l’arme principale est une hache. Accompagné par son fidèle Flute Cop, ils font respecter la loi et l’ordre dans un univers foutrement barré. Totalement inutile et ridiculement drôle.

Final Score : 7/10

Dans son genre, Axe Cop est une belle réussite. Mais encore faut-il aimer les dessin animé pour adulte et l’humour non-sens. Ne cherchez pas, cette série ne veut absolument rien dire, et c’est pour ça qu’elle est aussi jouissive.

Teen-Wolf-Season-3-PosterTEEN WOLF (saison 3 – summer finale) 

Heu… je vous ai déjà dit à quel point j’aime Teen Wolf ? Ouais, je sais. Mais à l’occasion du Summer Finale (wouhou, il reste douze épisodes qui seront diffusés à partir de janvier prochain !) je vais vous en remettre une petite couche. Véritable rollercoaster d’émotion, le show de Jeff Davis ose tout et parfois totalement n’importe quoi. Ouvertement punk, la série se contrefout d’avoir un budget ridicule et se lance dans des transformations complexes, des maquillages ahurissants et des scènes de baston bourrées d’effets spéciaux. Oui, tout est moche, et alors ? Vous allez me dire que Derek a le charisme et les expressions d’une statue de cire, et que Lydia ne sait vraiment que crier ? Que cette histoire de couleur des yeux qui change selon la place du loup dans la meute est totalement absurde ? Ouais, effectivement. Mais rien de tout ça n’arrive à amoindrir le fun et l’envie provoqués par la série. Les scénarios vous prennent toujours de court, les répliques de comédie font mouche et les cliffhangers donnent constamment envie de revenir. Comics live outrancièrement jouissif, Teen Wolf ne changera pas votre vie mais y apportera ce petit lot de joie, de passion et de fun qui font la qualité d’une (très) bonne soirée entre potes. Teen Wolf, c’est ma meilleure amie série.

 

Allez, rendez vous jeudi pour parler cowboy et Starbuck. Katee Sackhoff, hein, pas la chaîne de café.

 

Arrivé à la moitié de l’été, il me paraissait important de faire un premier bilan de cette formidable période où il se passe tellement de choses sur les écrans US… hum… vous l’aurez compris, faute de nouveautés à vous faire découvrir, je vais essayer cette semaine de vous faire regarder des séries auxquelles vous n’avez peut-être pas encore jeter un oeil !

Parmi la liste des recalés, il y a quand même quelques perles à découvrir. Ainsi, tous ceux en manque d’humour un peu cracra et d’ambiance estivale aux images chatoyantes se jetteront sur Camp, série drôle et plutôt progressiste de NBC sur les mésaventures d’un camping pas du tout paradisiaque. Vous cherchez quelque chose de définitivement original et décalé ? Testez donc Siberia, l’autre série complètement barrée de NBC qui se présente comme une vraie fausse télé-réalité dans les profondeurs de la Sibérie. Inclus : des trahisons, des animaux morts, un tigre, et même un ciel qui devient tout vert. Lost version Koh Lanta. Et enfin, si the Killing ne vous suffit pas, vous pouvez toujours compléter votre soif d’adaptation de séries nordiques avec la version US de The Bridge, dans laquelle deux flics – l’un mexicain, l’autre américaine – traquent un mystérieux tueur en série qui agit des deux côtés de la frontière…

tmnt - kids5) Comment vous occupez vos matinées vous ? En attendant la version sûrement complètement ratée produite (et non réalisée) par Michael Bay au cinéma, moi je m’éclate chaque samedi avec les Teenage Mutant Ninja Turtles, plus connues chez nous sous le sobriquet de Tortues Ninja. Si la 3D est assez peu convaincantes sur le look des personnages, elle permet une fois de plus des scènes d’action franchement réussies et c’est un vrai plaisir de voir Léonardo et compagnie se foutre joyeusement sur la gueule avec Krang, Shredder, et une galerie de mutants inventés pour l’occasion, plus débiles et amusants les uns que les autres. Car c’est bien là que réside toute la force du show, dans sa manière incomparable de caractériser ses personnages, tous complémentaires et immédiatement identifiables. Même April, pourtant bien changée, est super convaincante en ado de sa génération, un peu perdue, à la recherche de son père. Les fans crieront sans doute au scandale tant cette nouvelle mouture s’éloigne de tout ce qui a été fait auparavant (autant le comics de Laird et Eastman que la série animée qui des années 90), mais peu importe : cette version 2012 est une pure réussite qui rassemblera un paquet de nouveaux fans devant leur écran. Des enfants, des ados… et puis moi aussi !

the fosters s14) Et si vous vous mettiez à la série familiale ? Bon, entendons nous bien : si vous êtes plutôt conservateur et que vous considérez que vos enfants ne devraient regarder que des séries gentilles, bien pensantes, et plutôt tournées vers la religion, vous feriez mieux d’aller voir ailleurs. Car the Fosters, petit show d’ABC Family produit par Jennifer Lopez, s’avère l’une des séries les plus progressistes et réalistes que j’ai jamais vues. Si tout tourne autour d’une famille, celle-ci est plus qu’une famille recomposée, c’est limite une famille “monstre de Frankenstein” ! A savoir : deux mamans lesbiennes, un premier fiston que l’une des deux mères a eu auparavant avec son ex-mari, deux jumeaux adoptés, et enfin une ado qui sort fraîchement de centre de détention et son petit frère de huit ans qui pourrait bien être gay. Mais en plus de ce casting original, la série traite de thèmes sacrément costaud (comme la pilule du lendemain, l’alcoolisme ou le viol) en les prenant de manière frontale mais en les gérant tout en finesse. Personne n’est jamais unilatéralement condamné, et chaque situation mise en place s’avère sacrément compliquée dans le contexte dans laquelle elle se déroule. Bref, c’est moche (il faut le reconnaître) mais c’est particulièrement intelligent. Et ça, c’est quand même une qualité de plus en plus rare dans les séries familiales !

TEMPLATE3) Faisons maintenant un détour historique pour s’intéresser au cas The White Queen, coproduction anglo-américaine qui se voit décliné en une version “soft” diffusée actuellement sur la BBC et une version avec plus de cul (oui, oui, plus de cul, c’est tout, pas plus de violence ou quoi que ce soit, juste plus de cul !) pour sa prochaine diffusion sur Starz, la chaîne des Spartacus et autre Da Vinci’s Demons. Si le pilote était très beau mais malheureusement un peu cucul (décidément !), il servait uniquement à poser les bases d’une vraie guerre de l’ombre entre quatre femmes qui vont se déchaîner pour acquérir et conserver le pouvoir dans l’Angleterre du XVème siècle. Il faut bien reconnaître qu’on avait rarement vu autant de personnages féminins aussi forts, complexes et passionnants : pour exemple, si on adore la tendre Elizabeth du premier épisode, vous vous surprendrez à la traiter intérieurement de sale pute un peu plus tard ! Ce qui fait la force du show en fait aussi sa faiblesse car à trop vouloir jouer la variation des points de vue, le spectateur a bien du mal à s’attacher et à s’identifier à un personnage en particulier. Peu importe car la beauté visuelle de la série et sa force narrative en font un met de choix. Oui, même sans tout le cul que Starz va nous rajouter.

