Tag Archive: The Tudors


On passe donc aujourd’hui du côté des nouveautés qui sont venues fleurir sur les écrans anglais, américains et australiens. Des vikings, des mafieux, un détective, des militaires, deux comiques et le fameux Girls pour les garçons : il faut de tout pour faire un monde télévisuel.

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Viking

Première vraie série de fiction pour la chaîne History (spécialisée dans les documentaires sur l’histoire, vous l’aurez compris…) Vikingsn’a pas été confiée à n’importe qui : son show-runner et créateur, Michael Hirst, a auparavant officié sur deux films sur le destin de la reine Elisabeth 1, ainsi que sur les séries The Tudors et The Borgias (la version américaine, donc, pas celle de Canal +.) Entouré de toute sa bande habituelle, Hirst fait-il honneur aux vikings avec ce nouveau show ?

On pouvait craindre une pâle copie de Spartacus, avec des grands mecs baraqués qui se baladent à moitié à poil et passent la plupart de leur temps à se foutre sur la gueule, mais Hirst s’intéresse nettement plus à l’envie de découverte d’un peuple rude et sauvage. Les (rares) personnages présentés dans le pilote donnent aussitôt envie de les suivre et – mis à part Gabriel Byrne un peu ridicule en roi antipathique – les acteurs ont un réel charisme et des gueules assez inoubliables.

Le show est nettement moins convaincant dans ses effets spéciaux qui rendent malgré tout hommage à toute une mythologie peu connue mais pourtant particulièrement intéressante. Les valkyries, Odin et Thor sont donc de la partie et promettent quelques scènes oniriques des plus barrées. On espère juste que les images de synthèse sauront s’améliorer au fil du temps…

Mon Pronostic : une saison entière, c’est sûr. Une deuxième ? Allez, on va dire oui, une deuxième !

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Red Widow

L’autre nouveauté américaine de la semaine, c’est Red Widow qui, après The Mob Doctor qui nous proposait de nous raconter les aventures d’une médecin dans la mafia, nous propose maintenant les aventures d’une soccer mom dans la mafia.

Adaptée d’une série hollandaise, cette version américaine est conçue par Melissa Rosenberg, autrement connue pour avoir officier sur Dexter… et écrit tous les films de la franchise Twilight. L’attendait-on au tournant pour cette histoire de mère de famille, fille d’immigrés russes, qui se retrouve à devoir travailler pour le patron de la mafia qui vient de faire tuer son mari (qui ne faisait pas qu’agir dans la légalité, il faut bien l’avouer…) ? Pas vraiment, et tant mieux tant le résultat peine à convaincre.

C’est que ce double épisode pilote traîne pas mal la jambe et tarde incroyablement à mettre tous les personnages en place. Le pire, c’est que Rosenberg passe un sacré bout de temps à nous présenter le père de famille… qui va se faire tuer et ne plus du tout revenir dans la série. Est-ce pour poser des éléments qui vont servir ensuite pour comprendre qui est son meurtrier ? Très franchement, j’en doute énormément.

Personnages clichés, réalisation datée, scénario mou du genou : le pilote de Red Widow ne donne pas particulièrement envie de revenir. D’autant plus qu’on a du mal à saisir le concept et qu’on ne cesse de se demander de quoi Rosenberg tient réellement à parler. Peut-être que la suite me donnera tort, mais pour l’instant je ne miserai pas un kopeck sur cet énième série dans la mafia.

Mon Pronostic : une seule saison, je vois mal le public accrocher à ce délire vraiment particulier.

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Broadchurch

Du côté de l’Angleterre, on est toujours aussi fan des séries policière à la The Killing, c’est-à-dire dont l’ensemble de la saison repose sur la résolution d’un meurtre. Dans Broadchurch, il s’agit de celui d’un gamin de onze ans, dont le cadavre est retrouvé sur une plage – il aurait apparemment sauté de la falaise qui la surplombe. Bien entendu, la thèse du suicide est vite démontée et le flic récemment arrivé en ville pour mener l’enquête commence à secouer un cocotier de mensonges et de mystères.

