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Nouvelle semaine en deux parties, et on commencera une fois de plus avec les départs. Si tout le monde veut savoir ce que vaut réellement House of Cards, la série réalisée (en partie) par David Fincher avec Kevin Spacey dans le rôle principal, on s’intéressera aussi à une série sur le monde de l’art, une parodie de la télé-réalité US, un show totalement illuminé et très inquiétant, une mini-série très anglaise, ainsi que LA catastrophe la plus retentissante de cette année, signée Ricky Gervais. 

white collar s4

White Collar (saison 4)

Dans le monde de plus en plus improbable de la série policière qui cherche à se frayer un chemin hors des sentiers battus, White Collar avait plutôt fait bonne impression il y a quatre ans avec son concept novateur et ambitieux. Ou comment un ancien faussaire va travailler pour le flic qui l’a pourchassé aux quatre coins du monde.

Une fois passée la découverte d’un monde peu vu à la télévision (celui du trafic d’art), une fois passée l’agréable surprise d’une réalisation plutôt soignée quoique franchement pas très originale, et une fois passée le sentiment d’avoir des acteurs vraiment investis dans leurs personnages, il reste que White Collar s’essouffle et donne l’impression d’avoir déjà fait le tour de tout ce qu’il était possible d’inventer autour de ce concept.

Les fans les plus acharnés resteront pour le feuilletonnant qui s’intéresse, cette fois, au passé de Neal, le héros, et en particulier à son très mystérieux père. Autant vous le dire tout de suite, les révélations ne sont pas franchement à la hauteur et même l’ultime retournement final ne vous déclenchera pas une crise cardiaque (si déjà il arrive à vous réveiller…)

La série va revenir l’année prochaine pour une cinquième saison et on espère que les producteurs auront l’intelligence d’injecter du sang neuf dans l’équipe de scénaristes – ou que du moins, ils accepteront de bousculer un peu une formule qui commence à s’endormir. Car il serait vraiment dommage d’enterrer totalement cette charmante série, de la rendre ridicule au fil des années en perpétuant des schémas qui n’ont plus lieu d’être. White Collar était innovante, il est grand temps qu’elle le redevienne.

Final Score : 6/10

White Collar fut à ses débuts l’un des cop-show à ne pas manquer. Aujourd’hui, la série s’essouffle et a besoin de renouveau. Tous ceux qui ne sont pas totalement fans peuvent vraiment faire l’impasse sur cette saison.

 kroll show

Kroll Show (saison 1)

Dans la grande lignée des comiques qui arrivent à décrocher un show qui porte leur nom, je demande Nick Kroll, trentenaire juif et décalé qui fait les beaux jours de la série The League avec le rôle de Ruxin.

Ici, Kroll s’en prend à la télé américaine avec comme cible de prédilection les innombrables télé-réalité sur des publicitaires, des dentistes, ou même tout simplement un ado obèse ou un ado débile. Seul souci, Kroll connaît tellement bien son sujet qu’il en oublie parfois d’être vraiment drôle et donne l’impression de seulement copier ce qu’il veut critiquer…

A part ça, on notera bien un ou deux sketchs amusants et une bande de comédiens qui s’éclate. De quoi passer un bon moment mais absolument rien d’extraordinaire. Bref, si la série ne revenait pas l’année prochaine, ce ne serait franchement pas un drame…

Final Score : 6/10

En fond lors d’une soirée whisky-coca avec des amis, The Kroll Show peut avoir un réel intérêt. Tout seul, à la maison, nettement moins. A vous de voir si vous avez des amis prêt à tenter l’aventure.

Enlightened season 2

Enlightened (saison 2)

S’il y a bien une série qui m’a rendu fou ces derniers temps, c’est Enlightened. Chef d’œuvre (bon ok, non, très bonne série) ou mauvais trip à vomir ? Cette série de vingt-six minutes sur une jeune femme totalement illuminée qui décide d’agir pour améliorer la société – et qui dans cette deuxième saison va s’en prendre à la boite pour laquelle elle travaille et qui cache de noirs agissements – laisse totalement perplexe.

C’est qu’on n’arrive jamais à savoir s’il s’agit d’une excellente comédie sur le pouvoir de la foi ou d’un exécrable préchi-précha religieux, simpliste et ridicule. Second degrés fin et intelligent ou premier degré balourd et moralisateur ? Alors qu’on rigole beaucoup au fil des épisodes, et qu’il faut souligner la qualité de l’ensemble du programme, il ne cesse d’y avoir des séquences qui font froid dans le dos tant on n’arrive pas à savoir si c’est du lard ou du cochon. En particulier ces passages de voix off qui hésitent tellement entre la comédie et le sérieux qu’on se demande ce que veulent réellement raconter les auteurs.

Mais au final, voici bien une des rares séries qui vous colle à la peau bien longtemps après avoir éteint votre écran…

Final Score : ???

Difficile de donner un avis définitif sur Englihtened. Je crois bien que la seule solution, c’est encore que vous regardiez un ou deux épisodes pour vous faire votre propre opinion…

Mayday

Mayday (mini-série)

C’est donc le nouveau grand trip de la BBC, la première chaîne publique anglaise : diffuser des mini-série de cinq épisodes sur cinq soir d’affilés ! Cette semaine, on avait donc droit à Mayday, polar à l’ambiance légèrement paranormal sur la disparition d’une jeune fille dans un petit village.

Pur prétexte à brosser une galerie de personnages aux trajectoires plus ou moins (mais quand même plus) intéressantes, l’enquête vous laissera forcément sur votre faim lors de sa résolution. Plutôt bien filmé et bien joué, le show peut vous accompagner tranquillement sur une petite semaine – il semble vraiment avoir été conçu pour ça. Mais y a-t-il vraiment plus à en tirer ? La réponse est tout simplement non, tant tous les éléments mis en place rappellent d’autres séries ou même certains films. Sympathique Mayday, mais vraiment pas originale. Dommage.

Final Score : 7/10

Honnête, Mayday est un programme divertissant et assez intelligent mais terriblement déjà vu. Sympathique, donc, mais pas du tout indispensable.

Ricky Gervais as Derek

Derek (saison 1)

Les amis, la télévision anglaise va mal en ce moment. Ses grands auteurs ne savent plus de quoi parler (Black Mirror), ses jeunes talents ne parlent de rien (Utopia.) On sait aujourd’hui que c’est vraiment la crise quand l’enfant terrible des écrans UK, l’infatigablement irrévérencieux Ricky Gervais, en autre créateur de la cultissime The Office, plonge dans un abyme sans fond.

Avec Derek, l’auteur aurait voulu parler de la vieillesse, de la manière terrifiante dont la société actuelle traite ses personnages âgées ; mais il tombe dans la mièvrerie irritante, avec des séquences clipées tire-larmes sur fond de musique au piano absolument abjecte. A trop vouloir nous faire aimer ses petits vieux, il nous rend le sujet désespérant et pathos à mort. Sur ce point-là, donc, c’est un échec total.