Teen-Wolf-Season-3-Poster2) Série la plus punk et la plus déjantée de la télé, Teen Wolf est une pure merveille qui ne fait que s’améliorer au fil des saisons (enfin, sauf son troisième générique, moins éclatant que la claque que nous avait infligé le deuxième.) Et dans la catégorie “série avec des monstres”, le show de MTV a le pur mérite de ne mettre en scène que des loup-garous et pas toute la cohorte de vampires, fées, fantômes, et compagnie qui viennent parfois pourrir les autres séries. “Straight to the line”, Teen Wolf parle de meute, d’alpha et béta, (et reconnaissons le, de tout un univers lié aux loup-garous incluant des druides, des chasseurs, des protecteurs, etc.), et bien sûr de toutes les pulsions animales liées à l’adolescence. Sans condescendance et avec beaucoup d’humour, le show balance une galerie de personnages crédibles et complexes, ainsi qu’une mythologie fascinante. Et se permet simultanément des épisodes complètement barré comme le fameux autour d’un motel… qui a le record du nombre de suicides par an. Alors tant pis si les transformations (et les fx en général) sont un peu moches : Teen Wolf est un vrai pur régal qui se dévore plus qu’il ne se déguste.

the killing season 31) Mais au royaume des séries, la reine incontestée reste la série policière la plus fascinante de ces dix dernières années : je parle bien entendu de la version US de The Killing. Si cette troisième saison a déçu beaucoup de monde avec son intrigue morcelée et son ambiance moins prégnante qu’auparavant, il faut reconnaître que le duo formé par Holder et Linden est une pure tuerie et justifie à lui seul de suivre toute la série. Acteurs totalement immergés dans leurs personnages, Mireille Enos et Joel Kinnaman offrent une prestation totalement inégalée qui culmine dans une magnifique scène du neuvième épisode. Le dixième, quant à lui, justifie tous les risques courus par l’étrange tournure prise par le scénario qui tourne perpétuellement autour de la thématique de l’innocence (perdue ou bafouée – ce n’est pas un hasard si l’essentiel de la saison raconte la traque d’un tueur en série d’ados qui vivent dans la rue.) Toujours aussi magnifique, cette troisième saison fait malheureusement parfois fausse route sur la réalisation mais jamais pour bien longtemps. Et si on lui cherche la petite bête, qu’on traque ses petits défauts, c’est bien parce que The Killing est de loin la série la plus réussie diffusée actuellement sur la télé US.

Allez, rendez-vous la semaine prochaine avec (enfin !) quelques nouveautés… dont un mystérieux Axe Cop et ses aventures intergalactiques !

A trois semaines de la fin de cette saison 2011/2012 (selon mes propres calculs, hein, donc il peut y avoir de la marge !) quelques séries tirent encore leurs révérences alors que les premières nouveautés débarquent au compte goutte. L’occasion de revenir sur quelques très belles surprises, et surtout sur le show le plus outrancier de toute cette année !

Au rayon des news, on saluera rapidement le retour de Grimm, qui était pourtant une grosse déception de l’année dernière mais qui redémarre avec un certain panache. Les rares qui seront allés au bout de la première saison peuvent donc y aller les yeux fermés. L’autre retour de la semaine, c’est celui de la nettement plus ambitieuse Hell on Wheels, western désabusé sur la conquête du rail, qui n’atteint pas la qualité graphique de Deadwood mais s’avère nettement plus engageante au niveau du scénario. Là aussi, le premier épisode de la saison deux est suffisamment bien foutu pour nous donner vraiment envie de voir la suite…

Parmi les départs dont on ne parlera pas, évoquons rapidement la fin de la diffusion US de Hit & Miss, la série anglaise sur un tueur à gage transexuel – sur laquelle j’espère pouvoir revenir un peu plus tard. Je n’ai pas regardé The Glades ni Rizzoli & Isles, donc je m’abstiendrai de tout commentaire sur ces deux cop show apparemment très classiques. Enfin, The Closer nous quitte définitivement… ou pas ! En effet, je ne m’attarderai pas non plus cette semaine sur la vraie fausse nouveauté qu’est Major Crimes, ou comment une chaîne continue une série quand son actrice principale (et productrice) décide d’arrêter. C’est donc The Closer la suite, avec les mêmes personnages et exactement la même réal, Brenda Leigh Johnson en moins… Après des débuts catastrophiques, Longmire a fini par trouver sa marque, son identité et à être plus qu’un cop show relativement désué. L’ambiance de cette ville accolée à une réserve indienne arrive peu à peu nous embarquer, et on ne peut que saluer la prestation de Katee Sackhoff (mais si, l’immense Starbuck de Battlestar Galactica) qui arrive à vraiment prendre possession de son personnage et la rendre absolument indispensable. Mais malgré ces qualités évidentes, auxquelles il faut ajouter des scénarios plutôt bien foutus, Longmire reste un cop show de plus, qui souffre énormément de la comparaison avec Justified à laquelle il n’arrive définitivement pas à la cheville.

Final Score : 3/5 (et 4.5/5 pour les fans acharnés de Starbuck !)

Enlevée par des acteurs particulièrement investis et des scénarios plutôt réussis, Longmire n’arrive cependant pas à dépasser son simple stade de cop show légèrement feuilletonnant. A part les fans de Katee Sackhoff, tout le monde pourra donc aisément s’en dispenser… On aurait bien du mal à bouder la sympathique Franklin & Bash qui confirme, avec cette deuxième saison, son statut de legal show le plus drôle du moment. Mettant en scène un duo d’avocat peu ordinaire, la série tire son épingle du jeu grâce à des scénarios extrêmement bien ficelés et souvent très amusants, mais aussi et surtout grâce à son tandem d’acteurs qui fonctionne comme jamais. Jamais vulgaire, jamais bas de plafond, jamais moqueuse gratuitement, Franklin & Bash est un réservoir à bonnes idées malheureusement frappé d’une réalisation qui oscille entre le totalement neutre et le parfaitement médiocre. A vous donc de dépasser cette image peu enthousiasmante pour vous laisser entraîner dans des aventures décalées que vous n’oublierez pas de si tôt.

Final Score : 4/5

Qu’on se le dise, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une comédie que Franklin & Bash n’est pas intelligente ! Remarquable comédie aux scénarios toujours prenant, voici une série qui mérite le coup d’oeil, même si elle est visuellement peu reluisante. Allez, donnez lui une chance, ne serait-ce que pour retrouver le formidable Mark Paull Gosselaar ! Mais que diable leur est-il passé par la tête ? On s’expliquera difficilement le ratage de l’ultime épisode de la deuxième saison de Teen Wolf, peut-être dû à une envie de trop en faire, de trop vouloir choquer, étonner, surprendre, pour au final donner une suite d’évènements peu crédibles et surtout totalement décousus. Dommage, vraiment dommage, car le reste de la saison était une vraie claque, une surprise de chaque instant, servie par des acteurs qui trouvent enfin leurs voies, une réalisation qui sait faire avec des FX médiocres, et surtout des scénarios qui mêlent comme jamais intrigues sentimentales, éléments d’horreur, comédie teenage et grande tragédie grecque. Rollercoaster d’émotions encore plus intense que Vampire Diaries, Teen Wolf est un diamant brut pas encore taillé, qui ose tout, se plante parfois, mais surprend constamment.

Final Score : 4.5/5, à cause du final.

Teen Wolf passe à côté de la note parfaite à cause de sa fin de saison totalement râtée et de quelques expériences plutôt laborieuses. Mais il s’agit au final d’un des meilleurs shows de la saison que, à moins d’être totalement réfractaire aux ados et au fantastique, vous ne devez absolument pas manquer !

Oeuvre dérangée et dérangeante, maltraitée par une diffusion en catimini bazardée sur deux soirées par la pourtant très courageuse chaîne IFC, Bullet in the Face s’impose comme la plus grosse surprise de la saison. Comédie parodique des séries policières mais plus vraisemblablement du cinéma européen à la Besson (dixit ses propres créateurs), le show s’avère d’une violence implacable, d’un côté gore rarement autant poussé et surtout d’un ton totalement absurde qui en choquera et dérangera plus d’un. Difficile en effet de ne pas se demander à certains moments si on n’est pas devant un programme résolument machiste (avant de réaliser que les “vrais” personnages féminins sont ceux qui ont le pouvoir), ou de ne pas s’interroger devant cet abus de violence gratuite (qui vient en réalité ponctuer un discours sur la folie assez passionnant.) Après mure réflexion, le show fait égale mesure avec le Joker du Dark Knight de Nolan grâce à son personnage principal, un ex truand qui est obligé de travailler pour la police après qu’on lui ait greffé le visage du flic qui cherchait justement à l’arrêter – et pose donc constamment la question de la folie, de la justice et de l’origine du mal. Visuellement impressionnante pour un petit budget, la série peut aussi compter sur des acteurs impeccables qui arrivent à garder leurs accents bien barrés tout au long de l’aventure.

Final Score : 4.5/5

Vous ne verrez sans doute plus jamais une série aussi barrée, gore, et intelligente : même si elle a bazardé la diffusion, on ne peut que reconnaître le courage de la chaîne IFC pour avoir produit une oeuvre aussi dérangeante et donc absolument immanquable.