Extrêmement classique, la série se révèle dès ce pilote être plus une étude de mœurs suite à une disparition brutale dans une petite ville qu’une vraie saga policière. C’est le genre de projet dont la qualité tient énormément à ses personnages et à ses acteurs : coup de bol, c’est l’occasion de retrouver David Tennant (un ancien Doctor Who) très intrigant dans le rôle du flic direct et peu psychologue. Quant aux différents suspects, seul l’avenir pourra nous dire s’ils s’avèrent être vraiment intéressants ou de simples marionnettes sans réelle trajectoire. Croisons les doigts, ce pilote donne en tous cas envie que la suite soit à la hauteur…

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Bluestone 42

Toujours en Angleterre, on trouve la petite nouvelle Bluestone 42, comédie fort sympathique sur un sujet pas forcément très drôle : un détachement militaire en Afghanistan durant l’opération Herrick.

Ouvertement satyrique, le show ne fait rien pour se rendre réaliste ou crédible, en particulier au niveau des personnages qui sont tous plus excentriques les uns que les autres. La mort brutale d’un soldat américain – ancien agent de la CIA – dont un duo d’écossais ne va cesser de se moquer tout au long du pilote en atteste : on n’est pas ici pour parler tragédie, mais pour rire d’un sujet particulièrement controversé et/ou dérangeant.

Et il faut bien l’avouer, cette première demi-heure fonctionne plutôt bien. Le casting est réjouissant, les blagues tombent juste et on ne s’ennuie pas une seconde. Reste à voir si la suite conservera cette qualité avec son intelligente satyre ou si le show va tomber dans les travers du cynisme indigent.

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Anna and Katy

Anna Crilly et Katy Wix sont deux comiques anglaises qui, après avoir lutté de nombreuses années, voient enfin leur travail récompensé en obtenant leur show, Anna and Katy. Suite de sketchs plus ou moins réussis (et surtout plus ou moins compréhensibles, vu les références, pour nous autres français), le pilote se laisse regarder mais s’oublie dès le générique de fin terminé. A recommander uniquement aux plus grands fans de comédie anglaise.

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Please like me

Enfin, c’est l’Australie qui nous offre en premier la copie que l’on n’attendait pas, c’est-à-dire, le Girls pour les garçons (plutôt gays les garçons, d’ailleurs), avec Please Like Me. Imaginée par Josh Thomas, un jeune comique apparemment extrêmement apprécié chez les kangourous, le show raconte comment ce vingtenaire au physique très particulier (il assume lui-même de ressembler à un bébé grand-père) découvre son homosexualité. Entre deux problèmes du quotidien avec son meilleur ami, son ex, ou encore la séparation brutale de ses parents (sa mère fait une tentative de suicide en découvrant que le père la trompe, puis demande le divorce), Josh est bien occupé. Malheureusement pour nous, il est un peu tout seul dans son délire et nous laisse plus ou moins sur le carreau. Certes, la plupart des scènes sont bien conçues et amusantes, mais la série repose sur des situations tellement artificielles qu’on a bien du mal à s’identifier à un quelconque personnage. Bon, au final on a quand même envie de lui donner sa chance à ce jeune Josh, mais il a intérêt à vite saisir notre intérêt, ou sinon on retournera voir Lena Duhnam. Ou pas.

Septième fournée de reviews avec le retour des producteurs de Prison Break, une nouvelle vision arthurienne, un ado avec un gros sexe, des ados qui ne pensent qu’au sexe et une toute petite sitcom !

Et, au cas ou, rappelle de l’explication sur les notes (pour les exemples, j’ai volontairement choisi des séries qui ne sont plus diffusées) :

0/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows à prendre au second voir au treizième degrés, les petits plaisirs pervers que j’affectionne particulièrement. Je sais que c’est mauvais, mais pour rien au monde je n’en manquerait un épisode.

1/5 : Hater gonna hate. Je déteste, je chie dessus, ça me fait chier, je vois pas pourquoi on passerait du temps à regarder ça. Typiquement l’inbitable et désespérément soporifique Big Love.

2/5 : de la bouse, quelque chose de loupé, de pas intéressant pour deux sous. Heroes, dans ses dernières saisons.

3/5 : de la série facile à regarder, qui ne va rien transcender, mais qui peut quand même bien vous occuper.