Mais Derek, c’est aussi un personnage principal rejeté par la société mainstream à cause de ses problèmes sociaux, sa manière de parler et même de son physique très ingrat. S’il paraît évident que le personnage fait écho aux problèmes liés à l’autisme, Gervais s’en défend complètement et assure que son personnage n’est pas non plus déficient mentalement. On se demande bien pourquoi il refuse de jouer le jeu tant cela n’a pas franchement d’impact sur le show. Peut-être est-ce pour contrecarrer les premières critiques sur le show, faites par des associations de défense des droits des handicapés, qui considéraient que Gervais se moquait ouvertement et méchamment. Le souci, au final, c’est que Derek est beaucoup trop gentil et innocent pour tenir le rôle principal de ce genre de comédie. Quand tous les autres personnages lui balancent des fleurs pendant le dernier épisode, c’est non seulement fatigant, mais en plus limite gerbant tant on a l’impression que c’est Gervais qui se congratule lui-même à travers le prisme de ses comédiens.

Même la réalisation, qui utilise une fois de plus le principe du mockumentary, paraît datée et laisse totalement circonspect sur ce choix qui n’apporte absolument rien au scénario. Les comédiens en font trois tonnes, et les petits vieux qui s’agitent dans le fond ont juste l’air d’être venu pour avoir un thé et des gâteaux gratos. Au final, quand le dernier épisode se termine, on est soulagé de ne plus avoir à supporter ce calvaire. Pas de chance, Gervais a assuré qu’il produirait une deuxième saison que Channel 4 en veuille ou non.

Final Score : 3/10

Pas drôle et même fondamentalement énervante et répulsive, Derek est sans doute LA catastrophe de l’année, surtout en regard de son créateur, Ricky Gervais, qui nous avait habitué à tellement mieux.

House of Cards

House of Cards (saison 1)

Il y a des séries, comme ça, qu’on voudrait ne pas aimer. Sans doute parce qu’elles font parler d’elles trop vite et trop fort, ou tout simplement parce qu’on a l’impression de faire face à un gros matraquage publicitaire. Avec ses nombreux réalisateurs connus (dont Fincher en tête de liste), et son casting imposant (Kevin Spacey, Robin Wright, ou encore Constance Zimmer), House of Cards fait partie de ce genre de projets excessifs qui attirent tout autant qu’ils repoussent. Adaptation d’un programme anglais qui a connu son heure de gloire dans les années 90, le show sent bon la récupération chic et choc. Ajouter à cela qu’il s’agit de la première série de Netflix, un service de vidéo à la demande et pas du tout une véritable chaîne, et il y avait de quoi se poser de vraies questions sur le programme…

La bonne nouvelle c’est que oui, House of Cards est une excellente série. La mauvaise, c’est qu’il faut absolument voir la première saison dans son intégralité pour vraiment en être convaincu. En effet, tout le show repose sur un personnage principal moteur de l’action (Spacey) dont on ne connaîtra véritablement les intentions – et surtout le plan furieusement complexe – que dans les derniers épisodes. Du coup, sur les sept ou huit premiers, on a l’impression que la série part un peu dans tous les sens mais sans trouver la fameuse ligne directrice qui pourrait lui donner son identité.

Si le show se laisse totalement regarder la première fois que ce soit par la qualité de sa réalisation, du jeu des acteurs, et même de la partie “bouclée” des scénarios, c’est donc vraiment rétroactivement qu’il prend toute son ampleur. Il passe alors du statut de simple (!) très bonne série, à celui de petit chef-d’œuvre. Mais qu’on se le dise, House of Cards ne fait rien pour se faire aimer et seuls ceux qui iront jusqu’au bout pourront en apprécier toute la saveur…

Mais aussi être totalement irrité (ou non, c’est une histoire de caractère) par la conclusion qui appelle définitivement une suite. Fort heureusement, vu le succès de ces treize premiers épisodes, une deuxième saison est déjà en cours de production.

Final Score : 9/10

Ne vous laissez pas avoir par tous les petits éléments qui pourraient vous faire abandonner la série : si vous allez jusqu’au bout de House of Cards, nul doute que vous ne regretterez pas d’avoir vu un show de cette qualité.

 

Allez, rendez-vous demain pour faire le point sur les nouveautés de la semaine !

Cette semaine, deux nouveaux médecins, un benêt et des espions russes débarquent sur nos écrans. Mais avant tout, on dit adieu à l’une des séries animées américaines les plus ambitieuses depuis fort longtemps.

06 Tron Uprising

Pas la peine d’être fan de la licence pour apprécier pleinement Tron : Uprising, série animée censée se situer temporellement entre les deux films. Si l’univers pèche toujours sur les mêmes points (pourquoi faire des “programmes” si c’est pour qu’ils agissent exactement comme des humains et à peine exploiter les possibilités d’une telle idée…), la série repose sur des personnages que je trouve personnellement nettement plus charismatiques, complexes et intrigants que ceux des films. Ainsi en est-il de Beck, héros perdu dans une quête qui le dépasse et qui demande des sacrifices qu’il n’est pas forcément prêt à faire, ou encore Mara, dont l’allégeance totale au Renegade qui prépare peu à peu la révolution va être mise à rude épreuve.

L’ensemble du scénario repose sur une arche narrative assez classique mais superbement exploitée. Cette lente mise en place d’une révolution venue du peuple face à un régime autoritaire et injuste ne ménage ni ses métaphores sur la société actuelle, ni les rebondissements surprenants. Mais plus fort encore, l’adéquation entre le fond et la forme du scénario se retrouve aussi dans la réalisation, qui peut repousser au début avec ses angles forcés et sa 3D assez particulière, mais qui colle tout à fait à l’univers sur le long terme.

Dommage alors que le show n’ait pas su trouver son public. Pour l’instant, Disney XD n’a toujours pas annoncé une annulation en bonne et due forme, mais il y a fort à parier qu’il faudra se contenter de ce “premier chapitre” d’une saga qui aurait pu être vraiment fascinante. C’est la vie, comme disent les français.

Final Score : 8/10

Réalisation de prime abord repoussante mais en réalité finement pensée, scénario totalement convaincant, et voix servies par de grands acteurs qui s’éclatent : ce Tron : Uprising a tout plaire. Quel dommage que les audiences n’aient jamais été au rendez-vous !

Do No HarmLes médecins ont définitivement la côte à la télévision. Mais pour les scénaristes, c’est un vrai casse-tête pour arriver à renouveler le genre. Dernière idée en date, aller puiser du côté des vieux récits fantastiques (ou des contes, comme dans Grimm, qui applique la recette à la série policière) pour bousculer un peu les choses. C’est donc dans cet ordre d’idée que débarque Do No Harm, ou Dr Meredith Grey et Mister Hyde. Vous l’aurez compris, cette série diffusée sur NBC nous conte les mésaventures de Jason Cole, un chirurgien à la plastique facile, tout droit sorti de Grey’s Anatomy, qui doit s’injecter un remède à des heures bien précises pour éviter de réveiller son alter égo violent, sans morale mais surtout qui le déteste profondément et veut faire de sa vie un enfer. Bien entendu, la série commence quand le fameux remède ne fait plus d’effet et que notre bon docteur va devoir vraiment dealer avec son double maléfique.

Cette idée incongrue aurait pu donner lieu à une véritable catastrophe scénaristique, mais il faut bien reconnaître que le pilote s’en sort bien mieux que ce qu’on aurait pu craindre. Les scènes sont plutôt bien construites, le rythme est présent et les dialogues ne sonnent pas trop artificiels. Le problème, c’est que tout le reste est loin d’être aussi convaincant. L’acteur principal (Steven Pasquale, déjà vu dans la regrettée Rescue Me) ne sait pas vraiment comment faire pour interpréter ses deux rôles et appuie chaque expression par un jeu de sourcils loin d’être malin… La réalisation n’est pas beaucoup plus intelligente et on sent déjà des tics qui vont venir peu à peu pourrir l’ambiance du show.