La seule nouveauté dont on parlera cette semaine, c’est donc la curieusement très sympathique Animal Practice sur un hôpital vétérinaire plutôt barré. NBC joue encore une fois la carte de la comédie absurde, totalement irréaliste (l’un des docteurs est un singe), aux personnages stéréotypés mais en même temps exploités à leur plein potentiel. L’ouverture du pilote est absolument grandiose et, sans jamais atteindre la qualité de ce premier moment, la suite reste franchement regardable. Les acteurs sont un peu lisses mais on acceptera de leur laisser le temps de se trouver. Enfin, la réalisation reste propre mais tout à fait insignifiante. A vous de voir, donc, si Animal Practice peut vous convaincre – mais bon, si vous aimez voir des animaux à la télé, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes…

Allez, rendez vous la semaine prochaine pour parler de deux nouveautés américaines issues du monde de la télé british, mais surtout pour faire le deuil de pas moins de six séries !

Ca y est, l’été est présent et le programme télé US se calme un peu avec les fins de saison… ou les fins de série tout court. Et on se réjouit de voir de nouveaux programmes arriver sur les écrans. Enfin, on se réjouit, ça dépend des fois…

Autant vous l’avouez tout de suite, non je ne dirai rien sur le finale de Game of Thrones et on ne s’étendra pas sur la série qui, de toutes façons, n’a pas besoin de mon avis pour s’attirer les faveurs du public. Je ne vais pas revenir non plus sur la fin des pitoyables Hot in Cleveland (mais comment diable cette sitcom dépassée peut plaire aux critiques américains ?) et Happily Divorced, tout comme il sera de bon temps de s’abstenir de critiquer la quatrième saison de l’effrayante The Secret Life of the American Teenager… qui en plus enchaîne directe sur sa cinquième saison dés la semaine prochaine.

Pretty Little Liars : notez le A en lettre de sang qui fait très très peur...

Je vais juste rapidement vous prévenir du retour de Pretty Little Liars, avec une reprise ma fois assez réussie et qui – on s’en doutait – complexifie à outrance la fameuse question centrale de la série, à savoir qui se cache sous le pseudonyme de A et s’amuse à effrayer ainsi nos petites héroïnes ? La solution donnée à la fin de la saison précédente est donc sacrément remise en question… Reprise aussi de Jane By Design, série très bof bof sur l’enfer de la mode ou comment une jeune lycéenne se fait embaucher par une terrible styliste qui la prend pour une adulte. Mou du genou et très consensuel, c’est un show pour les après-midi où il fait trop chaud, afin de s’endormir tranquillement après un saut dans la piscine (si vous pouvez faire ça, vous êtes vraiment des veinards.) On saluera le retour très réussi de Breckin Meyer et Mark-Paul Gosselaar (Zack de Sauvé par le gong, combien de fois faudra-t-il vous le redire ?!) dans Franklin & Bash qui reste le legal show le plus drôle du moment pour l’instant. Enfin, le concept de concierge medicine (fallait le trouver celui-là) continue son bout de chemin dans la quatrième saison de la très oubliable Royal Pains ou les aventures mirobolantes d’un médecin qui n’a rien à envier à McGyver. Par contre, on n’oubliera pas de jeter un oeil au retour de l’intrigante Necessary Roughness, série très inégale (comprendre parfois géniale et parfois totalement soporifique) sur une thérapeute qui pratique l’amour vache.

Forte d’une très bonne première saison en terme d’audience, mais aussi de critiques finalement enthousiastes (alors que le tout premier pilote avait été jugé comme le pire pilote présenté cette année là !), Teen Wolf revient en grande pompe sur MTV, s’offrant deux épisodes pour bien nous lancer dans l’action, mais aussi un nouveau générique… absolument magnifique. Une reprise fort sympathique qui creuse un peu plus les différences avec la grande soeur spirituelle qu’est The Vampire Diaries pour se concentrer sur un mode plus sombre, plus réaliste (oui, même avec des loup-garous !) et qui délaisse au maximum les intrigues romantiques. Bref, ça sent l’ado qui a les poils qui poussent et qui veut pisser partout pour marquer son territoire, et ça traite ce sujet de manière plutôt sympathique. Un indispensable de l’été à mon avis, surtout au vu de ce qui est diffusé à côté.

Aïe, attention ça fait mal et ça pique longtemps. J’attendais Longmire pour le retour sur nos écrans de Katee Sackhoff, inoubliable Starbuck de Battlestar Galactica, et certainement pas pour la série de romans policiers dont le show est inspiré. Et d’ailleurs l’inspiration, c’est bien ça le problème, tant Longmire ressemble à énormément de série policière sans aucune originalité. Cette fois, le cadre et l’attitude très western sont censés faire la différence, mais au final cela à revient à avoir un personnage de flic droit dans ses bottes aidé par son ami indien et sa jeune flicette bagarreuse - et oui, c’est presque le trio de Walker Texas Ranger ! Bon, je suis méchant, mais il faut avouer que le côté western est déjà joué – et avec un talent absolument imparable – dans Justified ; quant à Sackhoff, elle rigole comme une bêtasse et se montre particulièrement peu investie par ce rôle au demeurant déplorable. Enfin, la palme revient à Robert Taylor qui, dans le rôle titre, en fait carrément trop pour être crédible. Bref, c’était un pilote long, chiant, et tellement banal qu’on se demande bien comment la suite pourrait relever la pente. Ah, c’est dans ces moments là que Starbuck nous manque le plus !

Je ne suis pas un fin connaisseur de l’univers de Tron, du coup je me suis renseigné mais j’espère quand même que je ne vais pas trop dire de conneries. Apparemment, Tron : Uprising, cette version animée, qui vient de démarrer sa diffusion sur Disney XD (la version bad-ass de Disney Channel !) se déroule entre les deux films histoire de situer à peu près temporellement le schmilblick. C’est donc l’histoire de Beck, mais pas le groupe de musique, il s’agit ici d’un programme jeune et plein de vie, mécanicien, qui va peu à peu s’opposer au régime totalitaire que met en place le méchant Clu et qui va devenir le prochain Tron, c’est-à-dire la personna de la résistance. Ça a l’air compliqué comme ça, mais en réalité c’est très simple et suffisamment bien écrit dans les deux premiers épisodes pour qu’on puisse vite accrocher à cet univers sympathique et à ces personnages fortement charismatiques. Il faut dire que la série a une patte graphique vraiment très particulière qui souffre seulement du “syndrome du vide”, à savoir un net problème de foule lorsqu’il est censé y avoir du monde dans les parages. La musique est assurée par l’arrangeur des Daft Punk et on retrouve tout à fait l’esprit de la BO du film récent – pour ma part, j’ai bien cru au début que c’était les Daft Punk eux-mêmes qui étaient aux manettes. Au niveau des voix, on retrouve tout de même Elijah Wood, Mandy Moore, Emanuelle Chiriqui, le magistral Lance Henriksen (mais si, le protagoniste de la série Millenium de Chris Carter) et l’excellente Tricia Helfer (forever number six), bref du beau monde qui se prend totalement au jeu. C’est donc tout à fait réjouissant et on verra sur le long terme si c’est absolument génial…

Mon histoire avec Saving Hope est un peu particulière. La première fois que j’ai regardé le pilote, je rentrai d’une soirée plutôt très arrosé, un appétit de T-Rex dans mon ventre et le cerveau aussi fonctionnel  qu’une tablette tactile pour écrire un roman (allez-y, essayez…) Je me souviens que j’étais incapable de comprendre qui était l’héroïne, que je confondais quasiment tous les médecins et que je me demandais pourquoi la série se focalisait autant sur ce pauvre mec en costard et noeud papillon qui semble attendre désespérément qu’il se passe quelque chose. Et pour tout avouer, je n’avais même pas reconnu la sémillante Erica Durance, la Lois Lane transfuge de Smallville. Du coup, deux jours après, je m’y attelle à nouveau pour découvrir un show particulièrement propre… et particulièrement peu imaginatif. Saving Hope, puisque maintenant je peux le raconter, c’est donc l’histoire d’un couple de chirurgiens qui est sur le point de se marier mais qui ont un accident de voiture. Du coup, le monsieur devient un fantôme dans l’hôpital où celle qui aurait dû être sa femme continue d’officier. Enfin, un fantôme… plus ou moins vu qu’il est “seulement” dans le coma mais qu’il n’est pas encore mort. Alors oui, comme ça, ça peut paraître un poil original (mais ça a déjà été fait cette année, à l’envers, dans la pas très reluisante A Gifted Man), mais en réalité on fait face à un medical show de plus, avec des personnages bien creusés, une bonne ambiance visuelle, des intrigues secondaires poignantes (et bien morales), en clair quelque chose de déjà vu cent fois mais qui est fait dans les règles de l’art. Pas chiant, pas débile, pas condescendant, et pas original pour deux sous. La suite me fera peut-être changer d’avis, en attendant je crois que j’ai trouvé le show parfait à regarder quand tu fais du vélo elliptique.