4/5 : un très bon show mais qui pèche forcément sur un ou plusieurs points. Attention, étant scénariste, j’ai toujours tendance à favoriser un bon scénario à une bonne réalisation ou un casting réussi. The 4400 (saisons 3 et 4), Alias, Friends…

5/5 : à voir absolument, série de grande qualité, sans aucune ironie de ma part. Lost (ben oui, quand même), Friday Night Lights, Sleeper Cell…

6/5 : une note d’exception – mais si – pour les shows qui ont transcendés l’histoire. Ne cherchez pas, je ne donnerai jamais cette note à une série encore en cours de diffusion. Elle ne s’applique qu’aux vrais immanquables, à ceux qui ont fait l’histoire de la série. Pour certains ce sera The Sopranos, pour d’autres The Wire, et pour les vrais Battlestar Galactica.

Les producteurs de Prison Break sont de retour, pour notre plus grande angoisse… En plus, leur nouveau projet tourne encore autour de la prison : trois détenus sont employés par un marshall pour retrouver des bad boys qui viennent de s’échapper. Du coup, on ne s’attendait pas spécialement à être convaincu…

Et pourtant, malgré son générique sans doute le plus moche du monde, Breakout Kings se révèle être une sympathique surprise. La force de la série repose principalement sur son casting, qui propose des personnages aux capacités qui se répondent parfaitement. Il y a le super psychologue, le chef de gang, la fille de voleur/arnaqueur, la petite geek agoraphobe, et deux flics costauds (dont un ancien corrompu) pour chapoter le tout.

Le tour de force est d’arriver à tous les rendre sympathiques et à nous faire découvrir leurs vies, leurs problématiques profondes, par petite touches, de plus en plus grandissantes à mesure qu’on s’approche du season finale particulièrement réussi. Du coup, même si le reste n’est qu’un cop show de plus, on est suffisamment teasé par les personnages pour avoir envie de revenir chaque semaine. Et quand la série s’achève, on a hâte qu’elle reprenne l’année prochaine.

Final Score : 4/5, série en hiatus.

Breaktout Kings est sans doute l’un des meilleurs cop shows de cette année. Les intrigues sont soignées, mais ce sont surtout les personnages et la dynamique du groupe qui nous donne envie de les retrouver à chaque épisode. Une belle petite surprise – et l’occasion de retrouver quelques personnages (oui oui, personnages, pas acteurs !) de Prison Break, qui nous rappellent quand la série était encore intéressante !

Le cas Camelot est particulièrement intéressant. Prenez une chaîne (Starz) surtout connue pour avoir remis au goût du jour un personnage historique (Spartacus) et qui tente de faire de même avec la légende arthurienne. Prenez un spécialiste de l’histoire anglaise (Michael Hirst) connu pour s’intéresser aux  hommes de pouvoir, en particulier aux vieux rois anglais (The Tudors.) Miser le tout et vous obtenez… une série franchement spéciale.

C’est que Michael Hirst aime s’approprier pleinement ses sujets. Du coup, exit la dimension religieuse de la légende arthurienne, et quasiment exit la magie et autre quête du Graal. Hirst joue plein pot les deux sujets qui l’intéressent : le pouvoir et les femmes. Au point que très rapidement la série délaisse en grande partie Arthur et ses copains chevaliers – ainsi que son histoire d’amour compliquée avec Guinevere – pour ne s’intéresser plus qu’à la conquête du pouvoir par Morgane. Un choix plutôt bien vu étant donné qu’on fait face, pour une fois, à un personnage de femme active et puissante comme on en a rarement vu. Bon, ok, on pourrait peut-être reprocher à la série d’être un peu machiste en cherchant loin (Morgane est prête à tout pour être couronnée, Guinevere cède à  la tentation, quant à Ygraine elle se fait manipuler en bonne et due forme) mais ce serait à notre avis faire un mauvais procès à un show toujours fasciné par l’entêtement, par ces pulsions auxquelles on n’arrive jamais à échapper.

Du côté de la réalisation et de la production design, on sent bien que le show, comme The Tudors ou Spartacus, manque cruellement de moyen par rapport à ses ambitions. Du coup, on ne peut pas dire que visuellement ce soit vraiment une claque mais on ne peut que féliciter les bonnes idées de la production pour arriver à mener à bout le projet. Le casting, quant à lui, peine à convaincre dans les premiers épisodes mais s’avère nettement plus convaincant par la suite. Si Joseph Fiennes en fait toujours trop en Merlin, force est de reconnaître que Jamie Campbell Bower, le roi Arthur, qui faisait sérieusement douter de ses capacités avec sa petite gueule d’ange, se montre exceptionnel quand son personnage prend tout la mesure de son mythe vers la fin de la saison. Et que dire de Eva Green, formidable Morgane, tout à la fois rebutante et fascinante.