Difficile cependant de se faire un avis définitif. La suite peut prendre une tournure surprenante si les scénarios restent à la hauteur et arrivent à faire oublier les autres problèmes. Mais au vu du pilote, on vous conseillera d’attendre un peu avant de donner une chance à cet énième docteur de télévision.

Mon Verdict : une saison de 13 épisodes, puis une annulation. Je dis ça de manière totalement gratuite, je n’ai aucune idée de comment le public va percevoir ce produit plutôt étrange !

doctor blake mysteries

L’autre docteur a faire son apparition sur nos écrans nous vient d’Australie et passe plus de temps à mener des enquêtes qu’à guérir des patients. Dans The Doctor Blake Mysteries, on assiste donc à un véritable cop show mettant en scène un médecin, en australie, en 1959 : est-ce suffisamment original pour nous tenir en haleine ? Malheureusement, malgré ces pointes d’originalité, le pilote reste très pépère, jamais surprenant et fondamentalement très mou. Les acteurs ne sont pas mauvais, la réalisation tient la route, mais franchement, on se fait chier. Bref, malgré toute sa bonne volonté, The Doctor Blake Mysteries n’aura pas réussi à être plus qu’un énième nouveau cop show. Nuff said.

Mon Verdict : une saison et puis bye bye ?

Ricky Gervais as DerekDerek signe le grand retour à la télévision anglaise de Ricky Gervais, autrement connu pour avoir créé The Office et avoir fait scandale lors de deux présentations des Golden Globe avec des blagues bien méchantes comme on les aime. Autant le dire tout de suite, ce comeback est loin d’être fracassant. En jouant à nouveau la carte du mockumentary (faux documentaire), Gervais s’expose forcément à une comparaison avec la série qui l’a rendu connu (The Office, pour ceux qui ne suivent pas !) d’autant plus qu’il interprète à nouveau le personnage principal et que celui-ci est féru de défauts qui cachent un véritable bon fond. L’auteur, réalisateur, acteur se prend les pieds dans un sujet compliqué, les maisons de retraite, et plombe d’emblée l’ambiance avec son héros sans doute autiste, du moins avec une intelligence très particulière, auquel on aura bien du mal à s’identifier. Il est d’autant plus difficile d’entrer dans l’univers de la série que les premières blagues ne fonctionnent pas vraiment. Et encore plus difficile de rester face à sa télé quand le show devient particulièrement complaisant sur les petits vieux, filmés sur une musique triste au piano qui tente de nous attendrir mais ne réussit qu’à nous énerver. La méchanceté gratuite et peu crédible des “méchants” qui veulent fermer la maison de retraite ne fait que diminuer la crédibilité d’un programme qui n’en avait pas besoin. Avec The Office, Gervais était méchant mais juste, avec Derek, il est juste complaisant. Complètement loupé.

Mon Verdict : Ricky Gervais a toujours la côte en Angleterre et de toutes façons Channel 4 a déjà commandé une saison complète. Mais ça ne m’étonnerait pas qu’une deuxième saison soit commandée dans la foulée.

The-Americans

 

C’est le nouveau gros show très attendu de FX et l’audience du pilote (qui se permet de faire la nique à des grands networks) n’a fait que confirmer cette attente : The Americans est d’ores-et-déjà un succès… à moins que tout ne s’effondre au fil des semaines. Fort d’un créateur ancien agent de la CIA et qui sait donc de quoi il parle, FX s’offre sa version bien à elle d’Homeland, avec cette histoire déconcertante d’un couple d’espions russes qui vivent en “sommeil” au cœur de l’Amérique des années  80 présidée par le terrifiant Reagan.

Le projet est ambitieux et franchement intrigant de prime abord. On part donc sur des préjugés plutôt positifs en commençant à regarder le pilote d’une heure dix, soit près de trente minutes de plus qu’un épisode traditionnel. Et c’est bien là que les choses s’effondrent : les auteurs n’ont clairement pas le matériel suffisant pour tenir aussi longtemps avec ce qu’ils doivent raconter dans ce premier épisode. Du coup, beaucoup de scène paraissent étirées (la scène d’action d’introduction semble clairement avoir été rajoutée à l’arrache pour combler les trous) et certains ressorts sont mis en place de manière beaucoup trop lente pour avoir l’impact espéré.

Faut-il pour autant faire l’impasse sur un show qui sort de l’ordinaire ? Malgré tous ses défauts, le pilote laisse entrevoir des pistes narratives ingénieuses et qui peuvent mettre en place des thématiques plus qu’intéressantes. Si la réalisation n’est pas exceptionnelle (et copie un peu celle d’Homeland…), les acteurs sont franchement convaincants, et on se réjouira de retrouver Keri Russell, quasiment disparue de nos écrans depuis ses années Felicity. C’est donc encore une fois sur la longueur qu’on pourra vraiment savoir si The Americans méritent toute l’attention qui lui est portée en ce moment ou s’il ne s’agira que d’un show d’espion de plus. Croisons les doigts, FX peut (et même doit) se permettre de nous choquer et nous surprendre.

Mon Verdict : un gros succès. Une deuxième saison. Une troisième même. Ouais, j’y crois.

Rendez vous très bientôt pour parler (encore) de nouvelles séries !

Cette deuxième semaine de la rentrée télé US la joue encore relativement tranquille par rapport à tout ce qui va tomber la semaine prochaine. Profitons en pour dire au-revoir à quatre sympathiques petites séries, avant la grosse fournée de nouveautés.

Au rayon des news de cette semaine, on va essayer de faire vite ! Alors, depuis dimanche dernier vous pouvez retrouver sur les écrans US la diaboliquement compliquée Boardwalk Empire, en route pour une troisième saison. Pour rigoler, tournez vous donc plutôt vers les retours de The Office et Parks & Recreations, accompagnées de leurs petites soeurs Saturday Night Live Weekend Update Thursday (ce n’est pas tout à fait une série, mais bon, comme c’est bien, autant vous en glisser un mot !) et Up All Night qui fait un retour des plus réjouissants (Christina Applegate + Will Arnett = que du bonheur.) La Fox nous propose de reprendre les aventures de Bones - mais vu que je ne regarde pas, je n’ai rien à en dire ! Et enfin, Syfy nous fait plaisir avec le retour de Haven, série devenue tellement compliquée que le previously du pilote dure presque quatre minutes !

C’est marrant, mais le départ définitif de Weeds n’a pas fait pleurer beaucoup dans les chaumières… La saison deux de Wilfred m’a tout l’air d’être passée totalement inaperçue… et qui se souvient encore de Royal Pains (à part les spectateurs américains ?!)

Comme chaque année, Leverage se fait une petite pause au milieu de sa saison (ah les plaisirs des séries diffusées sur TNT…) Et comme chaque année, on me demande si vraiment ça vaut le coup de regarder… “ça.” Du coup, il est peut-être temps de faire un petit point : Leverage est une série sur des arnaqueurs qui aident les pauvres et s’en prennent aux riches. En gros, c’est Robin des Bois dans Ocean’s Eleven. Il n’y a quasiment pas de feuilletonnant, pas de high concept, c’est un vrai formula avec des codes scénaristiques qui se répètent, et ce n’est pas spécialement beau. En revanche, les personnages sont géniaux et fabuleusement complémentaires, les acteurs sont franchement à l’aise dans leurs rôles, les scénarios sont très inventifs et malicieusement roublards et c’est vraiment rare de s’ennuyer au cours d’un épisode. Cette cinquième saison ne change pas la formule et reste toujours aussi bien ficelée – la seule prise de risque étant de mettre sur le devant de la scène des personnages autrefois un peu plus en retrait auparavant (Eliot et Parker principalement.)