Pour terminer, un petit mot rapide sur The Runaway, série anglaise enfin diffusée aux US sur la chaîne Ovation, un tout petit network qui “essaie” de faire dans la qualité. The Runaway date de 2011, est basé sur un roman de Martina Cole et apparemment cette mini-série de six épisodes, qui conte une romance maudite entre deux petits londoniens dans les années 60 et 70, serait une vraie bonne surprise. Qui sait, au vu du peu de programmes suffisamment intéressants diffusé cet été, il est possible que j’y jette un oeil et que je vous en parle un peu plus longuement une prochaine fois !

Allez, à la semaine prochaine avec… oh mon dieu, mais oui c’est eux, Bobby Ewing et J.R. ! Dallas, le comeback du siècle ? (de la décennie ? de cette année ? de cet été ?) Réponse dans une petite semaine !

Pour le retour de l’insolite du mercredi, j’ai décidé de vous faire pleurer (enfin, moi je pleure en tous cas).

Si True Blood continue d’assurer son irrésistible ascension, avec des scores dépassant les cinq millions de spectateur pour le début de sa quatrième saison, on était en droit de se dire, vu les résultats plus que décevant même pour Lifetime, que The Protector, série d’une qualité toute fantomatique, allait peut-être voir son sort prendre un tournant la menant tout droit à une hache de boucher lui décapitant la tête.

Noter ce regard d'enquêtrice qui ne laisse passer aucune preuve !

On se réjouissait donc d’apprendre que le petit network avait décidé de bouger le show avec Ally Walker le lundi soir, dans une case déjà bien concurrentielle. Petit suicide annoncé ? En fait, pas du tout. La chaîne veut se servir de ses téléfilms (prodigieusement affligeants – c’est ceux que vous retrouvez parfois en début d’après midi sur M6) qui attirent en masse un public féminin qui ne devrait pas être insensible au “charme” des enquêtes de Gloria Sheppard, comme d’une rampe de lancement qui devrait augmenter de manière significative l’audimat tout puissant. Vérification à partir du 1er aout, mais on croise les doigts pour que les mères de famille laisse la télécommande à leurs enfants qui devraient alors consciencieusement zapper sur MTV pour voir la suite de Teen Wolf.

La classe dans toute sa splendeur.

L’autre bonne blague – enfin, ça fait pas rire du tout mais que voulez vous – c’est la consécration pour Single Ladies, première série de fiction de VH1, qui se voit d’ores et déjà reconduite pour une deuxième saison. Le show qui véhicule une image proprement effrayante de la femme moderne a su trouver son public et rien que ça, ça nous dépasse. Franchement, si je n’était pas déjà sorti hier soir, j’irai sans doute immédiatement dans un bar pour essayer d’oublier tout ça…

Neuvième bilan, où on va (enfin) parler fantastique et SF ! Un bar bien spécial, des colocataires étranges, un sanctuaire pour les anormaux, une école mystérieuse, et la dernière version d’une franchise bien connue. C’est parti !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Bar Karma sort tout droit du cerveau de Will Wright, le mec qui assassine par millier les esprits de ces jeunes gens qui se laissent aller à jouer pour de vrai à ses Sims (oui, ceux qui ne passent pas leur temps à chercher différentes manières de tuer ces foutus personnages.) Willy est particulièrement malin : tout comme il ne vous vendait pas un vrai jeu mais un simple bac à sable, il ne vous vend pas une série mais un programme que les internautes devront écrire. Bien joué Willy, toi tu n’as pas besoin d’être sauvé.

Le problème quand on laisse les internautes écrire, et même si on utilise des professionnels pour lisser le tout, c’est que la plupart d’entre eux ne sont pas des scénaristes et ne connaissent quasiment rien à la dramaturgie… Et cela se fait fortement ressentir sur les scénarios de la série : si les idées sont généralement sympathiques (à défaut d’être bonnes !), le traitement est quasiment toujours absolument catastrophique, avec encore moins d’action qu’un épisode de Plus Belle la Vie et encore plus de dialogues explicatifs bidons.

Petit rappel tout de même pour ceux qui ne connaîtrait pas le concept : le bar Karma est un endroit à part de l’univers où vous pouvez voir les conséquences de vos actions, dans le présent et le futur, avant de décider comment agir, voir de retourner dans le passé pour tenter de tout changer. L’idée est séduisante donc – encore plus quand Willy se décide à glisser son grain de sel dans les derniers épisodes et à mettre un peu de feuilletonnant pour développer son univers.

Mais à part ça, c’est quand même le désastre du point de vue de la réalisation, de la production value (et de ses deux décors en studio), et des acteurs – une vraie et constante bataille pour prouver qu’ils jouent tous plus mal les uns que les autres. Sans ramage ni plumage, il ne reste qu’une sympathique idée de départ. C’est peu.

Final Score : 2/5, série en hiatus.
Participer à l’écriture de Bar Karma a peut-être été amusant pour certains internautes, mais le résultat est un vrai calvaire pour les spectateurs. Et vu que le reste est tout aussi à la ramasse, difficile de trouver un point positif à la série de Will Wright. Même les fans des Sims ferait mieux de retourner voir comment leur dernière création s’affame en essayant de sortir d’une piscine vide dépourvue d’échelle plutôt que de s’infliger ça.

Les amateurs de séries anglaises sont souvent très critiques avec leurs homologues américaines, encore plus quand celle-ci ne sont “que” des remake de leurs shows préférés. Du coup, Being Human US s’était fait une assez sale réputation avant sa diffusion sur Syfy. Essayons de voir vraiment ce qu’il en est.

Je dois commencer par vous avouer que je n’ai vu que le début de la série anglaise (une dizaine d’épisodes) lors de sa diffusion, il y a donc un peu plus de trois ans. Du coup, j’en avais un souvenir assez fugace mais plutôt positif, mis à part un casting qui ne m’avait pas particulièrement convaincu.

Face à cette version US, les souvenirs affluent tant les scénarios se ressemblent (les fans pourraient vérifier s’il ne s’agit pas de simples copier/coller). Le casting n’est guère plus convaincant, même si les acteurs semblent vraiment prendre du plaisir.

Being Human, c’est donc la vie en colocation d’un vampire, d’un loup-garou et d’un fantôme. Loin des intrigues à tiroir de The Vampire Diaries et beaucoup plus adulte dans ses thématiques qu’un Teen Wolf (heureusement, les personnages ont une trentaine d’années… ok, à part le vampire !), la série voudrait s’interroger sur ce qui fait de nous des êtres humains ou des monstres mais manque un peu le coche sur le sujet. En fait, l’histoire est juste fun et agréable à suivre et c’est déjà vraiment pas si mal.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Je ne pourrai vous dire si cette version US est meilleure ou pire que l’anglaise (qui va tout de même entamer sa cinquième saison) mais je peux vous assurer que ce Being Human est fort sympathique à suivre. Si vous chercher un show intéressant et fun, mais qui ne vous fera pas plus réfléchir que ça, vous pouvez sérieusement y jeter un oeil ! (Quant à tous les fans de la série anglaise, si vous détester cette version US merci de me dire pourquoi et peut-être que je ferai un comparatif entre les deux !)

Au premier abord, Sanctuary, avec ses effets spéciaux à la ramasse et ses faux décors en 3D pas franchement réussis, a tout pour rebuter même le plus hardcore fan de SF. Ce serait pourtant dommage de passer à côté de cette série qui réserve quelques moments magistraux… mais souffre aussi parfois de petits accidents industriels !

Car oui, c’est bien là tout le problème de Sanctuary : proposer à la fois des scénarios géniaux (notamment sur tout le passé de l’héroïne, Magnus, alliée de l’homme invisible, du docteur Watson, de Nicolas Tesla – un vampire – et de Jack l’éventreur !) et des quelques histoires franchement catastrophiques (oh, flûte, une grosse baleine a décidé de faire péter la planète) !