Final Score : 4/5, série en hiatus.

Camelot n’est clairement pas une série qui plaira à tout le monde. Si, comme Michael Hirst, les questions de pouvoir et de fascination vous intéresse, ou si vous voulez voir un personnage de femme forte comme vous n’en avez quasiment jamais vu, vous pouvez lui donner sa chance – la série a vraiment beaucoup à donner. Pour les autres, la pilule sera nettement plus dure à avaler.

MTV a surpris tout le monde l’année dernière en offrant ce qui s’est avéré être l’une des meilleures sitcom depuis bien longtemps. La saison deux de The Hard Times of RJ Berger était donc attendue au tournant : la série allait-elle s’adoucir, se transformer en “simple” show pour ado, ou les auteurs allaient-ils rester dans ce ton passablement subversif qui fait tout le charme des aventures de RJ ?

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, le concept est relativement simple : RJ est un geek, principal victime du beau gosse et sportif du lycée. Mais au détour d’un petit problème de caleçon, toute l’école découvre son plus grand secret. Il est  pourvu d’un sexe absolument énorme !

Sur cette base se greffe des histoires d’ados relativement classiques avec une nette tendance à tourner autour du sexe. RJ veut sortir avec la plus belle pompom girl du lycée, sa copine d’enfance veut être la première à monter sur son mât, et son pote Miles veut coucher… avec tout ce qui bouge. La force de la série réside dans son ton particulièrement cru et sa manière très frontale d’affronter tous les sujets.

L’autre bonne idée, ce sont les petits encarts en animation, commandés à des studios qui ont tous une marque très différentes. Un vrai petit plaisir, d’autant plus que ces passages sont très intelligemment intégrés à l’histoire et jamais cela ne paraît artificiel.

Cette deuxième saison révèle quelques belles surprises, dont une nouvelle copine pour RJ, et conserve, voir amplifie, le ton sacrément costaud pour une série pour ado. D’autant que les auteurs s’amusent à suggérer pour en rajouter une couche, et on se souviendra tous de ce magnifique passage ou la mère de RJ prépare une courgette avant de la cuisiner…

Final Score : 4/5, série en hiatus.

The Hard Times of RJ Berger reste encore cette année l’une des meilleures sitcoms du moment. Si vous n’êtes pas réfractaires aux ados en personnages principaux, jetez vous dessus pour une grande séance de rire. Croisons les doigts pour que MTV commande une troisième saison qui devrait être assez exceptionnelle vu le climax de la fin de cette année !

Ca y est j’ai compris : The Secret Life of American Teenager est juste une vaste blague. Mais comme on dit, ce sont les plus courtes qui sont les meilleures, et là on vient tout de même de se taper 26 épisodes pour la saison 3 !

Véritable catastrophe ambulante, SLAT fait preuve d’un certain talent pour absolument tout foirer. Production design qui vous donnerait envie de vous tuer si vous deviez vivre dans de tels décors, histoires éculées et dialogues artificiels et largement trop explicites, acteurs capables de faire semblant de jouer trois émotions, musique abominable, rien, absolument rien, ne vient refaire remonter la pente.

Et pour arriver à un tel niveau de nullité, soyez en sûr, il faut avoir un sérieux talent.

Final Score : 1/5, série renouvelée pour une quatrième saison (déjà en cours de diffusion…)

Exemple type de tout ce qui peut faire haïr les séries américaines à quelqu’un, The Secret Life of American Teenager est une ambulance sur laquelle on ne va pas se mettre à tirer. Dommage que la série marche aussi bien aux Etats-Unis : ABC Family est déjà en train de diffuser la quatrième saison et ne devrait pas s’arrêter là…

Sitcom adaptée d’un programme israélien, Traffic Light était censée remplacer l’échec Running Wilde. Et pour le coup, l’adaptation de Bob Fisher (l’auteur de Wedding Crashers) ne va pas vraiment faire mieux…

Deux couples de trentenaires et leur pote éternel séducteur célibataire : on ne peut pas dire qu’on nage en plein délire d’originalité. La seule idée de la série, c’est de montrer les personnages en pleine audio-conférence, coincés dans leurs voitures sur les routes de LA. Des passages plutôt dynamiques et marrants… mais la série ne peut prétendre à aucun autre point positif. Pas vraiment drôle, pas vraiment attachante, Traffic Light essaie de faire bien mais, tel un bon élève trop appliqué, manque vraiment trop de personnalité pour convaincre. Du coup, son absence l’année prochaine ne nous fait franchement ni chaud ni froid.