Final Score : 3.5/5

Leverage ne changera pas votre vie, c’est sûr, mais voici une série suffisamment bien foutue pour pouvoir la regarder avec n’importe qui à n’importe quel moment. Et pour tous les auteurs, jetez un oeil à la complémentarité des personnages, c’est une vraie leçon !

Vous vous souvenez de Rachael Leigh Cook ? Mais si, l’héroïne de magnifique film Elle est trop bien et de… heu… oui, bon, ok, elle n’a pas eu la plus grande carrière du monde, mais ce n’est pas une raison pour bouder son retour dans une série policière à concept puisque le héros s’avère être un schizophrène paranoïaque qui voit des personnes qui n’existent pas. Ça vous en bouche un coin, hein ? Ah, vous sentez le coup fourré, genre ce mec est prof dans une fac mais assez curieusement il va toujours se retrouver à bosser pour le FBI et son histoire d’amour avec Rachael ne va jamais être assumée parce que de toutes façons il aime une autre femme dont on sent qu’elle a disparu ? Oui, bon ok, vous avez raison. Est-ce une raison pour bouder Perception ? Et bien… oui. La série propose un pilote relativement réussi et un deux épisodes de fin qui approfondissent le personnage. Au milieu, on aura brassé pas mal de vent, sans grande qualité. Ma perception de Perception ? Re-regardez plutôt Elle est trop bien (ou les épisodes de Dawson’s Creeck avec Rachael…)

Final Score : 2/5

Les acharnés regarderont le pilote et les deux derniers épisodes, histoire de voir comment on traite la schizophrénie paranoïaque à la télé US. Les autres passeront leurs chemins. Les fans de Rachael Leigh Coock se poseront sans cesse des questions sur ce petit bout de femme qui a l’air construit tout bizarrement. Mais personne ne devrait vraiment être accroc à ce cop show de plus.

C’est déjà la fin de la première partie de la quatrième saison de White Collar, série dont on ne pouvait prévoir la longévité au vu de son concept délicieusement ringard : un voleur et faussaire travaille pour un service spécial du FBI histoire de racheter sa peine. Et pourtant, il faut bien avouer qu’avec ses acteurs sympathiques, sa mise en scène léchée, et ses scénarios assez tordus, le show fait toujours mouche. Cette année, les scénaristes s’intéressent au passé de leur héros et creusent le mystère de ses origines. Alors oui, on perd en crédibilité ce que l’on gagne en fun, mais au final White Collar s’avère toujours aussi agréable à regarder… A-t-on vraiment besoin d’en dire plus ?

Final Score : 3/5

White Collar n’est pas qu’un cop show parmi les autres, c’est le cop show le plus classe et le mieux sapé. On ne va pas faire démarrer à la quatrième saison ceux qui n’ont jamais regardé, mais les autres peuvent regarder sans souci cette quatrième saison qui s’avère, pour l’instant, des plus amusantes.

Le dernier départ de la semaine, c’est celui de la délicieuse Awkward, série ado estampillée MTV typique de la programmation culottée de la chaîne ces dernières années. Pour cette deuxième saison, le sujet principal de la série reste l’amour mais cette fois sous l’angle de quel garçon choisir… Une situation qui ne nous est pas forcément arrivé à tous mais qui reste traitée de manière absolument hilarante par des scénaristes qui n’hésitent pas à pousser jusqu’au bout la logique (parfois absurde) des situations. Les acteurs surjouent un peu, mais Ashley Rickards porte la série à bout de bras et assure comme une reine chaque passage comique. Son personnage est un peu tête à claque parfois et on a envie de la baffer par moment cette petite brune renfermée sur elle-même alors qu’elle a tout pour être heureuse, mais cool, les scénaristes s’en chargent pour nous. Et du coup, encore une fois, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5

Si vous n’avez pas vu la saison 1 d’Awkward, courez la regarder. Si vous n’avez pas encore vu la 2, vous savez ce qui vous reste à faire. Et si vous êtes absolument, totalement, définitivement réfractaire à la comédie et/ou aux séries pour ados, qu’est-ce que vous faites encore ici à lire cette critique ?

La première nouveauté de la semaine, c’est donc The Mob Doctor, diffusée sur la Fox. Adapté d’un récit autobiographique italien d’un vrai chirurgien qui travaillait pour la mafia, la série nous fait d’office l’affront de nous mettre la très mignonne Jordana Spiro dans le rôle titre ce qui, certes ravi les yeux, mais donne déjà un grand coup dans la crédibilité de l’ensemble. Il est d’ailleurs assez marrant de reconnaître, tout au long du pilote, des têtes de seconds rôles souvent vus, comme si la série était allée faire la poubelle de ses concurrentes pour trouver ses comédiens… Et il faut bien avouer que ce premier épisode n’a pas grand chose pour nous prendre aux tripes : les intrigues à l’hôpital sont assez clichées et lassantes, et toute la partie mafia se veut tellement intelligente et originale qu’elle en devient totalement irréaliste. Bref, pour l’instant, vous pouvez franchement vous en passer.

Mon Pronostic : la série n’est pas géniale, le concept n’est pas super fort, et de toute façon le show est diffusé sur la Fox : la série sera annulée avant la fin de sa première saison !

L’autre nouveauté de la semaine, c’est pas de la gnognote mon bonhomme. C’est une série qui va t’en mettre dans la gueule avec J.J. Abrams à la prod, Eric Kripke (Supernatural) au scénario, et Jon Favreau (Iron Man) à la réalisation. Et en plus, y a deux héros bien gaulé – une fille et un mec – qui aiment tirer à l’arc parce que depuis Hunger Games c’est redevenu à la mode. Alors voilà, je te fais le topo, d’un coup dans le monde entier y a plus d’électricité, tous les appareils ils s’arrêtent, mais y a un mec qui l’avait prévu. Après zou, je te saute quinze ans dans le futur, et là le mec il s’occupe d’un bled, mais y a les méchants de la milice qui viennent le chercher pour lui poser des questions. Tu sais qu’ils sont méchants parce qu’ils ont volé les lunettes et la veste de Néo de Matrix, vu qu’il s’en sert plus. Après, le mec il veut pas suivre les méchants, alors son fils il intervient, après ça se bat, après les méchants ils tuent le mec, ils prennent son fils, et pendant ce temps sa fille qui est l’héroïne bien gaulée dont je te parlais, elle arrive et elle est triste. Alors elle va aller chercher son père correction (merci Cédric) : son frère, vu que son père, ben il est mort, mais d’abord elle va chercher son oncle qui est le patron d’un bar mais aussi un ninja de la mort qui tue que t’y croyais pas parce qu’il avait l’air toujours bourré le mec. Ah ouais, et aussi, la mère de la fille, ben c’est Juliette de Lost, mais bon là elle est morte. Et puis y a un barbu, avant il était millionnaire et il avait un hélicoptère parce que tu vois il travaillait pour Google mais maintenant ça sert plus à rien et les enfants ils savent même pas ce que c’était internet. Ah ah ! C’est drôle hein ?! Bon alors, vu comment ils y ont mis le paquet, tu y crois que ça va devenir la série à suivre, Revolution ? Réponse : non.