L’idée de départ permet de toutes façons plein de possibilités : le docteur Hélène Magnus dirige un Sanctuaire dans lequel tous les anormaux (comprendre toutes les bestioles et les êtres mythiques) peuvent être accueillis. Sur cette base relativement simple, les auteurs arrivent à tisser toute sorte d’intrigues et, peu à peu, installent un univers crédible et relativement jouissif.

Dommage que la technique ne suive pas et que certains décors en 3D soient juste à se vomir dessus. Dommage aussi que les acteurs ne soient pas tout le temps à leur maximum, on sent quelque peu un certain laisser-faire, comme s’ils ne prenaient pas totalement la série au sérieux. Mais c’est aussi ce qui fait la force de Sanctuary : ne jamais chercher à péter plus haut que son cul et juste proposer (la plupart du temps) de sympathiques épisodes.

Final Score : 3,5/5
Mettre un 3 serait cruel, mettre un 4 serait trop généreux… Sanctuary oscille vraiment entre des passages fabuleux qui vous donnent absolument envie de voir la suite, et des bourdes difficiles à pardonner ! Pour ceux qui sont en manque de SF ou de fantastique, voici un parfait palliatif qui pourrait tout à fait vous combler. Les autres passeront leur chemin !

Pas de méprise : Tower Prep était la première série live de Cartoon Network et se destinait clairement à un public d’adolescents de dix à quatorze ans – donc inutile de vous plaindre, si vous vous laissiez tenter à regarder le show, qu’il est un peu trop gamin. Avec cette notion bien en tête, que penser de cette nouvelle création de Paul Dini (un célèbre auteur de comics) et de Glen Morgan (un ancien de chez X-Files) ?

En pleine partie de jeu vidéo, Ian Archer se met à entendre un bruit strident et s’effondre au sol. Il se réveille à Tower Prep, une école bien mystérieuse, sans aucune idée de la manière dont il est arrivé là. Paniqué, il tente de s’échapper, mais des créatures étranges peuplent le bois qui entoure le bâtiment principal. Et Ian ne va pas tarder à découvrir que la fameuse école abrite en réalité uniquement des adolescents possédant des facultés extraordinaires…

Du mystère dans des questions dont les réponses ne révèlent qu’encore plus de mystères, voilà bien le leitmotiv de la série qui joue à 200% la carte du gros complot paranoïaque. Si les histoires sont amusantes et les scénarios plutôt bien rythmés, c’est bien le casting, choupinou et fort sympathique, qui accroche définitivement le spectateur. Par contre, ce dernier devra prendre sur lui pour oublier une réalisation assez déplorable (surtout dans les séquences de combats qui font penser à du Power Ranger ou n’importe quel sentai japonais), accablée par une production value strictement sans aucun moyen.

La série s’arrête malheureusement sans nous révéler tous ses secrets, mais surtout sur un gros cliffhanger bien stressant et c’est donc avec une certaine rage qu’on a appris son annulation par Cartoon Network. Dommage dommage, car tout ceci était franchement très rafraîchissant !

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison.
Réalisation déplorable et production value sans moyen ne viennent pas entacher la fraîcheur et le dynamisme de Tower Prep, sympathique petite série à mystères destinée aux plus jeunes. Comme quoi, avec de bons scénarios et une histoire bien préparée, on peut quasiment convaincre tout le monde !

Le plus gros défaut de Stargate Universe, c’est sans doute de faire partie de la licence Stargate. Un vrai souci quand on sait que la direction prise par la série n’a pas convaincu les fans, ce qui a vraisemblablement mené à l’annulation de la série par Syfy. C’est aussi un problème pour tous les gens qui, comme moi, n’ont jamais accroché à la porte des étoiles et qui ne penserait jamais donner une chance à cette quatrième déclinaison en série. Reste une question : en tant que programme à part entière, que vaut ce SGU pour les fans de SF ?

De prime abord, pas grand chose – et ce pour la simple et bonne raison que Battlestar Galactica est passée par là et que le casting de SGU ressemble un peu trop à celui du mythique show avec Starbuck. Rush fait inévitablement penser à Baltar, le commandant Young rappelle un peu trop notre bon vieux Adama (mais sans la moustache…), et on retrouve même, au départ, la “bataille” entre les politiciens et les militaires. Sans oublier le concept lui-même : SGU voit un équipage de vaisseau condamné à errer dans l’espace en quête d’un moyen de retourner sur Terre. Ça vous rappelle forcément quelque chose…

Et pourtant, SGU mérite quand même toute votre attention. Pourquoi ? Parce que par ses histoires variées qui partent dans tous les directions, le show se fait le point de départ d’un nombre incalculables de réflexions autour de la SF, bien plus que ne le faisait un BSG qui avait tendance à s’enfermer dans ses délires religieux et son questionnement sur la nature humaine. Ne vous méprenez pas pour autant : Stargate Universe est loin d’égaler la série de Ronald D. Moore, tout simplement parce que si elle évoque une foule de thématiques, elle peine toujours à les traiter (ce que, au contraire, faisait parfaitement BSG). Du coup, impossible de ne pas ressentir une petite frustration face à des scénarios qu’on souhaiterait aller voir plus loin, alors qu’ils vont juste se contenter de nous titiller les neurones.

Le casting ne cesse de s’améliorer, tous les personnages prenant une certaine épaisseur, même le petit geek insupportable censé être le héros de la série au début (ce qui sent bon la geeksploitation bien calibrée)… Si on aimera tous la complexité d’un Rush (Robert Calyle, qui a rarement été aussi bon), on appréciera tout autant l’évolution du trio de scientifiques, ou le destin compliqué de la petite Chloé. La réalisation n’est pas en reste, souvent très imaginative et qui pallie grandement à une production design qui souffre de décors un peu trop récurrents (pas évident quand l’action est censée se dérouler sur différentes planètes.)

Sans tout vous spoiler, la série se termine sur deux sourires : celui sur l’écran et celui qu’il y aura sur votre visage.

Final Score : 4/5, série annulée à la fin de sa deuxième saison.
Stargate Universe souffre de faire partie de la licence Stargate et de passer après Battlestar Galactica. Elle n’en reste pas moins une série de grande qualité, qui évoque pléthores de sujets de SF mais peine parfois à les traiter. Un plus qu’agréable moment qui devrait ravir tous les fans de SF qui oserait se tenter à l’aventure.

Aujourd’hui, double ration ! Allez voir là-bas pour la suite du bilan de l’année avec la critique de Game of Thrones.

Ici, on fait un premier tour d’horizon des pilotes des nouvelles séries de l’été. Cinq premiers épisodes, des genres très différents pour un résultat dans l’ensemble franchement peu probant… Vous devez connaître le système de notes maintenant, sinon faites un tour dans n’importe quel post sur le bilan de l’année 2010/2011 !

Autant commencer par le pire du pire, en l’occurence la première série de fiction de VH1, une chaîne plutôt spécialisée dans la musique et les télé-réalités bas de gamme. Pourtant, avec un budget assez conséquent et une communication plutôt bien pensée, on aurait pu croire que ce Single Ladies allait nous réserver de bons moments. On ne pouvait pas plus se tromper… Bienvenue au paradis de la pouffiasse !

Il y a une réplique  qui symbolise parfaitement l’image de la femme telle qu’elle est représentée dans la série : “you want the prince, and I want the castle.” Mais commençons par le commencement : Single Ladies, c’est donc l’histoire de trois jeunes femmes indépendantes, leurs relations sentimentales et la manière dont elles prennent le contrôle de leurs vies. Sur le papier, le show peut être intéressant : si on en n’était pas tous fan, Sex and the City regorgeait d’indéniables qualités et avait un vrai discours sur son époque.

Dans Single Ladies, les hommes noirs ne pensent qu’à eux-mêmes, les blancs sont quasiment tous des gentils benêts, et les blondes prennent définitivement trop de place dans le monde. Courir après l’amour, c’est bien, mais totalement inutile si le prince charmant en question n’a pas les moyens de couvrir toutes vos envies et ambitions. Et n’oublions pas que tous les homos travaillent dans la mode et assurent toujours de bons conseils – à part ça, ils n’ont strictement aucune vie, donc on ne va pas se faire chier à leur mettre une personnalité.