Final Score : 2/5, série annulée après la première saison.

Traffic Light n’était pas un mauvais bougre, elle manquait juste trop de personnalité pour convaincre qui que ce soit. La preuve : après avoir vu tous les épisodes, je suis incapable de me rappeler un moment qui m’aurait vraiment fait rire.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Fb3_AyOplQw&feature=related

Depuis l’arrivée de Camelot vendredi dernier, je me suis demandé pourquoi j’étais subitement super excité par cette série, pourquoi je l’attendais avec impatience depuis quelques mois. Force est de constater qu’en ce moment les shows “historiques” ont le vent en poupe. Petit tour d’horizon de ce qui s’est fait, est à refaire et n’est plus à faire.

Empreintes Criminelles - le futur de la série française ?

Commençons par notre doux pays, la France, mais passons rapidement sur les innombrables téléfilm “de prestige” comprendre par là ceux qui ont coûté un bras et rapporteront nib – il en pleut sur France télévision autant qu’il y a de jours de pluie sur Bretz. Il y a quelques années, nous avions eu droit à un triste remake des Rois Maudits, dont le jeu des acteurs n’avait pour égal que la superficialité des décors, une vraie catastrophe qu’on préférera vite oublier. Il y a aussi le petit Nicolas Le Floch, policier du XVIIIème siècle, qui a eut l’honneur d’une série en six épisodes que j’ai malheureusement (?) manqué. J’attends aussi beaucoup de Empreintes Criminelles, diffusée les vendredi 25 mars et 1er avril, sur la première équipe de police scientifique… et pas uniquement parce que des amis ont écrits dessus !

Merlin a beau tendre la main, il ne fera pas d'ombre à Camelot !

Du côté de l’angleterre, je n’ai pas fait le tour complet, mais la série qui semble marquer les esprits, c’est Merlin, sur la jeunesse du fameux magicien, dont la quatrième saison ne saurait trop tarder. Pour avoir vu le début, j’avoue ne pas avoir été particulièrement convaincu – en particulier par les effets spéciaux qui font passer Xena pour une oeuvre de James Cameron, mais aussi par l’acteur principal aussi inspiré et expressif qu’un caillou en bord de rivière (les plus tristes de tous les cailloux.)

Une image, un concept

C’est bien du côté des séries US que je prends mon pied. Je pleure encore la fin des Tudors, série emblématique qui avait à l’époque le mérite de ne ressembler à rien d’autre et qui a ouvert une voie royale aux intrigues sexuelles pour tous les autres shows. Le seul problème restant les innombrables décapitations qui font trop peur à ma chérie pour qu’elle accepte de regarder cette oeuvre magistrale même si elle s’est un peu perdue vers la fin.

Vous aussi, vous allez crier.

Comment vous parler de Spartacus si ce n’est en vous disant qu’un de mes amis, s’étant lancé dans la série un soir triste à Montpellier, m’a appelé en plein milieu de la nuit pour me dire “il a fait tomber la pluie !” La série la plus jouissive du moment, celle qui vous fait bondir sur votre canapé, qui vous donne envie de hurler comme un gros beauf et surtout qui vous fait voir Xena d’un autre oeil (comprenez par là qu’on la voit toute nue et que ça fait un sacré choc.)

Moi je vote : Arthur est un poil creepy !

Du coup, l’arrivée de Camelot et très prochainement de Game of thrones m’excite sérieusement. Maintenant que des gens ont prouvé qu’on pouvait faire des séries “historiques” de qualité, c’est à dire des shows dans lesquels les décors ne puent pas la médiocrité et où les histoires ne se contentent pas de fracassage de dragons et d’allusions lesbiennes, on attend avec impatience la prochaine grosse claque qui saura nous rendre l’histoire (imaginaire ou non) encore plus fun.

Did you really had to kill the cylon?

Maintenant, c’est sûr qu’il y en aura toujours pour vous dire : ouais, ok, mais c’est nul, y a pas de robot… (quoi que, une série de robot au moyen age ça pourrait être sympa… mais je suis sûr que les japonais ont déjà fait ça en animation !)