Mon Pronostic : après l’embrouille Alcatraz l’année dernière, et même si je veux bien croire à tout le talent de Eric Kripke, je ne crois pas que public va se faire avoir une nouvelle fois. Revolution a bien démarré mais je mise sur un effondrement tout au long de la saison et une annulation à la fin de l’année. Parce que même NBC ne pourra pas soutenir un tel projet jusqu’au bout, si ?

PS : après avoir vu le deuxième épisode, je sais exactement à quoi sert Revolution : vous occuper pendant une session de sport. Même si vous avez la tête ailleurs, si vous parlez à votre voisin ou si vous vous focalisez à battre votre record, vous ne vous perdrez jamais dans cette série dont on attend tranquillement que les rebondissements, prévus à l’avance, arrivent, tout en sachant qu’il n’y aura pas de vraie surprise avant… pfiou… la fin de la saison.

Exceptionnellement, vu le programme particulièrement chargé de la semaine prochaine, on se retrouve une première fois jeudi soir (si tout va bien) puis à nouveau dimanche soir pour parler au total de trois fins de saison et de pas moins de onze nouvelles séries ! Ca y est, la rentrée démarre !

On entre dans la course finale de ce bilan qui s’achèvera en beauté vendredi. Comme hier je ne vous ai parlé que de séries que j’ai abandonnées, aujourd’hui je me rattrape en vous faisant un petit best of des valeurs sûres des petits networks. Une prequel de gladiateur, un flic cowboy, une famille démerde, un auteur nymphomane, et un trio de gros gros glandeurs que même vos pires amis ne sont pas à la hauteur : c’est le programme du jour.

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Imparable, la première saison de Spartacus : Blood and Sand avait su créer la surprise chez tous ceux qui avaient réussi à dépasser la production value bourrée d’effets spéciaux plutôt moches du début. L’acteur principal étant malade mais le network Starz désirant instamment une suite, les producteurs – dont l’ingénieux Sam Raimi – ont la bonne idée de tourner une prequel. L’occasion de refaire tourner les copains comme Lucy Lawless et Peter Menseah qui n’avaient pas trop l’espoir de revenir en deuxième saison. Mais heu, une bonne idée cette prequel, vraiment ?

Ce Gods of the Arena aura vraiment partagé les avis. Il y a ceux qui trouvent que le show tombe dans la surenchère au possible, ne montre plus que du cul et des combats ultra gore, et devient franchement stupide. Et il y a ceux qui adorent toute la montée politique d’Oenomaus, la transformation en femme possessive et concurrente de Lucretia, ainsi que la destinée détruite de Barca. La seule chose sur laquelle le public semble s’accorder, c’est sur le côté sympathique de voir les débuts de Crixus mais de ne pas en avoir fait pour autant le héros du show, ce qui était attendu au tournant.

Du coup, que dire vraiment sur ce Gods of the Arena si ce n’est que je fais partie de ceux qui l’ont franchement apprécié ? Certes, il y a un peu plus de personnages dénudés et les combats ne font pas dans la dentelle, mais j’adore cette Italie antique relativement sale, qui pue la sueur et dont le sable accroche les vêtements – je la trouve autrement plus sympathique que la Rome ultra stylisée de la série du même nom.

L’incursion dans la politique n’est pas flagrante de réussite, mais les arches des personnages sont – à mon avis – particulièrement travaillées et jouissives. D’ailleurs, jouissance est bien le terme qui colle le plus à la série de Starz : en la regardant on ne se sent certes pas plus intelligent, mais on éprouve un plaisir intense qui vient vous prendre aux tripes et vous donne envie de crier.

Final Score : 4/5, série reconduite pour une vraie deuxième saison !
Spartacus : Gods of the Arena partage le public des fans de Blood and Sand. Du coup, ceux qui n’avaient déjà pas aimé la première saison peuvent aisément passer leur chemin. Les autres devraient tous donner sa chance à cette prequel, au moins pour se faire un avis et voir si la direction prise par la production va leur convenir pour la suite…

L’excellente surprise de FX l’année dernière, Justified, revient pour une deuxième saison très attendue au tournant. C’est que les aventures de Raylan Givens, sorte de marshal à l’attitude très cowboy, pourraient facilement tomber dans la parodie ou le cliché ridicule. Basé sur des romans et des nouvelles d’Elmore Leonard, le show est toujours dirigé de main de maître par Graham Yost, tient-il sur la longueur ?

Toujours aussi élégant, la classe d’un Clint Eastwood jeune, Timothy Olyphant nous ravit dès les premières minutes de cette nouvelle saison. C’est donc avec une certaine joie qu’on retrouve tous les personnages complexes et magnifiquement interprétés dans de nouvelles aventures.

Mais pour cette saison, les auteurs ont choisi de beaucoup plus construire une histoire générale qui se déroule sur l’ensemble des épisodes. Ce qui commence par le simple meurtre du père d’une gamine qui fait pousser de la beuh dans un petit village va progressivement se transformer en véritable règlement de compte entre trois famille aux agissement plutôt illégaux – dont bien entendu celle de Raylan. Ajoutez à cela le retour de sa femme pour laquelle la barrière entre le bien et le mal est devenue bien flou, ainsi que des collègues de plus en plus méfiants et vous obtenez une saison bourrée de surprises, d’intensité dramatique et de moments tout simplement géniaux.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une troisième saison.
FX, le network qui se doit d’aller loin et de secouer les habitudes, s’est trouvé son cop-show avec Justified. Un cop-show décadent, dérangeant, qui ne renie jamais ses ambitions western et qui devrait, normalement, vous laisser franchement sur le cul !

Showtime prenait un sérieux risque en diffusant Shameless, adaptation US d’une série anglaise culte, après Episodes, série qui se moque des dites adaptations. Mais à la différence de ce qui se passe dans le show ultra caricatural avec Matt Leblanc, ce Shameless s’avère franchement convaincant.

Avant tout, je me dois de préciser que je ne me souviens que très peu du show anglais dont je n’ai vu que la première saison… il y a un environ sept ans. J’en ai plutôt un agréable souvenir mais je ne saurais pas vous dire quelles têtes avaient les acteurs, par exemple ! Du coup, la comparaison avec cette version US m’est franchement impossible.

Shameless, ce sont donc les mésaventures de la famille Gallagher dont le père est alcoolique, la mère partie, et les six enfants se débattent pour s’habiller, manger, et de temps en temps s’amuser. Ok, au premier abord on pourrait penser à une comédie sur une famille un peu crasseuse, du style Roseanne ou My Name is Earl, mais en réalité Shameless s’intéresse VRAIMENT à cette classe laborieuse, qui galère pour joindre les deux bouts, et qui vit là, juste au coin de la rue.

Pas toujours réaliste dans ses situations (notamment lorsque la plus jeune de la famille vole un enfant dans un parc…), le show l’est en tout cas dans le traitement de ses personnages et s’attachent à ne jamais faire de transition psychologique abrupte ou sans explication. La logique de la famille est aussi parfaitement mise en place et on tremble vraiment pour eux lorsqu’elle est remise en question vers la fin de la saison.

Drôle et touchante, bien rythmée et magnifiquement interprétée (Emmy Rossum est juste incroyable), mais surtout particulièrement addictive, cette Shameless US est une grande réussite qui vient foutre un coup de pied magistrale au petit monde tranquille des séries familiales. A mettre entre toutes les mains.