Je rédige ce texte tout en regardant le deuxième épisode et le constat ne s’améliore vraiment pas. Alors certes, il y a une réalisation franchement honnête, des actrices qui se démènent comme elles peuvent avec leur stéréotype de personnages, et une production design qui gère parfaitement l’important budget de la série. Mais chaque séquence contient son lot de réplique qui va vous faire vomir, chaque nouveau personnage semble encore plus crétins et vide de sens que le précédent (mention spéciale au mari de la blonde qui découvre qu’elle couche avec le maire !), et je commence sérieusement à me demander pourquoi toutes ces femmes portent des tenues qui affichent sérieusement leurs sous-vêtements !

Final Score : 1/5

Single Ladies, c’est comme une barre chocolatée avec du vomi à l’intérieur : quand tu la vois tu as bien envie de la manger, mais dés que tu la gouttes c’est juste infâme. Bon courage à tous ceux dont la copine trouveras ça très drôle et super sexy. Heureusement pour moi, pas la moindre trace de robot à l’horizon…

Franklin & Bash ou un nouveau legal show pour l’été. Points forts : jouer sur la comédie, ne pas trop se prendre au sérieux, mais surtout nous proposer Mark-Paul Gosselaar dans l’un des deux personnages éponymes. Points faibles : un legal show sans vrai concept, une simple série de plus pour l’été ?

J’aime Mark-Paul Gosselaar. Je le trouvais génial dans Saved by the bell, et depuis on l’a toujours retrouvé dans des séries franchement sympathiques : D.C., NYPD Blue, Raising the bar… Ici, il joue un avocat assez funky et avec des combines géniales, qui travaille avec un autre avocat qui a décidé de tout prendre à la cool – genre son bureau est à la maison, il commence à travailler tard, et personne ne porte de costumes. Embauchés par un gros cabinet pour on ne sait pour l’instant quelle raison (ah ah, un peu de mystère feuilletonnant histoire de faire revenir le public), le duo va quelque peu se disputer tant les choses vont changer pour eux. Mais ils resteront les mêmes sur un point : ils vont gagner tous leurs procès.

Rien de bien original là dedans, même si le duo éponyme fonctionne plutôt bien et arrive à nous décrocher de nombreux sourire. Au niveau de la réal et de la production design, on est en plein dans une série TNT : c’est à dire que c’est loin d’être moche, mais aussi loin d’être exceptionnel ou même remarquable. Au final le pilote se déroule sans qu’on s’en aperçoive vraiment, sans nous teaser ni nous déplaire…

Final Score : 3/5
Pour un legal show, c’est un bon legal show… mais c’est tout. Assez amusant, Franklin & Bash manque profondément – pour l’instant – de personnalité pour se faire remarquer. Les fans du genre peuvent y jeter un oeil, les autres attendront que la série soit un peu plus avancée avant de se laisser tenter si elle s’avère meilleure que prévue !

Love Bites mise beaucoup sur son concept de trois histoires sentimentales par épisode, les différents personnages principaux étant tous plus ou moins liés les uns les autres. Pour s’assurer encore plus de succès, le show propose un grand nombre de stars en guest qui viennent jouer (si j’ai bien compris) leur propre rôle – ainsi Jennifer Love Hewitt dans le pilote. Après une conception plutôt chaotique et une diffusion qui l’est encore plus, la série n’apparaît plus sur les plannings de NBC sans être formellement annulée. Alors, série géniale mais maudite, à la Profit, ou juste énorme déception ?

Il est vrai que lors du visionnage du pilote, on ne peut qu’être à la fois décontenancé et charmé par le principe des trois histoires différentes. Trois univers, trois tons, trois acteurs principaux plutôt géniaux : la série fait dans la diversité pour ne pas s’enfermer dans un schéma classique d’intrigues sentimentales.

Malheureusement, ces trois fameuses histoires sont loin d’être convaincantes. Le format court provoque des résolutions très attendues, et un manque profond de réflexion sur les différentes sujets évoqués. On se retrouve plus face à des sketchs plus ou moins (et d’ailleurs plutôt moins) intéressants, qui en réalité provoque un certain ennui. Love Bites misait haut, sans doute trop haut et s’avère au final une sacrée fausse bonne idée.

Final Score : 2/5
Love Bites n’est pas sans intérêt, mais c’est un ratage des plus complets. La pauvreté scénaristique des trois histoires présentées dans le pilote ne laissent pas vraiment espérer une quelconque amélioration pour la suite. La disparition du show dans les plannings de NBC est encore moins rassurante…

ABC Family s’offre à nouveau les services de Paul Stupin, producteur de l’assez intéressant Make it or Break it diffusée sur la même chaîne, pour nous proposer Switched at Birth, l’histoire de deux adolescentes échangées à leurs naissances (mais bon, vous l’avez sans doute deviné grâce au titre) et qui ont grandi dans des environnements très différents (des gros riches et la classe moyenne). Attention, double concept : l’une des deux filles… est sourde.

“If you hate her, maybe you hate me too”, c’est ce que dit la petite fille riche à sa (pas génétique) maman en parlant de la petite sourde. J”avoue ne pas vraiment comprendre comment elle en vient à cette conclusion, mais de toutes façons je dois bien avouer que je ne comprends pas vraiment le comportement des différents adolescents présentés dans la série. Et c’est bien là le principal problème de la série (en plus d’avoir un concept qui occupe les cinq premières minutes de la série mais ne peut en réalité pas vraiment porter toute une saison) : les auteurs ont tellement voulu éviter les clichés qu’ils ont compliqué à outrance leurs personnages qui en deviennent sérieusement incompréhensibles. Ils sont tous mystérieux, courent tous après totalement autre chose que ce qu’on pourrait croire, et ils ont tous des vrais-faux sentiments les uns pour les autres.

Du côté des parents, c’est exactement le régime inverse. La maman riche est ultra conservatrice et chiante, la maman pauvre est ultra progressiste et laisse trop sa fille faire ce qu’elle veut (même quand elle fait des choses illégales comme… être assise à l’arrière de la moto de son mec.)

On est chez ABC Family, donc on ne s’attendait pas à grand chose du côté de la réalisation et de la production design… et on a bien eut raison. Passable sur tous les points, ce n’est pas la forme de la série qui va la sauver d’un fond assez peu intéressant et carrément à la ramasse.

Final Score : 2/5
Un pilote vraiment peu intéressant, un deuxième épisode relativement ennuyeux et surtout ces personnages auxquels on ne comprend rien : Switched at Birth aura bien du mal à convaincre qui que ce soit. Du coup, n’hésitez pas à switcher de série.

La voilà enfin, la fameuse série MTV qui s’était attirée les foudres de toute la critique lors de sa présentation il y a à peu près un an. Pourtant les teasers de Teen Wolf nous laissaient suggérer une série assez sympathique et plutôt réussie visuellement. Le pilote de deux heures, ou plutôt les deux premiers épisodes diffusés l’un après l’autre, nous a-t-il convaincu ? L’heure de vérité, c’est maintenant !

Impossible de ne pas penser à The Vampire Diaries en regardant Teen Wolf : même volonté de mêler série pour ado avec évènements fantastiques, même ton mêlant romance, aventure et comédie, même type de personnages ténébreux. A part ça, Teen Wolf propose sa propre identité en s’attardant beaucoup plus sur les problèmes sentimentaux du héros (il est amoureux d’Alison - qui n’est pas du tout insensible à son charme – mais qui est la fille d’un chasseur de loup-garou) qu’elle joue pleinement et ne bazarde pas d’un coup de “on est ensemble et on dépassera tout.” L’ambiance est aussi beaucoup plus crépusculaire, et c’est peu dire qu’il fait un temps de merde dans la contrée où est censée se dérouler le show !

On pourrait s’en douter, le gros souci de la série, ce sont ses effets spéciaux, particulièrement le rendu des loups qui ont plus tendance à faire rire qu’à apeurer. Ce détail mis à part, difficile de reprocher quoi que ce soit à la série de MTV : le scénario est carré, les dialogues sont réussis, les acteurs sont franchement tous bons, et la réalisation et la production value remplissent parfaitement leur office. Fun, mystérieuse, diablement enthousiasmante, Teen Wolf pourrait bien être la série de l’été… si vous n’êtes pas allergiques aux histoires d’adolescents face au surnaturel !