Final Score : 5/5, série reconduite pour une deuxième saison.
Curieusement, Shameless est peut-être la série qui parle le mieux de la famille à l’heure actuelle. Parfois déboussolante mais toujours juste, préparez vous à être sérieusement touché par le destin de cette famille sans équivalent.

Quatrième saison des aventures de Hank Moody dans Californication. Suite à la troisième saison, de loin la plus faible, on craignait que la série ne s’essouffle sérieusement. Le charme de David Duchovny et ses innombrables conquêtes ne serait plus suffisant pour coller le spectateur sur son fauteuil ? Peu importe, cette nouvelle saison prend un virage dans la continuation et amène peu à peu le show à son âge adulte.

En effet, l’ensemble de la saison repose sur les conséquences des actes. Hank se retrouve en plein procès pour détournement de mineur, son agent et ami Charlie et son ex femme Marcy font face à leur divorce, et Karen et Becca (l’ex et la fille de Hank) comprennent enfin qu’elles détestent plus le fameux écrivain qu’elles ne l’aiment. Du coup, c’est la débandade la plus totale, mais la série ne laisse pas ses personnages s’apitoyer sur eux-mêmes pour autant et ne renonce jamais à l’humour, toujours présent.

On est cependant bien loin des jours bénis de la femme fontaine ou du vomi sur les tableaux, pour entrer dans une ère où chaque verre bu, chaque cigarette fumée peut avoir des conséquences. Hank doit mesurer à tout moment ce qu’il fait, ne pas se laisser piéger par ses vieux démons (on vous rassure, il n’y arrivera pas !) et essayer de se réconcilier avec la femme la plus importante de sa vie, sa fille, qui ne lui fait mais alors vraiment pas de cadeaux.

Toujours aussi soignées dans sa réalisation et sa production value, le show a toujours les mêmes problèmes scénaristiques, à savoir parfois un manque de thématique claire, et une dramaturgie qui ne fonctionne pas en crescendo mais varie tranquillement, comme elle le veut : résultat des courses, on a parfois l’impression que les épisodes commencent et s’arrêtent un peu n’importe comment, et ne possèdent pas de vraie unité. C’est malheureusement un peu frustrant, surtout quand un épisode n’offre aucune conclusion et qu’on reste sérieusement sur notre faim. A part ça, l’univers est totalement cohérent, les personnages géniaux et les histoires elles-mêmes fonctionnent à merveille – et c’est bien ça qui nous fait revenir semaine après semaine malgré quelques petits défauts.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une cinquième saison.
Ceux qui s’étaient lassés de Californication lors de la saison 3 peuvent revenir : cette nouvelle saison fait un vrai bond en avant et arrive à ne répéter aucune situation des saisons précédentes. On rentre peu à peu dans une vraie maturité de la série qui ne nous fait que plus attendre l’année prochaine – surtout quand on sait que Tom Kapinos, créateur de la série, a annoncé qu’elle devrait prendre une nouvelle direction pour garder toute sa fraîcheur…

Sans doute l’une des meilleures séries que vous n’avez pas vu, Workaholics est un petit bijou de comédie, une sympathique révolution au même titre qu’un 30 Rock en son temps ou qu’un The Office. Comédie de bureau par excellence, Workaholics propose de suivre les folles aventures de trois colocataires et amis qui bossent dans une compagnie de télémarketing. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais on vous l’assure, c’est tout simplement génial.

La première force de la série, c’est de posséder une identité visuelle et sonore très forte. Les séquences sont entrecoupées de mini intermèdes qu’on aurait bien du mal à définir ici, avec une musique techno minimaliste absolument géniale.

Passé cette surprise, il reste trois vraies gueules de winner. Blake, Adam et Anders (prénoms à la fois des personnages et des trois acteurs qui les incarnent) ont ces visages typiques des gens qui vous font mourir de rire à la moindre mimique.

Et puis il y a les scénarios, totalement foutraques mais toujours formidablement construits, au rythme implacable et qui propose plus de blagues que de temps pour en rire. Bref, vous l’aurez compris, on est totalement conquis.

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.
Difficile de décrire vraiment ce qui fait le charme de Workaholics. Un mélange entre les comédiens géniaux, les scénarios hilarants et une ambiance visuelle et sonore vraiment particulière. Une vraie victoire pour Comedy Central !

EDIT : j’ai changé les notes de Californication et de Workaholics de 5/5 à 4/5 – juste histoire de corriger une petite erreur de ma part !

Pour cette sixième fournée de reviews, on se concentre uniquement sur la soirée comédie du mercredi soir d’ABC. Où on se demande pourquoi les gens s’extasient sur une certaine famille moderne, pourquoi Matthew Perry ne fait plus recette et pourquoi les cougars nous fascinent autant !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

The Middle est une sitcom sur une famille de la middle class américaine, qui vit dans un quartier moyen, en faisant des choses moyennes, et qui au final fait moyen rire.

Programmé en début de soirée, ce n’est clairement pas The Middle qui va faire revenir les spectateurs de semaine en semaine : sitcom somme toute très moyenne, elle a au moins le mérite de nous faire retrouver Neil Flynn, l’extaordinaire janitor de Scrubs, ici totalement sous-exploité… comme presque tous les ingrédients mis en place.

Et il y avait pourtant de la matière avec des personnages au fort potentiel comique : entre Sue qui veut tout réussir mais n’arrive à rien ; Axl, l’adolescent flemmard et un peu idiot ; et Brick le très inquiétant petit garçon qui passe son temps à lire et manque complètement de compétences sociales, ce sont clairement les enfants qui s’en tire le mieux et qui peuvent de temps en temps vous faire décrocher un sourire.

A part ça, on est dans le classicisme le plus total, avec petite voix off en intro qui lance la thématique du jour – bien entendue résolue dans la joie et l’allégresse en fin d’épisode avec de vraies bonnes valeurs sur la famille. Rien de bien passionnant, mais au moins c’est bien fait !

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

The Middle fait dans l’ultra classique mais le fait plutôt bien. Dommage que le titre, et certains personnages, rappellent quelque peu la formidable Malcolm in the middle à laquelle elle ne lui arrive pas à la cheville.

Better with you a débarqué cette année pour compléter la soirée comédie d’ABC. Trois couples à différents points clés de leurs relations, et qui font partie de la même famille : un combo sitcom sentimentale plus sitcom familiale sur lequel la chaîne misait beaucoup. Mal leur en a pris…

Créée par une ancienne scénariste de Friends, Better with you peine en permanence à convaincre faute de personnages vraiment amusants. Tout au plus pourra-t-on sourire aux répliques décalées de Casey et retrouver avec un certain plaisir coupable Debra Jo Rupp, l’hystérique maman de That 70′s show. Mais les différents couples et leurs habitudes énerveront rapidement tout comme la logique familiale foutrement artificielle.

Final Score : 2/5, série annulée après sa première saison.

Better with you peine à convaincre sur tous les plans, mais surtout, surtout, elle fait à peine sourire ! Malgré toute la sympathie qu’on peut vouer au casting, c’est bien là un gros problème pour une sitcom. Et comme la série est déjà annulée, pas la peine de vous embêtez avec ce show qui sera bien vite oublié.

On arrive au morceau de choix, la sitcom qui génère à elle seule quasiment toute l’audience de la soirée d’ABC et qui reçoit pléthore de bonnes critiques sur le net et ailleurs : Modern Family. Je sens que je ne vais pas me faire que des amis…

Sincèrement, je ne vois pas pourquoi tout le monde s’enthousiasme pour ce show vaguement basé sur la française Fais pas ci, fais pas ça (même si ça a l’air de n’avoir jamais été rendu officiel). Le concept du mockumentary n’a jamais été vraiment joué (contrairement aux précurseurs du genre The Office et Parks and Recreation), la plupart des personnages sont tellement outranciers qu’ils en deviennent énervants (mention spéciale au couple gay qui rendrait homophobe un mec comme Gandi), mais le pire c’est bien la manière dont chaque épisode se doit de se conclure en nous affligeant de sa morale bien pensante et des vertus d’une grande famille. GOWWWD, it’s so boring.

Final Score : 3/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Ma critique est outrancièrement négative mais c’est parce que je lis partout des éloges outrancièrement positives. Modern Family est juste une sitcom sympathique, à regarder en famille, et qui peut amuser au compte goutte. Attention à l’indigestion, tant les mêmes blagues se répètent…

Bill Lawrence et Kevin Biegel, tout droit sortis de Scrubs, ne m’avaient pas franchement ravis l’année dernière avec leur Cougar Town, bien qu’on sentait un certain potentiel dans les personnages et la possibilité de glisser dans le surréalisme le plus total et le plus absurde. Force est de constater que la saison deux répond à toutes nos attentes !

Oui, je l’avoue, Cougar Town me fait rire, beaucoup rire même. Et je pense que beaucoup de gens pourraient se pencher sur ce petit bijou de non-sens : ceux qui sont fans de Courtney Cox (parfaite en MILF alcoolique avec un gros problème d’Oedipe inversé !) et ceux qui adoraient les fantasmes délirants de JD dans Scrubs. Bien sûr, difficile de regarder un tel show, qui fait plus ou moins l’apologie de l’alcool, de la glande et de l’irresponsabilité avec ses enfants. Pour les autres, ne vous fiez pas à votre première impression : voilà bien la sitcom la plus dérangée de l’année (et sans doute la moins réaliste aussi, alors ne vous arrêtez pas à l’image des femmes qu’elle peut véhiculer… les hommes ne sont pas mieux logés !).

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une troisième saison.

Cougar Town ne fait certes pas mouche à tous les coups, mais c’est résolument la sitcom la plus excitée, preneuse de risque et passablement dérangée de l’année. Impossible, après visionnage, de ne pas avoir envie de jouer à Penny Can ou de boire dans un gros jumbo. En plus, on retrouve Ted de Scrubs et il y a même un (mini tout mini) crossover avec Community - qui n’est même pas diffusé sur la même chaîne. Way to go.

Gros chantier pour ABC, ce Mr. Sunshine devait faire renouer le public avec Matthew Perry en manager du Sunshine Center, une espèce de grand salon pour des conventions ou des spectacles. Problème : personne n’a prévenu Perry qu’il faut qu’il change enfin de rôle.

Ce n’est pas que ça ne nous amuse plus de retrouver Chandler, mais on commence un peu à s’en lasser. Certes, Ben Donovan est un peu différent : il séduit facilement les femmes et il est plutôt cynique… à part ça, il possède exactement le même humour que son jumeau de Friends, ce qui représente quand même un gros poids pour une comédie.

Les seconds rôles ne s’en sortent pas particulièrement mieux puisqu’ils font tous penser à des personnages vus ailleurs. Et au final on a un peu l’impression de se retrouver dans une sitcom “all-stars” qui, comme ses homologues de télé-réalité, reste amusante un temps mais manque trop de personnalité pour rester inoubliable… ou au moins nous faire revenir de semaine en semaine.

Final Score : 3/5, série annulée à la fin de sa première saison.

Mr. Sunshine n’était pas une mauvaise sitcom, c’était juste du déjà-vu du début jusqu’à la fin. Vous pouvez vous avalez tous les épisodes en une après-midi, vous ne le regretterez pas – mais ne vous attendez pas non plus à vous péter en quatre de rire.

Happy Endings débarque en fin d’année pour répondre à la débâcle Mr. Sunshine. Sur un concept sur-éculé (les affres sentimentales de trentenaires, dont l’un se fait plaquer le jour de son mariage au tout début de la série, avant que sa copine ne revienne à la fin du même épisode !), et une diffusion plus que catastrophique (épisodes groupés par deux, et diffusé dans le désordre, créant ainsi un certain chaos dans le feuilletonnant), la sitcom de David Caspe partait sous les plus mauvais hospices…

Et pourtant, la bonne surprise ne tarde pas à arriver. Les personnages sont rapidement très sympathiques, la série ne joue (quasiment) pas sur des crossovers sentimentaux, et surtout l’ensemble du casting propose une dynamique qui nous paraît assez originale et sympathique.

Humour très contemporain (tout un épisode repose sur un foutage de gueule des hypsters…), structure dynamique et rythme haletant, Happy Endings dispose de beaucoup d’atouts pour devenir l’une des meilleures sitcoms de l’année prochaine. Et oui, surprise des surprises, malgré tout le mal qu’ABC a tenté de lui faire (inconsciemment ou non), le show a généré suffisamment d’audience pour être renouvelé pour une deuxième saison !

Final Score : 4/5, série renouvelée pour une deuxième saison.

Sur un fond éculé, Happy Endings propose une forme nouvelle, dynamique et particulièrement enchanteresse. C’est aussi l’occasion de retrouver Elisha Cuthbert, qui démontre qu’elle n’est pas que la fille de Jack Bauer mais peut tout à fait nous faire rire. Happy Endings ? Espérons en tous cas que l’année prochaine la série soit diffusée dans le bon ordre !

Vous le savez, je ne suis pas particulièrement convaincu par cette nouvelle année de séries. Mais c’est déjà janvier et donc la rentrée de mi-saison, avec son lot de changements d’horaire et surtout ses nouvelles séries. De quoi me rassurer un peu sur l’état de la télé US ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par ABC, qui nous propose la deuxième saison de V, le mardi soir à 21h00. Vu comment la première saison était partie en sucette après les cinq premiers (très bons) épisodes, j’ai hâte de voir si les auteurs vont tomber dans le gouffre du super sentai (mais si, vous savez, les bioman et autres super héros kitch japonais) avec leurs super-soldats de la mort qui tue la vie, ou s’ils vont arriver à retrouver le fun et la critique acide sur la peur des terroristes qui avaient su me convaincre auparavant. No Ordinary Family change de jour, mais pas d’horaire : elle laisse sa place du lundi soir à The Bachelor pour débarquer le mardi à 20h00. Enfin, Body of Proof va tenter de se faire une place au soleil en prenant le relais de Detroit 187 (bonne série policière à laquelle vous devriez jeter un oeil), à partir du 29 mars à 22h00 – dans un petit moment donc… Un cop show médical qui a l’air bien relou et qui ne devrait convaincre… hum… absolument personne ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=sppu3zVt07k

Le mercredi, rien ne bouge dans la soirée comédie (The Middle, Better With You, Modern Family, Cougar Town) plus l’irrésistiblement et pas du tout volontairement drôle Off the Map jusqu’au 13 avril où Happy Ending, un nouveau sitcom, tentera de nous faire rire à 22h00. Super, des couples amis qui vont nous amuser, j’ai jamais vu ça ! God, j’ai encore vomi dans ma bouche.