Final Score : 4/5 pour ceux qui apprécient le genre, 2/5 pour les autres.
Teen Wolf est résolument réussie… dans son genre. Du coup, si l’idée de voir des ados et des vampires ou des loups-garous vous fait vomir, ce n’est pas la série qui va vous faire changer d’avis ! Pour tous les autres, voici un parfait palliatif à The Vampire Diaries, au moins aussi réussi et tout aussi intrigant.

Still the worst joke ever.

Il est temps mes amis. Il est grand temps d’en finir avec ce programme magnifique que nous ont concocté les chaines US pour l’été. Suite et fin du tour d’horizon des trailers des nouvelles séries de l’été. (Promis, ce post est garanti sans Teen Wolf inside. Ah ben merde, ça y est c’est fait.) Et sinon, c’est par ici pour la première partie, et ici pour la deuxième !

httpv://www.youtube.com/watch?v=zUSFjuEOnmk&feature=related

On commence avec NBC qui nous propose Love Bites, série pour laquelle je vous mets au défi de trouver un vrai trailer. Du coup, on se contentera d’un montage des différentes scènes de Jennifer Love Hewitt dans son propre rôle pour le premier épisode. Car oui, Love Bites propose de magnifiques guests dans chaque épisode (du moins, c’est ce qui est écrit sur le site de la chaîne), guests qui interviendront dans les histoires d’amour de trois couples (?) ou plutôt de trois “loosely connected love stories.” Si quelqu’un y comprend quelque chose… De mon côté, j’attendrai de voir le pilote pour me faire un vrai avis car je suis quelque peu sous le charme du casting : on retrouve Becky Newton, la seule à être restée drôle jusqu’à la fin de Ugly Betty, mais surtout le gros Greg Gunberg, vrai héros de Alias, pilote mort dans le pilote (hé hé) de Lost, et comique malgré lui en policier télépathe dans Heroes.

Annoncée pour le mois d’Aout, Friends with benefits, pourtant de Brian Grazer, l’un des cerveaux responsables de Arrested Development, pue la série pas drôle de trentenaires nombrilistes. Je vous le donne en mille : nous voici face au destin d’un homme qui cherche la femme parfaite et qui en attendant couche avec sa meilleure amie. De son côté, elle fait pareil. Mais, oh mon dieu, seraient-ils faits pour être ensemble ? Le suspense est vraiment trop insoutenable… Et quand on voit les gueules du casting, on se demande bien où la production est allée pécher des acteurs pareils (et je dis bien pécher car ils ont vraiment le charisme d’une boite de thon de marque distributeur) ! Gros fail pour NBC cet été ? on verra bien…

httpv://www.youtube.com/watch?v=YkAnRIug014

Heureusement, Nicktoons pense à nous et nous proposera ce qui est sans doute le dessin animé le plus moche de la deuxième décennie du XXIème siècle (ouais, je joue la carte de l’avenir.) Mais qu’est-ce donc que ce Voltron Force ? Tout simplement le remake de Voltron tout court, série animée des années 80 qui me paraît bien plus belle à l’époque. J’imagine que les connaisseurs crient déjà au scandale et que tous les autres n’ont en strictement rien à foutre, du coup, on ne va pas s’appesantir là dessus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=0zHxFaFAU1w

LA nouveauté de l’été chez SYFY, c’est de mélanger CSI (ou NCIS, au choix) avec Heroes, pour obtenir Alphas, un show sur un groupe de personnes dotées de facultés extraordinaires et qui vont apparemment mener des enquêtes. Rien de bien nouveau sous le capot donc, et comme c’est chez Syfy, on peut autant s’attendre au meilleur qu’au pire. Du coup, vivement le 11 juillet pour voir le pilote !

httpv://www.youtube.com/watch?v=R3Mo1HtuYgs

Showtime redonne sa chance à Lisa Kudrow, l’irrésistible Phoebey, compositrice de “Smelly Cat” dans Friends, avec Web Therapy, une nouvelle “concept comedy” sur une thérapeute qui fait des sessions de trois minutes… sur internet. On aimerait ne pas assister au même désastre (strictement en terme d’audience) que The Comeback, autre série hystériquement drôle avec Lisa Kudrow mais qui n’aura convaincu aucun spectateur américain. Du coup, remettons nous en aux grandes qualités des patrons de la chaîne pour qu’ils ne tuent pas ce nouveau bébé fort sympathique dans l’oeuf.

httpv://www.youtube.com/watch?v=E4_XmeDaR0k

TNT nous propose un nouveau legal show dont la principale originalité est qu’il est bourré d’humour, on va donc vraiment rire avec Franklin and Bash et il y a beaucoup de choses à dire sur… NON STOP ! Un show avec Mark Paul Gosselaar (rah putain, comment c’est dur à écrire son nom), LE Zack Morris qui a baigné notre enfance dans Saved by the bell (oui, ok, Sauvé par le Gong, j’ai voulu me la péter, là…) ne se manque jamais. Surtout qu’ils ne durent jamais très longtemps…

httpv://www.youtube.com/watch?v=SjroVVhe8G0

TNT. Noah Wyle. Moon Bloodgood. Aliens. Dreamworks. Aliens by Dreamworks. Steven Spielberg. Falling Skies.

Ca devait arriver. Je le savais. Pourtant, j’avais prévenu du monde, je leur avais dit : profitons de la fin de Une Nounou d’enfer (The Nanny) pour brûler Fran Drescher. Mais voilà, on ne m’a pas écouté, et du coup, TV Land, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de sitcom infâme, va remettre le couvert avec la brune la plus antipathique du monde. Et dire que je vais me forcer à regarder au moins cinq épisodes histoire de vraiment pouvoir confronter des arguments aux déjà futurs fans. So help me god. Happily Divorced, not viewed.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Zq7cM5c_vTg

USA Network ne se cache pas de miser avant tout sur des personnages forts, en tous cas bien plus que sur des concepts excitants. Du coup, on a un peu le cul entre deux chaises avec Necessary Roughness, l’histoire d’une thérapeute qui pratique l’amour vache avec des joueurs de football américain et autres stars franchement dérangées. Alors, génial ou banal, ça donne envie ou c’est chiant comme la pluie ? Seul le pilote, diffusé le 29 juin, pourra nous en dire plus…

httpv://www.youtube.com/watch?v=uYNDZtdhL8w&feature=related

Prenez le texte précédent sur Necessary Roughness, copier / coller, changer juste le pitch : cette fois, c’est l’histoire d’un petit génie qui devient avocat sans faire de fac de droit, allié à un vrai avocat super doué mais presque dépourvu de sentiment. C’est Suits, show qui peut lui aussi s’avérer formidable ou désastreux. Heure de vérité le 23 juin (et oui, j’ai bien conscience que cette phrase ne tient pas debout.)

On terminera avec ce qui me semble être le premier vrai drama de VH1 (mais je peux sans doute me tromper), à savoir Single Ladies, produit par Queen Latifah herself. Détruit par la critique qui n’y voit que des personnages féminins tellement superficiels qu’ils en feraient douter qu’il y a des femmes parmi les scénaristes de la série, encensé par les internautes un peu hip hop (aller voir leur critiques sur youtube, c’est fabuleux), difficile de porter un jugement de prime abord sur ce qui semble être une sorte de Sex and the city multiracial. Faudrait que j’arrive à convaincre chérie de regarder le pilote (de 01h21) avec moi, mais je doute qu’elle adhère vraiment – il me semble qu’il n’y aura pas de robot dans cette série !

Voilà pour ce long tour d’horizon de nos séries de l’été… et je vous promet pour très bientôt un avis ferme et définitif sur au moins quatre pilotes, histoire de savoir si ces trailers nous ont menti, à tort ou à raison. Sur ce, n’oubliez pas d’aller à la plage quand même (ou de vous poser en terrasse pour boire quelques pintes en discutant de ces petites incohérences scénaristiques dans Game of Thrones qui ne cessent de vous réveiller en pleine nuit.)

Ok, worst joke ever.

La semaine dernière, nous avons jeté un oeil sur les séries qui revenaient nous voir cet été, et – attendez, oh oui, il pleut, il fait enfin un temps à scénariste, c’est-à-dire un temps où tu ne regrettes pas de bloquer devant l’écran de ton ordinateur, car tu sais que personne n’est dehors à picoler pendant que toi tu bosses – bref, nous avions vu avec quelle joie et impatience le planning de l’été nous promettait de retrouver des héros oh combien adorés #nofuckingway.