httpv://www.youtube.com/watch?v=jvZ8BcgWnUo

CBS va-t-elle faire mieux ? Petit changement d’horaire et de jour pour Blue Bloods qui passe du vendredi au mardi à 22h00, confirmant la confiance que la chaîne porte à la série – avec raison. Le 16 février, les flics de New York seront remplacés par Criminal Minds : Suspect Behavior, spin-off de la série sur les profilers qui traquent les tueurs en série devenus sacrément plus trash cette année. Va encore y avoir des gens qui vont faire des cauchemars… surtout à cause du regard sacrément creepy de Forest Whitaker !

httpv://www.youtube.com/watch?v=O2GWc2WFU1I

Les Defenders viennent occuper le vendredi soir à 20h00 – preuve pour le coup que la chaîne condamne la série à une petite mort lente. Pourtant, ce legal show avec James Belushi est plus convaincant que ce qu’il ne laissait paraître au premier abord. Il sera remplacé à partir du 01 avril par Chaos, qui m’a tout l’air d’être assez rigolo… vous en pensez quoi ?

httpv://www.youtube.com/watch?v=KQoV6UZzO8U

Du côté de la NBC, que se passe-t-il? The Cape, la fameuse série de super héros tellement mauvaise qu’elle en devient magnifique et qui a démarré début janvier, va laisser sa place au retour de The Event à partir du lundi 28 février à 21h00. Cool, j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette série à mystère qui m’a toujours surpris en positif. Harry’s Law, démarré le 17 janvier à 22h00, ne fait que confirmer que la formule de David E. Kelley, qui a déjà plus de quinze ans, fonctionne toujours aussi bien. On sait qu’on l’a déjà vu cent fois, mais on se fait encore avoir. Il est balaise David.

httpv://www.youtube.com/watch?v=J4ZXQG7usYc

Retour et changement de jour pour Chase, qui débarque le mardi à 21h00 (mais tout le monde s’en fout, à raison.) Idem pour Law and Order : Special Victime Unit qui débarque le même jour à 22h00 (mais tout le monde s’en fout, y a que les fans de TF1 qui regarde encore cette série !) Le jeudi, Perfect Couples a débarqué à 20h30 pour compléter la soirée sitcom, avec le retour de Parks and Recreation à 21h30 et le décalage à 22h00 de 30 rock et à 22h30 de Outsourced. Une bien belle soirée sitcom (avec aussi Community et The Office) nettement plus convaincante que celle du mercredi soir sur ABC. Même si Perfect Couples revient sur le sujet super éculé de trois couples d’amis, le ton vient sauver cette sitcom dont vous pouvez malgré tout largement vous passer.

httpv://www.youtube.com/watch?v=_7GrUgmUJ18

La FOX a su me surprendre ces dernières années… est-ce le cas pour cette rentrée ? Le lundi à 21h00, Lie to Me de retour en janvier va céder sa place le 07 février à The Chicago Code, qui compte sur Shawn Ryan, le créateur de The Shield, pour se faire une place dans la dure concurrence des cop shows. Je croise les doigts pour que la série soit vraiment à la hauteur, mais j’ai comme un doute…

httpv://www.youtube.com/watch?v=pgF1x3HNy2Y

Glee et Raising Hope reviennent le 08 février, respectivement à 20h00 et 21h00 pour occuper nos mardi. Traffic Light, elle, fera son apparition à 21h30. Mais ne serait-ce pas une sitcom sur trois couples d’amis ? Et hop, je viens encore de vomir dans ma bouche. Ça n’en finira jamais !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-SCBaCqodEc

Le mercredi, la saison 2 de Human Target nous fait toujours autant plaisir à 21h00 (enfin, quand American Idol ne déborde pas) et cédera sa place le 06 avril – mais seulement à 21h30 – à Breaking In que j’attends avec une certaine impatience. Je vous laisse voir le trailer :

httpv://www.youtube.com/watch?v=z0JelXjf_Lk

Le jeudi, Bones est repoussé à 21h00 pour laisser la place… à American Idol – encore. La grosse surprise vient du relégage au vendredi à 21h00 de Fringe : la chaîne tenterait-elle de tuer tranquillement la série ? Le dimanche, la très sympathique série animée Bob’s Burger vient occuper la case de 20h30 et Cleveland Show échange sa place avec American Dad. Bonne soirée animée, comme toujours depuis dix ans.

httpv://www.youtube.com/watch?v=2zcdt1SQmdA

On termine avec la CW… qui reste sur ses acquis et ne fait aucun changement (du moins au niveau des séries) si ce n’est l’annulation pure et simple de Life Unexpected.

La semaine prochaine, on fera un tour du côté des petits networks, où se cachent les vrais bonnes surprises : Fairly Legal, Episodes, Lights Out… ou encore le retour de Spartacus. KILL THEM ALL !

Still the best.

La fin de la semaine dernière aura été une suite de déceptions télévisuelles dont je vous ferai part vendredi prochain. J’en profite pour m’excuser de n’avoir pu poster vendredi dernier (le 21.01.11) mais un petit Léon m’a retenu toute la journée ! Toujours est-il qu’il me fallait quelques bonnes nouvelles pour débuter la semaine, au risque de ne plus avoir la moindre foi en le beau système télévisuel américain. Première nouvelle réconfortante : The Big Bang Theory tient la dragée haute à LA télé-réalité qui écrase tout sur son passage, American Idol. Les américains ont choisi leur camp et, ouf, c’est celui de la geekerie et non de la recherche de la nouvelle star à tout prix !

httpv://www.youtube.com/watch?v=Ou2TvLK9jzg

Au rayon des autres bonnes nouvelles, notons l’arrivée d’une série-podcast sobrement intitulée The Podcast, dérivée de l’univers de The Office sur le site de NBC – exclusivement pour les fans. Les fans de comics peuvent se réjouir (ou non) du pré-achat et donc du passage au pilote pour le Wonder Woman de David E. Kelley… aka le papa de l’insupportable Ally Mc Beal, mais aussi de l’incomparable Boston Legal. Son tout nouveau show, Harry’s Law a démarré très fort mardi dernier, NBC lui refait donc confiance. Enfin, ceux qui aiment faire tomber la pluie se sont sans doute déjà rués sur Spartacus : Gods of the Arena, la fameuse préquelle de l’excellente série barbare et jouissive qui a surpris tout le monde l’année dernière.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Y_AoVc4RJ-k&feature=related

Et là vous vous dîtes : ok, ok, Francis, c’est bien beau tout ça, mais on est Lundi on est venu pour que tu nous donnes un bon conseil série ! Pas de problème, les gars. Mais pour la première fois, je ne vais pas vous conseiller de regarder une série soit parce qu’elle est bien, soit parce que vous aimez ceci ou cela. Non, je vais vous conseiller de regarder le trailer ci-dessus. Soit trente secondes de Off the Map, la nouvelle série made in Shondaland, le pays de Grey’s Anatomy et Private Practice. Allez, regardez le. Si, si. Je vous attends juste à la ligne d’après.

Alors ? Vous vous demandez pourquoi je vous ai fait faire ça ? Vous m’en voulez ? Un petit peu quand même, non ? Bon, dîtes vous que je viens de vous faire gagner quarante et une minute et trente secondes. Vous pouvez en toute bonne foi dire que vous avez vu le pilote de Off the map. Maintenant, à chacun de se faire son avis…

(Je suis quand même un mec en or, je vous ai épargné le trailer de deux minutes.)