Cette semaine, plongeons avec grâce et délicatesse dans la curiosité en découvrant les trailers des nouvelles séries de l’été. Et pour tous ceux qui se posent déjà la question, oui, je vais vous en remettre une couche sur Teen Wolf.

httpv://www.youtube.com/watch?v=iDzx_3Ote6c

Après Grey’s Anatomy tout court, Grey’s Anatomy dans un cabinet privé (Private Practice), Grey’s Anatomy dans la jungle (Off the map), et toutes les copies de Grey’s Anatomy, ABC nous propose Grey’s Anatomy dans un hôpital militaire avec ce fameux Combat Hospital ! Youhou ! Si c’est au moins aussi involontairement drôle que Off the map, on risque quand même bien de se marrer. J’adore tout particulièrement le “you might be pregnant” du début du trailer. Ahhh, je m’en frotte les mains à l’avance…

httpv://www.youtube.com/watch?v=epbsGYYh1Lg&feature=related

Oh gowwwd, what happened ? Comment les dirigeants d’ABC Family, qui nous ont pondu d’excellentes surprises comme Greek, Kyle XY ou encore Pretty Little Liars, des séries profondément drôles, inventives et à des années lumières du show moralisateur/creepy/acceptons nos différences, comment ces gens là, donc, qui ont un peu de courage, de sens de l’innovation, ont pu nous pondre et mettre à l’antenne un truc comme Switched at birth ? Déjà le concept, en or massif : deux filles ont été échangé à la naissance. Ok, ça va tenir de quoi occuper une dizaine de séquences sur les deux premiers épisodes. Ah, mais tiens dis donc, on a qu’à dire que y en a une qui est sourde, tu vois comme ça on peut jouer sur le handicap, la difficulté de la vie, soyons heureux tous ensemble et acceptons nos différences. Bwargh, j’ai vomi dans ma bouche. NON, NON, et NON, les gars ! La pire déception de cet été ? Sans aucun doute.

La seule image de "The Lying Game" ayant circulé pour l'instant...

Le succès de Pretty Little Liars ne se démentant pas, ABC Family a vite commandé un autre show basé sur une série de livres de Sara Shepard : The Lying Game. Si j’ai bien compris, il s’agit de l’histoire de deux jumelles qui ignoraient tout de l’existence l’une de l’autre. L’une a été élevée par des riches et semblent avoir une vie parfaite, l’autre par des pauvres – mais je vous rassure elle a un grand coeur. Et y a comme qui dirait un mystère autour de la mort de leur mère, alors la riche (qui a une piste à suivre) demande à la pauvre de prendre sa place, juste le temps de mener l’enquête. Mais, vous vous en doutez, elle ne revient pas. Alors qu’est-ce qu’elle doit faire la pauvre, révéler qui elle est alors qu’elle a enfin la vie parfaite ? Bref, c’est du grand Sara Shepard, comprendre par là un mélange des genres totalement absurde mais assurément jouissif. J’attends avec impatience !

httpv://www.youtube.com/watch?v=9gaXhfAH7uk&feature=related

Encore un show adapté d’une série de livre, à croire que ABC Family ne jure plus que part ça, The Nine Lives of Chloe King promet de mettre un peu de fun dans notre été. Des super pouvoirs, des méchants très méchants, une histoire d’ancienne race poursuivie par des assassins humains, et surtout, surtout, la fin du monde pour bientôt si Chloé ne le sauve pas. Raaaahhhh…

httpv://www.youtube.com/watch?v=7IeBd8MqCWk

Dernière nouvelle série de l’été pour ABC Family, State of Georgia voit le retour sur nos écrans de Raven. Si vous ne la connaissez pas c’est que vous n’avez pas de petite soeur (ou que vous ne travaillez pas dans la télé pour la jeunesse.) Sinon, vous savez déjà que, oh wait, wait… waiiiitttt… ça y est, j’ai encore vomi.

httpv://www.youtube.com/watch?v=0Mzswa-O0C8&feature=related

Adult Swim l’a fait : après n’avoir été qu’une simple blague entre deux épisodes de Childrens’ Hospital, NTSF:SD:SUV devient une vraie série dés le 21 Juillet. Une date à marquer d’une pierre blanche : c’est le jour où vous avez vraiment commencé à rire devant votre écran de télé.

httpv://www.youtube.com/watch?v=IokF-6tVp3s

Juste pour le plaisir, je ne me lasse pas de vous informer du retour des Thundercats (ou Cosmocats chez nous) sur Cartoon Network, même si on n’a toujours aucune date pour ce fameux et tant attendu retour !

httpv://www.youtube.com/watch?v=PZQap9No00Y&feature=related

Je passe rapidement sur Jon Benjamin has a van (Comedy Central) et In the Flow with Affion Crockett (FOX), deux programmes de sketchs comme on en voit beaucoup sur la télé américaine, pour vous parler de Wilfred, sur FX. Ou plutôt, non, n’en parlons pas. Elijah Wood, anyone ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=wvtENE5vjO0

Oh oh, trop cool, Lifetime fait un cop show avec une héroïne, ça faisait longtemps ! Oh wait… (y a vraiment quelqu’un derrière le concept de The Protector, ou c’était juste une blague pour mettre un titre pareil ?)

Paraîtrait même que la chaîne prépare Against the Wall, aussi prévue pour cet été sur, oh my god le concept qui tue, une famille dont la mère est flic. J’aurai pas cru.

Je sais, vous en avez marre, mais je me devais de vous le redire : MTV a déjà commencé la diffusion de Teen Wolf. Retour très bientôt sur cette série qui, lors de sa présentation, avait été élue “pire série” du salon…

Ce sera le mot de la fin pour aujourd’hui, rendez vous lundi pour la suite et la fin de ce tour d’horizon des nouvelles séries de l’été.

Que poster le mercredi quand rien de vraiment bien insolite n’a été diffusé pendant la semaine ? Faire le tour des news !

Heather, avant la mise sous plastique.

Les plus acharnés d’entre vous on véritablement vécu son grand comeback dans la “nouvelle” version de Melrose Place, la plus en plastique des comédiennes américaines de série télé nous reviendra l’année prochaine dans une comédie intitulée The Assistant. Je parle bien sûr d’Heather Locklear, cinquante ans tout rond au compteur le 25 septembre prochain. N’oubliez pas de lui souhaiter son anniversaire…

Yep, they're back.

L’autre grand retour, c’est celui de Futurama, qui revient, encore et toujours, sur Comedy Central (la chaîne qui a racheté les droits à la Fox depuis 2008). Et tant qu’on est sur le créneau dessin animé qui nous font fantasmer, soyez certains de vous brancher sur Cartoon Network dés septembre pour fêter le grand retour des Thundercats, autrement dit les Cosmocats de par chez nous. Roh, Starlion et compagnie, yummy !

Serie's Killer

Alors que Justified est confirmée pour une troisième saison sur FX (amplement méritée vu la qualité de la série cette année), c’est bel et bien ABC qui fait une rasia en terme d’audience le lundi soir : c’est bien simple, elle fait plus que les quatre autres gros networks cumulés avec le doublé Dancing With the Stars et la série Castle. C’est TF1 quoi doit baver sur ces audiences, vu que leur version française n’aura pas vraiment marqué les esprits.

Fuck, y a pas Michal J. Fox dans le cast.

Enfin, rendons hommage à MTV qui réalise de très bonnes audiences (toutes proportions gardées) avec des séries pour ados remarquablement couillues et forts sympathiques à regarder. Merci donc pour la diffusion de My Life as Liz, The Hard Times of RJ Berger, et le Skins US – dont nous reparlerons très prochainement pour faire le point sur LA saga qui a bouleversé la jeunesse des années 2000. MTV vient aussi de sortir le premier trailer de Teen Wolf, adaptée (c’est bien un grand mot) du nanard mythique du même nom avec Michael J. Fox, et qui n’a rien à voir (comme on aurait pu le croire) avec la mythique série nanarde (ça se dit ?) canadienne Le Loup-Garou du Campus (Big Wolf on Campus) ! Pour le coup, lors des premiers screeners, la série avait été totalement détruite par les critiques alors que ce trailer nous donne quand même un peu envie… Démarrage le 5 juin et verdict peu de temps après !

httpv://www.youtube.com/watch?v=MjXaCUxLlJQ&feature=related